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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 25 août 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1939-08-25, Collections de BAnQ.

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1897-1939 w w SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-DEUX ANS 1897-1939 CHENIER 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même ; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-TROISIEME ANNEE, NUMERO 34 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI, 25 AOUT 1939 Dans le sillage de Munich Hommes d’Etat et diplomates européens continuent de marcher, les uns de par leur volonté, les autres contre leur gré, dans le sillage de Munich, où.il y a prés d’un an, Hitler aidé de son éminence grise, Mussolini, a trompé avec une cynique hypocrisie ceux qui avaient encore foi en sa parole.Cette concession consentie au rnaitre de l’Allemagne, par l’Angleterre et la France, dans le but de maintenir la paix et de rasséréner la situation, n’a été que le signal d’une série de conquêtes pacifiques réalisées grâce aux coups d’audace de l’Allemagne.Pour cacher son jeu et pour obtenir plus facilement ce qu’il voulait, le Reichfuëhrer a affirmé ne vouloir que réparer l’injustice de Versailles, et ramener à leur patrie les Allemands de Tchécoslovaquie.On sait pourtant quel partage arbitraire il ht de ce malheureux pays.On connaît ses méthodes de spoliation, de persécution et d’expulsion.On n’oublie pas surtout sa stratégie infâme et géniale à la fois, qui consiste à placer sous sa domination économique, en vertu de traités imposés par lui, sous l’empire de circonstances qu’il provoque, les nations non encore mûres pour l’absorption.Il a soin, le fourbe, de garantir leur indépendance ; ce qui ne l’enipèche nullement de renier sa promesse.au bout de quelques mois, de leur imposer sa domination politique et d’investir leurs habitants de la citoyenneté allemande, contre leur gré.C’est ce qu’il a fait de la Bohème et de la Moravie ; c’est ce qu’il vient de faire de ia Slovaquie dont il avait garanti l’Indépendance pour vingt-cinq ans ! S’il avait réclamé toute la Tchécoslovaquie, à Munich, ii ne 1 aurait pas obtenue sans de longues négociations et sans de pénibles concessions ; s’il avait osé l’attaquer, il aurait peut-être déclanché un conflit.La conquête morcelée était préférable a la conquête définitive et complete.L’Europe connaît, pour l avoir subie trop longtemps, la tactique d’Hitler mise a l’essai en Rhénanie, et exploitée avec succès et maîtrise depuis Munich.Le chancelier allemand temporise, réfléchit, sonde la situation ; soudain, il rappelle ses ambassadeurs, les consulte, prend conseil auprès des ministres des affaires étrangères des nations amies : puis masse des troupes ici et la, rappelle les réservistes sous les drapeaux, conclut une alliance commerciale ou militaire avec un pays qui pourrait amoindrir son prestige ou nuire à ses projets, et le fait, par cette manoeuvre, graviter dans son orbite, pour mieux diviser ses ennemis.Il est sur le point de porter un grand coup.Et pendant que les chancelleries sont distraites par ses mouvements de troupes imprécis, et alertées par ses menaces faméliques, il porte ce coup, au moment le plus imprévu C’est de cette façon qu’il a conquis le territoire tchécoslovaque, la Bohême d'avant-guerre.El à la vue des événements qui se précipitent i une allure vertigineuse selon le caprice d'Hitler, nous ne pouvons nous empêcher de songer à ces paroles de Bismarck : ’’Quiconque est maître de la Bohème, est maître de l’Europe.” Ntaitre de l'Europe, Hitler semble le devenir de jour en jour.Ne vienl-il pas de jeter l’Europe dans la consternation, et de causer au monde la surprise la plus inattendue ?Lui qui avait écrit dans son évangile politique, Mcin Kampf, >1011 combat, et déclaré dans la plupart de ses harangues, qu’un pacte russo-allemand serait fatal au Reich ; lui qui avait scellé sa haine du communisme et de la Russie dans une alliance anticommuniste avec ritalie et le Japon, ne vient-il pas de se rapprocher de cette Russie qu il prétendait combattie en Espagne, il y a quelques mois ?S’il n’est pas rnaitre de tous les pays d’Europe, et s’il ne peut pas dicter sa politique à chaque gouvernement, ii n’en aiguile pas moins la politique générale de l'Europe au gré de ses caprices et de ses ambitions.Ce rapprochement soudain et si illogique avec Staline en constitue la preuve la plus accablante.Et la joie débordante — en apparence du moins___des allies de l’Allemagne, qui hier encore exécraient la Russie, démontre l’étendue du prestige transcendant d’Hitler sur ses satellites.En lace de la détermination de l’Angleterre de ne plus tolérer d’invasions des petites nations par les puissances totalitaires, sans intervenir par les armes, Hitler n’avait plus qu à raffiner sa tactique.Et pendant que la Grande-Bretagne et la France se croyaient sur le point de conclure un pacte d'antiagression contre 1 Allemagne, celle-ci enti ahurit la Russie dans une politique de neutralité a son endroit, advenant une guerre.Et cela sous le couvert de négociations commerciales.Une fols de plus, Hitler vient de couper les ponts aux démocraties occidentales.En s’assurant la neutralité russe, il ampute ses ennemis éventuels de la plus puissante armée de 1 Europe.Il porte un coup de mort à la politique d’encerclement qui lui aurait été fatale, dans un autre coup d’aùdace.Dantzig et la Pologne sont maintenant à sa poitce.Hitler continue de marcher dans le sillage qu il s est si habilement tracé à Munich.Et il entraine à sa suite tous les chefs d'Etat qu il subjugue avant de les duper.MELI-MELO CONGRES SACERDOTAL AU GRAND SEMINAIRE Les journées sociales que, depuis quelques années, le grand séminaire de Montréal organise pour les membres du clergé, auront lieu la semaine prochaine : les 28, 29 et 30 août.Cette année, on étudiera un sujet de très grande actualité et fondamental en économie : La Corporation Agricole.La première journée sera consacrée à l'exposé de l’état actuel de l’agriculture et des causes de son malaise.Les deux autres seront réservées à l’étude des remèdes capables de guérir ce malaise.Parmi ces remèdes on indiquera d'abord la corporation agricole avec ses divers services, les caisses populaires, les coopératives de production et de consommation et puis, l’éducation sociale chrétienne par le clergé, l’école et les cercles d'études.Comme les années dernières, chaque conférence durera au plus quinze minutes et sera suivie d'un échange de vues d’abord en petits comités de huit et, ensuite, en assemblée générale.Plus que jamais on visera à être pratique : on insistera moins sur les grands principes que sur le but poursuivi par les diverses organisations agricoles et la manière de les mettre sur pieds et de les faire fonctionner.En dehors des séances consacrées à l'étude du programme, le Congrès tiendra d’autres séances dans lesquelles sera élaboré un “catéchisme du sens social chrétien”.Les prêtres de tous les diocèses et de toutes les communautés y sont cordialement invités.Ils pourront, s'ils le désirent, être logés et prendre leurs repas au grand séminaire de Montréal, 2065 ouest, rue Sherbrooke.La politique des purs passée au crible L’assemblée de Saint-Gabriel de Brandon \V.E.L’honorable H.G.Carroll est mort L’honorable Henry-George Carroll, ancien lieutenant-gouverneur de la province de Québec, est décédé, dimanche dernier, dans sa demeure de la Grande-Allée, à Québec, où, depuis trois ans, il vivait en retraite au milieu de sa famille et de ses livres, loin du monde dont il avait eonnu tous les honneurs.Il était age de 74 ans et 6 mois.Né à Kamouraska, il pratiqua comme avocat à Québec avec feu l'honorable Adélard Turgeon.En '801, ii fut, 5iu député de Kamou- PRECISION Bans la mise en page «lu dernier numéro, de P AVENIR DU NORD, 011 a malheureusement omis, en rez-de-chaussée, à la page 4, les remerciements que nous adressions à M.J.-A.I-cssard qui nous a permis de publier le lexle de sa causerie sur 'L'aspect agricole et l'ccolc rurale”.Nos lecteurs ont dû lire avec intérêt, dans notre journal, celle causerie que M.J.-A.lessard a faite à la radio, au poste CIIGB, le - juillet dernier, à Saintc-Aiinc-dc-la-I’nratièrc, lors des cours de vacances donnés aux instituteurs ruraux et aux professeurs des Ecoles normales de lilies.raska pour Ottawa.En 1902, il devint solliciteur général dans le cabinet Laurier.En 1904, il fut nommé juge de la cour supérieure et, en 1908.juge de la cour d’appel.En 1921.le gouvernement Taschereau institue la régie des liqueurs dans la province de Québec.U11 homme d'affaires est choisi pour la présidence de la régie, mais a côté de lui.il faut un homme de loi.L’honorable Carroll est nommé à la vice-présidence.Il avait des qualifications spéciales pour ce poste, ayant été président d'une commission royale qui lit enquête sur le commerce des liqueurs, en 1912.C’est en 1929 que notre éminent concitoyen fut nommé lieutenant-gouverneur de la province.Spencer Wood où il fit loyalement.les choses, il reçut les hommes les plus Illustres de 1 Emplie.Dans tous les postes importants qu'il occupa, l'honorable M.Carroll lit preuve de hautes aptitudes et de rares qualités.D’une intelligence brillante, d’un esprit large, d une culture générale, d'un jugement solide, M.Carroll fut sans contredit, l'un de nos compatriotes les plus remarquables.U a rendu à sa pro-vlnce ot à son pays des services précieux., Aussi, su perte est-elle regrettée rh> Ions ASSEMBLEES LIBERALES La nécessité pour les ministres de rester dans la capitale, à cause de la crise européenne actuelle, a forcé d’ajourner un grand ralliement politique qui devait avoir lieu dimanche à Price, dans la province de Québec, et où le ministre de la justice.M Ernest Lapointe, le ministre des pensions, M.Power, et le ministre des pêcheries.M.Michaud, devaient adresser la parole.• * • L’honorable Adélard Godbout, le chef du parti libéral de la province de Québec, tiendra de grandes assemblées à Shawinigan et La Tuque, dimanche et lundi, les 27 et 28 du courant.