L'Avenir du Nord, 7 octobre 1938, vendredi 7 octobre 1938
Société J4iJloîtijue I U 1897-1938 SEUL JOURNAL DU DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS 1897-1938 "LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) I CnENTER SAINT-JEROME, P.Que, Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-II.-A.LA BELLE, Limitée Saint-Jérôme LA B ELLE QUARANTE-DEUXIEME ANNEEE, NUMERO 40 JOURNAL HEBDOMADAIRE —.CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 7 OCTOBRE 1938 WILFRID LAURIER Texte de la conférence prononcée, le 4 octobre dernier, par Vhonorable Athanase David, à Vhùtel Windsor, sous les auspices du club Wilfrid Laurier des femmes libérales de Montréal.MESDAMES ET MESSIEURS, Depuis deux ans, enfermé dans un mutisme que j’ai voulu aussi absolu et aussi complet que possible, je fus satisfait d'observer les hommes et de voir se dérouler les événements, souvent leurs maîtres.Il n'est pas mauvais que parfois l'homme politique connaisse l'échec qui le force à reprendre contact avec certains détails d’une vie, qui lui échappent lorsqu’il est au poste de commande, Cette rentrée dans les rangs de la foule, l'amène à mieux juger les dévouements, à mieux dis-ceriicr les amitiés, à connaître certain • les qui ne lui étalent pas rêvait certains mécontentements justifiés, qui ne lui étaient pas communiqués Il constate aussi, parfois que certains talents ont été éloignés pour permettre à certaines médiocrités d'arriver.Surpris.il apprend certaines bienveillances d'in mines qu'il croyait adversaires et certaines malveillances d'autres qu'il croyait fidèles.Etonné, autour de lui.1! voit des hommes se présentant, désireux de rendre service, maintenant qu'il est tombé ; il en voit d'autres disparaitre, qui n'ont plus les mêmes motifs de s'attacher.Peut-être croirez-vous, m'entendant énoncer ces réactions, que je vais lire du mal de la carrière politique que j'ai vécue jusqu'en 1936 — Bien au contraire, maintenant que je n • : .suis plus, la politique se pare, à mes yeux, de qualités que je ne percevais pas suffisamment.Cette activité qui prend tous nos instants.!( ailées qu’elle nous ouvre sur les problèmes de la société, sur les solution- et les remèdes aux maux elle souffre, enfin cette am-biai e que l'on sent monter de la loué et qui incite à l'action impérative tout cela, franchement, est '"Un ¦ de satisfaction qui va parfois jusqu'à la griserie.• b ' -qu'on a quelque volonté, quelque energie, et si le coeur n'est pas I ; :p • tcincnt muet, on se persuade bien vite du bien que l'on peut faire, des oeuvres utiles que Ton peut créer, et Ton s'y essaie.Certes, je n'ai pas été depuis déjà nia:.tes années sans entendre dire de • • tte mai tresse difficile, acariâtre.et pourtant qui subjugue, bien des e hoses désagréables, mais mon opinion est depuis longtemps faite.Ceux-là qui en disent le plus de mal.xe trouvent parmi ceux qui ont tente d'en faire une carrière et ont ii.i ignorés, inaperçus, ne faisant ni bien ni mal ; ou bien parmi ceux-là qui eussent bien voulu y pénétrer niai n'en trouvèrent jamais l'entrée.De loute façon, la carrière politique.pour ceux qui s'y sont préparés par des études fortes, par le développement en eux d’une psychologie permettant de comprendre la foule, se.réactions dans ses moments de ue ou dans ses moments de mécon- II ^ tement.y ont toujours trouvé de M belles satisfactions.L'homme politique vraiment di- L'ne du titre, est celui-là qui, jugeant la foule telle qu’elle est, tâche à la diriger, a la conduire, et se refuse à en devenir l’esclave.Et quoi qu’on dise et quoi qu'on pense, la foule a 'oujours aimé, aimera toujours ceux Oui commandent chez elle le rc-s-P1 ' t d'une opinion, même si celle-ci ’•'ient en conllit avec la sienne.Noire système démocratique souvent faussement compris et, plus souvent encore, faussement inter-pn ii., ;i porté certains hommes at'' ii’.nant le pouvoir, à se réclamer de 1 opinion de leurs commettants a-v-uit que d’exprimer la leur.L’hom-»ie élu doit se faire l’interprète de l’opinion qu'il sait exister chez ceux-là qui l'ont choisi, mais n’cst-il pas de son devoir à lui qui devrait être plus instruit, plus cultivé, plus renseigne, de l’affiner, de la développer et subséquemment, l’exposer dans les parlements de son pays.Ne l’oublions pas, la foule aime l’homme fort, celui qui la commande et lui Impose un raisonnement qui parfois la blesse de prime abord, niais ensuite la convainc.M'objectera-t-on que la foule mécontente parfois ne raisonne plus.— •‘suit, j'admets que puissent exister des circonstances où surchauffée, surexcitée, elle ne veut plus entendre la voix de la raison.C'est qu'a-lors cette voix s'est tue devant une autre quia capté l’attention du peu- ple et Ta détourné de sa sagesse coutumière.Ce ne sera jamais, que je sache, à chercher des exmples dans les moments troubles de réaction ou de révolution, que Ton fixera la norme habituelle de compréhension d’un peuple.Il faut pour juger le peuple, comprendre le rôle de l’homme politique, SITUER les deux dans des temps normaux où le premier a tout l’empire sur son imagination, sa volonté, son jugement et son raisonnement ; et le second, la plénitude de ses moyens d’action, un discernement que les circonstances et les événements n'ont pas obscurci, une pondération que la violence n'a pas élaguée et un raisonnement que la crainte n'a pas altéré.Je tente donc ici.mesdames et messieurs, d’établir que somme toute.même dans les moments les plus mouvementés de l’Histoire, si l’on veut bien rechercher les causes profondes des mouvements populaires où la violence a dominé et où il a semblé que les peuples ont perdu la raison, on trouve pour eux.des justifications qui convainquent et des arguments qui saisissent.N'est-il pas arrivé