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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 17 novembre 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1939-11-17, Collections de BAnQ.

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MM mm w 7.- '- ; .- .• -.- Bulletin du Parlé Français 1897-1939 ww SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-DEUX ANS 1897-1939 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjarnin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-TROISIEME ANNEE, NUMERO 46 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI, 17 NOVEMBRE 1939 La tache du gouvernement Godbout DEMOLITION Au lendemain de la victoire retentissante du parti libéral, nous avons écrit : “La tâche qui attend M.Godbout est énorme.Ceux qui ont suivi cet homme et ses lieutenants, dans leur carrière, savent qu’ils la mèneront à bien.” Maintenant que le ministère Godbout s’est mis au travail, avec une ardeur et une fermeté qui ne laissent pas de redonner confiance à la province, il importe pour tous les citoyens comme pour lui, d’envisager avec calme et courage la véritable situation de la province.Pendant les trois années de gaspillage et de démagogie que nous a données le gouvernement Duplessis, le rôle du parti libéral consistait à reprendre le terrain perdu en 1936, à dresser un plan d’attaque en même temps qu’un programme basé sur la tradition libérale, mais en harmonie avec les conditions nouvelles, et à porter des coups fatals à l’administration ruineuse qu’un peuple distrait et trompé s’était donnée.Ce travail de démolition, il l’a accompli avec une rapidité et une sûreté déconcertantes pour un adversaire qui avait trop présumé de ses forces.Mais là où s’arrête la tâche de politiciens pusillanimes comme ceux dont la province vient de se débarrasser, commence celle des hommes d’Etat patriotes et courageux.Tâche beaucoup plus importante et beaucoup plus ardue que celle de renverser un gouvernement d’usurpateurs, et de s’assurer un succès électoral sans lendemain.RECONSTRUCTION Après avoir démoli une façade qui n’abritait que des ruines, le gouvernement Godbout doit déblayer le terrain, et reconstruire.Il a déjà commencé son travail de déblaiement, par la fusion rationnelle de certains départements, par la formation d’un cabinet nouveau genre, représentatif de toutes les régions et de presque toutes les sphères de l’activité humaine, par l’économie rigide mais non pas puérile déjà mise en pratique dans l’administration de la chose publique, et surtout par le calme et la dignité de ses actes et de ses déclarations, et le souci de reconstruire sans rien bousculer.L’attitude mesurée et courtoise du nouveau gouvernement offre un contraste réconfortant avec l’attitude dévergondée et provocante de ses prédécesseurs.C’est déjà un point de gagné, et non des moindres.LES FINANCES Le parti libéral a livré la dernière lutte, au cri de : Sauvons l’honneur et le crédit de la province.L’honneur est déjà sauvé.Reste le crédit.Il le sera si la nouvelle administration, fidèle à la formule libérale qui veut qu’un pays vive en deçà de ses ressources et au principe démocratique : No taxation without representation, sait limiter les dépenses aux revenus et au pouvoir d’emprunt de la province, et laisser aux représentants du peuple la latitude et le temps nécessaires à une étude sérieuse des crédits.Il le sera si le gouvernement continue de pratiquer une économie raisonnable et raisonnée.Non pas une économie de bouts de chandelles dont on a eu le triste spectacle sous les yeux durant trois ans, et qui consiste à serrer les cordons du sac sur des dépenses insignifiantes, et à les desserrer avec une prodigalité scandaleuse quand il s’agissait de faire émarger le plus d’amis possible au budget et de se créer du capital politique, par des entreprises au-dessus de nos forces, et, parfois, inutiles en partie.Mais une économie qui consiste à faire disparaître les parasites dont le nombre exact, qui sera connu bientôt, va jeter une lumière éblouissante sur le favoritisme des purs ; économie qui consiste à mettre fin aux extravagances financières nécessitées par la multiplicité de commissions dispendieuses, en abolissant les organismes inutiles et en fusionnant ceux dont les fonctions présentent plusieurs points d’analogie.On réussira également dans cette voie, en rajustant la distribution des crédits exigés par les lois sociales telles que les pensions versées à diverses catégories de la population, et le crédit agricole, en arrachant ces mesures des tentacules du favoritisme et du paternalisme d’Etat.Il est de mauvaise politique d’aider quelqu’un à son détriment, et de secourir une classe au préjudice de la collectivité.C’est pourquoi des mesures s’imposent dans l’administration du crédit agricole qui a nécessité au trésor provincial des emprunts qui se chiffrent à trente-cinq millions.Pour avoir appliqué cette loi avec une prodigalité déconcertante, on a obéré le budget de l’agriculteur en même temps que celui de la province.M.Godbout a toujours préconisé une politique de juste milieu dans ce domaine, et nous savons qu’il saura l’appliquer avec énergie.Le crédit de la province sera sauvé enfin, si ie gouvernement procède à une enquête minutieuse de la situation financière, enquête confiée à des experts déliés de toute attache politique, et s’il en livre au public le résultat, de façon à le renseigner et à obtenir son approbation et son concours dans les mesures qu’il prendra pour accomplir son oeuvre de redressement.Selon son engagement, le ministère proposera ensuite au peuple et à ses représentants le programme qu’il croit le plus apte à redonner à la province son ancien crédit et son pouvoir d’emprunt sur les marchés canadiens.EXTENSION DE NOS ECHANGES COMMERCIAUX Le meilleur moyen, pensons-nous avec le gouvernement, d’équilibrer le budget et d’assurer la prospérité au commerce et à l'industrie, c’est de mettre en pratique l’idée favorite du parti libéral qui veut la liberté et l’extension de nos échanges commerciaux.M.Godbout n’a cessé, aü cours des trois dernières années, de dénoncer l’abolition des agences commerciales de la province à Londres et à Washington.Ces agences remises sur pied vont trouver des débouchés aux produits industriels et agricoles que nous ne pouvons écouler au pays, et, partant, vont augmenter la production et l’embauchage puis créer des revenus à la province.LEGISLATION OUVRIERE L’une des forces les plus puissantes, avec la paysannerie, sur lesquelles un gouvernement doit s’appuyer pour assurer la paix sociale et le progrès au sein de la nation, c’est le prolétariat.Paysannerie et prolétariat ont prouvé aux farceurs qui s’en vont qu’on ne se moque pas d’eux impunément, même si on fait mine de les gaver, pour dorer la pilule.Aussi bien, le parti libéral, conscient de la puissance de ces deux éléments et de leur rôle indispensable dans la société, a déjà édifié à côté d’un programme agricole constructif, un programme de législation ouvrière basée sur les lois dont jouissaient le capital et le travail, avant 1936, et enrichie de nouveaux apports nécessités par les conditions nouvelles.Là comme ailleurs, il faut commencer par détruire.Le gouvernement renversera d’abord l’Office des salaires raisonnables qui ne fut jamais qu’un officine de favoritisme et ne décréta jamais que des salaires pitoyables, et rappellera ensuite les bills 19 et 20, mesures tracassières qui n’ont cessé de soulever les protestations des ouvriers, depuis leur adoption.Du même coup, disparaîtront les principales entraves à l’application des contrats collectifs.Justice complète sera rendue à l’ouvrier avec le rétablissement d’un tribunal d’arbitrage pour régler les conflits ouvriers.INSTRUCTION PUBLIQUE Nous abordons un sujet qui a toujours attiré notre attention d’une façon spéciale.A maintes reprises, fiotre directeur a réclamé ici des réformes qui s’imposaient, et s’est réjoui de leur adoption, quand on décidait après mille tergiversations à abandonner des coutumes désuètes.Comme dans les questions d’hygiène, la province de Québec est demeurée longtemps la plus arriérée de la Confédération, dans le domaine de l’instruction publique.En 1919, un homme est venu, jeune, actif, patriote, cultivé, profondément humain, qui a consacré tous ses dons et toute son ardeur au relèvement intellectuel de ses compatriotes.Et depuis vingt ans, on a vu le vieux Québec prendre petit à petit le rang qui lui convient Le nouveau ministre de la voirie visite la route du nord L’honorable Damien Bouchard, ministre de la voirie, disait, lundi dernier, qu’en vertu des contrats octroyés par l’Union Nationale pour la route de Montréal à Mont-Laurier, on dépensait environ $50,000 du mille, et pourtant, une route ordinaire ne coûte à peine plus de $13,000 du mille.C’est là le résultat d’observations que le ministre fut à même de faire sur place en voyageant dans ces parages en compagnie de l’ingénieur en chef de la voirie, M.Ernest Go-hier.M.Bouchard s’est rendu jusqu’au lac Saguay.