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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 16 mai 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1941-05-16, Collections de BAnQ.

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CHE NI FR SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE ' i W 1897-1941 EXISTANT DEPUIS QUARANTE-QUATRE ANS 1897-1941 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme QUARANTE-CINQUIEME ANNEE.NUMERO 20 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LABELLE LE VENDREDI, 16 MAI 1941 REFORMES QUI S’IMPOSENT L’instruction publique (Suite et tin) (1 ) Le gouvernement provincial actuel qui s'est penché sur la paysannerie, n'oubliera pas, nous en avons la conviction, de la faire bénéficier des réformes qu'il préconise et qu'il a déjà commencé à réaliser dans le domaine de l'instruction publique.Si nous voulons une paysannerie robuste et virile, laborieuse, satisfaite de son sort et (1ère de son rôle dans la ociété, nous devons d'abord l'enraciner au sillon, l'inféoder à l'humus, lu traiter comine un membre indispensable de la société et lui procurer les instruments nécessaires à l'accomplissement de son travail qui doit toujours tendre à la perfection, et à l'amour de sa condition sociale.Une terre et un cheptel ne suffisent pas jxnir atteindre cet idéal quoi qu'en pense notre ami Valdombre, si foncièrement paysan.Il faut de plus, à l'agriculteur, un degré d'instruction proportionné à ses besoins et à sa condition d'être humain.Au cours du débat sur l'instruction publique a l'Assemblée législative, l'honorable Cléophas Bastien, qui a pulsé son expérience dans l’exercice de son ancienne profession d'instituteur, a exprimé sur le problème de la petite école du rang des opinions auxquelles le législateur devra donner suite, un jour.U- députe de Bcrlhier a surtout aborde la centralisation des écoles rurales, mais il a également touché à d'autres aspects de l'enseignement rural.“Nous avons peu d’institutrices de carrière, a-t-il remarqué, parce que nous ne les payons pas suffisamment.Voici les salaires ries institutrices dans les différentes provinces, par année : Ontario, $600 : Manitoba, $500 : Saskatchewan, $450 ; lie du Prince-Edouard, $425 ; Nouveau-Brunsw ick, $420 ; Québec, $297."Nos jeunes lilies ne peuvent être attirées par de tels salaires.Elles doivent diriger des écoles do 45 à 50 élèves des deux sexes.Elles doivent enseigner a plusieurs classes différentes, puisque l’on va jusqu'à la 7e année dans nos écoles rurales.Comment donner un enseignement fructueux dans de telles conditions ?“Conséquences malheureuses de ce système : les élèves, particulièrement les garçons, quittent l'école très jeunes, travaillent sur la ferme de leurs parents ou gagnent la ville où ils ne peuvent chercher que des emplois secondaires.” Les mêmes remarques s’appliquent à l'enseignement rural protestant, comme le révèle le rapport de 368 pages du comité de l’enquête conduite en 1938 sur le système scolaire protestant dans les écoles primaires de la province, sous la direction de M W.-A.-F.Hepburn, directeur de l’enseignement en Ecosse.Ce rapport constitue une mine où nos spécialistes et nos pédagogues devraient puiser de précieux renseignements en vue des réformes qui s'imposent.Et M.Bastien de conclure qu'un inventaire semblable devient de plus en plus urgent dans notre enseignement.“Nous devrions, a-t-il proposé, nommer un comité de nos meilleurs spécialistes dans l'enseignement, religieux et laïques, qui s'adjoindraient des pédagogues dont la réputation en impose à la population.Ce comité enquêterait sur les déficiences de notre enseignement et préparerait l’opinion publique à la CENTRALISATION de nos petites écoles de rang.” "L'idée semblerait nouvelle et rencontrerait des obstacles au début, a poursuivi le ministre, mais, chez les protestants, elle a fait beaucoup! de progrès depuis le début du siècle.Les protestants ont discuté le principe dès 1902.En 1904, on a adressé un questionnaire aux inspecteurs, et le résultat a été que l'on a recommandé la centralisation de 160 écoles.Elles ont été centralisées depuis.“Des changements ont été fait à la loi scolaire pour assurer cette centralisation.Il a fallu organiser le transport des élèves.L’élément protestant a aussi obtenu des octrois pour la construction de High Schools."la Chambre sera intéressée de savoir ce que le système de centra-lisatinn a donné en Alberta et en Angleterre.En 1936, l’Alberta avait 3,731 arrondissements scolaires, 5,815 classes et 113,000 commissaires d'écoles.A la même époque, l'Angleterre n'avait que 317 commissaires locaux qui suffisaient à assurer les sendees scolaires d'un peuple de 50 millions.L'Alberta adopta la centralisation en 1936.Cinq ans plus tard, on compte 48 grandes unités ou grandes commissions scolaires, couvrant 3,204 arrondissements.la grande unité est administrée par une commission de 3 à 5 membres."En 1913, le gouvernement de Québec a commencé à donner des octrois pour le lrans|>ort des élèves.Au début, la centralisation a rencontre des difficultés chez les protestants de notre province.Présentement.on transporte chaque jour 4,500 élèves aux écoles centralisées, où les élèves anglo-protestants peuvent ctmlier tout le programme enseigné dans les High Schools."b* système des écoles centralisées existe dans toutes les autres provinces du Dominion, même celles qui ont un 'climat aussi rigoureux •lue le notre.L’Angleterre a adopté ce système en 1902.l'Ecosse en 1919.l-n France a aussi ses écoles centralisées."l'n inspecteur d’écoles qui a 25 ans d’expérience me disait que la centralisation permettrait un classement plus rationnel et donnerait une formation plus soignée à chaque enfant."la tâche de l'institutrice et celle de l'inspecteur seront plus faciles.L’expérience mérite d'être tentée.Une paroisse pour commencer.Ia>s Protestants ont réussi.Aux Etats-Unis, c'est l’école en honneur." La précision de ccs chiffres impose le silence et engage à l'action ! * * + MM.Perrier et Bastien, de même que leurs collègues qui ont pris Part au débat, ont manifesté un Intérêt égal à l'Instruction des popula-bûns agricole et ouvrière qu'à celle de l’élite, et ont démontré 1 urgence d Introduire dans l'une et l’autre des réformes dont 1 adoption trop ,0ngtemps retardée et trop souvent différée a gravement entravé et entrave encore notre développement intellectuel et économique.Avec son réalisme et son esprit de suite habituels.M.Perriei a légiféré d'une façon pratique sur l'enseignement technique.En coordonnant les écoles professionnelles, il assure aux ouvriers de tous les âges qui se forment dans ces Institutions en vue de devenir des technics compétents, un enseignement sérieux susceptible de leur donner nn entrainement adéquat pour répondre avec efficacité et diligence à notre formidable programme d'armement, et pour affronter avec moins de -s le périlleux problème d'après-guerre.Guillaume FREDERIC L'Avenir du Nord rli'« •) fl 9 mai 1941 — .volontaire.Une fois de '•firmer mon opinion, fréquemment donnée, "hninistration ne proposera jamais une mesur Pour service oulrc-mcr." , ;ccc*sccociooiooe>soaoooeooooooooooooe«coooc«®ococco'.Pas de conscription Une déclaration formelle du ministre de la défense nationale Lundi dernier, au cours débat sur le budget à la Chambre des communes, les conservateurs ont_ de nouveau réclamé la conscription.Le gouvernement King a nettement refusé, une fois de plus, de se rendre à leur demande et a été appuyé par tous les libéraux C'est l'honorable Ralston, ministre do la défense nationale, qui, cette fois, a parlé au nom du gouvernement L'honorable Herbert Bruce, conservateur en vue, ayant demandé un enrôlement obligatoire pour le ser-' vice militaire outre-mer, s'est attiré une vive riposte de l'honorable Ralston.Le ministre a accusé M Bruce d'attenter à l'unité nationale.Il précisa que le député de Toronto n'aurait pu choisir plus mal son heure pour réclamer la conscription, au lendemain du lancement de la campagne en vue d'assurer le recrutement do 32,000 volontaires pour l'armée active.Vigoureusement et sans ambages, le ministre de la défense nationale a de nouveau remis les choses au point en ce qui concerne l'enrôlement volontaire pour service outremer Tel est le système adopté au Canada.et qui n'est pas différend de celui que suivent l'Australie.l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande II trouve étrange que M.Bruce suggère un autre moyen et réclame la conscription.Nous sommes entrés en guerre comme un jjeuple uni, a dit M.Ralston.En octobre 1939, la seule province du Dominion qui ait été appelée à voter sur notre participation à la guerre l'approuva d’emblée.Depuis lors, cette province, à l'égal des autres provinces du Dominion.appuie franchement notre effort de guerre.La loi de mobilisation fut approuvée par ce Parlement.Toutes les provinces du Dominion — y compris la province de Québec — approuvèrent le plan de trente jours d'entrainement obligatoire pour service au Canada.Tou- tes les provinces du Dominion approuvèrent ensuite le plan d'entrainement obligatoire de quatre mois.Je puis ajouter, note délibérément ; M.Ralston, que l’excédent des jeunes gens dans les camps est plus (marqué peut-être dans Québec que (dans aucune autre province.Et |l'accueil de tout le pays ne fut pas (différent, quand fut annoncé récemment la décision d’utiliser, pour ! la défense des côtes ou d'autre service au Canada, les jeunes gens qui Isont actuellement dans les camps d'entrainement”.