souvent, dans le cours des derniers siècles, que les réactions de la foule ont abattu certains hommes, détruit certains trônes, aboli certaines prérogatives et fait fi de certains droits.L'Histoire se chargeant des responsabilités et de la recherche impartiale des fai[s et des causes, nous a maintes fois convaincus que les hommes avaient failli à la tâche, que les trônes avaient abusé de leurs pouvoirs.les prérogatives avaient défié la raison, et les droits avaient été violés.A y bien penser, il est assez rare que même la foule la plus exaspérée ne se rende compte rapidement des erreurs qu'elle a commises et ne s'applique, retrouvant son sangfroid, à apporter d’elle-même le remède aux maux qu’elle a causés.La foule porte rarement jusqu'à la limite de l'aveuglement sa fierté et son mécontentement et souvent, des ruines-mêmes que sa violence a accumulées, elle retire les matériaux nécessaires pour remplacer ce qu’elle a détruit Dans sa course vers un but qu'elle ne discerne pas toujours clairement, mais qui existe, l’humanité, souvent distraite de sa fin par les événements qui la dominent, laisse aller à l'abandon, la véritable source de sa force et de sa puissance : LA RAISON.C'est vrai, mais «lans les malheurs qu'elle se crée à elle-même.elle se façonne une nouvelle armature, amenée qu'elle est à reconnaître que celle dont elle s’était parée était vulnérable et insuffisante Alors, assagie, plus forte, mieux armée, elle reprend, à travers les décombres accumulés, sa marche en avant.L’homme fort, l'homme politique sera donc celui qui.au milieu de tous ces événements nui troublent la foule, conservera la j liste notion des choses et contemplera sans amertume comme sans rancoeur, les hommes et leurs actes.C'est bien vous affirmer, mesdames et messieurs, que l’homme politique demeurant maître de sa pensée dans les moments de crise, même s’il ne réussit pas alors à maîtriser la foule dans ses élans, pourra plus tard, regagner sa confiance et assumer sa direction.La foule, dans son enthousiasme et dans sa course échevelée vers ce qu'elle croit un but, emporte tout ce qui lui résiste, jusqu’au moment où sc reprenant à réfléchir, elle se dégage des mobiles qui l'avaient fait agir.Voilà le moment où l’homme politique peut la ressaisir et reprendre avec elle le discours de raison qui pii fera mieux voir le but qu’elle voulait atteindre et celui qu'elle TEUT ATTEINDRE.Aussi bien, le jugement du présent sur les hommes qui le vivent, n'est pas toujours celui de l’Histoire.Combien, de leur vivant, ont connu la critique acerbe, l'accusation virulente, et aujourd'hui dans nos places publiques, un monument atteste de l’erreur de leurs contemporains.COMBIEN ont.sombré sous le préjugé et la malice, mats aujourd’hui, ressortent do l'oubli, plus grands qu'ils n'avalent paru.COM- (Sultc à la deuxième page) La vérité sur le communisme à Montréal Parmi tant de brochures insipides et tendancieuses sur cette question, au milieu d’une pléthore de pamphlets et philippiques trop souvent hypocrites, et qui n'ont qu’un but : faire le jeu de quelque autre mouvement aussi dangereux, ou encore, créer du capital politique à certains arrivistes qui ne reculent devant rien pour se hisser au pouvoir et pour s’y maintenir, il fait bon de trouver enfin une brochure sans prétention et qui n’a qu’un but — cost là tout son mérite, et ce n’est pas peu dire — jeter la vérité en pleine lumière et la mettre à la portée de tous sur l’organisation et les activités communistes à Montréal.le nombre — très restreint — des membres du parti, leur niveau intellectuel et leur nationalité, et enfin les “cours" donnés dans les "écoles” par d'ignorantissimes professeurs.L’auteur, M.Joseph-Léopold Gagner.e.e.d., s’est glissé parmi les communistes et s’est mêlé à eux comme militant pendant six mois, dans le seul but de découvrir la vérité sur leur mouvement.On admettra qu'il fallait une dose de courage et de volonté peu ordinaire pour vivre avec ces gens, pour simuler la sympathie à l'égard de leur mouvement, et surtout "pour écouter les potins, les contradictions, les inventions, les “bonnes blagues" de “professeurs" qui s’affichent savants et qui.en fait, ne savent rien, et souvent ne comprennent même pas ce qu'ils essaient d'expliquer"."Il me fallait être fort, à certaines heures, d’écrire l'auteur, pour ne pas pleurer ! Pour ne pas crier le plus formel démenti à ces predicants du désordre moral et social dans mon pays, le plus libre de l'univers.” Contrairement à bien d'autres, cette bruchure.intitulée “J'ai vu les communistes à Montréal," n'est inspirée que par la charité et par la volonté de son auteur de détourner des “cellules" les malheureux ou les jeunes désabusés qui constituent une proie facile au communisme comme au fascisme et autres ismes incompatibles avec notre esprit.L'auteur ne considère pas ceux qu'il dénonce comme ses victimes, mais comme ses amis chez qui il reconnaît une certaine sincérité, et qu’il veut ramener dans le chemin de la vérité.