L'Avenir du Nord, 14 août 1942, vendredi 14 août 1942
CHENIER QUARANTE-SIXIEME ANNEE, NUMERO 33 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE 1897-1942 EXISTANT DEPUIS QUARANTE-CINQ ANS 1897-1942 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que Directeur et Propriétaire Abonnement : $2.00 par année L'honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LABELLE LE VENDREDI 14 AOUT 194:?La guerre du Canada La langue française en péril La fidélité constante des Canadiens français envers la langue française est un fait historique qui étonne souvent les étrangers.Kn effet, nulle part la langue française n’a eu à son service de meilleurs champions.C’est que les Canadiens français ont compris de lionne heure que s’ils perdraient cette valeur tout le reste leur échapperait et qu’ils ont fait de la conservation de leur langue l’oeuvre nationale par excellence.Aujourd’hui, elle a des droits égaux à ceux de la langue anglaise en Canada: elle est enseignée librement et elle est parlée d un océan à l’autre, non seulement par les Canadiens français mais aussi par un grand nombre de Canadiens anglais cultivés.Les Canadiens français peuvent être fiers de cette réalisation qui leur a permis de conserver leur identité ethnique ainsi que toutes les valeurs qui constituent leur patrimoine spirituel et culturel.Constater ce fait est rendre hommage à l’esprit de tolérance et au sens politique britanniques Si l’Angleterre a laissé vivre et grandir en Canada.une autre langue à côté de la sienne, c’est qu’elle a bien voulu se laisser convaincre de le faire car elle avait le jxmvoir «le faire disparaître la langue française «les rives du Saint-Laurent.Elle a fermé l’oreille aux conseils insidieux «le quelques hommes politique qui croyaient que la langue française ne devait pas survivre en Canada.L eminent accadémicien.Etienne Lamy que la France envoya parler en son nom.au congrès de la langue française, tenu à Quéliec en 1912.déclarait à ce propos: “L’Anglais a t«’>t ou tard la magnifique intelligence de comprendre «|u’à respecter le génie de races étrangères à lui par la culture, il sert non seulement leur droit, mais son intérêt, car, en les laissant libres, il s’assure la paix, et leurs dons travaillent i>our lui ; il vous a traités avec cette sagesse.” Le langage que parlaient nos ancêtres et |>otir lequel ils étaient prêts à tout sacrifier, n’avait pas sans doute la pureté et l’élégance «le la langue parlée à l’Académie française, mais il ne faut |>as leur en faire grief car ils manquaient de maître-: et «pie la langue française, au Canada, évoluait loin de sa source et dans un milieu différent «le son habitat Xos ancêtres étaient des s«il«lats et des défricheurs, vivant dans des conditions naturelles hostiles; leur langue se ressentit fatalement de la rudesse «le leur existence.Ils durent même forger des mots nouveaux pour désigner des choses qui n’existaient pas en France.La langue n’en a pas été appauvrie.’ au contraire, et le parler «pi’ils nous ont transmis est le français le plus authentique qui s*iit.Il est agrémenté de certaines intonations archaiques, si l’on veut, mais il ne laisse pas le moindre doute sur n«>lie identité raciale.Par la langue, la culture, le tempérament, nous sommes français, mais par l’allégeance, .le régime politique, les lois et les habitudes, nous sommes britannhpies.Voilà deux qualité «pii nous placent au premier plan «les préoccupations nazies car la langue française, la culture française et les lil>er-tés britanniques sont précisément les valeurs «pie l’Allemagne doit «lé-truirc et se propose de détmire ]H>ur établir son hégémonie sur le monde.Les peuples civilisés cherchent ordinairement à emprunter aux autres peuples ce que la culture de ceux-ci a de meilleur.L’Allemand, lui.agit tout autrement, il détruit toute culture supérieure à la sienne.si tant est «pie l’on puisse appeler culture, l'ensemble des élucubrations sorties «lu cerveau de l’Allemagne nazie.Le boche ne déteste rien tant «pie la culture française et la langue qui sert de véhicule à son é|xi-nouissement car «Iles sont l’antithèse même «le ce qui est allemand.La langue française est la lapgue de la politesse et de l'élégance, traits essentiels de la race française tandis que la langue allemande, prolixe et prétentieuse révèle le caractère «le la race primairF.brutale et barbare «pii se dit la race supérieure.La langue française porte ombrage à l'idiome d'Outre-Khin par son charme: c’est le mieux faite jxmr la causerie.c'est la plus claire et c’est aussi la plus docile à servir les idées qui dépassent les intérêts d’une race et d'une époque.Elle a toujours été au service «le la foi et de la civilisation: c’est elle