L'Avenir du Nord, 2 mai 1941, vendredi 2 mai 1941
1 1897-1941 _ P ^ SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-QUATRE ANS 1897-1941 CHENIER "Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-CINQUIEME ANNEE.NUMERO 18 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI, 2 MAI 1941 REFORMES QUI S'IMPOSENT La situation internationale Le budget fédéral L’instruction publique Ces Jours-cl l’Assemblée législative a été témoin d'un débat caractérisé par la franchise, le courage, une haute élévation de pensée et le désir ardent de servir une cause noble et vitale, et d'où la polémique fut excluue comme 11 convenait.Quatre questions Importantes ont dominé cette fructueuse discussion le bilinguisme, une histoire du Canada unique, la centralisation des écoles rurales et la coordination des écoles professionnelles.Il n'y a plus un Canadien intelligent et réaliste qui n'admette l'utilité et la nécessité du bilinguisme dans notre pays.C'est devenu un truisme que d'en parler Ix> point sur lequel on ne s’entend pas consiste dans la manière de le réaliser.L'honorable Hector Perrier, qui s'obstine à ne pas porter le titre de ministre de l'instruction publique, pour satisfaire au caprice des esprits timorés et des consciences trop délicates, a tranché le noeud gardien de ce problème.Entre le bilinguisme intégral, qui consiste dans l’enseignement simultané des deux langues dès la première année d'études, et le btglottisme selon lequel l'enfant apprend d'abord sa langue maternelle, puis la langue seconde après la troisième ou quatrième année, le ministre favorise le second Ainsi, l'étude des rudiments de la langue seconde à ce stage de la scolarité ne nuira pas à l'enseignement de la langue maternelle et permettra à l'élève qui abandonne l'école en septième année, de posséder un bagage linguistique suffisant dans les deux langues a condition qu'on les lui ait bien enseignées — pour se perfectionner dans la pratique.Quant aux trouble-fête qui prétendent encore que ie bilinguisme ; est préjudiciable à la connaissance parfaite d'une langue, l'expérience a fait justice de leurs arguties.Elle démontre, en effet, que l'étude ! comparée et sérieuse de deux langues nous permet de mieux saisir la ; nuance et le mécanisme de l'une et l'autre et stimule la recherche de l'expression juste.Les Canadiens de langue anglaise de cette province comprennent de i plus en plus la nécessité de posséder le français, même si parfois il ne leur donne que l'occasion de faire assaut de courtoLsie avec leurs compa- triotes d'origine française.De leur côté, les trois millions de Canadiens-francai' appelés à coudoyer dans la vie économique et sociale les cent trente millions d'anglophones de l'Amérique du Nord, font preuve de réalisme Tellement qu'à Montréal seulement, soixante-dix pour cent des élèves inscrits dans les écoles anglo-catholiques sont de langue française.Plusieurs parents, soucieux de l'avenir de leurs enfants et plus larges d'esprit que certains sectaires, croient de leur devoir de parer 1 ainsi à la carence de l'enseignement de l'anglais dans leurs écoles.C’est ! là.toutefois, un danger qui devrait ouvrir les yeux aux adversaires du ; bilinguisme et que le secrétaire provincial — pusqu'il laut le coiffer de ce titre sans signification — veut éviter, au moyen d'une distribution plus adequate de l'enseignement des deux langues.M Perrier joint les actes à la parole : il vient de mettre à la disposition du département de l'instruction publique la somme de $100.000., dont la moitié sera versée aux commissions scolaires dans le but de former des professeurs compétents d'anglais, et l'autre moitié aux commissions scolaires pour la formation d'excellents professeurs de français.Le gouvernement mérite la gratitude de toute la province pour : la haute portée de ce geste.La semaine prochaine, nous parlerons des trois autres questions i discutées au cours de ce débat.Guillaume FREDERIC A travers les hebdomadaires Cette nouvelle ruonque compte parmi ies ucuicusm unuomco Radio-Canada.I! faut féliciter notre société radiophonique nationale •le .• r < .u „L J .¦.» nt en ftitnl rnroln t Pfin e nouvelle rubrique compte parmi les heureuses initiatives de de s’èt üi-ui- penchée sur la presse hebdomadaire et surtout rurale, trop souvent éclipsée par le quotidien qui absorbe presqu'à lui seul tout le tirage de l'interurbain, comme de l'oasis perdue dans le désert le plus reculé Si le quotidien a son rôle à jouer, l'hebdomadaire a également le sien I,e premier apprend au jour le jour, a la masse des lecteurs, les principaux événements locaux, nationaux et internationaux auxquels il ajoute sauf quelques cas isolés qui attachent autant d importance à h rédaction qu'à l'information, — un commentaire rapide et concis.Le second résume les faits mondiaux, les clîeure parfois, pour attacher plus ô importance aux événements susceptibles d'intéresser scs lecteurs, et surtout a l'Information régionale et locale.Do plus — je parle ici de 1 hebdo bien dirigé et bien rédigé, — il se spécialise la plupart du temps, du moins, c’est là sa raison d'être, dans l'article de fond qui, de sa modeste -•luuuc, crée, soutient et propage les mouvements d'idées, émet des opinions' personnelles et originales, stimule la polémique et aussi, plus souvent qu’on ne le pense, contltue une mine pour I historien futur, i Ces caractéristiques s'appliquent aux hebdos de la ville et de la punpagne.La presse rurale, toutefois, a ceci de particulier qu’elle a ^toujours exercé une forte emprise sur ceux à qui elle s’adresse parce .i .: i .itw'niMi nmilrn R u'elle e AUI LU UIIU 1UI bU loe.7X1» v-vw.— -, — - - __ - de agite des questions débattues entre les citoyens d un même centre Bu d’une région particulière, et surtout parce qu’elle met généralement » vedette et parfois aux prises des personnages familiers à leurs conci oyons.US.En illus d'instruire leurs lecteurs sur différents sujets, ces journaux, •ms le domaine politique, complètent ordinairement les campagnes doctorales, entretiennent l'ardeur de l'électorat et lui exposent las herse:; doctrines politiques sous une forme plus soignée que dans la ia !«• u r des assemblées contradictoires.Si la radio d'Etat réussit par ce nouveau programme à faire mieux mnaitre et comprendre l'utilité et la mission de l'hebdomadaire et en rolonger le rayon d’action, elle aura droit a la gratitude de nos confrères ¦ a la nôtre.noire.Cette tribune, qui s'intéresse aux revues aussi bien qu aux journaux did passe le dimanche à 1 heure 45 de l'après-midi, est confiée à M audre Prévost, avocat et Journaliste.D' 27 avril dernier, lors de sa '¦minière prise de bec avec le micro", notre confrère a évolue a son se dans l’endos étroit auquel on l'a confiné.Les cadres de ces causeries, 1 diet, sont assez restreints, puisque le commentateur ne peut saven-"'r sur ie terrain politique ni aborder d'autres sujets Inflammables, et 111 • de i>lus, ménager un grand nombre de susceptibilités toujours faciles provoquer en pareils cas.v il |IUI L'US iJUü, Ces écueils, qui s’élèveront de plus en plus nombreux à chaque ¦userte.Me Prévost a su les contourner avec tact et habileté.Avec un (Par la British United Press) Après une campagne militaire de trois semaines, les armées allemandes terminent l'occupation de la Grèce.La vaillance des soldats grecs aidés des troupes britanniques a fait payer cher aux envahisseurs chaque mille de leur avance.Dès le début de la semaine, les Alliés savaient que tout était fini en Grèce et préparaient l'évacuation des troupes expéditionnaires vers un autre front du bassin de la Méditerranée.La Grèce, en elle-même, n'a pas une grande valeur stratégique pour les Allemands, mais sa conquête est une nouvelle avance et une prise de position avancée dans la bataille de la Méditerranée et l’attaque contre Suez et la route britannique des Indes.Mais est-ce là l'aventure que tentera bientôt Hitler ?Lui seul le sait Néanmoins, ne nous laissons pas impressionner plus qu'il ne faut par les nouvelles avances allemandes.La machine de