“Je ne suis pas.dit-il, de ceux qui jugent que tous les communistes sont des criminels, des malhonnêtes, des hypocrites”.Et dans sa lettre-préface au camarade à qui il doit son entrée chez les disciples de Marx : “C’est à toi que je dédie les pages qui suivent, à toi et à tous les jeunes qui veulent la justice.la vérité.” Il se garde bien de citer un seul nom — sauf celui des chefs reconnus et incontestés — et de donner l'adresse des nombreux locaux où les réunions se tiennent.Nombreux locaux ! Quelle révélation effroyable ! Non pas.On comprendra facilement que comme toutes les organisations ombrageuses — et il y a de quoi dans un pays chrétien et démocratique — les communistes, comme les nazis de M.Arcand, du reste, déménagent souvent pour dépister la police.C'est ainsi que pendant le séjour de Léopold Gagner cliez les communistes de Montréal, les fameuses "écoles” ouvrirent leurs portes tour à tour dans les rues Do-rion, Saint-Germain, Desery, Rachel, Saint-Laurent, etc.Des huluberlus et des naïfs ont tenté do nous tromper sur le nombre véritable des communistes à Montréal et dans la province de Québec.Ils y ont réussi parfois.Les révélations de Léopold Gagner, sur ce point, projettent une lumière réconfortante.Il est Intéressant d'apprendre, par exemple, qu’une cellule communiste à Montréal, compte dix membres, des hommes dans la vingtaine, sauf le chef ; qu'un “social" — nom sous lequel on désigne les soirées intimes chez les communistes — réunit environ une quarantaine d’invités, attirés non par les théories marxistes qui les laissent bien indifférents, mais par le "bingo” qui donne droit au gagnant à une bouteille de bière ; que à une réunion de la section “4", on comptait vingt-cinq personnes dont trois femmes, que l'effectif d'une section qui comprend six cellules, se chiffre à soixante membres, dont le groupe le plus nombreux s'élève à quatorze seulement et qu’il se recrute parmi les Lithuaniens et les Ukrainiens.Il est consolant de constater que très peu de Canadiens de langue ' française et anglaise se laissent ¦ prendre à l'appât communiste, qu'on , rencontre rarement les mêmes figu-! res dans les cellules ou écoles, parce ; que la plupart des curieux et des 1 malheureux qui y pénètrent une fols, en sortent bientôt, dégoûtés.Au sujet de la cellule dont il était membre.M.Gagner écrit : “Je l’ai vue fondre rapidement, à la fin, il n'y avait plus personne”.Et il ajoute avec raison : “Pour "prendre” les Canadiens, il faudra autre chose que le communisme.Ce dernier pourra bien illusionner quelques sans-travail, quelques mécontents, mais 1! n'aura jamais la confiance de la province de Québec.” La meilleure proie du communisme se rencontre donc chez les métèques et les aubains qui se trouvent désorientés dans un pays nouveau où ils ne connaissent pas d'organisations nationales pour les grouper et leur permettre de s'adapter à leur nouvelle patrie, tout en développant chez eux l'amour et le souvenir de l'ancienne.Pour trouver ce qui leur manque, il ne leur reste plus qu’à s'abandonner à un organisme susceptible de leur apporter quelque consolation parce qu'il se dit international.et qui.à la vérité, ne fait que le jeu de Moscou.L'exemple des Hongrois de Montréal confirme ce qui précède ; on les a si bien organisés, si bien groupés.qu'ils se sont adaptés au Canada sans pour cela oublier leurs traditions nationales et religieuses.Car on ne rencontre pas de Hongrois chez les communistes, pas plus que chez les nazistes.Il en est de même — si étrange cela puisse-t-il paraître — de la plupart des Russes à Montréal, qui pratiquent la religion de leurs pèi'es, et qui sont étrangers au mouvement communiste.De même les Italiens qui, pour être restés très attachés aux coutumes de leur pays, n’en sont pas moins de farouches démocrates, respectueux de la constitution canadienne et loyaux à la Couronne britannique.Mais alors, si ce ne sont pas les Russes, quels sont donc les protagonistes du marxisme à Montréal ?I L’auteur, qui n’est pas anti sémite 1 et qui n'entretient de haine envers personne, nous avoue que: “La masse communiste à Montréal n'est pas canadienne-française.mais juive.".11 n’inclut pas tous les Juifs dans ce mouvement — car les Israélistes ont [ su, comme d’autres races étrangères, | s’unir, pour rester fidèles à leurs traditions religieuses et devenir de bons sujets canadiens — mais une poignée seulement.— “une masse étrangère" associée à un groupe cosmopolite et à quelques canadiens arrivistes et baise-la-piastre., Voilà l'effectif communiste à Montréal, le “centre rouge" du Québec.Que doit-il être dans le reste ' de la province ?I Aussi bien, les chefs et les "pro- j fesseurs" dont l'enseignement n'est | qu’un attrape-nigaud, et la science l un bourbier d’ignorance, se plaignent-ils à leurs assemblées de Tin-succès des camarades “dans le noyautage” des sections.Depuis tant d'années qu'ils tentent d'exercer leur emprise sur nous, les communistes voient leur mouvement s’émietter à vue d'oeil, et le Canada leur échapper.Il n’en saurait être autrement dans un pays libre et riche, où il fait si bon vivre.Après ces révélations, un certain procureur général aurait tort de continuer à épouvanter certains esprits timorés avec le péril communiste ; il serait mal venu de continuer à se créer du capital politique avec une loi anti-communiste, ti'ès louable dans son objet et très efficace dans son opération, mais qui a le malheur de ne pas contenir de définition de l'objet qu’elle vise, et partant, de manquer de tète, comme son auteur du reste.Somme toute, le mérite de “J’ai vu les communistes à Montréal", c'est de chercher la vérité pour la vérité, et non de s’ingénier à flétrir un mouvement à l’avantage d'un autre aussi néfaste.L'auteur ne fait le jeu ni des fascistes, ni des nationalistes, ni des catholiques intransigeants.Il est avant tout chrétien et démocrate ; et comme tel, il livre à ses compatriotes, sous une forme directe, claire et concise, la vérité sur des choses qu'il a vues et entendues.W.E.Au Conseil de l’instruction publique Le comité catholique du Conseil de l'instruction publique a siégé, à Québec, mercredi dernier.La veille, plusieurs commissions permanentes avaient ténu des séances.A la réunion plénière du comité, mercredi, étaient présents : l'honorable Cyrille Delâge, surintendant de l'instruction publique: Son Eminence le cardinal Villeneuve: LL.EE.NN.SS.Georges Gauthier, de Montréal, Guillaume Forbes, d’Ottawa, Georges Courchesne, de Rimouski, F.-Z.Decelles, de Saint-Hyacinthe, Eugène Limoges, de Mont-Laurier.F.