• • • MORT DU SENATEUR O’CONNOR Le sénateur Frank-Patrick O’Connor, de Toronto, est décédé, lundi dernier, à l'âge de 54 ans, après une longue maladie.Il était reconnu comme le “roi du bonbon" en Amérique du Nord.C’était aussi un grand philanthrope.M.O’Connor avait été nommé sénateur le 6 décembre 1935.C'était la première nomination faite par le gouvernement King, après l’élection du 14 octobre de cette même année.Il avait succédé à l'honorable Charles Murphy, d'Ottawa, décédé.La mort du sénateur O'Connor crée une 10e avance au sénat et réduit le nombre des sénateurs libéraux à 32 contre 54 pour les conservateurs.I! y a 5 vacances dans Québec.3 dans l’Ontario, une dans l'Alberta et une au Manitoba.• * • DESCENDANTS I)E MONTCALM ET DE LEVIS A QUEBEC Le duc de Lévis-Mirepoix, vice-président du comité France-Amérique.président de la section France-Canada.et le marquis de Montcalm, vice-président du comité France-Amérique.président adjoint de la section France-Canada, étaient au nombre des distingués visiteurs français qui sont arrivés à Québec, samedi, à bord de l”’Empress of Australia”.On peut dire que ce sont de vieilles connaissances, car tous deux sont Vénus en 1908 lors du troisième centenaire de Québec.Le marquis de Montcalm et moi, nous disait sur le bateau, le duc de Lévis-Mirepoix.sommes de vieux amis, nous sommes même amis comme l’étaient 110s deux valeureux ancêtres, les héros des plaines d'Abraham et de Sainte-Foye.Au cours de son séjour â Québec, le marquis de Montcalm Ira déposer des fleurs au pied du monument Wolfe-Montcalm dans le jardin du Gouverneur.Et lors do son passage à Carillon, ces jours prochains, il Une grande assemblée libérale a été tenue, dimanche dernier, à comté de Berthier.Saint-Gabriel-de-Brandon, dans le L'honorable Cléophas Bastien, député de ce comté à Québec, et l’honorable Damien Bouchard, député de Saint-Hyacinthe et chef de l'opposition libérale à l’Assemblée législative, y furent les principaux orateurs.L'honorable Cléophas Bastien Avant que d’entrer dans le vif de son sujet, l’honorable M.Bastien tient â déclarer qu'il ne garde pas rancune “à ceux qui.aux dernières élections, votèrent contre le parti libéral et contre lui-même.Leur bonne foi.dit-il, a été surprise par un groupe de démagogues qui 11'ont rien épargné pour s'emparer du pouvoir.Le chef du gouvernement actuel.qui moisissait sur les banquettes de l'opposition depuis plusieurs années, a donné libre cours à ses instincts naturels de rancune et de démagogie, et ses partisans ont suivi son exemple.Maintenant, l’accalmie s'est produite et les vaincus de 1936 ont grandi dans l'estime de l’opinion publique, tandis que les in-sulteurs et les prometteurs sont méprisés, même conspués.” Rappelant qu'il devait “aller en prison deux ou trois semaines après les dernières élections, guidé par mon vaillant chef parlementaire, l'honorable M.Bouchard”, dit l’ancien ministre, "j’ai livré une guerre tenace et sans merci au premier ministre actuel.Sans jamais le caindre.je lui ai fait face durant trois ans, et jamais il n'a songé à m’accuser de quoi que ce soit.Il en est de même, du reste, de l'honorable M.Bouchard, que je suis heureux de voir à mes côtés, et pour tous les autres anciens ministres et députés libéraux." Même traitement pour tous les comtés de la province Pour se rendre compte que l'honorable M.Duplessis n’est qu’un pantin politique, vous n’avez, soumet l’orateur, qu'à jeter les yeux chaque côté de vous, lorsque vous voyagez.Vous voyez d'abord des chemins qui sont dans un état lamentable.Vous voyez aussi des ponts effondrés, maintes écoles qui auraient besoin d'être améliorés, etc.Or.le traitement que Ton inflige au comté de Berthier est le même pour tous les autres comtés.Il est vrai que c’est, plus payant pour la caisse électorale de donner de gros contrats de voirie sans soumission que d’entretenir les routes, malgré que ce soit au détriment des touristes qui nous visitent de moins en moins depuis trois ans.Lorsque mon parti était au pouvoir, on a pu constater que j’ai fait un effort sérieux pour doter le comté de Berthier d’une voirie convenable.Lorsque l'honorable M.Godbout dirigera les destinés du Québec, il n'y aura pas que MM.Duplessis, Tremblay et son barbier Bellemare qui obtiendront des faveurs : tout sera réparti avec justice comme avant 1936.Chose consolante, les tournées triomphales que fait actuellement notre chef à travers la province sont un indice certain, non équivoque que.dès la prochaine consultation populaire, le peuple se débarrassera du dictateur échevelé qui nous dirige en ce moment.” Emprunt de 60 millions prédit au cour sde la dernière session Le député de Berthier parle lon- LA MENACE D’UNE GUERRE UNIVERSELLE fera remise au musée de Ticondé-ronga d’une précieuse pièce d’archives inédite consistant en une lettre authentique que le grand vaincu des I Plaines d’Abraham écrivait à sa I mère trois jours après la célèbre bataille de Carillon.Le marquis de Montcalm fera une allocution à Pile aux Noix et à Ticondéronga ainsi 1 qu’à l’Hôtel-Dieu de Québec.Le duc de Lévis-Mirepoix fera don, ! au cours de son voyage, de bourses 'dites Maria Chapdelaine, aux Universités de Québec et de Montréal.Les souscriptions pour la formation de ces bourses proviennent de tous les milieux français."Elles démontrent”, nous dit le duc, “combien les jeunes Canadiens nous sont chers en France.” Et le duc nous annonce que la veille de son départ, l'école des sciences politiques de Paris lui a remis une bourse destinée à un jeune étudiant Canadien-français pour un séjour à cette célèbre école M.le due de Lévis Mirepoix fera un discours à Péri-bonka.guement de la “conduite dictatoriale" de l’honorable M.Duplessis en Chambre, non seulement envers l’opposition mais même ses ministres qu'il n'hésite pas “à humilier au besoin", allant jusqu'à faire adopter des lois sans en lire le texte ni permettre aucune critique légitime.“Nous avons maintes fois accusé le chef du gouvernement, continue l'honorable M.Bastien, qu'il trompait l'électorat et qu'il était en train de ruiner la province.Il nous répondait tantôt par des insultes, tantôt par des discours où la vérité était délibérément faussée.Lorsqu’au cours de la dernière session, par exemple, je lui ai demandé s'il était vrai qu'il songeait à emprunter 60 milions afin de pouvoir terminer Tannée fiscale finissant le 30 juin, M.Duplessis me répondit en disant que j’étais un traître à ma province, que les finances du Québec étaient dans un état prospère”, ajoutant qu’un “grand surplus marquerait la fin de Tannée courante.Tout cela 11'était donc que mensonge, puisque dès la fin de mars, il demandait aux banques du pays de lui prêter 60 millions, lesquelles ne consentirent à ne lui prêter que la moitié de ce montant”.Telle est la raison pour laquelle, explique l'honorable Bas-tien.a-t-on dù s'adresser aux Etats-Unis, et négocier un nouvel emprunt de 30 millions dans les conditions que Ton sait.“Notre dictateur national, serré de près par les lois américaines”, dit M.Bastien, "a dù dire la vérité sur l'état réel de nos finances.Il était trop gêné pour la révéler à ses ad- j ministres, mais la crainte des lois , américaines le força à faire une confession générale.Dans Québec.M.Duplessis ment ; à Washington, il trémole et se confesse.“J'ai en mains copie du prospectus nécessité par son dernier emprunt.Il y avoue — c’est à n’en pas croire nos yeux — qu’en 1936 la pro- ! vince avait accusé un déficit de 27 millions, en 1937 un déficit dépassant 23 millions et en 1938 un déficit de 35 millions.Mais il y a mieux encore.Le premier ministre, qui.le 22 février, annonçait un grand surplus pour 1939.a aussi été contraint d’admettre que, pour les neuf pre-mieurs mois seulement de Tannée, il y avait eu un autre déficit de plus de 43 millinos”.Faisant par ailleurs allusion “aux taxes directes nouvelles, comme celles sur la bière et l’essence, ce n’est 1 que le commencement”, ajoutait M.j Bastien."En voulez-vous une preu-, ve ?Voici, dit-il, ce qu’on lit encore 1 dans la confession du converti à la vérité, confession faite à l’intention des autorités de Washington: “Pour les dépenses à porter au compte capital.telles celles résultant de la construction des routes, c’est l’intention du gouvernement de taxer à l’avenir afin que les revenus soient suffisants pour payer les intérêts et amortir le capital”.Abus nombreux M.Bastien a accusé les ministres de l’Union dite nationale d'être des affamés qui, ayant convoité le pouvoir depuis 40 ans, s'en donnent aujourd’hui à eoeur-joie avec l’argent du public”.Il parle de "gaspillage éhonté dans les travaux de chômage et autres”, de “plantureux contrats accordés sans soumission”, de la “création de neuf nouvelles commissions, dont les salaires des présidents varient de $8.000 à $12.000 par année, et ceux des commissaires adjoints , de $5,000 à $8.500", etc., etc.Après avoir aussi dénoncé l’honorable M.Tremblay comme étant “le maître des gaspilleurs", il dénonce non moins sévèrement l’honorable M.Dussault, ministre de l’agriculture.pour avoir acheté, pendant une seule année, pour $197.000 d’automobiles et $100.000 de clavigraphes.M.Bastien juge que “M.Duplessis est dans une situation pour le moins gênante pour morigéner les auteurs de ces gaspillages criminels.Pour aménager un champ de base-bail et un stadium à Trois-Rivières, n’a-t-il pas dépensé lui-même deux millions et demi de dollars ?Tous les corps de police relèvent de lui, à titre de procureur général.Or, lorsque nous étions au pouvoir, nous avions en tout et partout 400 hommes de police, et le procureur géné rai actuel en a 1,200”.Coopération refusée à Ottawa I.’honorable M.Bastien termine en parlant du "refus de Québec de coopérer avec Ottawa dans la lutte Le ministre allemand aux affaires étrangères, M.Joachim von Ribben-trop.a annoncé, hier, au chancelier Hitler que le traité de non-agression germano-soviétique avait été signé.C’est ce qu’affirme l’agence de presse officielle du Troisième