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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 22 août 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1941-08-22, Collections de BAnQ.

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CHENIER QUARANTE-CINQUIEME ANNEE.NUMERO 34 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE MA 1897-1941 EXISTANT DEPUIS QUARANTE-QUATRE ANS 1897-1941 "Le mot de l'avenir est dans !e peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Directeur et Propriétaire Abonnement: $2.00 par année L'honorable JULES-EDOUARD PREVOST Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE.Limitée Saint-Jérôme LABELLE LE VENDREDI.22 AOUT 1941 La révolution nationale de Pétain Navrant spectacle que celu du chef de la France réduit à mendier l'appui de ses compatriotes au programme de collaboration franco-allemande qu'il tente de réaliser sous le couvert de la révolution nationale! Nus lecteurs auront remarqué que nous avons parlé de la France le moins possible depuis l'armistice de juin 1940 et que.chaque fois qu'il nous est arrivé de le faire, nous nous sommes abstenus de porter des jugements trop sévères, encore moins comminatoires, sur le triste rôle qu'elle joue et sur ceux qui le lui font jouer C'est que nous voulons éviter d’accabler notre patrie spirituelle en même temps que celle d'une imposante partie du monde civilisé.Avec toute la mesure et la délicatesse dont nous sommes capables, toutefois, nous ne pouvons nous dispenser d'analyser objectivement, à l'occasion, les graves événements qui se déroulent en France depuis la capitulation, et de tâcher à en sonder la portée et la répercussion.L'appel du 12 août dernier, lancé au peuple de France par le maréchal Pétain, était empreint du pessimisme qui étreint la nation et des soucis qui assaillent le vainqueur de Verdun La franchise de Pétain ne laisse plus planer aucun doute sur le malaise qui régne en France, dans tous les domaines, sur l'hésitation, pour ne pas dire le refus, du peuple et d'une forte partie de l'élite.à s'engager résolument sur la voie d'une collaboration effective avec le vainqueur, et sur leur désir ardent d'aider l'Angleterre.par tous les moyens â leur disposition, à libérer le territoire français et à gagner la guerre.* Nous avons déjà démontré combien la résistance de Pétain s'était avérée efficace en certaines circonstances.Nous avons également dénoncé les collaboratlonnistes invétérés poussés par l'arrivisme et l’opportunisme les plus dégradants Nous avons enfin conclu, à l'anniversaire de la défaite française, que la force de résistance de Pétain et du peuple était minée et neutralisée sous les assauts répétés des germanophiles omnipotents.et que nous ne pouvions plus compter sur Pétain parce que celui-ci ne peut plus compter sur son entourage.Son dernier discours le prouve avec une brutalité qui rouvre bien des plaies que la France et ses amis s'emploient à panser malgré Vichy II est difficile de découvrir les motifs de certaines déclarations du maréchal.Est-ce naïveté, calcul ou conviction?Quoi qu'il en soit, le discours du 12 août 1941 pourrait être consigné dans l'histoire de France comme le crédo de Vichy.Il résume, en effet, la politique inaugurée et suivie par le gou-wnement de la capitale provisoire, et qu'il entend intensifier dans l'avenir.Durant les premiers mois de la capitulation.Pétain ne semblait pas s'identifier aux gens de Vichy, et contrecarrait leurs projets ténébreux avec assez de succès La situation exigeait du vaincu beaucoup de souplesse et une certaine collaboration mitigée, alliées à la fermeté indispensable, pour mettre un frein aux exigences insatiables et illicites du vainqueur Après avoir été à la hauteur de la tâche, Pétain, désarçonné par ses collègues et par une presse cuisinée sous la dictée d'Otto Abetz et apprêtée au goût des collaboratlonnistes, verse dans la complaisance, tente d’acheminer la nation d'une façon définitive, non seulement pour la durée de la