guerre hitlérienne n'est pas dotée du mouvement perpétuel.Les rumeurs qui nous parviennent d'outre-Atlantique disent que Hitler nourrit en secret le projet de cinq grandes offensives à effectuer au cours des prochains mois.Premièrement, il se proposerait une trouée a travers l'Espagne pour capturer Gibraltar.Deuxièmement, une trouée à travers la Turquie pour atteindre Suez.Troisièmement, une diversion du mouvement principal en Turquie pour aller occuper les puits de pétrole de l’Iraq et peut-être même ceux de l'Iran.Quatrièmement, une offensive lancée de la Libye en direction du Nil.Enfin, cinquièmement, une attaque contre la Russie en vue d'obtenir accès auux champs de blé de l'Ukraine.Il est certain que tout cela ne sera pas facile à réaliser car ces opérations combinées, ajoutées au maintien des lignes de ravitaillement en Yougoslavie et en Grèce conquises obligeront les Allemands à surveiller un réseau de plus de 5,000 milles de lignes de communication.N'oublions pas qu'une offensive allemande contre la Russie pour s'emparer de l'Ukraine est un risque d une énorme portée et indiquerait que l'Allemagne est terriblement à court de blé et autres céréales.Quant aux offensives, plus probables.contre Suez et Gibraltar, elles auraient pour but de fermer la Méditerranée aux Britanniques et de la transformer en un lac allemand.Une attaque contre l'Iraq et même contre l'Iran pour la possession des puits de pétrole est du domaine de la possibilité.Cependant, même si elle s'emparait de ces deux derniers pays, l'Allemagne ne pourrait pas profiter beaucoup de sa conquête car elle n'a pas de navires-citernes pour transporter le précieux liquide.Quoi qu'il en soit des projets de Hitler, il faudra qu'il s’empare de la Grande-Bretagne pour remporter la victoire finale.Seules la bataille de Grande-Bretagne et celle de l'Atlantique seront décisives.L'AIDE DES ETATS-UNIS A LA GRANDE-BRETAGNE C'est pourquoi les nouveaux succès allemands ont suscité aux Etats-Unis la volonté d’aider la Grande-Bretagne jusqu'au bout.La semaine dernière M.Frank Knox, secrétaire de la marine, a déclaré que l'aide américaine parviendrait à la Grande-Bretagne malgré tous les obstacles."C'est notre guerre", s’est-il écrié.M.Hull, secrétaire d'Etat, a parlé dans le même sens.Parlant au nom du gouvernement, le président Roosevelt a déclaré que les Etats-Unis n’avaient, pas actuellement l'intention de convoyer les navires à destination de Grande-Bretagne mais que les vaisseaux de guerre américains assumeront la patrouille de l’Atlantique-Nord Jusqu'à une limite située à 1.000 milles au large des côtes.Au cours de leur patrouille dans la nouvelle zone de neutralité, les navires américains signaleront par ra- L’état de guerre demande de nombreux sacrifices aux Canadiens L'honorable J.-L.Ilsley.ministre des finances du Canada, présentait, mercredi dernier, son troisième budget de guerre à la Chambre des Communes.Au commencement de son exposé il a dit qu’au cours de l'exercice terminé le 31 mars 1941 les recettes du gouvernement fédéral avalent atteint la somme sans précédent de $871,571.000.D'autre part les opérations de l'année se soldent par un déficit global d'environ $395.056,000, "déficit considérable, mais très inférieur à celui que prévoyait mon prédécesseur le colonel l'honorable J.-L.Ralston en juin dernier".(Les prévisions du colonel Ralston variaient de $550 à $600 millions).M.Ilsley déclare que ie gouvernement devait non Seulement solder des frais de guerre estimés à $1.450 millions pour l'exercice en cours, mais s'était engagé à financer la plus grande part des achats britanniques au Canada, estimés à $1,500 millions pour le présent exercice.Le problème du change n'est pas encore entièrement résolu Le ministre a déclaré que le nouvel accord avec les Etats-Unis constituait "un magnifique apport à la lutte commune", mais qu'il ne résolvait pas tous les problèmes que piose le change au Canada.Le chiffre de la recette, — qui n’est qu'approximatif, puisque les comptes du dernier exercice ne sont pas encore fermés, — est supérieur de $309 millions à celui de l'exercice précédent, de $100 millions aux prévisions du second budget de guerre.présenté en juin dernier.Une incursion dans le champ des impôts des provinces caractérise principalement l'expxisé budgétaire du ministre des finances.Non seulement les taxes sont portées à un maximum jamais atteint au Canada.mais le gouvernement fédéra! entre dans le domaine jusqu'ici réservé aux provinces.Les nouveaux impôts qui frappent à peu près tous les revenus de chacun des citoyens de ce pays, rapporteront des recettes supplémentaires de $300,000,000.Contre certaines compensations, le gouvernement fédéral propose d'assumer, pour la durée de la guerre, l'impôt sur le revenu et les taxes sur les sociétés dont jouissent actuellement les provinces.Il établit une taxe fédéral sur l'essence et des droits sur les successions.Les plus fortes augmentations sont celles de l'imôt sur le revenu et de l'impôt dit de la défense nationale.Le ministre des finances a afiimé que le gouvernement maintiendrait la politique de payer les dépenses de guerre “au fur et à mesure".Ainsi, au cours de la présente année financière, le Canada paiera 75% de ses frais de guerre et de ses dépenses ordinaires.M.Ilsley prévoit que les dépenses de guerre seulement coûteront de $1.300.000.000 à $1.450.000.000 tandis que les dépenses ordinaires s’élèveront à $468.000.000.Il annonce un déficit probable de $365.000.000 à $515.000.000, suivant que les dépenses de guerre seront plus ou moins élevées.Tandis que le Dominion obtiendra probablement une augmentation de revenu de diverses sources nouvelles, notamment de l'assurance-chômage, il faura financer une somme d'environ $1,000,000,000 par l’emprunt.Précis des principaux changements fiscaux Résumé des principaux changements fiscaux, budget de 1941.Taxes directes : —Impôt de la défense nationale.Augmentation de 2% à 5%.et de 3% à 7%, augmentation en vigueur à partir du 1er juillet de cette année.Par monts et par vaux Montant de l'exemption, dans le cas des célibataires, élevé de $600 à $660 par année.Déduction pour personne à charge augmentée de $8 par année à $20 par année.2— Impôt sur le revenu.Les taux sont cont considérablement augmentés (voir tableau ci-après i.Un nouveau mode de paiement différé réparti sur 12 mois, à partir de septembre, est annoncé.La date pour faire la déclaration requise est avancée du 30 avril au 31 mars pour les particuliers : aucun changemen pour les corporations.Le taux de la taxe relative aux non-résidents est augmenté de 5% à 15% et l'exemption quant aux intérêts payables en fonds étrangers est abolie ; augmentation semblable de la taxe sur les corporations de placements appartenant à de non-résidents.Les dons aux oeuvres de charité de la part des corporations seront limités à 5% au lieu de 10% du revenu net, en 1942 et autres périodes fiscales se terminant durant cette année.Le taux des taxes sur les cadeaux est considérablement augmenté.3— Droits sur les successions.Une loi sur les droits successoraux.semblabe à celle en vigueur dans les provinces, sera mise en vigueur à partir du jour de sa sanction.(Tableau des taux ci-après».4— Taxation des surplus de bénéfice.Le taux uniforme de la taxe est augmenté de 12% à 22%.De nombreux changements pour améliorer la facture de la loi.tels qu'annoncés avant Pâques, sont proposés.B.