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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 17 avril 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1942-04-17, Collections de BAnQ.

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CHENIER 1897-1942 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-CINQ ANS 1897-1942 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire L'honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-SIXIEME ANNEE, NUMERO 16 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI.17 AVRIL 1942 3" 4’ 7* Je dirai OUI Je répondrai OUI à la question du plébiscite, parce que 1“ J’ai des chefs en qui j’ai confiance.2 Parce que Je crois en la sincérité, à la clairvoyance et au canadianisme de Mackenzie King qui.depuis quarante ans.ne nous a Jamais trompés.Parce que.en 1940, même sans l’engagement qu’il a pris touchant la conscription pour service outre-mer.Je lui aurais donné mon vote.Parce que Je suis opposé comme toujours à une telle conscription Inutile et, plus que cela, nuisible aux intérêts essentiels du Canada et que je suis profondément convaincu que cette conscription ne nous sera pas imposée aussi longtemps que Mackenzie King sera premier ministre de notre pays.Parce que, en répondant Non au plébiscite.Je contribuerais à affaiblir le gouvernement King qui, ne pouvant plus compter sur l’appui de toutes les provinces, serait privé de l’unité nationale qui fait sa force et qui lui est nécessaire pour gouverner dans l’intérêt de toute la nation.Parce qu’ainsi aflaibli, le gouvernement King aurait à affronter une crise politique qui pourrait le renverser et le remplacer par un gouvernement unioniste où les tories et les impérialistes imposeraient à la nation des mesures militaires basées sur la coercition, comme en 1917.Parce que, ainsi que nous le dit Mackenzie King : “La question en jeu aujourd’hui n’est pas la conscription.”11 s'agit d’établir si le gouvernement doit ou s’il ne doit pas être libre de décider lui-mème la question, en tenant compte de tous les facteurs d’intérêt national.Le gouvernement ne vous demande pas s’il y a lieu ou non d'adopter le conscription.Il vous invite à lui laisser, ainsi qu'au Parlement, la responsabilité de prendre cette décision et de juger, en toute liberté, cette question à son mérite.”La question de la conscription, envisagée comme elle doit l’étre, est une question d’ordre militaire.C'est au Parlement au'elle doit être discutée.Ce que le gouvernement demande, aujourd'hui, pour lui-méme et le Parlement, c’est la liberté d’étudier et de discuter cette question, comme toutes celles qui ont trait à la guerre, sans être lié par aucun engagement, et en ne tenant compte que de la sécurité nationale."Une partie de nos armées devrait demeurer au Canada pour nous protéger contre toute attaque ; une partie de nos troupes devrait se rendre outre-mer afin de participer à la défaite de l’ennemi et l'empêcher ainsi d'attaquer le Canada.Les deux tâches sont pareillement essentielles à notre sécurité.Quiconque vous dit qu’une seule est nécessaire vous trompe."Le gouvernement, grâce aux renseignements qu'il est seul à posséder, est en mesure de décider où les armées canadiennes peuvent le plus avantageusement défendre le Canada et aider à vaincre l’Allemagne et le Japon, ou quelles méthodes pourraient le mieux aider à lever les troupes nécessaires Nous ne demandons pas à la population de prendre la decision.Nous croyons le problème si important que le gouvernement et le Parlement devraient avoir liberté absolue de juger chaque question exclusivement à son mérite.’’ 8- Parce que le Canada est en guerre et qu’il veut gagner la guerre.9 Parce que la responsabilité de la protection et de la défense du Canada repose entre les mains de chefs en qui nous avons confiance.Parce que pour voir notre pays échapper à la défaite et à la perte de ses libertés les plus précieuses et même de son existence comme nation libre et chrétienne, je suis prêt a tous les sacrifices.En parlant ainsi.Dieu sait quelles douloureuses perspectives comporte une telle déclaration pour mon coeur de père.11° Je répondrai OUI au plébiscite parce que.m'inspirant du passé de nos pères, de la doctrine canadienne et libérale de Laurier, je fais confiance à Mackenzie King, petit-fils du chef anglais des patriotes de 1837, fidèle disciple de Laurier et le continuateur de son oeuvre comme chef du parti libéral et premier ministre du Canada.Je reconnais en lui un chef et un guide qui, Canadien avant tout et libéral convaincu, n'a jamais démérité de notre confiance.Je suis certain de ne pas me tromper et de bien servir mon pays en me rendant à son désir, JULES-EDOUARD PREVOST ÿSOBOOCOCCCOSCOOSOOSOSOOOCCCCOCCCCOCCCCCOO&SCCCCCCCJ 10 LA DEFESSE DU CANADA Mais on dit : Occupons-nous de défendre le Canada i Eli ! oui, on croirait qu’il n'y a que ces braves gens qui ont pensé au Canada — Si Monsieur King demande aux électeurs d'être libéré, lui et son gouvernement, de certains engagements, ce n'est pas assurément parce qu'il veut oublier la défense de son pays.Quand il recherche une certaine liberté d’action ou plutôt une liberté de discussion et d’étude pour, ensuite, soumettre un programme aux députés, de grâce, n’allons pas lui faire l'injure de dire ou d’insinuer qu'il ne connaît pas les besoins du Canada ou qu'il ne comprend pas.lui, qu’il est aussi nécessaire d'assurer, dans la mesure du possible, la défense du territoire ! Avant la guerre, en 1935, il proposait de moderniser notre défense et, pour cela, il voulait augmenter les crédits militaires.Qui l'a critiqué alors ?— Ceux qui, dans le pays, parlent le plus do la défense du Canada ! L'honorable M.CARDIN, à la radio, 10 avril 1942.icoocccooooccoGooococooococcocoocoscoocoooooccooocooS La première soirée des Festivals de Montréal Le premier concert des Festivals de Montréal, saison 1942, a eu lieu mardi soir, en la magnifique chapelle du collège Saint-Laurent.Sir Thomas Beecham, l'orchestre des Festivals et le Elgar Choir nous y ont fait passer une soirée vraiment splendide.Une fols de plus, nous avons pu constater combien l'art de sir Thomas est merveilleux.Quelle précision, quelle souplesse, quélle vie, quelle sûreté ! On sent que ce chef tient entre ses maires tous les fils de la mélodie, tous les traits du dessin musical, qu’il distribue avec un art inouï.Mnrcrl Dupré joue de l'orgue, Ménuhln Joue du violon.Brallowsky joue du piano ; Beecham.lui, joue de l’orchestre et il est l'âme de son instrument.C'est dans la Symphonie en ré majeur (no 38), de Mozart, que nous avons pu admirer surtout les qualités de sir Thomas, sa science profonde du rythme et de la couleur, sa sensibilité délicate et vraiment moznrtlennc.Il faut dire aussi qu'il est, à l’heure actuelle, l’un des plus fameux, pour ne pas dire le plus Illustre, des interprètes du maître de Salzbourg.Dans notre humble opinion, seul un Bruno Walter peut soutenir avec lui la comparaison, sous ce point de vue.Le poème symphonique de Slbé-lltis, En Saga, qui suivait la symphonie de Mozart, fut une révélation pour une grande partie des auditeurs.Venant après une musique si simple et si Joyeuse, cette oeuvre n'a pas manque de surprendre, avec sa facture moderne, avec ses dissonances, son orchestration savante et compliquée, ses éclats terribles de cuivres et ses tutti assourdissants.Là encore, cependant, sir Thomas Beecham a su tirer de l’oeuvre toute son essence et la communiquer à l’auditoire quelque peu saisi mais émerveillé.L’oeuvre principale de cette soi- rée était le Requiem allemand, de Brahms, qui occupa la seconde partie du concert.Ce Requiem n'est pas, comme le Requiem /Je Manzoni, de Verdi, une messe des morts: c'est plutôt une série de sept cantates qui sont autant de méditations religieuses sur les tristesses et les joies de la mort.C'est un chef-d’oeuvre, sans contredit.On y retrouve toute la sévérité de Brahms, mais aussi toute la richesse de son harmonisation, tout l’art de son contrepoint, toute la profondeur de son inspiration.Mademoiselle Rose Dirman, soprano, et monsieur Robert Nicholson, baryton, les solistes, s’acquittèrent avec honneur de leur tâche.Nous avons pu remarquer la sûreté.la justesse et la pureté de la voix de mademoiselle Dirman, même dans les planissiihl les plus doux Quant à monsieur Nicholson, c’est un artiste convaincu et consciencieux et qui semblait parfaitement à l'aise au milieu des dilïlcultés nombreuses de sa partition.Sa voix r.’a peut-être pas la chaleur de celle d’un Harrell ou d'un Cordon: mais elle est ferme, posée et puissante.Le Elgar Choir, â qui on avait confié l'exécution du Requiem, fut à lu hauteur de la position.Malgré une certaine faiblesse chez les voix d’hommes, chez les ténors en particulier, c'est un choeur qu'il nous a été bien agréable de ré-entendre.La richesse et le fondu des voix de femmes étaient tout il fait remarquables.Mais que dire de l'orchestre ?Il fut littéralement merveilleux de Justesse, de précision et de souplesse.Sir Thomas Beecham fut admirablement secondé par ses musiciens qui, tous et chacun, ont exécuté leur partition sans une seule défaillance, avec une perfection et une conscience vraiment dignes d’éloges.II.I*.