L'Avenir du Nord, 17 mai 1940, vendredi 17 mai 1940
CHENIER ERREBONNE "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) SEUL JOURNAL Du EXISTANT DEPUIS QUARANTE-TROIS ANS 1897-1940 SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme QUARANTE-QUATRIEME ANNEE, NUMERO 20 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LABELLE LE VENDREDI, 17 MAI 1940 L’ORAGE SE DECHAINE La guerre des nerfs et la guerre stérile de papiers ont fait place à la guerre des projectiles, de l'Invasion et de la destruction.La tension extrême qui étreignait les pays belligérants et les nations neutres depuis huit mois, s'est changée en un choc formidable qui ébranle l'Europe et le monde et dont dépend, parait-il, l’avenir de l'humanité et de la civilisation.La grande offensive du printemps prédite par Hitler et prévue par Chamberlain et Daladier est lancée.L'orage se déchaîne et semble tout raser sur son passage.Le conflit de 1914-18 devait régler pour longtemps le sort du monde occidental.Il a abouti au désastreux traité de Versailles qui n’a été qu’un emplâtre sur une jambe de bois.Ces auteurs, Lloyd George, Clé-menceau.Wilson et Orlando, ont tailladé l'Europe centrale.Ils ont massé aux pieds de l’Allemagne, comme en des réserves, des débris de peuples aux origines les plus diverses mais où dominait chez la plupart le sang allemand.Au lieu de s'inspirer des enseignements de l’histoire, et de diviser l’Allemagne vaincue en royaumes pour l’affaiblir davantage et l’empêcher de rassembler ses forces, on a remanié sa carte de façon à lui permettre de redevenir la Plus Grande Allemagne.Cependant qu’on a fait des pays limitrophes des proies faciles à capturer.De leur côté, les exécuteurs du funeste traité, ont renchéri sur les concessions accordées à l’Allemagne.Alors qu’ils avaient le pouvoir d'étouffer son réarmement effréné et sa propagande pernicieuse, ils lui ont laissé une latitude coupable ; alors qu'ils pouvaient désarmer la "bète sauvage", ils lui ont laissé pousser les griffes et les crocs.Les événements des deux dernières années stygmatisent ces deux exemples tragiques d'imprévoyance que l'iiistoire flétrira.Ces actes de faiblesse envers un ennemi universel et séculaire, le christianisme et la démocratie en récoltent les fruits amers, aujourd'hui.Les concessions des parlementaires ont abouti à l'absorption des fragments détachés de l'Allemagne et à l'Invasion de l'Europe, en attendant la soumission prochaine et ordonnée du monde, advenant la victoire totale des nazis.La soif d'hégémonie allemande est insatiable : elle s’étend à l'univers."Ils me prennent pour un butor, pour un barbare”, disait Hitler, un jour, en parlant à ses collaborateurs du gouvernement, ainsi que le rapporte Hermann Rauschning.ancien chef national-socialiste du gouvernement de Dantzig, dans son volume intitulé : "Hitler m’a dit", et le Führer ajouta : "Eh bien oui.nous sommes des barbares, et nous voulons être des barbares.C’est un titre d’honneur.Nous sommes ceux qui rajeuniront le monde.Le monde actuel est près de sa fin.Notre seule tâche est de le saccager".L'attitude équivoque des neutres dont l'abstention sotte, malgré leur sympathie tacite pour les Alliés, et leurs préparatifs de défense contre l’envahisseur éventuel, de même que le nationalisme superbe de la plupart des petits états, qui les a empêché de s'unir en une puissante fédération européenne, sont deux erreurs graves dont les conséquences déjà cruellement perceptibles demeurent encore incalculables, et seront peut-être irréparables.Pour avoir affiché une neutralité illogique et criminelle inspirée par une crédulité puérile, des nations qui se croyaient à l’abri de toute agression se voient engloutir les unes après les autres ; pour avoir trop présumé de ses forces, le vieux monde se voit menacé de tomber aux mains de la Bochie.Le truc hitlérien réussit à merveille : le Führer a sauté à la gorge de ses nouvelles victimes, au moyen de la même tactique employée dans ses invasions antérieures."Le gouvernement allemand a ordonné à ses troupes de sauvegarder la neutralité de la Belgique et de la Hollande avec tous les moyens militaires à la disposition du Reich”, disent les mémoires que le Reich a fait parvenir aux gouvernements belge et hollandais.L’armée allemande “n'entre pas dans le pays comme une ennemie”, mais toutefois, ajoute-t-on cyniquement, s'il y a résistance, "elle sera écrasée par tous les moyens et les gouvernements belge et hollandais seront les seuls à porter la responsabilité de l’effusion de sang qui deviendra alors inévitable".La Hollande est désarmée, la Belgique agonise, la France est atteinte.l’Angleterre est à la portée des vautours nazis, les Balkans suffoquent dans l'étau de l'axe Rome-Berlin-Moscou, la perfide Italie est en effervescence, l’hypocrite Russie temporise.Et au milieu de ces événements désastreux, les Alliés conservent une confiance inébranlable dans la victoire de leurs armes.Leur détermination tardive d'abattre l’hydre nazie est moins insensée que le rêve de domination universelle d'Hitler, et la réalisation de leur projet, plus sûre.Hitler est comparable à Samson dont les ennemis avaient laissé pousser les cheveux, source de sa force herculéenne, sous prétexte qu'il était aveugle.Samson ébranle maintenant les colonnes du temple qui cause la ruine et la mort en s’écroulant.Mais il va engloutir l’auteur de son effondrement sous ses décombres.Aux survivants de cette hécatombe, incombera la tâche d’asseoir le temple sur des bases plus solides, et de ne pas permettre au démon germanique de susciter un autre Attila.Appliquons-nous le mot de Tolstoï : Le salut est en nous, et espérons.W.E.Au sujet de la prochaine élection provinciale partielle de Terrebonne, nous recevons plusieurs demandes d’information.La date de cette élection n’est pas encore fixée, et aucune candidature libérale n’est décidée : la première le sera par le gouvernement provincial ; la seconde, par une convention régulière de l’Association libérale du comté de Terrebonne.De plus, aucune personne n’est autorisée par nous à parler en notre nom.Lorsqu’il y aura une information à communiquer, nous le ferons nous-mêmes.L'ORGANISATION LIBERALE CENTRALE, Montréal * * * Nous mettons donc les amis de la cause libérale en garde contre les manoeuvres d'intrigants arrivistes qui font une propagande sournoise en faveur d'une candidature libérale dans Terrebonne.Les préparatifs du congrès eucharistique progressent Commissions formées.— Organisation en marche.— Distribution du programme.Saint-Jérôme invité à embellir Si on en juge par l’ardeur déployée par les organisateurs, et par le succès qui a couronné leurs efforts jusqu’ici.le congrès eucharistique régional qui aura lieu à Saint-Jérôme, les 12, 13, 14, 15 et 16 juin, sera un triomphe.L’organisation est sur pied et progresse continuellement.Les diverses commissions sont formées et le programme arrêté.Ce programme est imprimé et vient de sortir des ateliers de l’Imprimerie J.-II.-A La-belle, Limitée.On a commencé à le répandre dans les principales municipalités de la région.Dans quelques jours, il inondera toutes les paroisses qui prendront part au congrès.Tristesses et sourires ECHOS DU REGIME DES “PURS" Le gouvernement Godbout remet à l’ordre du jour la loi Bouchard, adoptée en 1935 en vue d’abolir les rentes seigneuriales.On sait que durant trois ans, les PURS se servirent de cette loi uniquement pour payer des prébendes à quelques députés de l’Union dite Nationalé.Qu'il fut beau pour les PURS le régime des pits de sable est des prébendes 1 Voici, à ce propos, quelques réjouissants extraits du débat de mercredi dernier, à l'Assemblée législative : M.BOUCHARD.— Le gouvernement de l’Union nationale avait confié l'abolition des rentes seigneuriales à un syndicat composé de députés, qui a retiré S17.000 en un an.et qui n’a fait aucun rapport.La différence avec le gouvernement actuel, c’est que les membres du nouveau syndicat.M.Victor Morin, M.Joseph Sirois et moi-même, nous ne retirons aucun salaire, nos frais de voyage ne se sont élevés qu’à S700.nous avons étudié 680 réclamations et nous avons fait un rapport.Les censitaires doivent actuellement payer 6 pour cent à perpétuité.Cet intérêt va diminuer.Les seigneuries ne perdront rien.Nous leur paierons cent pour cent.Rien de génial là-dedans.Il fallait tout simplement un gouvernement courageux.Plusieurs seigneurs ne veulent pas de ce projet.Les rentes seront abolies sans que personne ne perde un sou.II s’agit de connaître la règle No 3.Nous ne sommes pas lin gouvernement de spoliateurs et nous ne voulons voler personne.M.ANTONIO BARRETTE .Quant aux dépenses de l'ancienne commission, j'ai constaté que le ministre de la voirie avait été pavé pour ses frais de voyage.Si.BOUCHARD.— Qu’ai-je reçu pour venir assister aux quatre séances que nous avons tenues ?M.BARRETTE.— S70.M.BOUCHARD.— Eh bien, voyons maintenant ce que nos successeurs du syndicat de l’abolition des rentes seigneuriales ont reçu.¦M.Laurent Barré, qui avait dit un jour que le chef de l’opposition ne comprenait rien aux lois sociales, a reçu pour son castoria la jolie somme de S3,700 comme président du syndicat des rentes seigneuriales en outre de son traitement de député.Idéputé de Jolielte a été payé S1.875 plus S350 de dépenses de voyage.C’est la différence entre le gouvernement des purs et le nôtre.M.Boitcau, officier général du syndicat.qui avait parlé fort un jour, a reçu, pour son jujube.S2.500.M.Antonio Elie, officier spécial, a reçu S2.500 de salaire et S350 de frais de voyage.Il était ministre s-ns portefeuille et recevait trois salaires sous un gouvernement qui dénonçait les gens qui en avaient reçu deux.Le chef de l'opposition se demande pourquoi je m'occupe des rentes seigneuriales.J'ai commencé en 1912 et j'ai fait adopter une loi en 1935 qui était si bonne qu’il ne l’a pas abrogée quand il est arrivé au pouvoir.J'espère que l’opposition va nous aider à parfaire celte réforme, qui.comme toutes les réformes, sera l'oeuvre du parti libéral.