qui a prêché les premières croisades et «pii a porté les bienfaits de la foi et de la civilisation aux quatre coins de l'univers avant que l’Alltfmagne n’existât.Nulle part elle n'a supprimé l’idiome nation! mais elle se donne volontiers à «pticonque veut avoir accès à la culture française.Le prestige «le la langue française fait mal au boche.Il faut qu'el-«le disparaisse «le la surface du globe pour faire place au rauque idiome germanique, organe de commandement et d'asservissement, verbe anti-chrétien qui refuse d'admettre un Dieu distinct du monde et supérieur à lui.et «pii a déversé sur la religion chrétienne en Allemagne un torrent d’ordures.Tel le crapaud, dans l'herbe, qui voit l'hiron-«lelles s'élancer dans l’azure.le boche se sent humilié «le l’infériorité «le son idiome guttural et confus, en présence du verlx- sonore et claironnant de France et il lui a voué une haine d'envieux et de déshérité «pii lui fait souffrir depuis plus d’un siècle.Au temps «lu Grand Electeur, contemporain «le Louis XIV, le peuple de Berlin ne savait pas encore l’allemand.Il parlait vende, une sorte «l’idiôme slave hérité «les Huns et «les Cimbres.Pour exprimer son dépit.Jahn «lisait «pie "faire apprendre la langue française aux femmes d’Allemagne était lt*s vouer à la prostitution." Le vieil Arouet, «pii se moquait de tout, même «les Allemands, disait que "l'allemand n’est bon que pour les sol-«Iats et les chevaux.’’ Ne se doutant pas que si le nombre était un titre, c’est le chinois qu'il faudrait parler, l'Allemand se propose d'imposer sa langue au monde."Tout Allemand, où qu'il se trouve, écrivait un propagandiste nazi, a le devoir impérieux de forcer les autres à parler l'allemand, organe de génie (sic) jusqu’à son triomphe comme triomphent partout les armées allemandes." Le boche a enfin sa vengeance.Cette France qui l’a tant humilié il la tient à sa merci et il va lui-faire payer chèrement le crime de lui être supérieure.Quand il écume de rage contre l’Angleterre, c’est surtout parce qu'elle est l’amie de la France et de la langue française et qu’elle *a juré sur son honneur d'arracher la France à ses griffes rapaces.Après avoir donné libre cours à ses instints de pillard qui res-ti'iil toujours dominants chez lui.le hoche dépouille la France des valeurs «pii ont fait sa grandeur et il la germanise pour mieux lui arracher son âme et l'asservir.Le grand patriote alcasicn «pii fut membre «lu k’cichtag avant la première grande guerre, l'abbé VVetterlé, a raconté que dans leur furie «le tout germaniser en Alsace, les Allemands ont été jusqu'à arracher des tombes les croix sur lesquelles il y avait des inscription françaises.La langue française est dans un grave péril.Son existence est menacée non seulement en France mais aussi en Canada.La France étant impuissante, c’est à l'une «les nations libres qui luttent contre les ennemis de la civilisation de se faire le champion de la civilisation française.Cet honneur revient aux Canadiens français.La F’rance malheureuse a le droit d’exiger cela de notre fidélité aux vieilles traditions.Il y va «le notre existence.Kt.r * s-nous qu’elle ne doit pas être tenue responsable «l«-s turpitudes qui ont été dites en son nom.Le moment est venu «le prouver notre attachement à la langue française par des actes, et le plus urgent est de mettre fin aux parlotes vaines et infécondes des médiocres «pii ne font que déprécier notre langue ailleurs.Ne croyons pas avoir rempli tous nos devoirs envers la langue française.quand nous avons réclamé bruyamment «iit’un garçon de wagon-restaurant nous donne une carte «le menu en français et que, l’instant d'après, nous demandons négligemment à un compagnon «le voyage à «pielle station il débarque.Si nous l'aimons assez pour en faire un instrument «le diffusion «le la pensée française en Amérique, nous avons le devoir «le la défendre contre ses véritables ennemis, les ennemis «le la liberté et de la civilisation.C’est aussi le destin de la langue fran- 5,000 acres essouchés en un mois mttzâi t :»FffïïîLv7r[r*; flKHjffig} wPÉUBii un# PROYI Grâce à la politique de colonisation mécanisée du gouvernement Godbout.plus de 5.000 acres de terre ont été essouchés dans un mois.Comme au cours de l'année dernière, le ministère de la colonisation a présentement 35 tracteurs puissants employés à l'arrachage des souches sur les lots des colons.Du début de la saison au 30 juin, ces 35 tracteurs avaient déjà essouché 5.013 acres sur les lots de 1,470 colons.A ce rythme, c'est au moins 20,000 acres de souches qui disparaîtront encore cette année.L'an dernier, les tracteurs du ministère de la colonisation ont essouché 17,478 acres et 5,001 colons ont bénéficié de cette