-f- EL à ¦j'.'WiL'iü’J:* PROVI IM G IAIJE Un réquisitoire de l'honorable Cléophas Bastien Au cours de la dernière semaine parlementaire, l’Union Nationale fut de nouveau dénoncée pour ses extravagantes dépenses alors que son régime était au pouvoir.Cette fois, ce fut l’honorable Cléophas Bastien qui démontra quelques-uns des motifs qui ont forcé le gouvernement de l’Union Nationale à déguerpir en vitesse, et pour cause ! Le critique financier de l’opposition avait au préalable accusé le gouvernement d’avoir forgé le déficit de $52,000.000.pour l’exercice financier de 1939-40,-’’afin de compromettre, aux yeux du public, l’administration de l’Union Nationale.Et si nous sommes partis si brusquement, dit en conclusion le même critique, c’est qu’Ottawa empêchait les provinces d’emprunter et nous avons voulu sauver notre autonomie”."Nous avons sauvé l’honneur et le crédit de la province, rétorqua l’honorable Bastien.Après la chute de l’Union Nationale, nous avons pu emprunter S65,000,000 pour payer les comptes en souffrance et la dette flottante.La confiance était revenue.L’Union Nationale, elle, ne pouvait plus emprunter.L’auditeur dit que sur une émission de $20.000,000 en mars 1939, neuf millions n’étaient pas vendus en juin 1939.Le chel de l’Union Nationale est allé emprunter à New-York à 2.7 p.c.Mais c’était à court terme et nous payons actuellement 11 p.c.sur le change dans nos remboursements.Toutes les provinces pouvaient emprunter.Sauf aux Etats-Unis où l’on ne prêtait pas aux pays belligérants.C’est pour cela que ces messieurs ont plié bagage, un samedi, lorsqu'il n'y avait que quatre ministres au conseil." ?* * Une comparaison accablante Un parallèle sans précédent dans l'histoire politique de Québec, montre "que pour une période de 36 mois, l’Union Nationale a eu au compte ordinaire un déficit de 36 millions, tandis que le gouvernement nement libéral est à boucler son budget avec un surplus global de deux nement libéral es ta boucler son budget avec un surplus global de deux mimons : l’Union Nationale par contre a eu un déficit global de $136,924,000 en 36 mois.Pour expliquer un tel déficit, l’honorable Bastien a levé un coin du voile sur l’administration du régime Duplessis.Au chapitre de l’aide aux chômeurs on trouve, entre autres, les “perles" suivantes : Dans l’Assomption, on a construit un pont.La plus haute soumission était de $23,700 et la plus basse de $19.800.Or il est arrivé que le contrat fut donné à un autre pour $49.500 ! Dans Charlevoix-Saguenay.on a payé pour un chemin de troisième classe $71,000 du mille.Puis il y eut le chef-d’oeuvre de Chibougamou où on a dépensé un quart de million pour un chemin qui ne peut servir qu’en hiver.A Donnacona, pour étudier le site d’un pont, on a dépensé S48.386.Il y avait dans le cabinet deux champions de 'ayîépense.D’abord le grand sociologue dé l’Union Nationale, M.William’Tremblay ’qui a dépensé $8.000.000 dans un seul comté dont S900.000 pour une seule clôture.Mais il y avait aussi M.Duplessis.A Trois-Rivières pour marquer son règne, le chef de l’Union Nationale a fait construire un stade et un colisée.La porta du colisée a coûté, la porte seule, $33.000 et "ç’a été sa porte de sortie".* * * La motion Chafoult Une importante et délicate question a retenu pendant plusieurs séances l'attention de nos législateurs : la motion Chaloult qui avait trait au prochain plébiscite.Le député de Lotbinière, par sa motion, réclamait que : "La Chambre exprime l’avis que les électeurs de cette province doivent répondre "NON".Un amendement proposé par M.Alexis Caron, député de Hull, disait par contre que : "La Chambre exprime i'avis qu elle n’a pas à se prononcer comme telle, mais qu'il importe de laisser à chacun de ses membres comme à tous les citoyens de la province la liberté absolue d’exprimer leur opinion personnelle à l’occasion du prochain plébiscite”.Aprt‘5 de nombreux discours, soit 21 en tout, il a été convenu que la question du plébiscite est de ressort fédéral et qu’il n'appartient pas à la législature de se prononcer.Mais la motion Chaloult n’en a pas moins provoqué d'importantes déclarations qui réfiètent le sentiment anti-conscriptioniste de la province de Québec.* * * Le premier ministre et b conscription Ce sentiment anti-conscriptionistc a été magnifiquement souligné par le premier ministre qui n’en témoigne pas moins une confiance absolue en M.King."J'ai promis à l'électorat de la province, dit M.Godbout, d’être contre la conscription et je tiendrai mes promesses à son égard.Je tiendrai mes promesses à l'égard de ma province même si le reste du Canada délie M.King de ses engagements.M.King lui, s’est engagé envers le Canada.Moi, je me suis engagé envers ma province et je tiendrai mes engagements.J'ai pris aussi d’autres engagements : celui d’avoir le courage de mes opinions, celui de ne pas mentir, celui de donner à la population, grâce aux renseignements que nous possédons, les avis qui s'imposent quelles qu'en soient les conséquences politiques." "En Amérique, c'est nécessaire, la conscription.Mais le fédéral est obligé d'en demander la permission aux Canadiens.Il n'y a pas un Canadien qui refuserait de défendre le territoire américain.Mais pour le service outre-mer, pour la défense d'un autre pays, jamais.Et moi.je ne serai pas délié de mes promesses par l’expression de l’opinion des autres provinces du pays.Je ne faillirai pas à ma parole.Car le respect a la parole donnée, c’est la base et l'essence de la démocratie.” pour cent foi.c'est M.King Cet homme a des responsabilités immenses "Il y a au pays un homme qui l'incarne, un homme en qui j'ai cent à porter.La vie même du Canada est en danger.Déjà vingt pays du monde, la plupart plus puissants que nous, sont sous la botte d’Hitler.La prochaine attaque d'Hitler, la plus normale, c'est contre le Canada.Demain, plusieurs hommes politiques de ce continent auront peut-être à Taire le même examen de conscience que les hommes de Riom.Qui peut dire que demain, le Canada ne sera pas la première victime d'Hitler?Qui peut dire que demain, nos femmes et nos enfants ne subiront pas le sort des femmes et des enfants des pays envahis ?Dans une situation comme celle-là, le dernier effort doit etre fait pour gagner la guerre.Le dernier sou doit être dépensé.Le dernier effort, cela ne veut pas dire la conscription, cela veut dire l'effort le plus efficace.Je ne pense pas que la conscription puisse refaire l'unité canadienne si essentielle dans une période de danger.Il y a un homme dans la politique fédérale qui pe.nsc exactement comme nous, c'est M.King.M.King a toujours été l’expression fidèle du sentiment canadien, et en particulier du sentiment canadlen-français.” Le sénateur Rainville meurt subitement La situation i La 9uerre du Canada internationale Nous avons le reeret d’avoir à annoncer la mort du sénateur J.-H.Rainville.Agé de 67 ans, l'honorable Rainville est mort subitement à sa demeure rie Saint-Lambert., mardi dernier.Avocat, homme d'affaires, politique actif, le sénateur Rainville comptait beaucoup d'amis dans tous les milieux oil il exerça son activité.Candidat conservateur dans Ver-ci lères aux élections provinciales de 1908.M.Rainville y avait été défait par 98 voix.11 avait toutefois été élu député de Verchères aux Communes.en 1911.Ce comté avait alors fait confiance pour la première fols a un conservateur.Défait aux élections générales do 1917, il devenait organisateur-en-chef de son parti pour la province de Québec lors des élections générales fédérales de 1930, président de la Commission du port de Montréal la même année, poste qu'il occupa Jusqu'à son entrée au Sénat, le 6 octobre 1932, à titre de représentant de lu division de Ropentlgny.Durant ses deux années à la présidence de la Commission du port de Montréal, le défunt s'était intéressé constamment à démontrer les facilités du port de la métropole et avait étudié tout particulièrement les possibilités de développement hydraulique du Saint-Laurent.On se souvient qu'il avait prononcé une importante conférence à ce sujet, en 1932, devant la Chambre de commerce de Montréal, conférence Intitulée : "Le problème du Saint- Laurent", et qui avait été publiée plus tard en brochure.Lui survivent : sa femme, fille du Di J.-G.