-X.Ross, de Gaspé, Louis Rhéau-me.de Haileybury, Odilon Comtois, de Trois-Rivières.Aifrd Langlois, de Valieyfield, J.-A Papinea, de Joliet-te.Napoléon Labrie.de la Côte-Nord.Servule Desranleau, de Sherbrooke, Anastase Forget, de Saint-Jean, Charles-Auguste Lamarche, de Chicoutimi ; M.l’abbé Blaquière; les honorables H.-A.Fortier, Jules-Edouard Prévost, Hector Champagne : MM.J.-N.Miller, Antonio Perrault.Augustin Frigon, le notaire Trudelle, J -P.Labarre, Hector Perrier.M.McManus, et M.B.-Oscar Fiiteau, secrétaire.Au début de la séance, le sénateur Prévost et le juge H.-A.Fortier, au nom des membres du comité, présentèrent leurs hommages et leurs voeux à S.Exc.Mgr Forbes, archevêque d'Ottawa dont on célèbre, cette année, les noces d'or sacerdotales et les noces d’argent d'épiscopat.Profondément touché.S.E.Mgr Forbes répondit en termes délicats et remercia ses collèges de leurs félicitations et de leurs souhaits.L’honorable Cyrille Delàge souhaita.de son côté, la bienvenue à deux nouveaux membres du Comité, Son Excellence Mgr Albiny Lafor-tune, évêque de Nicolet, et M.McManus.Il leur renouvela ses félicitations et dit combien le Comité comptait sur leur précieuse collaboration.On étudia ensuite les différents rapports inscrits à Tordre du jour et dont nous parlerons dans notre prochain numéro.Monseigneur FORBES Archevêque d'Ottawa (Ecrit pour l'AVENIR DU NORD) Mardi prochain, le 11 octobre, on qu’il convient, ce qui se fera sans célébrera à Ottawa, par des cérémo- doute, mardi prochain, au cours des nies pieuses à la basilique-cathédra- fêtes jubilaires.Je vais me borner à le, le vingt-cinquième d'épiscopat et évoquer le souvenir de ses jeunes le cinquantième de sacerdoce de Son années et des circonstances provi- Excellence Mgr Guillaume Forbes, l'archevêque de la ville capitale depuis dix ans.C’est, en effet, en 1888, le 17 mars, que Mgr Forbes, né à l'Ue-Perrot le 10 août 1865.fut ordonné prêtre, à M'ôntréal.par Mgr Fabre, et c'est le 9 octobre 1913 qu'il a été sacré évêque de Joliette.à Johette même, par : père Blanc canadien, mort le 13 Mgr Bruchési.Il a été promu au j mars 1926 évêque de Vaga et coad-ilège archiépiscopal d’Ottawa le 29ljuteur de l’Ouganda.Je les ai con-janvier 1928 et il prit possession le nus tous les deux élèves au collège 28 mars de la même année.jde Montréal.Ils étaient en belles- lettres et en rhétorique, dans la mê- dentielles qui ont marqué, il y a cinquante ans, son accession au sacerdoce.L'on sait que Mgr Guillaume Forbes avait un frère, son aîné d’un an, qui s'est fait religieux, et, comme lui, est devenu prêtre, puis évêque : Mgr John Forbes, notre premier MELI-MELO LA SILESIE EST CEDEE A LA POLOGNE Samedi dernier, le gouvernement tchécoslovaque a répondu à la dernière minute à l'ultimatum de la Pologne en reconnaissant les droits des minorités polonaises.En vertu de l'entente qui a été conclue, les troupes polonaises occuperont graduellement le territoire que les Tchèques enlevèrent aux Polonais en 1921, alors que la Pologne faisait la guerre à la Russie.L’occupation prendra dix jours.* * * LA HONGRIE FAVORISE UNE SOLUTION AMICALE Ayant cédé des territoires à l’Allemagne et à la Pologne, la Tchécoslovaquie négocie maintenant la cession des territoires habités par des minorités hongroises.Le ministre des affaires étrangères.Kamil Krofta, a déclaré au ministre de Hongrie à Prague que son gouvernement voulait établir une En ces fêtes d'un double jubilé d'or et d'argent, c’est une bien belle vie de prêtre, d’évêque et d’archevêque, que le clergé et les fidèles du vaste diocèse de Mgr Guigue et de Mgr Duhamel, et plus tard de Mgr Hugh Gauthier et de Mgr Emard, ont tenu à honorer et à célébrer, une vie toute simple, sans éclat extérieur, humble et modeste jusque sous la mitre, mais combien utile et profitable au bien des âmes.Tel il était écolier, jeune prêtre, puis curé, tel Mgr Forbes est resté une fois devenu évêque et archevêque, plein de bonté, de douceur et de mansuétude, toujours prêt à se dépenser et à se dévouer sans compter.Il n'est pas très grand de taille, mais de stature moyenne, replet et râblé, avec une bonne figure aux traits réguliers, de beaux yeux où rayonne l'intelligence, une physionomie me classe tous les deux, alors que je faisais mes éléments et ma syntaxe.Invariablement, je m’en souviens parfaitement, ils étaient, chacun à son tour, premier de semaine, quand Us ne Tétaient pas ex-aequo.Doués de beaux talents, ils aimaient le travail également et se montraient en tout réguliers et ponctuels ou, comme on dit souvent, des écoliers modèles.On les appelait familièrement John et WUlie, à cause de leur nom écossais de Forbes.Leur bisaïeul, en effet, était venu au Canada avec les Highlanders du colonel Fraser, qui faisaient partie de l'armée de Wolfe.Mais l’aïeul et le père avaient épousé des filles de notre race et la famille était depuis longtemps complètement canadienne-française, avec cette particularité qu’on y parlait , ., i bien les deux langues.Les deux frè- attrayante qu anime sans cesse le res sc suivirent, toujours ensemble, plus engageant, des sourires.On ; au séminaire de phlIüsophie, puis au sent, rien qu a le voir, que ce supe- grand séminaire.Ils se séparèrent rieur majeur est avant tout un bon à Ia fln de leur deuxlème année de pere.ce qui ne lempeche pas de théoiogie.John partit pour Alger, bien vouloir ce qu il veut et d avoir.où u entrait chez les Pères Blancs Il il’sfill il 1 n faut la mom fnrrno /¦* mmes s’agenouillant au pas- l’Empire.S'il paraissait à un con-sage de madame Neville Chamber- grès eucharistique, à Notre-Dame lain, la priant de remercier son ma- de Montréal, dans certaines parties ri d avoir sauvé la paix du monde, du pays, il devenait trop catholique.