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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 18 avril 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1941-04-18, Collections de BAnQ.

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I 1897-1941 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-QUATRE ANS 1897-1941 CHENIER "Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorahle JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-CINQUIEME ANNEE.NUMERO 16 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI, 18 AVRIL 1941 la POUDRIERE EN FLAMMES Contrairement a la plupart des conflits qui ont ensanglanté l'Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe, la guerre commencée en 1939 est née en dehors des Balkans, la "poudrière de l'Europe" Elle 1 épargna jusqu'en octobre 1940, alors que lTtalie la fit .sauter en attaquant la Grèce qui repoussa l'envahisseur dans ses derniers retranchements albanais Pendant des mois, l'explosion n'ébranla que la Grèce et l'Albanie, étant donné que les hordes nazies déferlèrent par grappe isolées et intermittantes bien que formidables, sur la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie pour eu faire la conquête pacifique, jusau'au jour où la Yougoslavie manifesta sa détermination de mourir avec la Grcce et la Grande-Bretagne plutôt que d'imiter ses voisins capitulards Ce fut le signal de la conflagration.Depuis quelques jours, la poudrière ' t en flammes.Le désir des Balkans de rester a l'écart d'un conflit qu'ils n'ont pas provoqué, n'a pu se réaliser.Le 23 avril 1940.le président du Conseil bulgare, M.Bogdon Fllov, déclarait à plusieurs milliers de paysans : "Je suis fermement convaincu que nous pourrons encore longtemps Jouir de la paix, non seulement en Bulgarie, mais aussi dans le - Balkans".Déclaration corroborée trois jours plus tard, par M Markovitch.ministre aux affaires étrangères de Yougoslavie, qui affirmait que les mesures prises au cours des six derniers mois dans le domaine politique financier, économique et militaire avaient fortifié la situation de la Yougoslavie et permettaient d'envisager l'avenir avec calme.Paroles d’espoir et d'optimisme dont l'Allemagne a fait justice à sa façon.En vertu de leur situation géographique qui en fait le tremplin de l’ambition nazie vers le Proche-Orient, de l'influence économique, diplomatique et militaire que l'Allemagne exerçait déjà sur eux.et de leurs re: sources variées, les Balkans devaient tôt ou tard être entraînés dans le tourbillon.Bien avant la guerre, du fait de la puissance croissante de l'Allemagne, et d'un conflit mondial en perspective entre les dictatures et les démocraties occidentales, les Balkans, petits Etats tampons jetés pêle-mêle dan.-, les grilles du vautour teuton par les Imprévoyants signataires du funeste traité de Versailles, ont dû adopter une politique extérieure opportuniste Malgré leurs sympathies pour la France et l'Angleterre, et en dépit des traités, ils ont dû consentir des concessions énormes au Reich dan: l'orbite duquel lis n'ont pas mis de temps à graviter.La situation n'eût certainement pas été la même si les Balkans s'étalent coalisés a temps dans le sud.et si la Scandinavie et les Pays-Bas avaient agi de même dans le nord.Avec la France, l'Angleterre et la Russie qui ne favorise que sa propre puissance et qui, pour cette raison, se range toujours du coté du plus fort, tous ces Etats meurtris et asservis ou sur le point de l'être auraient encerclé l'Allemagne.Ils auraient confiné le sanglier nazi et le chacal fasciste à leur repaire.L individualisme étroit, la crainte, l'antagonisme, le nationalisme Intransigeant et bien d'autres facteurs ont empêché les Alliés et leurs amis de former cette armée internationale.Les petites nations ont cru préférable de se draper dans une neutralité qui les a toutes englouties sous la vague du conquérant.La difficulté pour nous de gagner cette bataille est dans une large mesure attribuable aux neutres et à leur politique de bascule d'avant- guerre.alors qu'au lieu de ménager en vain la chèvre et le choux, ils auraient dû se liguer officiellement et brutalement avec les démocraties, contre l'ennemi commun S'il est des neutres que l'histoire flétrira en particulier, ce sont ceux-là qui, telles la Turquie et l’Irlande du Sud.s'obstinent à ne pas reconnaître l'imminence du danger et refusent par entêtement ou pour assouvir un antagonisme séculaire, de tirer parti des terribles leçons de l'histoire quotidienne.Ces nations dont l’avenir dépend pourtant de notre victoire, et qui persistent dans leur neutralité outrageante pour leurs alliés et humiliantes pour elles-mêmes, sont les plus criminellement coupables de ce qui arrive et de ce qui se produira peut-être demain.L'Irlande et la Turquie sont vulnérables.Les hordes nazies sont rendues aux portes de l'une et de l'autre.Elles peuvent assez facilement envahir l'Irlande laissée à sa propre faiblesse pour avoir refusé avec arrogance l'aide de la Grande-Bretagne ; et elles peuvent s'en servir comme base contre le Pays de Galles dont elle n'est séparée que par l’étroit canal Saint-Georges.Dans le sud-est, apres avoir liquidé les Balkans, — ce qui n'est pas impossible, inutile de nous le dissimuler, — elles s’attaqueront à Suez qu'une occupation allemande de l'Egypte rendrait passablement vulnérable.Et la Turquie serait prise au piège comme ses soeurs neutres.De la, la vague nazie déferlerait avec fracas sur l'Irak et ses champs pétrolifères, puis sur la mer Rouge et l’océan Indien d'ou elle pourrait reconquérir à l'Italie ses colonies que la vaillante armée du Nil lui a enlevées.Sans compter que l'Axe contrôlerait ie bassin oriental de la Méditerranée d'où il lancerait en temps opportun une offensive vers l'occident dans une tentative désespérée de capturer Gibraltar.Tout est possible, même notre victoire.C'est pourquoi ces quelques aperçus réalistes ne doivent pas nous enlever notre optimisme et notre volonté de vaincre.Rappelons-nous les paroles de Clémenceau prononcées pendant, la dernière guerre : "Je me battrai devant Paris, je me battrai dans Paris.Je me battrai derrière Paris !" Et plus près de nous, méditons celles de Churchill lancées avec la violence de la foudre après la retraite de Dunkerque : "Nous nous battrons en Angleterre, et s'il le faut, dans nos dominions et nos colonies, mais nous ne céderons jamais !" W.E.L'honorable Hector Perrier, pere de l'éducation nationale Le cardinal Villeneuve à Toronto Titre glorieux auquel aspire le secrétaire provincial.— Trépidante carrière d’un partisan convaincu d’une réforme de l’enseignement.— L’exemple offert par la Pape Pie XI dans la Cité Vaticane.— Pas un “politicien” de carrière, il fait appel à toutes les compé- L£ COMMERCE tcnces.' Son éminence le cardinal Villeneuve a prononcé, hier, à Toronto, un important discours.Le primat de l’Eglise du Canada y a traité des questions d'une vivante actualité touchant les Canadiens-français, l'esprit canadien, l'unité nationale, notre participation à la guerre.Nous donnerons, la semaine prochaine.le texte de son allocution.DES LIQUEURS Sous ce titre, l’AVENIR publie l’article ci-dessous que nous sommes heureux de reproduire : Le mieux n’est pas l'ennemi du bien.C'est ainsi que l'honorable M.Hector Perrier s’exprimait à son retour à Montréal, le soir même de son assermentation comme secrétaire provincial.Et.développant sa pensée, il expliquait : "Je n’entends pas saboter notre système d’instruction publique, qui a du bon et nous a rendu d’immenses services, mais l'améliorer afin dp le tendre plus conforme aux exigences du temps présent." Nous ne ferons pas ici une biographie du secrétaire provincial.D'autres journaux se sont chargés de la tâche Nous rappelerons seulement que M.Perrier, comme tant d'autres de nos hommes distingués par le talent, est le fils de ses oeuvres, parvenu au succès grâce à un labeur acharné.Nul ne pouvait mieux que lui remplir ce rôle de secrétaire provincial, qui est en même temps celui de ministre de l'instruction Au cours de la campagne, l'honorable M.Godbout.s'adressant aux électeurs du comté, leur disait : “Dans cette province, une question domine toutes les autres : la préparation de la jeunesse.C”est parce que nous avions besoin de Nous avons donné, la semaine dernière, un aperçu des modifications que le gouvernement de Québec se propose d'apporter à la loi du commerce des liqueurs.Dans l'ensemble, les réformes pro- vous que nous sommes allés vous jetées nous Prissent dirigées dans chercher.M.Perrier.Je demande à le 1x111 sens- 1 Toutefois, nous croyons que la Terrebonne, non pas un vote partisan, mais un vote clairvoyant.Je veux dans toutes les classes de ma province des hommes qui s'imposent." Et M.Perrier disait de son côté : "L'agriculture a placé M Godbout au premier rang ; M Godbout a placé l'agriculture au premier rang.Il faut donner une nouvelle orientation à l'enseignement.C'est dans le passé que j’irai chercher l'élan pour l'avenir.On dira tout ce qu’on voudra, mais rien ne m'empêchera de faire mon devoir.Je veux traiter les fils des autres ouvriers comme mon père m'a traité.’’ Ainsi qu'on le constate, à la lecture de ces phrases frappées comme des médailles, le premier ministre et son nouveau secrétaire publique bien qu’il n'en porte pas le i provincial portèrent haut leurs cou-titre, parce que depuis des années.I lours, et c'est sous ces couleurs, et MELI - MELO Claude-Henri Grignon à la section Duvernay L'IMPOT FEDERAL DOIT ETRE PAYE LE 3» AVRIL Près de cinq cent mille Canadiens devront prochainement s’acquitter de leur Impôt sur le revenu de 1940.l-a date finale, à laquelle Us doivent •sètre acquittés de leur impôt, est, en effet, le 30 avril.Tous s’exposent, en ne se conformant pas à la loi, aux amendes prévues par le gouvernement,.1/1 ministère du revenu national a déclaré que lu perception de l'impôt durant le mois de mars avait été de 539,958,800, une augmentation de 534,001,88(1 sur le.mois correspondant de 1940.On doit, en partie, eette amélioration au nouveau sys-h'nie de paiements Inauguré cette année.Dfi grand nombre de Canadiens 'ml profité des avantages du plan, mais on croit que la perception atteindra un montant considérable avant la fin du mois.La perception a été excellente C°U° année Jusqu' au 31 mars.On ,Lil* lt‘" ' n l *a somme totale de -72,138,200 comparativement à ., 4448,500 durant la môme période 1 au dernier.C’est l’écrivain canadien Claude-Henri Grignon, mieux connu sous le nom de Valdombre, qui sera le conférencier au prochain diner-cause-rie de la section Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste.L'auteur du sketch radiophonique, “Un homme et son péché", parlera de l"‘EtolTe des pays d’en-haut”.Ce sera pour lui l'occasion d'entretenir ses auditeurs de types qu’il a connus personnellement ou dont il a attendu parler.M.Louis Francoour, journaliste et commentateur politique, remerciera Valdombre.La section Duvernay invite donc ses membres et ses amis à se rendre au Cercle Universitaire, de Montréal, le mercredi, 23 avril prochain, a 6 h.39.Les dames sont cordialement invitées.Tenue de ville.Pour renseignements s’adres ser au secrétariat général, PL.1131 à Montréal.____________ sans ambitionner ce poste, vu qu’il n’était pas même député, il s’.v était formé, comme poussé par son propre destin.Nous l'avons suivi pas à pas dans sa trépidante carrière.Encore jeune avocat, il fit du journalisme et ses articles portaient spécialement sur l’éducation nationale.Il y a de cela quatorze ans, au moins, il réclamait déjà des réformes, et sans être un radical, il s'attirait l'hostilité de certains cercles réactionnaires, non chez l’élément religieux, mais chez l'élément laïque.Nous avons toujours eu et nous aurons toujours, dans le Québec, des laïques qui veulent être plus catholiques que le Pape et entreprennent de faire la loi aux évêques.M Perrier fit observer dans un journal que Sa Sainteté Pie XI, aussitôt après avoir conclu son concordat avec le gouvernement Italien, rendant à la Papauté son indépendance, s'empressa de décréter dans la Cité Vaticane l’instruction gratuite et obligatoire.Comment M.Perrier, du reste, aurait-il pu entretenir des idées subversives?Ses origines et son éducation ne le portaient nullement de ce côté.Outre son oncle, le chanoine Philippe Perrier, archidiacre du diocèse de Montréal, il compte parmi les siens plusieurs religieux et religieuses.li estimait toutefois que c'était rendre au clergé un service signalé, en même temps qu’à notre population, que de pousser à la roue de l'avant, plutôt que de piétiner sur place, et nous sommes sûrs qu'il eût constamment l'appui de son oncle, pédagogue averti qui débuta dans la carrière comme inspecteur de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.pas d'autres, que M.Perrier fut élu.L'ouvrier et le cultivateur furent avec lui.Ceux qui n'auront pas payé leui Impôt le ou avant le 30 avril prochain s'exposent à une amende représentant un intérêt de cinq pour cent du montant de l'impôt payable au gouvernement, Elu sous ses propres couleurs Quelle que soit l'issue du bill Perrier à la Législature, la présente session n’en comptera pas moins ce bill comme sa pièce de résistance.Aussitôt après sa nomination de secrétaire provincial, les ennemis do toute réforme scolaire pensèrent bien qu’il trouverait sans tarder son Waterloo, ayant à se faire élire dans le comté de Terrebonne, moitié urbain.moitié rural.Bien entendu, Ils n’attaquèrent pas de front.Ils comptaient sur le mécontentement de l'ouvrier des villes, parce que le gouvernement Godbout poursuivait alors une vigoureuse politique afin de mettre fin au chômage, et sur l'habitant des campagnes, encore peu versé dans les réformes éducationnelles, pour faire battre le candidat ministériel.Mal leur en prit, car M.Perrier fut élu par près de 1,000 voix, majorité inattendue dans une élection complémentaire.N'oublions pas qu'en 1936 Terrebonne élisait un candidat de 'Union Nationale par 1,659 voix.Sincère ami de la jeunesse Depuis qu'il a pris en mains les rênes, M.Perrier n'a pas perdu une seule seconde dans sa tâche de réor ganisateur.Les nombreuses démonstrations d'enthousiasme et de sympathie dont il a été l'objet furent autant d'occasions pour lui d’accentuer son rôle.Au cours de sa longue association avec l'honorable Athanase David, aujourd’hui séna teur, et si longtemps secrétaire provincial qu’il avait fini, aux yeux du public, par s’identifier avec ce poste, M.Perrier a appris à aimer la jeunesse.On sait aujourd'hui ce que représente la jeunesse, depuis que les dictateurs Hitler et Mussolini ont démontré qu'avec l'appui de la jeunesse, on peut aspirer à tout.Mais les Canadiens-français peuvent être assurés que sous la direction de M.Perrier, notre jeunesse ne démocratie.Néanmoins, n'allons nation extérieure, mais vers la li berté, non soumise à un esclavage intérieur, mais guidée vers une saine démocratie.Néanmoins n'allons pas confondre démocratie avec démagogie.Sans être un politique autoritaire, le secrétaire provincial n'est pas de ceux qui essaient de faire prendre au peuple des vessies pour des lanternes.Il a déjà abordé de front plusieurs problèmes, entre autres, celui des écoles rurales, celui des écoles techniques et celui de nos universités, sans oublier celui de nos petites mai-tresses d'écoles.S'il réussit à les résoudre tous, comme il en a l'ambition, il aura mérité le titre de Père de l’Education Nationale.Bien entendu.il lui faut pour cela l'appui sinon de tous, du moins d'une forte majorité de la population.Et c’est pourquoi M.Perrier s'emploie avant tout à créer un mouvement sympathique à ses idées.Il a déjà parcouru un bon bout du chemin en ce sens, et grâce à sa personnalité, à son dynamisme, il a tout lieu d'espérer la réussite.vente des liqueurs alcooliques devrait être prohibée le dimanche et après minuit les autres jours.L’usage de la bière et du vin aux repas, dans les hôtels et les restaurants, suffit, le dimanche, aux besoins raisonnables du tourisme.Nous sommes contre la prohibition — qui est une utopie pernicieuse.Mais nous désirons une loi des liqueurs capable de protéger la jeunesse contre l'abus de l'alcool et de tempérer l'exercice d'une liberté qui peut si facilement devenir vicieuse.La liberté et la tempérance doivent être à la base d’un commerce légitime sans doute mais qui offre des dangers réels que personne ne peut nier.Nous avons confiance que le gouvernement Godbout adoptera une loi sage, raisonnable, et que.surtout, il verra à ce qu'elle