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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 6 novembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1942-11-06, Collections de BAnQ.

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CHENIER QUARANTE-SIXIEME ANNEE.NUMERO 45 1897-1942 Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1942 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) Directeur: HECTOR PERRIER Journal hcbdomaire — Cinq sous le numéro LABELLE LE VENDREDI 6 NOVEMBRE 1942 TRISTE SIRE En 1930.le pays se donnait un nouveau Premier Ministre.Le verdict populaire plaçait aux leviers de commande un homme qui avait ferraillé.tout le temps que dura la bataille électorale.en arborant le fanion du Canada first! 11 avait tendu maintes cordes à son arc: il voulait à tout prix le pouvoir! Il attribuait au régime libéral rentière responsabilité du chaos dans lequel gisait notre économie, et cependant, les tentacules dç la crise s'étendaient à toutes les parties du monde; — 11 imputait à ^inertie et A l'Incompétence de l'autorité l'extrême gêne dans laquelle le peuple avait chû.Grand déclamateur aux gestes étudiés, d'une faconde sans pareille, mais dépouillé de sincérité, il captait l'attention et lu sympathie des musses en réclamant pour le Canada, la toute première place.Les autres nations n'existaient pas: seuls, les Canadiens romptalent.tl s'attela au timon des affaires Contrairement à l'esprit de la Constitution, son cabinet était celui d'un seul homme: lui-même.Les autres n'étaient que d'obscurs servants.Appelé A siéger avec les représentants de diverses nations, il s'afficha virulent, outrecuidant même.Il ne suggérait jamais, mais imposait ses vues, commandait l'application de ses formules.Ce bateleur n'avait de cesse que lorsqu'on l'écoutait; mais ses réclamations n'étaient pas de celles auxquelles on pût toujours apporter écho; elles étaient trop profondément empreintes d’m-translgcance^ Cinq années passèrent et le peuple canadien, après avoir mesuré la valeur de son Premier Ministre, après avoir pesé ses actes et les avoir trouvés trop légers, lui fit regagner l'ombre de la vie privée Etant cossu, il n'avait peut-être point à H'en faire, mais politiquement, | le Très Honorable R B.Bennett avait vécu! Et de nouveau, le peuple du Canada s'était retourné vers son fidèle serviteur, celui qui l'avait toujours rescapé au cours des tempêtes: le parti libéral.Avec sa déchéance comme premier représentant de la nation, R.B.Bennett fit faire ses clairons de Canada first.A l'égard des pauvres indigènes, il n'entretenait plus le plus petit souffle de sympathie; il ne les regardait qu'avec la plus insultante arrogance.11 partit pour le lointain, se réfugia sous d'autres deux, chercha abri dans ce qu'il appelait son home: l'Angleterre.Tantôt fléchissant le genou devant l'autorité de sa latrie nouvelle, tantôt brandissant l'encensoir, — il n'y eut jamais de plus vil thuriféraire, il changea son thème en Empire first.A la faveur de certaines circonstances, il fut fait pair d'Angleterre.Il passe aujourd'hui dans la fouk' des grands et des petits, désigné sous le nom pompeux de Lord Vicomte Bennett.Sa dégaine manifeste toujours la même arrogance, mais quel radical changement dans sa façon de penser, l'apprécier, de commenter les événements.Depuis quelques heures, il a jeté l'ancre sur nos rives, prononçant force discours.C'est dans la ville de Toronto qu'il a le plus récemment tonné.Ses propos, — n'en soyons pas surplis, ouvrent les digues à tout un torrent de protestations.Cet intrus se permet de distribuer les reproches et d'attribuer le blame A tort et à travers.Juché sur son Pégaze, il pose A ce qu'il ne fut et ne «era jamais: à l'homme d état.Frais émoulu d'un voyage a travers l'Ouest canadien, où, probablement, il est allé revivre certains bons moments qu'il avait connus lorsque Premier Ministre, le plantureux vicomte en rapporte l'impression que les naturels de là-bas sont las de se sentir gouvernés par une minorité et qu'ils songent, pour secouer ce joug, à se fondre dans le grand tout étatsunien Quel est celui qui ne connaît pas la minorité que vise le noble vicomte ?Mais ce qu'il y a de plus étonnant.| de plus hilarant, c'est que cette même minorité, — le Québec, dans l'occurrence, ignore qu elle Jouisse ainsi du privilège d'imprimer au pays ses élans et ses directives.Si elle le savait, la pauvre, la physionomie des choses ne serait-elle pas quelque peu altérée?D'ailleurs, M.Bennett lnterprcle-t-11 vraiment le sentiment des gens des prairies?Il est du domaine des possibilités que l'auteur du Canada first ait fort bien pu rencontrer, au cours de ses pérégrinations dans les provinces de l'Ouest, quelques rares amis qui lui auraient ouvert leur coeur, et l'opinion qu'il •xprima ne serait, en somme, que la ré-édftion de celle formulée par ces quelques personnes.La masse de l'Ouest n'y serait pour rien."Le Canada” Je Montréal avait raison lorsqu’il disait à ce sujet: "S'il est vrai que certains éléments de l'Ouest rêvent d'annexion aux Etats-Unis, il ne faudrait pas s'en étonner outremesure.L'Ouest a déjà un fort levain d’immigration américaine.C'est un melting pot de plusieuis races et l'air qu'on y respire est aussi américain que canadien.— et certainement plus .américain que britannique.Entendons par là que les moeurs, les idées «f la philosophie de la vie sont celles de l'Ouest américain." Exprimant notre propre opinion, si certains groupes des prairies I souhaitent l'annexion aux Etats-Unis, leur désir ne s'inspire certes pas | de la lourdeur du joug que leur fait subir ce que le superbe lord appelle U minorité du Canada C'est plutôt un sentiment naturel qui s'exerce: celui de la sympathie que les Canadiens de l'Ouest nourrissent à l'endroit des plaines américaines, sympathie plus prononcée que celle qu’ils accordent aux populations industrielles de cette partie du pays.On ne doit pas y voir le jeu de la minorité française, et si cette minorité exerce une influence sur les sentiments des gens des prairies, nous serions jus- j U fiables de déclarer qu'elle n'a pas de leçon à recevoir d'un triste sire qui n'a plus voix au chapitre.Cette minorité ne puise-t-elle pas son ori- j gine nu sein même des premiers Canadiens?Que le nouveau noble se prélasse, s'il l'entend, dans l'enclos de l'er- [ gotage.11 serait oiseux le souligner toutes les autres inepties qu'il a dites; cependant, nous opinons que les gestes qu'il esquisse sont de nature A détraquer la structure de bonne entente que nous nous sommes efforcés, depuis déjà des décades, A édifier.La minorité du bec a jau- gé A l’aune du plus profond sens national, l’envergure du da», r qui menace ses institutions et ses Idéals les plus Sacrés.Le terrible cataclysme qui passe en ce moment sur le monde n'a pas refroidi son ardent enthousiasme A épouser les causes les plus nobles.Cette minorité, — constituant de par sa langue et ses traditions, un petit peuple par lui-même, — s'est jetée, sans lésiner, dans la terrible mêlée.Elle a compris que pour conjurer le péril, la conjugaison de toutes les énergies et de toutes les bonnes volontés de tous les groupes ethniques qui composent la nation canadienne s’avérait nécessaire.C'est sans restriction qu’elle a accordé sa généreuse collaboration c-n vue d assurer l'unité nationale si urgente.Nous ne conjecturons pas, nous n'émettons pas souplement une hypothèse, mais nous affirmons que les propos de R.B.Bennett constituent une semence de mauvaise entente qu'il Jette en terre canadienne.Tenter de mettre ainsi les provinces anglaises sous l'impression que la minorité française du pays s’évertue A se gagner l'hégémonie sur les autres groupes ethniques ne lait qu'engendrer la désunion, et l’aversion d'un groupe à l'endroit de l'autre.Le vicomte peut être rangé au sein des pires saboteurs de notre effort de guerre.C'est librement que Lord Bennett a rompu ses attaches avec le Canada; Il a choisi pour y jeter sa tente, un sol situé A des milliers de milles de nos côtes.Quoique le pays qu'il hnbite fasse, tout comme le nôtre, partie du Commonwealth britannique, nous n'entendons pas nous plier avec complaisance A l'expression des opinions de celui qui, après avoir été l'objet des faveurs et de la confiance de la messe canadienne, l'a reniée du Jour au lendemain pour s'acheminer vers des lieux où il se complaît A entretenir A l'égard de scs commettants d'hier le plus profond mépris.Sa présence parmi nous ne nous égaye point.Elle ne contribue qu’A faire revivre des souvenirs que le temps, — sans totn-ement les effacer, oblitérerait du moins quelque peu.Elle projette sur* l'écran de notre mémoire son administration, marquée nu coin de l'arbitraire, de l'Intransigeance et du manque d'un réel esprit natlonnl.11 a plu A Lord Bennett d'abandonner son titre de Canadien.C’était son droit.Qu'Il regagne ses