— FOULE MOBILE, répondant aux s’il assistait a l'inauguration d'ins-mouvements de son coeur, et ne titutions protestantes, dans Québec laissant pas toujours à son intelli- H ces3ait d’être catholique, gence, le temps d’analyser une si- Et malgré tout cela par la mesu-tuation.re qUu savait mettre dans ses ac- Cette victoire de l’homme politi- tes.la prudence qu’il exerçait dans que sur la foule forcera peut-être sa parole, la noblesse dont il enve-ees détracteurs d’hier, à apprécier loppait toute sa vie.il imposait le la sagesse qui échappait à leur con- respcet.cepiion.la prudence qui défiait une ^ jeunesse le regardait, l’écou-opinion que le raisonnement n’é- tait le Usait e£ le suiVait.exair.:., pas ou qu une sentimenta- jj n'échappa pas à la loi quasi lité exagérée et inconsciente obscur- universelle qui veut que le politique, cissait même le mieux pensant, deviennë Bien loin de moi la pensee de oarfois le jouet des événements, bïàn.r ceux-là qui récemment, re- vilL NEUF CENT ONZE : L'attaque gardant certains actes européens, y vient de partout, dans Québec on le virent le sacrifice d une nation et dénonce comme impérialiste, dans ! abandon d une garantie.Chez ;es provinces anglaises, comme ann,;.:.de Quebec.QUE PAREILLE r.exioniste ALORS, deux grandes REACTION SE SOIT PRODUITE, il forces nées de Québec s'affrontent n y a certes pas lieu d en être éton- dans le domaine politique canadien: né.- nous aussi avons basé notre LU’RIER ET BOURASSA vie nationale sur certains gestes es- | Lutte splendide où même les plus quiss es, certaines libertés garanties ; préjugés d'hier sont prêts aujour-qui ne pourraient, aujourd’hui, être d’hui, je crois, à s’incliner devant la niés sans que ne soit porté le coup j sincérité des deux acteurs fatal Toutefois, il faut bien corn- j T ~ ¦ , ., .J i La jeunesse aime le mouvement, prennre qu il s agissait, au cours de ,-ex ;itation rénervement même, ces derniers pourparlers européens.Xombre de jeunes se Gèrent em-de i avenir de toute une civilisation.; :orter Dar Bourassa.le plus grand ae toute une humanité, et certaines tnb;in_ le lus ins:ruit.et sùrement solutions, si pénibles quelles soient - et qui.en d’autres circonstances, répugneraient peut-être à la cons- le plus éloquent que produisit jamais le Canada-français.Ils se dé, ., .i tournent temporairement du vieux îence humaine, semblaient s impo- \ .^ ! chef et a la suite du tnoun.ils sen Cela veut-il dire que les hommes d’Etat qui ont consenti ce sacrifice, qui ont accepté ces solutions, sont à et grande aventure.Cette course renforcit les rangs de l'adversaire ,, ., .et Laurier est terrassé.QUEBEC.; du logement severe de 1 His- soîf qUEbEC QU'IL AI.'.LA PRO- tolre' — Je ne SÎUS’ Quü suffise de FONDEMENT, à la manière de l’homme politique sincère qui ne fait pas état inutile de son patriotisme, de son attachement, pour capter une confiance publique, mais qui le secrète dans des actes qu'il ne veut ni ostentatoires, ni de pa-G‘ ”1 ne a0Rf P“s rade a cédé de nouveau à une im- je ne sais.Qu croire que la sincérité de leur voeu de paix et la nécessité de la maintenir au moins temporairement, furent ii s seuls motifs de leur action, les se ils mobiles de leur geste.N'y eut-il pas certains buts favorisés par certains peuple pulsion.QUEBEC que depuis un siècle et encore connus, et certaines aliian ces de pays qui, hier, semblaient posséder des intérêts irréconciliable.; n'a uteront-elles pas à l’in- deml- 0:1 J voulu Pacifique, la jeu-décision du jugement qui peut être nesse ùue 1 on a tendue pacifiste, rendu et de la conviction qui devra s' envers et contre tous, se réclament bllr UN AUTRE PAYS dont on de cette inclination pour résister à ivaft accoutumé à croire et à dire un appel - ” s'adresse à son intelli-: ; ¦ JAMAIS IL AVAIT VIOLE UNF.P.AROLE BRISE UN TRAITE, se dé gagera-t-ii.grâce au développemen des événements futurs, de i’inquié gence et à sa raison et s'opposent au réflexe de leurs sentiments.Il faut avoir vécu cette période épique, il faut avoir entendu le Bou- tude que son action a fait naître ras’,a de 191P°ur comprendre.dans les esprits les plus impartiaux?ne crois P“ ciu'ici soit !e heu.eue maintenant soit le moment dans les esprits les plus impa Ce centre de l'Europe aux frontières refaites, redeviendra-t-il pa-¦in ; • : ¦ et cessera-t-U aussi d'être 7 ‘11 " constamment objet de convoitise favi.ri.;.ii.t les tractations?Enfin l'avenir prouvera-t-il que l'acte de SEPTEMBRE 1938 était inspiré d'une claire vision des choses et d une puissante clairvoyance des événements ?— Laissons à demain de rendre ce jugement, ce sera son de- SOUHAITONS SIMPLE- MENT QUE DANS CE PACTE DE FORCE.NE SE SOIT PAS ETABLIE ce redire ce chapitre d'histoire.de regarder Laurier dans sa défaite De lui, en lui.rien n'a .’har.gé : noblesse de caractère, modération dans la pensée, pondération dans :a parole.LAURIER DEMEURE LAURIER.IMPASSIBLE.MAGNANIME .pas un mot amer pour son ami d'hier.— adversaire d'aujourd'hui, pas une rancoeur pour la :c-unesse de sa province, qui n'a pas eu foi en lui.BOüRASSA : il l’admire sincére- UNE SOURCE DE FAIBLESSE POUR nient et ajouterais-je, ce qui est UNE GRANDE NATION D’HIER l'exacte vérité il aime l'homme, il DONT DEMAIN ON VOUDRA admire son talent A quelque temps PEUT-ETRE FAIRE 'LA GRANDE de la.il a un mot qui décele une ISOLEE DE L'EUROPE" certaine tristesse où pourtant n’en- Le coeur, a-t-on dit, mène les tre aucune amertume : "QUEL hommes, — il ne peut, sans que cela MALHEUR ", dit-il, QUE BOURAS-devienne illogique, mener les peu- SA AIT PREFERE LE JUGEMENT pies, car alors l'homme politique qui, FACILE DE LA FOULE EXCITEE, lui.doit refouler les sentiments et AU JUGEMENT IMPARTIAL DE recourir à sa seule raison, devien- L'HISTOIRE ' Encore : SI BOU- drait Incapable d’agir.RASSA AVAIT VOULU, IL ETAIT ET VOILA QUE JE VIENS DE U;;E FORCE DONT LE CANADA REPONDRE.SANS MEME L'AVOIR N* AURAIT PU SE PASSER ' MENTIONNE, A LA DEMANDE QUI Plus tard, beaucoup plus tard, au ME FUT FAITE SI SOUVENT DE ' ours du dernier été qu’il vécut et PARLER DE LAURIER.rej it au On m’eût, peut-être accusé, dans grand soleil de juillet, sur les bords le passé, à cause de nos étroites et du lac.a Sainte-Agathe, il eut avec sincères relations de famille, d’ex- | Boum.