soit respectée.Il nous plairait aussi de voir s'établir une censure intelligente des annonces de bière, de vins et de liqueurs alcooliques afin de les retenir dans les limites du bon sens et des convenances, comme on le fait à la radio.Le Franc En faveur de l’unité canadienne Le directeur du Service de l'Information, M.Herbert-G.Lash.dans un discours qu’il faisait samedi cinq avril à Toronto, a exprimé en faveur de l'unité canadienne, quelques vérités sur la province de Québec."Il se trouve des gens, dit-il, qui se refusent à croire que Québec porte tout son fardeau dans cette guerre.Cela n’est ni juste ni vrai.Le premier régiment à cuiupîctrr ses cadres au Canada à la déclaration de la guerre fut un régiment canadien-français.Ce régiment, avec d’autres, monte maintenant la garde en Grande-Bretagne.D'autres Canadiens-français se sont enrôlés dans des régiments qui portent des noms anglais, en particulier le "Black Watch" et cela s'explique par la prédilection qu’ont toujours eue les Canadiens-français pour les Ecossais.Dans la province de Québec.il y a suffisamment de réserves pour renforcer ces unités d'outremer et trois autres régiments ont été mobilisés.Environ trente pour (Suite à la deuxième page) Par monts et par vaux à la suite du KOI ou Par CECILE PREVOST-LAMARRE X (1) Après la mort du curé Labelle.— Service funèbre à Paris.— La mort de sa mère.— Son monument.Appel à toutes les compétences D'autres ont tenté la chose avant lui.Eux aussi étaient des hommes de premier plan.Mais le monde n’avalt pas encore vu l'écrasement de l’Autriche et de tant d'autres pays, et surtout celui de la France.On répétait dans notre ancienne mère-patrie après les douloureux événements de 1870 : "C’est la victoire du professeur prussien".De nouveau, en 1914, l’entrainement technique des Allemands faillit leur assurer le triomphe.Sans profiter de ces deux leçons, la France s'endormit sur ses lauriers, piétina dans le domaine éducationel, s'en tint à un enseignement théorique, avec le résultat qu'elle subit en 1940 le pire désastre de son histoire.Nous, du Québec, aspirons naturellement à gagner cette guerre, et c'est pourquoi tout le monde parle, à l'heure actuelle, d'entrainement pratique.Une fois que nous serons victorieux, néanmoins, nous ne visons pas à entrer dans la voie des conquêtes militaires.La seule que nous ambitionnons est la conquête économique.Elle nous a fait défaut jusqu'ici parce que nous n'étions pas préparés, et la préparation est pour 95 pour cent le gage du succès.Ainsi que l'a répété à maintes reprises, l'honorable M.Godbout en choisissant l'honorable M.Perrier, ce n’est pas en jalousant et en décriant nos rivaux que nous arriverons à les vaincre, mais en les comba ttant avec leurs propres armes.M.Perrier n’est pas, à proprement parler, un "politicien".Il fait appel nnx compétences, où qu'il les trouve.C'est pourquoi il compte des amis dans tous les camps et ne se connaît pas d’ennemis, à part les ennemis du progrès.Educntor.Un mois après la mort du Roi du Nord, soit le 5 février 1891, l'Alliance Française, de Paris, dont le curé .Labelle avait été à deux reprises l’hote d'honneur, lors de ses voyages en France, tint à rendre un hommage posthume à la mémoire du grand homme canadien.Ce fut M.de Salone.professeur au lycée d'Orléans et ami du Canada, qui fit l’éloge, du disparu : “.Il y a un dn, presque jour pour jour, Mgr Labelle, dressant sa haute taille de Normand dans cette vaste salle, la remplissait sans effort de sa voix puissante.Ne se fût-il jamais associé immédiatement aux travaux de l'Alliance Française qu'il n’eut pas moins mérité d ètre célébré en son nom.puisque nul homme en ce siècle n'a travaillé avec plus de dévouement et de succès à l'extension du domaine de notre langue.Quelques semaines après son arrivée à Paris.Mgr Labelle prenait la parole ici, à notre séance solennelle.Cette fois, il avait d'un coup fait la conquête du public lettré et patriote de Paris, de la France et au delà.Les Canadiens ne pourront jamais se figurer à quel point U a été admiré, aimé, envié, par leurs frères du vieux pays.A Paris, à Lille à Bruxelles, à Orléans, en Normandie.partout il charmait, persuadait, enrôlait tout le monde.” Ces paroles élogieuses témoignent de la haute estime dans laquelle on tenait, en France, le prélat canadien.Un autre hommage quasi officiel fut rendu à la mémoire du curé Labelle.alors qu’en juin de l'année 1891, l'honorable M.Mercier, qui venait d'être nommé comte romain, et de passage à Paris, fit chanter une messe de Requiem pour le repos de l ame de Mgr Labelle.dans la spacieuse église de Sainte-Clotilde.Ce temple fréquenté par les ducs, les marquis et l'aristocratie du boulevard Saint-Germain, situé à quelques pas du Palais Bourbon, du pont de la Concorde et des Champs Ely-sées, est une des plus belles églises de Paris tout en étant l’église paroissiale de l’archevêché.Le square Bellechasse qui s'étend devant sa façade, avec ses bosquets et ses parterres, la protège contre le tumulte de la rue et lui fait un rempart de solitude.C'était donc cette église que l’honorable Mercier avait choisie pour réunir une assistance aussi select que sympathique.Pour ne signaler que quelques personnalités dont les noms résonnent agréablement aux oreilles canadiennes, mentionnons: le marquis de Montcalm, petit-fils cm héros de Carillon, et le comte de Lévis-Mirepoix, appartenant à la famille du chevalier de Lévis.Mgr Lagrange, l'éminent évêque de Chartres, l'ami du Canada français, qui était à Dijon, c'est-à-dire à plus de quatre-vingts lieues de Paris.apprenant qu’on allait célébrer un service funèbre pour Mgr Labelle, se rendit en toute hâte dans la capitale pour y assister.Plusieurs prêtres canadiens ainsi qu'un grand nombre de membres du clergé de Paris tinrent à venir prier pour le repos de l’àme de Mgr Labelle.Dans le choeur on avait disposé des prie-Dieu pour l’honorable Honoré Mercier et ses collègues ainsi que pour le haut-commissaire canadien à Paris, l'honorable Hector Fabre.La vaste nef était remplie à capacité par une assistance émue, désireuse de profiter de cette touchante occasion pour honorer la mémoire de cet illustre frère de la Nouvelle-France.La messe fut dite par un prêtre canadien.M.l'abbé Auguste Gosselin.professeur à l'université Laval, de Québec.MM.les abbés Hudon et Leclerc, des diocèses de Chicoutimi et de Montréal, remplirent les fonctions de diacre et de sous-diacre.M.l'abbé Lacroix, du clergé de Paris, docteur es-letlres, historier de Richelieu et chanoine honoraire de Monaco, prononça l’oraison funèbre.L’orateur fit un rapide ex posé de la vie active du vaillant apôtre de la colonisation au Cana da ; il marqua les traits distinctifs de cette figure originale et puissante : la foi.la piété, le dévouement et la bonté.Il le dépégnit tel qu’il fut, enthousiaste, actif, excitant l’élan de tout un peuple pour le seconder dans sa grande oeuvre colonisatrice ; il le montra, enfin, semant sur son chemin des trésors de charité sans jamais compter."Jamais, dit l'orateur sacré, le curé Labelle a cru devoir séparer l'apostolat social et l'apostolat religieux".L’éminent orateur termina son éloquent panégyrique par ces paroles Impressionnantes : "A mesure que les générations s'éloigneront de cette grande figure, celui-ci prendra des proportions de plus en plus colossales.Le bon curé- Labelle en- trera de pleins pieds dans la légende, et.quelques jours, les vieillards diront de lui à leurs enfants : — "N'oubliez jamais son nom ! Honorez sa mémoire d'une Impérissable vénération ! Car ce ne fut pas seulement un prêtre admirable, ce fut un incomparable patriote !” Selon la coutume en certaines églises de France, on déposait dans des plateaux d'argent les cartes de ceux qui assistaient à un grand service funèbre : en cette occasion, on compta plus d'un millier de cartes.Toutes les classes de la population parisienne s'y trouvaient représentées, des ouvriers en tenus de travail avaient quitté l'atelier pour assister, ne fut-ce qu'un instant, à la pieuse cérémonie.Un témoin relate la conversation qui suit, entre deux camarades, au moment d'entrer dans l'église : — Un fier curé et un rude homme !.Il voulait m'emmener au Canada, et, dame ! en venant ici, il me semble que je viens lui dire adieu.C’est bien le moins, pas vrai ?.’’ Le souvenir du grand disparu marqua une des plus émouvantes journées qui se soient jamais levées pour le Canada dans la ville Lumière.Le deuil se transforma en triomphe et ce fut.en somme, une magnifique démonstration patriotique et canadienne.Le 23 juillet 1891, s’éteignait au couvent des Soeurs de Sainte-Anne, à Saint-Jérôme, la vénérable mère du curé Labelle, à l'âge de quatre-vingt-deux ans.Cette modeste canadienne n'eut de gloire que celle de son cher fils.Le souvenir de l’un est inséparable de celui de l'autre, tant ils étaient unis par la plus forte des affections terrestres.Et le prêtre si digne de la sainteté du sacerdoce ne manqua jamais l'occasion d'être une leçon vivante d'amour filial.Dans la ville de Saint-Jérôme, madame Labelle était aimée et entourée de respect : on la nommait: Madame Curé ! à cause de sa constante préoccupation du sort des colons dont elle voulait améliorer les conditions de vie fruste.Depuis la mort du curé Labelle, son coeur de mère avait été broyé, en dépit ae sa grande foi chrétienne.Elle n'espérait plus qu’en une réunion avec son cher fils disparu si tôt.Elle fut exaucée, puisque six mois plus tard, elle le suivait dans la tombe.Ses funérailles eurent lieu à Saint-Jérôme, et elle repose dans le cimetière non loin de son illustre fils.Unissons-les tous deux dans notre souvenir pieux, et, quand nous fêterons l'héroïque vie du Roi du Nord, pensons à la Mère des Colons, elle, dont l'amour constant a tant de fois retrempé l’âme du grand homme.(1) Voir l’Avenir du Nord des 14.21, 28 février, 7, 14, 21, 28 mars, 4, 11 avril 1941.Le 20 octobre 1924, la piété et la gratitude populaires honoraient la mémoire du Roi du Nord, en assistant au dévoilement du monument érigé dans le parc Labelle, à Saint-Jérôme.Par souscriptions on recueillit la somme de $17,000.00.Sur ce montant la ville de Saint-Jérôme offrit $5.000.00 à l'oeuvre du monument, le comté de Terrebonne vota à son tour $3.000.00.le gouvernement de la province de Québec alloua S3.000.00 et la paroisse de Saint-Jérôme (campagnei donna $1.000.00.Enfin, après tant d’années de tergiversations, de comités formés successivement, ( 11 y en eut quatre en tout», toujours sans résultats effectifs, les fervents amis du curé Labelle voyaient la réalisation de leur magnifique projet.Le sculpteur Alfred Laliberté fut prié de préparer une maquette qui illustrerait la vie héroïque du Roi du Nord.Au bout de quelque temps, elle fut acceptée, et la belle figure de l’apôtre de la colonisation se dessina plus nettement pour la postérité.Ce fut par un après-midi d’octobre que le fidèle Isidore Martin, l’inséparable compagnon des randonnées à travers le Nord, le domestique dévoué, le confident des grands projets, fit surgir la noble figure sculptée dans le bronze.Après le dévoilement solennel de la statue, l’honorable Athanase David, secrétaire de la province de Québec, député de Terrebonne et président d’honneur du comité, présenta officiellement le monument à la ville de Saint-Jérôme et M.le maire Ab-salon Legault l’accepta.Puis, l’honorable A.David, le maire Legault, Mgr Forbes, alors évêque de Joliette, le sénateur L.-O.David, M.l’abbé Brosseau, curé de Saint-Jérôme, M.Jules-Edouard Prévost, M.Jos.Grignon, le docteur Edmond Grignon adressèrent la parole au public réuni dans le parc Labelle, situé au centre de la ville de Saint-Jérôme.Le matin de ce même jour, une cérémonie religieuse avait eu lieu au cimetière de S.-Jérôme.Mgr Forbes y avait dit la messe, assisté de M.le curé Brosseau et de M.l'abbé Arbour, directeur du collège de Sainte-Thé- (Suite & la deuxième page) Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 18 avril La situation internationale vpur ia British United l'ress) Une pleine page d'histoire s'est écrite la semaine dernière au chapitre "Printemps.1941 " L'armée allemande a conquis la Yougoslavie, percé une trouée à travers la Grèce jusqu’à Salonique et bloqué, en Macédoine orientale, l’armée grecque qui maintenant y combat sans espoir.Par le sud-ouest de la Yougoslavie, les Allemands envahissent le reste de la Grèce.Les compères de l'Axe commencent à toucher le prix de leurs services.La Hongrie s’est emparée du secteur de Bacza.en Yougoslavie, et la Roumanie veut avoir le territoire de Banat.La Croatie s'est proclamée Etat indépendant mais son "indépendance” est garantie par l'armée allemande qui occupe Zagreb.la capitale Hitler avait dit qu'il ferait tout cela en une semaine et il a réussi Jusqu'où le conduira sa marche victorieuse.cela se décide actuellement dans les défilés des montagnes de la Grèce centrale.Les Grecs se battent comme des lions et l'avance des Allemands a coûté cher en pertes de vie.Cela importe peu au haut-commandement allemand qui sacrifie sans pitié ses soldats pour arriver au but Les efforts de l'aviation britannique.particulièrement dans la région de Bitolj.en Yougoslavie, n'ont pu empêcher l'avance allemande Une ligne de défenses gréco-britanniques a été établie de Grèce en Albanie ; partant du mont Olympe, près de la mer Egée, allant jusqu'à Fiorina et se terminant à Kimara er.Albanie, sur la côte de l'Adriatique Par monts et par vaux.(Suite de la première page) rèse, dans la modeste chapelle où l'on avait, trente-trois ans plus tôt.déposé la dépouille mortelle du grand apôtre de la colonisation.Toute la population de la petite ville était réunie au cimetière et des milliers de visiteurs des paroisses environnantes s'étaient joints à elle, à l’occasion de cette émouvante fête du souvenir.Parmi les nombreux personnages ecclésiastiques et civils présents nous relevons les noms de : Mgr Forbes, évêque de Joliette puis archevêque d'Ottada, l'honorable A-thanase David, secrétaire provincial.Mgr Deschamps, évêque auxiliaire de Montréal.M.le député Jules-Edouard Prévost.Mgr Nantel, ancien supérieur du collège de Sainte-Thérèse, l'honorable sénateur L.-O.David, M.le curé Bros-seau.le maire Legault et nombre de notabilités de Saint-Jérôme, de Montréal et de toute ia province Jusque dans la mort le souvenir de ia mère restait inséparable de celui de son fils.C est ainsi que le sculpteur Alfred Laiiberté ayant en cette mémorable occasion offert une pierre tombale pour madame Labeîle.on se rendit à quelques pas de la chapelle où.dans l'enclos réservé à Madame Curé.Mgr Forbes bénit le petit monument, puis M.le curé Brosseau et M.Jules-Edouard Prévost prononcèrent chacun une courte allocution.— "Dans madame Labelle, dit alors M Prévost.nous ne célébrons pas le génie d'une femme illustre, mais bien plutôt la modeste mère chrétienne qui n'eut d'autre gloire que celle de son fils.Elle fut sans doute la plus heureuse des mères à cause des marques d'affection, sans exemple peut-être, que ne cessa de lui prodiguer son cher fils au milieu de ses vastes et patriotiques occupations.' Le monument du curé Labelle érigé en face de l’église oaroissiaie de Saint-Jérôme est une oeuvre remarquable du sculpteur Laiiberté Le piédestal est en granit de Stan-stead et fut dessiné par l'architecte A.Venne.de Montréal.De dix pieds carrés à sa base et de vingt-six pieds de hauteur, il a une très belle ligne.Il est orné de deux statues en bronze coulées à Paris, et de deux bas-reliefs sculptés dans le granit Au sommet, la haute et fière stature du Roi du Nord domine tout l'horizon et un peu plus bas un person- Les Allemands ont attaqué à Fiorina Si l'ennemi perce là et continue vers le sud.il isolera les forces helléniques en Albanie.De sources américaines.on dit que les soldats britanniques ne sont que 50.000 nombre très inférieur à celui des soldats allemands.Al'X ETATS-UNIS La vitesse avec laquelle s’est effectuée la conquête allemande ne permettra guère l’application du programme d'aide des Etats-Unis à la Grèce et à la Yougoslavie Devant le fait accompli, le président Roosevelt augmente l'envoi de secours a la Grande-Bretagne et prépare la defense des Etats-Unis.Le Groenland a été placé dans la zone d'influence des Etats-Unis Par ce fait, la première ligne de défenses de l'Amérique est établie à plusieurs centaines de milles plus à l'est.De plus, en faisant escale à la grande lie.les avions de chasse américains pourront être expédiés à la Grande-Bretagne par voie des airs.Jusqu'ici seuls les bombardiers