aide.1,500 jeunes gens placés chez les maraîchers Le "Service civique rural”, l'organisme récemment créé par l'honorable Adélard Godbout en vue de grouper les écoliers, les scouts et les collégiens désireux de faire oeuvre utile en aidant à résoudre le problème de la main-d'œuvre chez les maraîchers de la province, permet d'obtenir des résultats satisfaisants.Il a été possible jusqu'ici d'envoyer environ 1,500 jeunes sur des fermes, particuliérement dans les environs de Montréal et dans les Cantons de l'Est.Les compagnies de chemin de fer coopèrent avec le "Service rural civique” lorsqu'un jeune homme est choisi, on lui donne son billet de chemin de fer et la compagnie fait en sorte que le fermier qui aura le jeune homme à son emploi pendant l'été rencontre son "pensionnaire" a la gare.Monsieur G«>dbout précise les règlements d'Ottawa Plusieurs cas ont été portés à la connaissance de Monsieur Godbout.où des cultivateurs auraient refusé du travail dans la forêt pour la prochaine saison, sous prétexte que la loi ne leur permettrait pas de quitter momentanément leur terre.Une telle interprétation des règlements du service national sélectif est erronée et propre à nuire au développement d une industrie importante dans notre effort de guerre.Il est vrai, dit Monsieur Godbout.que la loi stipule qu'aucune personne dont l'occupation principale est l'agriculture ne peut accepter un emploi en dehors de l'agriculture.Il est toutefois bien spécifié que les travaux saisonniers dans une industrie primaire comme la coupe et le flottage du bois, la chasse et la pèche ne sont pas sujets à ces restrictions.Un cultivateur peut donc s’engager à faire chantier pour une compagnie forestière sans enfreindre la loi d'aucune façon.Nombreux sursis accordés aux fils de cultivateurs Le nombre des sursis accordés aux fils de cultivateurs appelés sous l’empire de la loi de mobilisation des ressources nationales dans la province de Québec, à faire leur entrainement militaire, est de 9.789, et celui des ajournements refusés est de 9,510.* Le nombre des sursis accordés se décompose comme suit : Entrainement de 30 jours 2.790 Entrainement de 4 mois 6,999 et celui des ajournements refusés est le suivant : Entrainement de 30 jours 7,106 Entrainement de 4 mois 2.404 Pour la sécurité publique Il incombe à un bon gouvernement d'étre vigilant et de protéger les vies humaines, les édifices publics et tout ce qui entre en ligne de compte dans l'estimé de nos richesses nationales.Ainsi, tous les techniciens, électriciens, mécaniciens sont soumis à des règlements.Leurs installations doivent être examinées et approuvées avant d'être mises en action, et elles doivent subir une inspection périodique.Ces lois n’ont d’autre but que de prévenir les incendies, accidents, désastres, catastrophes qui peuvent survenir dans les édifices publics, les établissements industriels, etc., où des milliers de travailleurs sont employés à activer la grande machine qui contribue au progrès économique de notre province.Cette année, l’honorable Edgar Rochette, ministre du travail, des mines et des pêcheries maritimes, a modifié les lois déjà existantes conformément au progrès de la science et de l’industrie.Ce sont de véritables lois sociales puisqu'elles ont pour premier objet la protection de la société.Ainsi, en ce qui concerne les électriciens, et les installations électriques, il a été édicté que les plans de ces installations devront être soumis au Bureau des examinateurs électriciens et que de plus une inspection de ces installations devra être faite périodiquement.Le gouvernement Godbout a voulu que le coût de cette inspection ne soit pas une taxe pour les propriétaires d'installations et il ajouté à cette disposition les mots suivants : “Cette inspection est gratuite”.Une loi analogue s'applique aux chaudières à vapeur et aux appareils sous pression, dont les plans et devis sont sujets à approbation, et qui.de plus, devront être inspectés périodiquement.Cette inspection sera gratuite.Sécurité sur la route "Est spécialement interdite, en toute circonstance, une vitesse excédant quarante milles à l'heure".C'est là le principal amendement apporté à notre loi des véhicules automobiles cette année, et les anciens règlements subsistent.Mcntionnons-en deux, qui sont assez facilement oubliés, mais qui pourtant ont leur importance en plein été : “Il est défendu de dépasser dans une courbe, dans un chemin en pente prononcée ou lorsque la visibilité n'est pas suffisante." "Tout conducteur de véhicule désirant arrêter, ralentir ou tourner sur la route doit faire les signaux suivants : "Virage à gauche : placer l'avant-bras horizontalement." "Virage à droite : placer l'avant-bras en