-A.Gendreau, qu’il avait épousée en 1910, son père, M.Isaïe-D Rainville, ancien percepteur du revenu provincial, à Saint-Hyacinthe, et trois soeurs.Mmes Emma Church, Alice Sabourin et Hectorl-ne Déluge.• • • Ut mort du sénateur Rainville (I*ar la British United Press) Les Indices se multiplient qui démontrent que l’Allemagne prépare, en deux directions à la fois, une grande offensive contre le Proche-Orient et ses champs pétrolifères, et printemps.Les observateurs américains et britanniques prévoient une offensive allemande à travers le sud de l’Ukraine en direction du Caucase en même temps que serait effectuée une poussée en Méditerranée orientale, probablement par voie de Chypre pour parvenir en Syrie.Cette stratégie, on le constate, nécessitera la traversée de la Turquie.La Turquie pourrait céder devant la lourde pression que lui ferait subir l'Allemagne pour obtenir la permission de faire passer ses troupes en territoire turc.Si la Turquie ne cède pas à l'Allemagne, on ne croit pas qu'Hitler ajoute encore à sa tâche en s'attaquant à ce pays.On dit que les fantassins turcs sont de rudes soldats.Les rapports de mouvements militaires allemands en Bulgarie sont considérés comme partie du plan de propagande allemand pour apeurer la Turquie et la faire se soumettre à la volonté de l'Allemagne.On prévoit de sources britanniques que la campagne qui s’annonce sera une des plus sanglantes de l'histoire du monde.On croit en Grande-Bretagne qu’Hitler se prépare à tout risquer dans un effort pour changer le cours des événements et ouvrir la voie à sa victoire.Mais cette campagne de l'Axe ne sera pas aussi facile qu’Hitler semble le croire.Des milieux britanniques bien renseignés ont appris que l'Union soviétique masse 122 divisions de troupes fraiches pour contenir l'offensive prochaine d'Hitler du côte de l'Ukraine.Ces renseignements suivent de près d’autres rapports reçus par les milieux britanniques disant que l'Allemagne a massé quelque cent divisions, soit de 1,000,000 à 1.500,000 hommçs en Ukraine, en vue de l'offensive du printemps en direction du Caucase.Ces immenses effectifs sont en sus des armées régulières qui ont combattu tout l’hiver sur ce front.Les nouvelles armées russes sont cependant postées sur le flanc que l'Allemagne devra bientôt mettre à découvert pour foncer en direction du Caucase.Cela fait que l'on a une meilleure confiance que les Russes résisteront mieux qu'on semble le croire généralement mais il est certain que de combats très violents et très sanglants marqueront les premières semaines de l'offensive allemande.Cet hiver, par suite de la contre-offensive russe, les Allemands ont été contraints de tenir de 150 à 200 divisions sur le front soviétique.D'immenses réserves de troupes nazies, devant servir à la campagne du printemps, sont déjà entrees en scène.On estime que le grand état-major allemand a dû avoir recourt à 40 divisions de réserve pour contenir la contre-offensive russe."L’Allemagne ne dispose déjà plus d'armées suffisantes pour parer à la menace russe," a dit une personnalité britannique.Pour échapper au désastre, elle a dû puiser profondément dans ses armées de reserve.Elle se voit en plus dans l'obligation de négocier avec les Roumains, les Finlandais, les Italiens, les Hongrois et probablement les Bulgares pour élargir les cadres de ses armées".Il semble, en effet, que les problèmes du haut-commandement allemand en 1942 seront plus épineux que jamais et qu’en général I armée allemande ne doit pas se battre avec le même élan qu’en 1940 et 1941.Cependant, il est certain que l’armee allemande n'est pas une armée défaite et qu'elle est en mesure de porter de rudes coups.II ne faut jamais sous-estimer la force de l'adversaire.Il faut toujours s'attendre au pire, c'est un bon moyen de s’éviter des surprises désagréables.C’est d'ailleurs un des grands principes de la stratégie militaire.Un des facteurs qui pousseront l’Axe à lancer une offensive contre le Caucase, c'est son grand besoin de pétrole.De source digne de foi.on a appris à Washington que dans s.i campagne d’hiver en Russie l'Axe a épuisé un tiers de ses réserves de pétrole.L'envergure de l'offensive que l’Allemagne.l’Italie et leurs alliés projettent fait prévoir que tou ces leurs réserves de carburant y passeront et que s'ils allaient ne pas réussir cette gigantesque entreprise, ils seront face à la défaite.I,a voie que suivront les armées ennemies dans le sud de l’Ukraine sera probablement celle de Kharkov et de Rostov ,1e long de la Volga.D’Astrakan, située à l’embouchure de la Volga, elles se dirigeront vers le sud en passant par la plaine qui longe la eôte de la mer Caspienne pour parvenir aux champs pétrolifères de Bakou.Au delà de Bakou, commence l’Iran, l'ancienne Perse (Suite à la deuxième page) Nous publierons, la semaine prochaine, un article critique de Louis Dantin sur le livre "Pensées et Souvenirs" de Fernand Rinfret, que vient d'éditer la maison Beauchemin.Un milliard à F Angleterre Le Canada donnera un milliard de dollars à l’Angleterre, et du coup, voilà des quantités de gens encore scandalisées."Y pensez-vous, UN MILLIARD en pur don,” s’écriait, l’autre jour, d'un ton tragique, un de ces timorés, faciles à scandaliser.“Mais c'est de l'argin çà." En effet c'est exactement mille millions de dollars, la somme que le peuple canadien vient de souscrire avec entrain.Pour rassurer les inquiets et ceux dont le patriotisme manque de vision, disons d'abord que ce n'est pas de l'argent que le Canada va donner à l'Angleterre mats de l'outillage de guerre pour combattre NOS ennemis, des denrées pour nourrir sa population tandis que la nation est sous les armes et de l’équipement pour les soldats.Ce matériel va être fabriqué dans nos usines et ces denrées vont être produites sur nos fermes, ce qui va donner du travail à des milliers d’ouvriers et créer un débouché avantageux pour nos produits agricoles, de sorte que cet argent, en fln de compte, va rester en circulation au Canada et va stimuler notre économie.Mais, ce n’est pas à ce point de vue égoïste qu’il faut envisager cette question.Pourquoi donnons-nous un milliard à l'Angleterre ?Pour ia même raison que les Américains, qui n'aiment pas l’Angleterre plus qu’il ne faut, lui envoient, eux aussi, en pur don.cargaisons sur cargaisons d'outillage de guerre et de denrées, et cela, en plus ae lui fournir des hommes.Si on se donne la peine de situer la question dans son cadre véritable, tout devient clair.Dans la guerre actuelle, l’Angleterre est en première ligne ; elle est au front, si vous voulez, tandis que nous, des pays d'Amérique, formons l'arrière.Il importe peu que l’océan nous séparé des premières lignes, cela ne change rien au fait que nous sommes dans la lutte au même titre que l'Angleterre.Or, c'est la première ligne qui supporte tout le poids du combat, c’est elle qui doit être alimentée en hommes, en outillage et en munitions.Si elle était rompue, c’est sur nous que retomberait tout le poids de la bataille et, il n'est pas difficile de comprendre, après ce qui s'est passé ailleurs, que l'orage ne tarderait pas à fondre sur nous : nos villes, nos villages, nos familles.On admettra que le sacrifice d'un milliard est peu pour conjurer de telles calamités.Il faut envisager cette question sous un autre angle si l’on veut rester dans le domaine des réalités : c'est qu'il en coûte infiniment moins cher d’envoyer un milliard à l'Angleterre que de financer l'occupation allemande.Financer est ici un euphémisme d'une saveur amère à laquelle plusieurs nations ont goûté.Si monstrueux que cela soit, en plus de dévaster et de tout piller dans les pays qu’elles occupent, les hordes hitlériennes se font payer par leurs esclaves, le privilège d’être esclaves dans l’ordre nouveau, lequel ordre, il faut le signaler en passant, est le plus ancien qui soit puisque c'est l’ordre du pillage et du brigandage.Pour les dommages et les dévastations qu’elle avait causés lors de l'autre guerre.l'Allemagne avait été taxée à 125 millions de livres sterling qu'elle devait verser à ses victimes.Nous savons qu'elle a trouvé moyen de ne pas payer mais dans la guerre actuelle elle extorque des malheureux sous son joug, en moyenne 60 livres sterling par famille.Et maintenant, si vous le voulez bien, chers lecteurs, nous allons examiner un peu le bilan imputable à l'Allemagne en quelques pays occupés.Cet examen pourra inspirer de salutaires méditations aux démagogues et à tous ceux qui font des crises d'hystérie chaque fois qu’il est question pour le Canada de prélever sur ses ressources humaines et matérielles pour la défense en commun de la liberté.En Pologne, pendant la première année d'occupation, 70 mille Polonais assassinés, 140,000 internés ; propriétés confisquées, 600 millions de livres sterling, 800,000 Polonais astreints aux