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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 8 mai 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1942-05-08, Collections de BAnQ.

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CHENIER SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE 1897-1942 EXISTANT DEPUIS QUARANTE-CINQ ANS 1897-1942 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que Directeur et Propriétaire Abonnement : $2.00 par année L'honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE I QUARANTE-SIXIEME ANNEE.NUMERO 19 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI, 8 MAI 1942 Pour la famille A l’ouverture de l’exposition de l'Ecole ménagère des SS.de N.-D.du Bon-Conseil, à Saint-Jérôme, le 24 avril dernier, M.l’abbé Albert Tessier, visiteur-propagandiste des écoles ménagères de la province de Québec, a fait une conférence Illustrée par des films d’un grand intérêt.L’abbé Tessier a souligné avec une conviction communicative l'importance capitale de la vie familiale bien comprise.Dans les villes comme dans les campagnes, la jeune fille doit être préparée à son rôle de femme, d’épouse et de mère.Ce point de vue est indiscutable On ne se trompe pas quand on veut que l’éducation forme des citoyens qui soient à la hauteur de leur tâche ; de même, on a grande-inent raison de développer chez la femme les vertus essentielles dont dépendent le bonheur et l'honneur de la famille.En écoutant l’abbé Tessier, en regardant les tableaux qu'il faisait passer devant nos yeux, nous nous disions : comme il a raison de vouloir donner plus de force et de beauté à la famille ! Nos lois, notre éducation, nos réformes et perfectionnements doivent aider la famille comprendre ses droits et ses devoirs.Notre grand souci, a tous, est de combattre ce qui affaiblit la famille et de travailler avec conscience, intelligence et constance, à accroître sa force.La vie d'une nation, en effet, est en fonction directe de celle des foyers qui la composent.Tous les hommes sensés pensent de même et ne nieront pas que les deux grandes forces spirituelles qu'il faut mettre en valeur pour assurer le bien-être et le bon ordre de tout un pays sont : la Famille et l'Ecole.• • • La Famille, c’est-à-dire la cellule primordiale de la société, l'origine de l'Etat lui-même qui n'est, en réalité, qu'une confédération des familles, lesquelles se sont groupées en clans, en tribus, en peuplades et en nations : la Famille, qui est la source jaillissante de l'humanité sans cesse renouvelée par la succession des générations, et dont la puissance créatrice fait la puissance des peuples qui favorisent son plein épanouissement .la Famille dont les enfants, nombreux si elle déborde de vie.rares si sa vie décline, reçoivent au foyer l'éducation première qui forme les moeurs, forge les caractères et prépare pour les nations des générations fortes ou faibles dans la mesure où la vie familiale est en pleine force ou en décadence, si bien que l'ascension des peuples ou leur déclin dépend de la vie même, plus ou moins grande, de la Famille.Trop souvent on oublie et méconnaît ces vérités, dans la vie pratique.Avant même de penser a l'Ecole, qui n'est qu'un prolongement du foyer, commençons donc a nous demander si.nous, les parents, remplissons bien tout notre devoir à l'égard de nos enfants.Quelle formation, quels principes, quels exemples donnons-nous à nos fils et à nos lilies ?Si la majorité des familles accomplissaient leurs devoirs, que de choses changeraient pour le mieux chez nous ! Avant de se plaindre des lois, des écoles, etc voyons donc si 1er principales lacunes que nous déplorons chez la jeunesse ne prennent pas leur origine au foyer familial.Un inventaire, ou mieux, un examen de conscience à ce sujet, nous aiderait à nous rendre compte de nos responsabilités.La formation morale.Intellectuelle et physique commence donc dans la famille.Elle est continuée, amplifiée, complétée a l'Ecole.Ceci encore, les parents doivent le comprendre et agir en conséquence.L'Ecole, qui est la prolongation du foyer et l’auxiliaire de la famille, si bien que c'est d'elle que ses maîtres tiennent leur autorité : l'Ecole, qui est, selon la doctrine de saint Thomas, la continuation de la mise au monde, puisque l'homme n'est entièrement né que lorsque les auteurs de sa vie lui ont procuré tous les moyens de vivre, moyens matériels, moyens Intellectuels, moyens d'ordre moral, moyens surnaturels, l'orientant à sa destinée éternelle, celle qui le distingue des animaux et fait sa dignité Incomparable au sein de la création.Que l'Ecole comme la Famille ait besoin de redressements, sans doute Mais, si nous nous en tenons à la formation familiale, à l'éducation domestique, nous devons nous réjouir que l'Enseignement Ménager prenne de plus en plus d'ampleur dans notre province.Cet enseignement doit se répandre, prendre la place qui lui revient dans l'éducation, Car, tous ceux qui demeurent attentifs à la leçon des faits reconnaîtront avec nous que la famille canadienne est menacée par bien des périls, que les vertus familiales pâlissent et que la vie saine, vigoureuse et féconde se retire de trop de foyers.C'est encore un fait que l'Ecole qui élève la grande majorité des enfants de la province de Québec, et plus particulièrement les quatre-cinquièmes des masses populaires, donne une instruction trop souvent inadéquate, soit à cause des programmes soit à cause du personnel enseignant.D'autre part, trop de parents se désintéressent de l'instruction de leurs enfants.Ces maux existent et on en étudie actuellement la gravité pour y porter remède.Toutefois, en ce qui concerne l’éducation familiale et la formation des fortes vertus domestiques chez nos lilies, nous avons lieu de nous réjouir de l'oeuvre admirable de nos écoles ménagères.L'enseignement qu'on y donne est un puissant moyen de redressement de la famille qu’elle protège contre une décadence qui serait un désastre pour nous.Dans ce domaine que nous n’hésitons pas à appeler national, l'influence et le travail de M.l'abbé Tessier obtiennent les plus beaux résultats.Il suit avec un dévouement inlassable les développements et les progrès de l'Enseignement ménager dont U s’est fait l'apôtre et l'animateur.Pour la Famille, telle est la véritable formule que cherche à réaliser cet enseignement qui.nous sommes fiers de le constater, a précédé les réformes que l'on rêve a d'autres étages de l'instruction publique.JEP.Mort de Madame L.-P.Marteau A QUEBEC Une fausse interprétation de Fautonomie Avant que le bill Mathewson soit voté en troisième lecture, bill par lequel le gouvernement provincial transfère au fédéral, pour la durée de la guerre, certaines taxes sur l'impôt et les corporations, l'opposition a de nouveau combattu le projet, en se cramponnant à la question de l'autonomie, laissant croire que le gouvernement était en train d'abandonner les droits de la province, afin de trahir ses administrés.Les explications, que les chefs du gouvernement ont données à la députation, la semaine dernière, ne semblent pas avoir été comprises par les membres de l’opposition, et l’honorable Adélard Godbout, pour coriger les jugements des députés de la gauche, déclara de nouveau et avec non moins de conviction, que.“jamais, pour aucune considération, nous ne pourrions permettre que la moindre parcelle de notre autonomie nous soit enlevée.' "Mais, ajouta-t-il, cette autonomie qu’on prétend défendre, le projet de loi qui est devant nous ne fait que la confirmer C'est même son principal mérite de la reconnaître en obligeant le gouvernement fédéral à négocier avec nous et à passer une convention à laquelle nous pourrons mettre fin quand nous le voudrons.Cette convention est nécessaire à la vie du pays, à la protection du Canada contre certaines provinces qui n'ont pas la mentalité de la province de Québec et de la plupart des autres provinces.Le gouvernement fédéral a besoin de revenus et il ne faut pas que par le refus de souscrire â une entente temporaire, les vieilles provinces, celles qui représentent l'élément le plus stable du pays, voient retomber uniquement sur leurs épaules le fardeau tout entier" Ainsi donc la province de Québec ne cède rien, elle prête pour un temps limité pour une raison d'intérêt national et en transigeant ainsi avec le gouvernement central, elle ne fait que confirmer les principes de son autonomie, de tous ses droits.Point n'est besoin d'insister davantage sur la politique du gouvernement et les prétentions de l'opposition, en matière d'autonomie.Le chef de l'opposition aura été quitte pour avoir crevé encore une fols son cheval de bataille favori.Programme officiel des fêtes du 3e centenaire C’est avec un profond regret que nous avons à annoncer la mort de Madame L.-P.Marleau, épouse de notre concitoyen le docteur Marleau.Agée de 57 ans.Madame Marleau, née Yvonne Fournier, est morte après une maladie de quelques mois.Fille de feu le docteur Eugène Fournier, M'adame Marleau était née a Saint-Jérôme où elle a vécu haute signification de ce mot, elle a donné l'exemple des fortes vertus qui, dans tout le cours d’une vie simple et bienfaisante, font l'édification de tous et assurent le bonheur d'un foyer.Nous sympathisons avec notre concitoyen le docteur Marleau dans la cruelle épreuve qui l'atteint.Madame Marleau laisse, en plus de son mari, un frère, M.Raoul Fournier, de Montréal ; une tante, Mlle Sarah Fournier, de Saint-Jérôme ; un oncle, M.Gustave Four- La situation internationale Par la British United Press La situation en Birmanie est grave.Les Japonais accélèrent l'allure de leur otlenslve dans le nord-est particuliérement, Us se sont emparés de la ville de Lashio, située au nord-est de Mandalay, le terminus de la route de Birmanie.Depuis la prise de cette ville, les troupes britanniques de la région de Mandalay peuvent se voir couper toute retraite.Les Chinois de même se verraient couper les communications d'avec leurs Alliés britanniques.Ce qu'il y a de plus grave encore, c'est qu’une autre colonne ennemie opère près du centre ferroviaire de Hsipaw et peut s'en emparer d'une journée â l'autre.L'ennemi étant à Lashio et â Hsipaw, les Allies ont maintenant peu d'espoir de tenir la Birmanie.Après la chute de Lashio et l'isolement de Mandalay, les nations unies n'auront plus qu'un moyen de communiquer avec la Chine : ce sera par ie chemin tortueux qui passe par le nord des Indes et la Birmanie a Bliaino, 100 milles au nord de Lashio.L'arrivée de troupes chinoises de renfort sur le front de Lashio ne doit pas faire naitre trop d'espoir C'est un problème gigantesque que d'enrayer l’avance nipponne.L'offensive nipponne, partie de la Thai-ande.a réussi une poussée de 93 milles au nord de la ligne de bataille principale en passant par Taunggyi et Loilem en Birmanie centrale.Sur tous les fronts de la Birmanie l'ennemi avance sans cesse.On ne cache pas que dans le nord-est particulièrement, lorsqu'ils auront pris Hsipaw et Lashio, les Japonais seront en position de pousser encore plus au nord et couper la dernière route qui va de l'Inde en Chine.Cette route dont nous parlions tout à l'heure, est celle qui passe par Sadiya.Ce n’est encore qu'un sentier sur sa plus grande étendue mais les Alliés avaient espéré la rendre carrossable et y avaient commencé des travaux de voirie.Il ne fait pas de doute que les Nippons vont chercher à parvenir jusqu'à cette route afin de rompre la dernière ligne de communication alliée avec la Chine.La Chine ne pourrait donc plus recevoir du ravitaillement des Alliés si cette manoeuvre de l'ennemi allait réussir.Après s'être emparé de la route actuelle de Birmanie, l’ennemi pourrait s'attaquer à l’Inde.Calcutta, par exemple, serait en danger d'étre attaquée par terre et par