haut." “Arrêt ou diminution de vitesse : placer tout le bras en haut.” Ces règlements sont très simples et nous éviterons beaucoup d'accidents si nous les observons mieux.Groulx aide les hôpitaux Monsieur Paul-O.Goulet, député de Témiscamingue, nous a appris que le nouvel hôpital de Témiscamingue-sud a été Inauguré la semaine dernière.La construction de cet hôpital a été rendue possible grâce à un octroi du gouvernement provincial au montant de SI5.000.payable à raison de $3.000.par année pendant cinq ans.De plus, l'honorable Henri Groulx, ministre de la santé et du bien-être social a augmenté l'aide à certains hôpitaux des districts de Montréal et de Québec en portant de $2.00 à $3.00 par patient indigent le montant versé chaque jour par les gouvernements provincial et municipal.Des cours d’agriculture Le ministère provincial de l’agriculture, dont l'honorable Godbout est le chef, et le Conseil de l’instruction publique ont inauguré, lundi, à Montmagny, une série de cours sur l’agriculture.Ces cours, qui sont donnés pour la deuxième année consécutive, sont suivis par 175 institutrices des comtés de Montmagny, L'Islet, Bellechasse et Dorchester, qui, à leur tour, inculqueront à leurs élèves l’amour de la terre et des notions précieuses sur l'agriculture.MELI-MELO SAISON SPECIALE I)F.CIIASSE A LA PERDRIX AU MOIS DE SEPTEMBRE La perdrix sera en abondance, l'automne prochain, dans la province de Québec, et l’honorable P.-Emlle Côté, ministre des terres et forêts, de la chasse et la pêche, a décidé en conséquence de fixer une saison de chasse spéciale dont bé- néficieront tous les amateurs.C’est ce que nous annonce, dans un communiqué.M.Charles Frémont, surintendant de la chasse et de la pêche.Voici le texte du communiqué : "Sur recommandation du ministre do la chasse et de la pêche, l'honorable Pierre-Emile Côté, un arrë-(Sultc à la 2e page) çaise «|iii se joue sur les champs «le bataille «lu monde.Lu langue française étant la langue «le la foi.«lu droit et de la liberté, il était tout naturel «pie les ennemis, «le la foi, «lu droit et «le la liberté voulussent la détruire.J.-B.COTE Tous droits réservés par le Syndicat des Auteurs Canadiens Iîngr.L’INDE SAISIT L’OMBRE POUR LA PROIE L’Inde est en effervescence.Entraînées par des chefs Intelligents et prestigieux, les populations ignorantes et extrêmement influençables de cet Immense pays sont emportées dans un tourbillon révolutionnaire que la force des armes elle-même parvient difficilement à réprimer.Les auteurs de la "désobéissance civile” incarcérés, la tourbe surexcitée continue de manifester son courroux au-delà des directives de ses chefs.De la désobéissance passive prescrite par les chefs du mouvement panlndlen, la foule ameutée passe à l'agression.Et cette révolte éclate au moment où le Japon se prépare à envahir ITnde ! La situation des nations unies s'en trouve extrêmement compliquée.Le Japon, grâce à ses conquêtes dans le Pacifique, compromet sérieusement le ravitaillement de l’U.RSB.par l'orient.Il n'attend vraisemblablement qu'une victoire décisive de l'Allemagne au Caucase pour frapper dans ie dos de la Russie en Sibérie.Son inaction relative en Australie et dans la région méridionale du Pacifique, de même que son repos prolongé depuis sa conquête de la Birmanie font prévoir des événements sur le point de se dérouler.C'est la tactique du fauve axiste de dormir d'un oeil en digérant sa dernière victime et de surveiller de l'autre oeil sa future proie avant de 1 avaler.Les stratèges nippons, initiés depuis plusieurs années aux méthodes allemandes, dans la “Chambre du Pacifique” de l’institut de géopolitique de Munich, savent faire travailler le temps pour eux.Prévoyant la crise politique qui devait secouer l'Inde, et mettant tout en oeuvre pour exploiter les passions populaires au moyen de leur propagande Infâme, ils se sont arrêtés à la frontière birmano-hindoue, attendant que les dissensions intérieures éclatent et livrent passage à leurs troupes.A plusieurs reprises, le peuple hindou a réclamé son indépendance.Des politiques anglais réactionnaires la lui ont toujours refusée obstinément.D'autre part, les hommes d'Etat libéraux de Grande-Bretagne se sont montrés favorables à une évolution constitutionnelle semblable à celle que l'Angleterre a accordée aux membres du Commonwealth.L'opposition systématique des conservateurs influents et omnipotents retarda l'exécution du projet d'affranchissement du peuple hindou.La présente insurrection est la conséquence de cptte obstruction aveugle.Ce soulèvement n'est pas justifiable, toutefois, dans les circonstances, à cause des répercussions désastreuses qu’il aura certainement, s'il n'est maîtrisé à temps, non