pénates nouvelles et nous laisse en paix! C'est IA ce que nous souhaitons le plus ardemment.Son passage dims nos rangs et le ton démagogique de ses harangues n'auront servi qu'A Illustrer nu peuple que nous avions raison, nous, A diverses époques, -le clamer que les chefs conservateurs n'cntrotenalent nul amour i sincère A l'endroit du pays.Tous ceux qui se sont succédés offraient la mémo physionomie: Les Metghen, les Borden et autres, tous ont flanché, nous ont trahis et am ’ flu»?PROVINCIALE AVEC L'HONORABLE EDGAR ROCHETTE Une bonne nouvelle pour les vieillards, les aveugles ei les mères nécessiteuses L’honorable M.Edgar Rochette, ministre du Travail, des Mines et Pêcheries, vient de publier un communiqué qui apportera de la joie j dans les foyers des vieillards, des aveugles et des mères nécessiteuses pensionnaires de l’Etat qui ont des fils en service dans les différentes branches de l’armce.Jusqu’à ce jour, tout pensionnaire de l’Ktat qui recevait une solde d’un tils enrôlé dans les forces armées dit Canada, voyait son allocation réduite d’autant.La province de Québec, par l'intermédiaire du ministre du Travail, a été la première des provinces du Dominion à faire des représentations au gouvernement fédéral à ce sujet, et à demander que vieillards et aveugles reçoivent pleine pension, même 'ils ont des fils dans les forces armées qui leur donnent une partie de leur solde.“Il me fait plaisir d’annoncer que nos démarches ont été couronnées fie succès”, a déclaré l'honorable Edgar Rochette, et le gouvernement fédéral, qui paie 75'v «les pensions aux vieillards et aux aveugles, vient d’accéder à notre demande.Dorénavant, vieillards et aveugles dont les fils sont enrôlés, recevront une pension égale à celle qu'ils obtenaient avant la délégation de solde de leurs fils”.L'honorable M.Rochette a été également heureux d’annoncer que le gouvernement de la province de Quéliec qui défraie seul le coût des pensions aux mères nécessiteuses, vient de décide» d'adopter le même principe qui a été posé dans le cas «les pensions aux vieillards et aux aveugles.“Dans bien des cas.c’est généralement le fils aîné qui s'est enrôlé, et je crois qu’il serait inhumain de réduire la pension d’une mère né-! cessiteusc.quand celui sur lequel elle se reposait pour améliorer son! sort et celui de ses jeunes enfants, quitte le foyer familial pour aller| défendre son pays.” L’Emprunt de la Victoire et les fausses rumeurs S'il faut en croire certains psychologues, il existe une classe de gens qui.pour se justifier de ne pas faire quelque chose qu'ils savent être leur devoir, n'hésitent pas à lancer ou, tout au moins.A propager de fausses rumeurs pouvant constituer pour eux une sorte d’excuse ou alibi.C'est ainsi, par exemple, que nous avons pris connaissance récemment de certaines rumeurs se rapportant A l'Emprunt de la Victoire — des rumeurs naturellement fausses et malicieuses qui n'ont d'autre but de nuire A notre effort de guerre.Ceux qui ajoutent foi à ces histoires ou qui les répètent font le jeu d'Hitler et desservent bien mal leur pays.Nous citerons ici quelques-unes de ces rumeurs récentes.Une rumeur "On dit que le gouvernement va geler les Obligations de la Victoire et les Certificats d'Epargne de Guerre.de sorte qu'il ne sera pas possible de les vendre avant leur échéance.” La vérité L'honorable J.L.Ilsley, ministre des Finances, A Ottawa, déclare à cet effet: “De telles rumeurs ont couru dans certaines parties du Canada.Elles sont absolument fausses.Les souscripteurs pourront vendre leurs Obligations de la Victoire tout comme ils l'ont fait par le passé, et il en sera de même pour les Certificats d'Epargne de Guerre." Une fumeur “Je ne veux pas souscrire A l'Emprunt de la Victoire parce .le gouvernement ne me rendra jamais mon argent.Il lui sera impossible de me rembourser, car il doit trop à tout le monde." La vérité L'honorable J.L.Ilsley, ministre des Finances, à Ottawa, dit A ce propos: "La moyenne d'intérêt payé aujourd'hui sur nos dettes est de SÇf.Durant la dernière guerre, nous empruntions à un taux aussi élevé que 5*4% —- et, la plupart du temps, les intérêts étalent exempts d'impôts.Aujourd'hui, tous les intérêts sur obligations sont sujets A l’Impôt, et si le montant de nos intérêts augmente, il en est nu moins une forte partie qui nous est remise en impôts sur le revenu."En ce moment le paiement total d'intérêts que nous effectuons représente moins que le dixième de nos revenus, de sorte que même avec une forte diminution de revenus et une augmentation considérable de notre dette, il nous resterait encqrc une forte marge après la guerre pour faire face A nos obligations." (NOTE: - Les Obligations de la Victoire sont garanties par les rcs-snuices Inépuisables du Dominion du Canada et ces obligations valent autant que le dollar que vous avez dans vos goussets.Tout comme sur les; billets de banque on peut lire ces mots: "Paiera au porteur sur demande".ainsi sur les Obligations de la Victoire figure la promesse suivante: Paiera le montant de l'Obligation A échéance”.Les Obligations de la Victoire ont autant de valeur j que l’argent que vous avez en banque.Chaque dollar prêté au gouvernement par l'intermédiaire des Obligations de la Victoire vous sera rendu à échéance.) * * .* On a souvent attiré votre attention sur la ressemblance qui existe entre les rumeurs qm circulent au Canada et celles que l'on relève aux Etats-Unis.Les propagandistes de l'Axe racontent les mêmes mensonges chez nos voisins dans le but de nuire à la vente des obligations du gouvernement.?« * AVIS: La Clinique des Rumeurs] invite ses lecteurs à lui écrire.On1 s'empressera de répondre A toute lettre signée et portant une adresse.On n'accorde aucune attention aux let- ! très anonymes.* * » Des rumeurs fantaisistes se rapportant A l’activité des sous-marins t ont souvent été détruites par les faits publiés dans cette chronique.On en trouve cependant toujours de j nouvelles qui remontent A la surface, répétés par des gens qui ne réali- ] sent pas qu'ils font le jeu de l'Axe dans son effort pour miner le moral de nos troupes et semer la panique j sur les côtes du pays.Une rumeur "Les survivants d'un soi-disant | torpillage s'en allaient A la dérive j sur un radeau alors que soudaine- I ment, ils furent surpris par un sous- ] marin qui remontait A la surface.Un ! des officiers du sous-marin les ap- I pela et leur demanda s'ils se portaient bien et s'ils n'avaient pas be- j soin de quelque chose; ils répondirent qu'ils accepteraient du rhum bien volontiers.On leur en remit alors deux bouteilles qui portaient des étiquettes de la Commission des Liqueurs de la Province de Québec." La vérité M.Walter Gilhooly, du service de l'Information Navale.A Ottawa, déclare A ce propos: "C’est absolument ridicule et faux.11 est évident qu'il ne peut y avoir île commandant de sous-marin assez imprudent pour permettre A son équipage d aller acheter des bouteilles de rhum A la Commission des Liqueurs du Québec.Les risques, que ces marins nazis ne passent pas précisément pour être très charitables A l’égard des victimes de leurs torpillages." nous ont abandonnés.Il en sera assurément de même de ceux IA qui les suivront A la gouverne de leur parti, y compris celui qui recevra les faveurs du suffrage comme chef, lors Je la convention qui se tiendra dans quelques heures.Mnis, Dieu merci, le peuple snurn choisir entre l'Ivraie at le bon grain.Léopold F.On chuchote que.L'officier-pilote Guy Rainville, le héros de trente-sept raids, a déclaré, au club Saint-Denis, avoir été fort surpris d'apprendre qu'au moment où une vaillante jeunesse combat, au risque et au coût de sa vie, pour les plus beaux principes, où tous nos hommes d'Etat mettent à contribution le meilleur d'eux-mémes, où la masse se plie à de nombreux sacrifices pour assurer le triomphe de ces principes il s’en trouve qui cultivent le Primo mihi.secundo tibi, et ne songent qu'à la satisfaction de leurs intérêts personnels.Il est donc vrai que pour constituer un monde : il faut toutes sortes de monde : des hommes à l'âme noble, des gens épris d'idéal, et, pour donner du relief à la valeur de ceux-ci, de mesquins, vulgaires et égoïstes individus.A l’endroit des derniers nous rééditons une parole du Maître, vieille de deux mille ans : "Pardonnez-leur, car ils ne savent.dans quelle erreur ils sombrent !” Un homme se dépense en ce moment sans compter.Peu lui importe l’effort.Au rancart, il relègue son état de santé.Il a, de toute son âme, embrassé une cause et entend la défendre jusqu’au bout.A Dieppe, il s’est drapé de gloire.Son héroïsme fait l’objet de l'admiration de tous ceux qui savent penser, et justement apprécier.Hélas ! au moment où le verbe vibrant de ce héros nous fait tressaillir jusqu'aux fibres les plus intimes, de petites bêtes visqueuses, des vipères hideuses crachent leur venin.Cet homme, le major-abbé Armand Sabou-rin est trop grand, trop noble, pour que la bave qui lui rient d'en-bas l’affecte.La médisance et la calomnie n'atteignent pas les cimes de sa grandeur d’âme et sa noblesse de coeur.