• • • Le discours du ministre de la défense nationale est une nouvelle affirmation de la politique du gouvernement libéral.Mais, les conservateurs n’en cesseront pas moins de parler de conscription.les uns, les tories, pour la réclamer ; les autres, les conservateurs de la province de Québec, pour nous en menace: chaque semaine.Ces derniers sont plus partisans et plus hypocrites que les premiers C’est ce qui ressort trop évidemment de l'attitude de certains journaux bleus, ou soi-disant "indépendants", qui ne cessent d'afflmer que la conscription pour service outre-mer va être décrétée d'un jour à l'autre.Quelques-uns, même, poussent l'effronterie jusqu'à dire qu'une telle conscription est en vigueur.Cette presse fait Injure à ses lecteurs.Mais, ces feuilles conservatrices, ouvertes ou hypocrites, sont tellement désappointées et irritées de voir le gouvernement King-Lapoin-te rester fidèle à ses promesses et organiser la défense nationale tout en refusant d'imposer la conscription pour le service outre-mer ! L'attitude de leurs amis et alliés, les tories, dit bien haut avec quelle fermeté le gouvernement King maintient sa politique militaire basée sur l'enrôlement volontaire pour service en dehors du Canada.Le Franc L’emprunt de la victoire Grand ralliement à Varèna de Saint-Jérôme, le 28 mai ORATEURS DISTINGUES Les travaux préliminaires de la campagne de souscription à l'Emprunt de la Victoire 1941 seront clôturés, le mercredi 28 mai, par une grande assemblée qui sera tenue à l’aréna de Saint-Jérôme.Dès aujourd'hui, nous pouvons annoncer que l’honorable Esioff Patenaude, ancien lieutenant-gouverneur de la province, et l’honorable Thibaudeau Rinfret, juge de la Cour suprême, en seront les invités d'honneur.Ils ont accepté avec plaisir et bienveillance l’invitation qui leur en a été faite.Ils seront présentés par l'honorable Jules-Edouard Prévost, sénateur.Nous croyons savoir que parmi ceux qui adresseront la parole à cette réunion, outre les honorables Patenaude, Rinfret et Prévost, seront M.le maire Alfred Cherrier, MM.Jean-Paul Rolland, Camille-L.de Martigny, Meno Uppcrt et Mgr Bazinet, curé de Sainte-Agathe.Nous aurons probablement le plaisir d'entendre d'autres orateurs, dont les noms seront annoncés plus tard Ce Ralliement promet d’ores et J.-C.Clavel et M.l'abbé Labonté.curé.SAINT-JANVIER : M.le notaire Marc Vermette.M.le maire Gladu et M.l'abbé Couture, curé.SAINT-SAUVEUR ET PIEDMONT : M.l'abbé A.Ethier, curé, Dr J.-O.Lapointe.M.Bélanger et M.Laber-ge.SAINTE-ANNE DES PLAINES : MM.Zenon Guénette, Isidore Clément.Firmin Guénette.Henri Simard, Victor Borduas et Rodrigue Guénette.• • • L'histoire se répète Il est curieux de constater que plusieurs personnes intéressées à l'Emprunt do la Victoire 1911 ont pris une part active, durant la première Grande Guerre, aux campagnes des Emprunts de la Victoire de 1917,1918 et .1919.Pour ne citer qu'un exemple, nous lisons dans “L'AVENIR DU NORD" du 22 novembre 1918 que lors d'une assemblée tenue à Saint-Jérôme le 15 novembre de cette même année, les orateurs furent “M.Jules- déjà de remporter un succès magni- Edouard Prévost, député, MM.Thi- baudeau Rinfret.avocat, et Charles-Edouard Marchand, avocat”, outre M.Henri Rolland, alors organisateur de l’emprunt dans le comté, (M.Henri Rolland est l'oncle de M.Jean-Paul Rolland, président du comité central de la présente campagne), son honneur le maire Fournier et M J.-V.Léonard, notaire.L'histoire se répète.tique et sans précédent.* * • L’organisation va bon train Le comité des citoyens pour le comté de Terrebonne est à se constituer.Me Charles-Edouard Marchand, C.R.et le sénateur Jules-Edouard Prévost, de Saint-Jérôme, ont accepté d'agir comme presidents conjoints de ce comité.II est question que tous les présidents des *- wurtéuipyice apt4ivée comités locaux en fassent partie.L,a mystérieuse arrivée Nous donnons, ci-après, la com- ‘ position des différents comités locaux déjà formés : SAINTE-AGATIIE : Présidents : MM.H.-D.Jack et G.Vanier ; Vice-président : M E.Forget ; Secrétaire : M.G.Liboiron ; Comité de publicité : M.J.-P.Rio-pelle ; Comité des citoyens : Mgr Bazinet, l’honorable D.Raymond, sénateur, le colonel G.Hanson et M.Noé Timmins.SAINTE-THERESE : Présidents : MM.A.-P.Willis cl J.-B.Waddell ; Vice-présidents : Dr G.-O.Comtois et M.C.-F Bouthillicr ; Secrétaire : Me Paul Laro.se ; Comité des citoyens : Rév.curé Lacroix.Rév.E.-A.Martineau, MM.G.-F.Donaldson, A.-E.Carth, Rév.Hampson, M.Gordon McLennan, Dr C Lamarche, MM.G.-E.Filiatrault.n.p„ J.-L.Blanchard, n.p.Anatole Décurie et W.-F.Mueklaier.SAINTE-ADELE, SAINTE-MARGUERITE ET MONT-ROLLAND : Présidents : MM.Olivier Rolland, de Mont-Rolland, et C.-M.Black, de Sainte-Marguerite ; Vice-president : M.Claude-Henri Grignon, de Sainte-Adèle ; Secrétaire : M J.-H.Lavigne, de Sainte-Marguerite.NEW-GLASGOW' ET SAINTE-SOPHIE : MM J -P GrllTln, II.-C.Hamilton.en Angleterre de Rudolf Hess LE LIEUTENANT DE HITLER La fantastique arrivée en Angleterre de Rudolf Hess se classe au premier rang des trois grands mystères que la guerre a produits jusqu'ici.Les deux autres sont la tentative d’assassiner Hitler avec une bombe à Munich et l'étrange enlèvement de deux agents secrets britanniques à la ville-frontière hollandaise de Venlo par la Gestapo nazie.Une des rumeurs les plus répandues sur l'arrivée de Hess est qu'il apportait des offres de paix de “quelque personnage" en Allemagne.Ce qui rend l'affaire Hess encore plus mystérieuse c’est que depuis des années le lieutenant d'Hitler a la direction du parti nazi, est considéré comme le plus intime et le plus estimé des rares amis du Führer.Il était un des plus formes partisans du régime hitlérien.Ce fut Hess qui proposa Hitler comme Führer en 1921, alors que le parti nazi naissant menaçait de se diviser et qu'Hltler n'était qu'un des cinq ou six meilleurs orateurs politiques du groupe.On n'a jamais douté que Hess sympathisait avec tout ce qu'Hltler faisait.Rudolf Hess, l'homme aux sourdis épais, qui était l’héritier No 2 du royaume nazi, est descendu en La situation internationale (Par la British United Press) A l'extrémité sud du golfe Persi-que, il y a quelques petites iles qui forment l’archipel de Bahreïn.Cet archipel n’est pas bien grand, il compte tout au plus 270 milles carrés mais il est très important au point de vue économique.En effet, sur ces iles, qui sont sous mandat britannique, des ingénieurs américains ont érigés des puits d'huile qui produisent annuellement 8,000 barils de pétrole brut dont la plus grande partie est destinée à la Grande-Bretagne.Cette semaine encore les destroyers britanniques iront à l'archipel Bahrein se ravitailler en mazout et ils continueront de le faire tant que l'Axe n’aura pas tout conquis le Moyen-Orient.L'offensive allemande dans cette région parait de plus en plus probable.D'un autre côté, il faut noter l'attitude de plus en plus belliqueuse des Etats-Unis à l'égard des partenaires de l'Axe.Le président Roosevelt déclarait dernièrement : “Nous nous sommes déjà battus pour la liberté de la démocratie.Nous sommes prêts à combattre encore pour son existence”.De plus, le secrétaire de la guerre, M.Stimson, dans une allocution, radiodiffusée de Washington, a demandé que les navires de guerre des Etats-Unis assurent la sécurité des vaisseaux qui transportent des vivres et du matériel de guerre américain à la Grande-Bretagne.D’autres membres du gouvernement ont fait des déclarations analogues.A cela Adolf Hitler a répondu .