* * • Pit de sable.Slot machines détroussées.Contrats de voirie sans soumissions.Expropriations scandaleuses.Promesses en bulles de savon.Accolades mystérieuses.Grandes indus! ries-fan tome.Jeune captive en goguette.EsbroufTe et HUMBUG en tout et partout.Tels sont les traits saillants du régime des Purs qui haïssaient la vérité et continuent de haïr ceux Iqui l'ont fait connaître.ALTIV1R Cette publication contient en plus du programme, une invitation à tous les fidèles de la partie septentrionale du diocèse de Montréal, des observations générales, tous les renseignements indispensables, le nom des différentes commissions et de leurs membres, de même que celui des conférenciers religieux et laïques et des prédicateurs qui adresseront la parole au cours de ses assises eucharistiques.Les commissions Nous donnerons, la semaine prochaine, la liste complète de ces personnes.Aujourd’hui, nous mentionnons les principales : Président honoraire : Mgr Georges Gauthier; organisateur en chef ; M.Emile Dubois, curé de Saint-Jérôme ; ordonnateur général : le Père Adrien Bergeron.S S.S.; commissaire de la souscription : l’abbé Robillard ; commissaire de la propagande : l’abbé Mayer ; commissaire de la décoration : l’abbé Labelle.Saint-Jérôme invité à embellir Le comité de décoration lance une invitation à tous les citoyens de Saint-Jérôme, d'embellir leur demeure.d'y faire régner une propreté méticuleuse pendant les fêtes religieuses qui se dérouleront dans un mois.Il rappelle à tous les fidèles que l'hommage premier et élémentaire à rendre à Jésus-Hostie qui passera par les rues de la ville, c'est de le recevoir dignement.Le faste est inutile si la malpropreté et le désordre régnent.Avant de décorer, il faut nettoyer, embellir.Arcs de triomphe On multipliera bientôt les arcs de triomphe à travers la ville, notamment.aux extrémités.On a déjà commencé à en ériger un à l'entrée nord, partie de la ville où s'élèvera le reposoir.Mort du sénateur Bourgeois L'honorable Charles Bourgeois, sénateur de la division de Shawi-nigan.est décédé subitement, mercredi matin.Le sénateur Bourgois avait vaincu la maladie, il y a quelques mois, et paraissait complètement rétabli.Défait en 1926, comme candidat conservateur dans Nîcolet, il se fit élire en 1931.dans Trois-Rivières.Il fut appelé au sénat par M.Bennett en 1935.Il fut bâtonnier de Trois-Rivières en 1921, 22, 25 et 26, année où il devint bâtonnier général de la province.II était commandeur de l'ordre de Saint-Sylvestre, depuis 1932.LOTERIES OU SWEEPSTAKES Il est fortement question que le gouvernement fédéral tente, à sa prochaine session, de légaliser la loterie ou le sweepstake, de façon à permettre au Canada, en ce temps de guerre, de trouver une nouvelle source de revenus sans imposer de taxes trop lourdes.Il parait qu'une loterie nationale pourrait rapporter suffisamment pour combler la différence entre le budget ordinaire et le budget militaire.Si tel est le cas, il n’y a pas à hésiter ; il nous faut une loterie ou le sweepstake.Nous tenons à attirer l’attention du reste du pays sur le fait que la province de Québec n'est nullement opposée à la loterie.Elle n’y voit aucune morale offensée.Le clergé catholique lui-même l'admet, et.dans ses organisations de charité privée, il pratique lui-même les jeux de hasard, comme le bingo, qui est fort populaire.L’opposition à ce projet est toujours venue des centres protestants.Les ministres de la religion réformée ont toujours vu une immoralité dans le jeu.Pourquoi ?Nous, avec notre esprit français, nous n’avons jamais vu du même oeil sur cette question.On sait fort bien qu'une loterie bien organisée et contrôlée par le gouvernement offrirait de suffisantes garanties d'honnêteté.Il peut s'y glisser des abus, mais s’il fallait supprimer tout ce qui donne lieu à des abus, il ne nous resterait plus rien à faire qu’à nous coucher et dormir un sommeil éternel.Les loteries et sweepstakes étrangers ont drainé des millions de dollars du Canada, chaque année.Notre argent prenait la route de l'étranger.et la loi n'y pouvait rien.Bien plus, à cause de son illégalité même, la loterie étrangère, par la vente de faux billets, a fait perdre aux nôtres des sommes considérables.Dans ce cas, il ne nous reste qu’à y aller avec franchise et à mettre fin à notre hypocrisie.Le Jour Le sénateur David A l’ouverture de la session fédérale, hier, l’honorable Athanase David, nouveau sénateur de la division de Sorel a été présenté au président du Sénat, et assermenté avec ses quatorze nouveaux collègues.L’ancien député de Terrebonne et ancien secrétaire provincial, devait avoir comme parrains les honorables Raoul Dandurand et Jules-Edouard Prévost, mais la maladie a retenu celui-ci à Saint-Jérôme.Heureux choix Le gouvernement King présente sa législation aux Chambres Mesures de guerre.— Assurance-chômage.— Recommandations du rapport Sirois.Nous sommes tout particulièrement heureux de la nomination de l’honorable Pierre Casgrain au poste de secrétaire d’Etat.Au barreau, dans la vie politique comme député et président de la Chambre des communes, M.Pierre Casgrain s’est toujours distingué par son talent, son esprit de travail, son désir constant de servir généreusement les causes qu’on lui a confiées.Grand ami de feu l’honorable Fernand Rinfret.il lui succède dans ; les hautes fonctions de secrétaire “ d'Etat, continuant ainsi la lignée des j Canadiens-français qui ont fait ; honneur à la province de Québec j dans le gouvernement fédéral.Nous nous réjouissons aussi du choix que vient de faire le gouvernement King en désignant le sénateur Georges Parent comme président du Sénat.Parlementaire d’une longue expérience.avocat instruit, parfait bilingue, l’honorable Georges Parent occupera avec dignité et compétence la présidence du Sénat.Hier après-midi, sir Lyman Duff, administrateur du Canada, a ouvert la première session du 19e Parlement du Canada.Le discours du trône fait allusion au voyage du ministre de la défense en Europe, et en attend les meilleurs résultats quant à l’efficacité de l'effort de guerre du pays et à la collaboration apportée aux Alliés.Il annonce “des meures jugées essentielles à la poursuite de la guerre et aux exigences sociales et économiques du pays.L'assurance-chômage "Afin de contribuer à la stabilité industrielle en temps de guerre comme à la sécurité et à la justice sociales en temps de paix, des pro- jets de résolution seront déposés visant à une modification de l'Acte de l’Amérique britannique du Nord dont l’objet serait de conférer au Parlement du Canada le pouvoir d’adopter, au cours de la présente session, une loi destinée à établir i’assurance-chômage sur un pied national.“Le rapport de la commission royale des relations entre le Dominion et les provinces, qui vient de parvenir au gouvernement, sera déposé immédiatement.” Ce rapport dont nous reparlerons, recommande entre autres choses que le pouvoir central assume les dettes des provinces et tous les frais de l’assistance-chômage.L’association libérale accepte la démission de M.Emile Lauzon Je demeure attaché aux principes libéraux et aux chefs du parti libéral”, écrit M.Lauzon LE CHOIX D’UN NOUVEAU PRESIDENT SE FERA BIENTOT Le Comité central de l'Association libérale du comté de Terrebonne, réuni le 13 mai dernier à Saint-Janvier a pris connaissance de la lettre de Rémission de son président, ~ ‘ M.Emile Lauzon, de Saint- „ i___________________ Jérôme, qui a décidé, pour les rai- Le gouvernement King honore un |sons exposées dans sa lettre, de re- autre Canadien-français de haute Uourrjef à la vie privée après 25 ans valeur en nommant M.Thomas | d’activités politiques.Vien veie-président de la Chambre | des députés.Après discussion, les membres du | Comité central ont accepté avec re- M.Vien est un de nos compatrio- I gret la décision irrévocable de M.tes les mieux doués.Il a fait sa marque dans le monde politique où il occutie une place brillante parmi l’élite.‘ joocccoccocosooosoccooosca LES “PAMPHLETS” DE VALDOMBRE Après un second silence inquiétant ou réconfortant selon le cas, Valdonibre vient de jeter en pâture à ses lecteurs son dernier cahier de 1939.La semaine prochaine, Guillaume Frédéric se propose d’en donner ici une appréciation libre et impartiale.Nos lecteurs ne manqueront pas cette rencontre de l'ours des montagnes et de l’ourson de la plaine.WOBCCCOOOOOSCOCOOOOSOCCCOC MELI - MELO LE COMTE D’ATHLOXE ADREESE UN MESSAGE BILINGUE AU CANADA Le 9 mai dernier, le gouverneur général du Canada a adressé un message bilingue aux Canadiens, par delà l’Atlantique.Il a exprimé le désir de la comtesse et le sien de venir bientôt au Canada sur lequel ils ont tant lu et dont Us ont tellement entendu parler, a-t-il ajouté.Parlant en français, il a dit quelques mots au sujet du 22 régiment qu’il a visité il y a quelques jours à Aldershot ; "Les officiers de ce dernier parlaient français à leurs hommes et ceci me rappelait que les races française et anglaise qui combattent aujourd’hui côte à côte se sont déjà associées chez vous en une grande nation.Chez vous, comme dans d’autres parties de l'Empire, une volonté commune s'est en effet superposée à la diversité de la culture et des langues.” CLAIRVOYANCE DE M.GODBOUT M.Adélard Godbout.premier ministre de la province, vient d’annoncer qu’à l’avenir, un technicien agricole accompagnera les équipes de recherches chargées de déterminer les terres susceptibles de passer à la colonisation."De cette façon, a dit le premier ministre, sitôt que les ingénieurs forestiers auront exploré la forêt, délimité les lots de colonisation, désigné les régions arables, l’agronome sera en mesure d’orienter plus facilement et dans un minimum de temps les cultures des colons et de formuler les prescriptions nécessaires pour le drainage, l'amendement et la fertilisation des terres dont le département de la classification a établi les qualités physiques et chimiques." Lauzon et lui ont exprimé leur gratitude au nom de tous les membres de l'Association pour son dévouement continuel et les services innombrables qu'il a rendus au parti libéral, dans le comté, et à l’Association depuis près de 25 ans.On a également rendu hommage aux qualités d’organisateur de M.Lauzon.Tous les membres du Comité central, à l’exception de deux retenus ailleurs, assistaient à cette assemblée où on expédia aussi diverses questions de routine.Etaient présents.MM.Emile Lauzon, de Saint-Jérôme.président démissionnaire ; Dr J.-R.Brais, de Saint-Jérôme, vice-président du centre ; Euclide Forget, de Sainte-Agathe, vice-président du nord ; Jules Bélisle, de Sainte-Thérèse, vice-président du sud : Me Paul Larose.de Sainte- Thérèse, secrétaire ; Claude-Henri Grignon, de Sainte-Adèle, Dr J.-O.Lapointe, de Saint-Sauveur, Silvio Marcotte, de Saint-Jovite, et Donat Chaumont, de Sainte-Anne-desPlaines, directeurs.M.Lionel Bertrand, député à Ottawa, prit également part aux délibérations.Voici la lettre de démission de M.Lauzon, où l'ancien président paie un tribut de reconnaissance aux "libéraux militants et loyaux” qui ont collaboré avec lui, et où il proteste de son attachement au libéralisme et à ses chefs.• • • Saint-Jérôme, le 13 mai 1940.Me Paul Larose, secrétaire de l’Association libérale du comté de Terrebonne.Cher monsieur Larose, Après avoir servi pendant plusieurs années la cause libérale dans Terrebonne, j’avais jugé, en 1935, que le temps était venu pour moi d’abandonner la politique active, et décidé de laisser à d’autres le soin d’organiser les forces libérales dans le comté.A l’été de 1939, lorsqu’il fut question de réorganiser l'Association libérale de Terrebonne, en vue des élections fédérale et provinciale qui s’annonçaient, plusieurs libéraux du comté sollicitèrent mon appui et mon concours.A la pensée des sacrifices que devait s’imposer tout libéral convaincu et dévoué, pour assurer le triomphe de la cause qu’il croit la meilleure, je n’hésitai pas à me rendre à leur désir.C’est pourquoi, pendant la campagne électorale de 1939, et celle de 1940, l’honorable Athanase David et monsieur Lionel Bertrand m’ont vu à leurs côtés, apporter ma modeste contribution à leur triomphe respectif.Maintenant que l’Association Libérale de Terrebonne est rétablie sur des bases solides, que le parti libéral est réhabilité à Québec et qu’il a renforci ses positions à Ottawa, je crois de nouveau l'heure venue pour moi de retourner à la vie privée.J'ai la conviction d'avoir rempli mon devoir avec sincérité et dévouement.Je demeure attaché aux principes libéraux et aux chefs du parti libéral, à Ottawa comme à Québec.Avant de quitter mon poste, je tiens à exprimer ma gratitude et ma satisfaction à tous les libéraux militants et loyaux dont la collaboration a toujours été si précieuse à moi-même et au parti.Pour faire suite à ma décision, je demande donc à l'Exécutif de l'Association Libérale du comté de Terrebonne, de bien vouloir accepter ma démission, et comme président du comité de municipalité, à Saint-Jérôme, et comme président de l’Exécutif de l'Association Libérale du comté de Terrebonne.Veuillez agréer, monsieur le secrétaire, l'assurance de mes meilleurs sentiments.EMILE LAUZON m m m Le nouveau président sera choisi sous peu A sa prochaine réunion qui aura lieu dans un avenir rapproché, le Comité central, procédera au choix du successeur de M.Lauzon.! PERMIS GRATUIT POUR ALLER EN FORET Le cabinet provincial vient d’a ^ dopter un arreté ministériel décré- ! S tant que toutes les personnes qui ' circuleront dans les forêts de la province, entre le 11 mai et le 15 novembre prochain, devront être munies d'un permis qu’elles obtiendront au ministère des terres et forest.Ce permis ne coûtera pas un sou, mais il permet aux autorités provinciales d'exercer un contrôle sur la circulation en forêt et d'assurer la protection de nos bois.Il est renouvelable chaque année, à peu près aux mêmes dates, par un arrêté ministériel.