“Les travaux ont recommencé un peu partout, dit-il, mais il est difficile de dire si nous les poursuivrons activement.Tout dépend de nos finances.Au nord tout à fait, je veux dire au-delà de Saint-Jovite où la circulation me paraît moins dense, il peut se faire que nous nous contentions d’améliorer la route actuelle qui est carrossable et même convenable pour desservir la région.Naturellement, si nos finances nous le permettent, nous continuerons les travaux.” L’hoitoi'aMe Athanase David et le développement du tourisme dans les Lanrentides MELI-MELO M.CRERAR EN FRANCE Le délégué du Canada, de même que les délégués des autres Dominions britanniques, a visité, la semaine dernière, les troupes anglaises sur le front français.La délégation, conduite par Anthony Eden, a rendu visite au président du conseil, M.Edouard Daladier ainsi qu’au général Gamelin, général en chef des armées françaises et anglaises.Le représentant de chaque pays britannique a dit au peuple français, par le truchement de la radio, les raisons qui poussent son pays à combattre de nouveau avec les Alliés.Voici le message de M.Crerar : “Le peuple canadien est composé de deux races, l’une provenant de la France, l’autre des îles britanniques.II est résolu à maintenir un front uni dans là poursuite de la guerre qu’il considéré comme une lutte pour le maintien de la liberté et de la bonne foi dans les affaires internationales.“Unies, les deux races du Canada demeurent un symbole exemplaire d’unité constante, dans le présent conflit.” ' Quelques jours plus tard, au cours d’un goûter offert par un groupe d’officiers français aux ministres-délégués des différents Dominions britanniques, accompagnés du secrétaire des Dominions, M.Anthony Eden, l’honorable T.-A.Crerar, ministre des mines et des ressources naturelles du cabinet canadien a dit : “Le Canada va donner à la Grande-Bretagne et à la France toute t’aide dont il est capable dans 1 cette guerre contre l’Allemagne hitlérienne”.| Le ministre canadien se trouvait | à parler à cent pieds sous la surface ! d’une forteresse de la ligne Magi-| not.“En tant que Canadien, a continué le ministre, je n’oublie pas que !j’ai 3,500,000 compatriotes de descendance française, et je lève mon verre au succès et à la victoire glorieuse des troupes françaises”.(Suite à la dernière page) Mercredi dernier, à l’hôtel Ritz-Carleton, de Montréal, les directeurs et membres de la “Laurentian Resorts Association” se réunissaient à une assemblée spéciale à laquelle assistait l’honorable Athanase David, député de Terrebonne.I L’assemblée était sous la présidence de M.Kenneth Harrison, président de l’association et gérant de Laurentide Inn à Sainte-Agathe.En souhaitant la plus cordiale bienvenue à l’honorable M.David, M.Harrison rappela que depuis douze années l’association, tour à tour présidée par M.Théodore Morgan, M.John Davidson, M.Z.Raymond et autres, avait accompli presque des merveilles en améliorant considérablement les conditions des différents hôtels de nos Laurentides et avait contribué largement à promouvoir les grands avantages qu’offrent nos alpes canadiennes aux touristes américains.Il loue aussi les° efforts respectifs de chacun des directeurs des principaux hôtels de cette région pour leur initiative à développer le .tourisme, et termine en espérant 'que par l’entremise de l’honorable | M.David, à qui cette région est très 'chère, le gouvernement provincial collaborera étroitement avec l’association pour que cet hiver plus .que jamais les Laurentides soient au premier plan.M’.C.-K.Howard, directeur des (services touristiques du chemin de fer Canadien-National, parla aussi j des avantages qu’offrent en tout , temps aux touristes nos Laurentides I et assura l’association de la plus I franche collaboration de sa compagnie.j Nos Laurentides deviendront, à cause de la guerre, la Suisse de l’Amérique 1 M.A.Seynour, agent général du tourisme au Canadien-Pacifique, rappela que sa compagnie avait toujours étroitement secondé les efforts de l’association et que comme par les années passées d’ailleurs elle distribuait au Etats-Unis des milliers de dépliants relatifs aux Laurentides ainsi que plus-de 2,000 affiches.Il compte aussi que la présente situation internationale contribuera à faire des Laurentides la Suisse de l’Amérique.Il assura aussi l’association de la plus entière collaboration de sa compagnie ainsi que celle du New York Central et du Delaware & Hudson.M.R.-G.Perry, de la Compagnie de Transport Provinciale, parla dans les mêmes termes et compte bien que le nouveau gouvernement fera tout en son pouvoir pour que la route des Laurentides, jusqu’à Sainte-Agathe, soit ouverte à l’année.Réduction des tarifs pour janvier M.Théodore Morgan, président du Royal Automobile Club et ancien président de l’association, suggéra que les hôtels des Laurentides réduisent leurs tarifs pour le mois de janvier, saison morte pour ces hôtels, ce qui permettra à beaucoup de jeunes gens de passer leurs vacances dans le nord.L’honorable M.David, en félicitant l’association du beau travail qu’elle accomplit, l’assure que le gouvernement fera tout en son pouvoir pour développer davantage nos Laurentides.En outre il suggère à l’association de demander au gouvernement d’envoyer des inspecteurs “éducateurs” qui verraient à instruire le personnel des hôtels sur ,1a meilleure manière de servir les touristes.j Outre les personnalités déjà men! tionnées, assistaient à cette assem-! blée, MM.F.-H.Wheeler, du Gray Rocks Inn, Saint-Jovite ; Dancoste, du Manoir Sainte-Marguerite ; E.Cochand, L.Pinoteau, T.-H.Chen-nell, du Pinehurst de Val-Morin, et V.Posthill, du Far Hills Inn, aussi de Val-Morin.L’enseignement du français en France et au Canada La dernière leçon de philologie de M.Charles Bruneau Deux problèmes différents Le Pape définit le rôle de l’université catholique Le pape Pie XII a dit, lundi dernier, aux Américains, que le travail qu’accomplissent les éducateurs chrétiens n’a jamais été aussi important qu’en cette heure où “les erreurs sauvages du nationalisme et du matérialisme” ont plongé le monde dans la guerre.Ses paroles ont été radiodiffusées ,du Vatican.Elles étaient surtout destinées à une foule de plusieurs milliers de catholiques qui s’était réunie dans le gymnase de l’université catholique de Washington pour célébrer le cinquantième anniversaire de la fondation de cette institution.Des cardinaux, dont Mgr Rodrigue Villeneuve, archevêque de Québec, de même que de nombreux jeunes gens qui se destinent à la prêtrise ont entendu la première allocution que le Souverain Pontife a adressée directement à la nation américaine depuis le début de son pontificat.Il y a trois ans, le cardinal Pacelli qu’il était alors, avait parlé dans le même édifice durant une visite qu’il fit aux Etats-Unis.Sa Sainteté s’est exprimée en anglais.Le pape a de nouveau fait l’éloge de la mission de l’université dans -le monde catholique.“L’éducation dans les arts et les sciences ; on a vu le niveau de l’instruction, à tous ses degrés, monter, grâce à l’application de méthodes nouvelles, à la formation graduelle de corps professorals compétents et à la fondation de nombreuses écoles spécialisées.Malgré l’impulsion vigoureuse que M.David et ses collaborateurs ont donnée à l’enseignement, le Québec se ressent encore du retard dont il a souffert.Aussi bien, la tâche qui attend le gouvernement dans ce 1 domaine, est-elle aussi formidable que dans les autres.Il lui faudra d’abord apporter beaucoup de soin dans ses nominations, notamment, celle du surintendant de l’instruction publique, poste où nous n’hésitons pas à désigner M.Victor Doré dont la haute compétence est reconnue partout.Il est à souhaiter que l’un des rêves du Conseil de l’instruction publique se réalise enfin.Il s’agit d’un Office de recherches j pédagogiques, composé de compétences, et dont le rôle consisterait à [étudier en profondeur tous les problèmes de l’enseignement dans la 'province et à éclairer, par ses recherches, les questions fondamentales 1 soumises au Conseil de l’instruction publique, comme celles des programmes, de la formation professionnelle, des manuels scolaires^ de la coordina-1 tion de l’enseignement à ses différents degrés, de l’organisation de nos [commissions scolaires et de la solution depuis si longtemps attendue, du 1 problème universitaire, et, en particulier, celui de l’Université de Montréal.A ce sujet, il ne serait pas mauvais d’étendre les attributions du Conseil de l’instruction publique, confinées jusqu’ici à l’enseignement primaire, à tous les degrés de l’enseignement.A tout événement, le département de l’instruction publique n’en demeure pas moins, à l’heure présente, le plus important de tous, et aussi, à certains points de vue, le côté financier par exemple, l’un des moins favorisés.On vote sans sourciller des crédits formidables de dix millions à la colonisation, des subsides onéreux de trente-cinq millions au prêt agricole, des sommes astronomiques de cinquante millions à la voirie, mais quand il s’agit d’accorder un montant quelque peu élevé à l’instruction, on se voile la face, indignés ! Cette mentalité lamentable doit disparaître, si nous ne voulons pas périr intellectuellement.Et un peuple sans culture est comme un peuple sans histoire : il est sur la voie de la déchéance et de la ruine.CONCLUSION Nous n’avons abordé que certains aspects de quelques problèmes qui affrontent le gouvernement Godbout.Nous avons effleuré le programme libéral, dont M.Godbout disait au congrès de 1938, qu’il ne devait pas s’arrêter là, qu’il était toujours en marche, ouvert aux exigences nouvelles.Nous reviendrons souvent sur le sujet.Pendant trois ans, nous avons aidé Godbout de toutes nos forces à détruire le néfaste Duplessis.Notre effort ne s’arrêtera pas là.Nous déploierons la même ardeur à l’appuyer dans son travail de reconstruction.W.E.chrétienne de la jeunesse, a-t-il dit, n’a jamais eu l’importance décisive et vitale qu’elle a aujourd’hui, alors que nous devons affronter un monde où les erreurs sauvages du nationalisme et du matérialisme ont plongé les peuples dans la guerre.Ces erreurs disent toute l’horreur d’une philosophie construite sur une base purement humaine.Si une telle calamité doit s’amplifier et s’intensifier, nous pourrions