travaux forcés en Allemagne.HOLLANDE : un quart du cheptel envoyé en Allemagne.100,000 Hollandais réduits en esclavage et transportés en Allemagne Extorsion : 54 millions de livres sterling par année.NORVEGE : la famine suit le passage des nazis.On est réduit à faire du pain avec l'écorce du bois.30,000 personnes sont sans abri.Les Norvégiens doivent verser à leurs maîtres, 100 livres sterling par année, et par famille.DANEMARK : avant la venue des nazis ce pays était une terre d’abondance ; elle a été transformée en désert et, pour le privilège d'être esclaves, les Danois versent 100 mille kroners par mois aux nazis.Cependant ces fieffés hypocrites y étaient venus en “amis”, en “protecteurs".Délivrez-nous.Seigneur, de tels protecteurs ! FRANCE : le sort de notre ancienne mere-patrie est particulièrement poignant ; c'est la troisième fois en 70 ans qu'elle connait les maux de l’occupation boche, mais celle-ci est la plus désastreuse de toutes.La France a été pillée avec l'efficience savante des Boches et, de plus, elle leur verse, pour frais d'occupation, 400 dollars par famille.En Czéchoslovaquie et en Grece.c’est la même chose ; l'occupation nazie n'a apporté que la famine, le désespoir et la mort.Après cette énumération macabre, le don d’un milliard à l'Angleterre prend des proportions bien modestes.Il est insignifiant en regard de ce que pourrait nous coûter une “affiliation” à l’ordre hitlérien.Au moment de terminer cet article, nous arrive le rapport des atrocités commises en Orient par d'autres partisans de l’Ordre du brigandage et de l’esclavage.Depuis au moins 50 ans, la menace du péril jaune nous a fait sourire.Personne ne voulait y croire.Cette fois il n’y a plus d’illusion possible ; ce serait non seulement bête mais criminel de n'y pas croire.Le Canada est menacé des deux côtés à ia fois ; le danger est total, c'est pourquoi notre patriotisme doit être total et produire un effort total.J.-B.COTE (Tous droits réservés par le Syndicat des Auteurs Canadiens Enrg.) M.Lionel Bertrand pariera au poste CJt.A.C., mardi soirt de 9 fires à 930 hres Je parlerai à la radio, à C.K.A.C.le mardi soir.21 avril, de 9 heures à 9.30 heures, à l’attention de tous les électrices et électeurs du comté de Terrebonne.Les assemblées que je devais tenir dimanche, à Sainte-Thérèse et Saint-Jérôme, et celles annoncées pour trois autres endroits du comte.sont annulées.Cette décision s'inspire du désir que j'ai de ne mécontenter et de désappointer personne, et d’atteindre le plus grand nombre d’électeurs possible.On insistait sur moi pour que je tinsse des assemblées dans la plupart des municipalités.Cette tâche était au-dessus de mes forces.J'ai trop eu à faire depuis trois semaines ; la session reprend lundi et je ne puis me soustraire à ses obligations.Mes amis m’ont fait remarquer que des assemblées dans les villes seulement ne me permettraient d atteindre qu’une faible partie des électeurs des municipalités rurales, vu les restrictions sur l'essence et la mauvaise condition des routes, dans les montagnes surtout où il y a encore cinq pieds de neige.Des assemblées m'auraient permis d’atteindre quelque cinq mille électeurs, et le comté en compte 25,000.La radio me permet de les atteindre tous et de ne déranger personne.A l'heure présente, tous mes organisateurs, même ceux des municipalités les plus éloignées de la grand’route, font de la propagande à mon endroit, avisant tout le monde de ma causerie.Je parlerai donc au comté, en une seule fois, mardi soir, le 21 avril, au poste C.K.A.C., de 9 heures à 9.30 heures.J'expliquerai la question du plébiscite, je dirai ce que J'en pense, sans faire appel aux préjugés, avec calme, avec la mo- dération qui a toujours présidé à tous les actes de ma vie publique.Mon opinion n'a pas changé.Elle demeure telle qu'elle était quand j'ai parlé en Chambre le 2 février dernier.Je considérais comme un devoir de parler à tous mes électeurs : la radio, bien qu'elle me contraint à des dépenses considérables, me permettra de causer à tous, hommes, femmes, jeunes gens, jeunes filles, sans les obliger à se déranger.Je ferai ainsi mon devoir envers tout Terrebonne : je n’ai pas d'autre but.LIONEL BERTRAND LE PLEBISCITE Un ami nous écrit Un Canadien-français, qui vit en dehors de nos luttes politiques mais observe avec sagacité les hommes et les choses de la vie canadienne, nous écrit : “J'admire comme vous l’action loyale de Mackenzie King en soumettant au peuple la question d’être délié d’engagements pris envers lui.— C'est la première fois dans l’histoire, je crois, que s’est posé un pareil acte d’honnêteté et de démocratie pratiques.” Puis, notre correspondant ne peut admettre qu'un gouvernement populaire, ayant la main haute sur les finances de la nation, sur ses lois et sa vie économique se volt refuser la liberté qu’il demande de décider lui-même, sous sa responsabilité et à la lumière des faits, de la question la plus grave de toutes : le sacrifice de la vie de ses citoyens.MELI - MELO A lire en 2e page oooooooooooooooooooooooooc Page deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 17 avril 1942 Une mesure raisonnable Le don d’un milliard à la Grande-Bretagne.tout comme la question du plébiscite, a provoqué une certaine agitation, soulevé quelques protestations au sein d'un groupe sincère en général mais qui r.'a pas étudié le problème en profondeur, et qui, pour cette raison, n'a vu dans cette mesure raisonnable qu'une explosion spontanée de générosité de notre part.Les hommes d'Etat canadiens actuels, qui ont tant fait pour donner nu Canada son statut de nation souveraine et la place qu'il occupe dans le monde, n'ont aucun intérêt personnel à faire jouer à notre pays, à l'un des tournants les plus critiques de son histoire.le rôle d'un état vassal, astreint e un colonialisme économique.politique, et militaire qui serait la décadence soudaine et inexplicable de la poli^Que d'affranchissement réalisée avec succès par le parti libéral depuis la guerre de 1914-1918.Mais cette libération des liens coloniaux imposés à tout pays conquis doit se faire lentement, progressivement.sans heurt, à mesure que le peuple conquis devient nation adulte.A la générosité du vainqueur d'hier, devenu l'allié d'aujourd’hui.doit correspondre la générosité et la gratitude du vaincu d'hier, devenu l'égal d'aujourd'hui Et le problème se complique davantage lorsque les descendants du vainqueur d'hier forment la majorité de la nation conquise.Depuis 1760.le Canada, grâce à l'esprit de conciliation et de patriotisme raisonné des deux races dans leur ensemble, a franchi les différentes phases de son évolution constitutionnelle sans commotion compromettante pour son avenir national.Cost det esprit de tolérance, de compréhension et de concessions réciproques, né de la libre discussion due aux institutions britanniques, qui lui a permis d'atteindre sa majorité.Majeur, le Canada appartient encore à la famille des nations britanniques dont il s'enorgueillit d'être l’ainé.Et comme tel, il a des droits et des devoirs supérieurs aux autres membres.Ce n'est pas parce qu'il a atteint sa majorité qu'un fils se détourne de sa famille et qu'il se croit délié de toute obligation envers elle Sa majorité lui confère le droit de transiger librement en son nom, d'évoluer à sa guise, d'organiser sa vie comme il l’entend, en tenant compte toutefois des sages conseils du chef de famille et en tirant parti de son expérience.Mais elle ne le désolidarise nullement de ce corps social auquel il doit tout ce qu'il possède.Souvent même, c’est à cette époque de sa vie qu’il assume le plus d’obligations envers sa famille, car à ses obligations morales s'ajoutent la plupart du temps des obligations financières.D n’est GRAND SUCCES DE L’EXCURSION A QUEBEC Un groupe d’amis du comté de Terrebonne, dirigés par M.J.-Marc Vermette, notaire à Saint-Janvier et président de l'Association Libérale du comté, ont pris part, jeudi de la semaine dernière, à une excursion à Québec, où ils sont allés saluer l'honorable M.Perrier, secrétaire de la province et député provincial de Terrebonne.Les excursionnistes, au nombre de 225 environ, ont fait le voyage sur un train spécial, qui a laissé la gare de l’Avenue du Parc, quelques minutes après "Le Frontenac”.A leur arrivée à Québec, ils ont été reçus à la gare par l’honorable M.Perrier et Mme Perrier.La délégation a eu l'opportunité d’assister, dans l'après-midi et dans la soirée, à de très intéressantes assemblées à la Chambre.On y discutait la motion Chaioult, et le chef de l'opposition et le premier ministre parlèrent en cette occasion.A six heures, les excursionnistes assistèrent à une représentation cinématographique très intéressante, dans la chambre des Bills Publics.M.Eversden, assistant-gérant du trafic voyageur à la Cie de Transport Provinciale, présenta plusieurs films tournés dans le comté de Terrebonne, films qui.actuellement.sont montrés aux Etats-Unis pour des fins de publicité.Ces films, qui tous montrent les avantages de rios centres touristiques, ont été vivement applaudis par la délégation, et par nombre de députés provinciaux qui avaient tenu à les voir.A sept heures et demie, la délégation offrait, au Café du Parlement.un banquet à l’honorable Perrier.M.Lionel Bertrand, député fédéral de Terrebonne, présidait ce banquet.A la table d’honneur, on remarquait, outre plusieurs maires du comté, Mme Perrier, l’honorable M.Godbout, l'honorable M.Matthewson, l’honorable M.C.Bas-tien, l’honorable M.Groulx, l’honorable P.