guerre, vers l’ordre nouveau européen dans un “continent réconcilié", après que l'Allemagne aura accompli des "tâches gigantesques dans l'est, en défense d'une civilisation, et qui peuvent changer la face du monde" soumis au chancelier du Reich dont le maréchal admire la "condescendance".Telle est la révolution nationale dont le chef temporaire de la France a jeté les bases et indiqué les conditions dans son dernier entretien avec le peuple français.L’expression revient sans cesse sur ses lèvres.C'est par cette révolution, qui aurait déjà opéré une "renaissance incontestable', qu'il entend relever la France et la faire participer à la reconstruction de l'Europe.Ce n'est certainement pas par cette révolution rétrograde et pro-axiste que l'instinct de liberté de la France "vivra toujours" en elle, "fier et fort”.Il est incontestable que la France avait besoin, même avant sa défaite.d'une orientation nouvelle dans sa politique intérieure d'une réadaptation de son système parlementaire à son esprit qui n'offre que peu d'analogie.même s'il est fortement épris de liberté, avec l'esprit britannique ou américain.Ce n'est pas a dire, pour cela, qu elle doive s abandonner à la dictature et consentir à devenir une province allemande dans l’Europe "réconciliée." On doit reconnaître le souci constant de Pétain de rapatrier le million de Français prisonniers en Allemagne, et de redonner à la famille et au travail leur véritable place au sein de la nation.On peut difficilement lui concéder la réussite tant et aussi longtemps que durera le présent ordre de choses.Comment, par exemple, concilier les deux termes de cette déclaration?"La France ne peut être gouvernée qu'avec le consentement de l’opinion publique un consentement encore plus nécessaire que jamais sous un régime autoritaire." Or en France inoccupée, 1 opinion est étouffée par des mesures tracassières, renforcies par les nouveaux décrets qui défendent toute réunion publique non autorisée par le gouvernement, et toute expression d’opinion défavorable à 1 autorité qui s est elle-même constituée sans l'approbation du peuple.L'autorité, a précisé Pétain, ne vient plus d'en bas, désormais.Elle est ce que je donne ou ce que je délègue." Nous craignons fort que cette dictature masquée et illogique ne soit plus dangereuse que la véritable vers laquelle elle tend, du reste, mais qui ne se réalisera probablement jamais vichy a beau dorer la pilule et inoct .er son tonique exporté de Ber-Hn, la France, celle qui ne change jamais sous toutes les rafales qui la .secouent, repoussera cette médecine encore moins faite pour elle que le parlementarisme britannique.La véritable révolution nationale ne se produira que le joui oû.non element la France, mais l'Europe entière sera libérée du Joug étrangei.a France devra alors se tourner vers des chefs capables de lui donner une institution susceptible de la régénérer à l'Intérieur comme a l'exterieur.La France n'est pas actuellement en révolution nationale mais en ullition nationale dont les effets, le moment venu, seront d autant plus rrlbles qu'on en aura longtemps étouffé les manifestations.VV.E.L’ETAT DES FINANCES DE LA PROVINCE Cette année, pour la première fois.j:i province de Québec a payé ses ,(>tis d h trésor jusqu'au dernier cent 01 elle ne doit plus rien aux banques, •v annoncé, le 14 août, l'honorable M.Mathewson, trésorier de la province, ,lus l'allocution qu'il a prononcée Bu diner offert aux hebdomadaires 'mruulicn.s, au Château Frontenac.