* * * Le malaise règne dans certains milieux.On s'inquiète et on conjecture.On se demande en quoi consisteront les restrictions imposées par l'autorité en ce qui a trait au débit des liqueurs.Qu'on se rassure : la province de Québec verra à ce que les mesures qui seront prises soient de nature à intensifier notre effort de guerre sans toutefois recourir à la prohibition qui ferait renaître les abus que nous savons.* * * “Plus rien nimporte sauf la Victoire !" selon ce qu'on entend dire un pt-u partout et jusque dans les salons, selon ce qu'on lit un peu dans les journaux, voire jusque dans les annonces d'une certaine “bonne presse." Serait-ce la raison — l'unique raison — pour laquelle d’aucuns, parmi nos orateurs radiophoniques hebdomadaires, sachant que nous sommes tous bien au courant de cette terrible vérité, ont bien garde de ne pas tourner le fer dans la plaie — les oreilles, si vous voulez.— et passent patriotiquement à côté du sujet ?.* * * Il serait question, CHUCHOTE-T-ON en sous-bois, d'un “Candidat de la Paix" à l'élection fédérale complémentaire du 30 novembre courant dans Montréal-Outremont.S'il est vrai — et c'est l’opinion que je partage, autant le confesser tout de suite aux fins d’éviter tout malentendu, — que pour avoir enfin la paix, dans le monde, il va falloir contraindre tout d'abord M.Hitler à mettre bas les armes ; n'en concluez-vous pas que les hommes dont nous aurions besoin d'ICI LA sont ceux qui, s'inspirant de la politique : “Je fais la guerre," d’un certain Georges Clemenceau dit le Tigre, jadis premier ministre de France et à qui ccllc-ci devait décerner, en 1918, comme décoration nationale, le titre de "Père la Victoire." "s'engageraient à tuer, en premier lieu, l'ours teuton, c'est-à-dire avant que de chercher à en vendre la peau.à Dame la Lune ?.• • • Le “oheuf” du ltloe s’est fait entendre à la radio, dimanche soir dernier.Le ton de son discours a créé une certaine confusion.Grand est le nombre des auditeurs qui croyaient entendre ta voix de celui qui, chaque jour, vers quatre heures de l'après-midi, radiodiffuse la nécrologie du jour.Le ton triste de ce dernier est dicte par son devoir d’état.Le chef se ferait-il larmoyant parce qu'il anticipe déjà l'cchcc que connaîtra son mouvement ?HIVER DECISIF?Le présent conflit est devenu une guerre d'usure.Cet aspect le rapproche beaucoup de la première grande guerre.Il entrera bientôt dans son quatrième hiver.Si ce devait être le dernier, certains indices nous le laissent prévoir, il en aura compté quatre comme celui de 1914-18.Il y a vingt-cinq ans, le quatrième hiver fut décisif.C’est alors que l'Allemagne fournit son plus grand effort militaire.Mais elle fut incapable de faire face à une cinquième campagne d’hiver.Dès l'été suivant, celui de 1918, elle connut la déroute.Ce fut l’écroulement qui aboutit à l'armistice du 11 novembre.Il importe de remarquer que l’Allemagne Impériale remporta ses grandes victoires avant et après les campagnes d'hiver.Sa victoire sur la Russie eut lieu en automne et l'offensive désespérée de Ludendorfl se déroula au printemps de 1918.Mais ce ne furent là que des gains Illusoires suivis de l’effondrement.Le point culminant de la puissance allemande ne pouvait plus être dépassé.Cette puissance déclinait à mesure que celle des Alliés s’accroissait.La même constatation s'impose à l'approche de l'hiver de 1942-43.Dans lê troisième Reich l'épuisement se manifeste dans toutes les activités de la nation.L’aveu de Ooering est significatif : il a averti l'Europe, dernièrement, que l’Allemagne allait râfler les vivres dont elle a besoin dans les pays occupés afin de nourrir sa population et ses troupes et que les peuples conquis seraient servis les derniers, seuls les Aryens ayant droit à la vie ! Lorsqu’un peuple est réduit à la rapine pour s’alimenter, il a déjà atteint l’épuisement.La pression formidable exercée par l'Allemagne sur ses satellites et ses vaincus pour obtenir de la main-d'oeuvre à ses industries de guerre et des légionnaires à ses armées, démontre combien chancelante est la machine de conquête universelle des nazis.Si les nations unies n’étaient pas préparées à la guerre, l’Axe ne l'était pas à une guerre longue.Franchi le stage de la guerre-éclair, l'Allemagne a commencé à manifester des signes d'épuisement et à encaisser des gifles.Ses troupes se font faucher ; elle compense les pertes à l'aide de renforts pulsés dans les rangs de la Jeunesse d'âge non militaire et des ouvriers qu'elle remplace tant bien que mal par des conscrits importés des pays occupés.Son matériel de guerre s'épuise également.L’état-major nazi avertissait solennellement la nation, dernièrement, que l'Allemagne devait vaincre avant l’hiver russe et avec les armes dont elle dispose, car il lui est impossible d'en obtenir d'autres.On peut donc présumer qu'au cours de la quatrième campagne d’hiver de la seconde grande guerre, l’épuisement de l'Allemagne se fera*aussi sentir et produira les mêmes effets que pendant la même campagne de la première grande guerre.A la fin de l'hiver, et peut-être avant, les alliés auront probablement atteint la supériorité de 1918 sur l’ennemi.C'est alors qu’ils pourront frapper en toute confiance sur tous les fronts, y compris le “deuxième".La machine de guerre détériorée des armées nazies et le moral affaibli du peuple allemand contribueront à l’affaissement définitif des hordes hitlériennes qui céderont, comme en 1918, devant les offensives de grand style des nations unies.Depuis l’automne de 1941.Hitler a perdu sa première manche.Depuis que la guerre en est devenue une d’usure, le troisième Reich est entré dans la phase des insuccès.La guerre-éclair impliquait une stratégie qui dépouillait l'ennemi de la possibilité de développer toute sa puissance militaire en même temps qu'elle évitait à l'Allemagne le risque de subir une guerre d'usure.En juillet 1941, durant la quatrième semaine de la guerre russo-allemande, le général allemand Von Hasse écrivait : “La surprise et la rapidité sont les principales caractéristiques des tactiques allemandes dans toutes les campagnes de cette guerre.La promptitude du choc de la première attaque constitue un élément de surprise et paralyse l’ennemi.” Mais en Russie, cette méthode a échoué.La guerre dans ce pays s'est prolongée pendant tout l'hiver.Ce que Hitler aurait voulu éviter à tout prix.Les plans de campagne de 1941 fixaient la défaite de la Russie avant l'hiver.Hitler saisit ses troupes de cette décision dans sa fameuse proclamation du 2 octobre 1941.Le haut commandant de la Wehrmacht était tellement convaincu du succès de ce plan que l'armée n’était pas du tout préparée à faire la guerre en hiver.A la suite de sa catastrophe, elle dut se résoudre à entreprendre une campagne d’été marquée de succès et de revers qui l'ont conduite à la deuxième campagne d’hiver où elle trouvera peut-être son tombeau.La véritable cause de l’insuccès allemand, selon les observateurs militaires, ne réside pas dans le manque d'endurance des soldats nazis au climat russe, non plus que dans l’absence de vêtements chauds, ce qui importe peu pour Hitler, mais dans l'échec de la machine militaire nazie dans le domaine de l'offensive.C’est ce qui renversa tous les plans militaires nazis, ébranla la stratégie allemande et donna une nouvelle tournure à la guerre.Dès 1939, un capitaine allemand prévoyait les événements actuels lorsqu'il écrivait : "Dans l'est, le sol et le climat élèvent des barrières qui nous arrêteront.De la fin d'avril à la fin de septembre, nous pourrons soutenir une guerre de mouvement de l’est.Mais à l’automne, nous devrons arrêter notre marche.Si nous faisons usage du transport motorisé sur le front russe, nos lignes de ravitaillement seront vraisemblablement paralysées à brève échéance." Telle est la difficulté que la Wehrmacht n'a pu éviter durant l'hiver de 1941-42 et qu'elle ne pourra écarter pendant l'hiver prochain.D'autant plus que les lignes de communications nazies sont de plus en plus éloignées depuis la poussée allemande au Caucase.L'an dernier, après cinq mois de combats acharnés au milieu de l'hiver russe, la Wehrmacht n'avait encore obtenu les conditions requises par une campagne de ce genre.Le même capitaine écrivait : "Quant à l'entrainement et à l'équipement, notre armée est exclusivement préparée à livrer le combat à l'ouest." L’hiver 1942-43 sera-t-il décisif ?Tout le laisse prévoir, bien que ce ne soit pas certain.Quoi qu'il en soit, 1 hiver prochain sera préparatoire à la phase décisive de la guerre qui ne peut se terminer autrement que par la défaite du nazisme, tout contribue à le démontrer.Cette défaite peut fort bien se