Reich.D.N.B.dans une dépêche qu’elle date de Moscou.Par ce traité germano-russe, l’Allemagne tient la Pologne dans ses serres et a le sort de l’Europe dans les mains.Le chancelier Hitler est déterminé à ce que la Pologne accepte les demandes qu’il lui a présentées et qui sont, selon les personnes les mieux informées, les suivantes : T Le retour, sans condition, de la ville libre de Dantzig au Reich ; 2 La cession à l’Allemagne de tous les territoires polonais qui étaient allemands avant la Grande-Guerre ; 3‘ L’acceptation par la Pologne d’un protectorat allemand, identique à celui qui a été établi sur la Bohème et la Moravie, qui affectera tout ce qui restera de terre polonaise, après que le Reich en aura pris ce qui lui conviendra.On rapporte que sir Neviîle Henderson, ambassadeur de Londres à Berlin, lequel s’est rendu à Berehtes-gaden, a rappelé au Führer que la Grande-Bretagne entendait respecter l'engagement qu’elle a pris de défendre la Pologne contre toute agression directe ou indirecte.Il lui aurait dit aussi que le premier ministre Chamberlain continuait ses efforts de paix.A cela Hitler a répondu.selon les diplomates allemands.que la Pologne devait, ou accepter ses demandes et permettre à l’Allemagne d’occuper pacifiquement les territoires qu’elle convoite; ou se battre.Dans ce dernier cas.le Troisième Reich verra à ce que la Pologne soit démembrée, une fois de plus, comme elle Ta été si souvent dans le passé.Sir Neville aurait voulu insister."Il est trop tard”, lui aurait signifié Hitler.Ce derneir.selon un rapport de D.N.B , l’agence de presse officielle du Reich, "aurait fait comprendre très clairement à l’ambassadeur britannique que les engagements qu’a pris le gouvernement de la Grande-Bretagne ne peuvent pas induire l’Allemagne à renoncer à défendre ses intérêts vitaux”.La Grande-Bretagne et la France sont sur le pied de guerre.L’Amirauté a envoyé du renfort à son escadre de la Méditerranée Le gouvernement français a ordonné la mobilisation partielle, à une séance d’urgence du conseil de la défense nationale.Cet ordre signifie que le nombre des Français appelés sous les armes est actuellement de 1.500.000 à 2.000,000.Le gouvernement anglais a mobilisé tous les officiers de l’armée de la défense passive de même qu’un nombre indéterminé de réservistes des armées de terre, de mer et de l’air.Il a aussi placé un embargo sur toutes les matières premières qui peuvent servir à la guerre : le cuivre, le nickel, la.feri-aüle, la gazoline, le caoutchouc.Les Chambres anglaises ont été convoquées d’urgence, pour hier.AU CANADA Possédant en vertu des statuts existants des pouvoirs extraordinaires pour agir en cas de guerre “réelle ou de danger imminent de guerre”, le premier ministre, l’honorable M.Mackenzie King et ses collègues du cabinet ne convoqueront pas le Parlement à moins qu’il ne devienne évident que tous les efforts pour sauver la paix en Europe n’ont aucune chance de succès.Le- premier ministre a fait cette déclaration, hier, après avoir conversé par téléphone avec les chefs des partis de l’opposition à la Chambre des communes.Il ajouta cependant qu’il était encore d’avis qu’il n’existait pas en Europe de question impossible à résoudre pacifiquement.En vertu de la loi des mesures de guerre de 1924, le gouverneur en conseil peut exercer des pouvoirs extraordinaires dans les circonstances pressantes à la suite d’une déclaration de guerre et.en vertu des lois de la milice et de la marine, le gouvernement peut mettre les unités disponibles en service actif pour la défense du Canada.Le premier ministre a laissé entendre que son gouvernement ne se servirait de ces pouvoirs que si un cas d'urgence se présentait alors que le Parlement ne siège pas, mais il déclara que le Parlement serait convoqué immédiatement s’il devenait évident que tous les efforts étaient inutiles.Il faudrait environ une semaine pour permettre au Parlement de se réunir.Pas de conscription Le premier ministre, M.King, a laissé entendre qu’aucune troupe ne serait envoyée en dehors du Canada sans l’assentiment du Parlment ; il déclara également, à la dernière session, qu’il n’y aurait pas de conscription au Canada sous le régime libéral.La conscription en 1917 pour la Grande-Guerre fut faite en vertu de la loi du service militaire, votée cette année-là.D’après le ministre de la justice, l'honorable M.Lapointe, la loi était périmée immédiatement après la guerre.“La Loi du service militaire contenait une clause à l'effet qu'elle ne serait en vigueur que pour la durée de la guerre qui s’est terminée en 1918", a dit M.Lapointe, parlant à la Chambre des communes, le 16 mars 1938.“D'après les dispositions même de la loi.elle devenait périmée à la fin de la guerre.” M.Lapointe fit ces déclarations pour répondre à un député qui proposait un projet de loi pour abroger la Loi du service militaire.“Vous ne pouvez tuer un cheval mort”, a-t-il dit.entreprise contre le chômage".Il insiste particulièrement sur "le plan Rogers destiné à aider aux municipalités qui ont des sans-travail à supporter, plan dont l’adoption a été vainement proposée, au cours de la dernière session, par l'honorable M.Leduc, ancien ministre de la voirie, et secondée par lui-même à titre de député de Berthier”.Posant en principe que "la prochaine élection provinciale sera une heure décisive pour notre peuple et sa province", l’honorable M.Bastien fait l'éloge de l'honorable M.Godbout et de son “programme qui.dit il, a été mûri par un homme d'expérience dans la gouverne des affaires publiques".L'honorable Damien Bouchard Venu pour rendre hommage à Tho norable M.Bastien, son "principal lieutenant en Chambre dans la ba taille livrée depuis la défaite, de 1936", l’honorable M.Bouchard dénonça.lui aussi, non moins sévère-rement.la politique financière du gouvernement actuel, disant qu’“il a multiplié les emprunts au point que la province est aux portes de la banqueroute.(.' Nous savons où sont allés les millions gaspillés depuis trois ans, a-t-il ajouté, et une enquête complète des comptes publics révélera bientôt, c’est-à-dire au retour des libéraux au pouvoir, oii se trouvent les voleurs et les pilleurs du trésor”.La protection du Canada L'honorable Ian Mackenzie, ministre de la défense, déclare que son ministère était prêt à prendre les mesures nécessaires à la sécurité du Canada.Ceci comprendrait la mobilisation de la milice, soit environ 50.000 hommes disponibles, pour prendre en mains les travaux de défense et prendre les mesures jugées nécessaires pour protéger le Canada contre l’invasion, les désordres et le sabotage.Emouvant appel du pape Pie XII Hier, le pape Pie XII s’est adressé au monde par la radio.Sa Sainteté a fait un vibrant appel aux grandes puissances leur demandant de régler leurs différends par la raison plutôt que par la guerre.Pie XII a surtout insisté sur les idéals de paix et de justice qui doivent être les mobiles les plus puissants de la conduite des hommes.L’intervention de M.Roosevelt M.Roosevelt, président des Etats-Unis, a lancé, hier, des appels de paix au chancelier Hitler et au président Moscicki.de la Pologne.Il leur a demandé de régler leurs difficultés par la négociation, l'arbitrage et la conciliation. Page deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 25 août '93$ r Nouvelle duperie de M.Duplessis Nouveau catéchisme électoral Les travaux de chômage Heureux de ce que le gouverne- "40-40-20” du coût des secours di-ment de Québec a ENFIN accepte ' rects et une division à parts égales.les accords proposés par Ottawa au sujet des secours directs et des travaux de chômage, ainsi que l'a annoncé lundi dernier, l'honorable Maurice Duplessis, l’honorable Norman Rogers, ministre fédéral du travail, s'est toutefois déclare "quelque peu supris", mercredi, d'apprendre que le gouvernement américain avait été mis au courant de cette acceptation de Québec il y a déjà sept semaines.Le ministre du travail dit qu'il n'avait pas été peu surpris de lire, dans un prospectus déposé à Washington par le gouvernement de Québec.en prévision de -son récent emprunt de $30 millions, que cet accord avait en réalité été signé par Québec le 6 juillet.“Il appert donc que lorsque M.Duplessis et la délégation des maires de la province se sont présentés aux ministres fédéraux le 8 août, pour déclarer formellement que l'accord soumis par le Dominion n'était pas satisfaisant, ce même accord, pour ce qui est de la province de Québec, avait été approuvé et signé", observa M.Rogers.Depuis février M.Rogers rappela que cet accord, analogue à ceux qui sont actuellement en vigueur dans d’autres provinces, faisait le sujet de négociations entre Ottawa et Québec depuis le mois de février et le sujet de discussions dans la presse et dans les meetings politiques depuis plusieurs semaines.Etrange prétention "De plus”, dit-il, "le gouvernement du Québec annonçait, il y a quelque temps, qu'il devait suspendre tous ses travaux de chômage parce qu'il ne pouvait parvenir à s'entendre avec les autorités fédérales.A ce sujet, il y a deux semaines.M.Duplessis, qui dirigeait une délégation des inaires du Québec auprès des ministres fédéraux, se déclara complètement désappointé de l'accord proposé.” M.Rogers se déclara content d’apprendre que."cette controverse s'étant heureusement terminée”, la province de Québec pourrait profiter des sommes votées par le Parlement pour les travaux de chômage autant que de celles prévues pour la con-tribu.ton fédérale aux secours di- entre la province et le Dominion, du coût de la main d'oeuvre des travaux municipaux d'amélioration.Washington informé avant Ottawa Le prospectus déposé à Washington.par le gouvernement provincial, était daté du premier août 1939 et publié sur l'autorisation de l'honorable Marlln-B.Fisher, le trésorier de la province de Québec, dit M.Rogers."Ce qui me surprend le plus, c'est que la province de Québec jugea bon de mettre les autorités américaines au courant de son approbation et de sa signature, le 6 juillet, d’un contrats entre le fédéral et le provincial et que nous n’avons pas, jusqu'à maintenant, reçu de copie signée de ce contrat à Ottawa.” • Parmi d’autres declarations surprenantes contenues au prospectus on trouve celle-ci en page 17 : Tel que mentionné plus haut, les dépenses de secours prévues pour la province de Quebec, pour l'année fiscale se terminant le 30 juin 1939, se placent à $28,000.000 environ.D'après le catéchisme des électeurs tel que publié par l'Union dite nationale, en 1936.REFORMES ELECTORALES — M.Duplessis n'avait-il pas promis.au cours de ses campagnes de 1935 et de 1930.la réforme de nos lois électorales ?