—Taxes sur les produits et services commerciaux.Le taux de la taxe de vente n'est pas modifié.Taxe sur l'essence, 3c le gallon (nouvelle taxe».Automobiles — La taxe actuelle sur le prix jusqu’à concurrence de $900.00 est augmentée de 20% à 25% ; les taux de 40% et 80% restent inchangés.Autobus — La taxe maximum actuelle de $250 par autobus est abolie; le taux de 5% deçneure tel quel.Cinéma — 20% (taxe nouvelle).Paris aux champs de course — 5% (taxe nouvelle».Taxe sur le malt augmentée de 10c à 12c ; augmentation sur le sirop de malt de 15c à 18c.Vins : vin ordinaire ; taux augmenté de 15c à 40c le gallon ; sur les vins mousseux, la taxe est augmentée de $1.50 à $2.00 le gallon.Cartes là jouer — Le taux est augmenté de 10c à 15c le jeu.Gaz carbonique — Le taux est augmenté de 5c à 25c la livre.Produits de beauté — Taux augmenté de 10% à 25%.Appels téléphoniques de longue distance — Le taux est augmenté de 6% à 10%.avec une taxe maximum de 50c sur tout appel d'un poste public.Briquets — Taux augmenté de 20% à 25% : sur les briquets combinés à d'autres objets, le taux est augmenté de 10% à 25%.Papier-tubes à cigarette — Taux augmenté de 5c à 10c le cent.Matériaux de construction — L'exemption actuelle de la taxe de vente est abolie.La taxe sur le sucre est augmentée de le la livre, et sur la glucose de »2 cent la livre ; l'exemption sur le sirop de maïs en réceptacles de 10 I livres ou moins est abolie.Une taxe de 10% su les billets de chemin de fer, d'autobus et d'avions dépassant 50 cents.à la suite du ROI DU I\ORD Par CECILE PREVOST-LAMARRE L’université de Montréal Le gouvernement Codbout assure son existence et le parachèvement de Vimmeuble de la montagne dio la présente de tout sous-marin Me Prévost a su les contourner avec tact et nuDueic.mu.P»lt sélectif, il a mis en relief certains faits avec une finesse pénétrante •» côtoie l'Ironie sans en abuser.W.E.ou raideur de surface allemand afin de prévenir les navires britanniques.On se demande ce que feront les navires de guerre américains s'ils constatent qu'un navire britannique est ataqué par l'ennemi.Le président Roosevelt a dit qu’il était possible que les Allemands occupent actuellement une partie du Groenland.S'il en est ainsi, les Américains les en sortiront, par la force s’il le faut.L'honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, a présenté à l’Assemblée legislative des résolutions relatives à une loi pour assurer le parachèvement de l’immeuble de l'université de Montréal.La loi a les buts suivants : 1.Un octroi de $375,000 par an pendant 10 ans pour aider à subvenir à l'enseignement de l'Université de Montréal ; 2.Un octroi de $2,500.000 pour assurer le parachèvement des travaux de l'immeuble de la montagne; 3.Un octroi de $800,000 qui sera versé sur cession au ministre des travaux publics des immeubles de l'université de Montréal ; situés sur la rue Saint-Denis et la rue Saint-Hubert à Montréal.Les deux derniers octrois, d'un total de $3,300,000 seront payés en trois versements annuels égaux dont Le peuple américain constate que le danger de guerre grandit sans cesse pour lui.Les isolationnistes protestent contre l'attitude du gouvernement qui entraîne le pays dans le conflit.Le président Roosevelt rétorque que l'attitude des Isolationnistes est une attitude de défaitistes et que, pour sa part, il ne reconnaîtra Jamais les dictateurs.le premier sera effectué au cours de l'année financière 1941-42.La description complète des biens à être acquis et les autres conditions de l'achat et des octrois seront réglés par le lieutenant gouverneur en conseil.Lorsque ces résolutions furent présentées à l'Assemblée législative, l’honorable Perrier a croisé le fer avec M.Maurice Duplessis.Le chef de l'opposition a provoqué un débat en se vantant de ce que l'Union dite Nationale avait fait pour l'université de Montréal.L'honorable Godbout lui a répondu avec sa dignité et sa vigueur habituelles.L’honorable Perrier n'a pas été moins vigoureux dans sa réplique.Il a déploré le fait que M.Duplessis ait transporté la question de l'université de Montréal sur le terrain politique."Je suis obligé de démasquer l'hypocrisie de l'Union Nationale dans l'affaire de l'Université”, a déclaré l’honorable M.Perrier."Le chef de l'opposition n'a pas raison de se vanter de ses bienfaits pour l'Université de Montréal.C’est le parti libéral qui a commencé cette oeuvre et qui la finira.La comparaison parle d'elle-même.Depuis 20 ans.le parti libéral a assuré à l'Université $6,100,000 et l'Union Nationale ne lui a versé que $560,000." XII (D Quelques-uns de ses amis.— Ses charités.— Quelques autres traits de son caractère.Un des traits caractéristiques du curé La belle était l'oubli complet de soi-même, au point que ses amis étaient souvent obligés de s'intéresser à son bien-être matériel, à son vetement.à sa santé.Ainsi, un jour.Lun d'entre eux lui ayant donné de l'argent pour s’acheter une soutane, (la sienne était usée à la corde», et s'apercevant que le bon curé peu soucieux de sa personne portait toujours sa vieille soutane, lui en demanda la raison.Le curé Labelle lui répondit qu'il ne se souvenait plus que cet argent lui était destiné et qu’il l’avait donné à des colons dans la misère.Cet ami généreux, qui n’était autre que M.William Scott, (le cher oère Scott, de notre enfance ! » au leu de lui offrir un autre don en argent, s’en fut chez le tailleur pour faire confectionner une soutane en "beau drap, pour son curé en guenilles !.” Et.ajoutons, ici.pour l'édification de plusieurs, que cette belle amitié qui subsistait entre le curé Labelle et M.Scott ne se démentit jamais, en dépit des diver-geances de vue sur les questions religieuses.En effet.M.William Scott était protestant.Il résidait à Saint-Jérôme.précisément à l’endroit où s'élève aujourd'hui la résidence de Mme Camille de Martigny, rue La-violette.Au cours de l'année 1875, deux amis fidèles du curé de Saint-Jérôme lui vinrent en aide, en rachetant les meubles du presbytère, qu’un individu avait fait saisir par la loi.pendant que celui-ci était à Québec pour affaires.Le protestant William Scott et le docteur Jules Prévost se portèrent garants d'une somme de sept mille dollars, en cette circonstance.Au sujet de cette déplorable situation financière, voici ce qu'écrivait le curé lui-même, à M.le chanoine Paré, secrétaire de Mgr Fabre, à Montréal : .Mes affaires sont toutes délabrées.Je suis pauvre comme du sel et je ne peux payer personne puisque je n'ai dans mon hangar que douze minots d'avoine et un peu de sarrazin.Je n’ai que six cents piastres de dimes, ça va devenir scabreux ?On va avoir besoin d'élever des poules !.Que voulez-vous ! J'ai commis la sottise d'être trop confiant et l'on m’en fait payer cher la façon.Ce que je perds en argent, je vais tâcher de le gagner en finesse !.C'est à présent que je vois l'abîme où m’a jeté ma trop grande crédulité.” Mais, au fond, le cher curé n'était pas préoccupé outre mesure, étant par sa nature si complètement détaché des questions temporelles le concernant.Il continua de dépenser sans compter pour des charités, donnant à tous et à chacun qui venaient solliciter et implorer une aide pécuniaire.Cet apôtre au grand coeur n'avait rien à lui.Il ne s’occupait guère plus des capita»jx que lui rapporta, après quelques années, la cure de Saint-Jérôme ; c’était son vicaire qui "tenait la caisse." Le curé Labelle voulait-il partir en voyage, il allait trouver le “grand vicaire Pelletier" pour lui demander un peu d'argent de poche.Voici le dialogue qui s’engageait, parait-il, entre eux : — "As-tu de l'argent ?— “Tout ce que j’ai en caisse, c’est dix piastres.— “Badines-tu ?Que veux-tu que je fasse avec dix piastres ! — "C’est tout ce que je peux vous donner.” Et le bon curé tournait les talons après avoir empoché les dix piastres S’il se rendait dans le Nord, pour des explorations ou des visites à ses chers colons, il bourrait sa poche d’une grosse miche de pain et d'un substantiel morceau de lard, pour ses frugals repas en forêt.Durant les mois d'été, il s'en rapportait à la pêche abondante des lacs, pour varier ses menus.Sa mère qui avait quelques revenus les vit tous passer entre les mains de son charitable fils, pour maintes bonnes oeuvres.Le curé Labelle était la générosité môme, il se laissait attendrir devant la pauvreté et les besoins pressants des familles nombreuses qui l'entouraient.Ainsi, un jour qu'il avait reçu en cadeau la somme de vingt dollars, pour son usage personnel, en sortant de cette maison amie où.on le comblait il rencontra une pauvre femme qui le supplia de lui venir en aide, alléguant le nombre de ses enfants à nourrir.— "Et votre mari, que fait-il donc ?