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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 10 avril 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1942-04-10, Collections de BAnQ.

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m 1897-1942 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-CINQ ANS 1897-1942 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Que Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire L'honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-SIXIEME ANNEE.NUMERO 15 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI.10 AVRIL 1942 LE PLEBISCITE Le gouvernement qui a la responsabilité de la défense du Canada demande toute sa liberté d’actiGn # SI, en ce moment critique entre tous, vous ne voulez pas faire confiance au gouvernement et à votre parlement, en qui et en quoi mettrez-vous votre confiance ?demande M.King aux Canadiens.Le 1res honorable Mackenzie King, premier ministre du Canada, a parlé au peuple canadien, à la radio, mardi soir.Dans une allocution claire, modérée, franche et fortement appuyée sur de solides raisons, M.King a justifié le plébiscite et dit pourquoi il désire qu'on y réponde OUI.Ne pouvant reproduire ici tout le texte de son allocution, nous en donnons un substantiel résumé et citons les plus explicites déclarations du premier ministre.* * * “Si, en ce moment critique entre tous, vous ne voulez pas faire confiance au gouvernement et à votre Parlement et croire qu’ils ne feront que ce qui est entièrement dans l'intérêt du pays, en oui ou en quoi mettrez-vous votre confiance ?C'est la question que je voudrais que tous les Canadiens des deux sexes se posent en répondant "oui" ou “non" à, la question qui leur sera soumise le.27 de ce mois.” Actuellement, il ne s'agit pas de décider de la conscription, mais plutôt de décider si le gouvernement doit être libéré pour régler cette question lui-même, à la lumière de tous les facteurs.Le gouvernement ne demande pas au peuple de dire que la conscription devrait être adoptée, car il s'agit là d'une question militaire et le Parlement est l'endroit pour discuter ces sortes de questions.Le gouvernement désire être libéré pour décider de la question, délié de tout engagement et à la lumière des considérations de sécurité nationale.Ainsi s'est exprimé le premier ministre Mackenzie King, tout en avertissant les Canadiens que les dernières batailles du présent conflit peuvent se dérouler en terre canadienne et sur le territoire des Etats-Unis.à moins que l'ennemi ne soit vaincu à l'étranger Parlant sur le réseau national de la Radio-Etat en vue d'obtenir une réponse affirmative au plébiscite du 27 de ce mois.M King a déclaré que l'ennemi peut d'un moment à l’autre déclencher une vaste offensive destinée à couper les lignes de ravitaillement de l'Atlantique et du Pacifique.Si une telle offensive réussisait, la guerre finirait par se dérouler en territoire américain.la défense du Canada est essentielle, a-t-il dit,, mais il est égale-.c.nt essentiel que le Canada, qui pourrait éventuellement avoir besoin d'aide plus qu'aucun autre pays, continue de faire tout ce qu'il peut pour aider les autres pays.Ainsi, il est essentiel que le Canada dépêché une armée outre-mer et qu'il maintienne ses défenses au pays.En agissant ainsi, non seulement il aide d’autres pays, mais il combat pour sa propre existence.M King a aussi demandé aux Canadiens de répondre dans l'affirmative à la question du plébiscite.