(Suite à la dernière page) L Appel aux libéraux Les agitateurs qui tentent de boycotter la seule Association libérale du comté de Terrebonne reconnue officiellement par les chefs libéraux, et la prochaine convention libérale qui sera présidée par un ministre du cabinet Godbout, sont des traîtres à la cause qu'ils prétendent défendre, et ne jouiront jamais de la confiance et de l'appui des chefs libéraux.Ces pygmées de la politique sacrifient cyniquement leurs soi-disant principes à leur ressentiment personnel et à leur vanité.Leur association n'est qu'une grossière contrefaçon de l'Association libérale de Terrebonne; leurs assemblées à travers le comté et en particulier, celles tenues à Saint-Jérôme, le 19 avril, et le 12 mai ne sont que des actes de sabotage, des tentatives de désunion qui font le jeu des conservateurs qui assistent assez nombreux à ces réunions.Que les vrais libéraux fassent la sourde oreille aux appels démagogiques des libéraux dissidents qui servent de paravent aux conservateurs dont ils utilisent l'atelier pour l'impression de leur propagande électorale, et dont ils ont adopté le journal comme véhicule de leur pensée et comme déversoir de leurs calomnies.Libéraux ne soyez pas dupes de ceux qui veulent vous diviser pour mieux régner et qui font cause commune avec les adversaires du gouvernement Godbout.C'est à Saint-Jérôme que la vraie convention libérale aura lieu, et non à Québec ou à Ottawa.Attendons les événements avant de nous ranger du côté des mercantis politiques sans vergogne. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 17 mai 1940 M TT H •; M LL E camion Chevrolet prend de nouveau les devants! .avec l’introduction * de la nouvelle livreuse de double utilité—sur le châssis de camion de *4 Ww/rfs *y •: k; ¦ •m '«F Wj.»* * V r •• »v viv yy^Æm & * Le premier ministre du Canada fustige la sauvagerie allemande Condamnation énergique de ta dernière invasion nazie Vendredi soir dernier, le premierTvisager avec réalisme les faits, aussi ministre King s’est adressé à la population du pays, par le truchement de la radio, au sujet de l’agression hitlérienne perpétrée le matin même contre la Hollande, la Belgique et le Luxembourg.Voici le texte de son message : “Ce matin, pendant qu’il faisait encore nuit, les puissances du mal se sont déchaînées contre deux petits peuples pacifiques et amis de la paix, les Pays-Bas et la Belgique.Leur territoire est maintenant le champ de bataille de l’Europe, et du monde.A ces nouvelles victimes d’une tyrannie et d’une violence implacables, le Canada non seulement apporte sa profonde sympathie mais jure son aide résolue.Encore une fois, en un quart de siècle, la petite patrie belge est ravagée, et tous ses enfants doivent faire face à des horreurs encore plus monstrueuses que celles qu’ils eurent à combattre et qu’ils ont vaincues en 1914.Ils y résisteront et les vaincront encore une fois.“C’est avec orgueil que nous embrassons le peuple belge dans cette camaraderie sacrée, sanctifiée par le souvenir des sacrifices endurés en commun.“Pendant plus de cent ans, les habitants des Pays-Bas ont connu la paix.L’histoire de leur ascension vers la liberté est celle de la résistance héroïque aux tyrans.Nous savons, au Canada, quelle a été leur contribution à la puissance, au progrès dans la paix, et à l’idéal du continent nord-américain.Eux aussi, ont pris place dans l’association des nations libres, combattant pour leur liberté.Les mots manquent pour condamner la traîtrise et le barbarisme qui ont marqué la suite des déprédations de l’Allemagne nazie.Elles ne peuvent que rehausser la cause des Alliés et renforcer la résolution qui anime chacun de nous de mettre fin à cette horreur à jamais et de conserver intacts les sanctuaires du coeur et de l’esprit humains.On ne sait sur qui tombera le prochain coup mais tous les pays neutres doivent main- brutaux et cruels qu’ils soient, mais tout milite en faveur d’une confiance accrue dans l’issue favorable du conflit.La campagne en Norvège, un rude coup à la complaisance, a été le coup d’éperon qui fait bondir dans un effort plus grand, plus rapide.Les nouvelles de la journée, quoique terribles, ont prouvé que les peuples courageux, si petits soient-ils, sont préparés et prêts à la résistance.Toute attaque contre d’autres pays, tout agrandissement des charnus de bataille accroît le danger militaire auquel les agresseurs nazis doivent faire face.“Six mois après le début de la dernière guerre, la situation des Alliés était non moins difficile.Elle s’était encore aggravée six mois avant la victoire.Aujourd'hui, non seulement les Alliés, mais tous les peuples libres vqient encore plus clairement qu’alors la force de l’ennemi.l'importance de notre cause, et le péril que courent les droits de l’humanité.La bataille suprême pour la cause la plus haute, est engagée dans une guerre plus grande encore.“L'orage menace, c'est à nous de préparer nos forces.Votre gouvernement a donné sa parole d’être ferme et vigoureux.Il tiendra sa promesse.Il est en communication constante avec nos alliés et il a déjà préparé des mesures qui permettront de subir l'ardeur nouvelle du conflit.Je suis sûr que tous, vous gardez un coeur calme et résolu.Je sais aussi qu'aucun effort ne sera épargné tant que la victoire n'aura pas été achevée.Nous devons nous attendre à des événements cruels, terribles.Rappelons-nous toujours que la patience est la plus grande de toutes les vertus et que c’est la dernière bataille qui décide de la victoire.Ce soir, mes compatriotes, j’ai à mes côtés le ministre de Belgique, et un représentant du ministre des Pays-Bas au Canada.Ils I vous adresseront la parole dans un instant.En votre nom.et en celui du tenant être convaincus qu'il n'existe j gouvernement canadien, je leur dis pas de limite à l’appétit de con-: que nous avons confiance en nous-quétes des Nazis, que la civilisation [ mêmes et en nos alliés, en leurs ne peut survivre si l'Allemagne na- peuples de héros qui.aujourd'hui, zie n’est vaincue.ont pris les armes pour la cause de “C’est notre devoir à tous d'en- la liberté dans le monde." Répercussion morale du dernier coup d’audace nazi Pie XII, Roosevelt, Chamberlain, Camelin, entre autres, stigmatisent la barbarie allemande La dernière infamie de l’Allemagne en envahissant sans provocation et sans avis préalable trois petits pays neutres et pacifiques, bouleverse la conscience universelle et excite d'autant plus la légitime fureur des honnêtes citoyens que chacun se sent maintenant directement menacé.Cet acte de sauvagerie sans nom, inspiré par la monstrueuse ambition allemande de dominer le monde, le monde entier, est si grave en soi, il peut avoir des conséquences si funestes et influencer si profondément notre vie canadienne, qu’il laisse dans l'ombre pour le moment les incidents usuels de la Grande Geurre qu’on a accoutumé de rapporter.Au lieu de nouvelles preuves de la barbarie boche et de l'exposé de quelques méthodes adoptées par les Alliés pour faire échec au génie d umal déployé par nos ennemis, nos lecteurs préféreront sans doute qu’on leur dise ce qu’on pense dans les milieux civilisés d’Europe et d'Amérique, de ce nouveau défi lancé par l’Allemagne à tous les idéaux chrétiens.ROME.— Sa Sainteté le Pape Pie XII a accordé son appui moral, non seulement à la Belgique catholique, mais aussi au duché du Luxembourg et à la Hollande protestante.Au Roi Léopold de Belgique, Elle a envoyé le message suivant : "A un moment où, pour la seconde fois contre sa volonté et son droit, le peuple belge voit son territoire exposé aux cruautés de la guerre.Nous, profondément ému.donnons à Votre Majesté et à la nation toute entière, tant aimée de Nous, l’assu- rance de Notre paternelle affection et.tout en priant le Dieu Tout-Puissant pour"que cette dure épreuve se termine par le rétablissement de la liberté et de l'indépendance entière de la Belgique, Nous accordons à votre majesté et à votre peuple Notre bénédiction apostolique de tout Notre coeur.’’ LONDRES.— L’ex-premier ministre Neville Chamberlain, en conclusion de son discours d'adieu disait : "Vous et moi devons nous rallier autour de notre nouveau chef et avec nos forces réunies et notre courage sans défaillance combattre et travailler jusqu'à ce que cette bête sauvage qui est sortie de sa tanière pour se jeter sur nous, soit finalement réduite à l’impuissance.’’ WASHINGTON.D.C.— Selon le président Roosevelt, les différentes agressions qui se poursuivent depuis quelques temps constituent “Un défi à la civilisation américaine.D'autre part, aucune immunité mystique ne peut sauvegarder l'hémisphère occidental du monde des conquérants modernes “la distance géographique n'étant plus une assurance que cet hémisphère ne sera pas l'objet d’une violation territoriale." PARIS.— Ordre du Jour du Maréchal Maurice Gamelin.généralissime des troupes alliées : “L’attaque que nous avions prévue en octobre dernier a été livrée ce matin.L'Aliemagne s’est lancée dans une guerre à mort contre nous.La consigne pour la France et ses alliés est la suivante : — “Courage, énergie et confiance”.Les états de service du colonel D.-B.Papinea ; L'aide-de-camp du lieutenant-gouverneur Fiset a servi sous sept représentants du roi depuis 1921.— Les étapes d'une belle carrière.Le lt-colonel D.-B.Papineau aide-de-camp du lieutenant-gouverneur sir Eugène Fiset, a l'honneur d’avoir servi sous sept représentants du roi depuis 1921 et il convient de rappeler Ici les étapes de sa carrière.Le lt-col.Papineau est aide-decamp depuis 1921.Il servit d’abord sous sir Charles Fitzpatrick, sous ’’honorable M.L.-P.Brodeur (oct.1923 à janvier 1924', sous l’honorable Narcisse Pérodeau (janv.1924 à janv.’ 1929», sous sir Lomer Gouin.ancien premier ministre (de janv.1929 au 28 mars suivant) ; on se souvient que sir Lomer mourut subitement en allant proroger les Chambres, la veille de son départ pour un voyage en Europe» ; sous l’honorable H.-G.Carroll (du 4 avril 1929 à 1934) ; sous l’honoramle E.