des navires venus dans le golfe du Bengale, L'ennemi de plus en plus menace l'Inde.Ses troupes, ses navires, ses avions et surtout sa propagande, sont dirigés contre la plus grande et la plus importante des colonies de la Grande-Bretagne.Il ne fait pas de doute que le Japon veut terminer sa campagne de Birmanie avant la saison des pluies.C’est un vent périodique qui soutTle six mois dans un sens et six mois dans l'autre.De juin à septembre, c'est une pluie continuelle.De janvier à avril, c’est généralement sain tandis que d'avril à mai la chaleur augmente de plus en plus et toujours en juin, les pluies recommencent.Les Japonais ont donc presque un mois pour faire la conquête de la Birmanie.Après, ce sera peut-être au tour de l'Inde.Les Japonais ne se sont pas attaqués à l'Inde depuis le G avril dernier alors qu’ils ont exécuté des raids sur Vizagapatam et Cocanada.Ces attaques contre ces deux villes indous n'ont pas semblé avoir été faites dans un but militaire mais plutôt dans le but d'impressionner le peuple indien et ses chefs.Les Japonais veulent que les Indiens croient que le Japon est leur ami : que voici venu le temps pour l'Inde de se libérer de la domination de la Grande-Bretagne et de devenir un pays libre dans le nouvel ordre asiatique.Sans cela, outils été prévenus, les Indiens devront subir les horreurs de la guerre parce que le Japon, malgré tout son amitié pour les Indiens, est bien décidé à bouter les Britanniques hors de l'Asie et à les attaquer même dans l'Inde.L'Inde est actuellement submergée sous le flot de la propagande nipponne.Le leit-motiv de cette propagande est le suivant : "Le temps est venu pour le peuple de (Suite à la deuxième page) Le gouverneur général sera l'invité •d'honneur à i’hôtel de ville, le 18 mai.— Message de Sa Sainteté Fie XII à al population de .Montréal.En dépit des circonstances, le IHe centenaire de lajondation de Montréal sera fété par les citoyens de notre ville.La Commission du Ille centenaire est en mesure d'annoncer qu'elle a élaboré à ce sujet, un programme qui a reçu l’adhésion des groupes intéressés et ces fêtes revêtiront l'éclat et la dignité qui conviennent.Fêtes religieuses La fondation de Montréal, conséquence d'un acte de foi, ne pouvait être mieux commémorée que par la célébration d'une grand'mes-se à laquelle tout le peuple de la ville sera convié d’assister.A propos du plébiscite Comme on a pu confondre l’opinion de l’AVENIR DU NORD sur le résultat du plébiscite avec une citation qui la précédait, dans notre dernier numéro, nous répétons ce que nous en pensons : “Nous souhaitons que l’isolement dans lequel s'est drapée la province de Québec ne soit préjudiciable ni à l'unité nationale ni à la province de Québec elle-même."Nous sommes heureux d'avoir été de l'opinion de la grande majorité des Canadiens."Après comme avant le plébiscite, nous croyons que le nationalisme outrancier est aussi funeste au Canada que le fascisme et le nazisme."Après comme avant le plébiscite.nous gardons notre confiance dans le gouvernement King.Fidèle à son passé.M.Mackenzie King, qui fut toujours et reste un anti-conscriptionniste pour service outre-mer, sera désormais plus libre pour s'opposer à une telle mesure militaire tant qu'ele sera inutile et nuisible à la défense du Canada." Prochaine déclaration du premier ministre sur le plébiscite Mercredi dernier, le premier ministre, M.Mackenzie King, a annoncé aux communes qu'il fera une déclaration d'ici quelques jours sur l'attitude du gouvernement à la suite du plébiscite.D'ici là.a-t-il dit.le gouvernement s'efforcera de régler tous les problèmes qui pourront surgir selon les circonstances.Le premier ministre répondait à une question du chef conservateur de la Chambre.M.R.-B.Hanson, rappelant à M.King qu’il avait récemment déclaré que le Parlement déciderait de l'attitude à prendre, une fols le résultat final connu.Quoiqu’en pensent et disent les “sauveurs de la race”, le gouvernement King maintiendra sa politique canadienne avant tout.Il y aura deux groupes de désappointés : les Impérialistes d'une part et les nationalistes outran-clers qui se croient les "oies du Capitole”.Cette grand'messe sera célébrée par Son Eminence le cardinal Villeneuve dans le parc Jeanne-Mance.Son Excellence le délégué apostolique.Mgr Antoniutti.y assistera et lira une lettre que Sa Sainteté Pie XII adresse à la population de Montréal à l'occasion du Ille centenaire.Dans l'après-midi, sur le même site, on célébrera le salut du Saint' Sacrement.Fêtes profanes Dans la matinée du 18.les citoyens de Montréal sont invités à prendre part à l'hommage qui sera rendu à Maisonneuve au pied du monument sur la place d'Armes.A cette occasion, il y aura une parade militaire et les représentants des principales sociétés de la métropole déposeront des couronnes de fleurs.A la suite de cette cérémonie.Son Excellence le gouverneur général du Canada et les invités d'honneur seront reçus à l'hôtel de ville pour le déjeuner.Les communautés religieuses Au début de l'après-midi un groupe de délégués rendra visite aux six communautés religieuses qui ont présidé à la fondation de Montréal, c'est-à-dire, les Sulpi-ciens (Séminaire de Saint-Sulpice > : les Jésuites (Collège du Gésu), les Franciscains (Récollets de la rue Dorchester», les Dames de la Congrégation (Maison mère), les Soeurs Grises (Couvent de la rue Dorchester» et les Soeurs Hospitalières de l'Hôtel-Dieu.Au cours de cette visite les délégués remettront aux dites communautés une enluminure destinée à commémorer l'événement du troisième centenaire et à leur exprimer la reconnaissance des Montréalais pour la part que ces religieux ont prise dans la fondation de la ville.Visite des sites historiques Durant l'après-midi du 18.les citoyens sont invités à faire la visite des sites historiques du Vieux-Montréal et des guides compétents se tiendront à chaque endroit intéressant pour renseigner les visiteurs.Ceux-ci, en se rendant Place Royale.pourront obtenir gratuitement une brochure rédigée par Me Victor Morin, dans laquelle se trouvent des explications historiques et d'autres détails sur les divers points compris dans l'itinéraire de la visite.Fête au Forum La journée du 18 se terminera par une fête populaire qui aura lieu au Forum et au cours de laquelle des représentants du gouvernement fédéral, du gouvernement provincial et.de la ville de Montréal, prononceront des allocutions.Un excellent programme musical a été prévu pour cette soirée ; on entendra des chants exécutés par les Disciples de Massenet, le Trio lyrique, le ténor canadien Jacques Gérard.A cette soirée le public sera admis gratuitement.La Commision du Ille Centenaire publiera au cours des prochaines semaines des renseignements complémentaires sur le programme des fêtes.jusqu’à sa mort.Mariée au docteur L.-P.Marleau en 1908, elle ne laisse pas d’enfants.Toute sa vie s’écoula dans le calme et la paix de son foyer.Intelligente.instruite, bonne et charitable.elle lit beaucoup de bien sans bruit.Ses Intimes ont seuls connu les riches qualités de son caractère, le charme de son esprit, la bonté de son coeur.Femme chrétienne dans toute la nier, de Montréal ; plusieurs neveux et nièces.Nous offrons à la famille en deuil l’expression de nos vives condoléances.• rn m Les obsèques de Madame Marleau auront Heu demain en l'église de Saint-Jérôme, à 10.30 heures du mutin.L'apport des laïcs à l’enseignement classique Une motion relative à la participation des laïcs à l'enseignement secondaire, présentée dernièrement à l'Assemblée législative de Québec par M.Perrault Casgrain, député de Oaspé-nord.a ouvert un débat susceptible de passionner nos gouvernants, nos éducateurs et nos élites, et qui ne devrait prendre fin que le Jour où le sujet sera vidé et la question réglée définitivement.La motion de M.Casgrain a pour but "de favoriser l'enseignement secondaire dans les collèges classiques de la province de Québec, par une plus grande collaboration de professeurs laïcs avec la direction et les professeurs religieux de nos collèges." Il ne s'agit pas de chambarder des disciplines et des méthodes de formation plusieurs fols séculaires qui ont prouvé leur supériorité et leur nécessité.Il serait malheureux que ce débat provoquât la répétition de polémiques acerbes et destructrices qui n'ont ordinairement pour conséquence que le contraire de ce qu'on réclame.L'enseignem-nt classique, malgré ses tares et ses lacunes, qu'on a déjà commencé à éliminer et à combler dans plusieurs institutions, a toujours été et sera toujours l'apanage des peuples latius et l'un des principaux bastions de survivance du peuple canadien-français, en même temps que le moyen le plus puissant, avec la paysannerie, de lui conserver ses caractéristiques dans le conglomérat britannique et américain.La civilisation anglo-saxonne reconnaît la valeur des disciplines classiques et s'y abreuve copieusement.L’élite de tous les peuples civilisés puise à cette source intarissable ses moyens d’expression et d’action.Exception faite des talents spontanés, les meilleurs écrivains, les plus profonds penseurs et les plus grands réalisateurs sont des produits de la culture gréco-latine.Ceux qui réclament des réformes constructives et raisonnables dans l’enseignement secondaire le font dans le but de conserver des méthodes si précieuses de formation et de préparation à des études supérieures, qui deviendraient Inutiles et disparaîtraient automatiquement ou ne seraient plus que le partage d’une infime minorité de privilégiés, si on ne les adaptait pas de temps à autre au rythme du progrès et des exigences de chaque époque.S’il importe de se former, de se cultiver, il est encore plus impérieux de s’armer pour la lutte quotidienne.Si la mission des collèges classiques consiste à former et à cultiver les cerveaux qui leur sont confiés, encore faut-il qu’ils leur donnent une formation et une culture vraiment supérieure et complète et qu’ils leur ouvrent des avenues larges et aérées sur plusieurs champs d’action.Ils doivent en faire des HOMMES bien individualisés, aiguillés vers la carrière qui convient à chacun, et non pas des automates fabriqués à la brasse et en série dans un moule hermétique.Depuis que les études secondaires ne sont plus considérées comme un luxe réservé à une aristocratie intellectuelle, qui n’a plus sa raison d’être dans un monde démocratique, pas même dans la conservatrice Angleterre' où ies sine nobilîtate d'autrefois sont devenus les égaux de la gentry dans les grandes universités, la direction de nos collèges classiques a compris qu'il fallait rajuster les programmes et les méthode;! d'enseignement au niveau exigé par des conditions nouvelles, leur donner une orientation conforme aux exigences du milieu et de l'époque, de les rendre plus accessibles, plus agréables et, surtout, plus réalistes.Les sciences pratiques n’ent rien d'incompatible avec les sciences spéculatives.Elles se complètent les unes les autres.Depuis quelques années, on a tenté l'expérience dans la plupart de nos maisons d'enseignement secondaire, et on ne s’en trouve pas plus mal.Bien au contraire.Cette innovation n’a rien révolutionné, mais a contribué à relever le niveau des études en les diversifiant, et à mieux préparer la jeunesse aux études universitaires et à la vie en général.L'un des moyens les plus efficaces d'introduire des réformes dans les collèges, c'est d'y confier des chaires à des laïcs savants, doublés de pédagogues.Les religieux et les prêtres qui ont toujours dispensé l'enseignement classique dans notre province et dans la plupart des collèges catholiques, au Canada et aux Etats-Unis, reconnaissent qu’ils ne possèdent pas un droit exclusif sur l’enseignement secondaire, qui pourrait être confié à des institutions laïques, comme la chose se voit en France et dans d'autres pays catholiques.C'est pourquoi, conscients de leur valeur dans les sciences religieuses, philosophiques et purement “classiques’, ils ne s'opposent pas à la collaboration précieuse que sont en mesure de leur apporter les laïcs auxquels ils n’hésitent plus à confier l'enseignement des sciences profanes et pratiques, chaque fois qu’une si louable décision ne se heurte pas à l’éternel problème financier, toujours insoluble lorsqu'il s’agit de l'instruction ! La semaine prochaine, nous continuerons nos remarques en marge de la motion Casgrain.Guillaume FREDERIC M.Perrier résout le problème scolaire de la ville de Montéal Il annonce au comité des bills privés que le gouvernement Godbout entend verser $2.300,000 à la municipalité qui devra remettre $700,000 aux deux commissions scolaires.L’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, a annoncé, un peu avant l'adoption du bill de Montréal au comité des bills privés de l'Assemblée législative, comment le gouvernement entendait régler le problème scolaire de la métropole de façon à assurer la réouverture des classes aux enfants, au mois de septembre prochain.L'honorable M.Perrier.