seulement sur l'avenir de l'empire brttannique et sur l'issue de la guerre, mais surtout sur l'existence même de l’Inde.Le maître anglais parti, le despote japonais entrerait dans la place et imposerait son joug à l'Inde conquise.Pour jouir d'une liberté éphémère de quelques jours ou de quelques heures, les Hindous se donneraient un nouveau maitre qui les replongerait dans les ténèbres de la Servitude pour de nombreuses années.Et la longue lutte pour l'autonomie, sur le point d’atteindre son but.aurait été vaine.H y a quelques mois, sir Stafford Cripps.diplomate gagné à la cause de l'indépendance hindoue, assurait l'Inde qu’elle obtiendrait le statut de dominion après la guerre, expliquant que la tension extrême qui existe actuellement entre les deux belligérants en Extrême-Orient et que la mésentente qui divise la majorité hindoue et la minorité musulmane créaient un obstacle insurmontable au passage brusque de l'Inde du rang de colonie à celui de puissance autonome.Les leaders du congrès panindien, exaspérés, repoussèrent catégoriquement l'offre tardive, il est vrai, mais compréhensive et: sage de l’Angleterre.Malgré leurs protestations d’amitié à la Grande-Bretagne, ils s'avouent prêts à pactiser avec le Japon, s’ils n’obtiennent pas la liberté immédiate de leur pays.Ils croient naïvement, comme bien d’autres avant eux, que l’ennemi se laissera fléchir par la résistance passive et qu'il rebroussera chemin devant une branche d’olivier.Par son aveuglement, qui lui dicte de subordonner son intérêt immédiat à son ressentiment et à une satisfaction passagère d’amour-propre, l'Inde se réserve le sort des peuples qui.depuis 1939, se sont laissés prendre au piège de l'indifférence, dé la neutralité et de l’utopie.L’Axe Berlin-Tokio doit conquérir l'Inde pour s’approprier ses richesses, pour favoriser la jonction des troupes nippones et des armées nazies et pour miner le prestige britannique.Il y parviendra avec la connivence inconsciente des Hindous.La conquête de l'indépendance, individuelle ou collective, n'a pas de prix.Après l'avoir revendiquée et méritée.l’Inde va la perdre avant de l'avoir gagnée pour n’avoir pas su y mettre tout le prix qu’elle y attache.Dans son impatience, elle saisit l’ombre pour la proie.W.E.Un spectacle de chez nous “Un homme et son péché” PETIT COURRIER D’EUROPE NORVEGE Les nazis parle de stérilisation Stockholm.Suède.— I.a radio du Vatican vient de citer un rapport du journal français "La Croix”, tenant «le son correspondant que les nazis ont prop encore réussi à abattre leur courage."Que l'univers chrétien se rappelle les persécutions massives de 1939, alors que tous les étudiants et toutes les étudiantes furent envoyés dans «les camps de concentration ; qu'on se souvienne des milliers de femmes et «le jeunes filles de tous les âges et «le toutes les conditions «pii ont été fusillées; qu'on pense à tous les chefs de famille.ainsi «|u’aux vieillards et aux jeunes gens, tués comme «les bétes contre un nmr «le prison et même en pleine rue; qu'on n’oublie pas les humbles paysannes tuées dans les champs, sous le phis minime prétexte.jxntr la plus légitime protestation; qu'on se remémore la ville martyre de Lidice, détruite «le fond en comble avec tous ces habitants; Lidice, où tout n'est plus «pie cendres et bois calciné, où pas même un brin ne peut pousser ! “Vous écrivez au Canada?Dites â ses cultivateurs qu'ils pensent à leur village, â son église et â son école, â ses maisons et â ses jardins à ses rues où courent et jouent les petits enfants.Qu'ils contemplent leurs maisons sous le soleil, dans le calme d’un la-ail jour d'été, l u vieux fume sa pipe devant sa porte: une femme parle â sa voisine: un amoureux sourit en pensant à sa belle.Puis, qu'ils ferment les yeux et qu’ils songent, |x>tir un instant, que le feu vient de tout démolir, que tous les hommes sont morts, et les femmes et les enfants disparus vers un s«>rt pire.Iît vous aurez l'image de Lidice.“Vous ne voulez pas que votre village ait le même sort, n'est-ce pas?Alors ne dites pas «pie vous êtes battus d'avance: mais donnez tout ce que vous avez, pour conserver au moins ce qui vous reste de biens et de lilxrté !" Les idées de Madame Voisdair — Allez-vous faire des confitures, cette année.Madame Grondin?Imaginez-vous!.Avec la restriction du sucre! .Mais cela n'empêche rien, ma voisine.On vous a déjà expliqué comment faire.Oui, je sais bien, mais tant qu’à tout manquer et arriver cet hiver pour trouver des confitures moisies, merci !.Kt pourquoi vos confitures moisiraient-elles ?Parce quelles ne seraient pas faites comme j’ai l’habitude et que je suis sure qu’elles seraient ratées, voilà .— Alors, ce n'est qu'une question d'habitude ?