-E.Côté, et plusieurs autres députés.L'honorable M.Godbout fut vivement applaudi dans la brève allocution qu’il prononça.Il a tout d’abord remercié les électeurs de Terrebonne de leur visite annuelle à Québec ; il les a surtout félicités d'avoir choisi comme leur représentant, M.Perrier, un homme dont il avait grandement besoin pour mener à bonne fin les projets du gouvernement dan3 le domaine de l’enseignement.M.Godbout a de plus rendu hommage au dévouement inlassable du député de Terrebonne qui a sacrifié le calme de son foyer et sa profession d'avocat pour se dévouer entièrement au service de la grande cause de l’éducation."Accordez à M.Perrier votre appui le plus entier ; il le mérite", a dit aussi M.Godbout.Après avoir remercié ses électeurs de la belle manifestation dont il était l’objet et exprimé la joie profonde qu'il éprouvait de se retrouver en famille, l’honorable M.Perrier a parlé des difficultés qui se rencontrent dans la vie politique, où 11 faut sacrifier en grande partie sa vie de famille et sa vie professionnelle pour se dévouer continuellement pour sa province.Il a rendu hommage à son chef, l’honorable premier ministre, puis après un hommage personnel au surintendant de l’instruction publique, M.Victor Doré, le secrétaire de la province a parlé d’éducation.“U nous faut faire quelque chose dans ce domaine pour ceux qui seront la -génération de demain, dit-il ensuite.C’est un devoir de première importance et il nous faut l'accomplir en dépit de l’opposition qu’on peut rencontrer en certains milieux’’.L’honorable Perrier a que juste, en effet, qu'il contribue à certaines dépenses exigées par le bien commun aux heures critiques Il n'est que raisonnable, d'autre part, qu'il contribue à alimenter le budget familial dont il bénéficie durant son séjour au foyer après sa majorité.Abstraction faite de ces deux exemples fréquents, il arrive qu'une raison d'ordre supérieur lui fasse un devoir de conclure un arrangement qui le privera en apparence d'une partie de son bien, mais qui contribuera à assurer l'avenir momentanément compromis de la famille, et aussi, à rendre l'aine plus indépendant, plus libre, plus fier, en même temps qu'à le grandir aux yeux des autres, une fois le malaise passager disparu.En accordant un milliard de crédits en nature et non en espèces à la Grande-Bretagne, le Canada vient d'accomplir le geste du fils majeur qui ne se dérobe pas plus à ses devoirs du plus riche des enfants qu'il n'abdiquera son droit d'ainesse.une fois la tourmente passée.Depuis la Conquête, l'Angleterre a etendu son emprise économique sur le Canada comme sur toutes ses possessions.Cette emprise s'est relâchée graduellement avec notre émancipation.A l'étape actuelle de notre émancipation.l'Angleterre se trouve dans la position du débiteur qui aurait contracte une dette tellement élevée qu'il ne peut la solder avec sa monnaie qui ne correspond pas à celle du créancier.Comme cette créance correspond à l'achat de marchandises, le débiteur en butte à des difficultés financières voudra honorer ses obligations en expéditions de marchandises à un créancier qui peut se suffire à lui-même dans une large mesure, n en résultera donc une surproduction pour ce dernier, un encombrement de ses marchés, qui engendreront le chômage et l'anémie du commerce et de l'industrie, pour ne citer que ces deux fléaux économiques.C'est pour prévenir une telle situation que le gouvernement canadien a décidé d'accorder à l'Angleterre pour un milliard de crédits en denrées et en fournitures de guerre."Comme résultat de ces transactions, a expliqué le ministre des pêcheries.M.Michaud, la Grande-Bretagne devra au Canada autant d'argent que les capitalistes anglais en ont investi au Canada Cela signifiera l’indépendance financière du Canada du capital anglais." En eflet, bien que nous soyons libres de transiger avec les pays de notre choix, il nous arrive, par suite de cette situation défavorable.d'être dans l'obligation d'importer du Royaume-Uni des marchandises que nous produisons nous-memes en quantité suffisante à l'exportation.Il ne nous est pas toujours possible de les réexporter parce que d'autres pays en possèdent déjà, ou bien parce qu’ils ne peuvent acheter de nous pour la raison bien simple que nous n'achetons pas d'eux.C'est dans le but avoué de faire disparaître cette entrave financière et économique à notre plein épanouissement comme puissance mondiale.que le gouvernement a consenti cette concession à l'Angleterre.Après la guerre, nous pourrons ainsi retrouver notre équilibre financier et économique stable avec Londres.Comme dans toutes les mesures prises depuis le début du conflit, il ne s’agit pas là d'une simple largesse, d'un don inconsidéré à la Grande-Bretagne, mais d'une transaction destinée à rompre un autre lien économique et financier qui nous rattache à la Grande-Bretagne, et qui contribue à ravitailler notre première ligne de défense et à la rétenir loin de notre territoire.Guillaume FREDERIC Le salaire des institutrices parlé enfin de la situation d'après-guerre et de ce qu'elle sera pour la jeunesse.La délégation lui a fait une véritable ovation, tant au début qu'à la fin de son discours.M.Roland Gadbois, notaire à Saint-Jérôme, a piésenté à l'honorable M.Perrier les hommages de la Jeunesse du comté de Terrebonne.Les excursionnistes pour la plupart sont revenus par le train de nuit.Parmi les personnes qui ont pris part à ce voyage, mentionnons : de Brébeuf : M.et Mme Télesphore Perrault ; de Saint-Jovite : MM.Henri Boivin.Sylvio Marcotte.Paul-Emile Léonard, Jean-Paul Meilleur.Donat Léonard, Mme Donat Léonard, Mlle Françoise Dury, M.et Mme Orner Boivin, Mme J.Gou-geon ; de Saint-Faustin Station : M.Donat Boivin.maire, et Mme Boivin : de Sainte-Lucie : M.Willie Thouin, maire, et Mme Thouin, M.et Mme Arthur Forget.Mme H.Po-minville ; de Sainte-Agathe : M.Georges Liboiron, maire de la ville.M Wilfrid Chalifoux.maire de la Daroisse, MM.Pierre-Emile Lortie.Euclide Forget.Gérard Lanthier.Raymond Guindon, Fernand Guin-don, Mlle Madeleine Guindon, M et Mme Isidore Guindon: de Sainte-Adèle : M.Claude-Henri Grignon, maire, et Mme Grignon, MM Roland Laüberté, Raoul Faust.F-X Moisan, Jos.Besozzi.D.Valiquette: de Saint-Sauveur : M.le Dr J.-O Lapointe, maire, et Mme Lapointe.MM.Cyrille Lapointe, Adolphe Bélanger.secrétaire, Ernest Bastien, Armand Leduc.Roméo Lafleur, Mme .1.-0.Leduc, M.et Mme Eloi Le-gault : du Lac Supérieur : M.A -R.Ducharme ; de Val-David: MM J -C.Guindon, Albert Leroux, moire.J.-L.Dufresne.J.Guindon.Avila Dufresne.J.-N.Frénette et Roland Valiquette ; Sainte - Marguerite : MM.William Chartier et Alphonse Gauthier : Shawbridge : M et Mme Napoléon Saint-Aubin : de Saint-Hippolyte : MM.Arthur Go-hler, maire, Jos.Lamoureux, J.-H.Bélanger.Mmes J.-H.Bélanger et H.-B.Brlsson ; M.et Mme Maurice Brisson; de Shawbridge: Mme Henri Renaud ; de Saint-Jérôme : M’.le Dr Alfred Cherrier.maire.MM.C.-A.Morin, I.C.Louis Nicolas, Henri Francoeur, Roland Leroux.Roland Gadbois.N.P., Alcide Bréboeuf, Dr J.-R.Brais et Mme Brais.Mlle Estelle Robltallle, MM.Alfred La-oolnte, Adolphe Clark, Jos.'Bertrand, Aurèle Corbell, r'abien Richer, Ed.Robert, Angelbert Pelletier, Armand Parent, Ernest Rochon, M.et Mme Lucien Parent, M.et Mme Rodrigue Bélanger, Mme Roland Gougeon, Mlle Simonne Jacques, M.et Mme J.-E.-F.Le-gault.M.et Mme Eugène Savage, MM.R.Bélanger, L.Giroux.E.Giroux, L.Gougeon, G.Raymond, Paul Locas, Auguste Larivée, Ulrlc Poirier, René Gascon, Paul Beau- LE DEVOIR DES COMMISSIONS SCOLAIRES Nos lecteurs liront avec intérêt la lettre suivante que nous envoie une institutrice de l'Annonciation.