* + * Au début de son allocution, le premier ministre a déclaré que, par le plébiscite, le gouvernement veut avoir "les mains libres en ce qui concerne la poursuite de la guerre." Le gouvernement a reçu le pouvoir légal de faire tout ce que le Parlement approuverait, a-t-il dit.mais son engagement de ne pas imposer la conscription constituait une obligation morale, qui ne pouvait être ignorée dans un pays démocratique.Les programmes politiques et les arguments électoraux ne peuvent se comparer à "une promesse ou à un engagement défini et concret" On pourrait ignorer les premiers à cause des circonstances, "mais aucun changement dans les circonstances ne pourrait, toutefois, justifier le gouvernement d'ignorer un engagement spécifique envers le peuple, à moins qu'il soit évident que la sécurité de la nation est directement en jeu et qu’il est impossible de consulter le peuple", a ajouté le premier ministre.L'engagement contre la conscription, pris par les deux principaux partis politiques envers le peuple, était “une obligation morale la plus solennelle." “Cette promesse constitue une restriction pour le gouvernement, aujourd'hui, a-t-il dit.L s'agit, comme je l'ai dit.non pas d une restriction légale.C'est une obligation morale et.je n’ai pas besoin d'ajouter, une obligation de la nature la plus solennelle."C'est aussi la seule et unique restriction qui empêche le gouvernement d'exercer tout son pouvoir." L'engagement contre la conscription a été pris au moment où les Canadiens se souvenaient encore de la façon dont la conscription a été présentée et appliquée lors de la première grande guerre et du ressentiment qu'elle a soulevé.Elle eut que "très oeu de valeur militaire” au cours de la première grande guerre.Au début du conflit actuel, plusieurs l’ont considéré comme une autre “guerre européenne" et bien peu ont pensé que le Canada pourrait devenir la prise de guerre la plus convoitée."Telle est cependant la situation aujourd’hui, a dit M King.L'engagement de ne pas imposer la conscription a été pris afin de maintenir l'unité du Canada.Sans cette garantie, Je ne crois pas que le Parlement eût approuvé, comme il l'a fait, rapidement et de tout coeur, l'entrée en guerre du Canada." L'unité nationale était "plus essentielle au succès de l'effort de guerre de n’importe quel pays que la plupart des autres facteurs combinés." Bien que cet engagement fût nécessaire au début, pour maintenir l'unité, il est maintenant devenu “un sujet de controverses et une menace à l’unité." Le fait de délier le gouvernement de son engagement n’affaiblirait pas l’unité du Canada, dans les circonstances, a dit M.King.Au contraire, on supprimerait en même temps une source de désunion au Canada et une source d'incompréhension dans les autres pays.Une partie des forces canadiennes devraient rester au pays et une autre devrait aider à la défense du Canada outre-mer, a poursuivi M King.Le gouvernement est en mesure de décider oû les forces canadiennes peuvent être employées pour mieux défendre le Canada.Au sujet de l'unité et de la sauvegarde de l’unité, le premier ministre a déclaré : “Pour une nation, il y a une chose plus importante que l'unité: c’est la préservation de son existence." M.King a ensuite fait la revue des développements de la guerre et.tout en se défendant de vouloir être alarmiste, il a déclaré que ia situation de toutes les nations libres est de beaucoup plus critique aujourd’hui qu'elle ne l'a jamais été."Il devient de plus en plus évident, a-t-il dit.que l'Allemagne et le Japon font un effort supreme en vue d'obtenir la maîtrise du monde en 1942." * * * Le premier ministre admet sans hésiter que le volontariat a fourni à l'armée canadienne tout autant de soldnts qu'aurait pu en fournir la conscription générale et que la formule militaire suivie jusqu’ici n'a en rien limité notre effort de guerre.Mais le gouvernement considère que le fait de ne pas pouvoir imposer la conscription a placé cet effort de guerre sous un Jour entièrement faux devant les Canadiens et devant nos alliés, peu importe la vigueur et l’énergie que nous apportons à le soutenir et à l'augmenter.Puis M.King prétend que rester sur la défensive, c'est risquer d'etre attaqué et.dit-il, quelqu'un s'imagine-t-il que si les pays agresseurs triomphaient dans les zones actuelles de bataille, ils ne s’attaqueraient pas à l'hémisphère occidental.Il dit aussi que.aider les autres, c’est «nous aider nous-mêmes et que tous les pays qui dans le présent conlltl sont restés en arriére de leurs ouvrages de défense, ont été tôt ou tard attaqués ; que rester sur la défensive, c'est prendre le moyen le plus sûr d’attirer la guerre au Cannda ; qu’il va de sol que nous devons veiller à notre défense, protéger nos côtes, fortifier nos ports et nos villes contre les attaques, mais nous devons aussi accepter pleinement notre part du combat, nous porter au devant de l'ennemi avant qu'il atteigne nos rives, le battre, si c'est, possible, avant qu'il nous attaque, avant que nos villes soient en ruine et avant que les femmes et les enfants soient blessés ou tués dans nos rues et nos maisons.Or, le gouvernement et le parlement ont les mains liées par une (Suite fl la deuxième page) ît?