- .•• que je crois sa dernière ploiter mes souvenirs auxquels si!entrevue J’étais présent.Au mo-souvent son nom se relie.— Ne va- ment tic partir.BOÜRASSA, pres-lait-il pas mieux attendre le jour où sant la main de LAURIER, lui dit : n’ayant rien à demander à la poli- MONSIEUR LAURIER, PLUS JE tique et à ceux qui en font la bonne j VIEILLIS ET PLUS .JE SUIS INDUL-ou la mauvaise fortune, on me sût {GENT POUR LES HOMMES POLI-complètement dégagé de tout égoïs- TIQUES Ce furent, je crois bien, me et de tout intérêt.Aujourd’hui.! je le répète, les dernières paroles je peux évoquer SA FIGURE, SON , que Laurier ••nicivllt de son ancien NOM, sans m’exposer à aucun re- imi demeuré toujours aussi, son ad-proche et alors dire à quel point IL mirateur.Et LAURIER, regardant FUT ET DEMEURE UN MODELE, - éloigner BOÜRASSA.nous dit : UNE INSPIRATION.JE ME DEMANDE PARFOIS SI CE La Jeunesse de 1900 ne connais- N’EST PAS SA SINCERITE QUI sait qu’un homme ; elle l’admirait EMPECHE BOÜRASSA DE CROIRE profondément ; certes parfois elle A LA MIENNE.CAR POUR LUI, QUI le discutait, mais c’est ardemment NE PARTAGE PAS SON OPINION qu’elle l’aimait.IL LUI APPARAIS- EST PLUS QU’UN ADVERSAIRE.” SAIT, AVEC SA NOBLESSE DE Comment vc-ut-on que l’homme PENSEE.DE CARACTERE.AVEC qui pouvait avec tant de bienveil- lance.juger ceux-là mêmes qui lui firent le plus de mal, ne conservât pas l’attachement et ne provoquât pas les dévouements les plus inlassables.Je crois bien que Laurier ne connut jamais la haine, à peine se laissa-t-il parfois effleurer par la rancune Combien souvent, devenu Chef de l’opposition, il recevait à sa table de la rue Laurier certains adversaires.Lamarche, plus que tout autre, je crois, parmi ceux-là, était invité.— Prochainement, dans une conférence que je dois faire, j’en dirai les raisons.Cette bienveillance qu’il avait lui attira maints reproches : on 11e concevait pas qu’il oortàt si loin et si haut, le respect de certains talents adverses, de certaines mentalités antagonistes.Ce fut.je crois, sa force et elle devrait inspirer plus souvent les hommes de notre temps, que de savoir traverser toute une vie politique remplie de nécessaires discussions.de querelles partisannes.de débats provoquant les heurts et les chocs, sans jamais se faire tin ennemi.Certes, que la politique crée à ceux qui en font une carrière, des adversaires, adversaires même violents à certains moments.— qui peut en être surpris, mais qu’elle soit créatrice de haine, de rancoeur qui dominent le respect mutuel ou qui fassent taire des amitiés d’enfance.QUI PEUT LE CONCEVOIR.Cette façon de comprendre la po, litique et cette façon de la faire, a ( influé sur la génération dont je suis.Je puis en son nom affîmer.| je crois, qu’il est arrivé, peut-être, que la violence de notre langage ait quelque peu dépassé notre pensée.| mais que nous n’avons jamais connu l’inutile violence des attaques qui blessent et atteste d’une complète insuffisance d’arguments ou tout simplement de leur faiblesse.Nous avions foi dans la doctrine et dans l’homme, nous avions foi dans sa parole et dans ses actes, et c'est aujourd'hui que le calme s’est fait, que l'Histoire éclaire les raisons d'agir des jeunes de 1900: avec quelque fierté, ils peuvent regarder leurs contemporains qui ne pensèrent pas comme eux.et attester qu’ils ont gardée intacte dans leur coeur, une doctrine qui.aujourd'hui, prévaut et est le résultat des enseignements qu'ils REÇURENT D’UN GAND HOMME D'ETAT, de 1896 à 1911.’ HOMME DOCTRINE que les événements d'hier rappellent à l'attention de tous ceux qui veulent les étudier à la lumière de l'Histoire, histoire d'un passé pourtant bien récent mais que toute une génération déjà ne sait plus.JEUNES D'AUJOURD'HUI qui cherchez une orientation dans le dédale des idées, le méandre des solutions que chacun croit utile de vous soumettre, avant que d’assigner à votre action le but que vous jugez nécessaire, tâchez par la lecture de l’histoire canadienne des dernières cinquante années, à protéger votre jugement contre des erreurs dont peut-être on a Imprégné votre esprit Tâchez à relire ces pages qui comptent narmi les plus agitées, et certaines d'entre elles, vers 1917.les plus angoissantes de notre vie nationale, à en extraire la leçon qui doit éclairer les actes et inspirer dans les moments de crise nationale, notre petit peuple.TACHEZ, considérant LAURIER ET SON TEMPS, à y trouver les éléments de sagesse, de prudence, de modération, qui devront servir d'assises à la formation d une mentalité canadienne.TACHEZ, jugeant de l'homme et de l'époque dont il fut le maître et non l’esclave, de façonner votre esprit.de maîtriser vos Inclinations, de stabiliser vos ambitions, d'orienter vos initiatives, afin que demain, reprenant confiance dans une carrière qui plus que jamais nécessitera qu'on y soit compétent, vous l'acceptiez comme un devoir et aussi comme une façon de servir le Canada et votre Province.TACHEZ que demain beaucoup plus qu’aujourd'hui, votre pensée puisse s'élever au-dessus de certaines contingences qui l'empêchent de s’épanouir et de donner la plénitude de sa conception et de sa force.Que cette pensée, dirigée vers le beau et vers le bon, sans vous distraire des nécessités qui affrontent, clans le domaine