— En effet, M.Duplessis avait promis de rendre plus sévères les peines infligées à ceux qui faussent ie jugement du peuple et d'adopter toutes sortes de mesures susceptibles de rendre impossible le vol des élections.— Que s'est-il passé sous le régime des Purs ?— Deux organisateurs de M.Duplessis ont été arrêtés, et condamnés pour avoir travaillé plus que de raison pour un candidat de la ' Sainte Union Nationale, M.Fitch, dans le comté de Saint-Louis.— Qu’entendez-vous par "travailler plus que de raison" ?— J'entends que ces deux individus avaient scandaleusement favorisé le travail des télégraphes à la solde du candidat de l’Union Nationale en s'opposant à ce qu’ils soient, arrêtés sur le fait, dans les pools, le I sommes fabuleuses a un moment où des milliers d'ouvriers sont en chômage.— D’où proviendrait tant d'argent ?— De la caisse électorale de la Mort d’un artiste canadien-français M.Achille Fortier L'art musical canadien vient de [Gounod, Franck, Masse, Dubois et perdre l'un de ses plus éminents re- , autres, 11 était admis, premier Ca-présentant en la personne de M.Inadien a obtenir cette distinction.Achille Fortier, pianiste et compo- [ au cours de composition que donnait Guiraud, siteur, qui a succombé, samedi, à une longue maladie, a l'hôpital Notre-Dame, de Montréal.Sainte Union des Purs copieusement I plusieurs de nos musiciens doi-garnie par les entrepreneurs qui ob- [ vent a M.Fortier leur formation ; il tiennent des contrats sans soumission.— V a-t-il encore des contracteiirs qui obtiennent des contrats sans soumission et qui souscrivent à la ! caisse électorale de M.Duplessis 7 Oui.il y en a encore.— Pouvez-vous nommer une com-pugnie qui a obtenu des contrats sans soumission?avait fait partie du jury du Prix 1 d Europe et de celui des Festivals qu'organisait le Pacifique canadien a Québec ; enfin il laisse un recueil de chansons canadiennes harmonisées avec l'élégance qui caractérisait son style musical.Il avait composé également une Messe qui fut executée pour la première fois a 1 eglise Notre-Dame le — La Dufresne Construction et la 22 novembre 1897.ainsi que plusieurs Dufresne Engineering qui sont les ' mélodies et motets.Mais presque deux favorites de M Duplessis.: toutes ses compositions, ainsi que — Est-il à votre connaissance que .s souvenirs de musiciens, furent .M.Duplessis devait réglementer lis octruits dans un incendie qui rava-souscriptions individuelles ?iC.i sa maison de campagne, a Saint- Je trouve dans on Petit Daté- placide, en avril 1937.Chisme, a la page 93.alinéa 7.le Notes biographiques L'augmentation substantielle de ces jour la votation.dépenses, en comparaison de celles encourues durant les années précédentes, est due à une politique temporaire de substitution de travaux publics aux secours directs, principalement aux alentours de Montréal et d'autres centres urbains."De ceci, il ressort qu'au moment où M.Duplessis déclara que c’était son dessein bien arrêté de substituer les travaux publics aux secours di- — De quelle façon l'électorat de la province a-t-il été volé au cours de cette élection de Saint-Louis ?— De la plus scandaleuse façon puisqu'on a trouvé que dans plusieurs pools il y avait eu plus de votes enregistrés que d'électeurs inscrits sur les listes.— Qu'a fait M.Duplessis lorsqu'il a pris connaissance de ces faits ?— Il a ouvert tout grands ses bras, au nom de la Sainte Union Natio- élti paragraphe suivant au nombre de ses promesses : "Limitation des souscriptions électorales individuel-j les”.— Ne devait-il pas également réglementer les souscriptions aux fonds électoraux faites par les compagnies à responsabilité limitée ?— C'est aussi ce qu'il avait promis à l'alinéa 6, page 93 du même manuel.Il n'a tenu ni l’une ni l'au- rects, que telle avait été sa politique en 1936 et que cette politique restait ! nale, au candidat Fitch.Juif toujours la même, — à ce moment grâce aux voleurs d'élections, précis, le gouvernement provincial —Ce geste de M.Dupiessis a-t-il de Québec en était venu à la con- été approuvé par les honnêtes gens elusion que les travaux publics ne de la province ?constituaient pas un remède per- j — Ils ont été unanimes à déclarer manent au chômage et que leur usa- J qu'un premier ministre qui accueille ge n’était que le fait d’une "politique ainsi un député élu frauduleuse-temporaire”, comme on le dit dans ment est indigne d'occuper un poste le prospectus.Les travaux auraient pu continuer aussi important.— Les députés de l’Union Natio- M.Rogers ajouta que si le gouver- "aie ont-ils approuvé le premier ml-nement provincial avait mis Ottawa ; "istre à cette occasion ?au courant des faits en même temps ' — Ceux qui conservent encore qu’il déposait son prospectus aux quelque fierté n'ont pas caché leur Etats-Unis, les travaux publics se- J dégoût profond tout en se gardant raient actuellement en marche, la de l'exprimer publiquement par question des secours de chômage ’ crainte de représailles.simplifiée et beaucoup de discus- rects.L’accord prévoit- une division sions inutiles et nuisibles évitées".LETTRE D’OTTAWA UNE SEMAINE CALME EST PREVUE A OTTAWA On s'attend a une semaine politique très calme a Ottawa à moins de développements imprévus.Le très honorable Mackenzie King restera à Kingsmere où il travaille tranquillement.tout en restant en contact continu avec son bureau à Ottawa et le ministère qu'il dirige, celui des affaires extérieures.Les rumeurs d'élection en octobre persistent mais, chose certaine, il n'y aura pas de dissolution du Parlement tant qu'il y aura danger de guerre en Europe.Dans le moment, la situation ne semble pas bien encourageante.Le premier ministre, tel qu'il l’a déclaré pius d’une fois, ne se croirait justifiable de dissoudre les Chambres dans les conditions actuelles, surtout lorsque le mandat du Parlement actuel n’expire qu'au printemps de 1941.L’existence d'un Parlement au Canada est de cinq ans.Les dernières élections générales ont eu lieu en octobre 1935.Aux cinq ans il faut ajouter les six mois autorisés par la loi pour élire un nouveau Parlement.Advenant une guerre dans laquelle prendrait part l'Angleterre, le Parlement fédéral serait immédiatement convoqué en session spéciale, car même sans envoyer de troupes expéditionnaires le Canada aura des questions importantes à décider.Le premier ministre a catégoriquement déclaré que dans une telle situation, aucune décision de grande importance ne sera prise par arrêté ministériel.Il faut deux mois pour un appel au peuple, et lorsque le Parlement est dissous l'administration doit se faire par arrêtés minis-fériels Le premier ministre est tenu constamment au courant de la situation européenne.TRAVAUX AUXQUELS SONT EMPLOYES DES MILLIERS DE JEUNES L'honorable Norman McL.Rogers, ministre du travail, est revenu d'une visite au camp forestier de Petawa-wa où se trouvent des jeunes gens de 18 à 25 ans travaillant à un projet fédéral-provincial.Le ministre a fait observer aux jeunes gens que le programme national forestier a pour but de travailler à la conservation de la forêt et de maintenir la citoyenneté canadienne.Les jeunes gens forment une armée de conservation, armée — Au lendemain de cette élection de Saint-Louis, qu'a fait M.Dupies-I sis pour marquer son approbation des méthodes qui lui avaient valu une victoire ?— Il a confié au député Fitch élu frauduleusement la mission de seconder l'adresse en réponse au discours du trône à l’ouverture de cette session.— Avez-vous retenu le nom d'un des complices des télégraphes unionistes ?— Le principal, qui a été condamné à six mois d'emprisonnement par le juge Maurice Tétreau.est un nommé Samuel Labanson.sous-officier pour ces élections-là.— Cet individu a-t-il été incarcéré ?— Non, car son avocat, qui est en même temps un avocat de la couronne, en a appelé du jugement comme c'était son droit de façon à éviter à son client l'infamie de la prison si possible.— Est-ce que l’Union Nationale est chargée de payer les frais de justice pour la défense de Labenson ?— Je l'ignore.M.Fortier était né à Saint-Clet, dans le comte de Soulanges, le 23 octobre 1864.fils du Dr L.-A.Fortier et d'Emérnnte Bonin.Elevé à Sain: -Scholastique, il fit ses études aux collèges de Sainte-Thérèse et de 1 Assomption, et aborda la musique av ce comme maitres Bulilaume Couture pour 1 harmonie et Dominique Dueharme pour le piano.En septembre 1885.il partait pour tre de ces promesses puisque sa Pans, où il lit un séjour de cinq années.étudiant le chant avec Romain caisse électorale continue à s'alimenter à des sources inavouées.— Que prévoyez-vous aux prochaines élections générales tiendra M.Duplessis dans la vince ?— Je prévois que nous verrons une orgie de dépenses électorales et que tous les moyens possibles seront pris afin de faire triompher, bon gré mal gre, ie parti des Purs de la Sainte Union Nationale.— Pourquoi employez-vous aussi fréquemment ce terme dérisoire de “Sainte Union Nationale" ?— Parce que les dirigeants de ce parti qui se sont représentés au peuple comme des réformateurs au-dessus de tout soupçon se comportent en nombre d'occasions comme de bien tristes individus tout à fait indignes d'occuper une charge publique, si modeste soit-elle.Parce que.