‘1 n’est pas une province oui ait.J 1 l’*us que la province de Québec l)0 >r mettre de l’ordre dans ses finances." a dit le trésorier."Ce résul- tat a été obtenu grâce à la collaboration des députés qui ont prêché auprès de leurs électeurs la nécessité de l’économie et qui se sont abstenus de faire au gouvernement des demandes exagérées.ayons même nos déportes à même nos revenus”, M.Mathcwson." C'est la ibution précieuse de la de Québec à l'effort de nomlninil " La situation internationale l’Afrique-du-Sud ses cadres.C'est l'intention du mi- ^ Service des infirmières de l'A-nistère de la défense nationale de j fvique-du-Suci demande 300 garde-poursuivre au Canada l’instruction! malades canadiennes disposées à la plus complète des quatrième, s'engager volontairement pour ser-cinquième et sixième divisions.vir dans Ies hôpitaux militaires de Le recrutement des volontaires tI Union Sud-Africaine.Elles porte-s'effectue à l’heure actuelle au roru l'uniforme du Service des in- La ligue des cadets de l'air se prépare ta* but de cet organisme.— Deux classes de cadets : celle des ju- niors, 12 à 15 ans ; celle des seniors.15 à 18 ans.— Comment s'enrôler dans la Ligue.S’enrôler dans la Ligue des Cadets de l’air du Canada, voilà sans doute le rêve d'un grand nombre de garçonnets, mais comment le voir s'accomplir ?Eh bien, l'occasion leur en est fournie.En effet, la Ligue se prépare à commencer l’entrainement de ses cadets dès l’ouverture des classes, en septembre prochain, et elle compte d’ici là porter le nombre de ses recrues à 25.000 pour tout le Canada.Cette Ligue, fondée le 2 juin dernier.commencera alors à fonctionner pour de bon Ses quartiers généraux sont à Ottawa, mais un comité provincial a été formé à Montréal.dont les bureaux se trouvent à la suite 1001.en l’édifice Dominion Square, rue Sainte-Catherine ouest.Les recrues éventuelles n'ont donc qu'à écrire a M.F.-S Auger, secrétaire du comité, à l’adresse précitée, ou au lieutenant de section Paul Gadbois, attaché à la 3e région aérienne d'entrainement du Corps d'aviation royal canadien.276 ouest, rue Saint-Jacques.Montréal.Mais quel est le but de cet organisme ?On semble croire encore, en certains milieux, que la Ligue des Cadets de l’Air n'a été organisée que pour fournir des recrues au Corps d'aviation royal canadien.On a tort.Les cadets de l'air ne prennent aucun engagement envers qui que ce soit.Plus tard, s'ils le désirent, ils pourront faire partie de l'aviation militaire canadienne.Mais personne ne pourra les forcer à le faire.Le but de la Ligue est de permettre aux garçonnets qui le désirent d'apprendre ies rudiments de l'aviation.A cette fin.l’aviation militaire a prêté des officiers compétents qui aideront d'abord à l’organisation des corps de cadets, puis à leur entrainement.Le programme d'instruction ne comportera que des sujets utiles et pourra être suivi sans que les études en subissent le moindre retard On doit d'abord former un comité de cinq membres, lesquels s'occupent de recruter au moins cinquante cadets, c'est-à-dire une section, puis de les faire accepter par les quartiers généraux de la Ligue Nous parlerons de nouveau de cette ligue des cadets de l'air.Sur l'initiative d'un Jérômien.qui s'y connait, il est question d'organiser un groupe de cadets à Saint-Jérôme.France libre Donnons l'exemple rythme de 325 à 350 hommes par jour.• » • Promotions dans l’Armée Le colonel P -A Piuze.chargé de 1 firmières des Services de santé de l'Armée royale canadienne, mais avec une insigne sud-africaine.Du chaudron à l’avion 23.000 livres d'aluminium suffi-! l'administration du Corps de pré-; sent à construire un bombardier voté canadienne, est nommé grand 1 moderne.Pensons-y.Les Canadien-prévôt de l’Armée canadienne IL nés ont aujourd'hui l'occasion d'i-continuera d'exercer les fonction miter l'exemple de leurs cousines de chef de la police militaire du de Grande-Bretagne, en remettant pays.Le major C.-L.Laurin, de Montréal, ancien officier des archives du district militaire no 4.ancien sous-adjudant général adjoint du même district, sous-adjudant général adjoint au quartier généra! de la défense nationale, est promu au grade de lieutenant-colonel et nommé adjudant général adjoint (services personnel.-;' ne grade de lieutenant-colonel est accordé au major R.Girard.R.C.A., de Montréal, pour la durée de ses fonctions comme officier d'état-major de première classe dans le district militaire no 4 Le major A.