-L.Patenaude (de mai 1934 à décembre 1939), et depuis le 30 décembre dernier, il est l’aide-de-camp de sir Eugène Fiset.Une manifestation colombienne à M.Lionel Bertrand • Les Chevaliers de Colomb de Sainte-Thérèse ont fêté, mardi soir, dans leurs salles, rue Blainville.M.Lionel Bertrand, grand-chevalier du conseil, à l’occasion de son élection comme député fédéral du comté de Terrebonne.Cette fête groupait tous les Chevaliers de Colomb de Sainte-Thérèse, des représentants colombiens de Saint-Jovite, de Saint-Faustin, de Saint-Hermas, de Salnt-Eustache, de Mont-Rolland, et une délégation de trente membres du Conseil de Joliette.On remarquait également plusieurs visi-feigs de Montréal.Le lt-col.Papineau n’est âgé que de 53 ans.Il a en outre servi sous y'.r François Lemieux, administrateur de la province du 11 novembre :,u 24 décembre 1925.alors que l’honorable Narcisse Pérodeau se rendit en voyage en Europe, et sous sir Mathias Tellier, du 23 avril au 18 loin 1937, quand i'honorable E.-L.Patenaude se rendit à Londres assister au couronnement du roi George VI.Le lt-col.Papineau est descendant des familles Papineau et Mac-Kay qui ont joué un grand rôle dans I histoire du pays.ÏJi premier rapine a : arriva au Canada en 1695, après avoir abandonné le service militaire, il obtint une concession des MM.de Saint-Sulpice, à Montréal, Samuel MacKay, lieutenant au 60e régiment “Royal American” vint en Amérique en 1758 et accompagnait Amherst lors de la capitulation de Montréal en 1760 ; il s’établit à Montréal en 1764, alors qu'il fut nommé assistant-maître des eaux et forêts du Canada.Le lt-col.Papineau est né à Papi-neauville, le 21 août 1882, fils de Gardon-B.Papineau, du ministère de la justice, et de Marie-Eugénie MacKay.Il étudia chez les Jésuites à Montréal et a servi durant de nombreuses années dans la milice.I».a épousé Mlle Bessie Gertrude, fille du capitaine James McIntyre Allan d'Halifax.Après avoir occu-oé différents postes dans l’armée, il fut promu commandant de l’Ecole Royale d’infanterie d'Halifax, en 1914 : instructeur militaire du district militaire No 4 de 1917 à 1918, II fut nommé adjudant général à Valcartier et accompagna la mission britannique en Sibérie, en 1919.Le lieutenant-colonel Papineau est le neveu de Mme Sévère Lavio-lette.de Saint-Jérôme.Québec et Ottawa versent $700,000 à Taide à la jeunesse de la province Trois nouveaux projets du gouvernement Codbout En vertu d’une nouvelle entente conclue entre les gouvernements de Québec et d'Ottawa, une somme de $700.000 sera dépensée suivant le plan d’aide à la jeunesse, chacun des gouvernements payant la moitié de cette somme.La nouvelle entente a été signée par l'honorable Norman McLarty, ministre du travail, au nom du gouvernement King-Lapointe, et par /honorable Oscar Drouin, ministre du commerce, de l'industrie et des affaires municipales, au nom du gouvernement Godbout.Le gouvernement Godbout a choisi de nouveaux projets pour assurer du travail aux jeunes, dont les trois suivants : La mine-école de Val d’Or conti- nuera de recevoir des jeunes gens qui veulent se familiariser avec les différents travaux miniers et pourront se trouver de l'emploi dans les compagnies de mines.Une école de poterie sera ouverte par le gouvernement Godbout à Saint-Jean et de nombreux jeunes gens pourront y apprendre un art intéressant, pratique et rémunérateur.L'école de tissage et de couture d’Upton, comté de Bagot, a été réouverte et est déjà fréquentée par un grand nombre de jeunes filles.La mise en marche du nouveau p'.an d’aide à la jeunesse sera généralisée à travers la province et d'autres projets seront exécutés en vertu de l'entente Ottawa-Québec.L'état des routes dans la région Le ministère de la voirie nous communique l'état des routes dans toute la province.Quelques routes sont de nouveau ouvertes au trafic lourd : la plupart le seront dans quelques Jours.Voici l'état des routes dans la région des Laurentldes.limite 11 — Mtontréal-Mont-Lau-rier-Maniwakl-Hull (à Ottawa) -Montréal à Saint-Jérôme, bon ; Saint-Jérôme à Sainte-Adèle, passable ; Sainte-Adèle à Lac Gatineau, bon ; Lac Gatineau à Au-mond.passable ; Aumond à Hull, bon.Route 18 — Montréal-Terrebon-j ne-Salnt-Donat — Montréal à Mas-j ouche, bon ; Mascouehe à Sainte-Julienne.passable; Sainte-Julien-I ne à Saint-Donat, mauvais.Route 29 Laeliute-Charlema- gne, via Oka — Lacluite à Saint-Placide.passable ; Saint-Placide à Charlemagne, bon.Route 30 — Laehute-Salnte-Aga-the-des-Monts-Saint-Donat - La-cliute à Sainte-Agathe, mauvais ; Sainte-Agathe à Saint-Donat, passable.Route 31 — Lachute-Salnt-Jovlte — Passable.KoiUc 35 — Masson-Buckinghant-Mont-Laurier, Sainte-Anne du Lac — Masson à Mont-Laurier, passable ; Mont-Laurier à Ferme-Neuve, fermée ; Ferme-Neuve à Sainte-Anne-du-Lac passable.Le ministère de la volsle croit qu'il lui sera possible d'ouvrir presque toutes les routes au trafic lourd d'ici à quelques Jours ; toutefois, le dégel, qui n’est pas encore terminé à plusieurs endroits, pourrait forcer le ministère à prolonger de quelques jours la fermeture de certains chemins au trafic lourd.Les habitations Les chiffres publiés le 6 mai par le ministre des finances, l'honorable J.-L.Ralston, révèlent qu’en avril les prêts, consentis en vertu du Plan, d’améliorations aux habitai ions, au nombre de 1,063 se chiffraient par $749,321.C'est là une augmentation de 502 prêts soit un montant de $180,016.sur le montant signalé en mars.Cinq des provinces accusent une augmentation sur le mois correspondant de l'année dernière.La Colombie-Britannique accuse une augmentation de 15 p.cent, l’Alberta, de 8 p.cent, la Saskatchewan, de 23 p.cent, et le Manitoba de 17 p.cent.En comparaison de 17 prêts [se chiffrant par $1,894.consentis en avril 1939, le nombre de prêts consentis dans l'Ile du Prince-Edouard en avril 1940 est porté à 18 se chlf-I frant par $4,230.Monsieur Pierre Casgrain, secrétaire d’Etat M.McKinnon au commerce et à l'industrie, M.Euler au Sénat Le sénateur Parent, président de la Chambre Haute Avant d'entrer en session.M.King a tenu à remplir la vacance causée par la mort de l'honorable Fernand Rinfret qui a comme successeur, l’honorable Pierre Casgrain.député de Charlevoix - Saguenay, ancien whip libéral et président des communes depuis 1935.M.Maekinnon, député de l'Alberta et homme d'affaires en vue, qui était ministre sans portefeuille depuis un an, devient ministre du commerce et de l'industrie.Il succède à un homme qui a fait sa marque dans la politique canadienne depuis 1917.et au ministère qu'il quitte pour aller siéger au sénat.M.Euler, en effet, reconnu comme un anticonscriptionniste irrésistible.a déjà sacrifié ses relations fami- ' liales et sociales à ses principes, au j cours de la dernière guerre.A l’é- j lection de 1917.il a même subi l’af- ! front et l'insulte dans la province ! d'Ontario, à cause de son opposition au service militaire obligatoire.Comme ministre du commerce, on l'a surnommé le “commis voyageur du Canada".L'honorable Georges Parent, de I Québec, succède à M.Foster, à la : présidence du Sénat.Sénateur depuis 1930, M.Parent, est un ancien député de la région de Québec.Fils de M.N.-S.Parent, ancien premier ministre de la province de Québec, il est également le frère de M.Charles Parent, député de Québec.AU FESTIVAL DE MONTREAL, EN JUIN Léon Rothier Léon Rothier interprétera à Montréal le 14 juin prochain le rôle du roi Arkael de l’opéra de Claude Debussy “Pelléas et Méiisande".La merveilleuse présentation que fit Rothier voilà quelques années de ce rôle le plaça comme le suprême interprète du roi Arkael, il le chanta tant en Europe qu'au Etats-Unis dans tous les grands centres.Léon Rothier n'est pas un inconnu au Canada.Maintes tournées de concerts et de nombreuses apparitions d'opéras lui ont valu l'admiration de nos auditoires A Montréal, monsieur Rothier possède de fervents amis qui accueilleront avec enthousiasme ce célèbre artiste.Rothier fit ses études vocales au Conservatoire de Paris avec Eugène Crosti et l’art dramatique avec Paul Mounet.Il eut la bonne fortune d’étudier le rôle de Arkael avec Claude Debussy lui-même.Léon Rothier est originaire de Reims.F’rance.son père artiste photographe transmit le goût de la photographie à son fils qui très jeune fut frappé de la beauté architecturale de la fameuse cathédrale de sa ville natale.L'enfant s'ingénia quelques fois au péril de sa vie à photographier les détails des sculp- ARRESTATION DE 3 INDIVIDUS DANS LES LAURENTIDES Ils sont détenus à la Sûreté, après avoir comparu devant deux juges de paix, à Saint-Jérôme où ils passeront devant le magistrat, le 27 mai.DEVELOPPEMENTS ATTENDUS AU SUJET DE LA TRAITE DES BLANCHES Trois individus sont actuellement! détenus aux quartiers généraux de la Sûreté provinciale du Québec, à Montréal, sous l'accusation d'avoir ! enlevé et séquestré Mlle Jeanne Martel.19 ans, de Val-Morin.Cette jeune fille aurait été enlevée à Mo- s rin-Heights.dimanche dernier et elle aurait été séquestrée jusqu’à 1 mardi.Les inculpés dans cette gra- ! ve affaire, ont déjà comparu devant les juges de paix J.-R.Brais, médecin.et Raymond Raymond, du district judiciaire de Terrebonne, puis on les a conduits, de Saint-Jérôme à Montréal.M.Louis Jargaille.officier spécial de la Sûreté provin-riale, qui a la direction de l'enquête i judiciaire de cette importante affaire, a déclaré, mardi soir, que les inculpés avaient été ramenés, à Montréal, pour trois jours, pour fins d'identification.Il s’agit d'une enquête des plus graves et l’on s’attend à plusieurs plaintes addition- j nelles, au sujet de la traite des blan- j ehes.Les prisonniers dans cette affaire, j sont Adélard Godon, 40 ans ; Eu- I gène Lalumière, 38 ans, et Noël, j alias Noé Dupont, âgé de 42 ans.j dont le lieu de domicile est encor -indéterminé.On croit qu'ils sont toutefois tous trois de Montréal.Dupont était activement rejherché par les limiers provinciaux II se [ serait livré aux autorités policières, ; accompagné de la jeune fille rap- ; portée disparue.Mlle Martel aurait été forcée de ; monter dans une automobile, di- : manche après-midi, dans le village; de Morin-Heights, voiture dans la- ! quelle il y avait 3 hommes.La jeune fille marchait, accompagnée de I son frère et de l'épouse de ce der- j nier, au moment de l'enlèvement.; Deux hommes l'aurait saisie et forcée de monter dans l'auto en question.qui aurait alors filé vers la métropole canadienne.Godon et Lalumière furent appréhendés.lundi dernier, et Dupont se serait rendu aux autorités policières.La jeune fille qui aurait été enlevée et séquestrée fut placée “sous la protection de !a police”.Les inculpés comparaîtront de nouveau, à Saint-Jérôme, le lundi 27 mai prochain, devant le juge Donat Lalande.En attendant, M.Jargaille et ses limiers, poursuivent une enquête judiciaire des plus approfondies et l'on s’attend à des développements très Importants dans cette grave affaire.j tu res et des tours de l'église.Tous Iles angles furent ainsi étudiés et I reproduits.Chacun sait que les tours de la cathédrale servirent pendant la grande guerre de cible aux obus allemands.On aurait eu à déplorer la perte irréparable de toute documentation si le jeune Rothier n'avait eu en sa possession le trésor de sa vaste collection de photographies.Lorsque la société Rockfeller se chargea de la restauration de la cathédrale martyre Rothier mit à sa disposition toute une série de photographies qui furent pour les reconstructeurs d'un inappréciable recours.Rothier au front pendant la durée de la grande guerre fut décoré de la Légion d'Honneur par la France et de l'ordre de Léopold de Belgique.Artiste de tout premier ordre Rothier est reconnu pour la connaissance approfondie qu’il possède d'un répertoire illimité.De tous les opéras qu’il chanta il connaît par coeur chaque ligne de chacun des rôles.La célèbre basse du Metropolitan Opera House a connu à travers le monde artistique les plus grands succès qui soient.Montréal aura l’avantage de l'applaudir le 14 juin dans un rôle qui lui a valu d'incomparables triomphes.Pour tous les détails on est prié de s'adresser au 335 de l’Hôtel Windsor, Téléphone BElair 2238.