^' '-T-* ¦, de Mozart ; En Saga, de Sibélius : par l'Orchestre des Festivals de Montreal ; Intermède ; Requiem, de Brahms, de 10 à 11 heures, par Rose Dirman, soprano, et Robert Nicholson.baryton : Montreal Elgar Choir et l orehestre des Festivals de Montréal.2ème concert, 17 avril à la chapelle du collège Saint-Laurent Symphonie Italienne, de Mendelssohn ; Intermède ; Stabat Mater, de Dvorak.Rose Dirman, soprano : Kenneth Neate.ténor : Anna Malenfant, mezzo ; Robert Nicholson, baryton.Les disciples de Massenet et l’orchestre des Ferti-vals de Montreal.3ème concert, 26 avril, au théâtre His Majesty Ouverture : La Nuit de Mai, de Rimsky Korsakoff ; The Filling Station, de Virgil Thomson : Concerto pour piano No 24 en do mineur, de Mozart.Betty Humby an piano.Intermède Pierre et le Loup.Ludmilla Pitoeff.narratrice, de Pro-kofieff ; Sénérade 1 Hassan 1, de Delius ; Franscesca da Rimini, de Tschaikowsky.Orchestre des Festivals de Montréal.4ènie concert, 28 avril, au théâtre Saint-Denis Opéra : Roméo et Juliette, de Gounod.Directeur : Dr Graf.de l’opéra Metropolitan, de New-York.Juliette.Stella Andreva ; Roméo, Raoul Jobin ; Frère Laurent, Norman Gordon, de l'opéra Metropolitan.de New-York : Mercutio Lionel Daunais ; Stephano Marthe Lapointe.• • • Sir Thomas Beecliam dirigera, lors du -premier concert des Festivals de Montréal le mardi soir 14 avril .dans la chapelle du collège Saint-Laurent, une des plus remarquables oeuvres musicales de tous les temps, le Requiem, ae Brahms.Malgré son titre, le Requiem n’a rien de commun avec la messe des morts, pas plus qu’il ne renferme de prières pour le repos des âmes C'est un choix de vers que Brahms a tiré de l’Ancien et du Nouveau Testament et dont le thème principal est le contraste entre la vie tourmentée de ce monde et la paix qu'amène la mort.Le Requiem commence par cette béatitude : "Bienheureux les affigés car Us seront consolés”, pt finit par cette autre : "Bienheureux ceux qui meurent dans le Seigneur”.Comme les paroles, la musique par la reprise a la coda du thème initial, nous dit que les malheureux- de ce monde seront les bienheureux de l’autre.Brahms était un jeune homme dans la trentaine lorsqu'il écrivit le Requiem.Le choix des textes et l'idee exprimée par la musique indiquent la philosophie d'un homme plus âgé.C'est l’oeuvre d’un idéaliste ; encore jeune.Brahms avait découvert l'un des secrets de la vie, a-t-on dit : 11 avait découvert comment envisager la vie et la mort sans peur II a exprimé cette philosophie en une musique aussi profonde que belle parce qu'il possédait un génie musical de premier ordre.Pour interpréter cette oeuvre, Mlle Rose Dirman, soprano, et M.Robert Nicholson, baryton, ont été choisis par les Festivals de Montréal.Mlle Birman, née à la Nouvelle-Oriéans, a été invitée à chanter aux divers festivals du continent.Quant à M.Nicholson, c'est la beauté de sa voix qui l'a conduit des mines de charbon d'Australie à la scène du Metropolitan.Presque sans culture vocale, M.Nicholson avait amassé une collection de prix dans son pays natal, la plupart des villes Importantes ayant des concours de chant comme ceux des "Maîtres Chanteurs de Nuremberg".A l'un de ces concours.M.Nicholson gagna une bourse à l’Univertisy Conservato-rium.de Melbourne, Victoria.Ses études jointes à son talent en firent l’un des principaux chantres des antipodes.Durant une tournée en Australie, en 1936, Richard Crooks entendit chanter M.Nicholson et fut si Impressionné par sa voix qu'il l’engagea â poursuivre ses études à New-York.Après six mois d'étude avec le professeur de M.Crooks, M.Nicholson chanta durant la saison du printemps au Metropolitan.A la suite de cet engagement, 11 fut demandé pour chanter dans des ora-torlos, en concert et avec les principaux orchestres symphoniques. Page deux LAV EN IR DU NORD Le plébiscite (Suite de la première page) promesse catégorique et solennelle faite au début des hostilités, mais ils voudraient pouvoir agir en toute liberté dans l'intérêt du Canada.