— "Il ne travaille pas, monsieur le curé.— “Dites-lui de ma part que c’est un fainéant.Et tenez, ma brave femme, j’ai précisément vingt piastres, prencz-les.Cela vous suffira (jour quelques jours." Bon coeur, sans calcul ! Il don- nait tout et ne se gardait rien ! Toute sa vie Jusqu'à la fin, il fut l'apôtre secourable des colons, des miséreux, des déshérités de la vie.Sa charité fut sans bornes, son amour du prochain Immense.Mais c'est au début de la maladie qui le conduisit au tombeau que le curé Labelle a prouvé jusqu'à quel .bll ' ' ' (1) Voir l’Avenir du Nord des 14, 21 28 février, 7, 14, 21, 28 mars, 4 U.18 et 25 avril 1941.point il était oublieux de lui-même.Il se sentit malade le samedi : les vomissements et les autres symptômes de la hernie étranglée apparurent ce jour-là, et les jours suivants.Le mardi, se sentant plus malade il fut obligé de faire venir un médecin.Chose plutôt extraordinaire, il oublia de dire à ce médecin qu'il avait une hernie depuis plusieurs années.Le docteur crut à un simple dérangement d'estomac et le soigna à l’eau de chaux jusqu’au jeudi.La maladie prenant une tournure beaucoup plus grave, il convoqua deux confrères pour une consultation.Mais ce ne fut que le vendredi que le patient songea à avertir les médecins réunis à son chevet qu’il avait une hernie abdominale.Ce fut un trait de lumière pour les hommes de science qui constatèrent alors l’extrême gravité du cas.Le lendemain, ils pratiquèrent l'opéra-tio chirurgicale et.dans la nuit suivante.on sait le triste dénouement.Arthur Buies, qui vécut plusieurs années dans l’intimité du curé de Saint-Jérôme, raconte dans son fascicule : AU PORTIQUE DES LAU-RENTIDES.certains traits particuliers de l'homme étonnant qui.en dépit de ses distractions, avait du jugement à revendre et fut surnommé : LE PERE BON SENS ! surnom qu'il a bien mérité.Je cite : "Pour lui, (le curé Labelle), il n’y avait pas d'heures.Il négligeait toute hygiène corporelle.parce qu’à ses yeux sa personne ne comptait pas.Il n’eut pas donné un grain de blé pour sa vie.C'est une des raisons qui expliquent comment il est mort avec tant d'abandon.Il fut indulgent envers la mort, qui l’assaillait brutalement, comme il l’avait été toute sa vie envers tout le monde même envers ceux qui s’attiraient justement sa colère et ses reproches.II était trop fort pour avoir de la haine pour qui que ce fut.Il n’avait que des emportements suivis d'une immense commisération.Voilà pourquoi les opinions les plus condamnables et les sophismes les plus répréhensibles pouvaient devant lui se donner libre cours.Il admettait tout ce que l’on voulait d’abord.Mais il répondait ensuite par l’énonciation large, claire, vibrante et lumineuse de deux ou trois grands principes fondamentaux et par une exposition éclatante qui lui suffisait pour synthétiser en quelques pages toute la doctrine religieuse et toute l'histoire du monde.Esprit éminemment d’ensemble, il rassemblait et embrassait toutes les questions sous sa pensée, comme l’aigle, au sommet des airs, rassemble et embrasse d’un regard les espaces qui l’entourent de toutes parts." Et Arthur Buies continue dans son portrait si ressemblant du curé Labelle : "De même qu'il oubliait les heures, il oubliait aussi les repas.Que de fois je l’ai vu ne se rappelant pas s’il avait, oui ou non, déjeuné ! Mais, en revanche, quels repas de titans il faisait quand il s’y mettait, quand il s’essayait à table, en disant : Là, maintenant, nous allons manger !.” Dans son bon temps, quels ravages homériques ! Il dévastait une table entière et réduisait tous les plats à n’être plus bientôt que des fantômes !.Alors, 11 se prenait à causer.C’est dans ces moments-là qu’il fallait l’entendre! Il parlait de n’importe quoi, il abordait tous les sujets, faisant résonner ses éclats de voix jusqu'aux dernières retraites du presbytère.Tout le monde était alors de bonne humeur, prêt à le suivre et à s’élancer avec lui à la conquête des confins les plus septentrionaux.Il adorait.dans ces moments-là.d’entendre ou de raconter les histoires les plus abracadabrantes ou les plus burlesques.Ça lui était égal ! Ce grand penseur, ce grand faiseur de régions, ce grand apôtre était en même temps un grand rieur, et son rire, large et puissant, retentissait comme un aboulis dans les montagnes”."Puis, continue Bûies, il se mettait à fumer, des heures, des heures ! Et il parlait, parlait, surtout si on l'avait aiguillonné sur ses sujets de prédilection.Petit à petit, la salle où il pérorait se faisait déserte.Le curé ne s’en apercevait pas.Il n’y avait plus personne autour de lui et 11 parlait encore comme s’il y eut eu beaucoup de monde! On le voyait se lever, aller à l’un et à l’autre en imagination, apostropher celui-ci, lancer une boutade à celui-là, faire un reproche sanglant à quelque ennemi du colon, frapper du pied .menacer, tempêter, marcher à grands pas, remplir sa pipe, aspirer des bouffées violentes, interpeller tel ou tel ministre.SI, subitement, à cet Instant précis, quelqu'un faisait irruption dans la salle, jetait un "Bonjours, monsieur wm (Suite à la deuxième page) ¦' Page deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 2 mai J$4j Par monts et par vaux.Le service actif pour le Canada Messages postaux aux personnes La conférence de Saint-Vincent et au Canada à destination des navs ennemis de Paul de Saint-Jerome Le correspondant parlementaire du Canada, M.Adjutor Savard, écrit : La guerre se rapprochant de nous, le gouvernement canadien décide de recourir etîéctivement à la Loi de mobilisation, — en vigueur depuis un an.— pour assurer la dé- (Suite de la première page! le curé", le fauve en colère avait vite fui loin, et le sourire le plus accueillant, la bienvenue la plus aimable saluait l'arrivée du nouvel interlocuteur.” Voilà, vraisemblablement, un portrait croqué sur le vif qui nous renseigne sur la vraie personnalité du Roi du Nord, tout en faisant image sur les habitudes de vie courante au presbytère de Saint-Jérôme M de la Briére, un journaliste français, attaché au Soleil, de Paris relate une visite faite à l'improviste à Saint-Jérôme par un groupe de ses compatriotes et qui démontre l’enthousiaste et l’élan que savait mettre le Roi du Nord dans toute démonstration patriotique Je cite — "Quand les Français de France arrivent au milieu des Jérômiens, le curé Labelle leur jette la bonne nouvelle, et tout aussitôt la population se rassemble : l'ostensoir est placé sur un trône de lumières, dans l'église, au milieu des drapeaux tricolores : le Te Deum.la Marseillaise et les vieux chants royalistes de France éclatent successivement, dans une confusion enthousiaste qui témoigne du sentiment chaleureux.et qui.dans son naif charivari, arrache des larmes aux plus indifférents.Ainsi, grâce a cet homme, à son indomptable énergie, le continent septentrional devient terre française." En diet, ces démonstrations frénétiques pouvaient paraitre d'un autre âge.d'un autre monde, à ces Français venus des Vieux Pays, et qui ignoraient presque tout de notre existence en terre d'Amérique.La France avait oublié depuis près d'un siècle la vie française qui avait subsisté en dépit de tout, apres l'abandon du Canada : alors, rien d étonnant à ce que les manifestations spontanées d'un petit peuple de province sous l'instigation d'un patriote convaincu, leur ait été une révélation exaitante, tout particulièrement quand celui-ci leur dit : — “Si la France continue à nous oublier, nous aurons beau faire, nous serons atiglifies." Si seulement la voix puissante du Roi du Nord tonnait encore, pour : l>uUr outre-mer inspirer de son souffle patriotique j M.Ralston précise, de plus, qu'il les enthousiasmes vacillants, pour , n’v a pas lieu de recourir à ’a cons-réveiller chez nos paysans l'amour de leur terre et de leur champs, pour c P ‘ ^ f, f “tlf lutre‘ renouveler les élans de notre jeu-irner- juillet dernier, il suffit de nesse obsédée par mille et une con- j six semaines pour recruter 40.000 Ungences en-dehors de notre vie hommes nécessaires.Preuve que les nationale.volontaires ne font pas défaut.De- Lui.qui a tant aime son pays !.pl|is lors aucun minlstre ne fit un appel à l’enrôlement.La raison.! c'est qu'on s'inquiétait beaucoup durant cette période, de la fa! brication du matériel.La situation i Droit de reproduction réservé).a changé Nous sommes mainte- nant en mesure d'équiper et d’armer les troupes.Le ministre explique que.par suite de précisions prises par le général McNaughton.commandant en chef à destination des pays ennemis ou occupés par l’ennemi L'honorable W.