— "Je dois dire tout d’abord que le gouvernement de la province entend verser à Montréal $2,300,000 perçus l'an dernier avec l’impôt municipal du revenu.En vertu de l'attente conclue avec le gouvernement fédéral, la province recevra une somme qui comprend ce montant à être remis à la Ville."Quant au problème scolaire, voici ce que nous allons faire."En plus du taux de la taxe scolaire normale, Montréal versera, à même son revenu ordinaire, une somme de $700,000 aux commissions scolaires catholique et protestante de Montréal.(Comparé à l’an dernier, lorsque le régime du milliard d'évaluation foncière existait, cela représente une réduction d’impôt d’environ 15 pour cent pour les propriétaires de Montréal i."Le gouvernement de la province fournira une somme supérieure à celle (près du double) que versera la cité de Montréal pour combler les déficits des commissions scolaires.Voilà ce qu'a annoncé M.Perrier.Sa déclaration a paru satisfaire toute l'assistance.A minuit, le comité s’est ajourné après avoir adopté le bill de Montréal avec les nombreux amendements qui y ont été apportés.Un appel de M.Godbout en faveur de la Croix-Rouge Dans une lettre rendue publique et adressée à la section du Québec de la Croix-Rouge canadienne, l’honorable Adélard Godbout ; premier ministre de la province de Québec, souligne que "notre population est bien au courant- du rôle que joue présentement la Croix-Rouge et je suis certain que la prochaine campagne de souscription sera un succès”."Je ne connais pas d'autre organisme qui rende autant service au monde que la Croix-Rouge", ajoute l’honorable M.Godbout."Dans tous les pays, que ce soit en temps de paix ou en temps de guerre, la Croix-Rouge prodigue ses secours matériels et moraux.Il est plus que jamais nécessaire de nous montrer généreux envers cette organisation.'' On sait que la prochaine campagne de souscription organisée par la Croix-Rouge et dont l'objectif sera de $9,000,000, s’ouvrira le 11 mal prochain.¦a Page deux LAVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 8 mai 1942 Le Canada en guerre Lait, beurre et fromage La Commission des prix annoncera prochainement une nouvelle échelle de prix de détail pour le lait, le beurre et le fromage.Instructeurs Au cours des deux derniers mois un millier d’officiers et sous-officiers aguerris sont rentrés des Iles britanniques pour être affectés à l'instruction des troupes au Canada même.C'est ce qua révélé le ministre de la défense nationale au cours d'un débat à la Chambre des communes.Pilote porté disparu Le sous-officiers breveté Edmond David Girardot, d'Ottawa, a été porté disparu.Le jeune pilote est le fils du lieutenant d'aviation F.-D.Girardot.qui servit avec la première escadrille de chasse en Angleterre jusqu'il l'an dernier.C'est un ancien du collège de l'Assomption.Il a aussi un frère dans l'aviation, le sergent Francis Girardot, actuellement en Angleterre.La conservation de l'essence Le consul général du Mexique à Montréal.M.Carlos Calderon, a fait parvenir cent coupons de sa ration d’essence au régisseur du pétrole.M.Calderon a expliqué qu'il a voulu contribuer de cette façon à i'effort de guerre du Canada.M.Cottrelle a remercié le consul de ce geste d'amitié et de solidarité qui constitue un magnifique exem pie pour la popualtion canadienne Quel sera le premier Canadien à suivre l'exemple de M.Calderon ?demande-t-il.Les “catégories spéciales' Le ministre des munitions et approvisionnements a annoncé que la disette de pétrole se faisant de plus en plus sentir, les automobilistes mis dans les “catégories privilé giées” tomberont dans une catégorie inférieure.Le régisseur du pétrole annonçait en même temps que l'on avait commencé une revision complète des catégories privilégiées.Embarcations à moteur Les embarcations à moteur louées à l'heure auront droit à une quan tité d'essence juste suffisante pour 10 ou 15 heures de promenade.Les propriétaires doivent se procurer des coupons.Les embarcations de transport public seront toutefois mises dans une catégorie privilégiée.Le caoutchouc On demande a tous les commerçants, à tous les hommes d'affaires en général, de veiller à ia conservation des articles de caoutchouc par leurs employés.Il n'y a pas de petite économie.On doit par exemple ménager les gommes à effacer et les bandes élastiques La disette de caoutchouc est plus grave qu'on semble s'en rendre compte.Il ne faut pas oublier que le caoutchouc est essentiel à la poursuite de la guerre.Par exemple, un cuirasse-moderne exige une quantité suffisante de caoutchouc pour fabriquer 17,000 pneus.Le caoutchouc sert aussi à faire des emplâtres pour nos marins, soldats et aviateurs et la chirurgie utilise divers articles de caoutchouc.Il faut encore du caoutchouc pour construire les ponts de bateaux et les roues d a-viorts sont garnies de pneus très Le vote des militaires Sur un total de 314.989 militaires, nommes et femmes, tant au Canada qu’en dehors du pays qui ont voté lors du plébiscite, pour relever le gouvernement du Canada de ses engagements anticonscriptionn i s -tes.251,118 se sont prononcés pour le “Oui’’ tandis que 60,835 se sont prononcés en faveur du Non".C’est ce qui a été annoncé officiellement, par M.Jules Castonguay, directeur général des élections, de l’inscription nationale et du plébiscite.On a rejeté 2.986 bulletins militaires.Le vote global, civil et militaire.Commonwealth, en vue de se chiffre à 2,921,206 “Oui” contre ! profiter les Etat -Unis de lexpé-1,608,609 “Non”.; rien te canadienne lourds.Que chacun fasse son de voir.Que tous les automobilistes observent scrupuleusement la loi de vitesse maximum de 40 milles l’heure.Ecole de canonniers Une école capable de recevoir un millier d'élèves a la fois sera ou verte bientôt, en vue de former des canonniers pour la défense côtière et la defense contre-avions.La production de beurre La production de beurre de fa brique durant le mois de mars a été de 6.2 pour cent de moins que du rant le mois de mars 1941.Toutefois.la production de fromage marquait une hausse de 3 02 pour cent durant le même mois.Les cadets de l'Air Les cadets de l'Air construiront des modèles d'avions pour l'Aviation militaire.Ces modèles, construits en bois et à l'échelle, serviront a la formation des pilotes, mitrailleurs et navigateurs, dans les écoles de l'aviation.Les cadets sont très fiers de cette commande et ils se sont mis à l'oeuvre immédiatement.Réfrigérateurs La fabrication de réfrigérateurs métalliques est interdite à partir du 30 avril, à moins d'avoir obtenu au préalable une license.Le nouveau décret interdit ia fabrication de tous les types de glacières métalliques.électriques ou non, destinées a des usages domestiques.I est entendu que l'on permettra aux fabricants de compléter les appareils dont au moins 80 pour cent des pièces sont déjà fabriquées.Poêles et cuisinières A partir du premier juin, les fabricants de poêles et de cuisinières devront se conformer strictement à i'ordonnance du régisseur des approvisionnements.et s’en tenir aux modèles de guerre", sans garnitu res On compte économiser ainsi environ 16 pour cent du métal era ployé jusqu'ici dans la construction des poêles et cuisinières.On demande aussi aux gens de disposer des poêles dont ils ne se servent Alcool de blé A cause de la disette de mélasse les principaux distillateurs d'alcool industriel emploieront désormais le blé comme base de leurs produits.Lalcool industriel est indispensable à l'industrie de guerre.Conservation des munitions Les galeries de tir disparaîtront des expositions et foires pour ia durée de la guerre.En effet, un décret vient d être publié en de prévenir le gaspillage des munitions.Le tir aux pigeons de glaise est aussi interdit, excepté dans les cas où il se pratique avec l'autorisation du ministre de la défense nationale.Canons canadiens Onze nouvelles usines- ont livré leurs premiers canons depuis ie début de l’année et quelques-unes des pièces livrées sont déjà en service.Le Canada fabrique maintenant neuf types de canons et onze types d'affûts.Bientôt, ia liste s'allongera.“Chambres froides" Le ministère des munitions vient de faire i acquisition de 12 autres chambres à basse pression pour l’entrainement des aviateurs.Ces chambres froides” coûtent quelque chose comme 6.000 dollars chacune et servent à habituer les futurs v.ateurs aux changements brusques de la pression atmosphérique qu'ils devront subir en prenant de l'altitude.Dans ces chambres on fait descendre artificiellement la température jusqu'à 70 degrés sous zéro.Mission américaine Une mission américaine, composée d'officiers supérieurs de l'aviation américaine, est attendue prochainement au Canada, où elle vient étudier le fonctionnement du plan de formation des aviateurs du faire Z La situation (Suite de la première page» l'Inde, de prendre avantage de cette occasion magnifique de se libérer des Britanniques qui l'oppriment depuis si longtemps." Cette propagande peut avoir un certain succès auprès des tribus montagnardes qui n'ont jamais été soumises aux Britanniques.Cependant.les Indiens du centre ne sont pas prêts à accueillir les Japonais à bras ouverts.C'est ainsi que Mohandas-K.Gandhi, qui.bien que n'étant plus le chef actif du parti pan-indien, le plus important parti politique aux Indes, reste le chef spirituel de millions d'Hindous et le chef actuel du parti Maulana Azad ont préconisé une politique de "nonviolence et de non-collaboration", à i'égard du Japon Cette politique est la même que l’on applique à l'endroit de l'Angleterre depuis 22 ans.Les Hindous ne veulent pas que ce soit seulement un changement de maitres qui s'opère aux Indes Ils veulent la liberté de leur pays contre l'Angleterre et contre le Japon.On peut se demander ce que fera le Japon, une fois que ses armées seront sur la frontière de l'Inde.ON PREVOIT UNE RECRUDESCENCE D'ACTIVITE SUR TOUS LES FRONTS Dans le sud-ouest, le Japon s'est arrêté au seuil de l'Australie.Mais il est certain que l'ennemi ne doit pas attendre trop longtemps pour attaquer l'Australie sous peine de perdre l'occasion favorable.Si l'ennemi dans le Pacifique ne savait pas profiter de l'occasion qui s'offre d'attaquer l’Australie alors que sa défense n'est pas entièrement organisée, il serait en position analogue à celle des Allemands devant la Grande-Bretagne.L'accroissement des opérations japonaises pourraient bien indiquer que l’ennemi se prépare à tenter bientôt l'invasion de nouveaux avant-postes alliés ou à couper la ligne de ravitaillement de l'Australie avec les Etats-Unis.Le général sir Thomas Blarney, commandant des forces terrestres alliées dans le sud-ouest du Pacifique.a déclaré que les Japonais ont raffermi leurs positions dans ie groupe d iles situées au nord de l'Australie et que Darwin, prinei-:aie base de l'Australie septentrionale.et Port-Moresby.en Nouvelle-Guinée.sont des régions tout particulièrement' menacées.On reconnaît qua la capture de Darwin ou de Port-Moresby par l'ennemi n’aurait pas une signification immédiate.On verra cependant que pour le lancement d'une offensive vers le nord ou vers le sud.ces deux bases ont une grande importance.Elles peuvent servir de tremplins à une offensive alliée contre le Japon ou à une offensive du Japon contre l'intérieur de 1 MELI-MELO L'AUSTRALIE NE VEUT PAS l)E LA CONSCRIPTION La Chambre des représentants, en Australie, a rejeté, le 1er mal, par le vote de 31 à 27 une résolution de l'ancien premier ministre Arthur Fadden pour permettre l'envoi de miliciens australiens en dehors de l'Australie.Le premier ministre.John Curtin, a déclaré que l'armée volontaire impériale disponible pour service à l'etranger est plus considérable que jamais et qu’il n’y a pas lieu par conséquent d'abolir la loi qui garde en Australie les conscrits australiens.