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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 13 novembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1942-11-13, Collections de BAnQ.

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1897-1942 Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1942 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) CHENIER Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE QUARANTE-SIXIEME ANNEE, NUMERO 40 Journal hebdomaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI 13 NOVEMBRE 1942 Un homme bizarre A quiconque gambade quelque peu dans les prés de l'activité politique, il est donné de se heurter à des physionomies bien bizarres.De toutes celles qui ont brillé sur la scène de la nation, il en e3t peu ou pas qui aient olliché une complexité analogue à celle qui caractérise le ci-devant Premier ministre de l'Ontario, l'honorable Mitchel Hepburn ou, — pour les intimes, "Mitch" tout court.Cet homme est rapidement monté en pleine lumière; il n'avait pas quarante ans qu'il tenait déjà le volant de la bagnole ontarienne.Son caractère est de ceux qui ne s'analysent pas facilement, mais il est intéressant toutefois de le soumettre à l'essai du laboratoire de la critique.On n'a jamais su à l'avance sur quel pied devait danser cet homme.Nul ne pouvait pronostiquer l'attitude qu'il prendrait sur une quelconque question.Peut-être retraçons-nous là la raison de cette emprise qu'incontestablement Mitchel Hepburn a exercé sur les foules.Celles-ci, - si Jeunes de coeur, — n'aiment-elles pas le bizarre, l'incertain, l'anormal, voire le mystère ?Un penchant congénital à prendre les gens par surprise a grandement contribué à l'accession de Hepburn au faite des honneurs, dans la politique de la province soeur.Il est reconnu que les surprises qu'il a causées n’étaient pas toutes le fruit de longues préméditations.Elles surgissaient de la circonstance la plus anodine, recevaient leur souffle d'un mot Jeté au hasard.Ne confessait-il pas un Jour à un intime; "Ma langue travaille plus rapidement que mon cerveau!" Devons-nous puiser dans cette spontanéité d'expression dépouillée de toute réflexion, le motif de ses si fréquentes et soudaines volte-faces, de ses subits changements d'opinion, de ses élans à brûler ce qu'il avait adoré et vice versa?L'honorable George Henry lui ayant un Jour conseillé de penser avant de parler, le brouillon premier de s'écrier, sur le ton de l'écolier espiègle; 'Allons, mais est-ce ma faute, à mol, si les pensées de M.Henry voyagent par train de fret?" Ces boutades faisaient rigoler la foule, mais manifestaient-elles la vigueur mentale et la pondération si nécessaires aux hommes à qui incombe la lourde tâche de tracer les sentiers que suivra la masse ?L’homme public qui, constatant un jour s'être engagé dans la voie fausse, l'admet et propose un correctif à son égarement, a tôt fait de reconquérir les faveurs populaires, de remonter son prestige soudain affaibli.Mais il ne doit pas retomber dans ces erreurs.Qu'à l'instar de l'apôtre saint Paul, il rencontre la lumière sur le chemin de Damas, très bien; mais il faut que cette luirnière subsiste.Mitchel Hepburn a maintes fois foulé aux pieds cette route de repentir, mais il s'en est aussitôt àcarté pour donner cours à une explosion nouvelle, à une autre incartade inconcevable chez un homme censé mûr et sérieux.Depuis son avènement au poste de Premier de l'Ontario, il a presqu'invariablcment exprimé des opinions diamétralement opposées sur les questions soumises à son attention.Aujourd'hui une version, une Interprétation; demain, une autre appréciation, une autre opinion.Toute sa carrière politique n'est qu'une trame de faux-bonds, de volte-faces, de contradictions, voire de querelles avec son passé.Il se glorifie de son manque de logique et de ses inconséquences, s'y prélasse et s'y complaît.Quelque temps avant que le suffrage populaire ne fasse de lui un premier ministre, c'est avec grande ironie qu'il déclarait ne considérer la Grande-Bretagne qu'un minuscule point sur la carte du monde.Il prenait plaisir à souligner qu'au cours de ses huit années de stage à Ottawa, il n'avait jamais passé le seuil de la porte de Rideau Hall, demeure du Gouverneur-Général du Canada.Il voyait dans de telles déclarations un moyen de se valoir les faveurs des classes laborieuses et obscures, elles qui jouent un rôle si important le jour du scrutin.Il menaça même de fermer le Government House, à Toronto.Ce dédain qu'il affichait ainsi à l'égard de la haute société canadienne ne l'empécha pas de se faire voir, lumineux de son titre de Premier ministre ontarien, dans les salons de Nassau et d'ailleurs; il fut même, durant plusieurs jours, l'invité du Gouverneur-Général des Bahamas, allant jusqu'à s'exhiber en shorts sur les courts de tennis des dépendances vice-royales.A son retour, il déclina l’invitation d'apparaître à Chorey Park.A cette occasion, les journaux lui demandèrent pourquoi il prenait la peine de porter cravate et collet.Même les journalistes ont le sens du décorum et entendent que toute fonction d Etat soit remplie avec dignité.M.Hepburn dut regretter