produire automatiquement par l'affaiblissement de l'armée et du peuple allemands sans l’intervention du “second front".Le moral allemand est à la baisse, n'en doutons pas, tandis que le nôtre est à la hausse, n'allons pas commettre la faiblesse d’en douter.Si on excepte le Japon, qui fait sa guerre beaucoup plus que la guerre de Hitler, l'Allemagne ne compte plus d’alliés, Tltalle étant devenue une province occupée plutôt qu'un partenaire de l’Axe.Quant aux nations unies, leur nombre s'accroit de jour en jour, de même que leur force et leur détermination.N’avons-nous pas raison d'être optimistes ?L'adhésion des nations unies est libre et spontanée, motivée par un désir ardent de vaincre et de reconquérir ou de conserver les trésors de la civilisation chrétienne et occidentale.Pour atteindre ses fins diaboliques, la barbarie nazie ne compte plus que sur le concours forcé de ses peuples esclaves.Au début de ce quatrième hiver de guerre, appliquons-nous le mot de l'écrivain russe Tolstoï : “Le salut est en nous," et espérons.Le peuple russe l'a déjà mis en pratique, avec notre aide, et 11 résiste.Hâtons-nous de l’appuyer davantage afin de partager sa victoire et de contribuer à l'établissement d'un monde meilleur au même titre que lui.W.E.De Gaulle et Pétain En 1932, à Paris, édité chez Berger Uivrault, paraissait un volume intitulé: “Au fil de l’épée” et dédié par l’auteur à un gran 1 personnage et dans les termes que voici: “Cet essai, Monsieur le Maréchal, ne saurait être dédié qu’à vous, car rien ne montre mieux que votre gloire quelle vertu l’action peut tirer des lumières de la pensée .Monsieur le Maréchal était Phi lippe Pétain et l’auteur était Charles de Gaulle. PORTEZ HAUT FLAMBEAU LIBERTE ' '• ••••->’ V wMmê Hü£ Wm vmmm.wmâ wmwM " WÊm pgp ¦ ¦ : A .Wmmi P hV- I»y WBmm ¦ - 0$.-.¦-.Vv V • • - J: v ' ' - ' WWi ¦ .:•: :0?W& ¦m&wæœ :• ç :as i de commentaires à offrir en marge ; de cette décision fédéral.“Vous savez sans aucun doute l’effort que ; nous fournissons de concert avec l'industrie île guerre pour le trnns-j (M>rt du personnel ouvrier et.natu-j Tellement, il nous faudra étudier i quelque temps encore la nouvelle situation avant d'annoncer au grand public voyageur de quelle façon et : quelle sera la nature exacte des restrierions qu'il devra subir." Dans les milieux du transport on se demande si la limite île 50 milles sera fixée d'un point dans la ville ou en dehors de la ville.Ce simple détail peut avoir une énorme importance Pour ce qui est de la périphérie de Montréal la distance de 50 milles offre au voyageur une lilierté de mouvement amplement suffisante, nous dit-on.Le major-abbé Sabourin n'est pas le seul à parler Il faut admettre, même si on ne partage pas toutes ses opinions, que le major l'abbé Armand Sabourin, aumônier des Fusiliers Mont-Koyal, n'est pas le seul prêtre à nous parler de la terrible guerre comme il le fait.depuis son retour de Dieppe.Mettant son peuple en garde contre le sort des nations conquises, lisait-on, en effet, dans tous les Journaux de Muutrêal de lundi, à l'exception peut-être d'un en dépêche de Philadelphie, S.E.le cardinal Dennis Dougherty, archevêque de Philadelphie et second prélat de la Hiérarchie catholique américaine, a demandé, dimanche, aux catholiques des Etats-Unis de s'unir dans les mêmes sacrifices de guerre.“Nous sommes résolus à faire face, avec l'aide de Dieu, a-t-il dit, â tout danger : à surmonter tout obstacle et à vaincre nos en-icmis.NOUS DEVONS ET NOUS ALLONS REMPORTER LA VICTOIRE." Parlant à l’issue d'une messe pontificale célébrée au Convention Hall devant plus de 20,000 fidèles.Son Eminence rappelait que les soldats alliés "risquent leur vie POUR LA CAUSE SACREE DE LA CIVILISATION ET DE LA RELIGION; nous prions pour que chaque bataille voit LA MAIN DE DIEU s'étendre sur nous POUR NOUS PROTEGER." Les intentions de la célébration de la messe pontificale étaient : la Victoire, une paix durable et le repos éternel aux âmes des victimes tommies au champ d'honneur.Croire ceux qui ont vu Il serait peut-être sage de croire ce que nous disent de la guerre .ceux qui l’ont vue, l'ont vécue en Europe, au moins autant que ce que peuvent nous en raconter ceux qui, comme vous ou mol, n’en ont encore rien vu."SI l'exemple de nos ancêtres Inspire notre courage, notre audace," soumettait humblement, dimanche soir dernier, l’officier d'aviation canadien-françals du Québec, Guy Rainville, D.F.M., “que dire de la magnifique endurance, de l'héroïsme de nos soldats de Dieppe ?A ces vaillants soldats, morts au champ d’honneur, nous promettons d'être là, au jour de la poussée victorieuse, et de participer à l'écrasement de l'ennemi.Pourquoi nous battons-nous, et pour qui ?Au cours d'un voyage de congé, à Londres un aviateur fut témoin de l'un des raids les plus destructeurs, les plus meurtriers de l'histoire.Le matin, des nuages éclipsaient le soleil, des Incendies faisaient encore rage le long de la Tamise.Dans plusieurs quartiers, la moindre circulation était impossible et, de temps à autre, des bombes à retardement continuaient d’éclater.Partout un Immense et indescriptible spectacle de la douleur humaine, cependant qu’aux approches d'édifices en flammes des brigades entières de pompiers se relavaient.“Devant une telle leçon de courage, de souffrance d'heroïsme.l’aviateur comprit pourquoi, pour qui lui et ses freres d'armes étaient allés se battre tout dabord en Angleterre puis, si Dieu leur prête vie, en France quand l’heure “H" sonnera, enfin, de la grande offensive en vue de la poussée finale sur Berlin." CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO.LIMITID __ NOTRE 125c ^ANNIVERSAIRE IZ)es actes glorieux pour l'humanité ont jeté leur éclat sur les années du siècle et quart que la Banque de Montréal a vécu au service du Canada.Des actes de basse perfidie et de tyrannie ne sauraient détruire le passé de courage, de foi et de belles réalisations qui appartient aux nations et aux peuples démocratiques, amis de la liberté.Le Canada, depuis 125 ans que la Banque existe, s’est développé; la petite colonie de pionniers est devenue un Etat qui est grand entre les nations, tant pour ses richesses que pour son activité et son influence dans le monde.Fondée lorsque le Canada était encore un lieu de sauvagerie, avec une ville ici et là, la Banque de Montréal a marché, travaillé et combattu aux côtés de toutes les générations de Canadiens depuis 1817, prêtant partout son concours afin d’édifier et de préserver la nation.Comme lors de notre centenaire en 1917, le Canada à l’heure actuelle sc trouve encore—de concert avec les autres Dominions et avec ses alliés —en train de combattre de toutes scs forces, mais avec confiance, pour la liberté et pour tout ce que comporte la liberté.1817 ?3 NOVEMBRE ?1942 En ce 125e anniversaire, nous vouons de nouveau tout ce que nous avons accumulé jusqu'ici d’expérience, de savoir, d'habileté technique et de puissance financière,, au service du Canada et de ses citoyens.TOUJOURS AU SERVICE DU CANADA Lorsque la Banque 7.«C V - /* if-i-tt pooiSjôo^ itt* i «position, dont l’entrée est libre.l"n programme détaillé iixJiquant le caractère «le- conférenciers et «les démonstrations peut être obtenu gratuitement.Adressez toute correspondance a L'Exposition Educative «les Produits Avicoles, Hôtel Mont-Roval, Montréal.tWtyhît*>fom publié par L'Avenir du Nord Cie, Liée, imprimé par J.-H.-A.Libelle, Limité,.-Sainl-Jérômo Sainte-Marguerite du Lac Masson FEU M.E.-I».GAUTHIER Récemment, ont eu lieu les fit -nératlles de M.Ernost-P.Gauthier, décédé à l'àge de 58 ans et 5 mois Un landau de ileurs précédait le corbillard.La levée du corps rut faite par M.le curé D.Lussier ; le service fut chanté par NT le curé Bruno Presseault.parent du défunt, assiste de M le curé D, Lussier et d«' M l’abbé Mcl « od Les RR PP Ga gnon et Lévelllé.OMI, ont dit des messes aux autels latéraux Les élèves du couvent, sous la direction des Soeurs de la Providence, firent les frais du chant funèbre.Le défunt laisse son épouse (Marie-Louise Lamoureux i, trois fils Gilles, Hubert et Richard .deux filles Jeannette et Marie-Paule ?sa mère, madame Polydore Gau thier : ses frères : Rock.Henri, Albert.Guillaume, Julien et Valntore: ses soeurs : Bernadette et Marguerite ; son beau-frère, M.Aimé McGuire : ses belles-soeurs : Mine Jean.Rock.Henri et Valmorc Gauthier.Dans le cortège, on remarquait outre la famille une foule nombreuse de concitoyens et d'amis du de funt.Les porteurs étalent MM Eucllde Giroux.J.E Lavlgne, W.Gauthier.B Séguin, A Slgouin, W.Chartier La famille a reçu de nombreux témoignages de sympathies et des offrandes de fleurs de la part de MM et mesdames Rock Gauthier.Henri Gauthier.S Bélanger, R McGuire, J McGuire, R Labonté.C Sauvé.W.Denis, Brasseries Molson Ltee.M Albert Taillefer, M et madame F Dery.fanîille Jean Gauthier.M et madame L.-P Perreault, famille J.