— Oui, et puis tout coûte cher, alors .Eli bien, ma bonne voisine, je ne vous imiterai pas.Je vais, cette année, faire plus de confitures «pie par le passé, et ne croyez pas «pie j'oublierai les marinades.— .Avez-vous tant de sucre que cela en réserve ?Pas un grain, si j’en avais eu, je l’aurais déclaré, mais j’ai confiance.Confiance en quoi?Ma bonne sainte vérité, vous espérez un miracle dans vos chaudrons à confiture?Non.Madame Grondin, Mais, voyez-vous, je lis les journaux.Et je découpe soigneusement les recettes «pt'on y trouve.Ce ne sont plus les recettes impossibles qu'on avait avant la guerre, et «pii ne servaient â rien, puisqu'on ne trouvait pas la moitié «les ingrédients demandés.Qu’est-ce «pie celles d’à présent ont de changé?billes viennent du gouvernement.Madame Grondin, et avant d’être livrées au public, elles ont été soigneusement étudiées, éprouvées .Oui, c'est vrai, vous m’y faites penser.J'ai même vu une photo de personnes qui étaient en train de goûter «l«'s confitures pour voir si elles étaient réussies .C'est bien cela, vous avez bonne mémoire.Kt bien, en me servant de ces recettes, et en les suivant, à la lettre, je suis sûre de ne pas rater mes confitures cette sai- son, pas plus que je ne les manquais autrefois, quand je pouvais mettre en quantités égales le sucre et les fruits.- Oui, vous avez peut-être rai son, mais croyez-vous «pie cela vaut bien la peine de tant se “désàmer” pour faire «les conserves et des confitures?Il est tellement plus facile d'en acheter .— Madame Grondin, vous ne me scmblez pas avoir entièrement perdu votre mentalité du temps où le Canada était, par excellence, le pays «le l'abondance.On ne nous prend pas en traître, on nous avertit.Cet hiver, les conserves peuvent devenir rares, parce qu'une énorme quantité va être envoyée aux soldats qui en ont tout de même plus besoin «pie nous.— Ah! on dit cela pour nous faire parler .— Pensez-vous, Madame Grondin ?.Nos dirigeants ne sont pas des enfants,' voyons, et ils ne peuvent pas nous traiter en bébés.Si les ménagères ne prennent pas dès aujourd’hui leurs responsabilités, si elles ne veulent pas penser au lendemain, qui donc donnera au foyer le confort et la bonne nourriture?— Vous savez bien qu'on ne manquera jamais de rien .Dans un pays riche comme le nôtre .— Riche en certains produits, Madame Grondin, mais pas universellement ! Nous ne produisons certainement pas assez de denrées pour notre propre consommation.— Mais il y a les Etats-Unis! — D'accord, Madame Grondin, mais la question qui se pose, et «pii se posera tant que la guerre durera, c'est celle du transport.Vous rendez-vous compte de la distance entre le sud des Etats-Unis et notre province?Et puis, les Etats-Unis aussi sont en guerre .— C'est ma foi vrai .Je n'avais pas |>cnsée à cela.Vous savez, on a tellement l’habitude «le croire «pie tout ce qu'on achète vient «l'ici .Je crois «pie vous avez raison .Je vais faire des conserves ., Cléophas ! Tu n'oublieras pas de m’arranger la cave, hein, mon petit gars .Dimanche, je vais rapporter bien «les choses, de la campagne .UI**45SR« i flrHp l-a colonne de beauté dirigée par Cousine Blanche Diplômée de f Université de Beauté de Pans Vous croyez-vous trop maigre ?Tout d’abord, la maigreur est beaucoup moins «langeurcuse que l'obésité.Vous connaissez, sans doute-nombre de petits bouts de femmes, sèches comme un clou, dont la force de résistance étonne tout le monde.Certaines femmes semblent toujours fixées au même poids, qtiel-«pie soit l'abondance des repas «pi'elles consomment.(« « Iles-ci n'ont pas à s'hupiéter sauf si elles se mettent subitement à perdre plusieurs livres en peu «le temps sans avoir rien fait pour provoquer cette diminution d'avoir-du-poiu Dieu.Tous les prêtres, il va sans dire, ont besoin de ce livre pour l’exercice de leur ministère.Bref, c’est un livre que liront avec avantage tous les gens sérieux.Cet ouvrage fait partie des travaux île l'Association du Mariage chrétien, que les EDITIONS TIDES ont réimprimés au Canada.Marcel RIVARD » • • • LE “RECUEIL” D’AOUT 1942 De tous les passe-temps, la lecture reste celui que les inqrôts affectent le moins.Pour faire diversion aux dépêches et en compléter la signification.