étaient envoyés directement par voie des airs car ils ne sont pas obligés de faire escale.Berlin a protesté en disant que l'établissement de bases des Etats-Unis au Groenland était une violation du droit international Mais cela n'a pas empêché Washington d'agir.Le président Roosevelt a demandé au Congrès le droit de s'emparer des deux navires allemands et des vingt-huit vaisseaux italiens actuellement sous séquestre dans les ports du pays.Dans une proclamation, le président a réouvert la mer Rouge aux navires américains depuis que la défaite des Italiens en Afrique Orientale ne laisse plus de doute.Les navires américains pourront ravitailler cette partie du monde et alléger d'autant ia tâche de la marine marchande britannique.A ce sujet, le procureur général Jackson étudie actuellement la loi de neutralité pour savoir si les Etats-Unis pourront faire parvenir des armes aux troupes britanniques du Moyen-Orient par voie de l'Egypte neutre.Dix gros yachts de ia flotte des gardes-côtes ont été cédé aux Britanniques.Signalons, en passant, puisqu'il s'agit de navires, que le premier croiseur de bataille d'une longue série actuellement en chantiers, le "U.S.S.North Carolina", a été lancé dernièrement et qu'un sister-ship, le "Washinzton".le sera le 19 mai Le secrétaire Knox a dit "Le "North Carolina”, c'est le défi des Etats-Unis." CROQUIS DE CHEFS Le major-général Crerar, D.S.O.Chef de l'état-major général de l'armée canadienne LE FRONT DE LA MANCHE L’Aviation britannique a effectué des raids très puissants contre les villes allemandes et Berlin, particulièrement, a été lourdement bombardé pendant trois heures.L'Opéra de Berlin a été réduit en ruines, la bibliothèque prussienne a été détruite par les flammes et cinq palais ont été endommagés.Les Allemands ont dit que les Britanniques l'avaient fait exprès.Personne ne l’a nié.Les Britanniques rendent aux Allemands la monnaie de leur pièce, ils usent de représailles pour les raids récents sur Coventry et autres villes.On peut s’attendre à d'autres bombardements intensifs de part et d'autre.Le Canada a placé un fardeau : énorme sur les épaules du major-general Henry Duncan Graham Crerar.D.S.O.chef de l'état-major général de l'armée Canadienne.Le i gouvernement fédéral, élu par le peuple, formule la politique suivie par le ministère de la Défense nationale comme par tous les autres ministères.C'est la fonction de l'état-major général, dirigé par le général Crerar.de transformer cette politique en réalités militaires.Afin que les plans et méthodes d'opérations de l'état-major général soient bien coordonnés, le chef de l’état-major général est aussi spécialement chargé de surveiller le travail de chacune des quatre sections d'état-major du ministère de la Défense.Ces quatre branches sont celle de l'état-major général, proprement dit.qui dirige la mobilisation.l’entrainement, les services de renseignements et les opérations, celle de l'adjudant général, qui s'occupe du personnel ; celle du quartier-maître général, en charge des approvisionnements .et celle du maitre général des magasins militaires.qui s'occupe des canons, fusils.chars d'assaut, obus, et du matériel de guerre en général On aurait pu trouver cinq ou six officiers, à Ottawa, capables de faire d'excellents chefs d'état-major Le général Crerar.cependant, possédait certaines qualifications tout-à-fait spéciales.Dès le début de la guerre, il fut envoyé en Grande-Bretagne comme officier combattant supérieur aux quartiers-généraux canadiens à Londres C'est lui qui prépara l'arrivée des forces canadiennes outre-mer.organisa leur installation à Aldershot et s'occupa de mettre leur entrainement et leur équipement en bonne voie.C'est lui qui fut en quelque sorte le carrefour des communications entre notre ministère de la Defense, le "War Office" de Londres et le commandant du contingent canadien au Royaume-uni.Il commanda aussi directement les unités non comprises sous le commandement du général Me-Naughton.telles qu'unités de stagiaires, services sanitaires et effectifs hors-rangs.Ses fonctions l'amenèrent à visiter tous les centres d'entrainement en Angleterre et il traversa trois fois sur le continent avant la capitulation des Français.Il revint a Ottawa avec une connaissance très complète de la guerre depuis scs débuts, connaissance qu'il avait pu acquérir sur les lieux mêmes.Le général Crerar.âgé de 52 ans.naquit à Hamilton.Ontario.Il suivit les cours de lUpper Canada College et du Collège militaire royal de Kingston.Une carrière dans "la cavalerie l attirait mais comme, à l'époque.ceci aurait comporté des dépenses que les ressources de son père ne permettaient pas.i! opta pour une situation avec la Commission hydro-électrique de l'Ontario et une commission de lieutenant dans la milice non-permanente.Lorsque la première Grande Guerre éclata, le général Crerar se rendit outre-mer avec le premier contingent canadien comme officier de 1 artillerie de campagne En Juin 1918.il devint officier d'artillerie de l'état-major du Corps d'armée canadien.Ce poste avait été précédemment occupé par le générai sir Alan Brooke, maintenant commandant en chef des forces territoriales en Angleterre En octobre 1918.il fut promu au grade de lieutenant-colonel et nom me officier de contre-batterie à l'état-major du Corps d’armée, fonction que venait d laisser le commandant actuel du Corps d'armée canadien en Angleterre, le lieutenant-général McNaughton.A son retour au Canada après la guerre.M.Crerar eut a faire son choix entre la vie militaire et la vie civile, ear l’Hydro lui avait conservé sa situation.Il décida de continuer dans la milice et, en avril 1920.il était affecté à l'état-major de la force permanente a Ottawa Plus ard.il suivit les cours de l’école d< guerre de Carnbi rie> en Angleterri et servit pendant deux ans dans l'état-major, au War Office, à Londres Revenu au pays en 1927, il prit le commandement de la batterie "B".Artillerie montée royale canadienne, à Kingston, fut ensuite professeur de tactique au Collège militaire royal, après quoi on S'envoya à Ottawa comme officier d'état-major en charge des opérations.Il fut aviseur militaire de la délégation canadienne a la Conférence de désarmement à Genève, en 1932, et à la Conférence impériade de Londres.en 1937 Après un stage au Collège de défense impériale en Angleterre.il devint, en 1935.directeur des opérations militaires et des renseignements aux quartiers-généraux de la Defense nationale.En 1938.le général Crerar était nommé commandant du Collège militaire royal de Kingsti poste qu'il occupa jusqu'au debut de la présente guerre.A titre de chef de l'état-major général, il est membre du Conseil de la défense du Canada.ÉCRIVAIN, QUE PRÉFÉRÉS- mranirw il ir ! LA LIBERTÉ?.LA SERVITUDE?En faveur de l'unité canadienne.(Suite de la première page) cent de ceux qui servent dans la Marine royale du Canada sont des Canadiens-français.M.Lash avait commencé ce discours en donnant d'intéressantes précisions sur le Service de l'Infor- mation.Voici brièvement ce qu’il a nage symbolique complète l’allégo- • ‘Nous avons imprimé et dis- rie, c’est un défricheur, la hache sur l’épaule, plein d'élan et de vigueur, s'avançant la tête haute, ferme et décidé, vers la forêt vierge et les durs défrichements La belle et expressive figure du Roi du Nord smble vivante sous le masque de bronze.Son bras est tendu vers les Laurentides et son doigt indique la route des montagnes et des lacs du Nord, cette Suisse du Canada qu'il explora et conquit pour le plaisir et l’agrément des générations futures.Un écusson aux armes du protonotaire apostolique porte la devise du colonisateur-prélat : Pater meus agricola.De chaque côté, deux bas-reliefs finement ciselés représentent un colon au travail, tenant dans une main sa faucille et de l'autre une gerbe de blé ; le second, du côté opposé, est la silhouette d’une paysanne, mère des nombreuses familles d'habitants du Nord.A l’arrière du monument, au-dessus de la dédicace sont gravées ces paroles qui résument toute la vie du grand colonisateur du Nord : EMPARONS-NOUS DU SOL ! (le curé Labelle) ¦ - s Vous tous, citoyens de Saint-Jérôme, qui chaque jour passez devant le monument du curé Labelle, arrêtez-vous un instant pour contempler cette notre figure coulée