-E.Lavlgne.M.W -G Le-rlche, de la National Breweries, de Sainte-Agathe : M et madame A Champagne.Des télégrammes furent envoyés à la famille Gauthier par : MM.et Mmes W.-J Lafavc.de Montréal C Sauvé, de Montréal ; O.Groulx.de Sainte-Agathe : E-C.-H Taylor de Montréal ; L.Gagnon.d'Amos ; Ludger Simard.-de Sorel ; MAI Maurice Dion, J -L.Gagnon, Roeh Veillet, Douglas Lindsay.Charle-Borrought ; Mlles Thérèse, Agath et M Henri Pauzé.de New-Glasgow.Des offrandes de messes de la part de : Mmes A Lamoureux, John Lindsay, M Roch Gauthier, Mme P -G Mnquin.famille U.Gauthier MM et mesdames E Camélias, A McGuire, James Brodwick.W La-fave, Mlle C.Gendron, famille Jean Bérard, M.et Mme E Giroux.M et Mme J.Plché.Mme Noé Clément Mlle C.Richard.M.et Mme O.La-moureux, famille D Cardinal.M.et Mme J.McGuire.Mlle G Tremblay, Mme P.Gauthier.Militaires du La communion avant le raid de Dieppe Les «ommandos canadiens allèrent en raid A Dieppe, apres avoir reçu la sainte communion et une absolution générale La communion leur avait été donnée la veille au soir dan.- U\s salles de cl.iaae d’une école de la,cote du sud, l'aumônier allant «le salle en salle pour remettre l'hostie aux hommes agenouillés.Auparavant.il leur avait donné l'absolution en leur «lisant: "Vous ne devez pas oublier le côté spirituel de cette expédition.Certains «l'entre vous peuvent n'en pus revenir Gardez votre courage et combattez en chrétiens." Un aumônier nlla avec les Canadiens A Dieppe.C'était le Père Sa-bourin qui a le grade major.Un aumônier catholique officia également aux obsèques de 50 Cana «liens tués nu cours du raid.Sept autres membres «lu clergé d'autres dénominations assistaient aux funérailles Des prières furent récitées pour les hommes qui moururent et qui sont enterrés en France.(The Universe) ramp Lnuzon (cinq messes), Mlle M.Martineau.Los témoignages de sympathies affluèrent de toutes parts : MM.Roger Feisy.Paul Orsali.M et Mme Gustave Cloutier, M Frank Lantel-gne.M.et Mme H D'Aoust, Mme H.Dery.Mlle Marguerite Gauthier, famille G Lecault, M.Aime Petit no taire J Cardinal.M.et Mme Gilbert DesJardins.M Alfred Folsy.Mme Félix Lccours.Mme J Cinq-Mars.RR SS de la Providence.Mme Denis Bruchési, notaire V Saint-Germain Mine André Brlsset des Nos.Mme O Séguin, M et Mme B.Séguin.M Gaston Gibeault, avocat.Mlle D Pelletier, M et Mme G Bru-n«'lle.M Henri Parent, Mlle Tierney, M et Mme E Moquln.M.Jean Martineau.avocat.M et Mme A Sarra-zin.R S.Orence, famille Marin.M P.Laberge, M et Mme René Desrosiers.famille Jean Bérard, M.et Mme Paul Chartier, famille Albert Sigouin.M B Barbeau.Mlle Bou-dreault.O M G , Mme Kelley, famille F Villeneuve M.Roger Sé-nécal, M.et Mme Smith, famille T Dancoste.MM Oscar Long-pré.Grenle Saint.-Jacques, Albert Richer.M.et Mme Lionel Sainte-Mari*'.M et Mme René Dubois, famille J -A.Laurin.M J.-Nap.Lussier.M Hermas Lamoureux, Mlles Agathe et Thérèse Meilleur.M et Mme Guy Bernier, M et Mme R Couillard.RR Frères Alexandre et Flamier.F.E.C., ainsi que nombre d autres.La famille Gauthier remercie tous ceux qui leur ont témoigné delà sympathie soit par offrandes de messes, fleurs, télégrammes et assistance aux funérailles.re£ LES NOUVELLES Ceci se RAPPROCHE TROP de nous • Le Canada est en guerre .une guerre brutale, terrible.Elle ne peut avoir qu’une de deux issues .défaite ou VICTOIRE.Cette guerre n’est pas éloignée .elle so déroule le long des côtes du Canada .et elle pénètre même dans notre grand Saint-Laurent.AUJOURD'HUI, nous sommes en dangerl .Que pouvez-vous faire?.Eh bien vous pouvez prêter votre argent pour acheter les armes qui repousseront l’ennemi.Sans ces armes la victoire est impossible.Plus rien n'importe, sauf la Victoire) mimm Saint-Jérôme, le 6 novembre 1942 L’AVENIR DU NORD L’ouverture des cours de tangues secondaires présidée par M.Perrier Pag* cinq La T.S.F.L’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, présidé samedi matin l'ouverture «les cours de langues secondes organisé1.à sa demande par la Commission des écoles catholiques de Montréal, sous les auspices du Conseil de l'instruction publique de la province.Environ 440 institutrices et instituteurs laies et religieux des différentes cotnmisssions scolaires de l’ile suivront cette années ces court de langues secondes a l’école du Plateau.Deux cent quarante hommes et 120 femmes suivent les cours d’anglais, et 40 hommes et 40 femmes suivent ceux de langue française.Il y aura 20 cours donnés par des religieux et des laies, soit huit cours d’ici janvier, et 12 de janvier à la fin de mars.Les examens auront lieu au début d’avril, nous dit M Louis-Philippe Lussier, directeur adjoint des études de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, le directeur de ces cours.Présenté par M T.boulanger, directeur des études de la Commission des écoles catholiques de Montréal, l’honorable Hector Perrier félicite ceux (pii ont décidé de suivre les cours de langues secondes "C'est avec infiniment de plaisir que j'assiste ce matin à l'ouverture de ces cours, dit M Perrier.Je remercie aussi les commissions scolaires de l’ile de Montréal de leurs concours dans l'organisation.Elles ont répondu à l’appel du gouvernement avec leur générosité coutumière.Le succès des cours de i'an dernier a été remarquable.Il en fut de même à 1 us ennuyeux dans nos écoles.Ces cours que vous proposez de suivre ont pour but de raffermir vos notions, d'ajouter M.Perrier.Ceux qui veulent avoir une arme de plus pour réussir dans la vie doivent apprendre la langue seconde.Je suis de ceux qui prétendent qu'il faut se rendre compte de la nécessité de la langue seconde.Je suis sûr qu'on peut l’apprendre sans briser nos attaches à nos traditions et sans changer notre caractère particulier.Apprendre une langue seconde, c’est se cultiver.Si on prend goût à la langue seconde, on l’enseigne ensuite de façon plus intéressante.La langue seconde est obligatoire et il faut lui donner l'importance que le Conseil de l’instruction publique a décidé de lui accorder afin de préparer la jeunesse aux tâches de la vie.Tout en travaillant pour la victoire, c’est notre devoir de penser aux problèmes de l’après-guerre où la jeunesse supportera le fardeau des conséquences sociales et économiques du conflit actuel.Il faudra une jeunesse mieux préparée.Dans les forces armées, elle se prépare.Il faut que la jeunesse (pii ne fait pas partie des forces armées se perfectionne au même degré afin d’avoir les mêmes armes pour le combat de la vie.C'est s-'d'L*' qinevx m VjMil (2v?y?aÿfwnô de ûiaâde: VOTRE FUSIL et deKuyper la véritable saveur de Hollande vous procurera une sensation de satisfaction et de chaleur après une dure journée dans le bois.10 ONCES, 26 ONCES, 40 ONCES, H, 15 *2.70 *3.90 Dl»Hllé*l embouteillé ou Canada ton» la surveillance direct* de John de KuyperA Son, Di»ti Moteur», Rotterdam, Hollande.RTTIlTTTTJiTl MAISON FONDÉE 16 9 5 L’ESPERANCE CHRETIENNE A partir du dimanche, 15 novembre, l’Heure Dominicale, que dirigera désormais le Révérend Père Marie-Marcel Désunirais, O.P., s'inspirera d'une nouvelle formule.Au fait, son programme a été changé du tout au tout.Comme on le sait, l’éminent Dominicain a fait un stage de plusieurs mois à Washington, où il a étudié la formule des émissions radiophoniques d'expression catholique et peu se rendre compte des résultats obtenus dans les milieux américains.C'est le directeur même de l'Heure Dominicale qui donnera cette causerie sous le titre "L espérance chrétienne".D'important pour l'instant, c'est de signaler le reportage de Radio-Canada au monastère des Bénédictins A Saint-Benoît du Dac, un reportage qui marquera l'inauguration des nouvelles émissions de l'Heure Dominicale, le dimanche.15 novembre.C'est par une permission spéciale de Dom Grenier que le Père Desmarais, ainsi que les membres du personnel de Radio-Canada chargés de l'enregistrement phonographique, à savoir, MM.Guy Mauflette, François Bertrand et l'opérateur Marcel Henry, ] ont pu assister aux cérémonies et préparé cette émission extraordinaire.Il sera ainsi possible de suivre les Pères Bénédictins dans leurs exercices de piété, dans leur règlement de vie, dans l'atmosphère même du monastère.Peu de temps avant la guerre, M.Paul Decharme, l'un des as du radioreportage en France, de passage au Canada, avait fait entendre aux auditeurs de Radio-Canada des disques phonogTaphiques provenant d'un séjour qu'il avait fait dans un monastère des Trappistes en France.Ce reportage avait crée une très profonde émotion dans tous les milieux.Or, l'enregistrement que viennent de faire à Notre-Dame du I.ae, le Pcre Desmarais et ses collaborateurs, grâce à la très bienveillante collaboration de Dom Grenier et de ses religieux, est 1 un des documents les plus remarquables dont s'enrichira la discothèque de Radio-Canada.Des uuditeurs s'en rendront compte le dimanche, T> novembre.A 6 heures du soir.De dimanche, 22 novembre, l'Heure Dominicale transmettra un sketch de Félix Declerc.intitulé "Da Paix votre tâche d'outiller la jeunesse et je vous atteste au nom de la province notre admiration et notre gratitude.” En terminant.M.Perrier remercie particulièrement M.L.