-R Roy, qui était officier d'état-major de deuxième classe du Corps canadien est promu au grade de lieutenant-colonel et nommé officier d'état-major d< première classe au quartier général d'une division.Le capitaine C.-P Lavigne, de Westmount, Que., > -t promu major et nommé commandant d’une compagnie de la Garde des Vétérans du Canada en remplacement du lieutenant-colonel Bliss Les capitaines G.-L.Taschereau, de Sainte-Marie dans l'Ontario.De 15 â 19 ans (Je diplôme, le bac-Iealauréati 566 au Canada; 308.ou 54.4 p.c.(plus de la moitié) dans 65, ou 11.5 p.c.dans l'On- A Londres, de ce temps-ci.on entend parler un peu toutes les langues, car toutes les nations civilisées se donnent la main pour combattre Hitler, qui leur a enlevé leur patrie ou qui menace de le faire.En certains endroits de la vaste capitale anglaise, on se croirait même en France.C’est le cas, notamment d'un vaste Immeuble qui abrite la Légion féminine française, commandée par madame Simone Mathieu.une championne de tennis universellement connue.Là.on ne trouve que des femmes, toutes françaises et toutes en uniforme militaire.Au cours d'une visite à la Légion féminine, madame Alice Ja-hier.uhe Française qui habite l'Angleterre, a causé avec les légionnaires, et nous extrayons de son reportage le passage suivant, où l'on ne manquera pas de constater que la Française peut s’adapter rapidement â une nouvelle situation, sans pour cela abandonner sa féminité : 9 'A l'heure du déjeuner les jeunes filles qui sont parties le matin à pied à leurs bureaux, reviennent dans la camionnette conduite par l’une d'elles qui les ramènera à deux heures.Elles circulent dans le réfectoire, leui assiettte â la main, viennent s’asseoir â la longue table de bois blanc.La tablée se lève : une à une elles vont laver leur assiette, la ranger, et se faire "ce brin de beauté” que tout militaire se doit.—Bien sûr.parfois on regrette les robes, mais enfin ce n'est pas laid, l'uniforme.Maintenant nous avons d'autres coquetteries ; il y a les cravates.les boutons de manchettes.Heureusement la casquette va être remplacée.Vraiment ce n'est pas seyant; mais nous allons avoir le bonnet de police.—Je suis roof-spotter, me dit l'une d'elles, venez me faire une visite Dans un petit bureau sous le; toits, il y a deux matelas par terre et deux petite tables de travail "J’aime bien dormir par terre Que voulez-vous, c'est une manie comme une autre." —Nous sommes deux équipes.Dès qu'il y a une alerte, nous allons sur le toit.Vous voyez, nous avons le téléphone (elle me montre fièrement le téléphone fixé à côté de la fenêtre qui mène au toit i.Et par là.s'il y a du gâchis, nous pouvons nous sauver.Certes, c'est fatigant, mais nos camarades, qui sont installées dans le sous-sol, nous montent du café chaud, et nous tenons.—Comment je suis arrivée en Angleterre?Ma foi, j'y étais.Fiancée â un Anglais, j'étais venue pour me marier.Il est parti en Afrique; peut-être aura-t-on besoin de nous un jour là-bus, et je pourrai aller le rejoindre.En attendant, je me promène sur les toits et j’apprends des tas de choses.Elle rit avec mélancolie.L'immeuble est maintenant plongé dans la tranqüilité de l'après-midi : on coud dans la lingerie, à l'infirmerie, les malades essayent de lire, sur les escaliers on rencontre en lieutenant affairé (c’est une jeune femme); moi.je descends prendre le thé chez la téléphoniste.” Et voilà.Elles sont là une centaine de jeunes Françaises qui acceptent docilement la discipline militaire et qui font le sacrifice de leurs plus belles années afin que leur pa trie bien-almée libérée par l’Angle-icrre, revive un jour avec tout son éclat et toute sa gloire d'antan./.fi colonne de beauté dirigée par SB' Cousine Blanche Diplômée de P Université de Beauté tfS de Paris Pourquoi tant redouter la vieillesse J'ai lu quelque part que Ninon de Lenclos, alors qu’elle dépassait la soixantaine, était encore belle à ravir et, de nos jours la science a reculé à une époque beaucoup plus avancée qu’autrefois cette période qu'on appelle "la force de l'âge" — c'est-à-dire