“Tous les navires qui aideront au ravitaillement de la Grande-Bretagne seront coulés lorsqu’ils viendront à portée des torpilles allemandes”.Comme un défi aux menaces de l'Axe, vingt-sept navires américains se rendront bientôt des Etats-Unis aux ports de la mer Rouge avec des cargaisons destinées aux Britanniques.LE FRONT DE LA MANCHE La Royal Air Force a effectué récemment des raids puissants contre l'Allemagne.Les ports de Brème et d'Hambourg ont été particulièrement atteints par des super-bom-bcs britanniques au cours de ces raids auxquels participèrent plusieurs centaines d’avions.Berlin et d'autres villes allemandes furent aussi attaquées par ces escadrilles dont certaines se rendirent même jusqu'en Pologne.Par cette action, les Britanniques ripostaient aux féroces raids aériens des Allemands sur Londres, Plymouth, Liverpool et Hull.La semaine dernière, l'Amirauté britannique a fait connaître que 488.000 tonnes de navires ont été coulés par l'ennemi au cours du mois d'avril.C'est moins que ce que l'on prévoyait.Ce chiffre est à peu près égal à la moitié de celui des pertes maritimes britanniques au cours du pire mois de l’offensive sous-marine allemande en 1917.Néanmoins, l’Amirauté admet que le danger est grand car ies pertes dépassent la production des chantiers maritimes et la Grande-Bretagne a un besoin de plus en plus pressant de navires pour assurer son ravitaillement en denrées et en matériel de guerre.LE FRONT DE LA MEDITERRANEE On ne signale aucun mouvement de l'Allemagne dans cette région.Les Allemands ne sont pas encore allés au secours de leurs alliés irakiens dont la révolte semble avoir été prématurée.Cependant, au point de vue militaire le calme plat pressage toujours une offensive importante car si l'ennemi est en répit c'est qu’il fait des préparatifs.Les Britanniques paraissent actuellement avoir la situation sous contrôle mais ils ne jurent de rien et prévoient qu'un violent combat peut s'engager bientôt si les troupes ita-lo-allemandes se rendent en Irak.La bataille sera pour la possession des champs pétrolifères irakiens.Ces puits de pétrole sont utiles mais ils ne sont pas essentiels au ravitaillement britannique, leur possession est peut-être absolument nécessaire aux puissances de l’Axe.Il est de plus en plus certain que l'Allemagne n'attaquera pas la Turquie dont la politique est maintenant nettement orientée vers la collaboration avec l'Axe.L'offensive allemande se produira plutôt par mer que par terre.Certains sont d'opinion que l'Allemagne utilisera les iles de la mer Egée et de la mer Méditerranée orientale comme d'autant de marches pour faire parvenir scs troupes dans le Moyen-Orient.Certains vont jusqu’à dire que la France permettra à l'Allemagne d'utiliser la Syrie comme base d’opérations dans cette partie du monde.Par monts et par vaux à la suite du ROI DU ]\ORD Par CECILE PREVOST-LAMARRE parachute d'un avion militaire dont il s'était emparé au mépris des ordres du Führer qui lui interdisait de voler.Hess représente donc une prise extraordinaire, dépassant les espoirs les plus effrénés de nombre de Britanniques.On annonce que le premier ministre de Grande-Bretagne.M.Winston Churchill, fera'une déclaration, à la Chambre des communes, sur l’extraordinaire envolée de Rudolf Hess en Ecosse.On s'attend à ce que M Churchill commente brièvement les déclarations de Hess, tout en indiquant le degré d'importance que le gouvernement anglais entend attacher à ses propos.XIV (1) Quelques anecdotes Le Roi du Nord était un causeur abondant, sachant s'adapter à toutes les circonstances, à tous les auditoires.Il pouvait improviser un discours à l'emporte pièce, subjuguer des foules enthousiastes par son patriotisme, convaincre des paysans de la nécessité de s'adonner à la culture par des méthodes plus économiques et plus modernes, et prononcer un sermon d'une remarquable lucidité et d’une irréprochable orthodoxie, grâce à ses connaissances approfondies de la doctrine chrétienne.Il était le véritable type du prêtre-pionnier, vrai créateur de vertus morales et sociales.Selon M.le chanoine Sylvio Corbeii.ancien directeur du grand séminaire d'Ottawa : “le curé Labelle était le type du prêtre catholique qui, sans négliger le spirituel, s’intéresse au bien-être temporel des fidèles ; ce type est d'antique et bonne tradition, et la France, en particulier, l’a connu et l'a béni ce prêtre colonisateur.Le beau livre de Montalem-bert : LES MOINES D’OCCIDENT, l'établit à lui seul.Et, nous aussi, ce type sacerdotal, nous l’avons pu connaître et bénir en la personne du curé Labelle.Par son labeur, comme par son génie, notre ROI DU NORD s'est montré vraiment de la famille de ces moines et de ces évéques qui ont autrefois défriché la Gaule et multiplié les hameaux, d'où sont nées les plus belles villes de France !.” Mais à toutes ces qualités diverses d’orateur sacré ou populaire, s'ajoutait une verve intarissable pour l’anecdote gaie, l'humour, la taquinerie, les bons mots, qui faisait de l'apôtre du Nord le type le plus original et le plus amusant à fréquenter dans l’intimité d’une conversation entre amis.Ses distractions sont légendaires : ainsi, i on raconte que lorsqu’il officiait à une cérémonie religieuse il était tout transfiguré par la piété et la beauté de son rôle de représentant du Christ à l’autel : mais il appert que.parfois, son extase mystique se changeait en rictus d’impatience, voire de colère.C’est qu’à ce moment précis, il était loin du drame sacré du Saint Sacrifice, et que soudainement il venait d’entrevoir un autre drame, humain, celui-là : ses chers colons aux prises avec le cupide marchand de bois qui les dépouillait ; ou biien.quelque ministre à Québec qui lui barrait la route dans ses projets de colonisation.Ses traits se crispaient pour un moment ; puis, avec sa magnanimité coutumière, il avait sans doute déjà pardonné, car sa belle figure reprenait sa sérénité évangélique.Au confessionnal, ses distractions habituelles l'assaillaient au point que.maintes fois, il donna comme pénitence à de braves paysannes la tâche ardue de : faire un chemin de fer ! au lieu du chemin de la croix.Un colon était à son bureau, au presbytère de Saint-Jérôme, un matin, à l'heure du dépouillement du volumineux courrier que recevait le curé Labelle.Confortablement assis sur une chaise en paille, le pot à tabac à sa disposition, notre homme était “heureux comme un prince” de l'accueil chaleureux que venait de lui faire SON CURE ; et il attendait béatement que la conversation s'engageât.Soudain, en brandissant une lettre aux armes du premier ministre de la province, le curé Labelle bondit de sa chaise, éclate en colère ; tout craque sous son poids, les cloisons et le plancher.Et.s'approchant du pauvre colon apeuré, les poings levés vers lui, le curé Labelle crie de sa voix de stentor : "Toi, mon Boucherville, toi, petit premier ministre, va ! Tu refuses du pain à mes colons! Ah! Nous allons voir ça !.’ Inutile de dire que le colon désemparé ne cherchait qu’à fuir.Mais le curé se ressaisit et, prenant le brave paysan par l'épaule, le fit se rasseoir, alluma une pipe et se mit à lui parler du sujet qui le concernait.Dans son recueil de souvenirs, intitulé : AU SOIR DE LA VIE, le sénateur L.-O.David nous a raconté qu'un jour le curé Labelle voulait inviter ses paroissiens, pendant le carême, à suivre les exercices du chemin de la croix ; alors il leur dit du haut de ia chaire : "Vendredi-Saint, nous ferons ensemble nos stations de chemin de fer." Et, une autre fois, le curé de Saint-Jérôme avait été invité à diner au populaire restaurant de madame Dupcrouzel.Côte Saint-Lambert , à Montréal, par le député de Beauharnois, M.Borgeron.Mais citons plutôt, M.David : ‘".Le curé Labelle se mit à table avec son hôte et commença à manger et à parler sans interruption.Ils avaient mange copieusement et pris quelques verres de bon (1) Voir l’Avenir du Nord des 14, 21, 28 février, 7, 14, 21, 28 mars, 4, 11, 1^, 25 avril, 2 et 9 mal 1941 vin, lorsque de nouveaux clients entrèrent, s'assirent à la même table et se firent apporter divers plats.Le curé, tout en parlant, les regardait manger.Soudain, s’adressant à la jeune fille qui les servait, 11 dit : “Allons, la petite fille, pourquoi ne m'apportes-tu pas à dîner.J’ai faim moi aussi.” La jeune servante n’osait lui refuser et lui dire qu’il avait déjà mangé, quand M.Bergeron, souriant, lui fit un signe qu'elle comprit.Elle revint bientôt avec un plat chargé de bons mets, et le curé recommença son repas, en continuant à parler, au grand amusement de ceux qui étaient là.” Voici un autre fait typique des originalités qui rendirent le nom de l’apôtre de la colonisation quasi légendaire : Lorsqu’il venait à Montréal.le curé Labelle se retirait à l'ancien HOTEL DE LA PLACE JACQUES-CARTIER.Un jour qu'il s'attardait à discuter avec des amis dans le hall de l’hôtel, il constata soudainement que c’était l’heure de son train pour Saint-Jérôme.Il partit à toute vitesse, suivi par ses amis éberlués.A la porte, une voiture toute attelée attendait son propriétaire.