bien amèrement avoir fermé le Government House, de Toronto, lorsque nos gracieux souverains nous rendirent visite.Ils furent contraints, au cours de leur séjour dans la ville-reine, à demeurer à bord leur wagon particulier en gare d'Union.Peut-être ce contretemps contribua-t-il le plus à abréger la visite que le roi et la reine rendirent à la capitale de l'Ontario.M.Hepburn y retrouva de nouveau son chemin de Damas.Mesura-t-il plus justement la valeur des traditions et institutions britanniques, ou s'arrêta-t-il à mieux juger de la place d'honneur que tout pays démocratique accorde à des souverains?Nous n.e savons.Mais le ci-devant premier ministre se prêta comme mentor à Leurs Majestés, les conduisant partout où des masses rassemblées Uur prodiguèrent de généreuses ovations.Ceci contribua à faire pardonner quelque peu ses impairs à Hepbum.Lors de l'ouverture de sa première session comme Premier ministre, il s'éleva contre tout éclat, toute pompe.Il déclara qu'une salve de canons ne marquerait pas le début de cette session et que les costumes multicolores n’apparaitraient pas à Queens Park.Il revint toutefois sur sa décision.On lui nvnit appris la signification profonde du rituel observé par le Gouverneur et les membres de la Législature lors de l'ouverture d'une session, et les soldats, les clairons et les canons rentrèrent en scène: Hepburn avait changé d'idée Au cours de cette session, il encouragea fortement ses nmis et admirateurs, groupés dans les galeries, à manifester bruyamment et à faire des gorges chaudes de toutes ses réparties si souvent brutales à l'égard de l'Opposition.Tout comme la chose s'est produite dans le salon de la Race, à Québec, sous le régime désastreux d'un le Noblet Duplessis, on dépouilla de tout décorum la chnmbrc ontarienne.I.es scènes les plus tumultueuses et disgracieuses eurent cours."Mltch” ne fut pas lent à reconnaître qu'il avait de nouveau mis les pieds dans les pints et dût seconder les efforts faits par l'Orateur pour endiguer le torrent des cris et dos sarcasmes qui partaient des galeries, torrent auquel lui-même avait ouvert les écluses.En 1030, il faisait un impardonnable accorc au caractère sacré des contrats, faisant déclarer de nulle valeur les ententes relatives à l'exportation de l’énergie électrique.Le réflexe immédiat de cet acte fut que des milliers de détenteurs d'obligations subirent de lourdes pertes.En plus, cette législation constitua un précédent dont ne tarda pas à se prévaloir largement le Premier ministre d'Alberta, Aberhart.Le London Times ayant fait remarquer que l'attitude du gouvernement, en cette matière, nuirait considérablement au crédit de la province d'Ontnrlo.le bouillant Hepburn répliqua qu'il valait mieux pour les Anglais se mêler de leurs propres affaires, et qu'ils auraient dû donner le tout premier exemple en s'acquittant des dettes de guerre qu'ils avaient contractées vis-à-vis des Etats-Unis.Et il se complut, en de multiples circonstances, à colporter cette insulte injustifiable.Une aussi arrogante attitude dût être la cause de cuisants regrets lors de son voyage en Australie, et au moment où nos souverains nous visitèrent, Mitchel Hepburn se prodiguant ainsi que nous l'nvons dit, toujours en tête de la procession.Cette circonstance aussi le fit retomber dans le chemin de Damas, car depuis le début du terrible cataclysme que nous subissons, ce politicien s'est constitué le plus ardent protaganiste de l'appui à l'Angleterre et a ré clamé, chaque fols que l'occasion s'est présentée, une plus grande participation à la lutte contre les dictateurs axistes.Persistera-t-il dans cette vole?Nul ne le sait; sa versatilité ne permet pas de risquer une opinion.Autre volte-face.M.Hepburn nvnit fait instituer une enquête sur les compétences de M.Melghen comme Commissaire de l’Hydro-élec-trlque de l'Ontario.La commission d'enquête, dont il nvnit lui-même désigné et nommé les membres, gratifia M.Melghen d'un complot blanchissage.Ceci n'cmpêchn pas M.Hepburn de continuer à dénoncer du haut des tribunes l'ancien Premlor ministre conservateur, pour, au cours On chuchote que.La Ligue pour l'Offense du Canada Déclaration du premier ministre en marge du remaniement de son cabinet Les changements ministériels annoncés le 5 novembre par l'honorable Adélard Godbout, premier ministre de la province de Québec, ont été accueillis avec grande satisfaction par la population du Québec.Le premier ministre a publié une déclaration dans laquelle U souligne que l'intérêt de la province a été la base du remaniement, l'un des plus considérables accomplis depuis 1939."Lors de notre avènement au pouvoir, en 1939", a dit M.Godbout, "nous avons pris, M.Bouchard et moi, deux portefeuilles, soit la voirie et les travaux publics, pour M.Bouchard, l’agriculture et la colonisation quant à moi, parce que nous croyions que, pour les premières années du moins, il était important qu'il existe une collaboration intime, sous un même ministre, entre le département de la voirie et celui des travaux publics, d'une part, et entre le departement de l'agriculture et celui de la colonisation d’autre part."Nous avons donc, l'un et l'autre, fait