-P.Lussier de son aide précieuse dans l'organisation des cours.Outre M.Perrier.M.Alfred La-rose, président de la Commission des écoles catholiques de Montréal, et M.T.Boulanger, directeur des études de la même commission, ont dit quelques mots.soit avec voua".Pula, le dimanche.20 novembre, elle nous fera entendre la Petite Maltriae de Québec.• e e LE THEATRE DE LA PEUR De Théâtre de la Peur que Radio-Canada a inacrit à son programme du mercredi, à neuf heures et demie du soir, s'apparente au grand-guignol par le décor qu'il crée, par son procédé littéraire, par le Jeu des acteurs.Des sketches qu'on y donne viennent de la bibliothèque de la NBC et sont traduits et adaptés par des gens de théâtre.Des directeurs ont déclaré au début de la saison que cette émission dramatique valait plus par les ressources et l'Ingéniosité des auteurs, des acteurs et des bruiteurs que par son genre 1H téraire.De metteur en ondes de ce théâtre est M.Guy Mauffette.L’AVARE, DE MOLIERE Au théâtre de Radio-Collège.— Un chef-d'oeuvre du poète comique.D'Avare, de Molière, a été remis â l'affiche du théâtre classique, pour l'émission du dimanche, huit novem bre, à huit heures du soir.Cette émission de Radio-Canada appartient à la rubrique de Radio-Collège.Elle groupe pour l'interprétation, des artistes très connus de la scène et de ia radio.D'adaptation de l'oeuvre est de Jean Desprez.MM.Jacques Auger et Paul Dupuis sont chargés de la mise en ondes et de la régie de ce théâtre.D'Avare est considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de Molière et du théâtre classique.Molière a puisé à diverses sources en écrivant D'Avare I l'Aululaire, de Plante, et les Esprits, de Darlvey).Les auditions symphoniques Da discothèque de Radio-Canada a préparé sous la rubrique des concerts symphoniques pour la semaine du 9 novembre, le programme suivant: De lundi, 9 novembre, 3 heures 33 Da Symphonie no 1 en ut mineur de Brahms.D'Orchestre Symphonique de Dondres.Direction Weingartner.— De mardi, 10 novembre, à 3 heures 33 — "Sinfonietta" de Mias-skowsky.D'Orchestre Symphonique de la N.B.C.Direction Black.—De mercredi, 11 novembre, à 3 heures 33 — Da Symphonie no 7 en la majeur de Beethoven.D'Orchestre Symphonique de New York.Direction A.Toscanini.—De jeudi, 12 novembre, à 3 heures 33 — Suite no 2 (Indian) de MacDowell.D'Orchestre Columbia.Direction E.Barlow.—De samedi, 14 novembre, à 10 heures — Tableaux d'Exposition, de Moussorgsky.D'Orchestre Symphonique de Philadelphie.Direction E.Ormandy.CANADIENS ! Vous devez vous préparer à défendre votre pays avant qu’il soit trop tard $ .ENROLEZ-VOUS DANS LE REGIMENT DE VOTRE LOCALITE Célibataires: 17 et 18 ans • 19 à 35 ans — Classe C 35 à 50 ans — Toutes les classes Hommes mariés : 17 et 18 ans 19 à 29 ans — Classe C 30 à 50 ans — Toutes les classes LK REGIMENT DE JOL1ETTE 2ième BATAILLON, (Réserve) SOCS LE COMMANDEMENT DE lieutenant-colonel JEAN TELLIER s ENTRAINEMENT LOCAL LE SOIR ET EN FIN DE SEMAINE Dès aujourd’hui, adressez-vous au Lieutenant HENRI PREVOST 160, avenue Parent, Saint-Jérôme Société Canadienne de la Croix-Rouge Au cours des dernières semaines, de nombreuses familles de notre province ont vécu des jours d’anxiété.Un père, un époux un frère ou un fils avait combattu dans le terrible raid de Dieppe.Et il n'était pas revenu sur le sol anglais.Quel était son sort ?Et s'il vivait, comment l'ennemi le traitait-il?Qui donc pouvait répondre à ces questions angoissantes ?Comme en beaucoup d'autres circonstances semblables c’est la Croix-Rouge qui apporta dans ces foyers si éprouvés la nouvelle réconfortante.En arrivant au camp d'internement.le prisonnier est autorisé à écrire quelques mots à ses proches parents.Envoyés à la Croix-Rouge internationale, à Genève, ces messages étaient transmis à la Croix-Rouge canadienne; c’est ainsi qu'ils parvinrent assez rapidement aux familles des héros de Dieppe.Mais voici l’un des plus émouvants incidents dont fut témoin le Bureau d’enquêtes de la Croix-Rouge, à Montréal.Une bonne vieille maman canadienne-française, retenue au lit par la maladie, eut l’occasion de reconnaître la grande sollicitude de la Croix-Rouge, Deux de scs fils avaient participé au raid sur Dieppe.Grâce à la Croix-Rouge, l’un d’eux, prisonnier en Allemagne, lui envoya un message disant que son frère avait été blessé et qu’il ignorait ce qu’il en était advenu.La lionne maman désireuse d’aider son fils interné en pays ennemi, écrivit à Ottawa pour obtenir les règlements au sujet des colis destinés aux prisonniers de guerre.Malheureusement, on ne lui répondit qu’en anglais et cette courageuse Canadienne ne savait lire que le français.Le même jour, elle recevait d’Angleterre une lettre rédigée en anglais.La pauvre mère était bien embarrassée ; elle fit appel à la Croix-Rouge, qui délégua aussitôt une personne préposée aux messages internationaux.Elle apprit ainsi que son second fils avait en effet été sérieusement blessé.Hospitalisé en Angleterre, il avait demandé à une garde-malade d’écrire à sa vieille mère.Il ignorait encore le sort de son frère aîné, grâce â qui il avait été remené inconscient sur une barge.Cette brave Canadienne française, dont le fils aîné était prisonnier en Allemagne.et dont l’autre était infirme pour la vie, trouva des paroles très émouvantes pour remercier la Croix-Rouge.Et elle déclara fièrement: “Mon troisième fils entrera bientôt dans l’armée.Il saura venger ses frères." C’est pour aider tous nos combattants que la Croix-Rouge demande sans cesse des bénévoles.Les 189 sections de la province de Québec doivent augmenter considérablement leur production d’articles vestimentaires et de linge d’hôpital, car la guerre prendra certainement une nouvelle tournure au cours de l’hiver.La Croix-Rouge veut être prête à toute éventualité Elle compte que vous.Mesdames et mesdemoiselles.vous ferez TOUT votre devoir pour donner plus de confort et plus de joie aux Canadiens qui protègent vos vies et vos foyers.Inscrivez-vous tout de suite dans la Croix-Rouge, la grande armée de la bienfaisance.Il suffit de s'adresser à la section locale, ou à la Maison de la Croix-Rouge, 770 rue Saint-Antoine, à Montréal.Les manies des grands hommes Chateaubriand dictait ses compositions littéraires à un secrétaire et, pour cela, il lui fallait se promener, se déchausser, sur le plancher de son cabinet de travail.* * * Le célèbre naturaliste Buffon ne travaillait bien que si son jabot de dentelles et ses manchettes, également de dentelles étaient de la plus grand fraîcheur.POUR UNE VRAIE BONNE TOUCHE Canada Province do Québec District de Terrebonne Ville de Saint-Jérôme SOUMISSIONS DEMANDEES ENTRETIEN D'HIVER DES RUES DE DA VIDDE Des soumissions cachetées, marquées sur l’enveloppe “Soumissions pour entretien d’hiver des rues" seront reçues par le soussigné Greffier de la Ville de Saint-Jerôme.jusqu'à 4 heures de l’après-midi, le 16 novembre 1942, à l’hôtel-de-ville, 280.rue Dabelle, pour l'entretien des rues de la ville durant l’hiver, avec charrues à neige.Les soumissions présentées comporteront pour l'exécution de eet entretien de rues avec deux charrues et équipement complet.De soumissionnaire devra prouver à la satisfaction du Conseil qu'il possède ou peut se procurer dans un delai de 8 jours après l'acceptation de la soumission par le Conseil, l'outillage nécessaire à l'exécution du travail.De contrat à intervenir entre la Ville et le soumissionnaire dont la soumission sera acceptée, sera pour une durée de deux ans, mais le prix de la soumission devra être établi sur une base annuelle.Les soumissions devront être faites suivant le cahier des charges, lequel peut être consulté au bureau du soussigné entre 9 heures et 4 heures de l’après-midi, chaque jour.Le Conseil ne s’enguge pas à accepter la plus basse ni aucune des nnntlssions reçues, i Saint-Jérôme, le 3 novembre 1942.E.MARTIN, greffier, 1 Ville de Saint-Jérôme.COIN DES IMtOIljSSIO VNirS h FORTIER U PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER ' Me HENRI PREVOST Téléphones: 258-201-35 'oooooooooooooooooeccooocoooocoosooocr-cooooooooooooooe 'AVOCAT LEGAULT & LEGAULT AVOCATS et PROCUREURS L-L LEGAULT.K C FERNAND LEGAULT.B A .LL B Tél.60 295 rue Main LACHUTE OUY LEGAULT.B A.LL B 10 ouest, rue Saint-Jacques MA.3866 — Montréal Paul Larose, L.L.B., AVOCAT 128, rue Biainville SAINTE-THERESE Téléphone 50 NCTAirC Bureau Edifice "Tbemlt” Chambre «13 10, S.-Jacques O.Montréal Tél.LA.7268-7268 J.