* * * Le premier ministre termina ainsi son discours : Aider les autres, c'est nous aider nous-mêmes Il est regrettable que tant de gens en soient venus à penser que l'effort de guerre du Canada est tout simplement de l'aide à d'autres pays.En réalité, c'est beaucoup plus que cela Tout marin, tout soldat, tout aviateur des forces canadiennes, où qu'ils servent : tout navire, tout canon, tout avion que nous fabriquons, quelles que soient les armées qui les utilisent ; les vivres que nous fournissons à nos alliés, tout cela peut constituer de l'aide aux autres pays contre un ennemi commun, mais tout cela contribue aussi à la defense du Canada Ne vous laissez pas dire que notre pays s'emploie dans cette guerre-ci à soutenir quelque but impérial égoïste C'est faux, nous luttons pour la préservation de notre liberté et de notre existence nationale, pour la defense de nos foyers et de nos familles, contre un ennemi qui s'approche toujours davantage de nous.Nous ferions bien de nous rappeler que le seul moyen de nous défendre contre les ambitions déprédatrices de l'Allemagne et du Japon est de les combattre sur la première ligne de feu sur terre, sur mer ou dans les airs Voici l’une des plus fortes raisons qui nous engagent à ne laisser à personne l'occasion de dire que.par suite d'une restriction imposée au gouvernement dans l'exercice de tous les pouvoirs, notre effort de guerre n'est pas porté au maximum.Si jamais, chose fort possible dans un avenir prochain, le Canada se trouvait attaqué et que nous ayons besoin de secours des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne ou de quelque autre des Nations Unies, quel sentiment eprouverions-nous à la pensée que certaines restrictions empêchent leurs gouvernements de venir à notre aide ?Nous ferions bien, il me semble, de ne laisser naître aucun doute dans les autres pays sur notre volonté de faire toute notre part dans la lutte commune que nous livrons.Les agressions se sont succédé avec tant de rapidité dans tant de pays divers que personne ne peut prédire sur quel terrain la guerre va se propager l'an prochain, le mois prochain ou la semaine prochaine.Le danger nous menace, à l'est comme à l'ouest.C'est en face de ce péril que le gouvernement vous demande, pour la défense de notre liberté, de lui donner entière liberté d'action.M.LIONEL BERTRAND ET LE PLEBISCITE M.Lionel Bertrand, député fédé- , comté de Terrebonne.U tiendra ral de Terrebonne, parlera en mar- j toutefois quelques réunions, ge du plébiscite dans le comté de II portera la parole à Saint-Jé-Terrebonne.Par le temps qui court.I rôme.dimanche après-midi le 19 de nombreuses questions retiennent; avril, et dimanche soir, le 19 avril son attention, et il n'aura ni le pn- I également, il s'adressera aux élec-vilège ni le loisir de porter la parole ; tours de Sainte-Thérèse, à la salle dans toutes les municipalités du I de l’Académie.LIVRES - JOURNAUX - REVUES Prêtres, médecins, éducateurs, lisez ce livre QUINZE LEÇONS de PSYCHIATRIE PASTORALE par l'abbé PAUL LACHAPELLE Préface du docteur Emile Legrand, professeur de psychiatrie à l’Université de Montréal.Un volume in-12 de 288 pages.Prix : l'exemplaire.