*'Jetais Ûl ¦écdtaùou de coéü .JhtùtA donnez-moi (e DOUBLE SERVICE de ce camion tonne—offrant beaucoup plus d’espace de charge (capacité portée à }0() pds cbs) que les camions classiques de même empattement.Sa carrosserie nouvelle donne plus de facilité pour charger et décharger.C’est le modèle idéal pour un maximum d’efficacité et d’économie pour livraison de porte en porte ou tournée coupée de nombreux arrêts.Venez vous renseigner.CT-41 IF C.-A.LORRAIN li Fils Saint-Jérôme A.FOURNELLE U Cie Sainte-Agathe Ktr«- iienroux ! Ktre en lionne nunlé! Pouvoir travailler, s’amuser, rire, manger et boire avec modérai ion.N’est-ee pas la la vraie joie de vivre ?Depuis des général ions, la bière est une tradition dans la vie des gens de la province tic Québec.Quel autre breuvage convient mieux à une existence tempérante-contribue autant à la jtiie de vivre? L’AVENIR DU NORD bR1CM»On CANAOltNNt “7 Cana diennes ir 8 ont MAKE perfect bread ruRiooéC AO CANADA Les experts canadiens en art culinaire recommandent la “MAGIC 0.iM •Ç;V«X***.v.;Y£iTO5 «pie vous ne croyez mm W*i Le modèle illustré est le sedan de tourisme n • -w -CvL>.¦ i mm ’ •> ¦••.fc—.wMBêmmm Vaufweux8ï//c6/” C.-A.LORRAIN & FILS 312 rue Saint-Georges Saint-Jérôme Tél.58 Des milliers de gens écoutent chaque jour ce gai crépitement! Tous les matins, de Halifax à Vancouver, quand les Rens versent de la crème sur les Rice Krispies ceux-ci se mettent à crépiter et à éclater.C’est la céréale favorite des enfants .de leurs mamans.et aussi des hommes forts et corpulents! ‘Rice Krispies’ est la marque déposée par KcIIorr Company of Canada, Limited, |X)ur son délicieux riz éclaté au four.Commencez dès demain à égayer vos déjeuners avec des Rice Krispies! Préparés par Kellogg.Fabrication canadienne.Saint-Jérôme, le 17 mai 1940 Pour ta fête Pour ta fête, 6 la plus exquise des chéries, J’avais bien mon bouquet comme les autres, mais Les (leurs que nous touchons sont si vite flétries, Et j’en voulais pour toi, ne se fanant jamais.Je suis donc descendu, sans bruit seul, à l’aurore, Au jardin de mon coeur, où j’ai cuelill, joyeux, Grisé par les parfums les plus délicieux, Les fleurs que mes baisers d'hier ont fait éclore J'ai choisi la tendresse, amie, et la bonté, Qui semble encore être la meilleure des choses, Et ce qui disparait pourtant avant les roses, La franchise en amour et la fidélité.J’ai trouvé ce bouquet rare que je te donne ; Tu peux le prendre avec confiance et bonheur ; Tu ne le trouveras dans les mains de personne, 11 a passé pour toi, dans le coeur de mon coeur.Maurice de FERAUDY LES PREMIERES FLEURS DANS LES PARCS Miss Isabella Preston, de la division de .'horticulture, de la ferme expérimentale centrale, Ottawa, conseille aux amateurs de fleurs de parcourir les jardins et les parcs à cette époque de l’année pour prendre note des fleurs des plantes bulbeuses ou oignons à fleurs et de se guider sur ces notes pour faire leurs commandes de bulbes plus tard.On fait la commande de ces bulbes en automne, mais c’est au printemps que l’on peut en voir les fleurs et (pie l’on devrait faire son choix.Les premières fleurs sont les perce-neige ou clochettes d’hiver, à petites cloches blanches élégantes, mais pas très ornementales sauf lorsqu'elles sont cultivées en quantité.Les chionodoxes et les scilles de Sibérie sont peut être les plus faciles à cultiver et les plus belles de ces fleurs hâtives.Toutes deux ont des fleurs bleues.Les crocus ou safrans les plus hâtifs sont ceux qui poussent devant un mur exposé au sud ; c’est là que l’on devrait les planter.On peut se les procurer de différentes couleurs et Ils viennent très bien dans les plates-bandes ensoleillées.Les narcisses des prés ou "daffodils” sont les vrais messagers du printemps ; il devrait y en avoir dans tous les jardins.Il en existe un certain nombre de toutes les variétés ,et les jardiniers qui n'en ont jamais vu de collections réellement représentative seront émerveillés de leur beauté.Tous ceux qui cu.tlvent des narcisses devraient in-jvtter la société locale d’agriculture jà visiter leur jardin pendant l’épo-! que de la floraison.Les tulipes sont j les bulbes préférés pour les parcs, et l’on peut en voir de nombreuses | variétés dans toute leur beauté dans ! les parcs des villes en mai.Les jacinthes sont aussi cultivées en plates-bandes dans certains endroits.On les voit rarement dans le district d'Ottawa, car les hivers sont généralement trop rigoureux pour cette fleur, mais elles séduisent par leur couleur et leur parfum dans les districts à climat plus doux.Les plantes bulbeuses ne sont pas exigeantes au point de vue du climat.mais il faut que le sol soit bien égoutté.S’il est très lourd, il faut l'alléger en y mettant du sable ou du terreau de feuilles.On recommande la poudre d'os au moment de la plantation et un peu de nitrate de soude au printemps lorsque la égétation se met en marche pour les faux-narcisses et les tulipes.Corrigeons-nous Locutions vicieuses Ne dites pas : prendre une marche, mais faire une marche ; référer à.mais_ renvoyer à ; le temps regarde mal, mais le temps a mauvaise apparence ; Jean ne regarde pas mal.mais Jean n'a pas mau-aise mine ; c'est moins pire, mais c’est moins mal ; rencontrer une voiture, rencontrer quelqu'un, pour "roiser une voiture, croiser quelqu'un : rencontrer des besoins, mais uibvenir à des besoins ; rencontrer des dépenses, mais faire face à des icp -uses ; rencontrer ses dépenses, ais faire ses frais ; rencontrer des prévisions, mais justifier des prévisions ; lu JA 1 i #rBn La colonne de beauté dirifé* par Co usine Blanche Lhpiômé* de r UniorrrUé de Beauté de Paru Pour les missions du Bengale Pour bien paraître aujourd’hui, hypothèque-t-on notre apparence de demain ?La mode est au maquillage ! Il se consomme aujourd’hui de pleins wagons de poudre de riz, qui n'a d'ailleurs du riz que le nom, sanS parler des tonnes de fards, pommades à lèvres etc.Le malheur est que la plupart des poudres actuellement en vogue sont à base minérale.Leur composition, en effet, comprend la craie, le talc, le bismuth, l’albâtre, l’oxide de zinc, le carbonate de magnésie, etc.Elles ne sont pas, en soi, offensives .cependant elles compromettent assez promptement le bon fonctionnement des pores, font perdre aux tissus leur rétractabilité et occasionnent des flétrissures précoces.C’est leur usage qui fait que sur cent femmes, quatre-vingt-dix souffrent de la sécheresse de la peau.S'il est quelqu’un qui est en position de le bien savoir, c'est sûrement moi qui reçois chaque jour des centaines de lettres qui me viennent de toutes les parties de notre continent.Peau sèche, signifie, rides prématurées .vieillir avant le temps.Evidemment, pour être "dans le ton" 11 faut bien faire un usage (je ne dis pas abus de la poudre tout en se rendant compte qu'elle entrave la respiration cutanée.Si, pour bien paraitre nous passons une quinzaine d’heures par jour, avec rouge, fard et poudre sur le visage, nous pouvons tout de même profiter des sept heures qui restent du tour d’horloge pour remédier à l’effet défavorable qu’ils ont sur notre peau — d’autant plus que nous sommes en repos durant ces heures-là.Ii faut donc, avant de se mettre au lit, d'abord se démaquiller parfaitement et se laver énergiquement le visage pour déloger des pores les 1 parcelles de matière minérale qui ! s'y sont logées.Un premier nettoya- ; ge avec une crème liquéfiante de ; nettoyage est recommandé avant ; l'usage, en abondance, d'eau tiède, -puis d’eau froide.Et comme, pendant quinze heures, ] ces poudres, rouges et fards ont absorbe les huiles que secrétent les glandes, hui.es nécessaires à la santé de l’épiderme, il faut combattre l’effet détériorant de cette sécheresse anormale.On y réussit par l'application d'une crème de nuit, à la fois nourrissante et tonifiante, préférablement à base de vitamines F les seules vitamines qui puissent pénétrer par application extérieure, les couches profondes de la peau.Si vous ne suivez ce conseil, gare à l'affaissement prématuré des chairs, aux rides, aux pores dilatés et à toute la kyrielle qu'on appelle, pas toujours à raison, "les outrages du temps”.Je vous conseille fort de vous procurer sans délai mon feuillet sur les soins du visage.Vous y trouverez de précieux conseils sur la protection de la peau qui vous permettra de vous protéger contre le cauchemar de "vieillir avant votre temps”.Je serai heureuse de vous adresser ce feuillet contre l’envoi d'un timbre de trois sous.Adressez votre demande tout simplement à Cousine Blanche, 197 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal.Et pendant que vous serez à m'écrire, profitez-en Recette éprouvée Betty à la rhubarbe Coupez le pain en tranches d'un demi-pouce.Beurrez et coupez les tranches en dés.Coupez la rhubarbe en longueurs d'un demi-pouce.Mettez le pain et la rhubarbe en couches alternatives dans une tourtière beurrée, et saupoudrez chaque couche de rhubarbe d'une quantité généreuse de sucre.Mettez du pain pour la couche supérieure.Recouvrez et faites cuire lentement au foin- pendant trois-quarts d’heure.Oï*cz le couvercle et faites cuire pendant un quart d’heure.Servez chaud ou froid avec de la crème.A l’occasion de la Journée Missionnaire tenue le 9 mal au Collège Notre-Dame, Côte - des - Neiges, Montréal, les prix ont été gagnés par les personnes suivantes : 1er prix : M.R.Thouin, 5012 Drolet, Montréal : 2e.prix : M.M.Durand, Fierreville, Qtié.; 3e prix : Dr A.L'Archevêque, 1101 Parc La-j fontaine, Montreal ; 4e prix : M.J.-M.Boulanger.352 Saint-Dominique, Jonquière.Que.: 5e prix : Mme iF.-X Gariépy, Baie Saint-Paul, Qué.Et les autres prix par : M.L.-G.1 Tétreault, 3681 Sainte-Famille, 1 Norwood.Montreal ; M.R.Be- resUier6tS n’Cubl^fpasTinc?ure ^ montreur; m.*.oe- resser - et n oubliez pas dinclure langer, 2421 Lafontaine, Montréal; un timbre pour chacun des feuillets b Caron 4909 Roslvn Montréal* désirés.La série de mes feuillets K' Var.on* 4yuy *«>siyn, Montreal, comprend, en plus des soins du vi- sage, les soins des mains, des yeux, des cheveux, des pieds, de la transpiration excessive de la maigreur, de l'obésité, de l’enlèvement des poils follets et du développement normal du buste.Je répète que ces feuillets ne sont pas des “annonces".Ils ne contiennent pas un mot de publicité mais uniquement des conseils désintéressés inspirés par une longue et patiente étude des problèmes de la beauté féminine.M.A.Ledoux.2000 Roberval, Montréal ; M.J.