également, ces tristes individus se sont drapés à tout propos et hors de propos dans le manteau de la religion pour couvrir leurs turpitudes.Parce que ces tristes individus ont proclamé partout qu'ils avalent l'appui du clergé et qu'ils essaient encore de le faire croire en s’associant.le plus souvent possible, aux manifestations extérieures du culte.Parce qu'ils entraînent les religieux et le clergé en général dans des débats parlementaires où la simple décence devrait leur interdire de trainer la religion et ses représentants.Parce cju’ils se conduisent comme les Pharisiens flétris par le Christ chaque fois qu’ils s’avancent orgueilleusement à l’avant du tem- Bussine et l'harmonie avec Théodore Dubois.En 1888, après examen devant un jury composé de que [ passé pro- Ernest Guiraud, au Conservatoire.11 y eut comme condisciples Bache-ie.Dukas, Ropartz, Gedalge et autres.En 1890.il rentrait à Montréal pour se livrer à l'enseignement, dans plusieurs communautés ainsi qu'en Cours privés.En 1896-97, 11 était maitre-de-chapelle à Notre-Dame.Sa santé fort affectée par ce labeur ardu.Il renonça quelques années plus tard a l’enseignement et devint traducteur aux Débats, à Ottawa, poste qu'il occupa jusqu'en 1924.Il prit alors sa retraite, mais continua à s'occuper de son art préféré : la musique.M.Achille Fortier compte de nombreux amis dans la région du nord de Montréal où sa famille est bien connue.Il était le frère de Mme Calixte Ethier, de Sainte-Scholastique, et de feu M.Victor Fortier qui vécut plusieurs années à Saint-Jérome.Lui-même passa un hiver dans notre ville, il y a six ans.M.Achille Fortier laisse sa femme.née Jeanne Lavoie ; un fils, Claude .une fille, Suzanne ; une soeur.Mine Edwidge Ethier.et deux frères, Léo, de Montréal, et Arthur, d'Ottawa.Les funérailles ont eu lieu mercredi.à l’église Saint-Clément de Viauville et l'Inhumation à Sainte-Scholastique.Nous prions la famille d'agréer nos vives sympathies.A Sainte-Thérèse LE GOUVERNEMENT FEDERAI ACCORDE $9,880 POUR LES TR» VAUX A LA RIVIERK-AUX CHIENS On nous apprend que M.Romé Marier, maire de la ville de Sainte Thérèse, a reçu du ministère travaux publics, d'Ottawa Informations internationales Les protestants d'Allemagne luttent et se défendent pie dans l'espoir qu'en proclamant - AI.Duplessis n'avait-ii pas pro-qui n'a aucune relation avec celle mis d’imposer la carte d'identité qui songe à la guerre.Le gouverne- dans toutes les villes de moins de ment cherche à aider aux jeunes à dix mille âmes ?se procurer du travail.Plusieurs — C'est en effet ce qu'il avait promis mais il ne l'imposera pas parce nant employés à des travaux fores- CJUe ^excellent travail des Laben- milliers de chômeurs sont mainte- tiers pour lesquels le gouvernement fédéral paie la moitié des dépenses de chaque gouvernement provincial intéressé.Les gages sont de un dollar par jour avec pension.Comme il faisait excessivement chaud en fin de semaine lorsque le ministre a visité le camp il s'est baigné dans la rivière avec ceux qu'il allait voir.Le camp de Petawawa est pour les chômeurs des districts d'Ottawa, de Pembroke, Renfrew et Arnprior.Mort de Madame Jacq*aes Villeneuve Mme Jacques Villeneuve, née Maria Poitevin, est décédée, lundi dernier, ù Mascouche, à l'age de 74 ans Elle était la fille de feu le Dr J.-C.Poitevin.Excellente musicienne, elle enseigna le piano a Montréal durant vingt-cinq ans.M.et Mme Jacques Villeneuve sont bien connus dans le comté de Terrebonne puisqu’ils ont habité Saint-Jérôme pendant plusieurs années.Mme Villeneuve, femme aimable, affable, au coeur charitable, n’a laissé Ici que de bons souvenirs Sa mort est reg'rettée par tous ceux qui ont eu l’avantage de connaître Mme Villeneuve et d’apprécier ses nombreuses qualités.Elle laisse dans le deuil, outre son mari.M.Jacques Villeneuve : un fiés.M.Jean Villeneuve ; un frere, M Edouard Poitevin ; ses beaux-fils : MM.Jacques, Edgar et Charles-Eugène Villeneuve ; ses belles-filles : Lia.Marguerite et Jeanne ; ses belles-soeurs.Mme A.Morin, de Saint-Jean, Mme Frédéric Villeneuve et Mme A.-B.Poitevin : quatre nièces : Angèle.Hélène, Exie et Marguerite.Les obsèques ont eu lieu, hier, à Mascouche.La dépouille mortelle a été inhumée au cimetière de la Côte des Neiges, à Montréal.Nous offrons nos vives condoléances à notre ami M.Jacques Villeneuve et à sa famille.son et autres oiseaux de même plumage si utile à la Sainte Union Nationale deviendrait impossible — Est-ce le seul cas où le parti que dirige M.Duplessis a manifesté son grand désir d'influencer indûment l’électorat ?- Non.car toutes les élections complémentaires, comme celles qui ont été tenues dans Chicoutimi, la Beauce, Stanstead et Saint-Louis, l’argent a coulé à flots et bien d'autres choses aussi.— Est-ce là ce qu'avait préconisé la Sainte Union Nationale en 1935 et en 1936 ?— C'est exactement le contraire de ce qu’elle avait prêché puisqu’elle avait promis de garantir de toutes les façons possibles la libre expression de la volonté populaire.— N’avait-il pas été également question, dans le Petit Catéchisme de l'Union Nationale d'une diminution des dépenses d’élections ?Oui, M.Dupiessis avait promis de diminuer ces dépenses.Non seulement il ne l'a pas fait, mais les élections ont coûté trois fois plus cher que jamais auparavant.— Comment le savez-vous ?D'après des chiffres confidentiels, l’élection de Chicoutimi où M.Talbot a été élu aurait coûté $52.000, l'élection de Stanstead $28,000.et l'élection de Saint-Louis approximativement 125,000.Ce sont là des ostensiblement leur foi ils cacheront au peuple leurs iniquités.— Comment croyez-vous que le clergé de cette province voit-il cela?— Du plus mauvais oeil depuis qu'il réalise qu’il importe de ne pas mêler a ,.i religion les basse i .ne certaine politique surtout lorsqu'il sait que le peuple de la province, à quelque parti qu'il appartienne.est également attaché à la foi de ses pères et qu'il n'endurerait pas qu'on y portât atteinte.— N'est-ce pas mêler à la politique la religion que de s’exprimer comme vous venez de le faire ?Je n'ai fait que rétablir les faits, sans plus.ta suivre) De L’Attaque.Programme d'étude du 2e congrès national de l’Union des jeunesses catholiques canadiennes IDEE GENERALE “L'avenir économique des Jeunes" 1ère partie "Quelles .sont à l’heure actuelle les chances d'emploi pour les Jeu- nos ?" Vme partie "Les jeunes peuvent-ils espérer trouver de l’emploi ?Dan quel domaines principalement ?Quelle Il y a quelques semaines, onze évêques de l’Eglise allemande protestante officielle ont adhéré au programme des soi-disant “chrétiens-allemands" passés au national-socialisme et au racisme.Un peu plus tard, les quatre évêques des Eglises luthériennes allemandes qui.au début du XIXe siècle, se sont refusées à l’union entre luthériens et réformés, ont suivi leur exemple.Ces douloureux évènements n’ont pas été sans susciter une réaction des plus vives et une condamnation des plus explicites de la part de l'Eglise confessionnelle qui porte le in d Eglise évangélique de l'Union de la Vieille Prusse, dont les représentants ont tenu récemment, leur Ville synode en un lieu demeuré secret.Ce synode, dans un communiqué qui.lui.a été rendu public, a flétri lia conduite de M.werner.le pasteur qui, le 4 avril dernier, s'est rallié avec éclat aux “chrétiens allemands" et a été aussitôt institué chef de l'Eglise évangélique allemande par les autorités nationales-sociallstes.On lira ci-dessous, les passages les plus importants de cette déclaration qui fait grand honneur au courage de ceux qui en ont assumé la responsabilité.La condamnation de M.Werner Elle s'ouvre par un rappel des faits qui ont amené l'intervention de 1 Eglise évangélique : • le I avril 1939, M.Werner.president du Conseil supérieur de l'Eglise .: .nnoneé qu'il venait de s'unir aux Chrétiens allemands adhérents de l’Eglise nationale et de mettre toute i action de, autorités ccclé-siastiqm tu service des principes pm finis - .par les partisans de l’E-Jisc nationale.\près quoi, M.Werner a participé i la fondation d'un in-litut qui.niaiil l'unité de la révélation île Dieu dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament se propose de faire voir, dans la lîible un ouvrage arbitrairement compilé.Pour réaliser ses visées touchant la ri alien d'une Eglise nationale, il a promulgué a nouveau toute une série de décrets, dirigés contre les prédicateurs et les paroisses qui entendent rester fidèles a notre Confession.1,3 tentative de se justifier I qu'il a entreprise le 8 mai 1939 n’a rien changé .l'existence île ces faits.Voilà pourquoi nous déclarons ce ; qui suit : "1 \u jugement unanime de la ! chrétienté, la doctrine et l'adminis-' trillion des Sacrements, telles qu'el-!c se présentent chez les chrétiens uienl itlon nouvelle doit-on d inner Iallemands adhérents à l’Eglise na-aux jeunes et quelles création tional sont incompatibles avec i’E-.imposent pour qu’ils puis eut.trou- < riturc et eu opposition absolue avec ver un emploi permanent?" 3emc partie A qui revient le soin d'aider le jeunes à trouver un emploi permanent et quelle méthode doit-on employer ?" tome partie "Quel doit être nion concernant nés ?" le travail de l'U-l’emplui des Jeu- Ce congres aura lieu à Toronto en octobre prochain.Elle.Souvent, et de façon pressante, nri a mis en garde M.Werner contre •a tendance à s’engager dans une voie qui, ayant commencé par l'abandon de la foi chrétienne, ne peut qt*’ahniitir à la dissolution de l'Eglise chrétienne dans notre peuple.Il a dédaigné ces avertissements.Dés lors, M.Werner et tous ceux qui l'ont suivi se sont écartés des bases de la communauté de l'Eglise chrétienne.“2 Or, celui qui abandonne les des la cou.Urination qu une somme de S9.8oooo était octroyée pour les travaux i réparations à la Rivière-aux-Chieg en vue de prévenir les inondatiorj! printanières.Cette somme de $9,880.00 est des tinée pour des travaux qui devroci être effectués au cours de l'automne Les travaux commenceraient dic, quelques jours, c'est-à-dire dès le représentant du ministère travaux publics à Montréal sera h.nu à Sainte-Thérèse les mettre *¦ marche.M.Marier croit qu'ils co-' menceront au cours de la semsj prochaine.On se souvient que le 22 juin fe nier, une délégation de Sainte-Th*.rèse, conduite par M.L.