$1 25.Par la poste : $1.35."En lisant "PSYCHIATRIE PASTORALE".on se rend compte que H psychiatrie n'est plus une science mystérieuse.” Cette citation tirée de la préface du docteur Emile Legrand en dit long sur le mérite de cet ouvrage.Il ouvre, non seulement de vastes horizons sur certains états d'âme qu'on rencontre dans la vie et dans le ministère, mais il nous donne aussi la solution de beaucoup de cas qui restent insolubles pour ceux qui ne connaissent rien de la nsychiatrie.Dans ce livre, nous voyons défiler des émotifs, des obsédés, des impulsifs.des scrupuleux, des hystériques.des pervers, de faux mystiques, des hallucinés, etc., etc.On ne peut comprendre ces malades, on ne peut surtout leur faire du bien qu'en se référant à des notions de psychologie pathologique.L’abbe Lachapelle.après des études très poussées dans ce domaine, met aujourd’hui à la portée de tous ceux qui ont charge d'âmes ce qu'il importe de connaître au sujet des maladies mentales et nerveuses.Son livre est en outre un complément indispensable au Traité des actes humains.La Théologie proprement dite, en effet, ne peut aborder en détail ces questions compliquées.Il est totalement impossible de donner en quelques phrases, même un pâle résumé des quinze leçons que comporte cet ouvrage.Mais ceux qui auront ia curiosité de le lire, et ceux, plus nombreux encore qui auront à l'étudier pour les besoins de leur ministère.— tant laïques que prêtres.— en retireront un profit indéniable, car "PSYCHIATRIE PASTORALE" est avant tout un livre pratique.Il ne s’agit pas ici de théories vides de sens mais de réalités qui sont en connexion étroite avec la vie de l'àme."La société, écrit l’auteur, n’est pas seulement malade parce qu'elle est envahie par de fausses doctri- lades de l'esprit.Le docteur Carrel nous le disait dans L'HOMME CET INCONNU.Le monde fourmille de malades mentaux.Or.nous sommes prêtres pour ces pauvres malheureux comme Dour les autres : nous sommes prêtres pour tous.” • • • “AUJOURD'HUI” Les restrictions que la guerre nous impose envahissent tous les domaines ; le domaine de l'esprit n'est pas épargné.Celui d’entre nous qui naguère recevait trois ou quatre revues et autant de journaux, se voit dans l'obligation de se priver de quelques-unes de ses publications.Si vous êtes de ceux-là.procurez-vous “AUJOURD'HUI" le meilleur digeste français qui.dans ses 100 pages de texte serré vous apportera les meilleurs articles des périodiques canadiens et étrangers, le sommaire d'avril vous en donnera une idée.Le Canada et la guerre du Pacifique — "La Revue dominicaine" : Les motifs de l'attaque japonaise — "La Revue populaire" ; La troisième phase de la guerre — "La Nouvelle Relève" ; Comment on devient dictateur — “L'Oeil” ; L’art du .théâtre — "Regards" Quand écrivait Mme de Sévigné — “L’Enseignement secondaire" : Petipa et les Ballets russes — "L'Oeil" : Marcel Proust — "La Nouvelle Relève" : Tagore chez lui — "La Revue des Jeunes”: Montréal de 1867 à 1914 — Bulletin de la Chambre de Commerce" ; Balaklava — "La Liberté et le Patriote": Marie-Claire Da-veluy — "Paysana" : Evolution de la médecine canadienne-française — "Bulletin des Etudes françaises": Verres de choix — "L'Ovaie C.I.L."; Les Anemones de mer — "La Revue populaire” : Glacière arctique — "L’Ovale C.I.L." : L'oeuvre de Léon Gérin — “Le Canada français" ; Franc-maçonnerie et arrivisme —-‘ Relations" ; La paroisse canadienne-française — "L'Actualité économique" ; Pilotes de raids — "La Revue dominicaine” ; Les journées pan-latines— "Relations"; Petite histoire du cinéma — “Courrier du Pacifique"."AUJOURD'HUI" se vend dans tous les kiosques au prix de $0.25.L abonnement est de S2.-50 par année.S'adresser aux Editions d'Aujourd'hui.1961 est, rue Rachel Excursion à Québec Prés de deux cent cinquante per sonnes du comté de Terrebonne, auxquelles se sont joints une vingtaine d'amis de Montréal, ont pris part.hier, à l'excursion organisée par un groupe d'amis du comte, aux tins d'aller rendre visite à Québec à l'honorable Hector Perrier, député provincial du comté de Terrebonne Cette excursion, qui groupait des représentants de toutes les paroisses du comté, était dirigée par M J -Marc Vermette.notaire a Saint-Janvier et président de l'Association Liberale du comté de Terrebonne.Les excursionnistes, qui ont fait le voyage par train special, ont été reçus à la gare du Palais, par M et Mme Perrier.Dr délégation a assisté à une séance de l'Assemblée