-M.Forest, 1318 est, Sherbrooke, Montréal ; M.Y.Viau Saint-Clet.Qué.; M.J.-P.Lauzon, 6562 Delaroche, Montréal ; M.G.Beaudet, 2639 Soissons, Montréal ; M.G.Paquette, Lachute Mills, Qué ; M.W.Bigras, 2006 Florian, Montréal ; M.R.Roy, 3794 Ethel, Verdun, Qué.; M.R.Leclerc.L’Islet Station, Qué ; M.A.Labrecque, 353 Ave Kensington, Montréal ; M.C.Raymond.526 Valois.Montréal ; M.R.Deslierres, 6561 Molson, Montréal : M.A.Forget.Sainte-Agathe-ides-Monts, Qué ; M.C.-E.Aussant, Sorel.Qué.; M.M.Hudon.1485 ouest Bernard, Montréal : M.J.Langlois, 139 Spring Grove, Montréal.OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie DIPLOME DE L UNIVERSITE DE MONTREAL Spécialité : EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 à 9 h.pan.BUREAU-CHEF : G761, rue SAINT-HUBERT, MONTREAL 3FEVE S.•tstéfuz/iéaà.à /a.d&ùciauâe MELASSE BE MA • A votre prochaine cutuon de fève* au lard, prcparez-Ies avec la mélana de table BEMA Extra Fine.Voua serez enchantée de la délicieu** saveur qu’elle ajoute.Le* enfant* qui Brandissent et le* tout petit* «n raffolent aussi.Employez U mélzm de table BEMA Exne Fine dan* la préparation de yoe gâteau, muffin,, -cookie*”, etc., érendexda auaal su le pain.Ceat une nourrirure pure, nurritlre et riche en vitamine* reconstituantes.VENDUE A LA MISUSE PAR VOTRE EPICIER MARQUE BEMA.M E LASS E p“ BAR BADE S UN PRODUIT PUR—SANS MELANGE” Voici un déjeuner qui VOUS DEMANDE DE LE MANGER! PAS BESOIN DE LA CAJOLEItl Anne-Marie avait l'habitude de faire la moue au déjeuner.Mais cela, c’était avant qu'elle ait entendu le cric-crac-croc des Rice Krispies.Maintenant, elle se régale tous les matins d'un grand bol de ces petites bulles de riz dorées.TA CHOSE sc répète d’année en année-des cens faire l’acquisition de voit -on voit gens taire 1 acquisition de voitures plus grosses et meilleures — se procurer de plus doux moyens d'existence.Cette année ne fait pas exception.Beaucoup d’acheteurs de la belle Buick SPECIALE, dont vous voyez ci-dessus l’illustration, conduisaient jusqu’à c?tte année des voitures de la classe des plus bas prix.Pour quelques-uns, il s’agissait de réaliser line vieille ambition, celle de posséder une voiture de pleine dimension, une huit en ligne puissante, confortable et spacieuse.D’autres y voyaient simplement une occasion trop avantageuse pour ne pas en profiter.Mais tous ont trouvé plus facile que vous ne croyez de se payer le luxe d’une McLaughlin-Buick.C'est que cette grosse huit en ligne coûte moins cher que certaines six.Son prix comprend beaucoup de choses qu'il vous faudrait payer plus citer ailleurs — filtre à huile, étrangleur automatique, signal AV-A R de direction, allume-cigare électrique, avertisseur additionnel, visière, feux arrière et cendriers, pour ne mentionner que cela.Mais il y a aussi des choses que vous ne pourriez obtenir ailleurs; tels sont les genoux mécaniques à effet de recul, le refroidissement étanche sous près- sion, les ressorts à boudin qui ne requièrent jamais de graissage, à quoi vient s’ajouter la commande par tube de poussée.Plus important encore est le fait que cette voiture est une Buick, dotée de la précision et du degré d’excellence Buick.Pourquoi ne vous renseigneriez-vous pas sur sa facilité d’achat?Faites-vous donner le coût net, le prix sur livraison équipement compris.Calculez le coût par semaine, tenez compte des frais d’entretien inférieurs d’une voiture construite pour donner un service sûr pendant des années.D’autres trouvent qu’il est facile de se payer une Buick — et si c’est possible pour eux, ce l’est certainement pour vous! La seule auto au monde à posséder toutes ces caractéristiques Moteur dynamo-éclair micro-équilibré huit en ligne à soupapes en tête • Freins hydrauliques tiptoe • Commande par tube de poussée pleine longueur • Suspension buicoil pour le roulement "ultra-plané" • Etrangleur automatique • Carrosserie Fisher plus forte à toit-tourelle et "porois doubles" • Genoux mécaniques autocambrés, montage à effet de recul des roues • Signal AV-AR do direction • Phares scellés do sûreté • Commande de vitesses facile au volant. Pag9 quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 17 mai 1940 S/ n'exide aucun autre EXACTEMENT TEL QUE £ Succès de *Britannicus* à Sainte-Thérèse Mercredi dernier, à l'occasion de la fête du directeur du séminaire, .es Compagnons de saint Laurent ont fait salle comble, à Sainte-Thérèse, avec "Brltannicus”, la grande tragédie classique de Racine.Alors que vous vous attendiez à une hausse de prix de pneus, voici que Firestone vous arrive avec une réduction dans trois lignes de pneus popuiaires ! Et cette réduction est tellement appréciable, qu'il serait absurde maintenant de chercher des aubaines de pneus.Tout le monde maintenant peut profiter de la qualité Firestone.Aussi, lorsque vous aurez besoin de pneus, en premier lieu, venez-nous voir et constater les réelles aubaines que nous pouvons vous offrir.Garage RENE TOUPIN Coin Saint-Faustin et Labelle — Tel.308 — SAINT-JEROME nom secours dans les cas d’urgence, incendie, accident, maladie ou vol.Par la protection constante, le plaisir quotidien et la commodité qu’il assure, le téléphone vaut bien des fois le bas prix qu’il coûte.La premiere pensee de la maman c’est “d’appeler le médecin’’, et le plus rapide moyen de l’atteindre c’est le téléphone.Le téléphone est un appareil de protection dans chaque foyer.Il apporte prompt ffl SERVICE PCWiBo '1 La meilleure façon f de soigner la rougeole! tuuo ****** : «m 40onces 26onces_IOonçes Nouvelles de Sainte-Agathe (De notre correspondant) Au Conseil municipal — Voici la motion la plus importante, proposée par Maurice Deniers, secondée par Hormidas Mo-nette, à l'assemblée du 7 mai : "Attendu que le conseil a fait une demande au département des terres et forêts pour établir une centrale électrique à la montagne du Sauvage ; "Attendu qu’une délégation a rencontré l'honorable ministre des terres et forêts et qu'on a répondu que cette centrale pourrait s'établir au cours du mois de mai 1940 ; "Attendu que la Ville doit faire des réparations à sa centrale actuelle.que la capacité est insuffisante pour la demande et qu'on ne peut maintenir un débit constant ; "Que le conseil demande au ministre des terres et forêts, l'honorable M, Côté, de lui dire, dans le plus court délai possible, si la vil e pourra avoir cette centrale, afin d’en faire l’étude immédiatement." fils de M.et Mme Orner Cloutier, avec Mlle Juliette Robert, fille de M.et Mme Joseph Robert.Nos souhaits de bonheur aux nouveaux époux.— En notre église paroissiale, le 11 mai, a eu lieu le mariage de M.Fernand Robert, fils de M.et Mme Joseph Robert, avec Mlle Marie-Bernadette Longpré, fille de M.et Mme Mathias Longpré.Nos souhaits de bonheur aux nouveaux époux.— En notre église paroissiale, le 11 mal, a eu lieu le mariage de M.Joseph-Pierre-Dolor Gosselin, de Saint-Jean d'Iberville, fils de M.Pierre Gosselin, avec Mlle Juliette Guay, fille de M.et Mme Eugène Guay.Nos souhaits de bonheur aux nouveaux époux.Naissances -— A M.et Mme Léo Lecompte, est né, le 5 mai.un fils, baptisé le 8 et nommé Joseph-Gaston-René.Parrain, Louis Lecompte ; marraine, Albina Lecompte.— A M.et Mme Léopold Ladou-ceur, est née, le 9 mal, une fille, | baptisée le 11 et nommée Marie-| Anne - Fernande-Agathe.Parrain, j Fernand Ladouceur ; marraine, Marie-Anne Charbonneau.l'n syndicat catholique à Sainte-Agathe — Une assemblée monstre, qui réunissait la majeure partie des ouvriers en construction, s'est tenue à l'hôtel de ville, mardi dernier.L'idée d'un syndicat catholique a été adoptée avec enthousiasme et plusieurs ont donné leur nom pour en faire partie.Son Honneur le maire Georges Liboiron présida et M.Raymond Guindon agit comme secrétaire.P.usieurs discours furent prononcés dont l'un par Mgr J.-B.Bazinet, P.D.V.F.curé de Sainte-Agathe, et un autre par M.l'abbé Edgar Monty, futur chapelain du syndicat.Sur l’estrade on remarquait aussi MM.Isidore Guindon et Lessard, membres du comité paritaire, et plusieurs autres.On décida de tenir une autre assemblée la semaine prochaine pour nommer un conseil et différents comités.Pécheurs, sachez pêcher !.— Les adeptes de ce sport, vieux comme le monde, s'en sont donné à coeur joie depuis l’ouverture de la saison.Quelques enthousiastes furent même obligés de creuser des ! trous dans la glace, pour pouvoir ! tremper leur ligne dans l'eau de i nos lacs.La plupart sont revenus ! bredouilles de leur première incursion.Mais, depuis.les pêches mi- ; raculeuses se poursuivent active- ; ment, et des familles agathoises i bien connues, comme les Boivin, les Nadeau, les Gaudet, les Massé, les j Godon, les Labeile.les Caron, les Grenier, les Lacoste, les Monette, j etc., etc., tuent sans pitié des cen- : taines de membres de la gent poissonneuse.Bienvenue RECETTE ORIGINALE DE LA PONCE Distillé «I «mbout«lllé êu Canada tous la lurvtillanca dliacta da JOHN de KUyPER A SON, Dlitillateurt, Rotterdam, Hollande.Malion fondée an 1695 • Le jus d’un citron • Eau bien chaude ¦ Sucro au o°Ût • Un pou do muscado • Deux dolflts do GIN DE KUYPER sise $3-45 $2-40 $1.05 Sedan Dod^c KinRsway de lit4U.G Places, 4 Portes Jj PRIX ROME avec ceux r/e/cu/aulie œu/û oui vûmJ eitammt p p p COMPAREZ ROULEMENT.SPACIOSMTE.ELEGANCE.ECONOMIE — Aux nombreux visiteurs, qui.j malgré la température froide, ont commencé à envahir notre région, j nous accordons la plus cordiale ré- ! ception.Accueillons aussi comme il i se doit M.Wilfrid Tessier, qui en est à sa troisième “villégiature” parmi nous.Félicitations — Encourageons un des nôtres, M.A.Ladouceur, qui vient de prendre à son compte la succursale de la Shell Oil Co., au coin des rues Saint-Vincent et Principale.Nos plus chaleureuses félicitations à M.Ladouceur et nos meilleurs voeux de réussite.Mariages — En notre église paroissiale, le 3 mai.a eu lieu le mariage de M.j Raymond Paquette, fils de M.et i Mme Moïse Paquette avec Mlle Georgette Belhumeur, fille de M.et Mme Prime Belhumeur.Nos sou; hails de bonheur aux nouveaux ; époux.— En notre église paroissiale, le 11 mai.a eu lieu le mariage de M.Gérard Cloutier, de Sainte-Lucie, S Des milliers ont comparé les PRIX DE LIVRAISON des Dodge Kingsway avec ceux d’autres marques et ont constaté qu’il n’en coûte guère plus d’avoir un Dodge que d’avoir tout autre auto dans le domaine des plus bas prix.Dodge vous invite à comparer Dodge avec tout autre auto.Vous adopterez Dodge inévitablement à cause de sa Dépendabilité, de sa Longue Durée et de ses Bas Frais d’Opération.Jamais auparavant n’a-1-on vu dans le domaine des plus bas prix une voiture si spacieuse, si puissante et d’un roulement si doux! Vérifiez la largeur des sièges, la longueur de l’empattement.Etudiez ses caractéristiques en sécurité et ses records en économie.Examinez les détails qui constituent son élégance.Les sièges Dodge sont aussi larges que les sièges réunis de trois fauteuils .il n’y a plus d’échancrure dans les portes arrière—vous passez comme dans une porte de maison.Une surface de vitrage fortement agrandie donne une meilleure vision au conducteur et aux passagers.Les ’’Phares Scellés” donnent 50% plus de puissance lumineuse et plus de sécurité à la noirceur parce qu’ils sont plus espacés, étant insérés dans les ailes.