bien perdre courage, si nous n’étions pas soutenus par la confiance que nous avons en la Providence.” Le président Roosevelt a aussi envoyé un message qui a été lu à l’assemblée.Il a dit que l’université catholique avait atteint des buts admirables aux Etats-Unis.Il a exprimé l’espoir qu’elle continuera longtemps d’accomplir sa noble mission.Mort de M.Louis BeauMen Vendredi dernier, l’éminent grammairien français, Charles Bruneau, consacrait sa dernière leçon publique, à l’Université de Montréal, au problème de l’enseignement du français au Canada.En France “En France, a déclaré M.Bruneau, on peut dire que la langue courante ne s’enseigne pas : l’enfant qui arrive à l’école parle le français, et il vivra toute sa vie dans un milieu français.On apprend donc à l’enfant la langue écrite et la langue littéraire.Une partie des exercices de grammaire qu’on lui fait faire sont des exercices de formation intellectuelle — ils constituent une sorte de gymnastique mentale — et n’ont pas pour but la connaissance de la langue.Au Canada, c’est différent Au Canada, le problème est tout différent.L’enfant qui arrive à l’école risque d’y apporter une prononciation fautive et un vocabulaire barbare.Je n’ai à ma disposition, pour me rendre compte du parler de certains milieux populaires, que les citations des journaux canadiens dans leur chronique judiciaire.Elles sont significatives.L’école canadienne-française a la tâche — la lourde tâche — d’apprendre le français à un certain nombre d’enfants.Et l’école ne sera pas secondée, comme elle l’est en France, par le milieu social où vivra l’élève après sa sortie de l’école.Au cours de son existence, le Canadien “moyen” a plus de chances de désapprendre le français que de l’apprendre.Il vit, nécessairement^, dans un milieu bilingue, où la contamination des sons, dès mots, des tournures par l’anglais est un danger de tous les instants.Telles sont les conditions très particulières de l’enseignement du français dans les grandes villes canadiennes, et en particulier à Montréal.Les grammaires françaises n’y sont donc utilisables qu’avec certaines modifications, et les méthodes françaises doivent y subir des transformations profondes.Méthode proposée dans l’enseignement de la grammaire, au Canada Il est impossible d’esquisser ces modifications et ces transformations en quelques lignes.D’ailleurs, les grammaires scolaires doivent être conçues sur un autre plan que les grammaires employées dans les collèges.Précisons seulement que les grammaires canadiennes doivent être simplifiées autant que possible: on n’a pas le loisir, au Canada, d’enseigner, suivant une plaisanterie populaire courante en France, la nuance qui sépare “autour” de “alentour”.En revanche, un gros effort doit être fait pour donner aux enfants une prononciation correcte, et un autre effort, plus considérable I encore, pour enrichir leur voeabu-I laire et le nombre des types de phrase qui sont à leur disposition.I La mise au point de grammaires canadiennes-françaises appropriées à la situation linguistique actuelle exigera un gros effort, où la partici-' pation de membres du corps enseignant sera indispensable.Robert Choquette, fils spirituel de Victor Hugo M.Bruneau consacra la dernière partie de son cours, à l’écrivain canadien qui, selon lui, reste toujours , et avant tout, un poète, Robert Cho-jquette.“Henri de Régnier a écrit (des romans, dit-il, mais, contrairement à tant de poètes-romanciers .chez qui le poète est mort aux alentours de la vingtième année, il est 'resté toute sa vie fidèle aux vers ; il est resté un poète.C’est aussi le cas de Robert Choquette.” De la grande poésie “La poésie de Robert Choquette est de la grande poésie.Parmi celles de ses oeuvres qui ont été publiées, la plus significative est sans doute ce “Metropolitan Museum”, évocation puissante des diverses civilisations humaines qui, d’âge en âge, se sont succédé sur notre globe.“Je ne connais pas d’oeuvre moderne de cette envergure qui ait paru en France, a affirmé M.Bruneau.Un esprit et un talent médiocres auraient été accablés par un pareil sujet : Robert Choquette l’a dominé.” Après avoir cité et commenté des extraits de Suite Maritime, de Robert Choquette, le distingué philologue conclut : “A quelle école rattacher ce beau poème ?On ne peut guère penser qu’à Victor Hugo.Robert Choquette renouerait donc, après les vaines tentatives de l’école, ou des écoles symbolistes, avec ce qu’on peut appeler la tradition classique française.” Et M.Bruneau termine en disant qu’il est bien aventuré d’étudier un poète jeune.Que dirait-on de Racine, de Boileauu, de La Fontaine, etc., si on prenait leurs oeuvres à l’âge qui est aujourd’hui celui de Robert Choquette ?L’oeuvre définitive de Choquette n’est pas dans le passé, elle est dans l’avenir.Mais on peut affirmer, dès aujourd’hui, qu’elle marquera une date non seulement dans la littérature canadienne, mais aussi dans la littérature française.VIEUX DOC et la famille Grignon M.Louis de Gaspé Beaubien, financier bien connu de Montréal, est décédé lundi dernier, à sa demeure d’Outremont, à l’âge de 72 ans.M.Beaubien était né à Montréal, le 29 octobre 1867, fils de l’honorable Louis Beaubien et de Lauretta Stuart.Il laisse dans le deuil outre son épouse, trois frères : Joseph, maire d’Outremont, l’honorable Charles, sénateur, et Jacques de Gaspé, ingénieur, ainsi que quatre soeurs : Marie, Mme Auzias de Tu-renne, de Seattle, Washington, El-mire, Mme Alfred Tarut, Yvonne, Mme W.-P.O’Brien et Marguerite, Mme Austin Ekers, les trois dernières d’Outremont.M.L.-G.Beaubien fit ses études au Collège des Jésuites et à l’Académie du Plateau, puis passa au Collège de Montréal et au Collège de Varennes.En 1889, il épousa Justine Lacoste, fille de sir Alexandre et de lady Lacoste.M.Louis Beaubien fut l’un de nos financiers les plus avertis en même temps qu’un citoyen charitable et animé du plus bel esprit civique.Par son talent et son travail il s’imposa dans le monde des affaires et de la haute finance.En 1902, il fonda avec M.C.-H.Branchaud la société L.-G.Beaubien et Cie, agents de change membres de la Bourse de Montréal et en 1922, une maison de placement.Ces deux firmes comptent maintenant parmi les plus importantes de Montréal.Il était le plus ancien membre de la Bourse de Montréal dont il a été président pendant deux termes, j La maison Beaubien contribua à développer les relations financières entre la France et le Canada par son bureau établi à Paris depuis trente ans.En reconnaissance des services signalés qu’il rendit de la sorte, M.Beaubien fut nommé Che-valier de la Légion d’Honneur.Nous prions Madame Beaubien et la famille du regretté disparu d’agréer l’expression de nos vives condoléances.Le Vieux Doc est mort ! Grand est le nombre de ceux que nous avons connus, estimés, au temps de notre jeunesse, et qui sont partis sans retour.Comme enfant de Saint-Jérôme, il m’est pénible de constater les vides nombreux qui se creusent autour de moi et dans les rangs de ceux qui font partie inhérente de mes souvenirs d’enfance.Le docteur Edmond Grignon est parmi ceux dont je conserverai toujours la mémoire.C’est qu’en plus de sa bonté, de son intelligence, de son esprit et de ses talents multiples qui faisaient de lui un type des plus séduisants, il appartenait à l’une de nos plus anciennes et de nos plus remarquables familles de Saint-Jérôme.En remontant le cours de mes souvenirs, je revois son père, M.Médard Grignon, dont la jovialité spirituelle est restée proverbiale ; sa mère, femme courageuse et mère admirable ; ses soeurs, héritières des plus belles qualités de leurs parents, d’une saine gaieté, musiciennes et cultivées ; ses frères, le docteur Wilfrid, père de Claude-Henri qui en a si bien parlé dans l’Avenir du Nord ; le docteur Eugène, qui a fait sa marque aux Etats-Unis ; Joseph, avocat et protonotaire dont on peut dire qu’il fut un penseur, un écrivain, un barde, un musicien, un mémorialiste justement célèbre dans notre région ; Hendéric et Honorius à l’esprit caustique et dont la conversation prenait souvent l’aspect d’une amusante caricature verbale des hommes et des choses ; Henri, estimable fonctionnaire en retraite, le seul survivant de cette pléiade d’hommes dont nous conservons le plus agréàble souvenir et qui ont illustré la vie jérômienne.De chacun des membres de cette famille il y aurait beaucoup de bien à dire.Il est vrai que tous n’ont pas atteint le degré de célébrité qu’a connu Vieux Doc, à cause de ses deux livres si populaires, mais tous ont inscrit avec honneur le nom des Grignon dans l’histoire de notre petite patrie.Comme je le disais plus haut, la famille Grignon est l’une des plus vieilles de Saint-Jérôme.En 1921, dans une intéressante plaquette intitulée “Le Vieux Temps”, M.Joseph Grignon rappelait les origines de sa famille au chapitre “Jean-Jean et Marichette”, et se glorifiait d’être “le descendant de Jean-Baptiste alias Jean jean Grignon et de Marichette Laçasse, les deux plus pauvres et I miséreux colons qui figurent au nombre des pionniers de la rivière à Gagnon, dans notre paroisse de Saint-Jérôme.A deux générations de distance, cette pauvreté me parle 1 encore à l’âme et me fait tressaillir d’orgueil.Si mes sentiments humanitaires ont eu l’heur d’être quelquefois écoutés, je lui en dois toute l’inspiration.Plût à Dieu que tous les hommes d’Etat eussent connu pareille origine : ils auraient bientôt trouvé la formule du seul socialisme que le monde réclame pour échapper à l’abîme.” Je ne puis résister au désir de reproduire ici ce qu’écrivait M.Jules-Edouard Prévost en présentant au public la brochure de M.Joseph Grignon sur “Le Vieux Temps” : “En