— "A qui ce BOGHEI ?” demande le gros curé.— “C’est à monsieur un tel", de répondre le chasseur.— “Eh bien ! dites-lui de venir le chercher au dépôt.” répond le curé, et il saute dans la voiture, fouettant le cheval qui partit à toute allure, pour arriver à la gare Dalhousie, rue Notre-Dame, avant le départ de son train.Lors de son premier voyage à Paris, en 1885, le curé Labelle ayant rencontré des amis du Canada, Us l’invitèrent à diner et le persuadèrent qu’il se devait de les accompagner au café-concert.Le curé, bon copain, accepta.Mais, une fois dans la salle, une fois qu’il eut vu le spectacle des danseuses en tutu, il grogna : — “Qu’est-ce qu’elles ont à tourbillonner comme ça?Ah! les pauvres filles va ! Restez-là vous autres si ça vous amuse ?Moi je vais vous attendre en dehors d'ici, en lisant mon bréviaire.Les femmes du Canada ont mieux à faire : elles nous donnent des petits Canadiens ! ." Au cours de ce même voyage en France, le curé Labelle donna plusieurs conférences.A l’une d’elles, il avait averti le public que chacun pourrait lui poser des questions, une fois sa causerie terminée.Et notre grand homme, jamais pris au dépourvu, sut répondre à tous, même à un petit français gringalet, sans barbe au menton, qui crut l'embêter en demandant : — “Pensez- vous, monsieur le curé, que votre p^ys du Canada, dont on dit le climat si froid et si rude, puisse jamais nourrir une population bien dense ?" — "Mais, mon ami, riposta le colossal curé, n’imaginez-vous pas qu'un pays qui produit des hommes comme moi (333 livres ! ), peut sans difficulté nourrir des aigrefins comme vous ?.” On dit que le petit homme qui avait de l'esprit, s'amusa beaucoup de la boutade et qu’il en rit avec tout l’auditoire.A un autre qui l’interrogeait sur la vaste étendue du Canada, le curé Labelle trouva cette réponse savoureuse : — “Rien que dans un de nos lacs de lac Supérieure tout probablement).on peut mettre la France et encore on serait à l'aise pour nager tout autour !” Un journaliste français qui signe : Cartier, rap- porte que : "Sa popularité en fait une sorte de roi du Canada français; mais il y a cependant un petit clan — celui-là même qui devait le plus s'applaudir du lustre qu'il donne à l’Eglise — où il porte ombrage.— "Alors, c’est comme une sorte d'ultramontais, lui dis-je ?Mais le retors prélat-ministre ne voulant pas concéder ie mot, me répondit en riant : — “Ultramontcs !” Les fidèles paroissiens de Saint-Jérôme qui suivaient avec orgueil les succès sans nombre de leur pasteur, s'enorgueillissaient beaucoup moins de sa mise négligée, de sa pauvreté évidente.A l'occasion de son élévation à la prélature, ils lui offrirent une paire de superbes chevaux avec un magnifique landau, en lui disant : — “Il n’est pas convenable que notre curé qui est prélat de Rome, sous-ministre et grand patriote, aille à pieds.Nous voulons pour notre honneur à nous, qu’il aille en voiture.” Et, en lui donnant une soutane, ils osaient lui dire, en se servant d’expressions du terroir : — “Vous êtes mis comme la chienne à Jacques, monsieur le curé ! Nous vous offrons aussi une soutane de protonotaire apostolique en sole violette.” L’excellent curé de Saint-Jérôme accepta, tout ému, ces somptueux présents ; mais il n’en continua pas moins à se promener à pieds et en soutane taillée à la diable, mal ajustée sur sa bonne grosse personne.(Suite à la deuxième page) 4514 Saint-Jérôme, le 16 Page deux L’AVENIR DU NORD n,ai 1941 Par monts et par vaux.(Suite de la première page) La GAZETTE DE FRANCE, en date de l’année 1890.relate que “le "jour même où le curé Labelle de-"barquait a Paris, il fut Invité à "diner dans une opulente maison "du faubourg Saint-Germain."Il "accepta avec sa rondeur toute ru>:-“tique et lit.à l'heure dite, son tn-“trée dans le salon de son hôte, en “costume de voyage, en jaquette et "en bottes, sans aucun embarras, “sans se montrer nullement intimi-"dé par l’éclat des lumières et le "scintillement des toilettes.L’allu-“re de ce corpulent villageois causa "d'abord quelque surprise au milieu "du cercle élégant, et peut-être y “eut-il quelques sourires derrière les "éventails : mais en vérité les soupires ne durèrent pas."En dépit du gros parler populai-“re.et des bottes et de la pipe, et du “gros appétit, tous furent bientôt "captivés, quand le diable d’homme "eut commencé à raconter sa vie et "celle de ses colons français et le "labeur, et la réussite et l'accrois-"sement des families jetées par lui “dans les plaines de l'Ouest et dans "les forêts du Nord II empoigna son "auditoire avec une puissance fas-"cinatrice.Les habits noirs et les "robes décolletées se groupaient au-"tout de lui, et toutes les poitrines "de l'auditoire se soulevaient haie-"tantes, devant ce pionnier géant, “si simple, si éloquent dans son lan-“gage pittoresque d'Américain-bas-Normand."Mais, continue le journaliste, comme le curé Labelle était très fin sous sa rustique enveloppe, il comprit dès cette première heure, que les raffinements d'Europe exigeaient une autre tenue et.trois jours plus tard, se présentant à diner dans une autre maison, il revêtit sa soutane prélatice.en faisant admirer a tous les splendeurs violettes de sa traine avec une ingéniosité d'enfant.Inutile d'ajouter que la grosse pipe canadienne sortait de la soutane violette comme elle était sortie, l'autre fois, de la jaquette.et que la séduction complète, sincère, opérée sur les convives, ne fut ni moins rapide, ni moins profonde Elle se doubla même d'une vive emotion quand on entendit cet hercule taille au rabot conclure tout simplement: __“Vous me faites beaucoup d'honneur, messieurs et dames, et vous me témoienez plus de considération que je n'en vaux.Je vais écrire cela à maman, au Canada ; elle en sera si contente.Elle est bien vieille ; alors, vous comprenez il ne faut pas perdre une occasion de lui faire plaisir !” Le même journaliste raconte qu'au cours de son séjour en France.le curé Labelle recevait de partout une correspondance volumi neuse.Elle fut.parait-il, l'un des plaisirs du bon curé qui riait à se tordre en passant à ses amis les lettres qu'il recevait et dont plusieurs étaient franchement comiques Je cite : "Ce colonisateur, ce défri- cheur qui cherchait en France des bras vigoureux, des hommes d'action, des laboureurs, des pionniers, recevait les confidences de brave-employés, de buralistes, de pauvre-mères découragées : Mgr.lui écrivait-on.prenez, je vous prie, mon fils dans vos forêts, i! n'a fait ici.rien qui vaille ; mais, il touche agréablement le piano, et il a versifié l’autre jour un assez joli sonnet ! Un autre se lamentait sur ce que ses heures de bureau étaient trop longues et trop peu payées : "J'espère, Mgr.qu'au Canada vous pourrez me donner un emploi moins pénible et plus payant" ! Un autr* proposait avec acharnement un stock invendu de cuillères a café un autre voulait écouler l'édition entière de ses oeuvres pédagogiques." Etc., etc.Dans un autre ordre d'idées, voici un fait qui dépeint bien la réelle bonté de coeur et la simplicité d ame de ce grand homme de chez nous.C'est l’abbé Rouleau, du séminaire de Sainte-Thérèse, qui le relate dans les Annales Tcrésiennes : — "C’était au retour du dernier voyage de Mgr le curé en Europe, et pour recevoir leur pasteur les Jérômiens n’avaient rien épargné, ni le travail, ni l'argent.Mais.Isidore n'était pas content !.Le soir, quand le curé -e retira dans sa chambre, Isidore le suivit.Il avait besoin de lui ouvrir son coeur.Voici le dialogue que.de la pièce voisine, sans l'avoir cherché je surpris entre eux.— Eh bien ! mon Isidore, quelles nouvelles ?" Le fidèle domestique de répondre : — — "J'ai du chagrin, monsieur le curé.” — "Qu'est-ce qu'on t'a fait, mon Isidore ?— “Les gens du comité de réception m'ont fait une COCHE ' — "Comment cela ?— "Quand on vous a fait dans k-passé de grandes réceptions, c'est toujours moi qui conduisais votre voiture.Cette fois-ci.c'est un autre qu’on a choisi, parce que son carosse est couvert Mais, c’est moi qui aurais dû conduire quand même.monsieur le curé ." Et de grosses larmes coulaient sur la figure de ce bon gros serviteur du curé Labelle qui lui dit, à son tour : — “C’est vrai ce que lu dU là.mon Isidore, mais au milieu des préparatifs, dans la hâte et la précipitation, les gens du comité, sans aucune mauvaise volonté, n'y auront pas pensé.