• • • Dernièrement, avait lieu à Mont-Laurier une réunion du conseil de ! Association Catholique des Institutrices Rurales” du district no 7 et de plusieurs autres institutrices de Val-Barrette.Lac des Ecorces et L'Annonciation.I»a question à examiner étnit : le salaire des institutrices.Question qui deviendra de plus en plus importante et angoissante devant l'augmentation présente du coût de la vie.Le traitement de $300.soit $5.76 par semaine, est nettement insuffisant à l'heure actuelle.Qui peut virve pendant les dix mois scolaires et les deux mois de vacances avec cette minime somme ?Alors Il arrive ce qui est arrivé et ce qui arrivera encore : il manquera des titulaires diplômées au moment de l'ouverture des classes.Des institutrices ayant plusieurs années d'expérience abandonneront l'enseignement.presque sans remords, pour une nouvelle situation qui leur permettra de vivre convenablement, de vivre matériellement puisque nous avons toutes un corps à vêtir et à nourrir et que.vivant en société, nous avons des devoirs à remplir envers elle.A la première occasion favorable, ces jeunes filles qui avaient encore le courage de tenir le coup, laisseront tout de cette carrière où elles n'auront rencontré trop souvent, hélas ! que des difficultés et des mesquineries de la part de certaines municipalités scolaires.Croirait-on qu'en certains endroits de notre province et même de nos beaux Pays d’en Haut, on semble encore s'acharner sur la personne de celles qui portent le nom de "maîtresse d'école”.C'est pénible d'entendre chacune de nos compagnes déclarer les injustices et les manques d'égards, qui ne sont pas toujours involontaires, dont nous sommes accablées et cela par les nôtres, par des commissions scolaires canadiennes.On forcera des institutrices à allumer le feu de l'école : on les obligera à faire les ménages, profitant de l'ignorance de quelques débutantes : on leur enlèvera le salaire d'une journée manquée par maladie, sans songer que souvent, malgré la fatigue de la titulaire, la classe s'est prolongée d'une demi-heure par jour pour pouvoir remplir le programme dans une école de 6 ou 7 divisions.Dans certaines municipalités où les institutrices sont parvenues, l'an dernier, à obtenir une augmentation de $25.elles doivent subir les Daroles plus ou moins aimables de messieurs les commissaires qui les ont bien averties que.dorénavant, elles n'auront plus d’emploi dans cette municipalité : et cela pour les avoir forcés a payer $25 de plus sans oublier de déduire le fonds de pension que ladite municiDalité n'aura certainement pas la charité de donner à leurs institutrices : elles n'ont pas mérité ce cadeau de $9 00 Marier, maire de la ville, Mlles M Cioutier.Cécile Bergeron, Jeannine Roux, Jeannine Libersan, Georges-R.Charron : de Terrebonne : M et Mme J.-A.Charbonneau, M.et Mme Lucien Bourbonnais MM.Rodolphe Daunais, Théode Gauthier, Alexandre Ouimet, Darius Ouimet, Marct 1 Comtois, Athanase Comtois.I/iui.s Champagne, René Mondehard, M.et Mme Albert Ouimet : de Pont-David : M.et Mme Alexandre Ouimet, M.et Mme Darius Ouimet: de Sainte-Anne de; Plaines : M Zenon Guénette, maire.MM.Firmin Forget.H.Desjardins, Donat Chaumont A ce groupe se joignaient des ami; de Montréal dont M.Gilbert Galarneau.M et Mme J.-R.Loyer, Mme Paul Gauthier.M F.-A.Panneton, Mmes Jo-sephat Guindon et J.-A.Levasseur: M’M.Robert Rochon et T Beausoleil; M.et Mme J.Eversden, Mme Jeanne Mercure, MM.Léo Lemay, Benoit Laberge, Adrien Mercure, Henri Morin.I.O., J.-Eugène Le-françois, Pau! Vermette.Bernard Lebel, Jean Marier, Léopold Fa-vreau, etc.Aux automobilistes Le soin de leur voiture Dans un pressant appel adressé aux automobilistes canadiens pour qu'ils prennent encore plus grand soin de leurs voitures que par le passé, M.J.-H.Berry, régisseur des véhicules automobiles, au ministère des munitions et approvisionnements, a proposé les règles suivantes pour la conservation des accumulateurs d’automobiles : 1.Ne laissez pas votre accumulateur s’épuiser.Le chargement d'un accumulateur coûte moins cher que l'achat d'un neuf 2.Gardez de l'eau distillée dans l'accumulateur.Le niveau de l'eau doit dépasser d'environ un demi-pouce la partie supérieure des plaques.On devrait vérifier la quantité d’eau dans l'accumulateur toutes les deux ou trois semaines et plus fréquemment, si on est en voyage ou s'il fait ehnud.3 Nettoyez les bornes et les raccordements de l'accumulateur pour empêcher toute corrosion Après avoir gratté les bornes et resserre les raccordements, recouvrez les premières d'une légère couche de graisse.4 Les accessoires comme les ventilateurs, les allumeurs de cigares et de cigarettes, les radios et les chaufferettes ont besoin de courant pour fonctionner et contribuent a surcharger l'accumulateur.Servez-vous en avec discrétion.5 Les Véhicules automobiles qu'on ¦ .'emploie pas pendant un certain temps devraient être montés sur des blocs et la pression d'air dans les pneus devrait être réduite à quelques livres.Recouvrez les pneus d'un épais canevas ou d'un tissu semblable.On les conservera davantage en les enduisant d'une couche de peinture de caoutchouc synthétioue.L'obscurité favorise la conservation des enveloppes; celles-ci s'éventent à la lumière du soleil.Evitez que le caoutchouc vienne en contact avec des huiles ou des graisses.Les chambres à air qui ne sont pas dans des enveloppes devraient être dégonflées et pliées, puis recouvertes, pour les protéger de l’air, de l'humidité, de la graisse et de l'huile.• • • Les carnets de rationnement A la suite de rapports de différentes parties du Canada voulant que des carnets de rationnement aient été volés dans les automobiles stationnées, le ministère des munitions et approvisionnements avertit les automobilistes de garder sur eux leur carnet.M.G.-R.Cottrelle.régisseur des huiles, a souligné qu'il serait impossible de se servir de carnets volés si les préposés aux stations de service observaient la loi."Des peines très sévères seront imposées si on découvre qu'un coupon volé a été accepté par une station de service pour l’achat d'une certaine quantité d'essence, a-t-il ajouté.On ne pourrait trop répéter que le car- Le concours oratoire international mixte Le 23 avril courant, en soirée, aura iieu, dans la salle du Gesù, le concours oratoire intercollégial mixte, entre les .colleges classiques du diocèse de Montréal, organisé par les jeunes en marge des fêtes du Ille Centenaire.Voici la liste des collèges qui enverront un représentant au Gesù.Chez les garçons : les collèges de L'Assomption.Montréal.Jean-de-Brébeuf.Saint-Laurent.Saint-Ignace et Sainte-Marie.Chez les filles : les collèges Basile-Moreau.Marie-Anne.Marguerite-Bourgeoy .et Jésus-Marie, d'Outremont.Il y aura donc dix concurrents, narmi lesquels les membres du jury choisiront les gagnant.; de trois bourses.Le jury se composera du président d'honneur.Mgr Olivier Maurault, de MM.Jules Massé, L -Athanase Fréchette.Léopold Desrosiers et de Me Guy Vanier.Le comité d'organisation a fait en sorte de ne rien négliger pour le succès de cette soirée.Meilleur, de Ferme-Neuve, est la j secrétaire du district no 7.La contribution de deux dollars ne doit pas être un argument Dour s’éloigner de la Fédération."L’union fait la I force" : pensons-y bien pendant ! qu'il est temps.Un autre proverbe j dit : "Rien ne sert de gémir, il faut agir".Alors, c'est logique que nous j agissions groupées les unes avec les : autres : ainsi, on ne se contenterait peut-être pas toujours de quelques mots de louanges pour rétri- j buer ce dévouement qui doit nous animer toujours et auand même.j Symone-J.RAYMOND L’Annonciation, avril 1942.net de rationnement doit être présenté par le propriétaire du véhicule automobile au moment où 11 achète de l'essence et que le préposé de la station de service doit comparer le numéro du carnet et celui de la plaque de licence du véhicule automobile.C'est le devoir du préposé de detacher le coupon et il ne doit pas l'accepter s'il l'est déjà." Le régisseur a tenu a mettre en garde ceux qui mutileraient les carnets de rationnement."On a porté à mon attention, déclara-t-il, que certains préposés aux stations de service projetaient d'imprimer leur propre nom sur les carnets de rationnement de leurs clients.S’il en est ainsi, ces carnets ne seront pas valides On ne devra pas Imprimer, gaufrer, ou écrire quoi que ce soit sur les carnets qui ont été reçus de l'émetteur provincial de plaques- de licence.” Les carnets de rationnement sont | faits de telle façon qu'ils peuvent ! entrer facilement dans la poche intérieure des vestons de tout hom-! me d’affaire et le régisseur conseille aux automobilistes de les garder dans cettç poche "Quoi que vous fassiez, ajouta-t-il.ne iatssez jamais votre carnet de rationnement dans votre automobile ou à la portée des enfants.” La situation.