dans le bronze, et saluez-la chapeau bas, car le curé Labelle fut un saint prêtre, un grand patriote, un colonisateur de génie, le père véritable de notre région pittoresque du Nord.Un peuple qui honore et venere ses grands hommes marche vers de glorieuses destinées ; car la reconnaissance est un attribut de la force d’âme.Et l'avenir il appartient aux nations fortes lajJULQJtky (Droit de reproduction réservé) iribué environ trois millions de bro chures dont quelques-unes servent, dans les écoles publiques et supérieures des neuf provinces, de manuels pour enseigner les principes démocratiques.Nous avons fait et distribué 30.739 photographies pour illustrer dans les journaux l’effort de guerre du Canada.Ces photos ont réduit l’espace qu'on accordait autrefois aux photos nazies dans les journaux américains et sud-américains.Elles ont circulé et fait connaître l’effort de guerre canadien aux populations des Iles Britanniques, de l'Afrique du Sud, de Nlle-Zélande, d'Australie, des Indes.d'Egypte, de Malaisie et des Indes néerlandaises aussi bien qu'à la population canadienne elle-même.Nous avons aussi préparé et distribué 23.478 bans qui ont été reproduits dans environ C0G journaux du Canada.Nous avons émus 65,000 affiches de guerre et produit huit films dont le coût a varié, suivant la longueur, de $7,000 à $12.000 chacun.Certaines de ces productions cinématographiques ont eu auprès du public un succès qui a étonné notre industrie du cinéma et celle des autres pays.Au Canada, il n'y a pas beaucoup plus que mille salles de vues animées.Nos films ont été projetés dans neuf cent d’entre elles.C’est une distribution sans précédents.Six cents salles en Nlie-Zélande et en Australie les ont aussi projetés de même qu’en Grande-Bretagne, aux Indes, en Afrique du Sud, en Malaisie et aux Indes néerlandaises.Plusieurs de ces films ont été acceptés pour distribution dans Recrues du district No 4 dans les écoles d'arts et métiers Succès canadiens-français y donner causerie sur l'importance et la valeur des empreintes digitales aux fins d'identification et de prévention d'espionnage et de sabotage Le sergent Lorrain est reconnu aux Etats-Unis comme au Canada, comme un expert en ce genre de travail de détection et son système d'empreintes a reçu les hautes recommandations.Son nom et son système font autorité.Le sergent Lorrain a poursuivi ce patient travail sans espoir de récompense ou de profit personnel.Dans ces heures de loisirs, il se documente, se perfectionne, se renseigne sur ce qu'il considère encore son "hobby", qui sera peut-être un jour d'une importance capitale pour la sécurité de notre pays II a reçu des honneurs internationaux et des nominations importantes qui rejaillissent sur la race canadienne-française qui peut se louer de produire de tels hommes, riches de patience, d'intelligence et de sens du devoir.E.A.Revenant aujourd'hui à l'histoire d'un succès canadien-français, notre chronique se porte vers le sergent Edouard L Train du département de la-police provinciale Le sergent Lorrain est policier de profession mais il a fait sa reputation avec son expertise en empreintes digitales.Par cette méthode, où il a débuté en amateur, il a résout plusieurs meurtres, trouvé nombre de personnes perdues et éclairci bien des mystères.Son principal intérêt le porte vers l'identification, non pas pour des fins criminalogiques.mais plutôt civiles II a perfectionne un système d'identification civile qui.selon son opinion, devrait s'appliquer à tous les citoyens.Il s'occupe particulièrement depuis quelques mois à visiter les clubs sociaux et sociétés de protection, pour La campagne pour l'épargne de guerre sa répercussion sur l'armée des tra-jvailleurs bénévoles canadiens qui secondent le comité d’épargne de 1 guerre, ainsi que sur la presse canadienne qui prête son appui à ces zélés travailleurs.A moins que des mesures rigoureuses ne salent prises au cours de la période du 7 avril au 10 mai afin de consolider l'enthousiasme manifesté par les Canadiens dans cette branche essentielle de l'effort de guerre, il y a un grave danger que le pays ne perde une partie des avantages résultant de l'énergique campagne de février Le comité de publicité des éditeurs canadiens sur la finance de guerre ne saurait trop insister sur le besoin de renouveler avec ardeur l'appel en faveur des certificats d'épargne de guerre.Le nombre d'engagements pour l'achat de certificats d'épargne de guerre est encore insuffisant.Le chiffre moyen par tête des achats est beaucoup plus bas qu'il ne devrait l'être j guerre, dont le ministère a pris VtaftJ tiative de la campagne, se dit co:| tent de l'enthousiasme des coming | de récupération."Nous avons qJ forte tâche devant nous, dit-il, je sais que nous pouvons la men«i| bonne fin.La Grande-Bretap| nous donne l'exemple.La quami de matières qu'on y a récupéréeejç 1940 est presque Incroyable.Les roi taux, le papier, les os, les rebuts i cuisine — si toutes ces choses df| valent être importées, il faudn avoir recours à 100 navires charge! jusqu'à la ligne de flottaison.t'J convoi considérable !" ; 1 j publicité cessera le 10 mai — lu» nombre des souscripteurs est insuffisant.En vertu d'une entente conclue à Ottawa entre le comité d'épargne de guerre et le comité de l'emprunt de guerre, la campagne de publicité en faveur de l'épargne de guerre se terminera brusquement le 10 mai A compter de cette date on laissera le champ libre pour une vigoureuse campagne en faveur du prochain emprunt de guerre du Canada.Cette décision exercera sans doute Récupérons les rebuts utiles La campagne nationale de récupération est commencée le 14 avril Depuis Halifax jusqu'à Victoria, des comités locaux de récupération sont en quête de vieux papiers, de chiffons, de métaux, d'os et d'innombrables autres matières qui repré-i sentaient autrefois une perte sèche L'honorable James-G Gardiner, ! ministre des services nationaux de "Nous sommes forcés d'importef chaque année pour plusieurs nu-lions de dollars de matières bruicl scus forme de rebuts II serait h i prévoyant de notre part de ne pit essayer de récupérer tous les rebi.f utiles qui gisent dans les cavw.jj greniers, les remises, les dépotte-f et les basse-cours du Canada.nous pouvons réduire cette impel tatlon grâce à une récupération v J lontnire, nous pourrons utiliser change étranger ainsi libéré povï acheter du matériel de guerre ç.r ne se fabrique pas actuellement ;.J Canada." C'est la l'un des aspects les ptsl importants de la campagne de reg cupération.-ccccococccccoocccccoooa Achetez les produits annoncés dans L'AVENIR DU NORD - 8.38 Laings 3 35 Grinberg 11.25 Mont Sinai 7 26 Levine hotel 3 78 Winner 3.04 Restaurant Levine 2.30 Strasberg .75 Brunet pâtisserie 1.05 Loup-garou 1.96 Collège 2 10 Couvent 3 52 Raymond hôtel Beiva Nash et Peggy Dowling .71 église anglaise 8.60 $272 55 Mont-Tremblant : Mlles Julienne Saint-Pierre, Gilberte East, Laurette Ber- nier.J.Fortier, Lucille Guindon, Agathe Pellerin, Madeleine Beaulieu 4951 Saint-Faustin : Ce Dodge Kingsway Spécial réunit une Multitude de Traits Inappréciables — V FENÊTRES D'AÉRAGE J AVERTISSEURS DOUBLES J DEUX PARE-SOLEIL ?DEUX ESSUIE-GLACE J DEUX FEUX ARRIERE JUMELÉS J GROS PNEUS V GRILLE DE RADIO ?10 COULEURS ATTRAYANTES ?JANTES DE ROUES DITES SECURITE ceTœeÇe*f/>Tad, foxfosPueeie EaJ 'T/z&ù û&zaé&ztJÏïgue/üfe Pûizÿe Mlles Agathe Boivin, Agathe Elliott.Marielle Legault.Thérèse Levert 14.54 Saint-Agricole Mme V.Roy 8.21 Val-David : Mlles Mariette Valiquette, Jacqueline Hogue 6.60 Val-Morin Mlles Rita Lepage.Aline Ha-melin.Yolande Ouellette 19.64 Sainte-Adèle : Mlles Gertrude Tourangeau.Alice Tourangeau.Alice Cyr.Madeleine Beaulieu.J.Gagné, L.Lessard.L.Marinier, A.Legault, A.Coailier 100 00 Sainte-Marguerite du lac Masson : Mlles Lucille Lavigne et Louise Chartier 13.26 Sainte-Marguerite Station : Mlles Alice Gaudet, Marcelle Martin, Mmes C.Honey et Cochand 47.42 Sainte-Lucie : Mlles Claire Forget et Pelletier.MM.Philippe Forget et Philippe Roy “ îo.so EMILE LAUZON 344 rue LABELLE, SAINT-JEROME Tél.Bureau ; 575 Résidence : 127 Sain te-,Marguerite Chalet Cochand souscriptions Alpine Inn tag-day Tag-days : Saint-Agricole Val-David $1123.14 209.55 97.50 601.40 8.68 T°tal $542.43 butes nos félicitations à Mlle Madeleine Beaulieu qui détient le record des recettes.Naissances — A M.et Mme Léo Vendette Marie-Anne Piché), est née, le 24 mars, une fille, baptisée le 30 et nommée Marie-Rose-Gisèle.Parrain, Georges Woods, marraine, Marie-Rose Piché.