des retouches à l’organisation de nos deux départements respectifs, nous y avons insufflé cet esprit de collaboration, et nous croyons tous deux que nous devions diriger ces départements.On nous a recommande de partager cette tâche, maintenant, avec le nouveau ministre de la colonisation, l’honorable Cléophas Bastien, et le nouveau ministre des travaux publics, l'honorable Georges Dansereau."Je suis sûr que ces deux ministres feront bénéficier notre province de leur habileté, de leurs connaissances et de leur infatigable activité.Je suis très heureux de me rendre compte que le public semble approuver la réorganisation un peu substantielle que nous venons de faire dans le gouvernement provincial." Le cabinet Godbout est maintenant constitué comme suit : Premier ministre, président du conseil exécutif et ministre de l’agriculture : l'honorable Adélard Godbout.Ministre de la voirie : l’honorable T.-D.Bouchard.Ministre des affaires municipales, du commerce et de l'industrie ; l'honorable Oscar Drouin.Trésorier de la province : l'honorable J.-A.Mathewson.Ministre du travail et des mines ; l'honorable Edgar Rochette.Procureur-général : l'honorable Léon Casgrain.Ministre de la santé et du bien-être social : l'honorable Henri Groulx.Secrétaire de la province : l'honorable Hector Perr^r.Ministre de la colonisation : l'honorable Cléophas Bastien.Münistre des travaux publics : l'honorable Geo.-E.Dansereau.Ministre des terres et forêts : l’honorable Wilfrid Hamel.Ministre de la chasse et des pêcheries : l'hon.Valmore Bienvenue.Ministre sans portefeuille : les honorables L.-J.Thisdel, Frank-L.Connors, Perrault Casgrain et Henri Renault.En tout, douze ministres avec portefeuille et quatre ministres sans portefeuille.L'honorable M.Perrier souligne le progrès de notre enseignement spécialisé "On a jusqu ici beaucoup parlé du Conseil supérieur de l’enseignement technique.J’espère qu'il en sera longtemps ainsi.Je remercie ceux qui ont accepté d'en faire partie et de collaborer avec les autorités.Je suis assuré que ce conseil fera oeuvre utile, à cause de la, compétence des directeurs de r.os écoles techniques et du concours de nos industriels.” C'est ce que l’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, déclarait aux convives du dîner tenu au Cercle Universitaire, à Montréal le 31 octobre, par le chapitre français de la Corporation des techniciens de la province de Québec."J'attends beaucoup de bien du Conseil supérieur de l'enseignement technique.J'ai besoin de conseillers et d'hommes avertis pour me seconder et je suis disposé à travailler avec tous les éducateurs de la province.Le gouvernement actuel n'a pas l'intention de se substituer à eux, mais il veut tout simplement collaborer avec eux.Dans le domaine de l’enseignement spécialisé, nous savons déjà où nous allons."Je compte sur le Conseil supérieur de l'enseignement technique pour étudier les problèmes assez tôt pour que nous ne soyions plus en retard.Dans le domaine éducationnel, je l'ai dit, il ne s’agit pas de révolutionner.' M.Perrier a rappelé les progrès réalisés dans l’enseignement spécialisé, depuis un an.On a agrandi les écoles techniques de Hull et de Québec.L'Ecole Technique de Montréal est aujourd'hui plus spacieuse par suite du départ de l'Ecole du Meuble.On a par ailleurs ouvert vingt centres d'orientation artisanale pour les jeunes gens qui ne disposent que d’un certificat de septième année.Certains indiscrets disent que les dictateurs axistes n’ont pu digérer nos victoires de fin de semaine.S’ils souffrent en ce moment d’indigestion, ils peuvent s’attendre à être prochainement frappés .d’annihilation.* * * L’Afrique du Nord vient de recevoir la douce chaleur d’un premier rayon de soleil.Phoebus les distribuera généreusement, dans quelques heures, sur tout un monde qui est las de souffrir.Ce sera l’heure de la délivrance totale, marquée de la disparition absolue de l’ogre axiste.* * * Il faudra bientôt chanter la victoire et la paix.La province de Québec devra exercer ses choeurs : le Conservatoire s’organise.• • • Un ancien premier ministre du Québec, connu sous le nom de Maurice Le Noblet Duplessis, se fait silencieux depuis quelque temps.Songerait-il au désastre auquel aboutit son administration de ’36 à '39, ou bien bouderait-il ?Peut-être a-t-il décidé de se montrer sage et édifie-t-il de beaux châteaux.en Espagne avec des .blocs.* * * Tant va la cruche à l’eau qu'à la fin elle se casse ! Les âmes noires persistent à cracher leur venin.La gloire dont s’est couvert l’aumônier des Fusilliers Mont-Royal allume chez elles la jalousie la plus vile.A l’heure où les vermisseaux se seront terrés, le soleil de l’héroïsme illuminera encore la noble figure d'un abbé Sabourin qui s'illustra sans même porter une dague.de la dernière lutte dans York-Sud, changeant soudain son fusil d'épaule, se Jeter dans la mêlée aux côtés de celui qu'il dénonçait la veille.Mettant tellement son coeur dans la lutte, il admettait même s'être trompé en annulant les contrats relatifs à l'exportation de l'énergie électrique; il justifia son changement d'opinion en disant qu'il avait été ma! informé.Sur maintes questions ouvrières, monsieur