— “Ils n'auraient pas du m’oublier ; je ne puis leur pardonner une pareille injustice." Alors, dit l'abbé Rouleau, avec un grand sérieux et une extrême bienveillance, le bon pasteur se fit suppliant auprès de son fidèle domestique.H lui demanda de pardonner aux messieurs du comité à l'occasion de lu Joie de son retour.Et Isidore pardonna.Mgr Labelle lui parla ensuite de son beau voyage, de ses succès, de ses entretiens avec les cardinaux et avec le Saint-Père.II questionna Isidore sur les événements politiques, sur les appréciations que l'on faisait a propos de sa mission en Europe et de sa manière d'agir.Bref, on aurait juré deux ministres causant des affaires de l’Etat.Enfin, le curé dit : "A présent, je vais dormir, mais, tu sais.Isidore, ce que je t’ai raconté là doit rester secret." — “Soyez tranquille, monsieur le curé, ça restera entre nous deux !” N’est-ce pas que cette petite scène intime dénote l’immense bonté de cet homme si compréhensif et si humain : Le curé Labelle ! (à suivre) Législation scolaire L'enseignement technique.— Examen medical obligatoire.— Les écoles privées.Sur la proposition de l’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province.l’Assemblée législative a adopté plusieurs lois concernant 1‘mstruction publique.l/enscignement technique L'honorable Perrier a prononcé un excellent discours en présentant une loi qui consiste à coordonner et à développer l’enseignement tech nique dans nos écoles et à former un conseil supérieur qui aidera le gouvernement de ses suggestions.M.Perrier a dit : Il y a certainement un nombre beaucoup trop res: reint de nos commissions scolaires qui donnent un enseignement manuel Il y a aussi, dans la province des centres d'orientation professionnelle où l'on semble se icndre compte des dispositions naturelles des élèves et ou on les dirige dans le domaine qui semble le plus approprié.Nous avons, en troisième lieu des écoles d'arts et métiers établies dans les principaux centres industriels et.quatrièmement, nous avons quatre grandes écoles techniques, à Montreal, à Québec, a Trois-Rivières et à Hull.Même s’il y a des lacunes dans notre enseignement technique, nous pouvons nous flatter de compter, chez nous, des écoles techniques dont le rendement est au moins égal et souvent supérieur à celui de n'importe qu'elle tcole du genre en Amérique du Nord.Il importe quand même de nous rendre compte que notre enseignement technique est encore insuffisant.que nous devons préparer l a-vtnir et prévoir les besoins futurs.Maigre l'importance du sujet, l'opposition, M.Duplessis en tête, a fait devier le débat sur le terrain piolitico-religieux.Fière riposte de M.Godbout L'honorable Godbout.premier ministre.ripostant, a déclaré : "J'ai lieu d'être surpris de la tournure qu'a prise la discussion.Cette loi est présentée sans aucune teinte politique.On a voulu, à son sujet, porter des attaques contre ie parti libéral et faire des dissertations de toutes natures en dehors du sujet Je proclame que c'est notre devoir de preparer l'avenir de la génération de demain.Quand on veut réduire l'oeuvre Ce bill, présenté par l'honorable Hector Perrier, secrétaire provincial.a pour titre : “Loi modifiant la loi de l'instruction publique." Voici le texte des nouvelles dispositions qui! contient concernant l'examen médical obligatoire "231a Nul ne peut occuper un emploi dans une école publique s'il ne produit, chaque année : 1 Un certificat de médecin attestant qu'il n’est atteint d'aucune infirmité ou maladie le rendant impropre à renseignement : 2 Un certificat d'un médecin physiologue attestant qu’un exa-pulmonalre clinique et radiologique a démontré que cette personne est exempte d'affections tuberculeuses "Cet examen doit être fait dans les deux mois suivant l'engagement ou la nomination.Au cas de réengagement.l’examen radiologique n'est requis que si les commissaires l'exigent "S'il est prouvé par un certificat médical qu’une personne occupant un emploi dans une école publique est atteinte d'une affection tuberculeuse.le contrat d'engagement est résilié sans Indemnité et cette personne doit Immédiatement cesser d'exercer ses fonctions "Une autre clause du bill dit que "nul ne peut enseigner dans une école indépendante s'il ne s’est conformé aux dispositions de l'article 231a"."Enfiin, il est décrété que "les personnes occupant actuellement un emploi dans une école publique doivent produire les certificats plus haut mentionnés avant le 1er septembre 1941.si ces personnes sont réengagées pour la prochaine année scolaire." L’article 6 astreint le principal et its professeurs des écoles normales au même examen médical que les autres instituteurs.La fête de Dollard et de la jeunesse héroïque Les Papes et les questions économiques Allocution de Mgr Philippe Perrier à CKAC sur les deux Encycliques "Si les Papes écrivent des encycli-_ —, -.-.-T -Iques sur le travail, sur les questions 1 , , ^ ?celui de payer,économiques.c'est qu Ils pensent nf-s rTJn d argeHt’ 011 diminue a (;ue ja Religion et la conscience ont une parodie son programme edu- 2n intérêt vital sur les affaires Ils c‘v„ „ .___- , ., (considèrent de Leur devoir d'établir a^ï,re Ph*r" ^les qualités morales des actes hu-îioïc6?! cbambre' mains et de maintenir sur les hau- ense,lgne qlif *e i teurs le niveau de la morale." "ornementent ne devait contribuer! Volla ce qua déeiare.dimanche soir, au poste CKAC.Mgr Philippe qu'a payer les dépenses de l'enseignement.Nos amis d'en face ont la spécia-te de se servir du clergé et de la religion pour arriver à leurs fins.Nous ne pouvons faire de pire injure au clergé que de le flagorner.Le premier témoignage de .econ- Tous les citoyens de l'est du Canada.et en particulier les Canadiens-français, savent que les héros du lajiig-Sault sont fêtés avec éclat, chaque année On m rappelle qu'un comité spécial, avec l'aide de dévoués zélateurs et surtout de la toujours active Association de la Jeunesse catholique, pat vint à recueillir.voilà un quart de siècle.!"s vingt mille dollar- requis pour l’érection d'un monument au parc Lafontaine.à Montreal Ces souscriptions étaient faites en grande partie de l'obole du pauvre, et les enfants des écoles y prirent leur large part On a même pu.avec le surplus obtenu.ériger un premier monument commémoratif sur le site même du combat, à Carillon le 2â mai 1919 Celui du parc Lafontaine fut dévoilé l'année suivante C'est à ces deux endroits en ,l'église et devant le monument de Carillon, ainsi qu'au parc Lafontal-; ne de Montréal que.le 24 du mois courant, se déroulera la fête do Dollard Cette fête aura un caractère militaire, comme i! convient a un pays en guerre pour la défense de cette liberté à laquelle ces héros du Long-Sault ont sacrifié leur vu.On verra donc un déploiement inaccoutumé : des milliers do soldats et de cadets défileront devant l'effigie de bronze de Dollard et lui rendront hommage, ainsi qu’aux seize héros tombés à ses côtés.Ce sera vraiment la fête de la Jeunesse héroïque dont Dollard est le modèle.Grâce a Dollaro des Ormeaux, la Nouvelle-France fut sauvée des Iroquois et a pu grandir Grâce aux jeunes braves d'aujourd'hui, le Canada sera sauvé de l'esclavage nazi et continuera à grandir.AVIS DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE AV PARLEMENT D’OTTAWA I.C budget est voté Lundi dernier, le budget le considérable dans l'histoire du tuidn a été adopte sans vote plus Câ- lin discours regrettable répudié par M.Ernest la pointe Le 7 mal.M.Maxime Raymond, député de Beauhurnois-tzipralrle.a tenu des propos plus que malheureux sur notre participation à la guerre.Dès le lendemain, l'honorable Ernest Lapointe, ministre de la Justice.a protesté contre et discours et l'a répudié.Le député de Beauharnois-La-prairie.n dit M Ernest Iaipointe représente pas le sentiment dt ne la province de Québec.Je désavoue ses paroles et ses opinions Son dis- L'enrôlement pour outre-mer est volontaire Le ministère de la défense nationale a attiré l’attention des commandants de régiments de la reserve sur le fait que les réservistes, lorsqu'ils s'enrôlent ne s'engagent pas automatiquement à aller combattre outre-mer Un fonctionnaire de la défense a précisé : "Des instructions à cet effet ont été envoyées à plusieurs reprises aux comman- dants des régiments de la reserve.Il semble toutefois que quelques-uns de ces officiers aient fait preuve d'un excès de zèle.C'est pouquoi on s'est imaginé que les réservistes iraient combattre outre-mer par la suite”.On comprend aussi que certains régiments de la réserve ont émis des instructions erronées concernant le service actif outre-mer.MELI-MELO cours rendra peut-être plus difficile ma tâche et celle de mes collègues 11 facilitera l’infâme besogne des ennemis de Québec" Une salve d'applaudissements souligna ces paroles M.Raymond ayant fait allusion à la conscription et au gouvernement d'union.M Lapointe déclare : "Deux sujets sur lesquels Je suis d’accord avec lut.Mais, je crains que tout son discours ne constitue |l'un des arguments auxquels il me i faudra répondre quand je combattrai les défenseurs de cette politique que je ne veux pas accepter.Au lieu d'aider, il nuit grandement.Est-ce là ce qu'il désire ?” demande brusquement M.Lapointe, au milieu d’un silence qui parut pénible.M.Lapointe, impitoyable, cita un discours de M Raymond en septembre 1939.et notamment cette phrase qui sonna comme un glas : "Pourquoi ne pas adopter une politique qui nous place en dehors des conflits, comme la Belgique, la Hollande, la Suède, la Norvège, le Danemark, la Suisse, la Finlande ?" Hitler a répondu à cet argument, note M Lapointe Et il ajoute, par manière de conclusion : "Le sort de la civilisation est en jeu Personne n'a le droit de rester neutre." INSTRUCTION OBLIGATOIRE La Ligue des locataires de Québec a adopté à sa dernière réunion, tenue samedi dernier une résolution en faveur de l’instruction obligatoire.CONGRES CONSERVATEUR EN OCTOBRE A OTTAWA M.J.