• • • Prouvez par vous-même que, aux prix de concurrence, Dodge vous donne plus de valeur que jamais depuis 26 ans.Comparez le prix — ensuite comparez le roulement! Donnez un coup de téléphone à votre agent Dodge-De Soto aujourd’hui! Le mieux vous COMPAREZ iLE PLUS VOUS PRÉFÉREZ DODGE COUPÉ DODGE KINGSWAY $ 905 Livre h ST.JEROME Seules la licence et let taxes locales {s'il Y o) en sus.Tous les prix peuvent être modifiés sans préavis.iTïjj U il l UDU iTiji ifUil: GSWÀY » DODGE DE LUXE DODGE DE LUXE SPECIAL • ¦ ." • .: ¦¦ ' - , ¦ lilfMfi EMILE LAUZON Salle d’étalage : 344 rue LABELLE, SAINT-JEROME Tél.Bureau : SIS Résidence : 127 S I I f .H :u- L’imprimerie canadienne est fille anciens associés, se trouva à point de l’imprimerie américaine et sa ! pour ie remplacer.Quelques mois naissance date à peu prés exacte- plus tard, en janvier 1752.il ouvrait ment du mi.ieu du XVIIIe siècle, i un atelier à Halifax et inaugurait Vers 1750 il y avait déjà longtemps : effectivement l’ère de notre impri- Le demi-millenaire de Vimprimerie L’IMPRIMERIE AU CANADA ont) Par M.AEGEDIUS FAL'TEUX Conservateur de la Bibliothèque municipale de Montréal que l’imprimerie avait pris racine dans la Nouvelle Hollande, dans la Pennsylvanie, dans la Virginie et surtout dans la colonie puritaine du Massachusetts.Pieusement entou- merie.En outre d'avoir été le pion nier de l'imprimerie sur notre sol.son principal titre de gloire restera d'avoir posé les premières assises du journalisme canadien.C'est en ef- rée par les soins fervents et persé- j fet à son esprit d'entreprise que l'on véramment arrosée par les sueurs doit l’établissement, en janvier 1752.généreuses de plusieurs générations ; de i’Halifax Gazette, la première d’artisans au coeur indomptable, en date de toutes nos publications elle avait victorieusement résisté j périodiques.aux vents dont l’avaient souffletée ; A John Bushell, mort en 1761, et la tyrannie et la misère des temps, j succède Anthony Henry dont la et, plante désormais vivace, elle i longue et fructueuse carrière de commençait à disséminer plus lar- ( quarante ans a fait l’une des per-gement autour d'elle les germes qui isonnalités les plus remarquables du bouillonnaient dans ses étamines (monde des imprimeurs dans les fécondes.C’est ainsi qu’à cette mê- i provinces maritimes.J'aurais vou-me époque un peu de poussière de I lu parler plus longtemps de cet orl-pollen envolée du Jardin en fleurs (ginal personnage et aussi du plus de Boston et emportée par une brise j brillant de ses successeurs John favorable, prit la direction du large ; Howe ; j’aurais surtout voulu dire au lieu de gagner l’intérieur et après avoir flotté hésitante pendant quelque temps au-dessus des flots de la mer, finit par s’abattre sur la côte néo-écossaise, la première qui la sollicitait dans son vol, et s’y implanta pour une germination nouvelle.Telle est la loi de la nature à laquelle l’imprimerie doit d’avoir été transplantée de la Nouvelle-Angleterre dans ce qui est aujourd’hui la terre canadienne.J’ai dit que le germe envolé de Boston avait fini par s’abattre sur la côte néo-écossaise.C’est en effet à Halifax, quoique nos historiens eux-mêmes l'aient longtemps ignoré, qu’appartient le très grand honneur d’avoir été le berceau de l’imprimerie dans l’Amérique britannique du Nord, comme elle a été aussi le berceau du premier Parlement.Le premier qui eut la témérité de quitter la florissante Nouvelle-Angleterre pour aller implanter une presse dans la capitale de la Nouvelle-Ecosse qui ne venait pourtant que de naître, fut Bartelemy Green, de la glorieuse dynastie des imprimeurs bostonais du même nom.Malheureusement il ne lui reste que le mérite de sa couraguse tentative, car 11 mourut cinq semaines environ après son arrivée, dans l’automne de 1751.John Bushell, un de ses comment l’imprimerie essaima delà Nouvelle-Ecosse dans le Nouveau-Brunswick avec les John Rvan et les Christopher Sower ; et dans l’Ile du Prince-Edouard avec Robertson et Bagnall, mais l’espace me manque malheureusement et l’on me pardonnera de laisser l'imprimerie des provinces maritimes à leur développement lent mais progressif, pour passer tout de suite à celle de notre propre territoire.C'est l’opinion commune que l’imprimerie n’a commencé dans le Canada proprement dit qu’après la conquête du pays par les Anglais.Quelques bibliographes cependant ont eu de la peine à admettre que 'a Nouvelle-France, pendant toute son existence d'un siècle et demi, ait été constamment privée d'un secours dont se prévalaient, à l’envi toutes les autres civilisations, et particulièrement celles des pays voisins.Ils prétendent qu'à tout le moins, vers la fin du régime français.une presse a fonctionné dans Québec, et nous devons admettre que certains des arguments qu’ils annortent à l’appui de leur thèse, s’ils ne sont pas absolument convaincants, ne doivent cependant pas être dédaignés.Ce qui est certain c’est qu'il a été plus d'une fols question, et même dès les débuts de la colonie, di'ntroduire une presse dans la Nouvelle-France.Nos premiers missionnaires y ont d'abord songé, dans l'intérêt même de l'E-vangiie.La preuve en existe dans cette entrée significative du Journal des Jésuites, à la date de septembre 1665 : "Nous concluons d’es- crire pour avoir ici une imprimerie pour les langues.” Rien n'indique' cependant que cet aventureux projet ait été mis à exécution.Les Sulpiciens de Montréal paraissent avoir nourri en 1683 la même ambition que les Jésuites de Québec en 1665.mais sans plus de succès.La réponse que fit à M.de Belmont.M.Tronson.le Supérieur de Paris, mérite d'être citée : "On a cru qu'il serait inutile de vous envoyer les caractères d'imprimerie que vous demandiez parce qu’on nous a dit que vous ne pourriez pas vous en servir et que les livres ne vous en apprendraient pas assez pour pouvoir y réussir." Le plus prochain effort vers l’introduction de l'imprimerie en Nouvelle-France est celui que nous voyons tenter une soixantaine d'années plus tard, en 1749, par M.de La Galissonnière.Lorsqu’il fit à ce sujet des ouvertures au conseil de marine, le célèbre administrateur fit valoir qu’une presse serait éminemment utile pour la promulgation des ordonnances et règlements, mais le pouvoir central s'en tint à sa méthode ordinaire de temporisation et répondit qu’il fallait attendre.Mais il est temps d'en venir au problème Pontbriand qui inquiète encore quelques bibliographes.Vers 1895, M Philéas Gagnon, le grand collectionneur québécois, faisait la trouvaille — li n'a jamais dit où ni comment — de deux mandements imprimés du dernier évêque français de Québec, Mgr de Pontbriand, datés l’un et l'autre de 1759.Dans l'enthousiasme de sa découverte, 1! se convainquit aisément que ces deux pièces avalent été imprimées à Québec et 11 décida même qu’elles l'avalent été sur une petite presse qui était la propriété privée de l'auteur des Mandements.Il s'est longuement efforcé d'en donner les raisons dans son essai de Bibliographie canadienne, mais, si elles ont gagné l’assentiment de M.D.C.McMurtrle qui leur a donné récemment un regain de publicité, Je regrette de dire que pour ma part, ces raisons ne m’ont nullement convaincu.Pourquoi dans toutes les paroisses où l'on a conservé ces mandements épiscopaux ne trouve-t-on que la copie manuscrite de ces mêmes mandements de Mgr de Pontbriand, promulguée en la forme ordinaire du temps ?Pourquoi aussi n'a-t-on Jamais trouvé aucune trace de cette presse qu’aurait possédée Mgr de Pontbriand et qui, d’après M.Gagnon, aurait suivi son propriétaire à Montréal, après la reddition de Québec ?J'ai examiné moi-même avec soin l'inventaire détaillé de tous les biens que laissait à sa mort, en 1760, ie dernier évêque du régime français, et bien que toutes sortes de meubles y fussent ! mentionnés, depuis son carosse jusqu'à ses chandeliers et ses timbales, je n'y ai pas trouvé la moindre mention d'une presse petite ou i grande qui, pourtant, à cause de sa singularité, eût bien mérité d'être signalée.Pour ces raisons et pour d'autres j que j’ai plus longuement développées j ailleurs je persiste à croire qu'il n'y j a jamais eu d'imprimerie en Canada I sous le drapeau fleurdelisé.Il a fal- ( lu attendre pour cela l'avènement du régime britannique dont les méthodes d’administrations coloniales, j Inspirées par un esprit tout diffé- j rent, laissaient plus de latitude à ! l'initiative individuelle et s’accommodaient mieux des audaces mo- | dernes.Il n'y a pas d'apparence que l'on réussisse jamais à enlever à William Brown l’honneur d'avoir Introduit l'imprimerie au Canada, en l'année 1764 William Brown qui était originaire d'Ecosse, était venu tout jeune en Amérique.Après avoir travaillé quelque temps en Virginie et même conduit un atelier aux Barbades pour le compte de Wm Dunlop, le maître imprimeur de Philadelphie qui était, dit-on son oncle, il se décida vers 1763 à aller tenter fortune du côté du Canada qui venait de tomber sous la domination anglaise.Il n'a alors que vingt-sept ans.Son premier soin est de se chercher un associé et il le trouve dans la personne d'un confrère de Philadelphie, Thomas Gilmore.Le contrat d'association des deux amis date du 5 août 1763 et l'on y voit que chacun a déposé entre les mains de W.Dunlop, comme mise de fonds ,972.William Brown, le premier, entreprend un voyage à Québec pour préparer les voies et peu après, Gilmore lui-même, s’embarque pour l'Angleterre afin d'y faire les achats nécessaires d’une presse, de caractères et de papier.Enfin Juin 1764 les trouve réunis à Québec, prêts à se mettre à l'oeuvre.Entre temps, Brown a distribué un prospectus annonçant la publication prochaine d'une gazette hebdomadaire et cent quarante-trois souscripteurs, moitié anglais et moitié français, ont répondu à l'appel.C’était bien peu, mais les deux obstinés Imprimeurs n’étaient pas hommes à reculer et le 21 juin 1764 paraissait !e premier numéro de la Gazette promise qui ne dut pas être pour la population québecquolse un mince objet de curiosité.C'était la fameuse Gazette de Québec qui ne devait s’étendre qu'en 1874, après n’avolr subi durant sa longue car- rière de cent dix ans, que deux courtes interruptions, l'une en 1765, lors de l'acte du Timbre, et l'autre en 1775, pour cause de guerre.Mais Brown et Gilmore ne pouvaient se contenter de publier une Gazette pour cent quarante ou cent cinquante abonnés, avec en plus, un salaire civil de cinquante louis par an.Ils durent chercher à alimenter leur presse par d'autres moyens et, peu à peu, ils y parvinrent.Ce furent d’abord tous ces petits travaux qui sont la menue monnaie des ateliers d'imprimerie, les calendriers en feuille, les avis de vente, les blancs de certificats, les army bills, etc., puis les pamphlets suivirent, et finalement les livres.Que le a été, en dehors du journal, la première publication sortie des presses de Québec ?C'est une question qui a été longtemps débattue mais que nous croyons à peu près résolue aujourd'hui, grâce au précieux Day Book de Brown et Gilmore conservé aux Archives d’Ottawa.Ce Day Book fait voir clairement que la première publication imprimée à Québec et digne de ce nom, n’est pas, comme on l'a pensé longtemps, le Catéchisme du diocèse de Sens, imprimé en 1765.mais une brochure bilingue: Presentment to the Grand Jurors, Imprimée en la même année 1765.mais quelques