l'époque où l'homme ou la femme sont au maximum de leur développement physique.Voici que de grands savants nous annoncent maintenant que le cerveau conserve toute sa puissance longtemps après que le reste du corps a dépassé le cap de son développement.Ceci justifierait le vieil aphorisme anglais qui veut que l'on soit “only as old as one feels" ! Au cours d'expériences rigidement contrôlées, on a mesuré et comparé la puissance d'apprendre (learning power' de personnes d'àges variés et le résultat des constatations démontre que l'homme ou la femme de 40, 50.60 et même 80 ans peut apprendre tout aussi facilement qu’une toute jeune personne ! Nous sommes tellement persuadée.; qu'avec l'âge vient le décrépi-temept que nous renonçons à tirer le parti que nous pourrions de nos fa ultcs mentales, qui ont tant d’influence sur nos facultés physiques.La femme qui se soucie outre mesure du fait qu'un double menton se dessine à sa gorge ou que la graisse envahissante lui fait perdre sa belle ligne devrait se livrer à une étude nouvelle, à une marotte, si vous le voulez.L'acitivité mentale qui en résultera ne manquera pas de réagir sur le physique.Si elle ne combat pas son inclinaison d'abdiquer à sa part des joies de l'àge moyen, son physique s'en ressentira fatalement Des nouvelles activités — que ce soit la danse, le jardinage, la musique ou les arts domestiques — l'absorberont tellement qu'elle n'aura plus le temps de songer à l’envahissement de la graisse, à l'apparition de pattes d'oie et de rides ou au grisonnement des cheveux.-es Papiers à Mouches WILSONS Québec; tario.De 20 debut de tuent iœellement .n Papier tuera «f«•> mouches toute la J°urnre et chaque jour pendant 2 ou î JJtnaines, 3 papiersdanschaque paquet.°* *' «rrosane, de viscosité et de mail-.a,*c °deur.Fin vente dans les Pharma» S!*.1'.Epiceries et les Magasins '»encr.uix.'° * 11'.NTS LE PAQUET ‘OUItqiJOI rAYKlt IM.us ?—•~ü_S(>N I I V l-AI> t O,, ll.milion.Onl.fi 29 ans (l'Université, le la carrière): 1.460 au Canada; 751, ou 52.0 p.c.du total dans Qi ébec; 212.ou 14.5 p.c.dans l'Ontario.Notre tableau donne également raison aux phtisiologues qui affirment.que la tuberculose exerce ses pires ravages entre 15 et 40 ans.Voyons dans quelle proportion, par rapport au total, ces âges ont été frappés en 1939: Canada 3,040 décès 51 p.c.du total.Québec 1,534 décès 58.2 p.c.du total.i Ontario 472 décès 43.5 p.c.du total.Mais It'S 472 décès de l'Ontario ne I représentent que 7.9 p.c.du grand total (tous âges) du Canada.Alors les 1,534 décès du Québec (de 15 à 40 ans) représentent 25.6 p.c.de tous les tuberculeux morts au pays.Ces chiffres sont effarants.Si nous voulons survivre comme natio nalité, si nous voulons être en mesure de lutter avec nos voisins dans le domaine économique, il est grand temps de nous réveiller.Le problé me devrait surtout frapper nos édu calculs Pourquoi l’Etat exige-t-il d'eux un certificat de bonne santé?C'est, que la jeunesse a besoin, chez nous plus qu'ailleurs, d'une protection de tous 1rs instants.Les maîtres verront à assurer cette protection à leurs élèves.Dans les pensionnats, nourriture saine, alimentation ra tionnelle (on en parle assezI et vigilance absolue.11 suffit d’un tu berculeux pour contaminer une classe.Donc, recours à l’examen médical chaque fois qu’il y a le moindre doute.Les plus sages sont encore ceux qui font examiner, une fois l'an, la classe, l’école, le couvent ou le collège au complet.Recettes éprouvées D'ailleurs, la science moderne a fait énormément pour remédier à res décrépitudes physiques.Ainsi, on sait pertinemment que les vitamines F, les seules qui puissent pénétrer les couches profondes de l'épiderme pour en combattre la dégénérescence, sont accessibles à tous.L’usage d'une crème onctueuse à base de vitamines “F", chaque soir au coucher, fait vite disparaître pattes d'oie et rides Quant aux cheveux blancs, ils n'indiquent pas nécessairement l'âge avancé et d'ailleurs l’usage d'un bon tonique capillaire à