-R MacNicoi.député de Toronto.chef des conservateurs et or-anisateur en chef du parti, a confirmé la nouvelle que l'on étudiait la question de ten.r une assemblée du conseil exécutif a Ottawa au mois d'octobre prochain.M MacNicol a visité toutes les régions du Canada récemment Le nombre des membres de l'association augmente d'une façon très satisfaisante.dit-il.t : nous étudions le projet de tenir une réunion du conseil exécutif de l'association en octobre." La réunion comprendra aussi les sénateurs et député conservateurs actuels, et autres membres du parti Au cours de la réunion, on ferait la revue des événements depuis ia tenue du congrès national de juillet 1938 à Ottawa et l'on étudierait le projet d'un congrès national au cours duquel on choisirait un chef permanent du parti De fait, la réunion du mois, d'octobre prochain sera un véritable congrès conservateur avec représentants parlementaires de toutes les parties du pays.A cette réunion d'automne, on s'attend à recevoir à Ottawa environ 250 délégués.(Suite à la cinquième page) Décorés du pallium A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE DE QUEBEC Le S) mal, la queues a reçu, lois, la sanction royale dt cellence sii Eugène Fiset nouvelle loi des h avec quinze autres son eX.lleute- mint-gouverneur.Lundi dernier, le gouvernement a présenté les cinq mesures suivantes Lui concernant l'expropriation de Beauhamols Light, Heat and Power Company.Loi modifiant la loi du régime des eaux courantes.Loi autorisant les corporations municipales à contribuer a l'effort de guerre.Loi concernant la canalisation du Saint-Laurent, Lot modifiant la loi de l'instruction publique.Lors d'un consistoire secret du collège des cardinaux.le pape Pie XII a remis, le 12 mai.le pallium traditionnel à 20 archevêques, dont Leurs Exc.NN.SS Joseph Char-bonneau.archevêque de Montréal et A exandre Vachon, archevêque d’Ottawa.Ces deux prélats ont été nommés archevêques l'an dernier.D?pallium est une bande circulaire de laine blanche avec pendants, portée autour du cou Seul le pape a le droit de le conférer Porté par les archevêques, il signifie leur participation au suprême pouvoir pastoral du pape.Au cours d'un débat sur les ponts de péage, nous relevons cettt escarmouche entre l'honorable Perrier députe de Terrebonne, et Nt Lor.’ rain, députe de Papineau : M.PAPINEAU —- Quant aw ponts à péage, le député de Terrebonne pourrait peut-être nous dire ce qu'en pensent ses électeurs M PERRIER — Il me fait plaisir de me rendre à l'invitation du dé pute de Papineau.Mon bon ami est d'une audace formidable.Il a posé des questions et il a reçu les réponses appropriées quant aux péages Il est vrai que deux ponts de péage relient mon comté à Montréal rcpon.se dos électeurs dt* Terrebonne a été donnée lors de la dernière élection.Les citoyens ont préféré payer une charge additionneur sur les ponts que de tolérer plus longtemps le gouvernement qui se disait d'Union Nationale lAppi.à droite».Les taux de péage ont été rendus nécessaires par les gaspillages du gouvernement de l'Union dite Nationale porte au pouvoir en 193*.dans un moment de panique Baptiste pale pour sa betise, mais on ne le reprendra plus.Il sait d'ailleurs que cette charge sera réduite dès que les finances provinciales seront complètement i instaurées.Mais cela n'arrivera pas de sitôt si l'opposition continue à faire de l'obstruction systématique et à faire perdre le temps de la Chambre.(Appl.à droite».Vous les Rouler Mieux avec le Perrier, vicaire général du diocèse , de Montréal, à l'occasion de ia semaine des encycliques "Rerum No-varum" et ' Quadragesimo Anno".En effet, ajouta Mgr Perrier.Pie j XI a écrit dans son encyclique Qua- ! __,_______ , .dragesimo Anno": "Pour ie dépôt namssance que nous pouvons lui|de fa vérUé pui nous est confié par donner est celui de la discrétion., Dieu et par notre office de propager, i pr^ Id'interpréter et de presser à temp., de cbante et à contre-temps l'accomplisse- , ment de la loi morale, nous devons Les principes de charité consis- considérer sous notre juridiction su- ‘e a éeâoin de wut tent à ne pas déformer la pensée d'un adversaire.Ce que nos collèges classiques et leurs dirigeants ont fait et font encore, nous le savons.Nous le savons, pour y être allé dans nos collèges.prème les questions sociales et économiques qui se rapportent aux questions morales." La morale et l'industrie Mgr Perrier rappela les circonstances qui avaient amené ia publi- « _ , • » , j • , - udiii-ca ùui dvaïuiit düit'ii«.i »;uuu- d_e'’.' x : s'- ¦ y - B :•*+ n* s.y > ÿ%:,' -.-y DE L’UTILISATION DU CINEMA DANS L’ENSEIGNEMENT (Suite IV.—PROJECTION EN CLASSE La projection doit arriver dans le cours de la leçon, naturellement, sans interruption apparente.Tout doit avoir été préparé pour cela.Projecteur, film, écran ; tout doit être prêt dès ie début de la leçon.Rien ne nuit plus aux bons effets de la projection et ne favorise l’indiscipline que ces incidents comme l'arrêt imprévu du projecteur, la brisure du film, l'image projetée à l’envers ou à reculons.La projection doit s'incorporer à la leçon et doit se faire dans la classe.Après un clair exposé préliminaire, le maître doit passer à la projection et l’accompagner, s’il le juge à propos, d'explications pertinentes et courtes qui constitueront un complément clarificateur de la leçon en cours.Mais ces explications pendant la projection nous conduisent à nous poser la question suivante : La projection doit-elle être continue ou doit-elle être fragmentée et entrecoupée d'explications du maître ?Est-il préférable de projeter le film tout d’une fois, ou de le projeter scène par scène, en entrecoupant la projection d'explica-toins ?Rappelons que le profit didactique de la projection dépend de l’étude plus ou moins approfondie que le maître aura faite du film, afin de se mettre en mesure de répondre à toutes les demandes d’explications des élèves.D’autre part, il ne faut pas oublier que les projections doivent être courtes : 20 minutes pour une leçon d'une heure doit être une durée maxima.Il ne faut pas lasser l'attention des élèves.Cependant, il ne faut pas craindre de prolonger la projection en la suspendant pour répondre aux demandes d’explications des élèves.Il ne faut Jamais refuser une explication.Ce qu’on ne doit pas faire, c'est fragmenter plus ou moins arbitrairement la projection au point de faire de la leçon cinématographique une leçon avec projections fixes Projections fixes et projections animées ont respectivement leur fonction bien déterminée.Donc, films courts et projetés sans autres interruptions que celles rendues inévitables par des explications immédiatement nécessaires.Naturellement, ii reste établi que seul le maître est à même de Juger a quel moment il est vraiment utile de suspendre la projection.Il est important de signaler le cas du film parlant.Ici, il existe une continuité dans l’exposé et l’explication qui est beaucoup plus marquée que dans le film muet.Il serait délicat, pour répondre à un élève d’interrompre cette continuité, de la sacrifier, car elle est très importante Le maître doit, dans ce cas, finir le film, mais s’assurer que tous les élèves ont compris.Alors, s’il le Juge nécessaire, 11 passera le film une seconde fols, soit pendant la leçon ou le lendemain au début de la leçon suivante.Du commentaire du maître pendant ia projection.