Hepbum tint aussi des attitudes contradictoires.11 prêta son aide à la radiation de l'Article 98 du Code criminel.Il était aux côtés de son Procureur-Général, à Queens Park, lorsque celui-ci s'adressant à tout une horde de marcheurs-de-la-faim, leur cria; "Retournez chez-vous et organisez-vous jusqu'à ce que vous soyez assez forts pour revenir et contraindre tout gouvernement à satisfaire à vos réclamations".Son ton n'était pas le même lorsque dons l'Opposition, car alors monsieur Hepburn avait désigné les fomentateurs de l'émeute'comme étant des gens au sang rouge.Il préconisait l'impression de papier-monnaie et s'insurgeait contre les barons de la finan ce.Il allait jusqu'à conseiller la répudiation des dettes provinciales et fédérales! Quelques jours plus tard, modifiant radicalement sa façon de voir et de parier, il se constituait le plus ferme tenant de l'ordre et du respect des lois, demandant à l'autorité fédérale, pour assurer cet ordre de lui dépêcher un détachement de police et organisant lui-même, dons les salles du sous-sol de Queens Park, sa propre force policière.Et la nomenclature des actes à double attitude, posés par celui qui vient de lâcher les manchons de la politique ontarienne pourrait s'allonger indéfiniment.Nous croyons on avoir soumis suffisamment à nos lecteurs pour qu'ils soient bien convaincus que celui qui, — n’en soyons pas surpris, peut-être candidat à la prochaine convention conservatrice qui se tiendra à Winnipeg, n'est pas de ceux à qui il est sage et prudent de faire confiance.Ses sautes d'humeur, ses faux-bonds et ses volte-faces du passé, ne permettent pas à des gens qui ont à coeur la bonne administration (le la chose publique de jeter sur lui leur dévolu.L'heure est trop grave pour confier les leviers de commande à d’intempestifs et versatiles politiciens de ce genre.Dieu seul sait dans quel gouffre leur instabilité mentale nous ferait, sombrer.Ce n'est secret pour personne que Mitchel Hepburn nourrit à l’endroit du Premier ministre du Canada, une haine profonde.Pour assouvir cette haine, il mettra de côté tous les éléments de prudence, tout -sens national, tout souci do bien servir.La haine est mauvaise conseillère.Le peuple ne doit pas jouer le Jeu d'un saltimbanque politique qui tente de satisfaire la sienne.A bon entendeur, salut! LEOPOLD F.Depuis qu'elle a ramassé en un faisceau les éléments ultra-nationalistes.isolationnistes, séparatistes et utopistes, la Ligue pour la Défense du Canada a plus d’une fois, histoire de rappeler son existence, tenté de soulever une polémique avec certains membres du gouvernement, qui assument, de par la volonté du peuple, l’énorme responsabilité de canaliser avec le plus d'efficacité possible l'effort de guerre militaire et économique du Canada et de préparer les voies à la paix.Elle n'a Jamais réussi à distraire les ministres d'Ottawa de l'unique but qu'ils poursuivent avec une constance qui n’a d'égale que l'astuce de la ligue à saboter leurs travaux; gagner la guerre et la paix.Affublée d'un nom qui implique l'incurie du gouvernement quant à la défense du pays, la ligue se donne des airs de coalition salvatrice et prétend jouer le rôle de conseillère auprès d'une administration et d’un régime qu’elle s'est juré, dans sa fatuité, de perdre.Ses interventions n ont été qu’une suite d attaques assez mal déguisées contre l'autorité fédérale, qu'une série de tentatives d'obstruction à la politique de guerre du pays et qu'une succession de pièges qu'elle a tâché en vain de tendre au gouvernement King et en particulier, aux représentants de la province de Québec.Au lieu d'aider le ministère de la défense nationale à combler les cadres de notre année de réserve et à soutenir le moral du peuple en tournant son esprit vers la victoire prochaine des nations unies et des valeurs spirituelles qu'elles représentent, elle a converti ses bureaux en officine de propagande antidémocratique et anti-participationniste.Plutôt que de s'appliquer à alléger le fardeau du gouvernement, elle s'ingénie à compliquer sa tâche en lui suscitant des embûches qu'il écarte facilement.Dieu merci.Spécialiste dans l'art de détourner les badauds du véritable enjeu de la guerre, elle exploite toutes les questions tangentielles au caractère universel du conflit et à la menace directe qu’il comporte pour le Canada.Elle a attaché le grelot dans l'affaire Houde.Elle ne cesse de l'agiter dans l'intention malicieuse de causer des embarras au ministre de la justice et de créer un courant favorable à M.Houde en prévision du jour de sa délivrance alors qu'elle fera sans doute servir ce prince de la démagogie à ses fins.Au fait, les attaches de l'ancien maire de Montréal au fascisme offrent plusieurs points d'analogie avec les sympathies et les tendances totalitaires de la ligue.L'agitation des ligueurs en faveur de la libération de M.Houde n'a pas encore ébranlé l'opinion saine, qui ne déplore pas la disparition d'une entrave à la poursuite efficace de la guerre, ni ne fléchit M.Saint-Laurent, qui interprète scrupuleusement la loi des mesures de guerre, laquelle accorde à l'Interné de réclamer lui-même, par l'entremise de son