-P.Muloek, C.R .ministre des postes, annonce que des arrangements ont été conclus par le ministère des postes du Canada du corps canadien, il importe main-1 pour l'établissement d'un système tenant de recruter environ 22,000 ide messages postaux personnnels en donner des nouvelles de la famille ou pour s'enquérir du bien-être du destinataire ou de ses parents et amis Les sujets politiques, économiques et militaires sont interdits Les messages doivent être écrits en fense du Canada.Depuis l'institu- hommes' pour service actif outre ui pvoviiv»-' e.- - - - .vue de faciliter l'envol de brèves lettres moulées et.si possible, en communications entre les résidants tion du service militaire obligatoire, : mer.Chaque mois, un chiffre arbi- du canada et leurs parents ou amis la loi ne fut appliquée qu'en partie.! traire fut établi par le commande- en pays ennemis ou occupés par C'est-à-dire quant à ce qui concerne | ment canadien, d'accord avec le ! 1 ennemi, y compris l'Allemagne, l'entrainement des recrues A l’ori- haut commandement britannique ! Autriche, lltalie.:a Icheroslova-., , ., , ! quie.la partie de la Pologne occupée gine.1 entrainement fut de tienteiCt avec le gouvernement canadien .,ar les Allemands la Belgique, la Jours.Il est aujourd'hui de quatre !l>our le nombre de soldats à recru-! Hollande, le Luxembourg, la Norvè- mois.Mais personne n'ignore que la loi de mobilisation n'avatt d'autre but.en définitive, que de constitue! une armée entraînée pour !a défense du pays et de ses eaux territoriales La loi le dit.d'ailleurs, explicitement.C'est pour sa propre protection que le Canada forme des soldats.Aujourd'huit, il décide de les utiliser.Tel est le sens de la déclaration faite samedi aux journalistes par 1 honorable J -L.Ralston, ministre de la défense nationale, à l'effet que les recrues actuellement à l'entrainement seront affectées — sitôt leur entrainement terminé — à la défense des côtes et à la protection de la sécurité intérieure du pays.Ceci pour une période indéfinie.Il ne s'agit aucunement de défense conjointe A une question directe de votre correspondant, le ministre de U défense nationale répond, de façon très nette, que le service actif, institué en vertu de la loi de mobilisation, ne s'étend pas à Terreneuve et n'a aucun rapport avec le système de défense conjointe avec les Etats-Unis.Pas de conscription ter au pays Qu'il s’agit de renfort go.le Danemark, la France occupée ou de techniciens, les cadres furent et les Iles de la Manche., ., ., Ces lettres devront être écrites sur remplis.Mais, cette fois, nous sera- de ,u papeterie otlUmlle et se res-bions avoir perdu pied Non pas que ; treuidre à de simples messages ne le nombre de ceux qui s'enrôlent dépassant pas 20 mots, sur des su- AJ • a J' i c est C 4 hJUJOV, - 0 tlUcaMv dl ^ / \ bricatic La vente des alcools Le projet de loi no 56 modifiant la dans les salles désignées par la com-loi des liqueurs alcooliques a été dé- ; mission", posé à l'Assemblée législative, mardi dernier Pour l'application de la loi des liqueurs, la province sera désormais divisée en deux régions.La région "A” désigne lHe de Montréal et les comtés d'Argenteuil, Bagot.Beauharnois.Berthiér.Brome, Châteauguay-Laprairie.Deux-Montagnes.Gatineau.Hull.Huntingdon.Iberville.Jacques-Cartier.JolieUe, Labelle.L'Assomption.Laval, Maskinongé.Misslsquol.Montcalm.Papineau.Pontiac.Riehelïeu-Verchères, Shefford.Saint-Hyacinthe.Saint-Jean-Napierville, Terrebonne.Trois-Rivières et Vaudreuil-Souianges La région B " désigne le territoire non compris dans la région A".L'article 2 du projet de loi fait disparaître la disposition qui interdisait à la fois plus d'une bouteille de spiritueux.ïîotvls et cafés Il sera permis de vendre des vins, bières 'sauf des bières en fut1 ou autres liqueurs alcooliques dans un hôtel ou un café pendant les repas pourvu que le tout soit consommé sur place Même en dehors des repas, les hôtels situés dans les cités et villes et dans la région "A” pourront vendre des liqueurs alcooliques «sauf des hières en fût), pourvu que ces liqueurs soient consommées sur place.Cette permission pourra aussi être accordée à des hôtels de ia région "B" en dehors des cités et villes “s'il est démontré, à la satisfaction de la Commission, qu'un tel hôtel est nécessaire pour le tourisme.” Les Clubs La nouvelle loi permettra aussi la vente des liqueurs alcooliques dans les clubs, tels que définis ci-dessus, mais aux membres seulement Encore là.les liqueurs vendues devront être consommées sur place Bateaux et wagons Des permis seront également émis pour la vente des liqueurs alcooliques ou les bateaux à vapeur “faisant un service régulier entre deux points situés a une distance d'au moins 50 milles l'un de l’autre.La loi n'autorise la vente qu’en route et non durant les voyages occasionnels.Auberges et restaurants Dans les auberges et restaurants on ne permettra que la vente des b’ères et des vins, et.ce.avec les repas de 40 sous ou plus.Cependant, les auberges de la région “A" pourront obtenir des permis pour la vente des bières et des vins même en dehors des repas pourvu que ces liqueurs soient consommées sur place.Les tavernes Dans les tavernes, on permettra comme d'habitude !a vente des bières au verre, pourvu que la consommation ait lieu Sur place.Les personnes ayant charge d'un banquet pourront y vendre des bières et vins.Dans tous les cas cités plus haut, des permis spéciaux devront être obtenus aux conditions fixées par la commission.Restrictions .L'article 6 interdit absolument !s vente ou la livraison des liqueurs alcooliques dans les chambres d'un hôtel ou d’une auberge.La loi établit plusieurs autres restrictions.Ainsi, "aucune salle où certaines liqueurs alcooliques sont vendues ne doit être aménagée avec des compartiments, cloisons ou autres obstructions qui empèohent à l'intérieur une vue pleine et entière de toute la salle''.De plus, aucune liqueur alcooli- âue ne doit être vendue ou servie ans un hôtel, une auberge, un café un restaurant où un bateau "sauf Les cafés, restaurants et épiceries munis d'un permis pour la vente de liqueurs devront porter, sur une vitrine ou la porte d'entrée, une inscription indiquant le numéro du permis.Aucun établissement muni de permis ne doit donner des spectacles ou représentations quelconques ou permettre la danse.Les épiceries Aucun permis pour vendre de la bière dans une épicerie ne sera octroyé.