• • • • STANISLAS AFFILIE A L'UNIVERSITE DE MONTREAL Le Collège Stanislas est désormais officiellement affilié a l'Université de Montréal- Il est depuis quelques jours en possession du document universitaire qui lui reconnaît cette affiliation.En fait, cependant, son rattachement a la plus grande université catholique et française d'Amérique remonte à plusieurs mois.Mgr Olivier Maurault.ps.s., recteur de l'Université, a eu l'occasion de déclarer l'automne dernier, à une cérémonie qui s'est déroulée au collège même, que tous les élèves qui ont passé avec succès leurs examens d'admission en bel!“s-lettre« sont devenus ses propres élèves.Il y a en effet, cette année.25 élèves de belles-lettres ou seconde qui se trouvent a former le groupe affilié à l’Université.A l'origine, ie Collège Stanislas devait rester dépendant du Collège Stanislas de Paris et garder l'affiliation avec l'Université de Paris, mais en raison de la durée de la guerre, les autorités ont du demander l'affiliation à l'Université de Montréal.• • • AU SENAT Les sénateurs se sont réunis à Ottawa, mardi dernier.Ils ont rendu hommage à a mémoire du sénateur Rainville et Sharpe, morts depuis la dernière réunion du Sénat Des discours furent prononcés par les sénateurs J.-H.King.C.-C.Balantyne.A.-D.MacRay.Eugène Paquette.Louis Côté.Léon-Mercier Gouin.• mm CEREMONIE SUR LA PLACE D’ARMES LE 18 MAI PROCHAIN La _ Commission du IHe Centenaire de Montréal vient d'inviter les sociétés, associations et corps publics de la métropole à assister à la cérémonie qui aura lieu le lundi 18 mai.à dix heures et demie du matin, sur la Place d'Armes.On déposera des fleurs au pied du monument de Maisonneuve en témoignage de reconnaissance envers le fondateur de Montréal.lenient la même restriction dans l'emploi de la matière grasse du luit pour la fabrication de la crème glacée ou de sorbet.Les dispositions de cet arrêté ne s’appliquent pas à la quantité de crème glacée ou de sorbet fournie par les fabricants sous contrat aux ministères de la défense nationale, à la société de la Croix rouge, aux cantines et aux hôpitaux.Cet arrête du 15 avril rescinde un arrêté à peu près semblable publié par l'Office en date du 27 mars dernier.SIR EDWARD BEATTY QUITTE LE C.P.R.IL EST REMPLACE A LA PRESIDENCE PAR M.D'ALTON C.COLEMAN On a annoncé au bureau chef du Pacifique Canadien, à Montréal, la démission de sir Edward Beatty comme président de cette compagnie de transport.C'est à une assemblée du Conseil d'administration que sir Edward fit part de sa décision de prendre sa retraite pour cause de mauvaise santé.Malade depuis mars 1941, son état s'est amélioré sensiblement depuis quelques mois, mais, de l'avis de ses médecins, il ne saurait espérer se rétablir complètement sans abandonner ses lourdes fonctions comme chef de la puissante organisation de transport canadienne.Les directeurs ont accueilli avec beaucoup de regret cette décision de sir Edward de se retirer, mais, à leur demande, celui-ci a consenti de continuer à remplir les fonctions de president du Conseil d'administration.Il sera remplacé à la tête du Pacifique Canadien par M.D'Alton-C.Coleman qui, depuis 1934, était premier vice-président du Pacifique Canadien avec bureaux à Montréal.Commission des prix et du commerce en temps de guerre RENSEIGNEMENTS Vu les pertes occasionnées aux cultivateurs et marchands pin la germination, la pourriture et la diminution de volume, la commission des prix et du commerce en temps de guerre vient de permettre une augmentation du prix des pommes de terre Cette augmentation ne devra pas.néanmoins, dépasser cinq sous le boisseau ; elle est autorisée pour chacun des mois d'avril, de mal et de juin.On sait que le plafond fixé, le mars dernier, pour les pommes de terre est le prix le plus haut de la période comprise entre le 2 et le 7 février 1942 inclusivement.Les pommes île terre de sentence Il est entendu que les pommes de terre réservées pour servir à la semence ont été exemptées, comme les graines, du plafond des prix.La seule condition, c'est qu'elles aient été certifiées par le gouvernement fédéral.L'achat du combustible Il est permis d'acheter tout de suite son boi^ de chauffage et son charbon pour l'hiver prochain.Il est même recommandable de le faire, puisque cela facilitera, l'été et l'automne prochain, la besogne des transports.Les restrictions vestimentaires La commission des prix et du commerce rappelle aux intéressés qu'il est défendu, même à domicile, de faire des rebords aux bas de pantalons neufs Elle a de plus demandé aux tailleurs et confectionneurs de lui communiquer les noms des clients qui ont commandé plus de deux complets en février.Le sucre à confiture En plus de la ration de trois quarts de livre par semaine, on pourra se procurer, au temps des confitures : a) une demi-livre de sucre pour chaque livre de fruits a mettre en conserve : b> trois quarts de livre pour chaque livre de fruits n mettre en confiture ou en gelée.Ceux qui se servent de sirop devront se servir de sirop léger, et les confitures et gelées ne devront pas contenir plus de trpis parties de sucre pour quatre de jus ou de fruit.Sucre brun, sucre en poudre Si l'on a acheté sa ration de sucre granulé, on n’a pas le droit d'acheter, par-dessus le marché, du sucre en poudre ou du sucre brun.Le rationnement porte sur toutes les variétés de sucre de canne ou de betterave.Il n'y a que le sucre d’érable d'exempté.Restrictions téléphoniques En soumettant le téléphone au régime des priorités, la commission des prix et du commerce vient d'accorder aux compagnies de téléphone la permission de refuser d'installer des appareils ou d'assurer le service, lorsqu’elles jugeront qu'elles ont des besoins plus importants à satisfaire.On peut néanmoins en appeler des décisions des compagnies à l’administrateur des services.Abaissement îles prix La commission des prix obligera les fabricants de certains articles d'épicerie à ramener leurs prix au niveau des maximums que ceux-ci ont atteints en juin 1941 Cela pour diminuer la pression sur ;cs prix des marchands île gros et ae détail.Les livraisons île moins d'un dollar L’ordonnance 120 de la commission des prix qui défend aux détaillants la livraison des commandes de moins d'un dollar, ne s'applique pas aux services de distribution des boulangeries, des laiteries, des journaux, etc.Ceux-ci restent néanmoins assujettis au règlement de la livraison quotidienne unique par véhicule à moteur.Australie.Ii est donc d'importance stratégique pour les Alliés de LES POMMES DE TERRE NE garder ces places comme il est im- FERONT PAS DEFAUT m Le premier ministre de Grande-Bretagne, le très honorable Winston Churchill, prononce son discours historique devant Je Parlement canadien au cours de sa visite à Ottawa.portant pour le Japon de dominer ces deux endroits s'il veut pousser plus avant son offensive dans le sud-ouest du Pacifique.Actuellement, les Australiens doivent penser à la défense avant de songer à l'offensive.Il ne fait pas de doute que ie Japon dans le sud-est de l'Asie, aux Indes néerlandaises et aux Philippines, est actuellement en train de se retrancher solidement Il agit avec prudence car son expansion rapide ne lui a pas permis d'affermir ses conquêtes.L'ennemi arme et fortifie autant qu'il le peut les positions stratégique.?qu'il a conquises aux Alliés.Il sera sans doute difficile aux Nations Unies de l'en déloger lorsqu’elles prendront l'offensive.Cependant.le Japon n'atteridra pas d'avoir complètement fortifié ses positions actuelles avant de poursuivre son offensive.L'axe prépare quelque chose et le Japon, en Extrême-Orient, réglera sa stratégie afin qu’elle profite d'abord à lui-même mais aussi à ses aillés uropccns La radio allemande nous a appris que MM.Hitler et Mussolini ont eu des entretiens de deux jours Salzbourg et qu'ils ont convenu de ia stratégie du "début de l’été" dans les domaines politiques et militaire.Les conférences des deux dictateurs ont toujours été suivies de grands événements.On dit en Italie que i'Ailemagne, l'Italie et le Japon sont sur le point "de former qu'un front immense de tous les fronts de guerre actuels".Cependant, il se peut que les entretiens de Salzberg n’aient porté que sur la situation de l'Axe en Europe et qu'il devra y avoir des consultations avec le Japon.Il est probable qu'au cours des entretiens germano-nippon, sera discutée la situation du Japon par rapport à ia Russie.Il n'est pas impossible que Hitler demande au Japon de faire liée une quantité plus grande de une diversion du côté de la Sibérie crème glacée ou de sorbet que la pour faciliter l'offensive qu'il a tou- quantité vendue pendant la pério-jours l’intention de lancer contre de correspondante de l’année pré-la Russie.jcédente.Cet arrêté applique éga- II n'y a pas lieu de craindre une disette de pommes de terre au Canada.écrit Jean Robitailie dans l'Ovale C-I-L de mars, car il s'en cultive dans presquç toutes les régions du pays.D'autre part, les variétés ies plus en honneur sont d'une telle qualité que certaines iles du sud s'approvisionnent ici en pommes de terre de semence.La culture des pommes de terre exige cependant de grands soins, ajoute l’article, et l agrieulteur n'en tirerait pas grand profit si le chimiste ne l'aidait à combattre les maladies et ies parasites de la pomme de terre, et à entretenir la fertilité de i^on sol.Ainsi, certaines maladies, comme ia gale et la rhizoctonie.peuvent se trouver sur la semence, mais le chimiste a découvert un désinfectant qui détruit les germes de ces maladies et qui prévient en outre 'la pourriture des plantons, s'il survient une période de froid ou d'humidité après la plantation.On met aussi à la disposition du cultivateur des engrais chimiques spécialement appropriés à ia culture des pommes de terre : s'il ignore le degré précis de fertilité de son sol, le cultivateur peut en obtenir l'analyse chimique, sans bourse délier, à un collège agricole ou au laboratoire d'un bon manu facturier d'engrais.Enfin, il peut préparer une solution chimique contenant de l'arséniate de chaux et un nouveau fongicide à base de cuivre pour arroser ses plants de pommes de terre, afin d'empêcher certaines maladies et de nombreux insectes (le ravager sa récolte.• • • VENTE DE CREME GLACEE L’arêté No 40 de l'Office des produit; laitiers, publié le 15 avril, interdit à qui que ce soit de vendre ou d'employer au Canada pendant un trimestre quelconque de l'an La qualité de vos imprimes parle pour vous ¦ & MmrW C OUI* O N D ' A 15 O N N E M E N T I/AVENIR DU NORD, a/s : Imprimerie J.