avocat, sa mise en liberté et sa comparution devant un tribunal désigné à cette fin.Dans les noires officines des lau-rentiens, on cherche encore le bouc qui ferait la lutte et essuierait un échec dans le comté d'Outremont.On ne semble pas comprendre qu’u leur lanterne s’ils le veulent, celui sur qui ils jetteront leur dévolu ne saura échapper au sort qui l'attend: mordre la poussière.La population de Saint-Jérôme Poursuivant son oeuvre d'obstruction à l'effort de guerre financier, la ligue prit prétexte, ces jours-ci du troisième emprunt de la victoire pour écrire au ministre des finances une lettre ouverte dans laquelle elle lui faisait part de ses angoisses en face du péril imminent qui menace nos côtes et l'intérieur de notre pays et de l'absence de défenses adéquates de nos frontières.Ceux qui censurent ainsi la politique militaire du gouvernement sont ceux-là.même qui sç voilaient la face chaque fois que ce même gouvernement soumettait aux Chambres un budget militaire insignifiant, en temps de paix, en prévision de la défense éventuelle du Canada.Jamais, selon eux, le Canada ne serait menacé, et ces préparatifs de défense ne ne élection par acclamation serait j serviraient qu'à l'Angleterre.Aujourd'hui, ils déplorent hypocritement la la seule chose convenable dans les 1 rareté de nos moyens de défense et critiquent amèrement notre partici-circonstances.Qu’ils promènent ! pation extra-territoriale à la guerre.Dans leur esprit étroit, la guerre.qui ne devait jamais affecter le Canada, est maintenant uniquement et exclusivement canadienne, et nous devrions retirer notre appui aux nations unies pour concentrer tous nos efforts sur notre territoire.Nous devrions nous enfermer dans une forteresse et attendre que l’ennemi vienne semer le carnage et la ruine chez nous! Et si les nations unies étaient victorieuses sans notre appui et réussissaient à nous épargner les horreurs de la guerre et l'humiliation de l'occupation, nous enten-est heureuse du résultat obtenu au ies ligueurs reprocher au gouvernement les dépenses inutiles af- cours de la campagne pour l'Em- j fectées à un conflit auquel nous n’aurions pas participé, prunt de la Victoire.L'objectif a D'autre part, si l’Axe allait gagner la guerre.Mais, au fait, n’est- été dépassé.Ceux qui ont souscrit, j ce pas là ce que souhaite la ligue?Ses efforts ne tendent-ils pas à amoin-— répondant parla à l’appel de leur drir notre participation à la défaite des régimes de force et à préparer pays, — ont senti descendre en leur les esprjts à accepter rétablissement éventuel d'un gouvernement dic- âine un indicible sentiment de sa- tatorial ?N'en doutons pas, la victoire de nos armes, la ligue s'en moque, tisfaction.Plus grande récompense j car ene signifiera, la victoire de la démocratie qu'elle abhorre.Les nou-était-ellc possible ?; velles conquêtes qu'elle entraînera dans le domaine de la liberté, de la • • » dignité humaine et du progrès social sous toutes ses formes sont incom- Le jeune Beurling, de Verdun, no- patibles avec sa conception rétrograde de la société moderne.C'est pour- tre as canadien, est rentré au pays, quoi.elle n'a pas le droit de s'immiscer dans les questions militaires et ' stratégiques, puisqu'elle ne vise pas au triomphe des principes pour lesquels le Canada se bat avec la Grande-Bretagne, la France combattante et les autres peuples civilisés.Le jour de la victoire, la ligue le souhaite le plus éloigné possible, car elle y verra un jour de deuil national et peut-être mondial.Ce sera la défaite de Tordre nouveau qu’elle a tant applaudi en Italie, en Espagne et même en Allemagne sous certains rapports, et qu'elle appelle de toute ses forces au Canada, ou du moins, en Laurcntie! Et pendant les années de paix qui suivront, on ne désignera plus la ligue disparue que' par l'appellation plus conforme à ses fonctions occultes et antinationales de Ligue pour l'Offense du Canada.L’histoire canadienne de la seconde grande guerre la confondra avec le groupe des Deux-Cents.Le front civil canadien sera marqué de deux points noirs négligeables: un à Toronto, l'autre à Montréal.Il n'y aura pas de jaloux! Guillaume FREDERIC Ce jeune homme de vingt ans a su.par sa bravoure, sa crànerie et ses manifestes compétences, non seulement faire son devoir de patriote, mais aussi se couvrir de gloire.Tous les Canadiens s’enorgueillissent d'avoir ainsi donné à nos forces de l'air un aussi illustre combattant.Beur-ling a plein titre à nos félicitations et notre reconnaissance.Lorsqu’une conflagration menace de destruction toute la maison, les enfants doivent-ils persister à jouer aux .blocs ?Ceux qui assistaient à la première réunion publique tenue par le Bloc Populaire Canadien, à Saint-Georges de Beauce, dimanche dernier, ont été fort surpris de constater que le Dr Pierre Gauthier, député de Portneuf aux Communes et orga-nisateur-en-chef du parti de Monsieur Raymond, brillait par son absence.Que doit-on conclure ?