-E.Pares ' député de Terrebonne, se présenti [chez l'honorable Arthur Cardin, s Ottawa, dans le but d’obtenir le subside qui est octroyé aujourd'hui.La nouvelle de cet octroi a éti accueillie avec Joie par tout le coq* municipal, et 11 en est certes ains de toute la population.Ce montant de $9,880.00 est pour l'automne de 1939 ; le conseil verra, l’an prochain, à aborder le fédéral plus tôt afin d'obtenir un octroi plus substantiel bases de l'Eglise chrétienne n’a plus le droit d’exercer une autorité quelconque dans son sein.I-es discours et les actes de M.Werner et des autorités qui lui sont subordonnées, n'ent plus, désormais, ni force religieuse, ni valeur juridique, dans l'Eglise évangélique.N'est autorisé à agir au nom de cette Eglise que la paroisse qui persiste à s'appuyer sur Notre-Seigncur Jésus-Christ, sa seule et unique base.Un langage plein de lierte Le document si vigoureux que nous venons de citer se poursuit en formules pleines de décision et de fierté."A la force sans droit, dit-il, nous opposons l'Evangile du vrai ministère." Puis, on y lit cette dénonciation des spoliations qui ont commencé et dont on trouve aussi tant d'exemples en Autriche, au détriment des catholiques.“Nous affirmons aux paroisses li-deles a la parole de Dieu que c'est à elles seules qu'il appartient de disposer des églises et des presbytères, construits pour que la pure parole de Dieu les rassemble.I-cs autorités ecclésiastiques (dissidentes) s'approprient les biens, les impôts cultuels, les quêtes des paroisses afin de s’en servir, de toute évidence, pour organiser une Eglise nationale.Nous affirmons que e'est commettre un vol que d'enlever aux paroisses chrétiennes ce qui est destiné au service de l'Evangile." S'adressant aux fidèles, le Synode leur rappelle leur rôle et leur devoir : "Souvenez-vous, leur dit-il, que c’est vous, l'Eglise évangélique, et non pas les autorités qui se sont écartées de la base et de la communauté de l'Eglise chrétienne.Soyez fidèles aux pasteurs qui vous prêchent l'Evangile avec pureté et sincérité.Aidez-lcs par vos prières cl vos sacrifices.Et soyez sans crainte, si cela entraîne pour vous des persécutions, car e'est une grâce de Dieu j que de souffrir le mal et l'injustice I pour les droits de la conscience.'' Les droits de l'Eglise et des Pasteurs j Certains pasteurs fidèles ayant été I déplacés et affectés à titre de représailles et de punition à d'autres paroisses, le Synode, dans une résolution spéciale, a tenu à protester contre de telles mesures et à déclarer nul le décret du 18 mars 1939 qui les a prescrites.Ce décret viole, a-t-il dit.les droits des communautés Quant aux tribunaux disciplinaires institués par M.Werner, on doit les considérer comme dénués de tout pouvoir dans l'Eglise.Par cette vote, le Synode s’est trouvé conduit a affirmer une fols de plus quelle est la véritable destination des biens ecclésiastiques et pourquoi il est interdit à quiconque de les faire servir à d'autres usages que ceux auxquels Us sont consacrés.La contribution versée pour l'Eglise, a reçu de l'Etat, le caractère d’un impôt explique le Synode mais ce fait ne change en aucune manière le but qui lui est assigné, elle constitue essentiellement "un sacrifice consenti a l'Eglise”."C’est à la communauté qu'appartient le droit exclusif de disposer et des fonds réunis par l'impôt ecclésiastique, et de tout ce qui ap- LIVRES — JOURNAUX REVUES LES ANNALES" Ia- lecteur, curieux de savoir ceça sont les Ecoles do chefs constitua dans l’Allemagne nazie, trouva dans les Annales du 10 août de » tivants documents sur cette quation.On aura également, dans a numéro, vingt articles du plus has Intérêt, embrassant la vie modem et la vie d'autrefois, éclairant à à lumière du passé les grands falu d'aujourd'hui.Le cent cinquantenaire de la Révolution est marque par deux excellentes études de Gérard Walter sur Robespierre et d'Albert Bayet sur ia Philosophie du XVIIIe Les friands de sciences naturelles se divertiront à la lectun des pages consacrées aux Mammouths de Sibérie Bien entendu, les rubriques habituelles du cinéma, des livres nouveaux et du théâtre tiennent parfaitement au courant de l'actualité.Partout en vente.Le numéro, 3 francs.Progrès de l'aviatïub civile Ottawa, Canada.L'aviation civile a continué de progresser au Canada en 1938, et le nombre des envolées faites pour des fins commerciales ou autres a été de 205,175, so:: une augmentation de 14,772 sur le total de l'an dernier On a faite: 1938.11,652,421 milles de vol, sdî 896.897 milles de plus qu'en 1937, et on a transporté 10,611 upprentis-pllotes, 19,965 passagers-étudiant» et 101.594 passagers réguliers.On» transporté par avion 21.474,691 livres de fret et 1.900,309 livres de matière postale Bien que le total du fret soit sensiblement inférieur à ceux des deux dernières année! on a transporté beaucoup plus de matière postule.Les vingt-trou clubs d'aviation légère qu'il y avait au Canada en 1938 comptaient P# membres-aviateurs Le transport des marchandises des passagers et de la matière postale dans les régions les plus éloignées du Canada a constitué la principale occupation de l'aviation commerciale canadienne durant l'année.Les marchandises ont consisté b grande partie en machines etc fournitures destinées aux mines & régions du Nord du Québec e.'* l'Ontario, des provinces de 19** et des Territoires du Nord-Wt» Plusieurs régions minières du$'-qui ont de belles perspectives n'étaient autrefois accessibles P par canot et par attelage de chien1 sont aujourd'hui desservies par4** services aériens réguliers.Les avà' leurs commerciaux s'occupent aÇ.'A de la patrouille des feux de forêt» des relevés forestiers et de la ph1*' tographle aérienne.On empW' aussi l’avion sur une grande écheli maintenant pour l'élaboration levés topographiques.Le Canada a été l’un des premier pays à faire du transport de fret pi-avion, et l'inauguration récente la Ligne Air-Canada indique lfS progrès enregistrés dans le transport des passagers.icnl Hier ¦ ii à l'Eglise.C'est à elle iller à ce que les immeubles *er ni uniquement au but pour ont été édifiés par leurs f°n ¦— et d'empêcher, autant 9° le, qu'ils deviennent dÇs lfnj{ d'une nouvelle religion- 1- ^ le de conclure par celte : “Nous n’abandonncroa notre Eglise à une foi ctr»n part ve vc ils te u rs possihl pics Synod formule pas gèr» LAncaster.2625 R.-RENE LAB ELLE, Prop.m 4-47 S TF HELENE MONTREAL Saint-Jérôme, le 25 août 1939 L’AVENIR DU NORD Page trois Notre rivière *8 l L’humble rivière de chez nous Ne mène pas grand tapage.Avec un bruit paisible et doux.Elle fuit le tour du village.Des saules et peupliers.Qui sont à peu prés du même âge.Comme des voisins familiers Bruissent le long du rivage.Et le chuchotement des eaux Accompagne la voix légère De la fauvette des roseaux Qui fait son nid sur la rivière.Ainsi coule de son air doux, Sans aventure et sans tapage, En faisant le tour du village, L'humble rivière de chez nous.Henri CHANTAVOINE.* * « '¦ ' ' ' ^ L T' -,'L £,yy LES OISEAUX a&3 Récréations Solutions aux problèmes posés dans l'Avenir du Nord du 18 août 939 : ENIGME La fumée.MOTS EN ETOILE I P R P A N A R IS AMERES N E R E E PARE IL IRREELS I S S Mil VEAUX PROBLEMES MOTS EN HEXAGONE I.Absorbé, en parlant d'un li- J quide.— 2 Qui a perdu de son » éclat — 3.Manière officielle de» axer ou de donner des notes.— ' Théologiens musulmans.— 5 \ Ministre de la religion mahomé- J ane.— 6.Sur une peau d'âne.J MOTS EN LOSANGE j 1.Au milieu d'une foule.Ugumineuse.— 3.Témoigner en J Itisüce.•— -4.Dont on reconnaît! la grande valeur.— 5 Maladie de \ peau qui se produit chez les hé-J pathiques quand ils mangent du * poisson ou des fraises.— 6 Elle» ne comprend jamais qu'un di- î manche.— 7.Organes chargés?de filtrer le sang 8 Espace de » temps — 9.Marque générale- » ment le féminin.J » GMT Magnifique service tic vaisselle de 05 morceaux en se mi porcelaine anglaise, valeur de $.*10.00 donné gratis aux acheteurs de THE OU CAFE MIKADO EMPAQUETÉ F.N PAQUETS DE 1 LB.Aux acheteurs de paquets en Lj livre, un magnifique cadeau en crystal est donné urec chaque }., 11».I.c Thé noir est garant Ceylon et Indien.Café garanti pu*\ kEN VENTE PARTOUT ^MANOE7.-LE A VOTRE FOURNlSSEU CIGALE SWEET CAPORAL»' MIGRATEURS Le Service des Parcs nationaux du Canada, ministère des mines et des ressources, Ottawa, vient d’émettre les règlements concernant les oiseaux migrateurs pour l’année courante.Un résumé des règlements applicables à la province de Québec est donné ci-dessous.SAISONS DE CHASSE l-es deux dates incluses dans chaque eas Canards, outardes et oies (autres que les bernaches), foulques et râles : Dans la région de la province de QUEBEC, région nord-est sise à l'est des comtés de Portneuf, Laviolettc, Lotbinière, Mégantic, Frontenac, et au nord de la latitude 49 Nord jusqu'à la frontière ouest de la province, sauf les comtés de Bonaven-ture et de Gaspé et les des de la Madeleine : du 1er septembre au 31 octobre.Dans la partie de la province de QUEBEC sise à l'ouest et au sud de la région susdite nord-est, et dans les comtés de Bonaventure et de Gaspé cl les iles de la Madeleine : du 15 septembre au 14 novembre.