“LH RECUEIL" de ce mois est comme une brise rafraîchissante où se mêlent les parfums les plus divers tie la nature Voici un résumé de son contenu: Les insectes bombardiers, condensé «lu "Samedi" ; Napoléon et Hitler en Russie, de "La France Libre": Le liaril de la mort, de " L’Ovale C - I - L " : Pè- re et fils, de "Home Desirable”; Le Canada et l’Inde, «le “I«a Revue Dominicaine”; La fin d’un fléau, de "L'Ovale C-I-L": La préservation du sol.de “Kndavour ; La tiiète en temps de guerre de "Technology Review": Fabrication et emploi des vitamines, de "Eu-davour" : La politique de conque te.de “Britain To-day"; La for (nation des professeurs, de "Science Forum Program”; L’influence du climat sur diamine, «le “The Gift of Tongues": Apothéose et décadence des mots, de “The Submarine at War": Avions entomologistes.de "Patron”: L’avenir du sous-marin, de "Flying N Popular Aviation": Le bois de papier, del “America": Les mots en temps de guerre, de "La France Libre"; L’avenir des démocraties, de ''Marine"; l.a vie dans un < >tlag.de “The Economist"; Origine des' états américains, de "La Voix «h-Mille-Iles": Le soldat d'infanterie, de "La Voix d'Evangéline" ; La forteresse russe, de "La Revue Moderne": enfin un très intéressant f & Joies et tristesses de la maison Les éditions de l'Arbre publient sous le titre ci-haut le carême prêché au Césu.de Montréal, par le ré~c.Père Albert Brossard.S.J.Cette prédication est aussi remarquable par la pensée élevée, l'esprit d une juste observation que par le style aussi simple que pur et élégant.Le Père Hrossard traite de la vie familiale avec une exquise délicatesse.Il dit ce que doit être cette vie et t'observer telle qu'elle est de nos fours.Le recueil que publie l'Arbre contient cinq sermons ainsi intitulés I.— Quand la maison se prépare.Il — Quand la maison s'agrandit.III.— Quand la maison est menacée.II'.— Quand la maison se tide.V.— Quand la maison est vivante.Nos lecteurs liront avec un vif intérêt et un réel profit l'instruc- tion que nous reproduisons • • • t QUAND LA MAISON EST VIVANTE "La charité est patient?; elle e*t bon a*- elle ne cher- che point son intérêt, elle ex-cu*e tout, elle eapere tout, elle support#* tout .La chanté ne pa.i .era Jamais.' mots sonores, le verlie naturel «lu paysan, les chansons apportées «le Normandie, il v a trois cents ans, et qui se retrouvent intactes slir la lxnielle «les jeunesses, au Chenal «lu Moine, «les contes savoureux, «le la gaieté, de l’ardeur, une noce, «les deuils, toute une vie âpre faite «le la sève du pays.Un livre «pii plaira, par sa sincérité, sa simplicité, sa vérité.Un livre «pt'il faudra lire et relire tout luis.I n livre qu'un voudra lire et relire tout haut.Cti beau livre présenté par les Editions PAYSANA, 3425.rue Saint-Denis.Montréal.Couverture en couleurs par Cécile Chalwt, 170 piges fie texte.Un dollar franco.Qiuutd on a cùynsvé Son EFFORT MAXIMUM - .—«a*»., ^ C’est bon de revenir cria BLACK rm mmks - fA La meilleure bière au Canada produite par DAWES depuis cinq générations plus simples.Les dimanches, les grandes fêtes | liturgique.', tous les anniversaire', même les moins îmfxirtants en apparence et dont il faut toujours se souvenir, offrent l’occasion multipliée de ces rencontres, si délicatement préparées avec toutes leurs surprises et 'i joyeusement vécues « il la douceur de leurs intimités, «pii restent si longuement gravées en la richesse de nos plus beaux souvenirs.Dans une sainte détente pour l’esprit et le coeur, on apprend ainsi à mieux s’aimer.Est-il.mes !• reres, moyen plus sur d’entretenir notre antique esprit familial.cette force de la vie et ce bonheur de la maison?Les délicatesses Mais il faut encore «(avantage |xiur que vive vraiment la maison.Il y faut cette autre charité familiale: la délicatesse de toutes les attentions et de toutes les sympathies.Ce n’est pas tout d’être prisent an foyer, il faut y apporter encore une âme «le Ixjnté et de bienveillance, une âme facile au pardon.< >n s’aime bien, certes! Pourquoi ne s’aimerait-on pas?Et cependant, en certains foyers, on ne le laisse presque jamais voir: on garde pour d’autres, pour tous les autres «pii ne -ont pas de la niai-on, ses attentions, ses prévenances et ses politesses : on prend chez soi des habitudes de froideur et d’indifférence.d’exigence et de commandement.Volontiers, on se fait distant : tr«ip habituellement on s'isole, on isole son coeur, «iti isole ainsi, jour après jour, loin d«- soi, le coeur de ceux qui voulaient nous aimer.Peu à peu, les uns après l«-s autres, ou laisse tomber, sans en comprendre l’importance, toutes ces marques de tendresse, tous ces gestes délicats, toutes ces paroles de réconfort et f l'encouragement, qui doivent entretenir ta fraîcheur «•t l’élan (le l’amour, la cordialité sentie de toutes les affections.On laisse passer, sans ménie s'en apercevoir.toutes les occasion de faire plaisir: les dates les plus joyeuses (le la vie.celles qu'autrefois on célébrait avec toute la ferveur de son .souvenir, deviennent parfois, par ces manques «le sympathie et ces inattentions, les dates les plus vides, les jours les plus moroses, les plus longuement et les plus tris tentent vécus, Parce