• • • AVIS AUX JOUEURS DE BLOCS-POLITIQUES Au moment où notre civilisation chrétienne chancelle sur ses bases,: au moment où des peuples entiers ! souffrent sous l’oppression d'un vainqueur ivre de carnage, à l’heure même où vos propres fils, les enfants de votre sang, exposent leur vie afin de protéger la vôtre, y en aura-t-il parmi vous, dites-moi, qui auront l'audace, le courage de jouer aux blocs ?Quel passe-temps ridicule ou néfaste ! A ceux-là, nous disons : "Mettez donc à votre crédit quelque»; heures de vol au-dessus de l’Allemagne, puisqu’il vous semble impossible de réaliser l'imminence du danger qui nous menace ici même.GUY RAINVILLE, officier d’aviation.Le cardinal Villeneuve el le devoir Sans plus de commentaires, nous rééditons ici une déclaration publiée dans “L’Action Catholique”, de Québec, par S.E.le cardinal Villeneuve, déclaration faite à la suite d’un article de M.Léopold Richer qui apparaît dans “Le Devoir, de Montréal, lundi, le 9 novembre courant.Voici la déclaration du cardinal Villeneuve : “Monsieur Léopold Richer revient une fois encore, dans le "Devoir" d’hier, sur le rôle de l’Action catholique.Il voudra bien prendre note que c’est aux Evêques qu’il appartient de déterminer ce rôle, et que c’est à eux qu’on doit porter plainte quand il y a lieu.“Au reste, ce n’est pas la première fois qu'il commet pareille impertinence, et s’il veut à tout prix continuer, on saura à qui il s’adresse.Québec, le 10 novembre 1942.f J.-M.-Rodrigue card.VILLENEUVE, O.M.I., Archevêque de Québec.Ces avis ne sont jamais téléphonés Une nouvelle méthode de la cinquième colonne est dénoncée par le ministère de l'Air.On (ait observer aux quartiers généraux que des individus téléphonent à des parents de Canadiens en service actif outre-mer, leur annonçant la mort d’un époux ou d’un fils.Ces appels téléphoniques sont naturellement anovnies.Le ministère de l’air désire annoncer que jamais il donne de renseignements de ce genre par téléphone.Il procède par télégrammes.Toute personnes à qui l'on communique une telle nouvelle par téléphone est priée de chercher immédiatement à retracer l’appel, Le ministère fait également observer qu’il n’y a pas de méthodes plus méprisable que celle de ces individus qui se hâtent de disparaître après ces appels. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 13 novembre 1942 Notre meilleur actif: la physionomie française du Québec (Suite de la causerie prononcée par M.Georges Dur;) Que l'individu à qui ses moyens restreints ne permettent pas l'emploi de matériaux coûteux dédaigne le bols de nos forêts pour utiliser une imitation quelconque, la chose, si elle est regrettable, est toutefois excusable; mais que des corps publics pèchent ainsi contre l'esthétique et le goût, c’est une chose inconcevable.Toutes ces imitations, toutes ces fraudes, créent autour de nous une atmosphère de factice et de mensonge qu'il nous faut épurer; c'est pourquoi une rénovation de nos idées et de nos sentiments, par rapport à l'architecture, afin de les orienter, de les ramener dans les lignes de nos traditions françaises et de notre climat canadien, s'impose absolument.C'est, je l'espère, ce à quoi tendront les efforts des architectes qui travaillent à l'éditlcation de la maison canadienne-française-type.Pour l'instant nous n'avons qu'un moyen d'atténuer le mal.Puisque nous ne pouvons escamoter nos cubes et nos boîtes, masquons-les sous un rideau de verdure.Plantons des arbres partout La nature corrigera, en le cachant, ce que l'homme sans idéal et irrespectueux du passé a édifié.Messieurs, je résume, pour finir, une causerie déjà longue: Le tourisme, je l'ai dit, peut-être plus et mieux qu'une simple industrie de rapport si intéressante et payante soit-elle: cela peut devenir une école de patriotisme et de fierté nationale.Nous l'avons vu.nos usages, nos coutumes, constituent sur ce continent un capital que nulle autre race ne peut nous enlever, car nul étranger.n'est-ce pas, ne peut entrer dans notre peau, revêtir notre mentalité.C'est pourquoi ce retour à la tradition auquel le tourisme étranger nous convie, mieux: nous oblige, sous peine de le voir se détourner de nous comme d'une chose dénuée d'intérêt, ce retour à la tradition nous oblige, nouveaux Chantecler, à gratter de nos ergets renouvelés le tuf des choses étrangères afin de reprendre contact, dans le sol si riche de notre province, avec les traditions religieuses, familiales et nationales, qui referont de nous un peuple différent des autres sur cette terre américaine.Nous sommes, je l'ai dit, dépourvus relativement du capital-argent.Substltuons-lui le capital-tradition, constitué par ces impondérables, tout de charme et d'attirance, dont le faisceau convergeant remonte au foyer lointain de nos origines françaises.La rupture de 1763 — puis l'isolement séculaire qui suivit — ont fait que nombre de nos traditions, parmi les plus belles, subsistent encore, ici et là, dans nos vieilles paroisses du Québec.Elles gardent toujours une grâce surannée, un charme désuet, une émotion prenante et communicative, auxquels nos visiteurs étrangers ne peuvent rester indifférents.Pour eux la coupure du passé se referme dans l'ambiance magique qui les baigne chez nous; et pour peu que des mains pieuses aient entretenu dans nos villages, dans quelques coins isolés de nos villes, la vieille architecture d'autrefois, et que