économique, social let politique, notre petit peuple, l'o-j riente toutefois à considérer la gran-|de patrie qu’est le CANADA, comme le champ d'action ouvert à toute intelligence et à toute action constructive.Mesdames et messieurs, que nul d’entre vous ne se laisse surprendre par cet appel aux jeunes, - durant vingt an.et plus et même lorsque je n'étals plus dans leurs rangs, je me suis adressé a eux.ne disant pas toujours les mot qui flattent mais tâchant h dire les mots qui aident; POUVAIS-JE PARLER DE LUI SANS PENSER A EUX ET sans LEUR OFFRIR CE BEL EXEMPLE DE DIGNITE ET DE NOBLESSE.La lutte de ces deux titans: LAURIER ET BOÜRASSA.fut un beau spectacle, mais je souligne toute la splendeur qu'ajoute à cette page dTIistoire, la .sincérité de l'adversaire d’hier RECONNAISSANT, récemment.L’ERREUR DE CERTAINES DOCTRINES.Terminant, je laisse aux jeunes d'aujourd'hui chez qui se fait sentir l’hésitation dans tous les domaines, 'cette dernière considération.A n’en pas douter.LAURIER FONDA AU CANADA UNE ECOLE DE LIBERALISME.Il la dixassocia de certains éléments qui, jusqu’en 1877, L'hon.Athanasc David Chronique parlera au Marché Atwater, à Montréal LE 17 OCTOBRE L’OEUVRE DE LA SOCIETE RADIO - CANADA La section PAUL-EMILE LAMARCHE.de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, à l’occasion de sa dixième année d’existence et afin de commémorer le vingtième anniversaire de la mort de son patron survenue le 11 octobre 1918,organise pour le lundi 17 octobre courant, une grande soirée au marché Atwater.L'honorable Athanasc David a bien voulu prêter son concours en cette circonstance et fera connaître dans une causerie, les qualités et la valeur de Paul-Emile Lamarche, qui personnifiait chez nous l'un des plus beaux types de la race et dont la devise était "Vivre c’est travailler".Paul-Emile Lamarche avait embrassé la carrière du droit où il devint en peu d’aivnées l’une des gloi-tes du barreau.Epris du désir d'aider davantage ses compatriotes, il j décida d'entrer dans la vie politique, j Après avoir fait toute la campagne nationaliste il se fit élire député de Nicolet.en 1911.A la Chambre des communes il employa toute l’énergie de son don oratoire et de son talent à la défense des siens et de son pays.Le programme de la partie artistique de cette soirée sera connu plus tard.Le dimanche 16 octobre à 3 heures, pèlerinage sur la tombe de Paul-Emile Lamarche au cimetière de la Côte des Neignes.Des orateurs distingués adresseront la parole.avaient tâché à ériger une doctrine libertaire s'opposant à des forces vives qu'il n’était pas permis d’affaiblir.LAURIER COMPRIT et ressentit le risque que courrait notre petit peuple et le coup néfaste qui lui serait porté, s'il fallait que cette valeur spirituelle dont il s’inspirait, devint le jouet de la politique.Le respect qu’il eut pour cette puissance, bien qu'elie s'opposa parfois à son action, mieux que toute témoigne de sa profonde connaissance du sens le plus vrai, le plus vif qui soit au coeur de l'homme.Il attesta maintes fois, avec fierté, de ce sentiment spirituel, se plaisant à répéter : "Ma raison me l'impose, mais aussi le respect que je garde pour les enseignements reçus de ma mère 'et de mon père." Attestation magnifique d’un homme maintes fois attaqué dans tous ses sentiments, qui garde intacts dans son coeur ces 1 trois respects, base d'une vie qu’il ! veut utile à son pays : RESPECT ' DE SA FAMILLE, RESPECT DE SES ORIGINES.RESPECT DE SA FOI.Il y a quelques mois.Touchatou avait esquissé dans ce même hebdomadaire quelques lignes élogieu-ses à l'adresse de la Société Radio-Canada et de ses directeurs.Pas un seul instant, depuis, il n’a eu à regretter ce qu’il a alors écrit, parce les événements sont venus confirmer de nouveau les espoirs qu’il avait fondés sur cette organisation.Tout l'été, la société a présenté au public des auditions très soignées où l’on découvre toujours le souri de la distinction.Notre réseau national de T.S.P’, a.de plus, permis aux mélomanes canadiens de goûter à leur maison de campagne les plus beaux programmes de musique symphoniques des Etats-Unis.La série d’émissions des concerts de la symphonie de Toronto mérite une mention spéciale, non seulement à cause de la haute tenue artistique des programmes, mais encore à cause de la perfection technique de ces émissions.Car n’oublions pas que la Société Radio-Canada n'en n'est qu’à ses débuts dans l'art de l'irradiation originaire de grands concerts symphoniques.Notons aussi en passant que tous les programmes de Radio-Canada sont conduits rondement par des annonceurs intelligents, sans prétention ni pédanterie dont la diction est habituellement excellente et qui.savent lire .Les directeurs de Radio-Canada avaient promis au public des heures d’émission plus longues chaque jour.Ils ont tenu leur promesse : de sept heures quotidiennes, ils les ont portées à douze, il y a quelques mois : puis, depuis le 3 octobre, les postes CBF et CBM diffusent à partir de huit heures du matin.Ceux qui suivent de près les programmes radiophoniques sont unanimes à constater le gigantesque eflort que tentent les directeurs de notre TS F.nationale pour présenter des émissions dont la qualité se rapproche de plus en plus de celles de nos voisins des Etats-Unis.Je parlais tout-à-l’heure des concerts Pops” de Toronto, mais la dernière initiative que vient de prendre Radio-Canada me semble la plus heureuse de toutes.Je veux parler de l'irradiation des matinées symphoniques données aux enfants par l’orchestre des Con-•erts Symphoniques de Montréal, à l’Auditorium du Plateau.On sait que ces concerts sont sous la direction de Wilfrid Pelletier et que c’est là l'oeuvre qui lui tient le plus au coeur.Les fondateurs et administrateurs de la Société des Concerts