-MARC VERMETTE NOTAIRE Saint-Janvier Co.Terrebonne Tél.622 - 22 AVOCAT GASTON GIBEAULT AVOCAT de BOURAS8A At OIBEAULT Tél.60 — 5, rue Préfontaine SAINTE-AGATHE-DES-MONTS CLAUDE PREVOST Substitut du Procureur général (district de Montréal) BENOIT ROBERT GUY ROBERT Prévost, Robert & Robert AVOCATS Si PROCUREURS Edifice Transportation, Cb.202, 132 ouest, rue S.-Jacques PL.5069 DENTISTE Tél.500 LOUIS NICOLAS ARCHITECTE 430, rue MELANÇON Tél.510 SAINT-JEROME Examen de la vue Lunettes 304 S.-Georges S.-Jérôme André Racine, O.O.D.SPECIALISTE POUR LA VUE Le soir sur appointemenl Téléphone 626 PETITES ANNONCES Maison à louer, à vendre, meubles usagés, demande d’emploi, objets perdus, etc., etc.TARIF 3 sons le mot.minimum 40c.ou 3 insertions pour SX.00.# • • Machinistes et apprentis-machinistes demandés.Position permanente.S’adresser au Bureau du Service National Sélectif, 301, rue Labelle, Saint-Jérôme.140 Dr.Jules Pagé CHIRURGIEN - DENTISTE Ex-Interne à Forsyth, Boston 310, rue SAINT-GEORGES SAINT-JEROME Armand Parent COMPTABLE-VERIFICATEUR Autorisé de la Commission Municipale de Québec CLASSE "A” 389, boulevard Melançon SAINT-JEROME Lorenxo Bélanger, C.P.A.Comptable public licencié Expert en Impôts sur le revenu et taxe de vente 630 ouest, DORCHESTER MONTREAL A VENDRE Propriété en pierre de taille, 3 logements, sur terrain de 119 x 97 pieds.Autre en pierre artificielle, 2 étages sur lot de 124 x 40 pieds.Un terrain, rue Fournier, 87 x 45 pieds.S'adresser au bureau de La-flamme & Bourassa, Saint-Jérôme.-79 PS & # P PS a- & * ps C.-A.LORRAIN & Fils ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos Buick — Pontiac — Chevrolet — Oldsmobile Bureau existant Tél.No 58 — Saint-Jérôme depuis 40 ans «s « f9 «8 i S9 K \l' les Ve^%/i f C’est un double bonheur pour les Canadiens de pouvoir boire, à la santé de l’Empire, un vin provenant d’une nation-soeur et d'aider ainsi des camarades intrépides à financer leur magnifique contribution à la victoire commune.Les Vins EMU, provenant de raisins de choix, récoltés sur les coteaux ensoleillés de l’Australie du Sud, se sont acquis à travers l’Empire une haute réputation des mieux méritées.Riches en bouquet, pleins de saveur, mûris à point et pleins de corps, c’est à cause du tarif préférentiel impérial qu’ils peuvent se vendre aussi bon marché au Canada.EMU Sherry j|ProduccofAuitr*u* -J ' -ëae -N—»* ***todq Loth**» VIN TYPE SHERRY Australien BMU 26 ONCES — ^ .85 40 ONCES — 1.25 CRUCHE D'UN GAI.3.90 THE EMU WINE COMPANY, LIMITED MOBétUtT V(U't AUStf AllE ou SJJJ>’ ET ' lONOOljs; ANG Page six L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 6 novembre 1942 'En modeste hommage au” 'Major Armand Sabourin” Quant à nous, les vieux soldats de la dernière pierre, maintenant trop Agés pour servir, nos coeurs se gouttent de Joie et de fierté de voir que nos ttls n ont iuls dégénéré.Pas plus que leurs pères, pas plu" que leurs aïeux, ils ne flanchent devant le devoir et l’honneur.Ils continuent bien leuis traditions.rriui iflâitn: n»ar.;Tr&nr^re rifam-.n :, : • • l’.^i ; : luutmimSnn riJiÆfijiuinmianni irmiiÆti i afiçünuunrnû uiii Nouvelles du comté de Terrebonne ,5ffo:^niinrônrinriiftgà,i^rr^raÆf6r.^:^Tr.ffiî^;îg^Ær;i]^;::n]Ti:ui3^ii^^ Ils sont les dix justes mille tois multipliés qui sauveront le Canada français! «Extrait de “Dieppe et les isolationnistes" du Lieutenant* Colonel de S&lsberryt Le m&jcr 1 abbé Armand Sabourin, D.D.C., aumônier du Régiment des Fusiliers Mont-Royal parlant id même à Saint-Jérôme il y a exactement quinze jours i24 octobre), a dit que ses gars, qui sont allés à Dieppe, nous avaient donné une triple leçon, à nous civils encore à l'abri des bombardements et hors de portée des canons ennemis, alors qu'eux et leurs frères d’armes montent la garde, jour et nuit, sur les côtes anglaises: une leçon de Foi et de discipline, en même temps qu’une leçon de confiance en leurs chefs.Leçon de Foi.parce qu'ils étaient partis sous le signe de la Croix, c'est-à-dire après que leur Padre les eût reçus au tribunal de la Pénitence et leur eût distribué la Sainte Communion.Leçon de confiance en leurs chefs, et de discipline, en ce sens qu'ils firent "aveuglement et le sourire aux lèvres" ce que le devoir leur commandait.L'héroïque et sympathique abbé a jugé, sans doute, que pareille triple leçon devait être suffisante pour le justifier d'oser nous demander, à nous, de consentir, au moins sans grincher, les sacrifices additionnels nécessaires à la Victoire, sacrifices d'argent, de boustifaille et de beuveries qui.joints à l'offrande totale de la vie de nos héros, nous permettra, grâce.toujours, avant tout à ceux-ci qui.au lieu de se battre la gueule, confortablement assis et au chaud dans les salles de marché ou autres, se la font casser pour nous, de continuer "A dormir la nuit, à nous réveiller le matin, à travailler tout le long du jour dans la paix et la sécurité encore absolues '.Mais que d'autres sublimes vérités l'hôte très distingué de Saint-Jérôme eût pu nous dire, sans forcer son beau talent manifeste d'improvisation, son éloquence si dynamiquement émouvante: On nous permettra, oh! sans vouloir le moindrement poser au ridicule pédagogue-psychologue en chambre, de signaler une de ces vérités à laquelle il serait peut-être bon.pour quelques esprits irréfléchis ou distraits.de s'arrêter pour la bien méditer.Si les gars du major Sabourin nous ont donné une leçon à la fois de Foi.de confiance en nos chefs et de discipline, ils nous ont aussi donné un exemple de renoncement non moins héroïque aux plus petites choses auxquelles nous ne pensons pas mais qui devaient, comme nous le verrons plus loin, occuper tout leur esprit.N'orft-ils pas renoncé, "nos ' héros de Dieppe, en les laissant en arrière d eux, en les abandonnant au caprice d'une bombe, d'une tempête, et de quoi encore, qui eût pu les détruire: qui.une simple et modeste petite lettre écrite de la main de la vieille maman qui se demande si, vu son grand âge.elle reverra jamais son fils bien-aimé: d'une épouse adorée ou d'une fiancée priant, suppliant Dieu de sauver la vie à son sol-Jat dont elle ne sait "quand il reviendra” comme dit la chanson jadis îredonnée sans qu'on n’en comprit peut-être alors tout le sens tragique: qui.la seule, l'unique photo de ses enfants en sa possession, photo à demi effacée par de fréquents baisers ou quelques larmes furtives: qui.un souvenir de rien du tout venant d'un cher disparu: qui, un faux objet d'art acheté dans un magasin de bric-à-brac de telle ou telle ville visitée.et qui rappelait soit une petite aventure sentimentale, soit la ren-jamais vu.et quoi, encore, d'infiniment petit et d'immensément grand contre imprévue d'un ami.soit une émotion inconnue devant un payasage A la fois qu'on voudrait pouvoir montrer, plus tard, au retour de l'épouvantable guerre.ne serait-ce que pour rappeler à ceux-là qui, parfois, les avaient poignardés ni plus ni moins, sans le savoir, dans le dos, par leurs propos insensés, qu'ils étaient de ceux-là qui avaient eu assez de coeur au ventre, de poils aux pattes .et d amour réel de la Patrie."Terre sacrée de nos aieux”.pour aller barrer de leurs poitrines la route de l'Atlantique à la légion d'assassins d'Hitler, tâche gigantesque que l'An gleterre seule, parce que se battant partout où on se bat, c'est-à-dire à tous les coins de l'univers n'eût réussi à accomplir sans le concours de ses alliés Canadiens.Américains.Australiens.Français libres, Belges li bres.et autres.Avez-vous songé un instant à ce que signifient, pour un soldat, loin des siens et de son pays, sachant que demain, conséquence des développements illimités de l'aviation et des autres armements modernes, il peut être idiotement tué par une bombe imbécile sans avoir eu à combattre et alors qu'il fume rêveusement sa cigarette, la dernière, peut-être, d'ici plusieurs jours, avez-vous songé à ce que signifient, pour un soldat, tous ces petits riens dont nous parlions plus haut?L'auteur de ces lignes y a songé, parce que vétéran de la premiere guerre mondiale-’., non.mais parce que père d'un unique fils parti là-bas relever, précisément, un des gars du major Sabourin tombés à Dieppe, le fils peut-être sait-on jamais, d’un ami et dont le nom sera inscrit en lettres d’or dans les annales du Régiment des Fusiliers Mont-Royal, mais sans avoir su.un jour, si le sacrifice de sa vie n'a pas été inutile .à cause d’actes de trahison Intérieure, actes commis par des siens qui lui devront d'avoir conservé la leur sans aller se mettre au blanc même dans le golfe Saint-Laurent ou au pays enchanteur de la Gaspésie! Exemple de renoncement, avons-nous dit ?Oui.exemple héroïque de renoncement aux plus petites choses, et qui devrait nous inciter, n'est-il pas vrai, à consentir avec au moins la même, cependant que combien plus facile gaieté de coeur, à mettre fin, momentanément, à nos petites chicanes de famille, à nos petites ambitions politiques et à nos petites rivalités professionnelles, et.libres de tout souci égoïstement personnel.