(Sur le fleuve Saint-Laurent, la ligne de démarcation entre les deux zones sera le prolongement vers le nord de la limite est du comté de Lotbinière jusqu'au milieu du chenal, en suivant ce dernier jusqu'au point d'intersection avec le prolongement vers le sud de la frontière est du comté de Portneuf, et suivant cette ligne jusqu’à la rive nord du fleuve).Bécasse, Bécassine de Wilson ou “Jack-Snipe".Du 1er septembre au 15 novembre SAISONS DE PROHIBITION 11 y a prohibition pendant toute l'année de la chasse des Bernaches, Canards huppés (Branchus), Canards Elders.Cygnes, Grues, Courlis, Chevaliers à ailes blanches.Barges, Maubèches à longue queue.Pluviers à ventre noir et Pluviers dorés.Grands et Petits Chevaliers a pieds jaunes, Avocettes d'Amérique.Bécassines rousses, Maubèches à poitrine rousse, Huitriers, Phala-ropes.M'aubèches à longs pieds, Oiseaux de ressac, Tourne-pierres, et tous les oiseaux de rivage qui ne sont pas compris dans la liste de ceux que l'on peut tuer pendant les saisons de chasse ci-dessus indiquées.Il y a prohibition pendant toute l'année de la chasse des oiseaux non-gibier suivants : Pingouins.Petits Aiques ou Petits Pingouins, Butors, Fulmars.Fous.Grèbes.Guillemots, Goélands.Hérons.Stercoraires (Labbcs), Plongions ' Hoards(, Murres.Pétrels, Puffins (Macareux ou Perroquets de mer), et Sternes : ainsi que les oiseaux insectivores suivants : Go- glus.Grives de la Caroline ou Merles-chats Mésanges.Coucous.Pics, Moucherolles, Gros-becs, Colibris (Oiseaux-mouches).Roitelets, Martinets (Hirondelles pourprées), Etourneaux des prés.Engoulevents d’Amérique (Mangeurs de marin-goulus), Sittelles.Orioles, Mciles (Rouges-gorges), Pies-gricches, Hi-ror.de les, Martinets.Tangaras.Mesa.: es huppées (Titmice), Grives.Virées.Fauvettes.Jaseurs, Engoulevents criards (Bois pourri), Pics dorés (Pivartst, Troglodytes et tous les autres oiseaux percheurs qui se nourrissent entièrement ou principalement d’insectes.Il est Interdit de tuer, chasser, capturer, blesser, prendre ou mo- jn i-a mmint i\ La.colonne de beauté dirigée par Cousine Blanche Diplômée de V Université de beauté de Paris W J t X' La fin des vacances approche.songez, à “réparer” votre visage ! peau l'onctuosité nécessaire à sa conservation.la sécheresse de la peau, c’est la vieillesse prématurée.la cause des rides, des pores dilatés.Il importe donc, dès maintenant, de réparer les dommages faits à votre épiderme par la trop grande exposition aux rayons du soleil, au vent, au grand air.Ce que vous avez très probablement gagné en santé vous compense amplement pour le petit inconvénient d'avoir une peau asséchée, inconvénient qui est vite réparé si vous faites sans délai usage d'une riche crème de ________________________________;nuit fortement vitaminée aux vita- | mines "F".J'insiste sur les vitami-lester tout gibier à plume migrateur | nes .F- parce que ce sont les seules qui affectent favorablement l’épiderme par application externe.Toutes les crèmes contiennent des vitamines Votre teint bronzé vous va à ravir, cousines.A votre retour à la ville, on vous dira que le grand air vous a fait un bien immense, que vous rayonnez de santé ! Mais vous rendez-vous compte que pour acquérir ce superbe teint bronzé, vous avez dû subir de longues expositions aux rayons du soleil d'été .je ne vous en blâme pas ; on ne va pas en villégiature à la campagne pour rester à l'intérieur ! Mais ce soleil qui vous a valu ce beau teint bronzé dont vous êtes si fières, il a en même temps asséché sans merci les huiles qui assurent à votre Recettes éprouvées Les pêches dans le menu La récolte de pêches est abondante cette année et l’on fait un large emploi de ce fruit dans les desserts, salades, tartes, poudings, etc.Il est maintenant à prix raisonnable et les ménagères feront bien d'en profiter et de se faire une bonne provisions de conserves de pèches.Les recettes suivantes peuvent être utiles : — • • • Marmelade de pêches 18 pèches 2 oranges Sucre Eau Pelez et énoyautez les pêches.Hachez les oranges après les avoir épépinées.Ecrasez le tout ensemble, pesez une quantité égale de sucre.Faites cuire d'abord les fruits dans un peu d’eau jusqu’à ce qu’ils soient tendres, puis ajoutez le sucre chauffé et faites bouillir rapidement jusqu'à épaississement.Versez dans des verres chauds stérilisés, laissez refroidir, bouchez avec de la cire de paraffine et serrez.» ggg pendant la saison de prohibition et de vendre, mettre à l'étalage, offrir en vente, acheter, faire commerce, trafic ou négoce, de gibier à plume migrateur, toute l'année.Il est interdit de prendre les nids ou les oeufs de gibier à plume migrateur, des oiseaux insectivores migrateurs et des oiseaux migrateurs non considérés comme gibier.Il est interdit de tuer, chasser, capturer, prendre ou molester les oiseaux insectivores migrateurs, les oiseaux migrateurs non considérés comme gibier, ainsi que de cueillir, prendre, endommager ou détruire leurs nids du leurs oeufs.La possession de gibier à plume migrateurs tués pendant la saison de chasse sera permise dans la province de Québec jusqu'au 31 janvier subséquent.LIMITE DU NOMBRE DE PIECES En un seul jour : Canards 12.Outardes et Oies (autres que les Bernaches) 3, Râles, Foulques et Poules d’eau 25.total de toutes variétés, Bécassines de Wilson ou 'Jack-Snipe" 25.Bécasses 8, mais pas plus de 100 nards ou 50 Outardes et Oies ( autres que les Bernaches) en une seule saison.FUSILS.ENGINS ET METHODES DE CHASSE mais toutes ne contiennent pas des vitamines “F", rappelez-vous le.et c'est le seul élément connu de la science qui affecte favorablement les couches profondes de la peau et remplace les sécrétions huileuses naturelles.Mon feuillet sur les soins du visage — que je serai heureuse de vous envoyer contre l’envoi d'un timbre vous enseigne comment combattre les détériorations de la peau et même de défier l'âge.Faites-en la demande.Il suffit d'adresser votre enveloppe à “Cousine Blanche", 197 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal.Mes autres feuillets sur les soins des cheveux, yeux, mains, pieds .sur le développement des poitrines plates, sur la maigreur ou la graisse excessive .sur la suppression des enlaidissants poils fol-i lets et sur la transpiration trop abondante, ces feuillets, dis-je, vous seront également adressés contre r*v- V.- ,y\ wSSE& &ÿ;& mi / Et voici cc qu’ils disaient: *iy|| [ŒPjS C{y *v- ;y.;.• MiH ffW g sa mis s m .¦-./ i3iW>e; é/év '.¦ pmm , - :MWM rm%m '¦m - .Wiiù • .-/,'.' k • ¦ ¦ .' ' * - "¦vH#* .¦ ' .; ••;• -X-iÜi:.- BOUTEILLE » ONCES BOUTEILLE M ONCES Distillé *t embouteillé au Can, ill 40 onces 26 onces'10 onces $280 $200 -9Q» jaarisSjg üoJpm août 193g Chronique ouvrière LES ORDONNANCES DE L’OFFICE SONT DE VERITABLES CASSE-TETE "Chaque fois que certains législateurs rencontrent les dirigeants de nos syndicats catholiques, ils n'ont rien de plus pressé que de leur reprocher de critiquer la loi des salaires raisonnables et de n'y trouver rien de bon.Ces reproches sont-ils justifiables ?Non.Nos syndicats n’ont jamais critiqué le principe de la loi.le principe de l'obligation ci- Excursions Spéciales A BON MARCHE POUR TOUS LES ENDROITS DANS L’OUEST CANADIEN DEPARTS : Tous les jours du 15 au 29 sept.LIMITE DE RETOUR : 45 jours.BILLETS VALABLES POUR VOYAGER DANS VOITURES ORDINAIRES Des billets d'excursion, valables dans wagons-touristes, wagons-salons et wagons-lits peuvent aussi être obtenus sur paiement d'un léger supplément, en plus du tarif pour place cie wagon-salon ou wagon-lits.ROUTES — Billets valables via Port Arthur.Ont.Armstrong.Ont.Chicago, ni.ou Sauit Sainte-Marie, mais par la même route et la même ligne dans les deux directions.ARRETS EN ROUTE permis à Port Arthur.Ont.Armstrong, Ont.et à l'ouest : aussi à Chicago, 111.Sault Sainte-Marie.Mich.et à l’ouest, suivant les tarifs des chemins de fer aux Etats-Unis.Renseignements complets des agents du Pacifique Canadien vile par laquelle l'Etat assujettit les employeurs à une réglementation légale, au bénéfice d une multitude de travailleurs des deux sexes qui reçoivent des salaires de famine." C’est ce que déclare l'organe des syndicats catholiques de Québec dans un excellent article intitulé : "Les auteurs de la loi des salaires raisonnables et les syndicats catholiques".On y explique pourquoi on proteste si souvent “contre les ordonnances tout en signalant un grave défaut de la loi, qui.telle qu'appliquée.Ignore pratiquement les organisations professionnelles"."Les gouvernements, quand ils légifèrent sur les minima de salaire, ne remplissent pas une fonction facultative, mais accomplissent un devoir".y dit-on."Dans notre société industrielle, le pouvoir politique doit protéger tout citoyen contre tout préjudice physique, moral pouvant résulter d'un contrat de travail injuste.tout comme il est obligé de protéger les citoyens contre le vol, l'assassinat.Dans tous les cas, il s'agit de minimum de bien-être nécessaire à tout individu, et l'Etat doit le lui procurer.On parle de liberté partout.Quelle est-elle pour le travailleur ?En voici le contenu.Elle ne se borne pas à consacrer son immunité corporelle : elle sanctionne aussi le droit de l'individu de contracter, de se livrer aux occupations ordinaires de la vie.d'acquérir des connaissances utiles .de se marier, de fonder un foyer domestique, d'élever des enfants, d'adorer Dieu et généralement de jouir de tous les Pour obtenir une boisson rafraîchissante, mélangez du Gin de Kuyper avec du ginger ale, du citron et du limon, de la bière de gingembre ou de i’eau tonique, puis ajoutez de la glace.sous la surveillance cirecta de JOHN do KUYPER & SON, Disiilfaîeurs.Rotîerdar-, Hollande.Maison fondée en 1595 Qu’importe de la pluie le thème irritant.Lorsqu’une White Cap mousseuse au foyer vous attend.LES 1 O 0-0— m La situation actuelle.Insuffisance du salaire familial.— La véritable solution ; Il faut bien s’en rendre compte, la famille ne reçoit pas de la société actuelle toute l’assistance qu’elle aurait droit d’en attendre.L'atmosphère économique qui l’enveloppe est devenue presque irrespirable pour elle et l'avenir dira la gravité d’une telle situation si l’on ne songe, dès maintenant, à l’améliorer.Le mal n’est en notre pays, ni pire ni moindre qu'ailleurs : R économie moderne semble s’être complètement désintéressée du sort de la famille.L'évolution vers le machinisme de notre système économique, les tendances individualistes du siècle dernier, tout aura contribué à la création de l’état de choses actuel.De sorte que nous nous trouvons aujourd'hui en face de cette anomalie injustifiable : celui qui donne le plus à la société en alimentant son capital humain, le père de famille, est en même temps celui qui reçoit en retour le traitement le moins équitable.Ses charges envers elle s’augmentent en proportion du nombre de ses enfants, des exigences d'une vie nouvelle, et par contre ses revenus subissent une baisse de plus en plus prononcée.Soumis à la tutelle de la grande industrie ou du commerce, une source unique de revenu demeure à sa portée : le salaire.Or, il est of- ficiellement reconnu que le salaire payé en général aux ouvriers non classés — et ils sont les plus nombreux — est inférieur au salaire indispensable pour subvenir aux besoins d'une famille moyenne.ALLOCATIONS FAMILIALES privilèges depuis longtemps reconnus par le droit commun comme essentiels aux hommes libres, dans leur recherche légitime du bonheur.Le principe de la loi des salaires raisonnables et son appellation garantissent cette liberté, et nous aurions mauvaise grâce de critiquer une législation qui est absolument conforme à la doctrine sociale de l'Eglise et aux faits sociaux puisque le régime capitaliste actuel (alias économie libérale intégrale) empêche l'exercice de cette liberté que cette loi des salaires raisonnables veut assurer.Ce que.cependant, les salariés en général censurent à propos de cette loi, c’est son application et la façon dont l'office envisage son rôle de conciliation et d'arbitrage.Premièrement, les taux de salaires ne correspondent pas au coût de la vie.Vu que les ouvriers travaillent pour vivre.