-ff.-A.Labelle, Limitée.303 Avenue Parent, Saint-Jérôme.Veuillez trouver ci-inclus la somme de $ pour an d’abonnement à votre journal.Veuillez me faire parvenir un reçu.Nom Adresse ABONNEMENT; $1.00 pour C mois ; $2.00 (jour 1 année.2 années pour $3.00.Avant de placer votre prochaine commande, venez nous voir, téléphonez ou éenvez-nous ; nous vous soumettrons des plans pour vos meilleurs intérêts Obligations — Actions Papeterie Commerciale — Circulaires Calendriers — Travaux de ville Journaux — Revues — Catalogues Cartes de visite — d'affaires Faire-parts — Cartes de remerciements iprimerac a ic» • o a .-1 [&) 303 Avenue PARENT — Téléphone 12 (VOISIN DE LA GARE DU PACIFIQUE CANADIEN) SAINT-JEROME Depuis 1905, des clients satisfaits nous continuent leur patronage Saint-Jérôme, le S mai 1942 L'AVENIR DU NORD < £>?/'.y.- i-s Les vieux arbres Quand les arbres sont vieux, leurs rameaux dépouillés Ne sentent plus courir les frissons de lu sève, Kn un gémissement leur murmure s'achève, Les oiseaux les ont fuis, les vers les ont souillés.Quand les hommes sont vieux, ils vont, les yeux mouillés.Evoquer, loin du bruit, leur vie encore trop brève.Souvent avec courage ils ont lutté sans trêve.Et le suprême appel les trouve agenouillés.Autour de l’arbre vieux qui lentement s'affaisse, Avec ses nids déserts et ses pâles festons.On voit croître et verdir de vaillants rejetons.Autour de l'homme vieux et pour qui le jour baisse, On entend les gais .-ris et le rire argentin Des enfants que réveille un rayon du matin.Pamphile LOI A Y Chronique féminine Comment tes femmes de tout un peuple se sont jetées dans la défense totale Melbourne, Australie.— Des milliers de femmes australiennes, tout comme leurs soeurs dans l'Empire britannique entier prennent la place des hommes dans toutes les industries ; celles de guerre comme les autres, afin de permettre aux hommes de hâter leur entrainement militaire.Un certain nombre de ces femmes sont déjà des héroïnes.La division des infirmières de l'armée et de l’aviation a vu le feu non seulement en Malaisie, dans les Philippines et à Java, mais aussi dans le Moyen-Orient.Certaines de ces infirmières sont restées dans la jungle des semaines durant, soignant des blessés atteints de gangrene et délirant de fièvre.Elles utilisaient leurs jupons pour faire des pansements.On raconte sur elles des actes de dévouement splendides.Des Australiennes ont traversé à la nage des cours d'eau infestés de crocodiles, poussant devant elles des radeaux qui portaient des défenseurs de la civilisation, barbus et saignants, qui leur racontaient en hoquetant ce qu'ils feraient aux Japonais une fois guéris, et qui les appelaient "maman" avant de mourir.D’autres ont ramené sur leurs épaules de petits enfants, blancs ou bruns, dont les mères gisent aujourd'hui sous des ruines carbonisées.Elles les ont ramenés Jusqu'en Australie ! Chaque division militaire australienne est secondée d'un corps auxiliaire féminin nommé AWAS (Australian Women’s Army Service).On rencontre partout sur l’immense fie des représentantes de l'Awas.Elles conduisent les autos militaires des Etats-Unis et de l'Australie: elles servent comme cuisinières, téléphonistes.opératrices de T S F , photographes.dessinatrices de plans et devis, tailleuses d uniformes, dactylos.spécialistes à déchiffrer les messages secrets de l'ennemi.Il y a aussi plusieurs médecins parmi elles Le corps auxiliaire, de l'aviation est commandé par Mme Clare Stevenson.ancienne corsetière.Los femmes de ce groupe rendent des services inestimables comme météorologistes.C'est sur elles que se tient les grands avions stratosphé- fvous les Roulez Mieux ovec le^ TABAC A CIGARETTES.OGDEN S cut riques allant bombarder les Philippines lointaines.Ces femmes ont une autre mission redoutable, qui indique bien leur cran : ce sont elles qui non seulement fabriquent et plient les parachutes, mais qui aussi sautent avec pour les éprouver ! Mais de nombreuses Australiennes servent leur pays également, sans porter d'uniforme.On les rencontre, par exemple, dans toutes les usines de munitions, où elles viennent.de toutes les classes de la société.Des dames de la société, comme par exemple lady Brookes, (dont le mari, sir Norman Brookes, fut une étoile mondiale de tennis, membre de l'équipe australienne de la coupe Davis), travaillent côte à côte avec des filles de .la campagne, des secrétaires de hauts fonctionnaires ayant abandonné des postes lucratifs pour assembler des détonnateurs d'obus, ainsi qu'avec des ménagères et des débutantes.En Australie comme au Canada, les femmes se montrent supérieures aux hommes dans la manipulât on des délicats engins de mort Elle» rendent aussi d'inestimables serd-ces comme linguistes, se partageant par équipes le jour et la nuit, et écoutant vingt-quatre heures sur vingt-quatre les messages radiophoniques que se transmet l'ennemi.Dans les campagnes, les femmes, s'occupent des immenses ranches d( gros bétail, ainsi que de ceux des moutons, qui donnent a l'Australie de l'intérieur sa physionomie particulière.Dans les villes, elles servent de guetteuses sur les toits, de conductrices de tramways, de tueuses aux abattoirs.Les femmes plus âgées fabriquent des filets de camouflage pour l'aviation et l'artillerie ; elles s'occupent des dépendants des soldats en service actif, des canrines, des entrepôts de la Croix-Rouge ; elles offrent l'hospitalité de leurs maisons aux Américains et aux Australiens des autres parties de leur patrie.Il n’y a à peu près plus d'Australiennes âgées de moins de quarante-cinq ans qui ne soient occupées à la cause de gagner la guerre.Les grand'mères elles-mêmes ne restent jamais inactives.Elles prennent soin des enfants de leurs filles employées hors du foyer domestique.Quand les petits dorment, elles tricotent des bas.des chandails et des serre-tête pour les soldats australiens.Voilà comme l’élément féminin de tout un peuple, comprenant que cette guerre est totale, est jeté totalement à la besogne de la gagner ! Une Nouvelle Brochure Utile Comment Économiser le SUCRE DE L’AIDE OPPORTUNE POUR LES MÉNAGÈRES CANADIENNES.Contient *> 5 excellentes recettes et suggestions éprouvées qui vous aideront a ménager votre allocation de sucre.Envoyez ri étiquette, ni urgent—n’envoye* qu’une tarte poatulr ou un mot avec votre nota et votre adresse et demande* — “Recettes pour économiser le huctc”.Adressez votre demande au Service de l’Economie Domestique, Département L.G., The Canada Starch Co.Ltd., casier postal 120, Montréal.LE SIROP CROWN BRAND Th.CANADA STARCH COMfANV LIMITED • Montr.ol MERVEILLEUX POUR SUCRER LES CEREALES Soit pour les céréales préparées ou le gruau cui( chez soi, la Mélasse BEMA employée pour sucrer donne une saveur délicieuse qui plaît aux grands comme aux petits.La Mélasse BEMA est le jus pur de la canne à sucre.Elle est, par conséquent, non seulement idéale pour sucrer mais est aussi une source riche de 1er et autres éléments nutritifs.Employez la BEMA sur du pain, ties crêpes ou des gaufres.Servez-vous en dans la cuisson de vos gâteaux, biscuits.MARQUE BEMA M E LASSE «‘BARBADES "UN PRODUIT PUR — SANS MELANGE" w LA f f'fVfl La colonne de beauté dirigée par Coiisi ne Blanche Diplômée de V Université de Beauté de Paris Les garçons manqués Cette guerre-cl nous vaudra-t- , Ce sujet est trop délicat pour que elle, comme celle qui l'a précédée, je puisse m'expliquer clairement une génération de femmes "plates dans un article atteignant le grand comme des galettes", pour me ser- public., mais j'ai préparé un feuil-vlr d'une expression du terroir, let sur le développement, dans le- Corsets et brassières comprimants, ont, dans la décade qui a suivi la guerre, fait leur réapparition — ils quel je donne des détails plus précis.Si vous êtes au nombre de celles qui sont "des garçons manqués avaient avant cette’ époque une j non au nom de la coquetterie, mais tendance à disparaitre.grâce aux de votre santé, de me faire deman-objurgations des hygiénistes — et de de ce feuillet arcompagné d'un dans le but de se donner une ligne timbre de 3c pour frais de poste sportive, trop de nos jeunes filles iNotez que le feuillet en question en pleines croissances, se sont imposées le supplice de la compression à outrance.Que de misères ont résulté de cette mode idiote au possible.Ce n'est pas à mes "cousines” qui le savent par le cinéma, les revues et les chroniques de modes, qu'il est nécessaire de dire que la mode veut, aujourd'hui, des courbes gracieuses là où l'on s’efforçait de comprimer les organes pour les aplanir et se donner une silhouette de planche à repasser.Et ce n’est pas simple question de coquetterie que de vouloir régénérer les organes, car la débilité générale et la prédisposition tuberculeuse coïncident assez fréquemment avec l'atrophie de la poitrine.Régénérer les organes, c'est fréquemment remonter en même temps la nutrition organique, ramener la santé normale.Et.quoi qu'on en pense, la pol n'est pas une annonce, ne recommande aucun produit particulier, mais il vous donne des indications suffisantes pour vous guider dans Les idées de Madame Voisclair — C'est la fin du monde, je vous le dis !.Quand on pense qu'il est question de rationner la viande !.Mais qu'est-ce qu'on va devenir ! .— Tiens, encore une nouvelle ! — Décidément, vous ne lisez pas les journaux, vous, c’est pas possible ! — Mais si, je les regarde, comme tout le monde ! — Alors, vous n’avez pas vu qu'il est question de rationner le boeuf!.Mais qu'est-ce qu'on va manger ! — Ma chère voisine, je crois que vous allez encore une fols un peu trop vite.Il n'est pas question de cela du tout.— Il n'empêche que les bouchers ne donnent pas de steak à tout le monde.Vous savez bien qu’il y a encore quelque chose là-dessous !.— Il n’y a pourtant rien de que très naturel, ma bonne voisine.Si le boeuf devient rare, c'est tout simplement parce que ies gens étant, en moyenne, mieux payés, achètent plus de viande et veulent des morceaux de meilleure qualité.— Tiens, c'est leur droit !.— Qui vous dit le contraire?Seulement, c’est une des raisons de cette rareté d une viande qui, excellente en'soi, n'est tout de même pas la seule qui soit comestible.— Ah ! ben chez nous, c’est la seule chose qu'on manque, excepté le porc frais, comme de raison.Je vous assure qu'il ne faudrait pas ce qu’il importe de rechercher dans ¦ que j’amène trop souvent du veau le choix d'un des 1 nombreux "dé veloppateurs” qui sont en vente courante, si l'on veut éviter un désappointement et des dépenses inutiles.J'ai publié toute une série de feuillets sur les soins de la beauté, soins du visage, des mains, des yeux, des cheveux, des pieds, du développement, raffermissement et amaigrissement du buste, de la maigreur, de la transpiration excessive, de l'enlèvement des poils follets, des poids et mesures normaux.Ces feuillets ne sont pas des annonces.Ils ne comportent pas un mot de réclame.Ils ne contiennent (que des conseils tout à fait désin trine est un organe essentiellement teresses.Il suffit d indiquer les-malléable, qui se développe compa- jquels — ou lequel — de ces leuillets •ativeinent facilement, même à un |vous intéressent et de ni envoyer un ;ige assez avancé.Naturailement, timbre de 3c pour chaque feuillet i'.ne faut pas s’attendre à obtenir désiré, lesquels vous seront envoyés une poitrine opulente en quelques’dans une enveloppe cachetee, diss îmaines, après avoir atrophié cet[crête qui ne revele pas leur origine, o-gane par la compression pendant Adressez simplement vos lettres toute une décade, mais il est nom-là "Cousine Blanche".197 ouest, rue bie de substances bien connues de j Sainte-Catherine.Montréal, la profession médicale qui agissent d'une manière élective sur les glan- y?