— A M.et Mme Léo-Pau! Piché 'Cécile Leduc), est née, le 22 mars, une fille, baptisée le 1er avril et nommée Marie-Paulette-Georgette.Parrain, Louis-Georges Fournelle : marraine, Bernadette Leduc.— A M.et Mme Albert Legault 'Blanche Chalifoux», est né.le 2 avril, un fils, baptisé le 3 et nommé Joseph-Aldéric - Richard Parrain.Aldéric Lamoureux; marraine, Va- de _ La Chambre V Annonciation — A M et Mme Euclide Pagé — A M et Mme Léo Deslauriers Chambre de Commerce lAnna Saint-Louis», est né.le 1er • Valda Lavallée), est né.le 12 avril, avril, un fils, baptisé.le 6 et nommé un fils baptisé le 13 et nommé Jo-André - Jean - Fernard.Parrain.; seph - Donald - Valmond.Parrain.Abundius Pagé ; marraine.Emma Joseph Lavallée ; marraine, Dorina Grenier.i piouffe.— A M.et Mme Antonio Prévost 'Lucienne Carrière), est né, le 915.13 8.21 6.60 lentine Pigeon.avril, un fils, baptisé le 6 et nommé Jean - Baptiste - Antonio.Parrain, Jean-Baptiste Prévost : marraine, Dorina Giroux.— A M.et Mme Claude Legault, 'Cécile Fournelle», est né le 5 avril, un fils, baptisé le 7 et nommé Joseph - Julien - Raymond - Eugène.Parrain.Hector Monette: marraine, Germaine Fournelle.Naissances — A M.et Mme Pierre Lapelle 'Eugénie Piouffe ».est né, le 7 avril, un fils, baptisé le 9 et nommé Joseph-Jean-Pierre-Thomas.Parrain.Jean Labelle ; marraine.Georgette Labelle.— Le 12 avril, Maria-Sar.dra-Ber-nadette, née à Montréal le 29 septembre 1916, fille de M.et Mme Benjamin Fishman (Annie Spec-tor), a été convertie à notre religion et baptisée en notre église paroissiale.Parrain et marraine, Son Honneur le maire et Mme Georges Liboiron.— A M.et Mme Ernest Legault (Thérèse Ménard', est née, le 9 avril, une fille, baptisée le 12 et nommée Marie-Lise-Pauline.Parrain.Jean-Marie Ménard ; marraine, Marie-Anne Ménard.— A M.et Mme Roméo Deslauriers (Marie-Flore Fournelle), est né, le 6 avril, un fils, baptisé le 13 et nommé Joseph-Réal-Denis.Parrain, Joseph Deslauriers ; marraine.Eva Cadleux.— A M.le docteur et a Mme Joseph-Victor Charbonneau 'Ger- de commerce de L'Annonciation a tenu, le 27 mars 1941, une assemblée générale de ses membres, sous la présidence de maine Morinest né, le 11 avril, un Monsieur Côme-G.Ribodoux.fils, baptisé le 14 et nommé Joseph-Victorin-Germain Parrain.Victo-rin Charbonneau : marraine.Eu- génie Beaulieu.Le Syndicat catholique — Résultat des élections pour l'année 1941-42 .Deux résolutions importantes ont été adoptées lors de cette réunion : lo.Celle de seconder, à l'exemple de la Chambre de commerce de Saint-Jovite, le député à la Législature, M.J.Francoeur, dans son nro- Président.M Albert Brient; vice-:jet de loi obligeant les industriels président.M.Emile Lallier : secrétaire-correspondant.M.Yves Lamarche ; secrétaire-trésorier.M.G Cloutier : secrétaire-financier.M.Jean Lortie , sergents d'armes.MM.H.Cyr et A Valiquette : aumônier, M l'abbé Ed Léonard Décès — Nous offrons aux familles des défunts dont les noms suivent, nos plus sincères condoléances : M.Eugène Piouffe, époux de Lu-divina Charbonneau, décédé le 29 mars, à l'âge de 55 ans.Mme Paul-Emile Beaulne (Léontine Blondin'.décédée le 31 mars, à l'âge de 36 ans.Mme Alphonse Hamel 'Lucie Richer), décédée le 6 avril, à l'âge de 68 ans.Mme Vve Joseph Doré (Délima Renaud», décédée le 7 avril, a l'âge de 91 ans._ M.Michel Longpré, âgé de 79 ans, époux de Mathilde Fournelle, décédé à Montréal le 13 avril et inhumé dans notre cimetière le 15.et commerçants à identifier leur entreprise par le nom réel du ou des propriétaires.2o.Celle de suggérer à la Fédération des Chambres de commerce de la province, l'étude d'un système permettant l'instruction élémentaire de tous les enfants de la province.SANS EXCEPTION, jusqu'à l'âge de quinze ans, et aussi l'établissement d'écoles techniques dans notre province.La séance s'est terminée par une conférence de Monsieur Charlemagne Denis, fort appréciée de ses auditeurs, sur l'organisation municipale des premiers temps de notre localité, heureuse période où l'audition des “cahiers" municipaux coûtait la somme de trois dollars ! I-a Chambre de commerce de L'Annonciation.COURS AGRICOLES DE VACANCES AUX INSTITUTRICES RURALES La division des Jeunes Agricul- 1.800 institutrices, religieuses et laï-teurs du ministère provincial de|ques l'agriculture inaugurera, au cours "Dans 1 organisation de ces cours", de l'été prochain, une nouvelle série nous déclare M Elphege Marseille de cours agricoles de vacances aux!chef de la division des Jeunes Agri- mstitutrices rurales.cult-eurs, "il est juste de faire la part de collaboration des officiers du en"'fÏE«ïia&rationne ‘Ts ] autorités du Département de l'ins- truction publique, est déjà terminée Les cours seront donnés aux dates et endroits suivants : Ville-Marie.Aylmer et Saint-Lambert, du 21 au 25 juillet ; Chicoutimi.Sainte - Anne - de -Beaupré et Jollette.du 28 juillet au 1er août ; Bon&venture, Rimouski et Mont-magny, du 4 au 8 août ; Beauceville, Lac Mégantic et Ni-colet.du 11 au 15 août Le programme de cette année comprend des cours sur l’agriculture proprement dite et sur les sciences naturelles appliquées à l'agriculture.Les matières enseignées seront : la géologie, la minéralogie, la chimie inorganique, la pédologie ou étude des sols, la chimie des sols, la chimie des plantes, la botanique, la zoologie, l’anatomie, la physiologie animale et la comptabilité agricole A chaque endroit, les cours seront illustrés de projections lumineuses.Ils auront une durée de cinq jours et se tiendront _________________________ du lundi au vendredi inclusivement, j les d'agriculture, où elles trouveront On prévoit une assistance totale de une atmosphère familiale.que et de ceux du ministère de l'agriculture." "Les autorités du Département de l'instruction publique se sont chargées de choisir les endroits où seront donnés les cours, d'inviter les institutrices qui les suivront, de donner quatre cours de pédagogie et d'inviter qui de droit pour les séances inaugurales." “De son côté, la division des Jeunes Agriculturs s'est engagée à faire les schémas des matières enseignées qui seront remis aux institutrices, à préparer les cours agricoles eux-mèmes et le matériel de démonstration nécessaire, à fournir, à même son personnel, les agronomes-propagandistes qui donneront les cours et les nombreuses démonstrations qui ont trait à l'agriculture, enfin, a financer toutes les dépenses occasionnées par la tenue de ces journées d'études, telles que frais de pension, logement, etc.Nous sommes convaincus que comme par le passé, les institutrices recevront un sympathique accueil de la part des autorités des Ecoles Normales, des couvents et des éco- LE PROBLEME CANADIEN-FRANÇAIS D’un substantiel numéro du QUARTIER LATIN publié sous le titre ci-dessus, nous détachons cet article de M.EDOUARD MON’TPETIT Pour une doctrine ?k '.n Us à % > — I — Un vif intérêt d'humanité s’attache aux fondations coloniales.Décidés à un sort étranger, les hommes emportent vers l’inconnu, avec le souvenir de leur patrie, des aptitudes, des moeurs et, plus profondément, leur sentiment religieux.La France a dirigé vers nous dix mille colons, aussitôt multipliés jusqu’à former un groupe, lié dans ie culte de ses traditions.Aventureux, d'humeur gaie, très surveillé dans sa moralité, il poursuivit ses desseins parmi les difficultés que suscitaient le climat, la distance et l'homme rouge.Deux tendances dissocient ces énergies : l’Intérêt commercial, la volonté de stabüiser.Les marchands veulent exploiter leurs pri-pilèges au détriment de la colonisation qui gênerait leur égoïsme : ils poussent à la forêt les coureurs de bois qui rabattent sur l’Europe les précieuses peaux de castor.Malgré les guerres, la course se précipite à travers l'histoire vers des contrées de plus en plus éloignées, jusqu'à la chute de la colonie que de brillantes victoires n'ont pu que retarder.Pourtant la tâche s'accomplit.Ceux que la forêt n'attire pas, ou qui ne lui donnent qu’une part de leurs soucis, “s'habituent", ainsi que l'on disait Joliment.A l’orée du bois, le iong du fleuve, des champs travaillés, des routes marquent l’emprise de l'homme que la maison perpétue.Des historiens ont décrit cette colonisation primitive, que nous évoquons de nos jours quand nous la voyons revivre dans nos régions encore vierges.C’est dans la vallée du Saint-Laurent que les établissements français se sont solidifiés.En dehors de cette région-mère prolongée vers i’Acadie, seules quelques tentatives du côté des Grands Lacs et du Mississipi disent l'arrêt des hommes au sein de l’immense espace qui sans cesse les appelait ailleurs.L’oeuvre française a encerclé le Saint-Laurent et ses tributaires, courant sur le territoire comme les rivières sur la carte.C’est dans la vallée laurentienne et en Acadie que notre race s’est ramassée pour mieux durer.Le type canadien-français est resté le même et comparable à celui que décrivent les narrations anciennes.Il fut toujours attaché à son champ.Cette existence simple, routinière, entraînait certes des faiblesses, mais qu'il est facile d'exagérer si l'on n'en apprécie pas les causes et si l’on en méconnair.les caractères.Le Canadien français a aussi participé.