— Il peut paraître aisé de commenter verbalement un film devant les enfants, pendant sa projection même.C'est là une erreur dont, à l'expérience, on aperçoit vite les Inconvénients.Les enfants suivent attentivement les images mouvantes.Cette attention est portée tout entière sur le sens de la vision Pour qu’un commentaire parlé n'en diminue pas la valeur.il faut qu'il soit parfaite- | ment accordé avec le sujet du film.Accordé non seulement dans l'esprit mais aussi dans le temps, chaque mot arrivant juste où il faut et non quelques secondes 'une ou deux seulement; avant ou après.Or, il est extrêmement difficile de satisfaire à ces conditions.S'il y a rupture de rythme entre la parole et l'image, l'enfant perd le contact.Ou bien, il écoute et ne voit plus, ou bien il observe l’écran et n’entend pas la parole.D'autre part, les commentaires risquent d'être plus copieux.Le j maitre peut avoir tendance à dé- j crire ce qui se passe sur l'écran, alors que ia photographie animée montre bien mieux que le langage ! ce que les enfants doivent observer.En général, il vaut mieux que les commentaires du maitre soient faits avant ou après la projection.Mais cela ne signifie point que tou* commentaire est absolument inutile pendant la projection.Nous en avons déjà dit un mot.Et puis, il y a la question du film parlant.Le film parlant.-— Beaucoup se sont imaginé que le film parlant pourrait, dans un avenir plus ou moins proche, remplacer le maitre.Il s’est agi là d’une erreur de principe et d'évaluation.Il est absurde de penser qu’un moyen mécanique puisse remplacer l’esprit de l’homme pour la formation spirituelle de l’humanité.Le cinéma, muet et parlant, ne pourra Jamais être qu'un auxiliaire, mais un auxiliaire didactique tirant sa valeur de sa parfaite adhérence aux réalités de la vie.Son développement suivra naturellement l’évolution du progrès et l'école pourra en tirer un ayantage toujours plus grand.Mais il faut insister sur ce point : 11 restera un précieux moyen complémentaire, et rien de plus.En fixant l'attention de l’élève, le maitre augmente le profit qu’il tirera de la leçon, Or le cinéma parlant, en donnant à la fols des impressions visuelles et auditives, est généralement considéré comme un moyen plus puissant d'expression, est plus naturel, plus réel et Imprime profondément dans l'esprit de l’enfant des notions plus étendues et plus diversifiées que ne peut le faire le cinéma muet.Pour que le parlant atteigne son but, 11 faut que le maître connaisse les qualités requises nécessaires.Il [ est évident que le cinéma parlant, en sortant de sa fonction de pure! {indication, en voulant être du "par- : {lé cent pour cent”, devient anti-pé-| dagogique et souvent anti-artisti- 1 •que.Un bon film d'enseignement parlant doit donc user de la parole .avec beaucoup de parcimonie.Remplacer intelligemment les sous-titres par la parole signifie épargner à l'enfant l’effort que nécessite la lecture des mots qui.très ! souvent, ne restent pas toujours assez longtemps sur l’écran pour être | bien lus.Ne pas pouvoir lire corn- | pletement un sous-titre occasionne I un surcroît d’attention qui peut être j cause de fatigue cérébrale.Dans l'enseignement, il faut chercher à ! éviter toute fatigue inutile.Mais il faut prendre garde de ne pas ajouter, par une averse de mots.[ ia fatigue auditive à la fatique visuelle.Si l'on projette à l'école un film parlé cent pour cent, loin d'en obtenir de bons résultats didactiques, on obtiendra l’effort diamétralement contraire, I! ne faut pas oublier qu'en pédagogie, un mot peut brusquement limiter la pensée ou bien, s'il vient à propos, apporter un entendement plus complet.Ne manquons pas de remarquer que le ; silence est très souvent efficace, car i! permet à l'esprit de travailler et | d'entrer dans le champ de la re- ; cherche et de l'analyse.Qu'on laisse : a l'enfant cette latitude, qu'on laisse son esprit travailler naturellement.1 Parlant”, oui.mais le moins possible.Une autre qualité indispensable ! que l’on doit trouver dans tout film , parlant, qualité sans laquelle il perd I toute son efficacité, est l'enregistrement parfait et la reproduction parfaite des sens et des mots.I! suffit que durant la projection un seul 1 mot, si insignifiant soit-il, échappe à l'auditeur, pour qu'il perde tout le fil du discours Faute de pouvoir le ressaisir et d'obtenir la répétion du mot non compris, l’auditeur finit par se distraire et perdre une grande partie du reste.De l'introduction de la musique dans le film.Dans de nombreux films éducatifs et didactiques, le narrateur parle en même temps ; qu'un accompagnement musical se fait entendre.Ces films tendent heureusement à disparaître.Leurs réalisateurs se sont enfin rendu compte que le film destiné à la démonstration n’est pas un film spectaculaire dans lequel le public n'accepte pas de silences imprévus.La musique est du superflu dans un film d'enseignement.Elle est en trop elle risque de détourner l'attention des élèves ; elle risque au de rendre la voix du comment-.' ;ur moins claire, moins nette, so- \nt incompréhensible.Néanmoins, dans v < e s films a caractère général, -/ r.w les documentaires, on tolérer cette musique d'acco- ragnement, mais toujours à la condition que son volume ne domine pas celui du commentaire parlé.Le film muet ou le film parlé 7 Lequel des deux est préférable à l’autre?Voilà une question a laquelle il n’est pas facile de répondre d'une manière définitive Comme pour les autres aides visuelles, le film muet et le film par- lant occupent deux places distinctes et ont des fonctions qui leur sont propres Ce qui manque a l'un se trouve chez , .tre.Nous allons jeter un coup d'oeil sur les principales caractéristiques de chacun.A.Le film muet.1) Le film muet est plus économique tout en apportant une illustration continue et active.2i Le film muet est un instrument doué d une grande souplesse.Il peut être adapté a de nombreux enseignement divers, à différents degrés, à différentes intelligences Du fait qu i! n'e.st pas accompagné d'un commentaire verbal continu, le film muet e prête à de nombreux usages dans la classé.Présenté par des mairies bien éduqués, un même film peut être projeté devant les élèves de divers degrés, à la condition que le maître ait bien préparé et sa leçon et ses élèves.3» Une autre caractéristique du film muet > le vocabulaire.Dans un film parlant, le vocabulriire du commentaire r.t toujours le même, quel que soit Page des enfants Ainsi.il ne peut guère être montré qu’aux élevés du degré polir lequel il a été destiné Dans le film muet.le vocabulaire c- ; sous-titres est trop avancé, le maitre neut rapidement expliquer le ou les mots qui risqueraient de n être pas compris, sans parler en même temps que le narrateur du film parlant.4' Dans un bon film muet, le commentaire écrit (sous-titres) doit être réduit au trict nécessaire L'action du film ne doit pas être trop fragmentée par de sous-titres trop nombreux.B Le film parlant.Il II met les (‘lèves plus près de la réalité grâce aux bruit ,, aux sons, aux voix qu'ils entendent.2» Dans l'enseignement de la mu-.sique, de l'art dramatique, quelquefois dans l'étude des langues étrangère,.le film parlant apporte ce que le film muet ne peut apporter.3) Le commentaire sonore, quand il est fidèlement et nettement reproduit.est utile ou les élèves ont encore de la difficulté à lire ; mais à la condition que le son soit reproduit parfaitement et que rénonciation du commentaire soit lente et bien articulée.4i Le film parlant présente un accompagnement verbal qui est toujours le même devant des auditoires les plus divers.5i Avec le film parlant, par le synchronisme entre le commentaire et les Images représentées, la parole du commentateur souligne ce que l'élève doit voir dans le film II est Ici très précis et seul un maître extraordinaire bien préparé peut apporter au film muet gne pareille précision.Comme la question des résultats relatifs obtenus avec les films parlants et les films muets n’a pas encore été résolue par l'expérimentation, nous devons tenir compte des résultats selon ie but que l'on veut atteindre.Il y a aussi le maître.C’est lui qui est encore le meilleur Juge.C’est iul qui.connaissant ses élèves, saura le mieux lequel du film muet ou du film parlant apportera le meilleur résultat.Il est Imprudent que l’on donne la préférence au film parlant poui la seule raison que les élèves sont maintenant habitués aux films par-• lants par ceux qu’ils voient dans les théâtres ou dans des séances et qu'ils ne sauraient plus s'intéresser aux films muets ou aux projections fixes.On se trouverait alors en présence d'une situation renversée où l’on