/ „ /.des et qui provoquent un develop- ' y*-"—''*- ^ pe lient assez rapide.1 * «# ysoOCOOGOOGCCCOCCOSSCCCCCC'SO'SOSCCOSCCCCCCCCO&SCCOC'- ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS ^«OOCOOOOOOOCiOCOMCOMCCOOCCOÎOCCCCCCOOCOOOCCCOSOOr 77c te &urieu pour nos soldats.” n est-ce pas i 'Nous voulons gagner la guei C* “ e* - Eh bien, alors, achetons toutes les * semaines des Timbres (l’Epargne.Voilà comment nous pouvons les aider.D’ailleurs, en économisant nous empêcherons les prix de monter, et nous mettrons de l’argent 1’ ROLE IMPORTANT I)E IA DISCOTHEQUE DE RADIO-CANADA Ce que vous a fait connaître dans sa causerie au micro de CBF, Mlle .Marie Bmirbeau, directrice de la discothèque de Radio-Canada à .Montréal.Mlle Marie Bourbeau, directrice de la discothèque de Radio-Canada a Montreal, a raconté récemment dans une causerie sous les auspices de la Canadian Library Association, en quoi consiste son travail, et ce qu'il impose de responsabilités • I d inlassable surveillance Nous détachons de son instructive causerie quelques passages que voici : “D'après certains téléphones”, dit-elle, "et aussi d'après la correspondance reçus tous les jours, nous non rendons compte que plusieurs auditeurs croient que l’annonceur d'un programme de disques est responsable de ce programme, qu'il fait lui-même le choix de la musique Il ne faut pas, je vous assure, accuser les annonceurs de tous les maux .Ici.Je tiens à mettre les ¦ !o.,cs au point et a prendre nos responsabilités II y a a Radio-Canada une discothèque où mes deux collègues, et moi-même préparons tous les programmes.Nous avons environ une moyenne de sept ou huit heures de musique sur disques par jour Ces programmes demandent à être préparés avec le meme oin qu'apportent a la préparation des leurs le chef d'orchestre et le directeur d'opéra.Il ne faut pas oublier on bâtissant un programme certaines dates immortelles, cette année, par exemple, le centenaire de naissance de Dvorak, le 8 septembre et le 5 décembre, le 150e anniveralre de la mort de Mozart.Penser qu'il y aura une Semaine sainte, un Jour de Noël.Ne pas oublier de faire chanter un Alleluia tout au début du programme d'ouverture le matin de Pâques.Enfin, ne rien laisser au hasard Durée d'un programme “Dès que nous recevons les dis-’ que.s nouvellement achetés, nous les jouons ici à la discothèque avant de le faire-servir à des programmes.d'abord pour juger de leur bonne ou mauvaise qualité et aussi pour les minuter.Quand ensuite nous avons à remplir un programme de disons.60 minutes, nous assemblons, par exemple la Quatrième Symphonie de Schumann -24m.45, lé lieutenant Kijé de Pro-kofielT 20m.55.la Toccate et Fugue en ré mineur de Bach — 9m.30.le tout d'un total de 54.30 minutes de musique.Ce qui.avec le court texte que nous rédigeons pour l'annonceur.nous donnera un programme qui durera l'heure.Il faut évidemment procéder de la même façon pour tous les programmes, soit de 15.de 30 au de 45 minutes.Quelques-uns de ces programmes sont préparés pour plusieurs semaines a venir Ainsi, à l'automne, nous annoncions au département de la publicité que notre programme des Concertos, du dimanche matin, à 10 heures, était prêt pour 84 semaines.- “Nous recevions jusqu'à récemment beaucoup do demandes pour jouer telle ou telle oeuvre a certains de nos programmes, soit pour l'agrément de l'auditeur ou pour étudier.Cette collaboration avec le public nous était très précieuse.Je ne saurais vous énumérer le nombre de sonates de Beethoven, de valses de Chopin que nous avons jouées pour des élèves, heureux d'entendre ratifier leur interprétation par Cortet ou par Rubenstein.Depuis quelques mois, ce service est suspendu par ordre du Bureau de Censure d'Ottawa.Disques canadiens Depuis le début de la guerre, c'est-a-dire deux ans et demi, nous n’achetons plus que des disques canadiens ou américains, ce qui explique, un peu.le manque de variété des programmes car les compagnies européennes enregistraient un répertoire bien différent.Ce qui nous permettait de jouer des dis-oues que vous n'avez pas chez vous dans vos discothèques particulières."Ainsi que Je le disais, ces disques sont écoutés, minutés, catalogués et.classifiés.Nous les gardons dans des classeurs de métal fabriqués spécialement pour ce besoin.I a conférencière raconte qu'après avoir visité des départements de dis nues dans des bibliothèques de New-York, de Boston, de Philadelphie, des discothèques de bibliothèques publiques, de bibliothèques d'universités et surtout de postes de radio.elle avait constaté que le système de filières de Rudio-Cannda était le plus pratique et aussi le •dus rapide.Car voilà ! dans une bibliothèque de radio, toujours le ysteme le plus rapide est à précotiser Souvent un réalisateur peut avoir besoin d’un disque à deux minutes d’avis, soit pour compléter une causerie ou parce qu'il s'aperçoit.tout à coup, à la répétition, que le "minutage” de son programme est de 30 minutes trop court.Il faut pouvoir lui trouver ce qu'il demande tout de suite.Souvent, aussi, selon le cours des événements, il faut tout à coup changer un programme et l'adapter.La rapidité est essentielle.Ici.à la radio.le temps ne suspend pas son vol.Indépendant, 11 court et nous sommes à sa merci.l.e choix de la Musique "11 me fuut de la musique bleue, de la musique pure, de la musique couleur du pan do robe de ln Vierge Mûrie." "Voilà une demande, entre plusieurs, qui Illustre un autre aspect du travail qui s’accomplit à iu discotheque : c'est le choix, tu coo- pération avec le directeur de l'émission, de la musique de scène que vous entendez dans certains Radio-théâtre et sketches qu_* vous écoutez aux postes du réseau français de Radio-Canada et a CBM C'est là que l'imagination du bibliothécaire peut s'en donner a coeur joie mais c'est aussi la qu'il passe men des heures de recherches.Evidemment dans ce genre de travail, nous cherchons dans la musique tout autre chose que ce que L compositeur y a mis.Cependant, coupées à bon escient et soulignant un bon texte, quelques mesur \s ue Tschnikowsky ou de Debussy vous apporteront, chez vous, un Iîa ou un Marcel Pagnol, non pas amélioré mais plus vivant, plus encadré.C’est le décor.Les textes "Les textes”, continue Mlle Bourbeau, “nous sont généralement apportés quelques jours avant la date d'un programme Après lecture, nous préparons ce que nous croyons être nécessaire ; lorsque le directeur de l'émission revient, il écoute et il fait le choix définitif.Avec le nombre et la variété des programmes.tous les genres de musique nous Sont demandés, ce qui devient parfois embarrassant."Pendant que nous préparons, par exemple une pièce de théâtre comme "The Rivais" de Sheridan et que nous sommes à chercher de la musique du plus pur 18e siècle, un autre réalisateur entre, impatient, il demande quelle est la marche funèbre qui fut jouée aux funérailles de sir Wilfrid Laurier et si nous l'avons.Pour un troisième, il faut "une montée de larmes" ou alors un certain rythme qui corresponde au bruit d'une plume cjui signe un passage de paix.d'ou doit naitre une musique pourpre : c’est tantôt une musique qui sent la naphtaline pour une pièce comme “Ces dames aux chapeaux verts.”.Pour tous, à un certain moment, il a fallu de la musique qui représente le chagrin, le remord, l’effroi, l'avarice, la hantise, le crépuscule, la mer, le laboratoire.etc.etc., toutes les émotions.toutes les abstractions.Plus loin, la conférencière dit; "Peut-être est-ce de quelque intérêt de vous dire quelques mots de notre collection de l'anthologie sonore —- 84 disques de 12 pouces enregistres a Paris sous la direction artistique de Kurt Sachs, célèbre musicologue allemand, maintenant à la Bibliothèque publique de New-York Le but de cette collection est de rendre accessible aux amateurs quelques-uns des trésors de la musique ancienne qu'on ne se procure sur aucun autre disque et qui est rarement entendue en concert Elle comprend de; compositions de différents pays et de plusieurs époques Jusqu'au 18c siècle On y trouve entre autres des chansons [Limandes.des danses françaises du XVIe siècle, des ballades italiennes du XlVe de la musique pour luth, pour clavecin, du chant grégorien d'avant l'an mil.des ballades de troubadours français et de minnesingers allemands Pour illustrer l'histoire de la musique, cette collection nous a souvent été d’un précieux concours : elle a cependant vraiment été mise en valeur au :ours d’initiation à la musique de Radio-Collège le vendredi.Archives sonores Radio-Canada se félicite d'avoir pu à peu près la compléter avant la guerre.Il y a aussi à la discothèque ce qui peut s'appeler une partie des archives de Radio-Canada.e'est-à-dire des enregistrement faits sur les lieux de discours célèbres.discours de Georges V.de Churchill, de Roosevelt — des interviews : Dorothy Thompson, William Shirer, sir Thomas Beecham, Désiré Defauw, quelques programmes de théâtre, les classiques, le théâtre contemporain."J'ai un coeur à chaque étage", des conférences par des écrivains de passage : André Maurois, Eric Knight, les commentaires sur la gurre de Louis Francoeur.des grands reportages dont le plus célébré est sûrement la Visite Royale en 1939." C'est en somme ce qui peut correspondre à un département de référence dans une bibliothèque.• • • LA PRESSE RURALE ET LES REVUES DU CANADA FRANÇAIS la1 dimanche, à 1 h.30 p.m.A partir du dimanche.10 mai, la revue des hebdomadaires confiée à M.Léandrc Prévost, avocat et journaliste.passera à 1 h.30 au lieu de 2 h.15 au poste C.B.F Comme on le sait, cette revue dont la presse hebdomadaire a dit déjà beaucoup de bien permet aux auditeurs de se rendre compte des événements qui se déroulent dans les diverses régions de la province.Elle pourrait s'intituler "Nouvelles de chez nous" ii cause de l’intérêt qu'elle crée chez ceux qui ont quitté leur petite ville ou village Elle leur rappelle, au moyen de la presse rurale, le milieu auquel ils sont particulièrement attachés par leur parenté' et leurs relations.Le premier dimanche du mois, la revue des hebdomadaires fait place à une revue des revîtes du Canada français par M.Roger Duhamel.• * • JEANNE MANCE Sketch historique de Roger Brien.— La Petite Maîtrise de .Montréal au programme.— Le dimanche, 10 mai.à 8 h.du soir.Dans le sketch qu'il a écrit pour le dimanche, 10 mai, à huit heures du soir, par Radio-Canada, Roger Brien évoque avec la belle et émouvante ligure de Jeanne Mance les noms d'illustres bâtisseurs, comme de Maisonneuve et de la Dauver-sière.Ces pages historiques du dimanche et du vendredi constituent la participation de la Radio officielle aux fêtes du Illème centenaire de Montréal.Ix’s conteurs et les artis tes qtil collaborent à cette série de "Je me Souviens!' constituent une .