base de pilocarpine en arrête le blanchissement en donnant une vie nouvelle aux cheveux dont la pigmentation est déficiente.Et il en est ainsi de toutes les dégénérescences physiques dont notre pauvre humanité est affligée.Plutôt que d'abdiquer à votre part de bonheur, procurez-vous les feuillets que j'ai préparés à l'intention des lectrices de ce journal, qui traitent des soins du visage, des mains, des yeux, des cheveux, des pieds, du développement normal du buste, de l’enlèvement des disgracieux poils follets, de la maigreur, de l’embonpoint.de la transpiration excessive, des poids et mesures normaux.Ces feuillets ne sont pas des réclames pour des produits quelconque — ils ne contiennent pas un mot d'annonce — mais uniquement des conseils tout à fait désintéressés qui vous aideront à défier "des ans l'irréparable outrage".Il suffit de m’en faire la demande en adressant votre lettre à Cousine Blanche 197 ouest, rue Sainte-Catherine.Montréal et d'inclure un timbre de 3c pour chaque feuillet désiré.L'envoi vous en sera fait dans une enveloppe discrète ne comportant aucune indication d'origine.Et si vous avez des conseils particuliers à demander.n’hésitez pas à me confide vos soucis.Ce journal a retenu mes services tout exprès pour vous être utile, pour être votre confidente, votre amie.OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier -n Optométrie DIPLOME DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Spécialité EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E .TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 â 9 h.p.ni.BUREAU-CHEF : 6761, 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d'examiner son livre d'assurance à des heures raisonnables pour s'assurer que ses contributions y sont régulièrement portées.Si un employé vient à terminer son emploi pour une raison quelconque.son employeur devra lui remettre son livre avec les timbres jusqu'au jour de la cessation de l'emploi.Quand il ne sera pas possible de remettre le livre à l’employé, le livre devra être renvoyé au plus proche bureau de placement et des réclamations de la Commission.DROIT AUX PRESTATIONS Pour avoir droit aux prestations d’assurance-chômage, un ouvrier doit avoir versé des cotisations à la Caisse d’assurance durant trente semaines (ou durant cent quatre-vingts Jours; au cours d’une période de deux années.L'ouvrier sans travail fait sa demande de prestation et prouve qu'il est en état de chômage.Il doit être capable et libre de travailler mais incapable de trouver un emploi approprié.Il doit être prêt à suivre un cours d'apprentissage ou de formation approuvé par la Commission.Ce cours a pour but d'aider l’ouvrier à trouver un emploi dans un autre métier EN CAS I)E GREVE La Commission a adopté certains règlements au sujet des pertes au droit de prestation.Aucune prestation ne sera payée à un ouvrier dans le cas où cet ouvrier ou tout autre ouvrier de son rang ou de sa classe employé sur les lieux aura participé personnellement ou de son argent à un différend du travail et.en conséquence, aura causé de ce fait un arrêt du travail dans l'usine.De plus, un ouvrier n’aura pas droit aux prestations pour une période de six semaines s'il a été renvoyé pour inconduite ; s'il a volontairement quitté son emploi sans raison valable ; si, pendant qu'il est sans travail, il ne saisit pas toutes les occasions de trouver un emploi, ou si, sans bonne raison, il refuse d'accepter un emploi considéré approprié.RECLAMATIONS CONTESTEES fa1 s demandes de prestation sont réglées par les fonctionnaires d'assurance-chômage Toutefois, en as d=OGCOSCCCCOSOSOOSîcoccccoccoGccoa»Mec«ci 2 jours à six mois.Pendant la période correspondante de l'an dernier.il en était entré 69,215.L'augmentation est donc de 2 pour cent sur l'an dernier.Par ail- VILLE DE SAINT-JEROME Comté de Terrebonne.SOUMISSIONS DEM A N D E E S Des soumissions cachetées, marquées sur l'enveloppe "Soumissions pour égout rue Danis” seront reçues par le soussigné, greffier de la ville