(Suite de la première page) aux grandes richesses pétrolifères et dont la population est sourdement travaillée par la propagande de l'Axe.L'offensive de l'Axe en Méditerranée.si la Turquie reste inflexible, sera probablement lancée de Crète et des iles du Dodécanèse vers Chypre d'abord, qui est comme un doigt pointé vers la Syrie.Londres croit savoir que les Allemands ont massé des barges pour le transport des troupes de débarq'Uement.des escadrilles nombreuses d'avions et i des troupes parachutistes dans le ! sud de la Grèce et dans l'ile de Crète.Les opérations contre Chypre et la Syrie peuvent être lancées en | tout temps tandis qu'il s'écoulera ! encore quelques semaines avant que | les steppes du sud de l'Ukraine soient suffisamment ressuyées pour ; permettre le lancement d'opérations , militaires de grande envergure.L'avance actuelle des Allemands j en Libye peut être le prélude d'une ' offensive générale.Si c'est le dé-1 but d'une offensive, comme on peut ; le croire, dit Londres, elle consti- j tuerait une troisième menace de l'ennemi contre le Proche-Orient Et cette menace est aussi sérieuse que les deux autres car Suez est le pivot de tout le système de défense des Alliés dans le Proche-Orient.Les troupes axistes en Libye sont | bien entraînées et elles s'élèvent à | 125.C00 hommes.Actuellement, le > maréchal Erwin Rommel comman- j de dans le désert deux divisions | blindées allemandes, une division j blindée italienne et six divisions | d'infanterie Trente escadrilles d'a- : vions modernes de tous genres se- j raient prêtes à appuyer la nouvelle offensive axiste Le début de l'offensive axiste de j ce côte sera probablement suivi t d'attaques par mer et par air con- ! tre Alexandrie et le Caire.L'enne- ! mi pour cela utilisera ses bases du i Dodécanèse.et celles de Crète et de 1 Grèce.Il est aussi probable que les 1 attaques contre Malte, la forteresse britannique qui entrave les com- ! munications ennemies avec la Libye, redoubleront d'intensité.Malte a ; -ubi jusqu’ici plus de 2.000 atta-! ques aériennes.Si le grand état-major ennemi a | l'intention de lancer cette triple i offensive contre les territoires en I possessions des Alliés, il ne devra ! pas tarder car actuellement la tem-| nérature est propice en Libye mais | cet été le désert sera suffocant et! :les tempêtes de sable entraveront I les opérations.En Méditerranée j orientale, !e temps reste toujours ! propice aux opérations militaires et ; dans quelques semaines, les steppes; du sud de l'Ukraine seront ressuyées et permettront le mouvement ' des j lourdes unités mécanisées CONCOURS CONCOURS DE POESIE ET DE MUSIQUE INSTITUE PAR LA SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL Tressante invitation aux poètes et aux musiciens à l'occasion :Iu Ille centenaire de la fondation de Montréal.Le président général et les direz- ! teurs de la Société Saint-Jean-Bap- : $8,082,670 DESTINES A L’EDUCATION DU QUEBEC Budget augmenté de $3,338,200 exactement sur l'an dernier.Précisions fournies à ce sujet par le gouvernement Les statistiques officielles rendues publiques par le gouvernement de Québec confirment que le budget relatif a l'éducation pour 1942-43 a été considérablement augmenté, soit exactement de $3,338,200.En voici les détails tant en ce qui concerne Tannée terminée que celle qui commence : 1942 1943 Service civil $162,000 $175.000 Administration $20.000 Conseil de l'éducation $6,000 $6,000 Aide aux corporations scolaires rurales $250,000 $200,000 Fonds pour l'enseignement élémentaire $325,000 $325,000 Constructions et réparations $85,000 $85,000 Ecoles publiques urbaines $100,000 $3,100,000 Ecoles publiques rurales $1.500.000 $1,300,000 Aide aux municipalités pauvres catholiques $37.200 Aide aux municipalités pauvres protestantes $7.380 $45.000 Pour salaires des instituteurs ruraux $400,000 Gratification pour succès dans l'enseignement $50,000 $50.000 Inspection des écoles $380,000 $380,000 Ecoles des centres de colonisation S150.000 $150,000 Pensions aux instituteurs $150.000 $150,000 Ecoles normales $485.000 $505,000 Journaux sur l'éducation v $16,000 $20,000 Loi du Mérite scolaire $1,000 $1,000 Enseignement de l'anglais $50,000 Instruction publique en général $75.000 $76,200 Enseignement catholique $100.000 $100,000 Municipal, qui ont des Instituteurs pour garçons $50,000 $75,000 Institut pédagogique $25.000 $25.000 Arts domestiques catholiques $130,000 $130,000 Sourds et muets $60,000 $60.000 Collèges classiques $300.000 $300.000 Ecoles protestantes supérieures $150,000 $150,000 Comité protestant $2,000 $2,000 High Schools iQuébec et Montréal) $2,470 $2.470 Enseignement du français $50,000 $25,000 Dettes des écoles protestantes rurales $50.000 $50,000 Consolidation de dettes scolaires $40.000 $40,000 Arts domestiques protestants $10,000 $10,000 Bourses d'études $5,000 Totaux $4.799,470 $8,082,670 tiste de Montréal viennent d'instituer un nouveau concours de poésie et de musique Ils veulent provoquer par cette initiative la composition de pièces susceptibles d'être utilisées comme chants de marche militaire par la jeunesse des écoles, par les troupes de scouts et de guides, par les participants aux défilés patriotiques ou par la foule réunie en assemblées populaires.Les dirigeants de la Société invitent d’une façon particulière les poètes et les musiciens à prendre part à ce concours en vue de soumettre à la décision d'un jury competent des oeuvres qui devront répondre aux conditions suivantes : 1.Les pièces peuvent être composées avec ou sans refrains ; l’ensemble ne doit pas dépasser cinquante vers.2.Le Conseil général n'impose aucune forme de poésie.3.Le thème est laissé à l'inspiration du poète ; il pourra célébrer la terre natale, ses montagnes, son fleuve, ses rivières et ses forêts, la foi et les dévouements obscurs de ses habitants, il pourra glorifier les héros de l'histoire canadienne, exalter la fierté nationale, chanter la gaieté et le charme de la femme canadienne, la flore et les saisons, les métiers et les jeux.4 La composition doit se prêter à un chant de marche militaire: les poètes peuvent s’entendre avec des artistes de leur choix afin de présenter la composition musicale en même temps que la poésie qui fait l'objet du concours 5.Les pièces doivent être signées d'un pseudonyme.Le véritable nom de hauteur doit être mis sous enveloppe cachetée portant à l'extérieur le seul pseudonyme du concurrent.6.Le concours se terminera le 1er mai 1942.Ne seront soumises au jury que les pièces qui auront été transmises avant cette date à M.Alphonse de la Rochelle, chef du secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptistc de Montréal, 1182.rue Saint-Laurent 7.Les pièces primées deviennent la propriété de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.8.Ia».s membres du jury n'attribueront les récompenses offertes que si les pièces de vers et les compositions musicales sont, d'une qualité jugée suffisante pour les mériter.La Société de Saint-Jean-Baptiste met à la disposition des membres du jury et offre aux poètes et aux musiciens les récompenses suivantes : Un premier p'rix de $25 pour la meilleure pièce de vers.Un premier prix de $25 pour la meilleure composition musicale.Un prix de $15 comme deuxième prix pour les pièces de vers, Un prix de $15 comme deuxième prix en composition musicale, Un prix de $10 comme troisième prix pour les pièces de vers, Un prix de $10 comme troisième prix en composition musicale.Le Conseil général de la Société Le DROIT est condamné à $200.d’amende Pour avoir publié des articles enfreignant les réglements de la défense du Canada.Le quotidien d'Ottawa.Le Droit, a été condamné à payer une amende de $200.après avoir été trouvé coupable d'avoir enfreint les règlements de la défense du Canada C'est la première fols, depuis le début de la guerre, qu'un quotidien est ainsi condamné.A la suggestion du tribunal, l'avocat de la couronne a retiré deux chefs d'accusation.A la suite de la publication, par la* Droit, de certains commentaires au sujet des raids aériens exécutés par des aviateurs britanniques sur les usines Renault, près de Paris, et d'un article publié sous la rubrique "Au jour le jour" portant sur les raids britanniques en France occupée.le ministre de la justice, l’honorable Louis Saint-Laurent, a porté quatre accusations contre le journal.Le Droit a été trouvé coupable d'avoir enfreint l'article des règlements de la défense nationale qui Interdit l'impression, la publication et la circulation de toute nouvelle, rapport ou déclaration “susceptible de porter préjudice à la sécurité de ! Etat ou à la poursuite effiacce de la guerre." L'avocat de la couronne, M.Raoul Mercier, a retiré deux accusations à la suggestion du magistrat Glenn Strike.Au sujet des articles incriminés, le magistrat Strike a déclaré: “Si un grand nombre de gens les acceptaient.il n'y aurait pas cet effort uni si essentiel pour gagner la guerre."Il est très malheureux que ces articles aient paru dans Le Droit, du fait que ce journal a toujours eu une politique loyale." “A l'exception de ia publication de ces