verrait les élèves donner aux [pédagogues les directives nécessal-j res à leur propre éducation.On ne !doit pas oublier que le film d’ensei-ignement n'est pas un spectacle ni une récréation.Et si le maitre voit ! à bien préparer sa leçon filmée, il jn'y a aucune raison pour que les élèves exigent le film parlant.Il faut écouter avec prudence ceux qui recommandent de faire [passer un film parlant sans reproduire le son, afin d'avoir un film [muet Dans ce cas.le maitre se ver-j ra obligé de commenter lui-même le !film et nous avons vu combien cela i est délicat.Néanmoins, la chose [peut avoir son utilité dans certains i cas tout à fait spéciaux, comme pour la récapitulation.Le film parlant, .sans son, Jouerait le même rôle que {les cartes géographiques muettes.V — APRES LA PROJECTION EN CLASSE Après la leçon filmée, le maitre a {encore une tâche à remplir : celle de s'assurer que la projection du film lui a permis d’atteindre les résultats qu'il en attendait.Cette vérification peut se faire de toutes sortes de manières.Tout d'abord, il y a l'attitude des élèves.F.n causant avec eux, en discutant le film et l'exposé du sujet, et quelques questions par-ci, par-là, le maitre peut facilement évaluer le rendement final.Il y a encore la composition écrite, mais pas cette narration dans laquelle on exige de l'élève •‘combien il se souvient de ce qu'il a vu”, mais bien celle qui permet au maitre de voir "comment il se souvient de ce qu’il a vu”.L’élève doit prendre plaisir à composer et il doit de lui-meme appuyer ses arguments avec les connaissances qu’il a acquises lors de la projection du filin.Cette vérification des résultats obtenus est indispensable et ne doit pas être faite à la légère.Ce sont les résultats qui serviront de directives lors des projections suivantes.Ce sont ces résultats qui Indiqueront si la méthode qui a été employée est bonne ou insuffisante et comment elle doit être modifiée, réadaptée.CONFORMITE DES FILMS AUX PROGRAMMES D'ENSEIGNE MENT Il est universellement reconnu que l’enseignement avec l’aide du cinématographe doit, pou r obtenir un rendement maximum, 100% parfait, bénéficier de films d’enseignement conçus et réalisés d’après le programme scolaire.Aux Etats-Unis, en Italie, en Angleterre, en Allemagne, en France, ainsi que dans plusieurs autres pays, il existe une production de films faits spécialement pour être utilisés dans la classe, pour illustrer certaines matières du programme scolaire.Ici, au Canada, et particulièrement dans la province de Québec, la production de film didactiques, de films réalisés pour nos besoins, est totalement inexistante, 11 y r.bien quelques cinéastes amateurs qui ont i fait de très beaux films sur notre pays et sur nos gens : mais 11 y a loin de cette production individuelle, inadequate, à la production régu! Itère et rationnelle comme on la trouve aux Etats-Unis.II nous faut donc, en attendant l’heureux jour de voir cette production commencer ici, nous contenter de films d'origine étrangère ou de rertains films canadiens réalisés par les soins de divers départements du gouvernement (fédéral et provincial! ou par quelques maisons commerciales.Il y a aussi les films publicitaires.Certains sont excellents.mais ils doivent être employés avec beaucoup de discernement.Le but de ces films est la publicité et non 1 enseignement.C'est donc au maitre de compenser ce manque de films en s'appliquant a adapter adroitement les films à la leçon.Quoiqu’il soit à souhaiter que nous puissions avoir un jour notre production de films d’enseignement, il serait imprudent qu'il y eût un lien trop étroit entre le programme scolaire et la projection de films.On risquerait alors, par un automatisme que rejette toute saine pédagogie, de détruire l'effet bienfaisant du cinéma.S'il est indispensable de familiariser les élèves avec la projection à tel point que l’annonce d’une "vue" ne soit plus un vénenient, il ne faut pas que le cinéma devienne une routine.Pour qu’il garde son efficacité, il faut iul laisser sa "personnalité”, son originalité.Ainsi, il lui sera possible de sortir l'élève de la routine à laquelle il est souvent soumis.CLASSIFICATION DES FILMS Tout film, quel que soit son genre, peut être employé pour des fins pédagogiques, si le maitre s'y prend adroitement.Tout film peut servir à illustrer des matières bien différentes si l'adaptation par le maitre répond au but à atteindre.Dire que tel ou tel film appartient à telle ou telle catégorie est chose fort difficile.Nous pouvons toutefois distinguer cinq groupes principaux de films : I Films peur spectacle.Ce groupe comprend tous les films court.'; et longs, que l’on volt généralement dans les salles de spectacle.On peut les classer comme on classe les pieces de théâtre : drame, comédie, farce, mélodrame, fiction, histoire, etc.Le film historique, quand l’histoire n’est pas à la disposition de l’intrigue (ce qui est très rare), peut être d'une grande utilité.II.la- film scientifique.Ce genre de film ne se soucie guère de la pédagogie.Il ne se préoccupe uniquement que du sujet traité, s'efforçant de le développer selon les règles de la logique.C'est un Instrument de recherches et d’observations scientifiques.Il s’adresse plus particuliérement aux savants, aux chercheurs et aussi aux étudiants des universités.III Ia- film (l’enseignement, qu'on divise en deux groupes : a) Le film d’intérêt général, qui l'on appelle souvent documentai re, est tout d'abord réalisé pour lins de spectacles.Il est destiné aux masses et a pour but de leur donner une connaissance plus intime de la Vie, ainsi que des notions élémentaires et superficielles suc les lois qui régissent des phénomènes naturels ou dépendant de techniques créées par l'homme.C'est un instrument de vulgarisation.b Le films d’intérêt particulier.Ce genre de film, s'il n'est pas toujours réali.'Jé selon le programme scolaire, illustre un point bien défini du programme II est en lui-même une leçon.IV.Le film d'orientation professionnelle.Ce film a pour but (le faire connaître les divers métiers en tenant compte du marché du travail.Pour chaque métier, il montre les ouvriers, les travailleurs à l'oeuvre pour Initier les adolescents en quête d'une profession, en leur montrant l'emploi de certaines matières ou le maniement des outils.Un bon film d’orientation professionnelle doit rire ; I L'objet du métier.- Les conditions dans lesquelles 11 s’exerce.3 Los connaissances qu'il présuppose pour envisager un apprentissage fructueux.4.Les aptitudes, tant physiques qu’intellectuelles, morales, artistiques et social- ¦.qu'il exige 5.- - lx>s conditions d'ordre économique relatives à la période de la préparation.6.— Les accidents de travail et les maladies professionnelles 7.L'avenir du métier ou de la profession.8.— Les possibilités de perfectionnement aux travailleurs, V Le film publicitaire.Le but primordial des réalisateurs de films de ce genre est de présenter au public un certain produit ou, encore, une marque de fabrique particulière d'un produit déjà assez répandu afin d'en augmenter la vente.Certains de ces films doivent néanmoins être employés avec précaution.Le maitre doit s'assurer à l'avance que le film possède bien les qualités qui en feront un film d’enseignement ; c'est-à-dire qu'il doit expliquer et démontrer ou renseigner en donnant des connaissances précises, impartiales et vraies.Le maitre doit s'abstenir de projeter des films dans lesquels apparaissent trop souvent le nom ou la marque du produit ou qui sont trop souvent répétés lorsqu'il s'agit d'un film parlant.On pourrait alors être porté à croire qu'il "pousse” la marchandise.• • • Les principes fondamentaux régissant l'emploi du cinéma dans renseignement n'ont été ici étudiés que très sommairement.En réalité, chaque paragraphe mérite une élude beaucoup plus élaborée, plus précise, plus détaillée et plus profonde.Non pas que l'on doive donner au cinéma une place plus Importante que celle il laquelle il a droit, mais on doit considérer sérieusement et Judicieusement son rôle comme auxiliaire auprès des maîtres.Autrement, ce magnifique apport dans renseignement, si hautement apprécié dans tous les pays, risquerait Ici de faire fiasco, tout simplement.Nous souhaitons de tout coeur que les éducateurs veuillent bien étudier cette question afin d’en faire un succès cl.qu'ils ne volent plus uniquement dans le cinéma un Instrument de passe-temps ou de récréation, mais bien un merveilleux Instrument de travail, qu'il est toutefois absolument nécessaire de savoir utiliser.(lAUI)ltY DELISLE, Directeur de la Clnémullièque. *r
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