équipe de choix.Radio-Canada n’a nas hésité vu l’événement, d'élargir les cadres des deux émissions en y adjoignant des sociétés comme le choeur Lavullée-Sinit h et la Petite Maîtrise de Montréal."Jeanne Mance peut être regardée comme la véritable fondatrice de Montréal", a écrit l’abbé Rambouillet.Cost dire b' rôle Immense que la pleu.se femme a joué dans les destinées de cette ville, rôle que Roger Brien a voulu faire ressortir ici.Hector Grntton a do nouveau écrit une musique de scène inspirée de notre répertoire folklorique On a remarqué la collaboration de cet artiste à "Je me Souviens" pour l'originalité et la correction de sa phrase musicale.La Petite M'ait lise do Mont réal ouc dirige le Révérend Pcrc Alfred Bernier, SJ.se fera entendre au cours de cotte émission.Ici Petite Maîtrise qui se compose d'une trentaine de voix est une écolo d'art musical pour garçons do huit à LIVRES - JOURNAUX - REVUES Dans le jardin Par Gordon Lindsay Smitli R.S.V.P.par Adrien Rohitailie Voici un livre d'un genre entièrement nouveau.Il participe également du jeu et de la science.Il linet.sous une forme pratique et I amusante, u la portée de tous des faits, des anecdotes qui font les dé-| lices des chercheurs mais dont ceux-ci font rarement profiter le grand public.Cost un livre sérieux qui se*lit facilement et comme le dit Rln-guet dans la préface.11 sera "utile en ce qu'il peut donner aux enfants, curieux par nature, le goût de l'Histoire et de la Science.Par lui ils sauront que ces deux grandes dames ne sont point revêches mais affables et souriantes.Que l'histoire n'est au demeurant qu'une chaine d anecdotes amusantes ou bizarres; et que la science est une sorte de inagic blanche dont les manifestations environnent notre vie quotidienne.En le lisant nos écoliers apprendront qu'il y a.réponses, et simples, à leurs questions : et que s’instruire est un jeu.lorsque le maître sait y mettre du piquant et de l'imprévu." M.Robitaille est un journaliste bien connu ; il a participé dès les débuts au programme radiophonique "S V P ” avec Louis Francoeur, l'abbé Morin, le docteur Philipoe Panneton, le docteur Roméo Boucher.le docteur Louis Bourgoin.Publié par les Editions de l'Arbre.En vente aux Editions de l'Arbre, 340, ave Kensington, Westmount, Montréal, Qué, Canada, et dans toutes ies librairies.Prix $1.00.» * • "LE RECUEIL” DE MAI 1942 Une oeuvre puissante et dramatique, un roman original, une oeuvre unique en son genre au Canada français.Publié par les Editions de l’Arbre, à Montréal En vente aux Editions de l'Arbre.340, ave Kensington, Westmount, Montréal, Qué., Canada, et dans toutes les librairies $1.25.• • • PIE XII (1) par André LEGAULT, C.S.C."Hommage spontané et lilial de toute une jeunesse à Sa Sainteté Pie XII, à l'occasion de ses noces d'argent épiscopales", tel est le mot de présentation d'un nouveau tract des Editions Fides.En effet, les Editions Fides ont voulu apporter cet humble témoignage d'admiration et de respect au Saint-Pere L'auteur.Andre Le-gault, C.S.C., étudie avec intelligence que l'on connaît de lui.Partout il y a beaucoup à apprendre sur un grand homme., tel que notre Saint-Père.il y a surtout beaucoup à apprendre par lui.On sait bien que Pie XII est le pape actuel.Souvent, c’est tout ce que tel que notre Saint-Père, il y a surtout beaucoup a apprendre par lui NE PRESSEZ RIEN Les pois, épinards, laitue et radis peuvent être semés aussitôt que la terre est prête à travailler.Mais les espèces semi-vivaces auraient tout a perdre et rien à gagner d’être mises en terre trop tôt, car de toutes façons, elles ne commencent à croître que quand la terre se réchauffe | vraiment.On conseille de diviser les semen-I ces en trois parts et de les semer comme suit : un tiers, très à bon-| ne heure, un autre tiers un peu j plus tard et la balance, à la fin de i la période des semailles.De cette j façon, si la gelée détruit le premier : semis, on sera sûr d'avoir quand (1) Ce tract de 32 pages illustré de six photographies du Pape et du Vatican, se vend $0.10 l'exemplaire; $1.00 la douzaine ; $7.00 le cent, aux Editions Fides.Centrale de la J E | U.3425, rue Saint-Denis, Montréal.Ce tract nous dit véritablement qui est Pie XII, par sa lumineuse : intelligence, son coeur immense, l.son âme digne du plus haut poste qui puisse être confié à un homme.Par ailleurs, cette brochure est bien écrite ; André Legault jouit d'une ; facilité d'expression, d'un sens du détail, du fini, du neuf, d'une ori-! ginalité parfaitement adaptée à l'esprit du lecteur XXe siècle.Pour employer des termes éter-j nels, disons que par le fond et par 'la forme, ce tract est un succès.même une récolte en route et une saison prolongée Jwir les dernières semences.CHOIX DES GRAINES On ne saurait trop insister sur l'importance de choisir des grainages de première qualité.Le jardinier n’a aucun contrôle sur les autres facteurs, mais il peut à son gré choisir cet élément de base.La température, le sol et l'endroit peuvent être ideals, mais, si la graine est inférieure et non adaptée au climat canadien, le Jardin sera une faillite.BIEN ESPACER Comme règle de base, on peut dire que les arbres, arbustes et fleurs exigent entre eux un espace d'environ la moitié de leur hauteur à maturité.Ce qui revient à dire : 2 pieds entre les plants de pivoines, 3>2 pieds entre les spirëes communes et de 25 à 50 pieds pour le cycle des arbres canadiens.A premier abord, cela semble excessif ; alors, pour combler les vides entre temps, on peut semer des annuelles entre les vivaces et des arbustes de croissance rapide et de durée éphémère entre les arbres.L'Association des marchands grainier* canadiens Des pampas à l’Arctique, aussi bien que de Londres à San Francisco."Le Recueil" demeure le véhicule par excellence de la pensée française en dehors de la France continentale.On y trouve, ce mois-ci encore, une abondante variété d'articles dont voici les principaux: Le premier voyage en automobile, conden.é du "Devoir ": : L'agence-mena des fleurs, de "Apostle of Mary "; Le don de la mémoire, de "La Patrie”: Gourmets et gour- mands.du "Jour": Le Portugal et ses voisins de "Relations”; La tortue de Bushncll.du "Bulletin des Etudes Françaises"; Le requin conscrit, du "Samedi": La genèse des vitamines, du "Canada Français": Les inventeurs du camouflage, du Petit Journal": L'armée industrielle, de L'Ovale C-I-L"; La guerre de coalition, de "La France Libre '; La science seconde l'armée, de "Liberty' ; Aide a la jeunesse, du "Catholic Home Journal"; Stratégie économique du Japon, de "La France Libre"; Les petites idées font les millionnaires, du "Petit Journal’: Le joug de la dictature, du "Victorian": Le paradis des chats du "Sunday Statesman" : Bourgs d'Amerique.du "Bulletin des Agriculteurs": La stratosphère préfère les blondes, du "Baltimore Sunday Sun": Le générai MacAr- j thur, du "Samedi": La course au| •amphre.du "Pharmacien”: Les chiens de Terre-Neuve, de “L'Ac-1 tlon Catholique"; A la recherche du Père Chisholm.d ' Extension" : La proie pour l'ombre, de 'Regards' ; Mue du homard, de "RegardsLe monde des péniches de Marine, et enfin une nouveauté de librairie en résumé : l’excellent ouvrage de M.André Chéradame '.‘La Clef du Monde et la Victoire"."Le Recueil" est en vente dans tous les dépôts de journaux à 25;.On s'abonne à S3 par an en s'adressant à C P.100.Station "B ", Québec, P.Q.• * • LA GRANDE SOURCE DE NOS ANGLICISMES Brochure de 34 pages, par J.-D.-H Donnay Editions de la Société du Parier français.Québec.1942.Dix sous pièce.Ùne piastre la douzaine.Adresse’; La Société du Parler français, Université Laval.Québec.• • • ILS POSSEDERONT LA TERRE Le roman de M Robert Char-bonneau "Ils posséderont la terre", oeuvre hardie, document humain d'une vérité angoissante, prendra place dans n'importe quelle bibliothèque à côté des ouvrages de Mauriac, de Lacretelle et d'autres romanciers modernes de langue française qui ont analysé le coeur humain avec ce don prodigieux de faire de leurs lecteurs les confidents et comme la conscience même de leurs héros.C'est une oeuvre écrite dans un style rapide, pénétrant et rruol.précis et suggestif, brusque et clair.Vérité des personnages qu'on voit sans cesse agir, dont on devine les réactions, qui continuent de vivre, le livre fermé, à tel point qu’on s'inquiète de ce qui leur arrivera ensuite."Us posséderont la terre" raconte l'adolescence et la première jeunesse de deux hommes, deux êtres bien déterminés, bien définis, ayant chacun son passé, son milieu.' son âme propre.Mais les aventures qu'ils traversent sont celles que vivent tous les jeunes hommes avec plus ou moins de passion, de clairvoyance et do liberté, Üne jeune femme et une Jeune fille, aussi bien caractérisées et aussi vivantes Illustrent deux types féminins qui se disputent les penchants ours et troublés des adolescents et des jeunes hommes.Voilà qui montre bien la double vérité du roman : la vérité générale.qui est aussi celle du quotidien, et la vérité particulière, qui est celle des personnages.quinze ans.Son répertoire comprend des pièces canadiennes, anglaises.françaises et .latines.Elle chantera, dimanche, une oeuvre de son directeur, le R.P.Bernier, paroles de Roger Brien."Ode à Marie, reine do Montréal".C'est la première fols que l’oeuvre sera transmise par la radio.Elle chantera également : Gai Ion là, gai le rosier Isaboau s’y promène Dans les prisons de Nantes.• ?- LES CONCERTS D'ETE DE LA SYMPHONIE DE LA N.B.U.COMMENCENT ils seront relayés par Railio-Çann -tin.— la- programme du neuf mai.I-es concerts d’été de la Symphonie de la N.B.C.seront relayés par Ise postes du secteur français de Radio-Canada.Ils passeront le samedi, de neuf heures à neuf heures quarante-cinq du soir.Le concert du samedi, 9 mai.porte les noms de Mozart, de Weiner et de Strauss.Au pupitre ce chef d’orchestre, Izler Solomon.On entendra donc la Symphonie no 35.de M'ozart, la Sérénade on fa mineur, de Weiner et Les Voix du Printemps, de Strauss.EPARGNEZ POUR LE PAYS Pratiquez régulièrement l’économie, afin d’accroitre la puissance militaire du Canada.Aidez à financer les achats de nos Alliés au Canada.Prenez l’habitude de l'épargne, qui sera la sauvegarde de votre avenir.Mettez-vous en état de saisir l’occasion favorable qui se présentera un jour.Parez aux difficultés de l’après-guerre.De l’argent en banque vous donne une réconfortante sensation de sécurité.jC'ÿ&avÿ/te, c'etfok /tfiaZfyûe LÉS BAN QU E S A CHARTE D U CANADA .fyln meel/enl afiên fiance y’u’ilIsl SEC1 fyln 'merveilleux rafnaîeliàSemenifmece ^uilejtîliDSCBi-KLH m •y Le besoin de combattants est urgent .V' LA BIÈRE QUE VOTRE 'WM V,y//-Y&jV//'r- MmM ¦ .* x ./.- • *pz/gè-:*>p';: Wmm WÊÊk Page six L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 8 mai 1942 Pour le jour des mères L'AMOUR MATERNEL La prévention de la tuberculose au collège Qu'cst-cc que c’est qu'une mère?N'essayons pas de repondre avec des mots : ls mots seraient trop petits.trop pauvres pour contenir ce trésor d'amour.Demanderons-nous au dictionnaire ce qu'il en pense ?Peu nous importe ! Nous en savons plus que lui.Une mère ?Cela ne se définit pas.cela se sent.Essavez de faire comprendre à un orphelin ce qui lui manque : après tout ce que vous lui aurez dit, il ne devinera pas encore l’enchantement dans lequel se sont passées vos jeunes années.Une mère, c'est le chef-d'oeuvre de Dieu Sauf le prêtre, rien ne lui ressemble davantage en ce monde “La maman, disait délicieusement une fillette, c'est le bon Dieu de la maison'.Merveille de bonté, de charité d’abnégation, la mère ne vit que pour ses petits Elle prend sur elle toutes les peines qu'elle peut leur épargner afin de ne laisser a leur insouciance que des Joies Elle ne s'arrête de se dépenser à leur service que lorsqu'elle tombe, n'en pouvant plus, brisée trop tôt par l'excès dé son Derpétuel dévouement.Ses enfants sont toute sa raison d'être Parfois, dans l'égarement de sa passion magnifique, elle va jusqu'à leur appliquer le mot qui n'appartient qu'a Dieu : "Je vous adore !" Une mère ne met pas de limite a son indulgent Le père a puni son fils qui a commis une faute la mère vient en cachette apporter son pardon au coupable et essuie ses larmes dans un baiser.Si l'enfant prodieue avait eu une mere vous savez bien ce qu'elle aurait fait.Elle ne se fût pas contentée de l’attendre an seuil de la maison mise en deuil par son inconduite.Elle serait partie à sa recherche.Elle l'eût retrouvé, elle l'eût relevé de sa déchéance et ramené au foyer paternel.Une mère ne désespère jamais de sauver ceux qu'elle aime.Son amour est si fort qu'il se croit capable de triompher de tout, même de la mort.J'ai vu.près d'un lit funèbre.où le cadavre d'un adolescent reposait depuis trois jours, une mère arëter d'un geste suppliant les fossoyeurs qui s'approchaient pour leur