Symphoniques comprennent mieux que personne l’importance, voire même la nécessité d’inculquer à la jeune génération qui pousse l'amour et la compréhension de la seule véritable musique.Aussi, en organisant pour les jeunes ces concerts appropriés avec les explications necessaires, ont-ils rêvé d’atteindre le plus d’enfants possible.Or.il arrive que cette année, tous les billets pour ces matinées sont vendus d'avance pour la saison complète.Voici donc que Radio-Canada vient, pour ainsi dire, élargir les murs de l’Audito-I rium du Plateau en portant ces con-[ certs par la voie des ondes dans les 'foyers de tous les jeunes musiciens j soucieux de former leur goût.Le zèle de notre Radio-Etat ne s’arrête pas là : la société organise à ses frais de grandes émissions symphoniques auxquelles le public est admis GRATUITEMENT.L’hiver dernier, on se souvient de la fameuse "Heure symphonique" présentée de l'auditorium du Plateau, et on se souvient aussi des milliers d’auditeurs qui S’y donnaient rendez-vous chaque semaine.Cette assistance nombreuse prouve le besoin naturel de notre population canadienne de boire à la source de l’art international qui est la musique.La Société Radio-Canada l’a compris.Aussi bien annonce-t-elle pour cette saison de nouveaux concerts de ce genre donnés par le “Montreal Orchestra”, sous la direction de M Douglas Clark, doyen de la faculté de musl-que de l'université McGill.L'orchestre des Concerts symphoniques de Montréal sera peut-être employé lui aussi pour une série d’émissions.Tous ces détails, pour nous convaincre que le progrès dans les arts n'est pas un vain mot pour les directeurs de notre radiodiffusion nationale Nous devons en être fiers.A certains points de vue, on peut bien noter quelques imperfections à Radio-Canada comme partout.Mais, quoi qu’en pense un certain collaborateur du Devoir, il me semble qu'on ne doit pas s'attarder outre mesure sur des défaillances qui s’expliquent par elles-mêmes si on se donne la peine d'y regarder deux-fois Notre devoir de citoyen canadien, c'est de collaborer selon nos moyens à l'oeuvre sans cesse grandissante de notre T.S.F.nationale, de savoir apprécier ses mille efforts et de lui souhaiter de doter le pays d'une des plus complètes organisations du genre au monde.TOUCHATOU.Les travaux d'Ottawa dans la province de Québec Au cours de la dernière session le gouvernement de M.King a fait voter un crédit de $20,729,173 pour les travaux publics qui seront exécutés cet automne.Le moment est bien choisi, puisque nombre d’ouvriers perdent, en cette saison, leur emploi.Les entreprises fédérales donneront du travail à ces gens au moment même où Us deviendraient des chômeurs.Les travaux prévus comprennent la mise au point de la route “trans-Canada” et la construction de quelques édifices publics.De plus, le gouvernement de M.King a obtenu un crédit de $3,000,000 pour la construction et l’amélioration des routes minières.Ajoutons les $-10,000.000 votés pour des travaux spéciaux, afin d'employer les chômeurs.C’est une somme de $125,000.000 que l’Etat fédéral déboursera, d’ici la fin de l'année fiscale pour aider les chômeurs et empêcher bon nombre d'autres ouvriers de devenir “sans-travail".N’oublions pas d’ailleurs que des centaines d’ouvriers spécialisés trouvent actuellement du travail •grâce à l’augmentation du crédit de la Commission des ports canadiens.Celle-ci a l’autorisation d’employer à bon escient dans les ports de Halifax.de Saint-Jean, de Québec de Montréal et de Vancouver la somme de $1,080,000.Les deux ports maritimes du Québec reçoivent plus de la moitié du crédit accordé.Ce crédit est en plus de la somme Indiquée au budget pour l’entretien des ports canadiens, soit $2,059.000.Le parlement a voté un crédit de $2.500.000 pour le service et l'entretien des canaux, et une somme de $1,003,050 pour leur amélioration La part attribuée au îx'rfectionnement des canaux de la province de Québec représente encore plus de la moitié du total : $708.350.Au temps de M.Bennett, tous les journaux vraiment canadiens-français protestaient contre l’attitude du gouvernement fédéral à l’égard de la province de Québec.Nous étions trop manifestement négligés.Ceux qui ont pris la peine de constater alors la "grande pitié" du port de Montréal n’ont point perdu le souvenir des pro:édés "anticanadiens" du gouvernement conservateur a notre endroit.Sous le gouvernement de M King, nous ne sommes pas plus favorisés que les gens des autres provinces.Mais Ottawa ne craint pas de faire voter les crédits nécessaires .1 l’entretien.la réparation, l’amélioration des ports et canaux du Québec, mé-me .'i le coût des travaux est proportionnellement très élevé.le Canada) m //s Empattement plus Long Nouveaux — Modes d’embrayage et de Suspension avec ressorts .Compte-tours “Signal Sécurité” PRIX PLUS BAS VOYI.X DTN OUI.M il \T|| I#- ,,|„* • mt l)f *iigr?jam ai* pro.lnit »,.ir au cour* /l«‘» 2> annrps «!«• m»ii fii^toiri*.Son «•mpaltrmriit a été agrainli il** 2 notir*'*, main il parait nu orr plu- Ioiijî .I.« - ail«*n hoiiI plu* longiirn, pluM jirnforulr-, pltm largrn *-t plu* l.u rralitr lr* Dtxlgrrlc 1030 Mint «I*-h voiture» et leur a-p«-et constitue le plut* formidable défi jaraai» lance à toua le» auto» de baa prix.Ft 1#* ROULEMENT! La Actuation produite par le roulement e*t celle du glinsement .!>*« gronde» PccouMea Boulé vent l’auto gentiment et l’auto retoml>e ensuite avec la même gentil- lejyne .!>•» petite» ftçcotlft- kch Bout ahrtorbAc* par la nouvelle Btupenxion indépendante de» roues avant et par le» nrnorti*i*eiir« de chocs type-avion.Dodge vous donne un Roulement ex tra-Reposant ! Conduire r»t la simplicité et la facilité mêmes.La direction de ces nouveaux I)
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