racontant les débuts modestes et courageux de ses aïeuls, il a refait l’histoire de presque tous nos foyers où nos pères ont donné le grand exemple d’une vie intègre et jd’un rude labeur.A cette école se sont formés des citoyens énergiques, 'des hommes instruits et de carac-: tère qui se sont distingués dans les j professions libérales, le clergé, le j commerce, l’industrie, les lettres, la politique.j “Ah ! les braves gens qu’étaient nos pères ! Parce qu’ils nous ont i procuré, à force de sacrifices, les précieux avantages de l’instruction, ils nous ont mis en mesure — et ( c’était là leur noble but sans doute — de rehausser le nom de la famille canadienne-française, en faisant rejaillir sur elle l’éclat de nombreux talents mieux cultivés, l’honneur de succès obtenus sur un plus vaste théâtre et d’une réputation plus , brillante, plus répandue.Mais ils ne nous ont rien donné de meilleur que leurs exemples de probité à toute épreuve, que leur amour fidèle pour notre langue, nos traditions, nos croyances, notre race ; rien de meilleur et de moins périssable que le doux souvenir de leur gaieté, de leur joie de vivre, de leur cordiale et large hospitalité, des heures exquises de la vie en famille.” De telles réflexions sont on ne peut mieux justifiées par les enfants de Médard et les petits-enfants de Jean-jean Grignon.La valeur des descendants de ces deux générations, l’éclat qu’ils jettent sur leur nom sont un magnifique témoignage qui affirme la vigueur de leur race, perpétue leurs qualités essentielles et démontre combien fructueux ont été leurs mérites et leurs sacrifices.FIDELIS.h Page deux U AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 17 novembre 193y PriMltitft Or io«c|*h I .Sf iiii a y- RYE WHISKIES DISTILLATEURS DEPUIS 1057 - .' Mm ït SEW v^' \ N^SSïf ’^V7ÿ> *•0 *ï, *.jW*V3j PHOTO-ENGRAVING Reqd R:R.LABELLE, Pi 447 S HELENE,MONTREAL DESS/N COMMERCIAL ^ COMMERCIAL ART WORK PHOTOGRAPHIE PHOTOGRAPHY .PHOTOGRAVURE PH O TO *EN ORA VINO IMPRIMERIE *¦ PRINTING L’Union Nationale ouvre une buanderie Il y a longtemps que la fausse Union Nationale attendait une occasion pour laver son linge sale.Elle en a beaucoup plus qu'on ne le pensait, si on en juge par la première lessive qu'elle vient de faire à l’hôtel Mont-Royal.Car l'U.N„ fille naturelle du parti conservateur et de l'Action Libérale Nationale, vient d’ouvrir une buanderie ! A l'état embryonnaire au Salon de la race, lorsque M.Duplessis et ses roquets, à bout d'arguments contre leurs adversaires, se lançaient dans une attaque à fond de train contre leurs partisans indociles ou dissidents, la buanderie de l’U.N.a été inaugurée officiellement, la semaine dernière, au salon D de l’hôtel MOnt-Royal.C'est une buanderie de salon, mais le linge qu'on y lave, n'en est pas pius propre.Ce que nous avons toujours dit était vrai : le vieux parti conservateur, aussi faible en 1936 que depuis 1897.a profité d’une équivoque servie par la défroque de ses chefs et par une campagne de dénigrement que le peuple, après s'ètre ressaisi, vient d'apprécier à sa juste valeur.Et voilà que ’.es conservateurs “orthodoxes”, convaincus de la désuétude et du ridicule de la formule qui les a délogés du pouvoir aussi vite qu'elle les y avait portés, veulent redevenir ce qu'ils étaient auparavant.Us seront gros Jean comme devant.Les nouveaux buandiers veulent passer au bleu leurs "nippes” maculées pendant trois ans.par les Purs.Mais c’est là que la bisbille commence, ou plutôt, qu’elle continue.Certains, plus opportunistes, se demandent s'il n’est pas trop tôt pour agir : s’il ne serait pas preferable, dans un intérêt électoral plus ou moins immédiat, de continuer à arborer pour quelque temps, la bannière de contrebande de M.Duplessis, pour ne pas se "mettre à dos immédiatement des milliers d'amis de tous les camps, qui ont sur la politique des idees bien au-dessus des rivalités de parti", selon l'opinion de l’ineffable Penverne.D'autre part, un quidam lance l'apostrophe suivante : Oublions le nom de Duplessis.Oublions l'Union Nationale.Parlons conservateur.Nous avons un parti,” qui lui attire l’interrogation embarrassante posée par nous à maintes reprises : “.Mais où est-il ?S'il existe une organisation, je voudrais bien savoir où elle tient ses bureaux." Et ainsi de suite jusqu'au moment où on en vient a la conclusion de tenir un congrès qui aurait pour mission de choisir un chef qui commanderait la confiance des conservateurs.La triste histoire du parti conservateur québécois se répète.La sinistre farce de l'Union Nationale prendra fin .pour laisser le champ libre a un autre subterfuge, si les bleus trouvent le temps trop long dans l'opposition.L'impopularité proverbiale et les [insuccès répétés de ce parti dans la province de Québec sont dus à ses j trahisons fréquentes et à ses camouflages nombreux.Les conservateurs soi-disant sincères et convaincus qui se sont réunis la semaine dernière, appuyaient l'U.N et son chef en 1936 ; ils ont vanté son administration : souhaitaient sa réélection en 1939, pour ' garder le pouvoir.Aujourd'hui.Us fulminent contre ce parti dont iis reconnaissent l'inutilité et les contradictions.Us trament un complot contre ce chef qu'ils adulaient.Ces gens étaient-ils sincères et convaincus Par leur attitude réactionnaire et leurs propos intempestifs.iis avouent officiellement enfin avoir trompe ieiectorat et s'ètre trompés eux-mêmes avec leur déguisement.I:s jettent maintenant Fa défroque aux orties.Us mettent leurs costunu s de mascarade au blanchissage.Voilà le châtiment d'un parti po-iitique qui.pour s'étre moqué de tout et de tous, pour s'ètre travesti plus d une fois, a perdu pour longtemps encore, .a confiance du peuple, et semé ia confusion chez ses partisans Il se croyait au pouvoir pour de ' longues années.II est réduit à fonder une buanderie, pour faire sa propre lessive.Cette besogne va probablement nécessiter b- .ucoup de temps.Le parti de Duplessis ne doit pas s'en faire cependant.II a quarante ans devant lui.A TRAPP Biographie du nouveau chef de la province LETTRE DE QUEBEC Séances du cabinet.— L'unité du pays.Cette semaine, l'honorable Adélard Godbout, premier ministre de la province de Québec, a présidé plusieurs séances de son cabinet D'importantes mesures administratives, parmi les plus urgentes à prendre au lendemain d’un changement de gouvernement, ont été soumises aux ministres et portées à la rédaction de nombreux arrêtés ministériels.Le premier ministre a révélé que les six collègues sans portefeuille qu'il s'est adjoint dans le cabinet auront des attributions particulières.comme collaborateurs immédiats, et, pour employer ses propres termes, comme secrétaires parlementaires.On sait déjà que l’honorable L.-J.Thiscel secondera M.Godbout iui-mème à l'agriculture et à la colonisation.L’honorable Georges Dansereau s'entendra avec l'honorable M Drouin pour l'aider dans l’administration du commerce, de l'Industrie et des affaires municipales.L'honorable Léon Casgrain assistera le procureur général, l’honorable M.Girouard.L'honorable Wi.frid Hamel collaborera avec l'honorable M Rochette pour l'administration du travail.U est probable que l'honorable F.-L.Connors travaillera de concert avec le trésorier.l'honorable M.Mathewson.et que l’honorable Cléophas Bastien s’entendra avec l'honorable M.Bouchard, ministre de la voirie et des travaux publics.Pour les ministères fusionnés sous l’administration d’un seul titulaire, les départements resteront distincts avec leurs sous-ministres propres : ainsi à l’agriculture et à ia colonisation ; ainsi à la voirie et aux travaux publics, aux mines et au travail.M.Godbout estime cependant qu’il est préférable de confier le travail à un seul sous-ministre quand il n'v a, pour deux départements, qu'un seul ministre.Mais ce sont là des réformes ,1 ttudier.Pour l’instant, les cadres administratifs ne seront pas rapetisses."L'unité nationale est nécessaire au Canada si notre peuple doit vivre et grandir, s'il doit jouir de la plénitude de ses libertés et s'il doit jouer un role de première grandeur au milieu de toutes les races qui habitent le Dominion".C’est cette intéressante conclusion que l'honorable M Adélard Godbout a laissé, vendredi dernier, à la consideration de centaines d’étudiants réum.s au Palais Montcalm à l’occasion de l'ouverture officielle des deuxièmes assises du Bloc Universitaire.I Le programme d'études de cette sociéte, en congrès pour deux jours à Duchesnay.près de Québec, a porte précisément sur les problèmes que pose l’unité nationale."Avec du courage et de la bonne volonté, ajouta le premier ministre, le problème est soluble.L'unité nationale doit se baser sur l'harmonie entre les divers groupes ethniques, mais je ne pense pas.pour cela.qu'H soit avantageux pour l'un ou l'autre de ce- groupes de céder ses qualités propre- Au point de vue démographique.le Canadien français est ! placé dans une situation avanta-êeuse et il n'aura pas.pour obtenir de vivre en harmonie avec les autres races de ce pays, à mettre sous le boisseau les qualités spéciales dont il a été doué.” Le chef tlu gouvernement avait été iinvité a offrir au Bloc Universitaire, les voeux de la province.C'était sa ! première apparition en public en ; qualité de premier ministre, après [trois ans d’opposition.I.- : rencier de ia soirée fut M.i abbe F- dx-Antoine Savard.auteur [de 'M> naud maitre draveur".U y eut aussi un concert du jeune pian.- - - mp .leur André Mathieu.L'honorable Joseph-Adélard Godbout est né à Saint-Eloi, comte de Témiscouata, le 24 .septembre 1892, du mariage de M Eugène Godbout, ! cultivateur et éleveur, ancien député de Témiscouata à la Législature de Québec, et dame Louis Duret.; décédée.