mois plus tôt.Cette bro-hure aurait compris une quinzaine de pages en anglais et à peu près autant en français.Personne autre que ’e Dr Hubert Nelson, qui assurait l’avoir en sa possession, n’a pu voir de ses yeux un exemplaire de Présentement qui, à cause de cela, est considéré par quelques-uns comme un mythe, mais je ne crois nas qu'il soit permis à quiconque qui i examiné les papiers de Brown et Gilmore de douter de son existence.Parmi les ouvrages considerables ou autrement importants qu’a encore produits l'association Brown et Gilmore, il convient de noter une rarissime Impression de l’Acte du Timbre, faite en 1766 et qui est pour ainsi dire inconnue des bibliographes ; le Nckiro-lrinui publié en 1767 en langue montagnaise par le légendaire Père Labrosse ; les ordonnances de 1767, une publication de quatre-vingt unes pages in-folio dqnt l'éxccllente typographie fait déjà honneur au primitif atelier québécois, et enfin, dans la même année 1767, The Triai of Daniel Disney qui se rapporte à la célébré affaire Walker et qui, à cause de cela, possède, outre son Intérêt bibliographique, un intérêt historique considerable.Je ne parle pas des Psautiers, Neuvaincs et autres livres de piété qui étalent de temps à autre commandés à nos Imprimeurs par les maisons religieuses de la capitale.Thomas Oilmore étant mort en 1772, Brown continua seul à diriger son atelier jusqu’à sa propre mort quinze ans plus tard, et il le fit si bien prospérer qu'il put laisser à ses héritiers, en partant, la jolie somme pour le temps, et surtout pour un imprimeur, de $15,000.Durant cette dernière partie de sa carrière.Brown a imprimé plusieurs ouvrages intéressants que je regrette de ne pouvoir citer, mais, entre toutes ses initiatives il n'y en a peut-être pas dont nous ayons à nous féliciter davantage que celle qui nous a valu l'inestimable collection des almanachs de Québec, commencée en 1780.Pour toute une longue période ces almanachs sont presque l'unique source de renseignements que nous possédons et l'on en connaît qu'une seule collection complète, celle de la Bibliothèque Saint-Sulpice.Dès 1776 W.Brown avait commencé de connaître la concurrence avec rétablissement à Montréal de Fleury Mesplet.mais cette concurrence était lointaine et ne lui nuisait guère.Ce n'est que quelques mois avant sa mort qu’il vit son domaine immédiat de Québec envahi soudainement par un rival dont il ne put jamais savoir lui-même s'il était dangereux ou anodin.Je veux parler de William Moore qui, après avoir Installé à Québec un atelier plus ou moins Imposant, sous le nom de Nouvelle Imprimerie, y commença, à la fin de 1788, la publication concurrente de deux journaux.l'un français, le Courrier de Québec ou Ilcraut français, et l'autre anglais : The Quebec Ilcrald.Le premier de ces journaux ne dura que quelques semaines, mais le second parvint à vivoter jusque vers 1793.Il y aurait beaucoup à dire sur les publications de Moore qui ne sont pas nombreuses, mais qui sont toutes d'un rare intérêt, mais je dois forcément me limiter Contentons-nous de dire que le besogneux imprimeur, ballotté de saisies en saisies, dut enfin abandonner la partie vers 1794 et vider le misérable grenier qui lui servait d'atelier et pour lequel il payait le fabuleux loyer de $6 par an.Pendant ce temps-là, Samuel Neilson était venu d'Ecosse recueillir la succession de William Brown, son oncle maternel, mais 11 y avait, à peine dirigé l'atelier une couple d’années qu’il mourait prématurément en 1793, n'ayant eu le temps de publier sous son nom que quelques ouvrages, dont un des plus Intéressants est le Quebec Magazine.Samuel Neilson fut remplacé par son Jeune frère John, mais comme ce dernier n’avait que dix-sept ans en 1793, il ne put d'abord administrer que sous l'égide de son tuteur, le Rev.Alexander Spark.Le Jeune imprimeur sut cependant mettre à profit le temps d’attente et lorsque, a sa majorité, en 1790, il prit for- mellement en mains la direction de sa maison, il était déjà merveilleusement préparé a la tâche qui l'attendait.Je n'ai pas à refaire ici l'histoire déjà connue de l’honorable John Neilson, un des hommes de son temps les plus hautement appréciés pour son talent et pour son intégrité, l’un de ceux aussi qui ont joué, à une époque particuliérement troublée de notre histoire, dans le journal comme dans les assemblées délibérantes, le rôle à la fois le plus honorable et le plus considérable.Mais le biographe autorisé qui entreprendra un jour ou .'autre de raconter l'existence de John Neilson, ne le fera vraiment connaître que s'il s'applique avec un soin égal à montrer en lui, à côté du grand citoyen, le grand imprimeur.John Neilson est un de ceux qui ont aimé leur art avec le plus de ferveur et qui l'ont le plus hautement honoré.Son atelier de la côte de la Montagne a été véritablement le centre de l'imprimerie du Canada pendant près d'un demi-siècle et.parmi les nombreux imprimeurs qu'il a vu s'établir successivement autour de lui, à Québec, à Montréal, et jusque dans le Haut-Canada, il n'en est pas un seul, ainsi que sa volumineuse correspondance en fait foi, qui ne lui ait pas été en quelque façon redevable et qui n'ait pas eu l’occasion de réclamer de lui quelque secours matériel ou moral.Quant aux productions typographiques de John Neilson Je n'entreprendrai pas d'en énumérer Ici même les principales.Elles sont vraiment trop nombreuses de 1793 à 1826, et ce serait transformer en un catalogue ce rapide résumé d'histoire.Qu’il suffise de dire qu'elles couvrent tous les sujets, religion, littérature, politique et histoire, et que, d’année en année, elles accusent chez le maitre ouvrier qui les met au jour un souci de perfection toujours plus grand et une conscience professionnelle toujours plus délicate.Avec John Neilson nous pourrions considérer déjà l’imprimerie de Québec comme sortie définitivement de ses langes et l'abandonner a son développement, mais dans cette histoire de ces débuts, il serait peut-être injuste de ne pas faire une place à un autre atelier qui rivalisa p us de vingt ans, et non sans succès avec celui de la côte de la Montagne.Je veux parler de la Nouvelle-Imprimerie qui n'a de commun que le nom avec l’entreprise antérieure de William M'oore.Etablie en 1794 par John Joncs, elle passa successivement aux mains de William Vonde.venden en 1795, de Pierre-Edouard IJesbarats vers 1799, et enfin vers 1817 à celles de Thomas Ca-ly le fondateur du Quebec Mercury.TECHNIQUE L’AVENIR DU NORD I Page cinq Saint-Jérôme, le 17 mai 1940 Pour la CUISINE et la SALLE DE BAIN VOUS avez besoin de la Lessive Gillett pour la cuisine et la salle de bain.Ayez-cn toujours sous la main pour le nettoyage des renvois d’eau, des ustensiles de cuisine et divers autres travaux de ménage.La Lessive Gillett vous épargnera des heures de dur travail —c’est le nettoyeur efficace et économique par excellence.•N«i faitet Jamais dissoudre la lessive dans l'eau chaude.L’action de la lessive elle-même réchauffe l'eau.tyosTm/rre Wm BROCHURETTE GRATUITE — L« bro-churette tic lu Leiiive Gillett explique comment ce puinnant nettoyeur cléKH^r le» renvoi» d 'euu bouché*.«unie le» cabinets extérieur» propre» et intxlore» en en détruisant le contenu .et iert à toute» •on cm ci’sutreA utagn.Demandez-en une copie gratuite tk la Standard Brands Ltd., Fraser Ave.fi» Liberty St., Toronto.Ont.A la T.S.F.Radio-Canada llNi: RETROSPECTIVE SONORE I)E LA VISITE I)E LEURS MAJESTES U y a un an, le Canada se préparait à recevoir la visite de Leurs Majestés le roi Georges VI et la reine Elizabeth.Leur séjour parmi nous donna lieu à une série de râles magnifiques en hommages d'attachement et de fidélité à la Couronne.Aujourd'hui, à un an d'intervalle, la guerre a été déchaînée par les hordes germaniques et le monde vit des heures angoissantes.C'est pourquoi Radio-Canada a voulu évoquer, dans une rétrospective sonore, ce que les foules considéraient en mal, 1938, comme des jours de paix et d’espérance.La Société a donc groupé en quelques tableaux sonores les principaux faits de la visite royale, l’an dernier.Cette rétrospective a été possible grâce aux enregistrements phonographiques dont Radio-Canada a su enrichir sa discothèque.Ces émissions extraordinaires passeront le vendredi L7, les samedi.18, dimanche, 19, vendredi, 24, et jeudi, 30, de 8 h.30 à 9 heures du soir.Metteur en ondes, M.Paul Leduc.MUSIC HALL Jan Pierce, ténor, et Jacques Gas! selin, violoniste, seront les solistes lu concert symphonique du Radio City Music Hall, le dimanche 19 mai, de midi à une heure.Radio-Canada fera le relais de cette audition au cours de laquelle on entendra une pièce de Haendel "Where’er you Walk", "Tell me.O Blue Sky !”, de Giannini, et "Jasmine Door", d'Ali-cia Scott, chantés par Jan Pierce.M.Gosselin jouera le prélude du “Déluge", de Saint-Saëns, et l’orchestre exécutera trois oeuvres de Bach : Sarabande, Andante, et Bourrée ; "Moods of a moonshiner”.de Laamr Stringfleld, et “Two Pierrot Pieces”, de Cyril Scott.• • • LE CONCERT EN RE MINEUR, DE BACII On entendra, par Radio-Canada, le dimanche 19, à 7 h.30 du soir, le Concerto en Ré mineur pour deux violons, de Bach, avec Blain Mathe et Harold Sumberg comme solistes.I,e Concerto .de Bach est l’une des plus belles pièces du grand répertoire.• • • CHRISTINE, DE GERALD Y AU THEATRE DE RADIO-CANADA Mme Marthe Thierry et M.Guy MaufTette dans les principaux rôles.— Ce que l'auteur dit de sa pièce.Au répertoire de la Comédie-Française Les artistes dramatiques de Radio-Canada ont mis à l'étude pour l'émission théâtrale du dimanche 19.â dix heures du soir, aux postes du secteur français de Radio-Canada, Christine, de Paul Géraldy, oeuvre créée en novembre 1932 à la Comédie-Française.Les roles principaux de cette comédie ont été confiés â Madame Marthe Thierry et à M.Guy Mauf-fette.Celui-ci agira de nouveau comme directeur.Cette comédie est en trois actes, la direction a décidé de n’en donner, ie dimanche 19, que le premier.L’auteur de Toi et Moi, livre de hevet de tous les jeunes amoureux, l'auteur également d'Aimer, des Noces d'Argent, et de Robert et Marianne a expliqué lui-même comment il a créé cette oeuvre : "Depuis que j’aime le théâtre, c'est-a-dire à peu près depuis que je suis né, je m'entends répéter cette lassante formule : "Au théâtre il faut de l’action !" Evidemment, il faut de l’action ! Sans action, que ferait l'acteur ?Mais je demande qu’on s’entende sur le sens de ce mot-là.On appelle toujours action ce qui est mouvement extérieur.La seule action véritable au théâtre, c’est celle qui se passe dans les coeurs."Les classiques adoraient traiter des sujets connus du public, empruntés à la fable ou à l'antiquité, qui ne pouvaient plus intéresser ni par les péripéties, ni par le dénouement.Ils redoutaient avec sagesse cette impatience enfantine qui fait passer des pages aux lecteurs de roman, les jette tout d’abord sur le dernier chapitre.Ce qu’ils s'efforçaient d'éveiller, c’était l’intérêt du public et non pas sa curiosité.Ce qui va arriver ?.Qu'importe ! En IE UNE INDISCUTABLE ECONOMIE! Pour ceux qui achètent en droite ligne du raffineur Grade No 1 Octanes 79 15 -t (/ Grade Lf No 2 4 Gai.Octanes 76 13 1/ Gai.Grade No 3 Octanes 69 1211 HUILE A MOTEUR No 200 inÇ* I No 150 1 /
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