à moins que cet établissement | ne soit situé au rez-de-chausée.ne soit pourvu d'une quantité d'autres marchandises jugée suffisante par la Commission pour qu’il puisse être considéré comme une véritable épicerie, et que le genre de commerce exploité ne soit pas tel qu'il puisse y être exercé aucun commerce le dimanche.Sanctions L'article 9 dit que la Commission doit annuler tout permis sur production d'une condamnation définitive prononcée contre le permissionnaire pour vente de spiritueux illégalement fabriqués ou achetés ; ou sur production de trois condamnations définitive prononcée contre le permissionnaire pour contravention à la présente loi.Ler permis sont personnels et ne peuvent être aliénés.Heures de vente L'article 14 fixe comme suit les heures de vente : "Il est défendu à quiconque possède un permis pour la vente de liqueurs alcooliques dans un hôtel, une auberge, un café, un restaurant.un club, un bateau à vapeur ou un wagon-restaurant, de vendre ou livrer, dans la cité de Montréal, entre 2 heures et 8 heures du ma tin : dans la cité de Québec, entre une .eure et 8 heures du matin: et ailleurs, entre minuit et 8 heures du matin."Les jours de fête, depuis le commencement du jour à minuit jusqu'au lendemain à 8 heures du matin.une personne ayant un tel per- soit nombre Mais, pour des raisons techniques, le nombre requis chaque mois est plus élevé.D'où la nécessité pour ie Service outre-mer.d'une campagne de recrutement, qui se poursuivra pendant deux mois.M Ralston note ici qu'outre les pertes et déchets, outre-mer.la politique est désormais de faire subir à tous les soldats un second examen.Ce procédé augmente naturellement le chiffre des renforts requis en ce moment La proportion des pertes outre-mer.La proportion des pertes outre-mer reste infime.Mais il faut prévoir toute éventualité.Des volontaires de l'active pourront partir M.Ralston expliqueencore que le nombre de recrues actuellement à l’entrainement est de 9.830 ; un nombre égal de soldats de l'armée active seront donc relevés et pourront être dépêchés outre-mer.La garde des côtes L'intention, entre temps, est de remplacer les régiments qui firent sans interruption la garde des côtes Des soldats de l'ouest viendront de la sorte, remplacer des soldats de l'est, et vice versa.Outre l'avantage du point de vue national, cela aura pour effet de permettre un entrainement plus complet.Les troupes rejoindront leur poste par la grande route autant que possible, ce qui sera une nouvelle forme d'entrainement et permettra de mette a Epreuve le services de transport, sans compter le bivouac et l'ordonnance.Commandants relevés M.Ralston annonce que les deux commandants du camp d'internement d'où 28 Allemands se son évadés ont été suspendans de leur fonction.Ceci sans préjuger de leur culpabilité Le ministre regrette d'être forcé de prendre cette mesure disciplinaire.Mils il ne voit pas d'autre alternative en attendant le ré- jets purement personnels, pour mgluls.en français ou en allemand Ces communications seront transmises par l’intermédiaire du Comité international de la Croix-Rouge, a Genève.Suisse, sur la formule officielle qu'on peut se procurer de tout maître de poste.Les frais d'un message postal personnel sont de 25 cents, ce qui couvre le port jusqu'à destination ainsi que le port de retour de Genève au Canada, sur la réponse du destinataire.Ce service entrera en vigueur le 1er mai.Les festivals de Montréal, 1941 Historique de la fondation Collège à Saint-Laurent, sous la di-Lo nremier comité des Festivals rection de l’éminent musicien an-organisée en 1936 comprenait en- èlais.sir Thomas Bcecham.C’est tr'autres Canadiens représentatifs -’nue à sir Thomas que la musique Madame Athanase David et Wilfrid i classique fut maintenue en Angle-Pelletier.de l'Opera Métropolitain tl‘rre durant la dernière Bucrre it de New-York, ne a Montréal où il f» remerciement U fut fait Cheya-reçut sa première education musl- ier de Majesté George V en 1916 cale Tous pensaient que le temps Sjr Tdomas Beecham, grand ci-etait venu d organiser pour toyen Anglais, mis sa fortune per- roal un grand Festiva.annuel de sonneue.son génie et son immense ; énergie à propager le goût de la entendre les chefs-d'oeuvres de j musique en Angleterre Connals- Beethoven et autres maîtres san^ l'importance et la nécessité de de 1 Oratorio.! rendre accessible à tous les chefs Les Canadiens réunis pour dis- : des maitres, en ces jours d’angoisse cuter de la réalisation du projet se trouvèrent en face des problèmes inséparables d’une organisation de cette envergure Madame David et Monsieur Pelletier seuls eurent foi dans le succès ultime de cette en- Dlmanche ,1e 27 avril 1941.la conférence de Saint-Vincent de Paul tenait sa séance générale pour rendre compte du travail accompli jnir les ouvriers de la charité au cours des six derniers mois.Monsieur le curé Emile Dubois, accompagné de notre aumônier, monsieur l’abbé Jean-Paul Oiral-deau, présidait l’assemblée composée des membres actifs et des représentants de tous les groupes qui prennent part aux oeuvres de secours dans notre ville : les Soeurs de Notre-Dame du Bon-Conseil, les dames patronesses de la Ligue antituberculeuse.les dames de l ouvroir et du vestiaire des pauvres, les membres de l'Atelier de l’Enfant-Jésus.les organisatrices de l’Oeuvre du Pain de Saint-Antoine, les Filles d'Isabelle, les membres de la J .OC.F.et de la J O CM , les scouts catholiques Monsieur Alfred Chenier, maire de la ville, était aussi présent.Après la prière et la lecture des règlements de notre société, monsieur le président actif, l'honorable sénateur Jules-Edouard Prévost, souhaita la bienvenue a monsieur le curé, au maire de la ville et aux représentants des différentes associations qui forment les oeuvres auxiliaires indispensables de la charité chez nous."Nous avons tenu à nous rencontrer pour mieux nous connaître, nous connaître pour nous comprendre davantage, nous comprendre pour réaliser plus efficacement notre belle oeuvre : le secours matériel et le réconfort moral des pauvres du Christ, dit en substance le président." La conférence, qui limite ses activités au soin des vieillnrd.s des malades et des veuves, compte 15 membres actifs.Elle a secouru, de décembre à avril.14 familles comprenant 61 personnes et tenu 18 séances régulières.La nourriture, les vêtements et les médicaments ont nécessité $796.36 de déboursés Pour rencontrer ees dépenses, notre caisse s'est treprise.Et ce n'est qu'en assumant eux-mêmes la responsabilité financière qu'ils purent décider le comité à se mettre au travail Le résultat fut ie premier Festival en juin.1936.Et depuis chaque année le Festival de Montréal gagna en importance et eut lieu devant un auditoire de plus en plus nombreux.L^s premiers concerts en 1936 furent données en la Chapelle du Collège à Saint-Laurent, à quelques milles de Montréal, Wilfrid Pelletier y présenta la Passion selon saint Matthieu, de J.-S Bach, et la Neuvième Symphonie de Beethoven.L'orchestre de la Société des Concerts symphoniques, deux choeurs de Montreal, et des solistes venus de New-York y prirent part.La quatrième année trois concerts furent organisés et dirigés en l absence de Wilfrid Pelletier, par Eugène Ormandy.de l'orchestre de Philadelphie.L’an dernier le cinquième Festival consista en deux concerts de musique sacrée, une matinée symphonique et une représentation d'opéra."Pelleas et Mélisande.de Claude Debussy, au théâtre “His Majesty's", remarquable en tous points, et et d’épreuves il y consacre tout son temps et toute son énergie.La Société des Festivals est donc très heureuse de présenter en juin cette célébrité du monde de la musique.j a|imentée à la même source que Voici le programme des quatre dans le passé Guignolée.Oeuvre concerts qui auront lieu en la Cha- du Pain de Saint-Antoine, quête des pelle du Collège à Saint-Laurent Mardi, 10 juin La Messe en si mineur J -S.Bach Jeudi.12 juin 1ère partie Symphonie en do majeur Luigi Boccherini Requiem Gabriel Fauré 2e partie Symphonie No 7 Sibelius Finlandia “ membres aux assemblées et quelques dons.Les dames de l'ouvroir et du vestiaire, dont le dévouement est inlassable.ont confectionné et distribué bas, chaussures, sous-vêtements.chemises, habits, robes, manteaux, etc.Avec des recettes très minimes, les Soeurs de Notre-Dame du Bon- La prime sur le fromage sultat de le'nquète, présidée par le attira l'attention de la presse cana*-1-,— —~.dienne et américaine qui manifesta juge Tremblay, qui doit fixer les res ponsabilités Le ministre précise encore que I j Auditorium de Verdun, la Neuviè- son enthousiasme de façon non ; equivoque A la matinée donnée à ^ I ' A l « i ) , .r ' ' l'organisation des services féminins, dans l'effort d la gnerre det'n dans l’effort de guerre ressort des services nationaux de guerre plutôt que de la défense nationale.me Symphony, de Beethoven, fut [interprétée devant un auditoire considérable dont au moins 2000 ! enfants des écoles.Cette année en juin aura lieu ie sixième Festival en la Chapelle du Croquis de chefs Le major-général L.