articles, a-t-il ajouté, le journal "a soutenu efficacement et constamment l'effort de guerre du pays"."Les accusations contre un journal.du fait de sa circulation étendue.sont plus sérieuses que celles que Ton porte contre des individus dont les déclarations n'atteignent qu'un petit groupe, a dit le magistrat.Les journaux ont une grande responsabilité en temps de guerre et ils doivent scruter de très près nouvelles et articles avant de les publier." Le magistrat a ajouté qu'il croyait que de tels cas devraient être Jugés par un juge et un jury.D a également suggéré de retirer deux des ouatre chefs d'accusation à cause du passé sans tache du journal, ce qui a également affecté le montant de l'amende, car la loi prévoit une amende maximum de $500 pour chaque accusation./ //eoi/r \ fie* mm mm mm mü LA BIÈRE QUE VOTRE ARRIÈRE-GRAND-PÈRE BUVAIT POOP /HO/ -roojooæs /PfûéSO/y Saint-Jêrôme, le 17 avril 1942 L’AVENIR DU NORD Pagm trois La rêverie- Miroir limpide et mouvant, toutes choses Y font tableaux passagers et tremblants : Les monts lointains et les prochaines roses Et l'infini se mirent dans ses flancs.Sous le soleil dont tous les feux ensemble.En s’y doublant, s'y croisent ardemment, Elle s'irise et rayonne, et ressemble A quelque énorme et léger diamant Mais il sulllt que près d'elle se joue Une humble mouche, un flocon dans les airs, Et soudain crève, et tombe, et devient boue La vagabonde où briliait l’univers.Lu rêverie est de courte durée : Frêle plaisir que la raison défend, Elle est pareille à la bulle azurée Qu'enfle une paille aux lèvres d'un enfant.m r S Sullv l’IU IillOM.MK Les idées de Madame Voisclair — Si c'est pas effrayant ce qui nous arrive, Mme Voisclair ! .Quand on pense qu'on va conscrire le travail ! Qu'on va obliger les mères de famille à tout quitter! Qu’on va nous arracher nos jeunes filles pour les envoyer a l'autre bout du pays et nos garçons pour les envoyer se battre à l’autre bout du monde.Ah ! mon Dieu ! Qu’est-ce qu’on a bien pu faire pour qu'un pareil malheur puisse bien nous arriver !.Et Mme Grondin, à bout de souffle, se laissa tomber, plutôt qu'elle ne s'assit sur une chaise.Mme Voisclair, elle, avait gardé son sourire tranquille.— Ah ! bien vous m'apportez des nouvelles ! Comme cela, tous ces cataclysmes vont fondre sur nous d'ici 24 heures ?— Vous ne lisez donc pas les journaux.vous ?— Mais si, et Je vous avoue que je n'ai rien vu de tout cela.— C'est pourtant écrit en toutes lettres.— Vous croyez ?Est-ce qu'on ne nous donne pas plutôt l'avertissement que d’ici un avenir très proche, il va falloir doubler notre production de guerre, c'est-à-dire doubler et même tripler la main-d'œuvre actuelle ?— Comme si on ne le faisait pas notre effort de guerre ! Les usines ne dérougissent pas.— Ah ! bien il ne faudrait plus que cela Mais écoutez.Mme Grondin, si dans une usine on fait.disons un million de cartouches par jour, et qu'on veuille en faire trois millions, parce qu'on juge ce chiffre indispensable qu'est-ce qu'il va falloir faire ?— Qu’on prenne plus de monde, c'est tout.— Éh bien, mais je ne vous le fais pas dire ! Voilà tout simplement ce que signifie la loi nouvelle contre laquelle vous semblez vous insurger.Pour doubler ou tripler la prduction, il va falloir doubler ou tripler l'effectif de la inain-d'oeu-vre.— C'est pour cela qu'on va nous prendre nos jeunes filles et les expédier dans des usines, n'importe où ?— Qui vous a donné ce précieux renseignement, Mme Grondin ?Il m'a l'air d'avoir une très grande valeur.— C'est Mme Beaumont dont la nièce.— Eh bien, c'est curieux, mais moi, j'ai plus confiance en ceux qui nous dirigent qu'en Mme Beaumont et GALETTES AUX NOIX ÉCONOMIQUES ET VITES FAITES 2 c.i Soup.beurre: ,utrc; | oeuf.2 c.A soupe lot: l O'”' ferine: 2 .A .lie Wire 1 I ate "M»*ic': '• * 'lit tel.t tarte noix hachée*.- Défaites en crème beurre et sucre; ajoutez l'oeuf bien battu; farine, poudre à paie et sel (tamisés ensemble).Incorporez les noix hachées.Versez à petites cuillerées à thé sur des moules bien beurrés peu profonds; cuisez a four chauffé il 375J *'• Pour plu.ti.300 r.c.tl.t doli- rlous» •' économiquot, écrlvst è; Poudr.à Pita "Mosle .frotor Ave.LKHrPj * eme)itfiaree Dégagez les lignes tic téléphone pour faciliter la PRODUCTION DE GUERRE Le téléphone est nécessaire :i la production de guerre.Tontes les lignes téléphoniques dépendent les unes des autres: ne permettez pas que des délais inutiles retardent des messages d'importance vitale pour le pays.rRES CONSEILS /ToBStM** .lie .Vneoir 11* 1**1 £h sewiec .vnl 1S iVttVrtir 1** 1**»*' ,\»1!1U.AM J ' a,,,.Wmnnairc.nunuTo.* KVTtlNPKZ “B,,s florin* SOYEZ BUM”- DfUP« votre pour r»PP *'"vant' VVTTl'Z 1rs heures ,V»m.cncc k VA * 1 l,/‘ i ;.itrrurl>ains.* l”»ir v”* "’’J.’ m „j,»i rlalhlt, ""f quollthrin.",r ROUTES FERMEES A I.A CIRCULATION LOURDE Les grandes routes qui sont présentement fermées à la circulation lourde sont celles qui ont été déneigées et entretenues à la circulation automobile au cours de l'hiver dans 1er régions de Montréal, Lachute, Saint-Jérôme, Joliette.L'Assomption, Bcrthier.Sorel, Chambly.Beauharnols.Saint-Jean.Saint-Hyacinthe.Granby, Sherbrooke.Cookshire, Richmond, Victorlaville et Thetford Mines.Celles des réglons de Québec et de Trois-Rivières le seront dans le cours des huit jours qui suivront.La période du.dégel s’annonce comme devant être brève en raison du peu de profondeur de la gelée dans le sol.Un rapport sur l’état général des routes sera transmis au public chaque jour par la voie des journaux et de la radio.On pourra également obtenir tous les renseignements désirés en s'adressant directement au ministère de la voirie.Hôtel du Gouvernement, Québec, téléphone: 2-8101.local 837 ou au Bureau Provincial du Tourisme, 1013, carré Dominion.Montréal, téléphone : PLateau 9761.IA LAGER JrontëïTa Page Mix L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 17 avril 1942 *?I LA VENTE AUTHENTIQUE » à SOU LA VENTE REXALL aura lieu Ç?»n a louer, a Tendre, meubles usagés, demande d>rnploI.objets perdus, etc., etc.TARIF Z *ou* le mot.minimum 10c.ou 3 Insertion* pour Si 00.• • • HOMMES DEMANDES Hommes demandés pour vendre à domicile nos 225 nécessités domestiques.Remède connu depuis 25 ans, payons bonne commission, offrons primes.Catalogue illustré GRATIS.Ecrivez : Dr N.-A.Sirois.Knr’g., Sainte-Anne de la Pocatiè-re, Que.-40- * • • LIQUIDATION DE MACHINES A LAVER Notre succursale est à liquider toutes les machines à laver usagées et ayant servi aux démonstrations.Conditions faciles.Toute machine à laver reconstruite à notre usine est garantie.Beatty Bros.Ltd., 28, rue legault, Saint-Jérôme.-45- • • * Sachez profiter du gros commérer du printemps.Prenez immédiatement une agence JITO .servez régulièrement les clients de votre district.Notre proposition comporte de beaux avantages.AUCUN RISQUE.Trente jours d'essai GRATIS.Catalogue, détails fournis gratuitement : CIE JITO, 1435 Montcalm, Montréal.-48- m e m S EKVANTE DEMANDEE Servante demandée à 271, ave Rolland, Saint-Jérôme.-54- m e m PROPRIETES ET TERRAINS A VENDRE Propriétés et terrains à vendre.Pour informations, s’adresser à 213, rue Brière, Tél.210, Saint-Jérôme.50 • • • HOMME DEMANDE Filature de laine cardce demande contremaître pour cardes avec connaissances techniques.Ecrivez, citant âge, qualifications, etc.à M.Charleliois, 173 Willowdale, Outremont, Que.-51- • • » GARAGE A LOUER Garage à louer à Sainte-Agathe.Occupation immédiate.Loyer très bas.Faire application par lettre à CANADIAN OIL COMPANIES, Limited, Montréal, P.Q.-52- Avis que le 1er mai, le magasin Beatty Bros.Limited, sera situé au no 50, rue Legault, et que le service et les ventes seront continués comme par le passé.de Kuyper salue JOLIETTE — Saint-Charles-Borromée de L’Industrie ï Le nom du village L'Industrie vient de ce qu'au début de !a paroisse, l'honorable M.Barthéiemi Joliette avait établi sur les bords de la rivière l'Assomption, à l'endroit même où est situé le village, des scieries et différentes industries pour l'exploitation do bois.Il y attira plusieurs familles et ce village prit bientôt le nom do "L'INDUSTRIE".Quand la ville fut incorporée, en 1863, le nom de Joliette fut donné on l'honneur de son fondateur et remplaça celui de L'Industrie.Le vocable de Saint-Charles-Borromée a été donné en souvenir de Madame Barthéiemi Joliette, née Charlotte do Lanaudière.Il y a 247 ans — en 1695 — lo Gin de Kuyper fut produit pour la première fois à Rotterdam, en Hollande, of II est toujours demeuré, depuis plus de cent ans, le genièvr» favori dans la province de Québec.onces, onces, Diitill4 *t omhout«UI4 au Canada «ou» la iurv*lllanc* direct* d* JOHN d* KUYPER & SON, DiitlIloUuri, Rotterdam, Holland*.
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