triste besogne : "Etes- vous bien sûrs qu'il ne reste plus un peu de vie au coeur de mon enfant ?" ' Et j'ai reçu, en guerre, des lettres de meres implorant qu'on leur permit de venir jusau'a l'ambulance du front où gisait leur pauvre blessé : "Je le soignerai si bien écrivaient-elles.que la mort ne l'arrachera pas de mes bras".Cette autre, dont le fils était tombé en avant des lignes, exprimait un amour plus audacieux : "Là où personne n'ose aller le chercher, j'irai Si la mort me frappe, avec quelle joie je le retrouverai dans son tombeau !” Une mère, c'est l'éducatrice irremplaçable.Chacun de nous doit à la sienne quelque chose de plus précieux encore que la vie qu elle nous a donnée : notre conscience, notre vertu, notre foi.Le meilleur de notre âme nous est venu de l'action qu'elle a exercée sur nous.Sans sa sauvegarde morale et son influence sanctifiante, qu'aurait va-En qui n'a pas bénéficié de cette aurions-nous faits à trente ans ?in qui n’a pas bénéficié de cette formation intime au foyer on peut craindre que plusieurs fibres délicates ne vibrent jamais.Peut-être même lui manquera-t-il toujours certaines richesses religieuses, des visions et des impressions qui aident un homme à s'élever vers Dieu.Victimes d’un dévouement qui ne leur laissent pas de repos, nos mères s'usent avant l'àge.Mais loin de leur infliger une flétrissure, les marques précoces de la vieillesse confèrent à leur physionomie une beauté nouvelle que nos yeux y découvrent avec emotion.Ces rides et ces cheveux blancs représentent tant de fatigues cachées, des nuits de veille à nôtre chevet, des dévouements et des inquiétudes invisibles dont nous n'avions pas eu conscience autrefois ! Nos yeux d'enfant ne pouvaient pas tout voir.Nos coeurs ne comprenaient qu'à demi.Notre piété filiale s'avive le jour où nous commençons à entrevoir tout ce qu'une telle existence nous a valu de bienfaits L'attachement que nous lui vouons s’affermit au tréfonds de notre être.Ceux-là mêmes qui ont bâti un foyer pour y abriter leurs affections les plus chères restent fidèles à cet amour d'an-tan.Il conserve sa place à part dans leur vie.Il l'y garde sans fin.Quoi de plus naturel ?Nous ne pouvons faire que le passé S'anéantisse et que nous n'ayons été.lors de nos premiers pas sur la route, une faiblesse longuement sauvegardée et choyée par la tendresse vigilante de cette femme près de nui nous nous sentions en pleine sécurité.en plein bonheur.Son image ineffaçable continue de nous sourire dans le lointain de notre passé et jusque dans l'ombre de son tombeau.Bien après qu'elle a disparu s'entretient en nous son culte que les années ne parviendront pas à affaiblir.Dieu veuille que.pour nos cadets, l'heure de cette séparation soit lente à sonner ! A tout âge on reste jeune tant qu'on garde' sa maman.Mais, jeune encore, on se sent vieillir dès qu'on l'a perdue.Mères françaises, mères chrétiennes.mères héroïques et douces, ô nos saintes mères ! Vous étiez autrefois oubliées par un peuple insouciant qui ne songeait pas à vous rendre un hommage public.Il vous dédommagera dimanche.Vous nous avez comblés de gâteries lorsque nous étions enfants : laissez- nous.ce jour-là.vous gâter un peu ! en vous prodiguant les témoigna-ces de notre ardente gratitude.Par {la voix joyeuse de vos fils et de vos t filles, c'est la nation entière qui ! vous dira merci Abbé Thellier de Poncheville La loi Perrier observée dans sa lettre et son esprit.— Bel exemple donné par le séminaire de Sainte-Thérèse.— Une Journée des anciens, gage de santé pour les jeunes.On dit beaucoup de bien de la loi Perrier, qui comporte l’obligation, pour tout le personnel enseignant de nos écoles, de subir un examen pulmonaire complet, clinique et radiologique.Grâce à cette sage mesure.la province de Québec peut se rendre le témoignage que ses instituteurs.tant religieux que laïques, exercent leur inlassable dévouement sans mettre en danger la santé des élèves.C’est une innovation chez nous et même au Canada.Bien entendu, le système n'est pas encore parfait.Il le deviendra le jour où les écoliers eux-mêmes seront astreints à la nécessité d'un examen qui devra aussi s'étendre, dans les communautés religieuses, aux sujets qui ne font pas d'enseignement proprement dit mais sont en relations avec les éducateurs.Dans ce domaine aussi il y a progrès.Nombre d'institutions observent non seulement la lettre mais l'esprit de la loi Perrier, qui est d'apporter le summum de protection à la jeunesse étudiante.Les collèges classiques donnent ici un bel exemple et nous nous demandons s'il en reste qui n’ont pas encore établi à la pratique de l'examen pulmonaire et même de l'examen médical complet, comme le leur recommande, depuis quelques années, le comité provincial de défense contre la tuberculose.Pour être juste, disons qu'en certains endroits on n'a pas attendu les recommandations.Nous avons sous les yeux le numéro de mars des Cahiers de Sain- te-Thérèse.organe de l'association des anciens du séminaire de Sainte-Thérèse.On y rapporte, sous la signature du Dr Adolphe Lamarche, la Journée médicale des élèves qui eut lieu au séminaire le 13 décembre 1941.Au jour dit.vingt disciples d’Esculape.tous des anciens de l'institution, se présentent pour procéder à l'examen.Le groupe est présidé par le Dr G.-E.Mignault.médecln-en-chef de l’hôpital du Sacré-Coeur.Et.raconte le Dr Lamarche : Grâce à l’expérience acquise, et surtout au travail fait, l'an dernier, par M le Dr Zénon Lesage et son dévoué comité, la tâche, cette année.fut de beaucoup simplifiée A la demie de une heure.M.le Directeur nous arrive avec tout un programme brillamment élaboré : locaux numérotés, élèves sur le qui vive ; les philosophes finissants sont à leur poste pour diriger la circulation, et les scouts n’attendent que le coup de quatre heures pour paraître avec leur tasse de café : bref, tout ce qu'il faut pour que le travail marche rondement et bellement.Ce qui est bientôt fait.MM.les docteurs Adélard Groulx, directeur du Service de santé de la ville de Montréal, et J.Leclerc, de l'Unité Sanitaire, inscrivent déjà, sur le fichier médical que leur présentent les élèves du premier groupe.les réactions du test de dépistage antituberculeux — "patch test" — pratiqué quelques jours plus tôt.Le deuxième bureau est confié aux soins de praticiens avertis, tels que les docteurs Josaphat Isabelle, de Hull, dont nous déplorons amèrement la mort récente, Zénon Lesage.J.-Stanislas Lalonde et Benoit Bastien.De là les intéressés sont dirigés, tantôt chez les cardiologues, Aquila Lapierre.Hector Prudhomme, Léo Ladouceur et Fernand Julien, tantôt chez les dentistes, Conrad Brassard et Jean-Louis Desjardins, tandis que quelques autres se font miroiter les replis ténébreux de tous les différents sinus ethmoidaux et frontaux de leur boite crânienne par le distingué spécialiste Hervé Legrand.Le docteur Antonio Pager et son compagnon.le docteur Paul Décary, vérifient par après l'état des amygdales plongeantes, atrophiques, exubérantes.débordantes ou.microscopiques.Un avant-dernier poste retient ies patients à la chambre noire des Rayons-X où régnent des maîtres avertis.Les poumons de nas jeunes amis sont examinés sous tous leurs angles et sous toutes leurs faces.Les docteurs Charles Bertrand et A.Thibault, de l'Unité Sanitaire (auxquels il faut ajouter le nom du Dr Lamarche lui-même) scrutent tout à loisir les hiles char! gés.les tramites discrètes, les scis-surites sournoises, les nodules calcifiés ou pétrifiés, les angles costo-diaphragmatlques effacés ou voilés.A la fin de l'examen, la plupart s’en tirent avec cette abréviation : I.T.N.(image thoracique normale), inscrite sur leur carnet médical : ce qui rassure d'autant les intimes.Après la floroscopie.un dernier tribunal, celui de l’auscultation, où siègent nos phtisiologues renommés.MM.les docteurs Georges Mignault.Roméo Plouffe et Pacifique Joly .L'élève examiné sous tous ses atouts reçoit finalement un rapport et un secrétaire bénévole transcrit les remarques faites par le dernier médecin examinateur : le dossier est complet.(.) Comme conclusion générale de cet examen, voici quelques constatations d'ordre pratique : actuellement, au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse, il n'y a pas de maladie grave ni contagieuse.Il n'y a pas non plus de tuberculose.tant chez les professeurs que chez les èlèves.Le personnel s'est A New-Glasgow Ces jours derniers ont eu lieu, au milieu d'un grand concours de parents et d'amis, les funérailles de Mlle Victoire Pauzé, âgée de vingt-trois ans.Elle était la fille de Monsieur Albert Pauzé.Industriel de New-Glasgow, et de Mme Albert Pauzé (née Rose Henri).Mlle Pauzé -s’occupait beaucoup d'oeuvres paroissiales, elle était secrétaire du cercle des Fermières de Sainte-So- prèté de bonne grâce à une radiographie : nous devons le louer fortement de cet esprit très large de coopération.Tout près de trois cents élèves ont subi l'examen médical : nous avons noté trois cas d'otite, quelques cas de troubles rénaux et un assez fort pourcentage — tout près de vingt pour cent — de troubles de la vue.Le rapporteur ajoute : “Quel bilan encourageant à présenter, le soir même, à la salle académique, aux autorités du Séminaire" ! Tout le monde en convient, les médecins, anciens élèves de Sainte-Thérèse, ne pouvaient donner de preuve plus éclatante de l'intérêt qu'ils portent à leur Alma Mater, et il serait à souhaiter que ce bel exemple soit généralement suivi.D’autre part, nous avons voulu démontrer comment il est facile, avec un peu de méthode, d'enthousiasme et de bonne volonté, d’organiser ces journées d'inspection médicale qui.au premier abord, peuvent paraître une tâche presque insurmontable Songeons surtout au radleu lendemain, alors que l'institution, convaincue maintenant que son personnel est à l'abri des maladies infectieuses, en particulier de la tuberculose, est libre de poursuivre en toute sécurité, à toutes voiles, le délicat labeur quotidien.phle.Tous ses amis s'accordent à dire qu'elle était aussi distinguée qu'aimable et sociable avec tout le monde.Après une courte maladie elle s'étetgnalt dans une grande paix pour le grand voyage de l'Eternité.Elle laisse dans le deuil son père et sa mère.M.et Mme Albert Pauzé, ses soeurs.Mlles Agathe et Thérèse, ses frères.Roland, Solano et Henri, ce dernier du collège Notre-Dame, de Montréal.Les belles-soeurs, Mme Roland Pauzé (née Marie-Ange Bernard I, de Saint-Jérôme ; Mme Solano Pauzé (née Gaby Boyer), de New-Glasgow, et plusieurs neveux et nièces.La levée du corps fut fuite par Monsieur Adalbert Labonté, curé, et le service fut chanté par Monsieur Gabriel Chartrand assisté par Messieurs les abbés Labelle et Mayer.Aux autels latéraux.Monsieur l’abbé Yves Laporte, de Saint-Jacques.La chorale Saint-Pierre Claver, de Montréal, exécuta la messe d'Yon “Le Crucifix de Fauré" fut exécuté par Messieurs J.-H.Lachance et H Chevalier.Précédé d'un landau de fleurs, le convoi funèbre quitta la maison mortuaire pour se rendre à l'église paroissiale de Sainte-Sophie La famille remercie bien sincèrement toutes les personnes qui ont bien voulu lui témoigner des marques de sympathies, soit par offrandes de messes, télégrammes, tributs floraux, bouquets spirituels, sympathies ou assistance aux funérailles L'Avenir du Nord prie la famille de M Pauzé d'agréer ses plus sincères condoléances.•sSG'SCOOGCOGGOOeOOO'SCCOOG’.ENCOURAGEZ nos ANNONCEURS ¦OOOOOOOOOOOOQOOOOOOOOOQge- Quand réellement, avez-VOUS l’intention d’entrer Dans 15Active DES RENFORTS POUR D'AUTRES UNITES SONT AUSSI INSTAMMENT DEMANDÉS COATICOOKE COWANSVILLE DRUMMONDVILLE KARNHAM l‘our renseignements s'adresser ait Représentant Militaire ou au Conseiller Civil
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