de Saint-Jérôme, jusqu’à 4 heures de l'aprcs-midi, le mardi, 2 septembre 1911, à l’hôtel de ville.280, rue Labelle, pour la construction d’un égout dans la rue Danis et dans la rue Nouvelle adjacente, à l'ouest de la rue Brière.Cette demande de soumissions s applique et s'adresse aux entrepreneurs résidant dans la ville de Saint-Jérôme seulement.Ces soumissions devront donner des prix sépares pour chaque section de l'égout à construire et comprendre matériaux, main-d'oeuvre, soit pour un tout complet.fais soumissions seront faites suivant les plans, devis et spécifications préparés par l'ingénieur de la ville de Saint-Jérôme lesquels pourront être consultés au bureau de ce dernier.Les soumissions devront être accompagnées d’un chèque accepté égal à 10% du montant tie la dite soumission.la- soumissionnaire dont ta soumission sera acceptée devra signer, avec la ville, un contrai contenant les clauses établies par les devis et specifications^ et toutes autres clauses générales ou spéciales que le Conseil municipal jugera à propos d’y insérer.La ville ne .«’engage pas a accepter ni la plus liasse ni aucune îles soumissions reçues.Saint-Jérôme, ce 20 août 1911.EMILE MARTIN, Greffier.semaine : Dimanche, lundi, mardi Gary Cooper et Barbara Stanwyck dans "MEET JOHN DOE".aussi "BAD MEN OF MISSOURI " Mercredi et jeudi Jan Kiepura et Danielle Darrieux dans "J'AIME TOUTES LES FEMMES": Blanche Montel et Jacques Varennes dans "LA MAISON DU MYSTERE." Vendredi et samedi "VIRGINIA" avec Madeleine Carroll et Fred McMurray: "THE PARSON OF PANAMINT" avec Charlie Ruggles et Ellen Drew voyages d'affaires.De son côté, le syndicat d'initiative de Témlscouata mande que le mouvement touristique est plus ferme, cette année On n'a jamais reçu, a Rivière-du-Loup.autant de demandes de renseignements des touristes.EXCURSIONS à prix réduits A TOUS LES ENDROITS DE L’OUEST CANADIEN La province reçoit plus de touristes Augmentation de 12% sur l'an dernier, pour 6 premiers mois Des précisions sur le flot du tourisme dans la province de Québec se dessinent depuis quelques jours “Touraide".un organisme important des Etats-Unis dont le nom est une définition, annonce à M Maurice Hébert, directeur général de l'Olfice du tourisme et publiciste de la province, qu’il a organisé, l'an dernier, 372,280 voyages en automobile pour 1.135.480 personnes.Plus de 55.000 de ces voyages avalent la province de Québec comme point d'arrivée."Touraide” en promet davantage cette année.D'autre part, les chiffres du premier rapport officiel de l'Office fédéral de la statistique, pour la période du 1er Janvier au 30 Juin 1941.indiquent que 77,630 automobiles étrangères sont entrées dans la province de Québec pour un séjour de DEPARTS : Tous 1rs jours du 12 au 26 sept.1911 LIMITE DE RETOUR : 15 jours.BILLETS VALABLES POUR VOYAGER DANS VOITURES ORDINAIRES Des billets d'excursion, valable dans wagons-touriles, wagons-salons et wagons-lits peuvent aussi être obtenus sur paiement d’un léger supplément, en plus du tarif pour place de wagon-salon ou wagon-lits.ROUTES Billets valables via Port Arthur, Ont, Chicago.Ill ou Sault Sainte-Marie, mais par la même route et la même ligne dans les deux directions.ARRETS EN ROUTE permis à tout endroit au Canada, au cours de l'aller ou du retour, ou dans les deux cas.en dedans de la limite du billet, sur demande au Conducteur ; aussi à Chicalo, M-Sault Sainte-Marie, Mich et s l’ouest, suivant les tarifs des chemins de fer aux Etats-Unis.Renseignements complets des agents du Gkcîfcfyue QojmSàb^ tcosocooc* BOIS de CONSTRUCTION Spécialité : PLANCHERS EN BOIS DUR.BOLS DE CHARPENTE EN PIN ROUGE.PORTES INTERIEURES EN PIN ROUGE, VENEER EN PIN ROUGE ET MERISIER, PLANCHE ISOLANTE“DONNACONA" PAPIER IMITATION l)E BRIQUE "BRANTFORD” Côtés de chaloupes en cèdre rouge largeurs 12" à 18” pouces longueurs 16 à 22 pieds The EAGLE LUMBER Co.Ltd.Tél.60 Saint-Jérôme Rue Saint-Janvier ŒOoooceoecccceoooGeooocooeioooo
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