| Après avoir obtenu son diplôme de bachelier ès-arts du séminaire de Rimouski, M.Godbout fut l'un des plus brillants élèves à la faculté de théologie du grand séminaire de Rimouski.M.Godbout suivit ensuite le cours complet de l’école supérieure d'agriculture de Sainte-Anne de la Pocatlère et se qualifia bachelier »s-sciences agricoles avec grande distinction.11 compléta son education agricole par un stage assez prolonge au Massachusetts Agricultural College.En décembre 1918.M.Godbout fut nommé professeur d'agriculture de Sainte-Anne.En 1922.il fut choisi comme agronome pour le comté de L'Lslet, fonction qu'il occupa tout en continuant d'enseigner à Sainte-Anne.En 1925.il résigna sa charge d'agronome pour se consacrer exclusivement a l'enseignement de la zootechnie à l’école d'agriculture de Sainte-Anne.U profita des vacances annuelles de cette institution pour faire de la propagande agricole active, organiser l'exposition annuelle de chevaux de trait qui se tient, depuis, régulièrement a Sainte-Anne, former des clubs d’éleveurs à titre de propagandiste de l’association des eleveurs d'Ayrshires de la province de Québec et agir comme juge aux expositions régionales de la province et à l’exposition de Toronto.En 1927.il fit partie de la coinmission des juges du concours du i Mérite agricole.Dans la suite, il ' participa activement aux journées sociales et aux cours abrèges orga- ! nisés par les agronomes de divers j comtés.En mai 1929, une délégation du comté de L’Islet le pria de se porter candidat à l'élection partielle provinciale qui avait lieu dans cette circonscription, et le 13 du même mois, M.Godbout fut élu par acclamation député a la Législature de Québec.U fut réélu par de fortes majorités aux élections générales de 1931 et 1935.En novembre 1930, il fut appelé à faire partie du gouvernement libérai à titre de ministre de l'agriculture du Québec, en remplacement de feu hhonorable J.-L.Perron.Aussitôt investi de ses fonctions, M.Godbout.avec le concours des principaux officiers de son département travailla à promouvoir l'éducation du cultivateur, à organiser la production agricole sur une base 1 moderne et à intensifier le mouvement de l'achat des denrées agricoles de la province de Québec.L'organisation de la ferme sur un pied [d'affaire commercial fut l’objectif qu'il rechercha principalement.Pour cela, il assura la ditluslon plus intense de bulletins et pamphlets agricoles mis à la portée des cultivateurs.il aida les écoles d’agriculture à se développer, il permit la construction de l'école moyenne d’Agriculture de Sainte-Martine, comté de Chàteauguay, facilita l'organisation de l’enseignement agricole dans nombre de maisons d'enseignement rurales, augmenta le nombre de bourses d eludes accordées aux fils de cultivateurs, et convertit le Journal d'Agriculture de la province de Québec de revue mensuelle en publication hebdomadaire.Le 11 juin 1936, a la suite de la démission du gouvernement de l honorable L.-A.Taschereau, il fut invite a former un nouveau gouvernement et fut assermenté le même jour comme premier ministre du Québec.Aux élections du 17 août 1936.son gouvernement fut défait et lui-même perdit son siège, dans L'Islet, par une majorité de 20 voix en faveur de son adversaire, M.Bilodeau.U fut cependant maintenu dans ses fonctions de chef du parti libéral.Entre autres charges, M.Godbout fut président de 1 Association des agronomes canadiens, section de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ; président de l’amicale des anciens de Sainte-Anne ; secrétaire de l'association des éleveurs de chevaux percherons du bas de Québec ; président de l'association canadienne des techniciens agricoles * 1933 • : etc.Docteur ès-sciences agricoles "honoris causa” de l'université Laval, de Québec, docteur en droit "honoris causa” de l'université McGill, Montréal, docteur ès-sciences agricoles "honoris causa" et docteur en médecine vétérinaire "honoris causa" de l'université de Montréal, M.Godbout est aussi commandeur de l'ordre du Mérite agricole de France, titre qui lui fut décerné par le gouvernement français en 1934, à l'occasion du 4e centenaire de l'arrivée de Jacques Cartier au Canada.Le 9 novembre 1923, M Godbout épousa Mlle Marie-Dorilda Fortin, fille de M.et Mme Florent Fortin, de L'Islet.Cinq enfants sont nés de cette union.L'honorable M Godbout est technicien agricole et cultivateur II est membre du club des journalistes de Québec et des Chevaliers de Colomb du 4e degre.conseil de Montmagny Le nouveau premier ministre demeure à Québec.Ouverture de ta campagne de la Croix Rouge S.A.le duc de Gloucester, dans un message lu par M.Norman Som-merville.S.E.le gouverneur général, lord Tweedsmulr, U' très honorable M Mackenzie King, l'honorable M Patenaude et l'honorable M' Maillon ont lancé un appel au peuple canadien.à la radio, dimanche soir, u l'occasion de l'ouverture de la campagne de souscriptions a la Croix-Rouge canadienne Le message du duc de Gloucester lu par le président île la Croix-Rouge, M.Somerville, dit que cette guerre apportera la détresse et de grandes souffrances et il demande au peuple canadien d'aider a soulager tant de misères "Je suis certain que le peuple du Canada .supportera aussi généreusement qu'il l'a fait il y a vingt-cinq ans, l’oeuvre de bienfaisance de la Croix-Rouge," dit S.A.le duc de Gloucester, president du conseil de la Croix-Rouge britannique.Lord Tweedsmuir a demande de son côté de souscrire généreusement : "Pas un cent de l'argent que vous donnerez ne sera perdu”, a-t-il dit.Le premier ministre du Canada.M' King, a rappelé que pendant la première Grande-Guerre, la Croix-Rouge avait amassé S9.000.000 au pays pour ses propres besoins.$6.-25Ô.00U pour les besoins de la Société anglaise et qu'elle avait envoyé outre-mer pour plus de $20,000,000 de médicaments et autres nécessités clans les hôpitaux.M.King a terminé en demandant aux Canadiens de souscrire généreusement au cours de la campagne actuelle.M.Manion a rappelé les services rendus par la Croix-Rouge et il a dit que les sacrifices que s'imposeront les Canadiens pour appuyer généreusement cette société seront petits en comparaison des souffrances soulagées L’honorable M.Patenaude, lieutenant-gouverneur de la province de Québec, s’adressant au peuple de cette province lui a demandé de faire un effort commun pour permettre à la Croix-Rouge de multiplier ses activités.Le montant demandé par la Croix-Rouge dans cette campagne est de $3,000,000.Concours littéraire Le retour à la terre Los délais d’inscription au concours littéraire du Service des mines dr Québec expirent le 1er décembre.L’expiration des délais d'inscription au concours littéraire du Service des mines approche rapidement On sait que le Service des mines de Québec accordera un prix de $500 00 pour le meilleur ouvrage en français, et un prix semblable pour le meilleur ouvrage en anglais sur la découverte et la mise en valeur des ressources de l'Ouest de Quebec (Témlscamingue et Abiti-bin Les inscriptions doivent parvenir le ou avant le 1er décembre 1939 à l’adresse suivante : "Concours littéraire de l’Ouest de Québec", Service des mines.Québec On peut obtenir, en écrivant a cette adresse, tous les renseignements relatifs à ce concours.On ne demande pas aux auteurs de soumettre leur travail en faisant leur inscription ; ils ont jusqu'au 1er mars 1940 pour remettri leur ouvrage.U n y a pas de formule d'inscription spéciale pour le concours, mais ceux qui désirent s inscrire doivent donner leur nom, leur adresse et leur nationalité dans une lettre à cet etfet.Aucune inscription ne sera acceptée après le 1er décembre ; que les intéressés se hâtent de faire parvenir leur demande d inscription.Lisez et faites lire L'AVENIR DU NORD D’après M.C.-E, Couture, surin tendant de ia colonisation canadien ne-française, du Canadlen-Natio* !nel.le mouvement de retour à là 1 terre d'après le plan Rogcrs-Augcr a permis, cette année, l'établisse ’ ment sur les terres de colonisation d'Abitibi, de Gaspé et d'autres endroits de la province do Québec dè quelque 1200 familles.Ces familles sc composaient en moyenne de si» personnes chacune.Caractéristiques Chevrolet 1940 L’AIDE AUX JEUNES DANS LA PROVINCE DE QUEBEC Le gouvernement fédéral prêt à continuer le programme de formation de la jeunesse ouvrière, victime d’un chômage forcé.LETTRE D’OTTAWA La préparation de la prochaine session à Ottawa Les fonctionnaires fédéraux, déjà surchargés par le travail supplémentaire créé par la guerre, ont maintenant la tâche de préparer l'ouverture de la section qui se fera dans environ deux mois Si la tradition de faire l’ouverture le Jeudi se perpétue, il est possible L’UNION PANCANADIENNE L'Union Pancanadienne, fondée par un groupe de citoyens éminents de Montréal, parmi lesquels on compte le Lt-Coi Wilfrid Bovey.?.t T.Taggard Smyth et M.Jean-Charles Harvey, annonce des progrès considérables.Elle s'est attiré i appui des journaux et du public Des éditoriaux dans les plus grands quotidiens, des lettres provenant de tous les coins du pays et de nombreuses offres de coopération active, attestent l’influence croissante de l’organisation.L’Union Pancanadienne a comme buts fondamentaux : 1.De forger, dans tout le Canada, une âme vraiment nationale afin que les intérêts généraux de la nation, prise dans son ensemble, aient toujours la suprématie.2.D'inculquer à tous nos citoyens un sentiment de fierté et de loyauté inspiré par le même esprit national d’un ocean à l’autre.3.De combattre sans merci toutes les tendances séparatistes, dissolvantes, xénophobes et centrifuges.4.De mettre en oeuvre tous les moyens et méthodes propres à atteindre ces buts.L’Exécutif de l’Union Pancanadienne se compose comme suit : M.T.Taggart Smyth et M.Jean-Charles Harvey, présidents conjoints ; Lt-Col.Wilfrid Bovey, président honoraire ; Guy Papineau-Couture et Charles Holmes, vice-présidents : Hertel LaRocque organisateur général ; Réal Rousseau, organisateur-adjoint ; J.