-R.Lailèche, D.S.O.Légion dyhonneur, sous-ministre des services nationaux de guerre Le 17 juin 1916, à Mont-Sorel.dans et.en 1920, remplace sir Hormidas le saillant d'Ypres.un soldat du Laporte comme représentant cana- "Vingt-Deux" s’aperçoit que son major, laissé pour mort la veille, respire encore Aidé de quatre de ses camarades, il transporte l'officier mourant sur un brancard, en plein champ de bataille, sous 1» feu de l'artillerie allemande, car les tranchées de communication sont inondées Le général de la division, au hasard d'une reconnaissance, voit se dérouler cet héroïque acte de sauvetage et les cinq braves reçoivent le Médaille Militaire.Ils la méritent bien.Une vie, déjà presque perdue pour la patrie, va être sauvée par miracle.Un "mort" va continuer à servir le pays avec distinction pendant de longues années encore.Cet ofTlcier qui agonisait dans une tranchée, il y a 24 ans.est aujourd’hui le major-général Léo-Rlcher I>aFlèche, grand blessé de guerre.Distinguished Service Order.Légion d'Honneur à titre militaire.vw sous-ministre des Services nationals ne peut vendre que des bières”et j11111!?de Buerre du Canada, Docteur vins à des voyageurs fou membres ! r:n„&9le!lTctes.Politiques "honoris cau-d’un clubi pendant leur repas et i ”a de .Université de Montreal, cela entre une heure après-midi et Le général LaFlèche est né en 9 heures du soir seulement”.i 1888 Après des études brillantes au limite û'âce [College Mont-Saint-Bernard de So- Larticle 15 porte de 18 à 20 ans ^*’,U enJr(\a,V seJvice ü(: ’a Banclue l'âge minimum des personnes aux- i Molson dont il est gerant de suceur-quelles des liqueurs alcooliques peu-rü?° ,a • Y I e Salnt-Pnerre.près de vent être vendues et défend la vente ! Montreal, lorsque la premiere Grande Guerre éclaté.S enrôlant en septembre 1914 comme lieutenant au 65e Régiment alors Carabinier aux personnes qui sont manifestement sous l'influence de liqueurs alcooliques.Les annonces Il est désormais défendu de représenter.au moyen d une annonce quelconque qu'une liqueur alcoolique favorise la santé ou a une valeur nutritive ou curative.Il est aussi interdit d’annoncer un breuvage alcoolique au moyen d'enseignes ou affiches, à moins qu'elles ne soient placées à l’intérieur d’un bâtiment de façon à n'être pas visibles de l'extérieur.L’artirie 31 accorde les délais suivants pour l'enlèvement des enseignes Interdites qui ont été installées avant le 29 avril, 1941 : A' A compter du vingt-neuf avril 1941, à toute enseigne ou affiche Installée après cette date ; B) A compter du premier mal 1944.à toute enseigne lumineuse visée par la’rticle 2 de la loi 21 Georges V, chapitre 31, érigée en dehors des cités et villes avant le vingt-neuf avril, 1941 ; Ci A compter du premier mai 1942, à toute autre enseigne ou affiche.Enfin, la’rticle 29 autorise la commission à émettre les nouveaux permis à partir du premier mai.Mont-Royal il suit les cours de plusieurs écoles militaires au Canada et en Angleterre avant de rejoindre le 2?.e bataillon au front, à la fin de l'hiver de 1915-1916, avec le rang de major.Il est grièvement blessé, comme on le sait, quelques mois plus tard Après avoir été une semaine sans reprendre connaissance, il passe plus d’un an dans les .hôpitaux de France, d’Angleterre et 1 „ , .„ , , du Canada avant d'être complète- r«^Jnî^Tn CllJe' ^a^nc 1 Angleterre dien-français à la Commission des achats à Ottawa.En 1925.il est l'un des fondateur: de la Légion Canadienne des anciens combattants de 1 Empire et en 1929.au congrès de Régina .1 ¦ t élu président général, succédant à sir Arthur Currie, commandant du Corps d'armée canadien à la lui de la Grande Guerre.En 1930, le gouvernement l'Invite à siéger à ia Ce ;r d'appel des pensions et il collabore à l'administration de lois dont il a demandé l'adoption.En novembre 1932.il est nommé sous-ministre de la défense nationale.A ce po-te de commande, prévoyant le rôle que le Canada va jouer, son grand souci est d'organiser.de concert avec les autorités du pays et les Industriels canadiens et étrangers, la production ici même de matériel de guerre de toute sorte : armes à feu munitions, ma- chines-outils.avions, navires et même matières premières, telle que l’aluminium spécial pour les avion-neries.C'est à nombre de ses initiatives que le Canada doit d'être aujourd'hui l'arsenal de l’Empire.Envoyé comme aviseur à la Conférence impériae de 1937, il assiste au Couronnement de Leurs Majestés et visite les champs de bataille de France.En 1938.il est promu major-général Mais le travail toujours croissant de préparer le Canada à la deuxieme Grande Guerre a raison de sa santé et.en Juillet 1939.il doit quitter son poste pour prendre un repos de quelques mois.En mars 1940, il part pour la France à titre d attaché militaire canadien.Il visite le front et la ligne Maginot et lors de l'invasion de la France, suit le Grand Quartier-Général de Weygand de pilacc en place jusqu'à ce que le général lui recommande de partir afin de ne pas tomber aux mains des Allemands.Il ment rétabli de ses blesures.Il en porte encore aujourd'hui les glorieuses balafres.Reprenant le service au pays pays, en août 1940, pour entrer en fonctions comme sous-minlstre des Services nationaux de guerre.Il s'y occupe principalement de la .1, 1,/.,• , , _ ._ , * .' *• ¦* J ' U Di Iin.i watt 1.1*.ih U» ill fîîl'îf5.e* r *1 s occupe i mobilisation des recrues pour la dé- n?IÜh- mT,1,!'i,U r,cn\cn 1 dtes.anc.cns fr-nso fl11 pays et de lo'rganisation combattant-s pour lesquels il a tou- des centrée d'entrainement Son jours continué de se dévouer.En 1918, il est promu lieutenant-colonel et dirige la démobilisation de plus de 70,000 hommes dans la province de Quuébec II est alors président.à Montréal, du comité des huttes des Chevaliers de Colomb pour les soldats, et directeur de la Khaki League.En 1919, il quitte l'armée pour devenir enquêteur de l'Ofilce du commerce de la province de Québec plus grand désir serait de voir des Jeunes recrues du Canada français, pour qui 11 se dévoue aujourd'hui .an:, compter, parvenir comme lui aux postes les plus élevés de nos forces armées et de nos grandes administrations Pour ceux qui voudront y atteindre, 11 aura toujours une main tendue dans un geste d'encouragement et d'aide la main gauche, car depuis une attaque à Conseil ont continué leur seiviceso cial en s'occupant des ramlliL nombreuses dont les revenus sont Insuttlsants.Elles ont visité un grand nombre de personnes et Kr ont procuré l'aide matérielle et rrm raie que seule la soeur de ehariti sait prodiguer.e Les dames patronesses de la n gue anti-tuberculeuse se sont oc" cupé de l'assistance maternelle en fournissant aux mères et aux enfants la nourriture, les vétnients et les médicaments appropriés ,i leur état L'organisation de l'Oeuvre dM Pains, composée de dlx-sept dames a ete très active : leur quête à domicile a rapporté en moyenne là somme de $55.00 par mois.L’Atelier de l'Enfant-Jésus contribue a rendre un peu plus Joyeuse la maison du pauvre en fabriquant pour leurs enfants des Jouets de toutes sortes qu'ils distribuent a l'occasion du Jour de l'An.Pour Noël, les Filles d’Isabelle ont organisé une soirée dont les recettes ont été appliquées à la distribution de paniers bien remplis pour nos familles Indigentes.A tous ces bienfaiteurs, monsieur le président offre un chaleureui merci.La ville continue toujours a procurer le bois à nos pauvres.Chiffres à l'appui, monsieur le maire expose l'oeuvre d'assistance publique qt* la ville est appelée a exercer auprès des familles dont les revenus sont Insuffisants dans les cas de chômage temporaire et d'admission dans les hôpitaux.Elle a d'i verser la somme de $21,702.00 au cours & l'année 1940.Monsieur le curé termine eettç séance en remerciant Dieu de susciter des âmes charitables qui.sam bruit et sans recherche de publicité font un excellent travail de secours matériel et surtout moral auprès des déshérités de la vie.Il recommande la discrétion, la sympathie et le dévouement auprès des pauvres.I! demande a tous d’y apporter du tact en aidant le miséreux a sortir de son état pour trouver de l’i mplol et reprendre sa place normale dam la société.J.