à nous consacrer, une bonne fois et avant qu'il ne soit trop tard, entièrement et exclusivement à la seule tâche dont le résultat comptera: gagner la guerre, tout d'abord, et obtenir ensuite une paix juste et durable, c’est-à-dire une paix chrétienne.Le jeudi 5 novembre 1942.Un vétéran ^09soo9scccoscoscoo90oceocc>9oooocoocoooco90ooooocooob Sous cette rubrique, nos lecteurs trouveront chaque semaine, grâce à la courtoisie de nos correspondants, les événements qui se sont déroulés dans les différents endroits du comté de Terrebonne.Un autre héros disparu Eddy Bercsford.fils de M.James Beresford.demeurant au S.rue Sé-néal, à Sainte-Thérèse, qui participa au dséormais illustre raid sur Dieppe, est rapporté disparu.En effet, les autorités militaires viennent de faire parvenir un message dans ce sens à la famille de l'héroïque soldat.C’est donc un autre nom qui sajoute à ceux déjà publiés dans notre journal, des braves jeunes gens du comté qui firent courageusement face à l'ennemi.Le jeune Beresford est rapporté disparu: ceci ne signifie pas qu'il soit mort.Comme bien d'autres, il reviendra peut-être bientôt en surface, plein de vie et encore désireux de servir.Nous partageons avec la famille, le chagrin que lui cause l'absence momentanée de son eher fils et formulons Le ministre passa la journée de cil- i(> souhait qu'il lui revienne bientôt, manche à Montréal, recevant a son domicile, dans l’après-midi, plu-1 .- - sieurs personnes qui avaient des af- : faires urgentes à discuter.Lundi \ JOlfCtlfi matin, nous le retrouvions à son ! VOUS appelle bureau de Montréal où il tailla une j —t- besogne considérable tout en rece- 1 M.Jacques Guyot, de Saint-Jérôme, vant plusieurs délégations.Le soir, ' se joint aux offic iers de la L’honorable HECTOR PERRIER Aux précédentes, s'ajoute une autre semaine laborieusement remplie.Vendredi le 30 octobre, le secrétaire de la province était à son bureau de Montréal recevant maints visiteurs et apportant une solution à plusieurs problèmes.Samedi matin.il présidait à 1 inauguration des cours de langues secondes à l'Ecole Supérieure Le Plateau, adressant la parole à plus de 400 professeurs réu nls à cette occasion.De retour à son bureau, il reçut maints électeurs jusqu'à 3 heures de l'après-midi, alors qu'il présidait, en compagnie de madame "terrier, ia matinée des Concerts Symphoniques de Montréal.Dans la soirée, au Cercle Universitaire.il présidait le banquet organisé par la Corporation des Techniciens de la province de Québec.Une industrie nouvelle ici ?Pour la saison froide L'homme soucieux de sa toilette s'habille à son goût chez J.-W.CYR Chapeaux, paletots, coupes vent pesant, pantalons, sous-vêtements d’hiver, chemises de toutes les pesanteurs.Assortiment varié de complets prêts à porter à prix raisonnable.Notre assortiment de mercerie et de confection est au complet grand choix de vêtements de travail, gants, mitaines, foulards guêtres etc.Venez vérifier nos belles valeurs puis constater nos prix toujours les plus bas possible pour bien répondre aux besoins de nos clients toujours de plus en plus nombreux.J.-W.CYR Tél.448 il partait pour Québec où il passait la journée de mardi et celle de mercredi.assistant dans l'après-midi, à une réunion du cabinet des ministres.Jeudi, le ministre était à son bureau de Montréal se penchant sur une multitude de problèmes d ordre général et d’autres Intéressant particulièrement son comté.La lecture de ses activités manifeste éloquemment le désir qu’entretient l’honorable Hector Perrier de bien remplir le mandat que le peuple lui a confié.Nouveau centenaire à Sainte-Thérèse Il y a eu un siècle que le petit séminaire de Sainte-Thérèse a été canoniquement érigé.La prochaine fête de la S.-Charles, journée où se réunissent les anciens de cette institution.qui sera célébrée le mercredi 11 novembre, revêtira une solennité plus grande qu'à l'ordinaire.S.Kxr.Mgr lldebrando Antoniutti.délégué apostolique au Canada, a accepté d'être l'hôte d'honneur.S.Exc.Mgr Joseph Charbonneau chantera une messe pontificale à l'église paroissiale à 9 neures 30.Mgr Paul-Emile Léger, vicaire général du diocèse de Valieyfield, prononcera ie sermon de circonstance.A l'issue du diner, à midi, les élèves du séminaire interpréteront une féerie en dix tableaux d'Henri Ghéon."La Quête héroïque du Graal".compagnie locale Dans une autre page de notre édition d'aujourd'hui parait un facsimile des affiches qui ont été placées en différents endroits de notre ville pour annoncer la campagne de recrutement du Régiment de Jo-liette.Cet appel s'adresse aux “CANADIENS” de notre région, aux vrais Canadiens ; c'est-à-dire à ceux qui sont conscients des devoirs qui leur incombent à titre de citoyens du Canada, à ceux qui se rendent compte que, même s’ils ne peuvent servir Depuis quelque temps, on entend chuchoter dans les coulisses qu'une Industrie nouvelle s'implantera très bientôt a Saint-Jérôme même.Les citoyens de Saint-Jérôme se souviennent encore de feu M.Régis Guénette qui a passé les dernières années de sa vie à mettre au point sa propre Invention ; une machine rotatoire à vapeur.Régis Guénette est mort mais son Invention semble vouloir lui survivre puisque, d'après notre informateur, une charte fédérale a été accordée à une compagnie qui portera le nom de "Régis Moteur* Limitée".Ceux qui ont connu Régis 'Guénette, se rappelleront qu'il désirait ardemment voir se développer à Saint-Jérôme même, la fabrication éventuelle du fruit de son invention.Ceux qui ont continué son oeuvre, veulent respecter la volonté de l’Inventeur, et doter la ville de Saint-Jérôme du privilège de la fabrication de ses engins qui devront révolutionner tout ce qu'on a connu jusqu’ici dans le domaine de la mécanique à vapeur.Récemment, l'engin à vapeur en question, a subi victorieusement une démonstration devant les intéressés.Il n'est donc pas téméraire de prétendre que.si un jour l'invention d'un Jérômien doive atteindre au succès.Saint-Jérôme aura le bénéfice de la voir se développer dans ses murs.INITIATION ET ASSEMBLEES CHEZ LES CHEVALIERS DE COLOMB THEATRE R E X Saint-Jérôme Le dimanche C novembre, dans le sous-sol de l'église paroissiale, aura lieu l'initiation des 92 nouveaux Chevaliers de Colomb.Le program- .me de la journée est assez élaboré : '"et”'novembre ' à la messe de 10 hres les Cheva- Ann Miller dans "PRIORITIES liers de Colomb assisteront en grou ON PARADIS" avec Betty Rhodes, pe à la cérémonie religieuse et se Colomia.Une comédie musi- placeront dans le choeur.M le curé WIU," Æ' avec'PauieUe Emile Dubois, aumônier, prononce- Goddard.Robert Preston La plus ra le sermon de circonstance : vers grande production de Cecil B De 11 hres a.m.: une photographie du Milles.En couleur.Sérié KING groupe sera prise el face* du” Palais ?F ^ de Justice ; a 1 30 hre p m : les .Mardi mercredi aspirants passeront le 1er degré ; à 10 et 11 novembre 3 hres p.m.: le deuxième degré et Henri Carat dans "LES GAIS à 7 hres p.m : le troisième degré.n?Xec Le conférencier sera monsieur Fer L’hon.Adélard Codbout annonce d’importantes nominations A l'issue d une réunion du cabinet qui eut lied jeudi, l'hon.Adélard Godbout a annoncé la nomination des hon.Cléophas Bastien et Georges Dansereau, le premier, comme ministre de la colonisation, le deuxième, de l'industrie et du commerce, l'hon.Oscar Drouin recevant un autre portefeuille.Certes, ces nominations seront bien vue3 du pubiie.les deux nouveaux ministres étant bien connus et possédant toutes les qualifications et les mérites requis pour occuper ces hauts postes.L'hon.Cléophas Bastien est un vétéran de l'arène provinciale.Député de Eer-thier depuis déjà plusieurs années, il fit face à la tempête, au cours du désastreux régime Duplessis.C'est un ardent et habile debater sur qui les forces libérales pourront toujours compter.Les électeurs du comté de Terrebonne connaissent particulièrement bien l'hon.Bastien.car c'est à lui qu'avait été confiée l'organisation de l'élection de l'hon.Hector Perrier.Les gens du comté ont été à même d'apprécier ses qualités de parfait gentilhomme, d'excellent orateur et d'administrateur honnête Député du comté d'Argenteuil.l'hon.Georges Dansereau est aussi bien connu, son comté étant voisin du nôtre.Dans ce cas aussi, l'hon.Godbout a eu la main heureuse et a démontré qu'il avait à coeur de s'entourer d hommes qualifiés.L’hon.Dansereau est un industriel averti, en même temps que bien versé dans les questions provinciales.Nul doute qu'au cours de ia prochaine session, les deux nouveaux ministres démontreront.par les projets de loi qu’ils soumettront, qu'ils avaient plein ti zella : Allan Joncs dans "ONE NIGHT IN THE TROPIC” avec Ab-dinand Desroches.D.D no 11.Un bott et Costello.Actualités et coréveillon sera servi à 10 hres p.m.tnédie.j dans les salles du Conseil.142.rue Jeudi, vendredi et samedi Laviolette.
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