chantent dans le décor archaïque et simple.qui sied si bien à nos traditions, des voix françaises, l'illusion chez nos visiteurs sera complète.Le touriste américain recherche avidement ces choses; comment donc la plupart d'entre nous ne l'ont-ils pas encore compris, et pourquoi ne pas les leur donner?Eh! bien, met-tons-les en relief ces choses, si belles, de notre passé: non pas d'une façon barnumesque qui jurerait avec le charme discret qui émane d'elles, mais avec cette tenue digne et courtoise qui nous valut d être qualifiés de ' Peuple de gentilshommes'’ sous les premiers gouverneurs anglais; mais avec une fierté accueillante, souriante et douce; pudique aussi, car il n’est pas bon de se livrer entièrement.Il est des choses périmées qui doivent définitivement disparaître, tandis que d'autres, dont l'âme semblait à jamais éteinte sous leurs cendres refroidies, ont vu les événements les ranimer et les pousser au zénith où elles brillent à nouveau du plus splendide éclat.Que la civilisation française en Amérique soit de ces choses renouvelées au contact de l'esprit qui vivifie; et que grâce à nous et par nous elle renaisse et revive, splendidement.Saint-Jovite.9-7-42.Georges Durv La conservation des légumes Il faudra, bientôt songer à la récolte des légumes et à leur conservation.Pour obtenir des résultats satisfaisants, il ne faut serrer que les légumes qu'on est assuré de pouvoir conserver et les mettre dans un endroit approprié, facile d’accès.La famine en Chine La Chine est, après les Indes, le pays qui, dans son histoire, a connu plus de famines.Des millions et de3 millions de personnes sont mortes au cours des différentes périodes de famines dont les plus récentes ont probablement eu lieu de 1920 à 1922.en Chine, et de 1921 à 1923, en Russie.Les bettraves n’endurent pas le froid et doivent être arrachées avant les mauvais temps d’automne.Une bonne cave fraîche et sèche est l'endroit approprié pour la conservation.Couper les tiges des !>etteraves à environ deux pouces.Les choux, d’espèce tardive, se conservent facilement.11 faut prendre soin de laisser un peu de la terre qui adhère aux racines en les arrachant.Enlever les feuilles superflues et ranger les choux à la cave, dans un endroit sec.Dans certaines contrées où le froid n'est pas trop rigoureux, en creuse une tranchée dans la terre, on y aligne les choux et l’on recouvre de terre et de paille.Les carottes peuvent être laissées dans la terre assez tard à l’automne.Elles seront ensuite arrachées, les feuilles coupées, et on les serrera dans une cave sèche, à l’abri de la gelée.Le meilleur procédé est de les mettre dans une boite de bois, à demi remplie de sable frais.Le céleri peut se conserver quelques mois dans un endroit frais, bien ventilé.Quand on est aimé, on ne devrait pas avoir autre chose à faire.Or, d'après les dépêches nous provenant de Tchoung-King, la capitale provisoire de la Chine, des milliers de personnes meurent chaque jour de faim dans la province de Honan depuis quelque temps, et l'on craint que ce nouveau fléau ne fasse six millions de victimes si l'on ne trouve pas un moyen de ae porter au secours des affamés.Les Chinois de cette province en sont réduits à manger de l'herbe et l’écorce des arbres.Un tel régime alimentaire, on le conçoit, ne peut être maintenu bien longtemps Le gouvernement chinois a demandé des secours à toutes les Nations Unies et à différentes agences de charité et il est à espérer que l'on remédiera le plus tôt possible à cette affreuse situation.Apparemment, les deux causes de la présente famine sont la guerre qui empêche la province de Honan de s’approvisionner là où elle en avait l'habitude (c'est-à-dire dans des régions maintenant occupées par les Japonais) et le3 difficultés de transport.Il importe donc de venir en aide à ces pauvres qui, en outre, sont nos alliés et ont tant fait, depuis maintes années, pour empêcher les Japonais de se lancer à l'attaque des Amériques.("Montréal-Matin") 10 ONCES, 26 ONCES, 40 ONCES, wr KUYPER FONDEE MAIS Oil LE GENIEVRE POÙBLE ACTION la véritable tovtvr de Heltande fol» du de Kwyper ta Gin~GenIévre qui te vend ta plut dont ta province d# Québec et dont ta monde entier.uim le petals iPy a des pPac«6 où ça nmd ma?! L’armée forme les hommes ‘‘L’armée canadienne, engagée dans une lutte qui fera naitre un état stable de paix et de liberté, est aussi une école d’hommes au sens littéral du terme.Elle offre aux jeunes toutes les chances possibles de développer leurs qualités d'initiative.Elle leur permet de proliter de leur séjour dans l’armée pour cultiver leurs aptitudes et leurs talents.Des cours leurs sont offerts, des centres éducationnels, celui de Joliette en particulier, où les jeunes peuvent parfaire leur éducation.Par ces cours et ces classes l'armée canadienne prépare des hommes capables de mieux servir comme soldats, et.la paix une fois revenue, capables d'être de plus utiles citoyens.Par une instruction plus développée, par l'acquisition d’un métier, par le développement d’une volonté mieux disciplinée, l'armée s’avère une école d’hommes.Voila une seconde vérité à répandre.C’est le rôle dévolu aux classes dirigeantes