-Ant.LESSARD, secrétaire.Profits de $189,646 de la Dominion Rubber Pour 1940.Il se compare avec ur, (tefieit de $163,728 en 1939.Assemblée annuelle La Dominion Rubber et les filiales ont réalisé en 1940 un bénéfice ne: de $189.646 ; l'exercice precedent il y avait eu un déficit de $163.728.Les disponibilités sont de $6,686768 et les exigibilités de $1.615,583 ce qui donne un fonds de roulement de $5.068.180 comparé a $4 507,108 à la fin de 1939 Le compte de déficit a été rédrn: de $532.019 à $342.373 MM Eric Burkman et Arthur Sur-kamp.de la U S Rubber Company New York, ont été appelés au con-1 seil d'administration de la compa-j gnie pour remplacer MM Ross-H 1 McMaster, de Montréal, et E.-W \ Nesbitt de Woodstock, qui ont deLe montant de la prime sera versé i missionin' à l'assemblée générale>s souscripteurs sont priés de 1 à l'acheteur, en plus du prix courant ! actionnaires s'adresser SUITE 335.HOTEL (du marché, et remboursé par le mi- Les comptes ont été adoptés clés WINDSOR.Tél.BElair 2238.1 nistère de l'agriculture, contre ré- autres membres du conseil d'adnü- D—S2.0C ou 4 places pour S 5.00 i clamation dûment signée par l'a- nistration réélus.C—S3.00 ou 4 places pour 7.00 jeheteur et accompagnée des feuilles i B—S4.00 ou 4 places pour 10.00 d'envoi des expéditeurs A—S5.00 ou 4 places pour 13.00 Nul ne pourra, directement ou in- directement, réclamer quelque prime que ce soit, si son produit n'a été dûment classifié et vendu lie fabricant devra faire accompagner chacun de ses envois d une ! feuille spécialement fournie par le ' ministère de l’agriculture à cette fin, indiquant la date de fabrication, le numéro du bassin et le poids de ! Mardi, 17 juin Le Rêve de Géronte Edward Elgar j Elle sera payée sur les produits fabriqués à partir du 1er niai Jeudi.19 juin 1ère mrtie M.Adrien Morin, sous-ministre- Svmnhonie No 35 en ré maieur adjoint de l'agriculture, a annoncé ojmpnonie rso jd en rc majeur que la prime spéclaie de deux sous.Divertimento No 2 en ré maieur" ila Iivre- sera Pa>'ée sllr tout le fro-uiverumento xo z en re majeur lmage classé de 92 et plus fa_ Ave Verum •• ‘ briqué à partir du 1er mai.M.Morin explique que le ministère provincial de l'agriculture traitera directement avec les acheteurs 2e partie Symphonie en do majeur.Opus 41, (Jupiteri Choeur final de la Messe en do mineur Mozart plutôt qu'avec les fromagers ou leurs i patrons.On sait que le gouvernement votera prochainement à cet ! effet une somme de $500.000 A—Membres Associés 2 places pour chaque concert 25.00 Une réduction est accordée seulement si on souscrit à une série complète.Les places seront attribuées au fur et à mesure des inscriptions Aucun remboursement ne sera autorisé.Toute souscription acceptée est soumise aux droits réservés par la Société, de changer les dates ou lieux des concerts, les programmes ou la distribution par suite de tout empêchement de force majeure.Excursions A PRIX REDUITS à tous les endroits de L’OUEST CANADIEN DEPARTS : Tous les jours du 17 au 28 mai I.IMITE I)E RETOUR : 15 jours.chacune des meules correspondait tes au bassin.Le poids reconnu sera celui ac cepté par le poseur officiel de l'a- BILLKTS VALABLES POUR VOYAGER DANS VOIT! RES ORDINAIRES cheteur.La prime ne s'appliquera Des billets d'excursion, valables dans qu'au fromage fabriqué à partir du wagons-touristes, wagons-salons ù 1er mai 1941 Au Canada cette semaine Partout au Canada, cette semaine, on forme des comités représentatifs de la finance, des affaires et du grand public pour établir les pians généraux du plus important emprunt de guerre de toute l'histoire de notre pays.Le 12 juin prochain, et un mois durant, le oublie canadien sera invité à prêter au gouvernement un demi-million de dollars [Jour ia jjoursuite de la guerre.Ce sera la plus imposante et la plus complète de toutes les organisations jamais formées au pays.Cette campagne, dans le Québec, sera dirigée par des Canadiens français, avec l'appui de groupes et d'auxiliaires C-F.La presse hebdomadaire publiera plusieurs réclames explicatives, invitant le public a souscrire, par économie et par patriotisme.• • • La poursuite de la guerre impose des charges onéreuses au pays qui s’y engage : cependant le Canada, qui s’en sert pour défendre ses libertés et celles du reste du monde, jouit encore et toujours de cette liberté de parole et d'action, en autant qu’elles n’interviennent pas trop directement avec l'effort de guerre et l'unité du pays Ainsi certains journaux de la presse canadienne ne sont pas en toute sympathie avec le gouvernement sur le sujet de la guerre.S’ils se publiaient en Allemagne ou en Italie ou en Russie, ils auraient tôt fait de cesser d'exister.Et le Canada continue de les tolérer ; on les lit, ils sortent tous les numéros qu'ils veulent, pourvu qu’ils se tiennent en deçà de certaines limites Imposées par la sécurité nationale.Malgré leurs torts et leurs dangers, Ils symbolisent la liberté que tous nous défendons à notre manière.• • • I-es électeurs du Manitoba sont allés aux urnes, la semaine dernière, i wagons-lits peuvent aussi être obtenus sur paiement d’un léger supplément, en plus du tarif pour pU« de wagon-salon ou wagon-lits.I ROUTES — Billets valables via Port Arthur, Ont.Chicago.Dl ju Saui: Sainte-Marie, mais par la même route et la même ligne dans les deux directions.ARRETS EN ROUTE permis à tou! endroit au Canada, au cours de l’aller ou du retour, ou dans les deux cas, en dedans de la limite du billet, sur demande au Con- | ducteur .aussi a Chicago, DL Sault Sainte-Marie.Mich.et a l'ouest, suivant les tarifs des chemins de fer aux Etats-Unis.Renseignements complets des agents du droite n'est plus ce qu'elle était à Sorel, dans sa Jeunesse, alors qu'il Jouait avec ses camarades dans la , „ .„ • - cour du collège Mont-Salnt-Ber- Mont-Sorel, 11 y a 24 ans, sa main'nard.et ont réélu ce qu'Us appellent un gouvernement de coalition : libé- ral-professif, sous la tutelle de John Bracken, premier ministre.I^es candidats du Crédit Social qui ont tenté une invasion pacifique venant de l'Alberta se sont fait éliminer presque complètement.Les C.C.F., pour leur part, ont perdu presque toute leur représentation auprès du gouvernement.Les gens de l'Ouest, tout autant que ceux de l'Est du pays, se sont rendu compte de l'utopie de ces mouvements.On ne saurait se payer en aucun temps le luxe de risquer un gouvernement qui promet d'accumuler ou de répudier les dettes, sans construire un système pratique de vie, de finance et d'échanges.m m m Les adeptes du Crédit Social dans la province de Québec cherchent quand même à gagner du terrain et "Bible Bill" Aberhart, leur grand chef au pays, trouve que le progrès est Impossible dans notre province où l'on croit encore à la valeur du travail, de l’économie et du profit légitime, provenant d'une entreprise sérieuse et honnête.On a bien formé des cellules iri et là, mais on s’aperçoit que les présences et l'enthousiasme baissent après les deux ou trois premières visites, Depuis la disparition, fictive ou réelle, du parti conservateur dans la province de Québec, il semble certain que l'opposition doive se limiter aux mouvements libéraux et soi-disant d'union nationale, sous la direction respective des honorables Godbout et Duplessis.e.a.__ .-^M^SOCCOCCCeCCCCCOCOOCCCCOKCCOCCeOÔ&OCCCOO®*®^ Avez-vous lu Ecrivez Maintenant, Afin d'obtenir une estimation, envoyez lr» dimensions du faîte et des c.laceront.Absolument étanche, à l'épreuve t des intempéries.Ké- ' duit les risques d'incendie.La toiture et le lambris métalliques TITR* LAI* sont disponibles dans la célébré marque "Council Standard" avec garantie de 2$ «ns aussi bien que dans la marque Superior, jauges 28 .^’un- feuilles de 6, 7, H, 9 et 10 pieJ* 60 L’histoire de Saint-Jérôme par l’abbé ELIE-Jf.AUCLAIIt En vente à $1.00 (prix régulier $1.50) à Imprimerie J.-H.-A.LABELLE Limitée EDITEURS , 303, ave PARENT Téléphone 12 SAINT-JER0M- 'iSC®®ooocccoooccoo9oooooco5co
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