législative.assisté à une représentation cinématographique offerte, dans la Chambre des Bills Publics, par M.Eversden, assistant-gérant du trafic-voyageur à Cie do Transport Provinciale, qui a montré des films qu'il a tournés sur les beautés des Laùrentides.au cours de l'automne dernier.A huit heures, hier soir, la délégation a offert un banquet à l'honorable Perrier dans le café du Parlement.Le premier ministre et nombre de ministres et députés provinciaux assistaient à cette fête, que présidait M.Lior.el Bertrand, député fédéral du comté.La plupart des excursionnistes sont revenus, ce matin un fort groupe cependant, ne reviennent que ce soir.Cette excursion a remporté.tout comme l'an dernier, un très grand succès.C'est de plus un hommage bien vibrant que vient de présenter un fort groupe de citoyens à son distingué députe provincial, qui est également secrétaire de la province.Commission des prix et du commerce en temps de guerre RENSEIGNEMENTS L'administration des vivres à la commission des prix et du commerce en temps de guerre vient de décider une fois pour toutes que non seulement le sirop, mais aussi le sucre d'érable est exempt de la loi du prix maximum lorsqu'il est vendu à un conditionneur commercial ou à un marchand.Les prix des deux produits sont néanmoins plafonnés, dans leur vente au consommateur.aux maximus qu'ils ont atteints entre le 15 septembre et le 11 octobre 1941.• • ?Le prix du bois de chauffage On a vu la semaine dernière qu'il se fait une enquête générale sur le prix du bois de chauffage C'est par suite de cette enquête que la commission des prix et du commerce en temps de guerre a fixé des plafonds pour la région de Thetford et le comté de Mégantic, comme elle l'avait fait auparavant pour la vallée du Saint-Maurice, où des marchands avaient dù rembourser leurs clients de la différence entre le pla- Le régiment de Jolicttc, une unité exceptionnelle Il poursuit actuellement une grande campagne de recrutement Mobilisé depuis deux mois pour le service actif, le Régiment de Juliette est maintenant caserne aux baraques Westmount, sur la rue Sainte-Catherine.Sous la direction compétente de son commandant, le lieutenant-colonel G.-V.de Belle-feuille.il poursuit son entrainement selon tous les règlements du code militaire et avec le meilleur esprit du monde.Comme en temps de paix, ce régiment a encore le plus grand district de recrutement au Canada, dit-on.soit tout le nord de la province.Ce qui veut dire que l'ouvrage ne manque pas de ce côte ; aussi a-t-il de nombreux officiers recruteurs dans les principaux centres de son district et plusieurs autres voyagent A l'heure actuelle les officiers qui voient à l’administration et au bon fonctionnement de leur régiment à Montréal sont, outre le lieutenant-colonel de Bellefetiille.les capital nés J.-B Charland.aumônier.Mc-Kellar.médecin.R.-P Boulay.adjudant.et Laurent Roy .les lieutenants Marcel Baril.René Jette.Olivier Robert.Claude Michaud.P.Leclerc.Fernand Talllon et Marcel Masse.Plusieurs autres officiers, dont des majors, doivent venir se joindre à eux.pour remplir les cadres.Fondé en 1871.le Régiment de Joliette a toujours maintenu les traditions établies par son fondateur, le colonel J -J.Sheppard, de Joliette II a toujours cultivé ce vieil esprit de gentilhommerie militaire et d'honneur qui ont fait de lui, dès les premières années de son existence, un des régiments les plus en évidence et les mieux côtés de notre district, voire de toute la province Aussi, aujourd'hui, même ses plus jeunes membres, quand aux années de service, personnifient-ils le type du militaire modèle.Les officiers qui se sont succédé au commandement du Régiment de Joliette.depuis le colonel Sheppard son les lieutenants-colonels Desaul-niers.Normandin.Picher.C.de La-naudière.Papineau.E.Tellier Leclerc.J Tellier.L Chicoine et G -V des officiers du régiment de Joliette est de maintenir l'excellent niveau moral de leur unité et de l'améliorer, si possible.C'est pourquoi, durant la grande campagne de recrutement qu'ils poursuivent dans le moment, ils s'appliquent â ne pas laisser entrer de mauvais sujets qui viendraient donner une fausse note et briser l’harmonie dont ils sont si fiers.Ce que l’on veut c'est de la qualité en quantité.Et il est intéressant de noter que ce régiment est une unité de jeunes ; son commandant, le lieutenant-colonel G.