— ce qui est une constatation assez simple.— ils ont droit de trouver dans leur travail ce qu'il faut pour vivre.Nous savons très bien que dans la fixation légale des salaires, il faut procéder avec mesure, et tenir compte de la situation de l'industrie et du commerce.mais encore faut-il tenir compte aussi des besoins de la famille ouvrière en mettant celle-ci à même de faire face aux exigences du coût de la vie.La famille est aussi une entreprise de production qui a elle aussi, son prix de revient dont toute société organisée doit tenir compte sous peine de voir la famille frappée de déchéance.De ce prix de revient, les ouvriers n’en ont aucun contrôle, et c'est pour suppléer à cette insuffisance que les gouvernants se doivent de légiférer pour assurer à la famille ouvrière un minimum de bien-être.Une autre défectuosité, dans l'application de la loi.c'est la complexité des ordonnances : elles constituent de véritables tables de logarithmes.— de véritables "puzzles" comme l'on dit en ternie populaire — devant lesquelles les meilleurs connaisseurs hésitent quand il s'agit d'interpréter leurs dispositions.Ces complexités viennent du mode détestable de pourcentage par lequel on désindividualise les salaires, et du fait que l'Office, ne statue pas sur de simples et uniques minima de salaire en rapport avec le coût de la vie.Avec ces procédés, le salarié sait quel salaire il reçoit, mais ne sait pas quel salaire légalement il doit recevoir, et c'est un mal.Enfin les dispositions de la loi consacrent l’infériorité économique du salarié par rapport à son employeur.On ne dira jamais assez le défaut de la loi dont les dispositions laissent au salarié le soin de réclamer le salaire non reçu en son entier.Impossible au travailleur de réclamer du salaire de son employeur sans être guillotiné, c'est-à-dire mis "dehors".A l'appui de cette affirmation, nous pourrions :iter un exemple d'une réclamation de près de S600.00 que plusieurs employés auraient droit de faire mais dont ils n’osent même pas parler de crainte d'étre expulsés.Dans ces conditions la loi reste inopérante, les esprits des salariés sont mécontents, et les ouvriers sont gros Jean, comme devant.Il est vrai que la loi impose des pénalités à l'employeur pour le congédiement pour tout motif d'application d une ordonnance.Mais devant le cauchemar du chômage, les ouvriers préfèrent renoncer à tout privilège que leur confère la loi.De plus, aux séances des comités de conciliation où les ouvriers non-syndiqués.sans tradition syndicale, généralement esclaves et ignorants et sans le secours d'un syndicat qui parlerait pour eux, l'intimidation opéré d .: -même, sans que les employeurs aient un seul mot à dire, et quand le vote se prend, sur un sujet de discussion, il arrive souvent que les employés votent avec leurs employeurs dont ils craignent les représailles.Telle que la loi est appliquée, elle ignore pratiquement les organisations professionnelles et c'est là un de ses graves défauts, car le groupement syndical est l’application des lois sociales ce que le moyen est au but.collectives se sont immiscées si avant dans la vie privée des individus qu'on ne peut seulement plus faire réparer une poignée de porte ou un barreau de galerie sai Une mise au point au sujet des contrats collectifs "Quelques adversaires intéressés des conventions collectives font grand tapage en ce moment, surtout dans certains journaux hebdomadaires non moins intéressés, à couler les conventions collectives, autour de quelques i marques prononcées ces jours- i par un juge de la cour supérieure déclare M.Fernand Boisseau."Le plus comique de l'affaire,” dit-il, "c'est que ces personnes se servent, de bonne foi, espérons, d'un jugement rendu sur le dos de l'Office des salaires raisonnables, pour condamner les conventions collectives qui.chacun le sait, sont si peu parentes avec l'Office que les conventions s'appliquent dans les In- suites.Ou bien il n'a pas lu le texte du décret relatif à l'Industrie du bâtiment, ou bien il sacrifie la vérité au plaisir d'exacerber les nerfs de ses lecteurs."Lire que la loi des conventions i collectives n’a profité qu'à quelques officiers des unions ouvrières n'est ! guère plus vrai et plus logique."Les journaux publiaient rëcem- j ment une déclaration significative de M.C.Dufresne, industrie! fort connu et qui n'a jamais été officier d'union, que je sache.Cependant ce monsieur qui préside gratuitenu nt aux destinées du comité paritaire do l'industrie de la chaussure, déclarait que parmi h s autres avantages des conventions collectives, tant pour les ouvriers que puor les patrons, il y avait celui d’avoir enrayé la eon- ! currence déloyale et d’avoir apporté à toute l'industrie une stabilité et ¦ une sécurité auparavant Inconnue."Ce sont encore les journaux qui donnent tous les jours des rapports de diverses industries où les conventions collectives ont considérablement amélioré les conditions de tra- JORDAN WINE COMPANY, t IMITCD - J'.KDAN.CANADA pas PUIS CHER QUE LES EIRS ORDINAIRES vail."Il est regrettable que certains hommes comprennent si peu qu'il n'existe pas de meilleure garantie d'ordre et de paix sociale que dans la généralisation des conventions collective.où la doctrine sociale des ency •llque.trouve une expressions juste et où les conflits sociaux sont réglés d'avance par une entente i l'amiable entre le capital et le travail." dustries bien o l’Office n’entre ¦ ganisation est M.Brosseau "J’ai sous les blié par un join sieur y affirme Comment corriger cette injustice sociale, grave de conséquences pour la conservation aussi intense de notre vie familiale.Les solutions ne manquent pas qui ont prétendu tout arranger.Mais l'épreuve de la réalisation pratique a découvert les déficiences ou l’insuffisance rie la plupart de ces théories.Entre autres, le "salaire familial” a connu une époque de crédit illimité au lendemain de l'encyclique Ite-rum No va ram.Dans l'esprit de ses initiatives le salaire familial atteignait les deux objectifs rêvés : procurer de meilleures conditions de vie aux chefs de famille en augmentant leur salaire ; leur rendre justice en le proportionnant aux charges de famille.La distinction qu'il comporte entre célibataires et hommes mariés dans la rémunération du travail, a rencontré un accueil défavorable aussi bien chez les ouvriers que chez ; les patrons.L’un et l'autre groupe ont préféré s'en tenir à ce principe de justice commutative : ‘ "à travail égal, salaire égal".Plus tard, le salaire famlllial s’est présenté sous une autre formule qu’on a appelée le “Salaire vital” ou salaire absolu.D'après ce système, il suffirait pour régler la question, de fixer un salaire assez élevé pour défrayer l'entretien d'une famille de cinq membres, y compris le père et la mère.Si l'on en juge aux apparences, le salaire vital résout le problème — à supposer que la famille ne dépasse pas cinq : chez nous, ce chiffre est souvent dépassé.— Malheureusement les difficultés de sa généralisation le rendent pratiquement irréalisable.La différence est tellement grande entre le salaire payé actuellement aux travailleurs et le salaire vital établi par les estimés officiels, qu'une foule d'entreprises seraient vouées à la faillite s'il leur fallait l'appliquer.Or l’in justice serait aussi grave d'exiger des patrons des sacrifices trop lourds que d’abandonner les ouvriers à leur sort.Les employeurs ont aussi des droits qu'il n’est point permis de léser, même sous prétexte de secourir le pauvre.des allocations familiales, qui seraient proportionnelles aux char ; Nous empruntons au Rév.Père Léon Lebel, S.J., l'exposé de l'unique doctrine qui guérira le mal dont souffrent les familles nombreuses."Le remède consisterait a organiser le régime économique de telle façon que les revenus des chefs de famille soient proportionnels a leurs charges.“Ces revenus seraient tirés de deux sources : la première et la principale serait le salaire, rénumération du travail, où continuerait à s’appliquer le principe "A travail égal, salaire égal." "Le second revenu proviendrait principe "A soins.” Ainsi se trouv deux principe; qu’il est impo , multanément économique te! sen tentent.“Les allocat: sont pas un sa laire, versé corn travail ; elles r une aumône, ut ient cou cilié , ce;: fondés en raison et >lb • d'appliquer i, notre ré .v;e constitué pré- familiales rr: ire ou un sur- i-• rémunération du .ont pas non p'u pure charité, fui • au pere de famille parce qu’il ¦ : dans la nécessité ou dans la miser “Elles sont la rémunération d" services émineir rendus à la société et aux employeurs servi - .qu’on n’avait pu ;ongé a rémunérer Jusqu'ici, «nais que les condition .spéciales de ! < ,mie présente forcent la société .reconnaître et a récompenser Voilà, selon nous, ]a solution q: i est la bonne.Evidemment ees données sont très générales et la réalisation pratique doit comporter -,e .embarras, poser -.soscocooco2
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