-A.Gagnon, trésorier ; T.-L.Bullock, secrétaire.que l'ouverture se fasse le H janvier.Le premie: ministre, l'honorable M.Mack' King a déclaré que les dèpu'i raient convoqués au début de janvier.D mier jeudi de janvier, le 4, e ' trop prl«ie gratuite A In Stnndnrd Ilruivl* Ltd., Pr*»cr Ave.fk Lil>erty St., Toronto, Ont.fUml ns'rrr Deux facteurs majeurs ont rendu facile cette organisation en vitesse : la délicatesse et le zèle de MM, les curés, et la collaboration empressée de MM les agronomes locaux.Le chef de l'Economie domestique de Québec a complété notre programme d'action par l’intermédiaire de Mlles les instructrices dont le dévouement n’a d’égale que la science Dans de telles conditions, veuillez croire que l'organisateur a peu de mérite Organiser est cbo.se relativement facile si on exploite l'enthousiasme des premières heures et si on fait miroiter avantageusement les multiples bienfaits d'une Oeuvre naissante.Maintenir une oeuvre même de bienfaisance est chose plus difficile, étant donné les facteurs humains d'ambition souvent irraisonnée bien que parfois légitime, et de Jalousie innée, voir même chez la femme.Heureusement, le surnaturel triomphe, car nous avons fondé nos cercles de fermières sur la vertu royale de la charité chrétienne et nous les avons mis en activité sur les principes d'une coopération saine et sans bruit, bienfaisante et sans entrave, pratique et sans jactance.A la louange de nos sages et zélés aumôniers locaux, à la louange de nos conseils de direction, prudents et clairvoyants, à la louange de nos fermières, actives et besogneuses, nous sommes très heureux, après 15 ans de direction, de proclamer la survivance de tous les cercles fondés dans le diocèse.Tous s'attachent à la vie.a la vie débordante d'activité, à la vie surabondante d'oeuvres paroissiales, a la vie permanente et expansive.Jusqu'à date, nous avons surveillé de près la qualité des associées en remerciant les sujets à quotion et indésirables, A l'avenir nous verrons au nombre tout en maintenant la qualité, c’est entendu Le mot d'ordre émanant de l'autorité est le suivant : "Ce qui est bon pour quelques-unes doit être bon pour plusieurs'.Les dames fermières sont donc invitées à une propagande active pour l'année 1940 Nous espérons doubler l'effectif des cercles.Il y a place pour 5000 dames fermières dans le dloce.se de Mont-Laurier Ce sera un des premiers effets de l'Etude de la COOPERATION Les 44 cercles du Pays de Labelle se sont groupés en trois régions, la Lièvre, la Rouge et la Gatineau afin de favoriser une action d'ensemble et régionale : ce sont nos Federations Régionales ayant comme centres.Mont-Laurier.Saint-Jovite et Maniwaki.A ces endroits, chaque année, les cercles régionaux se réunissent et organisent une journée d'études et une exposition intercercle.Ces journées de réunions sont de nature à faire beaucoup de bien, à stimuler les énergies et à favoriser une action de coordination nécessaire au bien commun des cercles.Pour célébrer dignement trois anniversaires précités, nous avons cette année organisé à Mont-Laurier une journée diocésaine d'études et déjà nous en avons dit tous les bienfaits dans des articles précédents.A cette occasion, les dames déléguées ont élu un COMITE DIOCESAIN dont la principale fonction sera de donner les directives d'un mouvement d'ensemble et bienfaisant.Notre Comité diocésain a donné comme mot d'ordre pour l'AN 1940 : I "L’KTl'DK de la JEUNE FILLE rurale".Tous les cercles dans leurs assemblées régulières étudieront ce sujet et l'an prochain, en septembre.la journée régionale d’etudes sera le couronnement de cette étu-jdc I Le programme d'etudes comportera l’éducation et l’instruction de la jeune fille rurale parvenue à l'âge post-scolaire, ses qualités et scs défauts, scs ressources et scs déficiences.ses loisirs et .ses occupations, scs énergies et ses dangers, ses moyens d’action, de réaction et de perfectionnement, à l’exemple de ses modèles, nos ancêtres vertueux, honnêtes et fort heureux.I A cette étude d'importance capitale.les cercles de fermières appliqueront tous les arts à leur disposition.l'art ménager, l’art culinaire, l'art agricole, et les arts domestiques.Et pour réussir, les cercles sont invites à organiser l’AVANT-GARDE Cette Oeuvre de protection pour les jeunes filles rurales est la véritable école de formation de nos futures fermières.Déjà, la majorité des cercles l'ont adoptée dans le diocèse et nous désirons la voir s’introduire dans tous les cercles sous notre direction.Actuellement, les Avant-Gardes sont considérées majeures jouissants de privilèges spéciaux et destinés à promouvoir effectivement cette oeuvre de bienfaisance.i Nous terminons en formulant un voeu très légitime : "nous désirons que les cercles de fermières soient dans le diocèse de Mont-Laurier un excellent moyen d'UNION entre les dames des rangs et les dames des villages selon l'esprit de la lettre collective do Nos Seigneurs les Evêques de la province de Québec sur le Problème rural.(Voir parag.281.DONAT DUMOUCHEL, ptre, numôniei diocésain.La reine dit la mission de la femme en temps de guerre Sa Majesté, la reine Elizabeth, a lancé, samedi, par le truchement de la radio, un appel émouvant aux femmes de l'empire.Elle leur a demandé d’accomplir la tâche que l'on attendait d'elles et qui est de maintenir excellent le moral de l'arrière D’une voix claire et ferme, elle a dit: “Je sais qu'il n’est pas si difficile que cela de faire de grandes choses." Il y a un peu moins de cinq mois, elle avait aussi parlé à la radio d'Ha- i lifax, Nouvelle-Ecosse, pour faire ses adieux au Canada qu'elle venait de visiter d'un bout à l’autre.Dans sa première allocution à la radio depuis cet adieu, la reine a parlé longuement de son voyage dans le Dominion."Le monde alors était en paix, a-t-elle dit, et pendant sept semaines nous nous sommes trouvés dans une telle atmosphère de bonne volonté et de bonté que l'idée même de la lutte et de la guerre sanglante nous semblait fausse, tant la lutte et la guerre nous apparaissaient impossibles.Le souvenir de ce voyage me réchauffe encore le coeur et me donne du courage, lorsque j'en ai besoin.Je parle maintenant dans des circonstances bien différentes.Je parle en songeant aux femmes de Pologne qui ont été les premières à souffrir, en songeant aussi aux femmes de France à qui l’on a demandé de partager avec nous les brutalités et les efiroyables tristesses de la guerre.Dans tous les temps, la guerre a demande beaucoup de courage aux femmes.” "A vous toutes je veux donner un message d'espoir et d'encouragement.Nous avons tous un rôle à jouer et je sais que vous jouerez courageusement le vôtre, vous souvenant toujours que plus vous serez fortes plus vite reviendra dans vos maisons cette vie heureuse et que nous désirons tant." La colonne de beauté dirigée par Cousine Blanche Diplômé* de r Université tU Beauté de Paris La lutte contre Vembonpoint Corrigeons-nous Chauffage et éclairage Ne dites pas : Brûleur, borneur, mais dites : Bec de lampe ; Caille, calorifère, mais Radiateur; Chaudière à sasser les cendres, ! mais Tamiseur ; Clef de poêle, mais Clef ou poignée de rondelles ; Damper, mais Clef ou registre ; Drop-light, mais Suspension ; Electrolier, mais Lustre ; Espingole.mais Clef ou poignée de rondelles : Fournaise (pour) Calorifère ou chauffage central : Fournaise (petite), mais Poêle i petit) ; Fourneau (du poêle', mais Four : Fuse, mais Fusible ; Globe électrique, mais Ampoule électrique ; Gril du poêle, de chaudière, mais Grille : Grille du four, mais Etagère du four ; Que de lettres ! Que de lettres ! Jamais, sans le volumineux courrier qui m’atteint depuis un mois, je n'aurais cru avoir tant de lectrices.C’est par centaines que me sont parvenues les lettres au sujet de l’embonpoint, et.malgré la meilleure volonté au monde, je n'ai pu répondre a toute.- Dans de nombreux cas, j'ai même du me contenter d'adresser des imprimés donnant les renseignements demandés.Je m'excuse auprès de ces cousines qui ne m'en voudront pas, je l’espère, de ne pas leur avoir répondu par lettre personnelle.J’avoue que je suis étonnée de l'avalanche de lettres au sujet de l'embonpoint qui s’est abattue sur mon bureau.Je me demande si nombre de ces cousines ne se font pas une idée fausse de leur embonpoint ?N est-ce pas licite de réaliser "l'élégance d'une silhouette éiancée” qui pousse tant de femmes à vouloir maigrir.Je ne saurais m'empé her de protester contre la mode féminine absurde d'atrophie, que tant de femmes semblent vouloir atteindre.Les gravures de mode suggestionnent aujourd'hui, sans cesse, jeunes filles et jeunes femmes dans le sens de la diaphanéité et de la minceur.Four obéir à la mode, elles adoptent alors des régimes de famine et des médicaments déplorables qui leur enlèvent peu à peu graisse, muscles, robustesse et résistance.L'amaigrissement ainsi compris est aussi peu compatible avec la santé qu'ou- Recetses éprouvées La couleur éveille Vappétit Haddock (aiglefin fumé) canadien, sauce tomate au fromage C'est vrai qu'on mange avec les yeux d'abord : et ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on dit.dans le langage familier, "avoir les yeux plus grands que la panse".C'est que la vue d'un beau plat aiguillonne fortement l'appétit Voici un dîner qui a le mérité d'une saveur délicate et d'une jolie couleur.Faites-en l'essai.et vous vous en réjouirez, soyez-en sûre.HADDOCK CANADIEN.SAUCE TOMATE AU FROMAGE Le haddock, qui est l'aiglefin fumé.doit être choisi épais.Couvrez d'eau froide, côté chair en-dessous, pendant une demi-heure, et égouttez.Couvrez le poisson d'eau fraîchement bouillie cette fois, et lais-sez-le tremper 15 minutes.Egouttez.Garnissez le côté chair de petites noisettes de beurre, et mettez sur le gril 20 minutes.Placez-le ensuite sur un plat chaud, et couvrez do la sauce que voici : Faites chauffer une boite de soupe à la tomate condensée, avec une cuillerée à bouche de Iromage râpé, ‘à de cuillerée à thé de moutarde en poudre et ’ i de tasse de lait riche (dessus de la bouteille, par exemple, ou lait évaporé non dilué).Mélangez parfaitement la sauce et versez sur le poisson.Ce plat attrayant et délicieux s'accompagne de frites : comme autre légume, on choisira des haricots verts ou des petits pois servis bien chauds et bien égouttés.» * * Essayez la recette suivante lorsque vous avez peu de temps et que les enfants arrivent affamés de l'école — lorsque vous n’avez pas encore fini votre ouvrage du matin Ouvrez une boite de sardines canadiennes préparées à la sauce tomate.