-V.de Bellefcullle.est le plus âgé de ses membres et il n’a que 37 ans.Nous ne pouvons pas.par conséquent, nous surprendre de voir rogner tant d'enthousiasme aux baraques de Westmount.Ils sont un groupe dont la jeunesse est peut-être le meilleur gage de succès.C’est pour préparer aux Jeunes un avenir plus rose que l'on combat actuellement la barbarie : ces jeunes font aujourd'hui leur part pour assurer leur propre survivance et ils veulent avoir d'autres jeunes pour leur aider.Donc, en avant les gars ! La situation .iSuite de la première page) lusion à l'ouverture d'un second front sur le continent européen.Mais la campagne aérienne des britanniques peut conduire à une invasion du continent.Lors des conquêtes allemandes en Europe et lorsque le Japon a effectué sa poussée dans le Pacifique, le bombardement aérien ouvrait la voie à l'invasion.Et dans la stratégie de la guerre moderne, il a été constaté à maintes reprises que les bombardements précédaient l'arrivée des tanks et des troupes II n'y a aucun indice actuellement qui permette de croire que la Grande-Bretagne pré-nare une invasion du continent Mais les Britanniques ont recouvré leur puissance et s'en servent Presque tous les stratèges sont, d’accord de Bellefeuille.commandant ac- ! P9ur dire c'ue l'Allemagne peut être tuel.Le lieutenant-colonel de La- i defaite mais que cela ne se produi-naudière ayant été le dernier de sa ! c,ue *°rsciue ses armées seront famille, son régiment a adopte son 1 u>sPersees et ses positions defensl-blason comme écusson ' ves occupées.Cela n’est possible que Quoique mobilïlsé depuis deux par de vastes opérations terrestres, mois seulement, ce régiment a ac- A moins que l'Allemagne ne se tueUement plus de 600 hommes et bnse devant la muraille russe cet 10 officiers en service a-'tif outre- K11'., une invasion du continent eu-mer.Il compte aussi 55 officiers en rüpeen P»r l'ouest sera inévitable si service actif .un peu partout au Ca-!l on Jveut battre l'Allemagne.Et nada Son effectif actuel est de plus 1 Quand viendra le temps de lancer de 400 hommes, mais il reste encore ! cette offensive immense, il est cer-de nombreuses places pour les jeu- Itain Que l'aviation alliee sera prete nés qui veulent le joindre.Actuel- v i°uer le grand rôle qui sera le lement.il a particulièrement besoin I sieJ., , de cuisiniers et de chauffeurs de D1C1 la.1 aviation britannique ramions.Ses officiers visent sur- l continuera de marteler l'Allemagne tout â enrôler des jeunes gens de j et ses positions en territoires occu- _______________________________bonne éducation, intelligents et de i >)CS car ses attaques peuvent dans fond établir et le prix qu ils avaient bonne volonté.Les jeunes qui lr I une certaine mesure determiner le __: _ : 1 _ __ .• .^ roen tnt nae l'nmhots virtlruvte rlrvnt composent, à l'heure actuelle.' sont ! résultat des combats violents dont tous de bonne trempe, actifs et tout ; uar!ent depuis quelque temps les de-à fait dans la tradition régimentai- Deches de Russie, rc.Rarement avons-nous eu l'oc-I , On dit que de- nouveaux renforts casion de rencontrer plus bel esprit S allemands ont ete deverses dans la que le leur Que les jeunes qui veu- ! Péninsule crimeenne et dans le bas-lent travailler de façon active à la i sin deJa Donetz en vue probable-victoire n'aient aucune crainte de : ment d une poussée vers l'est qui s'enrôler â leurs côtés : ils trouve- i ££raU un5.™enacÇ grave contre la ________________ront d'excellents compagnons, tout Turquie d abord, le Caucase et le 15 à 18 pouces «moyenne 16* 510.50 en devenant membre d’une des plus •^°yen-Orient ensuite et Peut la corde ou $3.50 pour 1 3 de corde belles unités de notre province.I Utilement a.teindre 1 Inde .
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