qu’un coeur est devenu égoïste, parce e meurt | doucement la vie en certains foyeés?j Mais quand la charité est là qui i veille flans un coeur de femme et dans un coeur «l’homme, dans le coeur «le frères aimants ou «les sœurs ardemment attentives, elle transforme les souffrances elles-mêmes.l«‘s maladie.', les épreuves et les peines en lumière et en douceur, parce que par ces soeurs de charité i! y a le rayonnement de Dieu et de sa bonté dans la maison ! Les panions < >n s’aime bien certes! Pourquoi ne '’aimerait-on pas?Et cependant, il est possible que par suite de différences de caractère, de divergences dans la maniéré de penser et de sentir, par suite de ses défauts, qui n’en a pas?par suite «le ses manies et de ses tics, par suite d’une nervosité plus grande, plus sensible à certains jour de fatigue.d’ennui, «le désappointement ou d’épreuve, par suite «le taquineries maladroites ou trop prolongées.il est impossible que n’éclatent pas.même entre «les gens «|tii s’aiment, certains malentendus, certaine' discusions plus ardentes, certaines paroles plus vives, certains troissemeiit plus «loulotireux, cer tains gestes même plus violents .Mors.si la charité, patiente, douce et miséricordieuse, n’est pas la pour supporter en silence, pour accepter avec résignation, pour réparer ses torts et ses maladresses, pour oublier et pour pardonner, qu’adviendrn-t-il de la paix et de l’harmonie si nécessaire à la vraie vie du foyer?( )n exigera ses droits, lolls ses droits et les malentendus, «|ii’oii n’aura pas su réparer a temps, 'e!le tenue, de vos mouvements d'ensemble de votre désir de bien exécuter les ordres qui vous sont donnés".“Eléves-olficiers qui allez à Brockvilîe.vous avez devant vous une lourde tâche, mais non si lourde que vous ue puissiez en venir à bout comme en sont venus à bout ceux qui vous y ont précédés.Vous serez reçus là-bas à bras ouverts et l'on vous donnera toute l’aide you lue pour faciliter vos études et perfectionner votre entrainement et je suis fermement convaincu que vous deviendrez des officiers compétents qui feront honneur à l’armée canadienne”.“Soyez loyaux” “En ma qualité de descendant de langue française, étant donné que je suis né et que j'ai été élevé dans EEI Saint-Jérôme GRANDE SOIKEE SPORTIVE au profit de ta LIGUE DE BASEBALL DE SAINT-JEROME.Enrg.au THEATRE REX.Saint-Jerôme SAMEDI 15 AOUT 1942 à 11 heures p.m.Une valeur de $50.00 en prix de présence 3 BONS ACTES DE VAUDEVILLE Aussi talents militaire et jérômiens Sur l’écran ACTUACTTES SPORTIVES 20 minutes de rire avec les TROIS fameux STOOGES GRAND FILM AMERICAIN comédie musicale en couleurs Admission 50c, taxe comprise Dimanche et lundi 16 et 1* août William Powell, Hedy Lamarr dans "CROSSROADS'' ; en programme double avec Gene Autry, dans "UNDER FIESTA STARS".Série.RIDERS OF DEATH VALLEY, chap.9 : "Death holds the reins”.Mardi et mercredi 18 et 19 août Danielle Darrieux, Charles Va-nel.Jean Worms, dans "PORT-ARTHUR" ; en programme double avec Bob Crosby.Ruth Terry dans "ROOKIES PARADET.Actualités, comédie.Jeudi, vendredi et samedi 20.21 et 22 août Huphrey Gcgart dans "MALTES-SE FALCON” ; en programme double avec Franchot Tone et Constance Bennett dans "WIFE TAKES A FLYER".Aussi 'MAN'S BEST FRIEND" et série SEA RAIDERS, chap.3.votre belle province et que je suis fier de mon ascendance canadienne-française.qu'il me soit permis en terminant de vous adresser ces quelques conseils."Soyez toujours loyaux envers vos officiers supérieurs, soyez toujours prêts à donner un coup de main à vos camarades ; la Patrie a besoin de vous aujourd'hui comme elle n‘en a jamais eu besoin auparavant.Battez-vous pour elle avec toute l'énergie et tout le courage dont vous êtes capables.Si vous faites cela, vous n'aurez pas servi en vain”.Le brigadier Armstrong, qui a parlé dans un excellent français, a été vivement applaudi par un nombreux groupe de [«rents, d’amis et d’invités d'honneur.Les cadets ont tous été présentés individuellement au brigadier et on leur a remis la badine.Cette cérémonie avait été précédée d’une tournée du camp où des démonstrations de diverses occupations et activité- militaires étaient données pour le bénéfice des visiteurs.Le cadet Parizeau Le cadet qui commandait la parade des nouveaux gradués est un ancien sergent qui a servi durant plusieurs mois outre-mer dans le régiment de Maisonneuve.Le cadet Aimé Parizeau.6371, rue Louis-Hébert, Montréal, s'est enrôlé, en effet, comme simple soldat dans le régiment de Maisonneuve.le 1er septembre 1939.Au mois de mai suivant, il se rendait outre-mer quelques jours en avance de son unité, gagnant ses galons de capota! d'abord et d
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.