égouttez les poissons, conservant la sauce.Mettez les sardines à chauffer sur le gril, cinq minutes, puis servez sur des rôties découpées en rectangles étroits, avec la sauce tomate — que vous avez chauffée séparément par-dessus le tout Ajoutez une pomme de terre bouillie ou réchauffée Comme dessert, les enfants raffolent de petits gâteaux légers appelés choux sans crème (marguerites, sans la crème fouettée i, ou biscuits do Savoie, avec une tasse de chocolat.v fait?, jnrruih tllttnuiire ta lasrlva *«n» l'eau chaude» L’action tie lu enit'tr vtlg-mêma rdchau/fa l’eau.SIROP MATHIEU RHUMES BRONCHITES LA GRIPPE rumiM : DESSERTS DE POMMES Les recettes suivantes éprouvées par la spécialiste en économie domestique' du Ministère fédéral de l'agriculture, sont spécialement recommandées.POMMES Al'X EPICES 7 livres de pommes canadiennes 2/3 once de cannelle en bâton ' once de racine de gingembre 1 chopine de vinaigre de cidre 2/3 once des quatre épices 3 livres de sucre brun >2 tasse d'eau Clous de girofle entiers Zeste râpé mince d’un demi-citron Essuyer, couper en quartiers, peler et trogner des pommes, mettre trois clous de girofle dans chaque quartier.Mélanger les épices qui restent, diviser en deux parties et lier dans de petits sacs de toile à fromage.Faire un sirop en faisant chauffer du sucre, du vinaigre, de l’eau, des épices et de l'écorce de citron.Lorsque le sirop bout, ajouter les pommes et faire chauffer jusqu'au point d'ébullition.Enlever du feu.puis verser avec précaution dans un pot de terre.Laisser reposer 24 heures : le matin égoutter le sirop des pommes, faire chauffer graduellement jusqu'au point d’ébullition.puis verser sur le fruit et laisser reposer encore 24 heures.Répéter ces opérations quatre jours de suite : le quatrième jour, faire cuire le sirop jusqu’à ce qu'il en reste juste assez pour couvrir les fruits.Ajouter les fruits, faire chauffer encore au point d’ébullition, remettre dans le pot et couvrir Pour finir en une journée, faire cuire les pommes dans le sirop jusqu'à ce qu elles soient tendres, égoutter, puis faire cuire le sirop lentement jusqu'à la quantité exigea.Ajouter le fruit, et finir comme il vient d'être indiqué.** quotidienne'* parce que: (Crunchen contient plunleum iw*Im minéraux hMiU-mr-nt raffiné*.Chacun ele ce* »el* remplit -.ne fonction particulière.Ensemble*, IU - t r.t h dcbarmaner chaque jour votre o-yai me eJ«*9 toxine* qui 1’empolnonnent.San ¦ l’accumulation ele» t«»ll»n impureté*, vous ète* l>**nureiup moins exposé aux migraine*».\ l'aridité d'efttomac et aux douleurs rhumatismale*.parce ejia» vo* oriraneve e liirinn-tcur* ont tendance é fonctionner plu* normalement.Dans toutes les parties du monde, des milliers de gens disent le Kruschen qu'il procure une " i.a-tion de bien-être qui vaut un million".Commencez immédiatement “la petite Et le haut représentant de la République française ne rendit-il pas un émouvant hommage a cette relique insigne et au plus saint de nos rois ?Car.ainsi que le soulignait hier eveque de Nirncs, en affirmant i iniperieu.se et supreme nécessité de i et ‘u i.slianlr.er la France, "tous ceux (jui v'1 I" péril de mort où la e- saler.} ;.; doctrines de néant et de destin lion, comme disait I’ie -si.ont demandé qu'elle revienne aux forces spirituelles d'où le matérialisme contemporain a éloigné I aine de notre peuple”.ht de ce nouvel état d'esprit, la récente assemblée des oeuvres fi I Archevêché de Paris nous apporte encore de probants témoignages l’our coordonner toutes les Initiatives et tous les efforts de ia charité qui s'adapte aux besoins de ia guerre, !abbé Adrien Verrette ; M.le ! conformes aux Standards minima .est 226°F.Cette température n’é- _ - .in rr/~.Uom T r.- 1\ /T TTI ___l _ fl O ef.TMm’H I fnwt- ^ i n „ i „ „ j._ i ' i L’Office des approvisionnements l Des sketches de M.Fulgence Charpentier — Le Ille centenaire du poète.En plus des causeries de M.Ernout, de la Sorbonne, le vendredi, et de l’interprétation des oeuvres de Racine, le dimancre, Radio-Canada mettra au micro, les samedis 18 et 25 novembre, de 9 h.30 à 10 heures du soir, des sketches dus à la plume de M.Fulgence Charpentier, sur la vie du grand poète.M.Charpentier mettra en scène tous ceux qui ont joué un rôle à côté de l’auteur d’Andromaque : La Fontaine et Molière, par exemple.Ces sketches seront interprétés par quelques-uns de nos artistes dramatiques les olus connus.* V * MUSIC HALL M.Louis Forest, professeur de reliure, donnera le vendredi, 24, à 10 h.30 du soir, aux postes du secteur français de Radio-Canada, une causerie sur son art.La reliure n’est pas seulement un métier, c’est aussi et surtout un art.Voilà le thème de la causerie de M.Louis Forest.M.Forest a fait son apprentissage chez l’un des maîtres relieurs de Paris.L’Office des achats de la défense annonce qu’on a accordé des contrats pour une somme d’environ $25,000,000 pour du matériel roulant requis pour la guerre.Les commandes ont été divisées entre les deux Chemins de fer : environ $15,000,000 au Canadien National et $10,000,000 au Pacifique Canadien.Des 4,575 wagons de fret commandés, 3,275 seront construits pour le Canadien National.On construira 49 locomotives.L’Office en est venu à une entente avec les compagnies au sujet des prix et les commandes ont été données comme suit : à l’Eastern Car Company, 1,075 wagons pour le Canadien National ; à la National Steel Car corporation : 10 wagons de poste et de messageries pour le Canadien Pacifique ; deux cents voitures-glacières pour le Pacifique Canadien ; 590 wagons ordinaires pour le Canadien National ; 500 wagons ordinaires pour le Canadien Pacifique ; à la Canada Car and Foundry Company : 1,100 wagons ordinaires pour le Canadien Natio- juge Henri Lacerte ; M.François-j de construction.i tant presque jamais atteinte dans le G.-J.Comeau ; M.l’abbé Albert Tes- 1 C’est le township de North York, système à refroidissement d’une au-sier ; M.le notaire Henri Boisvert dans l’Ontario, avec 196 prêts, qui tomobile, les fabricants peuvent Paul-E.GRONDIN, prêtre, vient en tête de la liste des localités donc dire que cet antigel ne s’éva-Secrétaire général.oa des prêts de 90 % ont été con- pore pas par ébullition même pen-Le Comité Permanent de la Sur- sentis ; Hamilton, Ontario, vient au dant les jours les plus doux de l’hi-vivanee française en Amérique, Uni- deuxième rang avec 104 prêts; East, ver.' - versité Laval, Québec, le 3 octobre _________ 1939.LaFarineRobinHood MOULUE DE BLE LAVE Rosamarie Brancato, soprano, et Henriette Schumann, pianiste, seront au programme de Radio-City Music Hall dont Radio-Canada fera le relais, le dimanche 19, à midi.Mlle Schumann exécutera la Rhapsodie de Paganini, d’après un ! arrangement de Rachmaninoff.L’orchestre jouera l’ouverture “Sa-kuntala”, de Goldmark, et l’ouverture “Die Fledermaus”, de Johann ! Strauss.nal ; 500 wagons plats pour le Canadien National ; 500 wagons ordi-LES SCIENCES PHYSIQUES naires pour le Pacifique Canadien ; Dans sa causerie, le lundi, 20, à 100 auto-cars pour le Pacifique Ca-10 h.30 du soir, aux postes du réseau'nadien ; à Montréal Locomotive français du Québec, M.Cyrias Ouel- i Works : 15 locomotives pour le Ca-let, docteur ès sciences, parlera des ; nadlen National et 12 pour le Paci-molécules et des atomes.L’éminent 'fique Canadien ; à la Canadian Lo-professeur a intitulé son travail de j comôtive : 10 locomotives pour le la semaine suivante, c’est-à-dire le 1 Canadien National et 12 pour le 27, “L’alchimie moderne”.1 Pacifique Canadien.FAITES $5.à $10.PAR JOUR MONTPHAR Offre meilleure opportunité pour hommes sérieux, travaillants.Joignez-vous à nos 400 représentants qui se font un salaire enviable.Aucun risque.Nous reprenons marchandises si vous ne réussissez pas.Territoire réservé.Circulaires et annonces gratuites.— Laboratoire établi depuis plus de 15 ans.