à sa manière, au remarquable développement qui a caractérisé notre pays depuis quarante ans.L'agriculture s'est transformée L'industrie s’est répandue, engageant des milliards dans l'exploitation de nos richesses naturelles.Des entreprises canadiennes-françaises se sont développées, trop peu, il est vrai, devant la concurrence.Les Canadiens français ont dégagé de la terre un capita! liquide que quelques-uns ont fait fructifier dans le' commerce, dans les spéculations i immobilières, a la Bourse.Il existe un portefeuille et l'on retrouverait, s'il était possible de dresser une statistique, que les nôtres prennent part, à titre d’actionnaires et d’obligataires, au mouvement qui nous entoure.Il existe une finance: nos banques, dont l’une occupe le cinquième rang parmi les institutions canadiennes, nos bureaux d'agents de change, nos maisons de placiers en valeurs mobilières ont drainé l'épargne populaire, encore hésitante et souvent bourrue.Une fortune s’est constituée, évaluée par Olivar Asselln à près de trois milliards et demi, insuffisante si on la compare, consolante malgré tout si on en considère les dures origines.On dénombre des millionnaires.Il reste le travail, notre lot ordinaire depuis des siècles, sans quoi, on l'oublie là où on en profite, rien ne s'accomplirait, et qui demeure pour nous la seule force d'émancipation.Tous ces progrès — et d'autres encore, comme !a spécialisation de l'enseignement, le nombre augmenté des associations, l’essor de la colonisation aidé par le clergé — Gérin-Lajoie les a soulignés dans l'Amérique latine en 1924.II s'en réjouit à bon droit, lui qui avait été presque pris à partie pour avoir parlé de particularisme.Il n’y voyait pas un danger pour notre caractère ethnique, mais une vigueur propre à fortifier nos résistances.C'est l'essentiel.Lo.richesse, utilisée avec sagesse, nous sera d’un puissant secours, à la condition de nous y Intéresser nationalement, si J'ose dire, d'en organiser la poursuite, de nous plier aux disciplines que la pratique ne supplée pas toujours, de méditer la leçon des concurrences qui nous dépossèdent et d'apprendre à substituer à de stériles lamentations une action positive et solidaire, fondée sur une doctrine.- II — Quelle sera cette doctrine, me demandait-on dès 1931.année où paraissait précisément sous le titre "POUR UNE DOCTRINE" un livre où je réunissais quelques études sur nos problèmes essentiels.J’eusse été bien embarrassé de répondre.Formuler une doctrine, c’est beaucoup, surtout pour un seul homme.Il me semble aujourd'hui que la j réponse se précise et qu'elle vient de la génération qui achève sa tâche.Si l’on interroge ceux qui se sont exprimés depuis trente ans, si on prend la peine de lire et de méditer ce qu'ils ont écrit, on se rend compte qu'ils ont indiqué la voie où engager nos forces et formulé les principes d'une action commune dirigée vers le salut de notre peuple.Ils ont préconisé le recours à des instruments qui n’ont rien de nouveau mais dont nous intensifierons le rendement si nous apprenons à elle-même, considérée, en soi comics utiliser mieux.La connaissance, d'abord, pour me une valeur spirituelle, comme un enrichissement et une addition, comme un déterminant aussi: vouloir connaître, en prendre les moyens, s’y acharner.L’école doit être tendue vers la connaissance de nos forces Innées, de notre milieu, de notre esprit.On ne bâtira rien sans ce fondement que nous donnera la recherche constante des réalités et des idées qui, unies les unes aux autres, expliquent et justifient nos résistances.Nos institutions, dont nous faisons état sans en connaître toujours l'extraordinaire fécondité, nous ferons mieux que les rappeler sans cesse, si nous consentons à les défendre et, surtout, à les vivre La religion, la langue, lo droit, trois admirables disciplines qui contlen nent tout notre secret.La paroisse, l’école, la famille, la propriété, expression de l'ordre et de la justice, nous apparaîtront sous un Jour nouveau si nous vivifions l'esprit.Enfin, il y a des attitudes à pren- dre dans le monde qui nous envi- I ronne, qui nous pénètre et nous menace, car nous ne constituons qu'un îlot dans une mer Immense.Nous avons confié une part de notre défense à la politique.Du moins dans le passé.Nous lisons avec orgueil et non sans admiration les pages de notre histoire où s'éclaire l'attitude ferme de nos pères à la tribune des parlements.Cette attitude, nous la reprendrions avec fruit.Elle était fondée, elle aussi, sur la connaissance.Dès le lendemain de ia capitulation, nos pères se sont mis à l’étude de la Constitution anglaise dont ils se sont fait une arme de combat et de réussite.disparates jusqu'à l’opposition irréductible de leurs principes ?Il s'agit de s'adapter à la vie économique, si puissante, qui nous sollicite ou nous contraint, et à ses répercussions sociales dont quelques-unes sont insidieuses, sinon néfastes.Nous refuser a l'ambiance n'est guère possible ; renoncer aux nécessités, parfois aux enchantements d'une vie •ommode, empressée, bouillonnante, y consentirons-nous de gaieté de coeur pour maintenir en noils la dure et nue fidélité des peuples pauvres mais stoïques ?Pareille prédication aurait-elle chance de convaincre un groupe que le speetacl contemporain émerveille ?Leurs discours sont remplis de cette familiarité qu’ils opposent victorieusement à leurs adversaires.N’est-ce pas une leçon ou, si l'on préfère, une Indication ?Avons-nous poursuivi cette tradition, celle de nos grands parlementaires ?Mais tout ne se passe pas au parlement si, en dehors des Chambres, il y a l'opinion qui dirige en définitive selon sa force ou ses faiblesses.N'y a-t-il pas de ce côté quelque chose à tenter, une orientation et, surtout, une formation ?Ix:s événements nous atteignent aussi et nous dépassent parfois.Nous sommes étrangement rattachés.Nous tenons à la fois à l’Europe par nos origines, à l’Amérique par notre vie quotidienne, et à nous-mêmes, à ce que nous portons en nous de qualités et de défauts, a ce qui constitue pour nous l'histoire, notre histoire.La réponse est très nette : pout se défendre contre les infiltrations ou pour s'assurer, de façon positive une vie propre, conforme à nos in-néités, il n'y a de refuge que dans h culture.Dans ce refuge, nous braverons même l'excentricité.Hcpre nous nos faiblesses, une à une, dans tous les domaines, elles répondent à des tiédeurs, à des méconnaissances, à des laisser aller qui se manè Testent dans nos âmes d’abord, e| dans nos oeuvres.La reprise es! dans le ravivement des principe* qui nous gardent depuis un temp5 presque Immémorial : principesrf' llglcux, traditions ethniques.BV soupllr, sans doute, s'adapter ausS' mais ne pas renoncer à vivre le* commandements qui font l'unité notre résistance.Edouard montpetiT- Directeur-fondateur Quelle attitude prendre en face de l’attirance de tous ces mondes, l’Ecole des Science* sociales. Saint-Jfrome, le 18 avril 1941 L’AVENIR DU NORD Page sept :’£v.: .: 7:7t '*OUCe COMME LA PATTE DE MINET llpllli HHH ,** mm m&m ; - 'wwn •*¦.- ¦:» w iéÜ Il LUI [ "Sciài^ yT’\y.r;>'> - .* .¦ Çs^SSx-'i '•>;
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