— Plus de 300 Produits garantis : — Toniques, remèdes de toutes sortes.Choix complet d’articles de Toilette.Désinfectants, Nettoyeurs, Insecticides, Cire à plancer, Epices, Café, Cocoa, etc.Adressez-vous à LABORATOIRE MONTPHAR 2420 est, rue Notre-Dame — Montréal Déclarations obligatoires des maladies contagieuses Le ministère de la santé de la province de Québec donne ici la liste des maladies contagieuses qui doivent être déclarées, sous peine d’amende, par les médecins, chefs de familles et d’établissements., Botulisme, charbon (anthrax),' choléra asiatique, coqueluche, croup, diphtérie, encéphalite- léthargique, ! grippe épidémique, lèpre, méningi- j te - cérébro - spinale épidémique, opthtalmie purulente des nouveau- j nés, oreillons, paralysie infantil! (poliomyélite), paratyphoïdes, peste, porteurs de germes, rage (hydrophobie), rougeole, rubéole, scarlatine, septicémie puerpérale, trachome, tuberculose, typhoïde, typhus, varicelle, variole, varioloïde et toute autre maladie déclarée contagieuse par le lieutenant gouverneur en conseil.Tel que mentionné plus haut les médecins, chef de familles et d’éta- ] blissements sont tenus de faire cette ! déclaration, sous peine d’amende, I que ce soit pour des cas établis ou ! douteux, et cela dans un délai de j vingt-quatre heures.En plus à dé- ! faut de faire la dite déclaration il ! est prévu une amende de $20 par jour de retard.Cette déclaration doit être faite dans les cités et villes au médecin municipal ; dans les municipalités 1 faisant partie d’une Unité Sanitaire: à l’Unité Sanitaire du comté ; dans toutes les autres municipalités de la province r au secrétaire-trésorier de la municipalité ; et enfin, dans les territoires non organisés : au ministère de la santé, Québec.(Extrait du Bulletin Sanitaire, publié par le ministère de la santé de la province de Québec.) t>\$Tu.vl ,u cosse SPEC\M- 40 on.$5.15 26 on.$3.45 PETER DAWSON LTD.SCOTLAN D JRIÔR RECETTE ORIGINALE DE LA PONCE • Le jus d’un citron • Eau bien chaude Sucre au goût • Un peu de muscade I* Deux doigts de GIN DE KUYPER KuypER Distillé et embouteillé au Canada sous la surveillance directe de JOHN de KUyPER & SON, Distillateurs, Rotterdam, Hollande.Maison fondée en 1695 40onces3 26 onces IO onces $380 $265 SI|5 Page tix L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 17 novembre 193$ ANTI-GEL REEVOL à évaporation ralentie non-corrosif Le gallon.1.50 la ®>inte.0.38 Un gallon de Reevol avec un gallon d’eau accorde une proportion suffisante à 25°F.sous zéro.Pharmacie Oscar Landry W.Prud'homme, gérant CHOIX SERVICE QUALITE Tél.558 et 559 339, rue Saint-Georges Voisin du marché, à Saint-Jérôme Service rapide de 2 messagers jusqu'à 10 heures du soir NOUVELLES DE PARTOUT rwjjyi'i lYn ; T~r.rrphrE-~p-.mt n tffilffiiê treSlUISVUgffi sf Nouvelles de Saint-Jérôme A Brébeuf — M.et Mme Raoul Campeau de Val Viger, étaient en voyage de noces, chez M.et Mme Camille Campeau.— Le 28 octobre, fut béni le mariage de M.René Laurence à Mlle Lucille Perreault.Aux nouveaux époux, nos voeux de bonheur.— Mlle Alberte Coupai, du pensionnat N.-D.de la Sagesse à Saint-Jovite.était dans sa famille à la Toussaint.- M'.et Mme A.Valois.M.et Mme E.Roy.MM.Guy Audette.Armand Lortie, Willie Singer, Mlles Marcelle Audette et Thérèse Campeau, de Montréal, chez M.et Mme Camille Campeau, en fin de semaine.— Mlle Beatrice Laurence, de Uontréal.était dans sa famille à l'occasion du mariage de son frère.René — M.et Mme Emile Grégoire, et leurs enfants.Germain et Evaigé-line, de Napierville, chez M et Mme Louis Coupai.— Mlle Rita Labelle, institutrice, était à l'Annonciation pour la fête j de la Toussaint.— Le 23 octobre, eurent lieu les funérailles de Mme Alphonse Per- : reault, née Prud’homme, elle laisse j son époux, ses enfants.Hormel : I Mmes P.-E.Richer (Florence), Té-lesphore.Théodore.Oscar, Denis.1 Mme Dupras i Emilienne ), Hono-rius, Armand.Hervé.Ernest, Wil-brorl.Orner.Mme A.Prévost, < Fernande1.Roland.Mme R Fleurent , • Reina Nos sympathies.fi-niv Rmisio n mm.Quêtes ou demandes à domicile ne L,a urotx Kouge a com- c‘ievi.lient être permises qu’aprês avoir été autorisées par l’autorité mencé sa campagne à Saint-Jérôme Lundi dernier, s’ouvrait la campagne de souscription de la Croix Rouge, à Saint-Jerôme dont l’objectif est fixé à SI.850.Me Camille de Martigny est le président du comité.Les chefs d’équipes sont le Dr J -R.Brais, MM J.-A.Boyer.Léo Bilodeau, le maire Cherrier.Mlle Pauline Cadieux.MM J-H Desjardins.Dr Duval.Paul Dubuc.C.-H.Hadgraft, A Karch, Henri Francoeur.Lucien Giraldeau.Achille Labelle, G Larocque, R La-verdure, J -J.Morin.A Michaud.J.-E.Prévost.W.Prud’homme.C - munlcipale ou M le curé de Saint-Jérôme « • • Incendie Un Incendie s’est déclaré dans la forge de M.R.Latour.108.rue La-violette.à Saint-Jérôme, hier, et a causé pour plus de $2,000 de dommages.Le père du maire Cherrier est décédé à 83 ans M.Arnédée Cherrier.père du Dr Alfred Cherrier.maire de Saint- A Robert.B.Ranger.W.Sanderson Jérôme, est décédé mercredi, à et S.-S Toupin.j Montréal, à l’àge de 83 ans.Ern- ies personnes qui désirent verser ployé civil, pendant 40 ans, il était directement leur obole pourront a sa retraite depuis plusieurs an-l’adresser au quartier général de la nées.Croix Rouge, 30! rue Labelle.chez.Outre le maire de Saint Jérôme, Mlle Pauline Cadieux.secrétaire il laisse, son épousé, en sec ndes La campagne sera close le 21 no-‘noces, née Alice Morin, deux autres vembre Le comité des dames s ins- tils : Adolphe et Georges-Albert, taliera ensuite au No 301, rue Label-i Deux soeurs: Mlle Aline Cherrier le.pour y recevoir les dames qui et Mme Pascal Fortier (Annette) : désireraient tricoter, coudre, ou fai-1 quatre petits-enfants: Jacques et re quoi que ce soit pour la Croix Lucette Choquette, Adolphe et Mau- n COIN DES PROFESSIONNELS m FORTIER « PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER T éléphones Me HENRI PREVOST 258-201-35 MELI- MELO (Suite de la première page) CEREMONIE SANS PRECEDENT POUR AFFIRMER L’UNITE DU COMMONWEALTH Une cérémonie sans précédent a eu lieu mardi matin, à Rideau-Hall, lorsque le gouverneur général du Canada a reçu le serment d'un ministre australien.L’honorable Fair-baim, ministre de l’aviation civile, en Australie, fut nommé ministre de l'aviation générale pendant son séjour à Ottawa, où il discute le projet d’entrainement de pilotes-aviateurs pour l’Empire britannique.Le fait qu'un ministre d’un dominion puisse prêter serment devant le gouverneur d'un autre dominion, prouve les liens étroits qui unissent les nations du Commonwealth britannique.C’est pour démontrer cette vérité constitutionnelle qu'une telle cérémonie a eu lieu NOS AVIONS PROTEGENT NOS COTES Un porte-parole du ministère de la défense nationale a révélé, à la radio, que les avions de la Royal Canadian Air Force survolent l'Atlantique sur une distance de plusieurs centaines de milles, pour repérer les pirates et escorter la marine marchande.Des avions de bombardement et des avions de combat très rapides ayant leurs bases sur la côte de l’Atlantique, patrouiljent les environs et travaillent en coopération étroite avec la marine royale canadienne.“D'autres avions militaires et des hydravions surveillent également la côte du Pacifique ".• 90 M.M ANION A LA RADIO “Les libertés civiles et religieuses, chères au Canada et aux démocraties, sont menacées par la détermination d’Hitler de dominer le monde”, a déclaré, lundi soir, le leader de l’opposition conservatrice, le docteur Manion, au cours d’une causerie à la radio.“Dans cette guerre, les forces spirituelles et les idéaux s’opposent aux forces matérielles”, ajouta-t-il.“Nous devons être victorieux parce que, selon les propres mots de Pie XII, nous luttons contre les ennemis de Dieu”.Le docteur Manion a donné cette causerie sur le réseau national comme invité de Radio-Canada.Elle était intitulée : "Pourquoi nous sommes en guerre".Le docteur Manion a déclaré que le Canada a proclamé l'état de guerre dès le début des hostilités parce que nous faisons partie de l'empire et qu’aucune partie de l'emDirè britannique ne peut être en paix, lorsqu'une autre partie est en guerre”.La neutralité pour le Canada était impossible- "El ne faut pas oublier que notre pays est la plus riche prise que puisse obtenir un pays victorieux".dit M Manion."Imaginons-nous la joie d’Hitler, s'il possédait un tel pays pour y envoyer l’excédent de la population allemande.” Il affirma que c’est une erreur de prétendre que l'Atlantique protège le Canada."Si la Grande-Bretagne et la France étaient vaincues, le Canada serait un pays très vulnérable." PETITES ANNONCES Maison a loorr.» vendre, mrublei asiféi.demande d'emploi, objets perdus, etc., vie.TARIF ï sour le caot.minimum 40e.su S insertions pour fl 00.• os FRANCE-CANADA VOUS APPELLE Messieurs et jeunes filles très actifs demandés pour la vente directe au consommateur.Hâtez-vous.Les Laboratoires FRANCE-CANADA.Limitée.105 ouest, rue Saint-Paul.Montréal.PL.3457.rice Cherrier.Le service aura lieu samedi matin en l’église de Saint-Stanislas de Kostka Nous prions M le maire Cherrier d'agréer l’expression de notre sympathie A VENDRE Pour livraison immédiate seulement.sous réserve de vente antérieure.1000 feuilles de Toiture d'acier galvanisé "Tite-Lap".Eastern Steel Products Limited.1335 avenue De-lorimier.Montréal.A VENDRE Une fournaise en bon ordre.S'adresser au No 343.rue Labelle.Rouge.• • • Pour les pauvres La collecte commencée dans notre ville pour les grévistes n’ayant plus sa raison d’être.M le curé Dubois a annoncé, au prône de dimanche dernier, qu'elle se continuera au profit de la Saint-Vincent de Paul I Plus de cent boites tirelire sont déposées dans les différents magasins et l'on peut aller y déposer son aumpne.La caisse de la Conférence de Saint-Vincent de Paul est à sec.depuis plusieurs semaines.A l’approche de l'hiver, notre société de secours a plus besoin que jamais de nouvelles ressources pour continuer son oeuvre d'assistance auprès de nos familles Indigentes.Nous ne doutons pas que tous se montreront généreux et que cette collecte sera abondante.• » » A novembre dernier.’ d akipr le commeronard .Successeur de J-Victor Léonatd.rt*:•.{
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