dont les responsabilités augmentent durant les périodes troublées, alors qu’abondent les pessimismes stériles”.C'est ce que déclarait, hier soir, devant les membres du club Lions, de Sherbrooke, le major Hermas Bastien.chef instructeur du centre d’instruction élémentaire de Joliette qui avait intitulé sa causerie, "L'armée, une école d'hommes”.La préparation du soldai, une (ois la guerre finie Après avoir rappelé, dans ses grandes lignes, le programme d’instruction mis en pratique dans l'armée et le rôle important joué par les psychologues chargés de diriger le soldat vers le domaine qui lui convient le mieux, le major Bastien a déclaré, qu’une fois la guerre finie, la vie civile aura à sa disposition une grande quantité d’hommes qui auront développé dans l'armée leurs aptitudes mécaniques ou artisanales”.L’armée, dit-il, aura amélioré la qualité de nombre d’ouvriers.Des techniciens auront mis à jour leurs aptitudes particulières, ils auront acquis l'esprit de la discipline, le sens de la solidarité, le culte de l’ouvrage bien fait, le sens de la responsabilité, le goût du travail en équipe.Toutes ces qualités affinées par leur séjour dans l'armée en fera des hommes plus utiles à la vie civile”.Le major Bastien a continué en disant que la sélection, ou l’orientation professionnelle, cherche et trouve talents et aptitudes, que la vie militaire offre aux jeunes un champ d'action propice, une tâche essentielle à remplir.La sélection trouve aussi des lacunes, car la population de l'armée représente la population en général.Les lacunes quelle découvre, l’armée tente et réussit à les combler.Son influence s’étend à l’ordre éducationnel.Le conférencier a rappelé que les services de guerre de la Légion canadienne ont développé toute une série de cours par correspondance.Ces cours sont extrêmement variés ; ils embrassent le degré primaire et le degré secondaire.Ils comprennent tout le programme des diverses universités.I-es soldats peuvent suivre des cours commerciaux, des cours professionnels en agriculture et des cours techniques.En terminant, le major Bastien a déclaré que peu d’armées au monde offrent autant d’avantages que l'armée canadienne j>our l'éducation des adultes.Assemblée de VAssociation Hôtelière A une récente assemblée de l'Al-lied Hotel Suppliera Association Inc., tenue à l'hôtel LaSalle à Montréal, sous la présidence de M.K.W.Hogle.la question de l'exposition hôtelière et culinaire annuelle de janvier a été posée.Après avoir examiné la question sous tous ses aspects, on a résolu de ne pas tenir d'exposition en janvier prochain.Les membres présents ont jugé que c'était la conduite à tenir, conformément à la récente directive de la Commission des Prix et du Commerce en Temps de Guerre, demandant de répartir les stocka disponibles proportionnellement.D'autre part, il a été bien entendu que l'exposition n'était que suspendue pour cette année, qu'elle aurait lieu comme d'habitude dès que la situation serait rétablie et que les exposants disposeraient de plus de marchandises.M.C.E.Smith, de Jordan Wines Ltd., a été élu directeur de l'Association.( Communiqué.) Le président des Etats-Unis veut cfmj millions de jeunes soldats Le président Roosevelt déclarant qu'il faut que le problème de la main-d’œuvre soit réglé aux Etats-Unis dans un délai de deux ou trois semaines, a révélé aujourd’hui que les forces combattantes américaines auraient atteint près de dix millions d’hommes à la fin de l’année 1943.Le président a déclaré également qu’il faudrait quatre ou cinq millions de combattants, des jeunes ; il faudra aussi trouver de la mains-d’oeuvre pour régler le problème des vivres et de l’industrie, qui n'atteint pas son maximum.L’armée américaine compte actuellement quatre millions e t demi d’hommes, qui devront s’élever à sept millions et demi au premier janvier 1944.La marine portera son contingent d’un million à un million et demi durant le même laps de temps ; les troupe; de la marine seront portées de 400,000 à 700,000 hommes, y compris la garde des côtes.M.Roosevelt a déclaré que rien ne pressait ces jours-ci mais qu’il faudrait régler le problème de la main-d'œuvre d’ici trois semaines.On comprend que l’administration est d’accord avec la commission de la main-d'œuvre pour préférer le volontariat agricole et industriel au travail obligatoire.Pourquoi serions-nous moins sages ?La Grande-Bretagne appelle sous les armes les jeunes gens de 18 ans, mais pour service territorial seulement, et sans obligation pour eux de servir outre-mer.C'est sagesse même.La Grande-Bretagne sait que pour gagner la guerre à l'extérieur Il ne faut pas perdre à l’intérieur sur le front des familles et de l’état.La Grande-Bretagne prépare pour l’après-guerre un vaste programme de reconstruction d’habitations qui, d’après les experts, devrait donner du travail sans relâche à deux millions d’ouvriers pendant dix à vingt ans.C'est encore sagesse même.La Grande-Bretagne sait que si la guerre ne s'improvise pas, la paix aussi demande quelque préparation.Pourquoi, en Canada, serions-nous moins sages qu'en Grande-Bretagne?CM.M ililM LIMITEb CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO.mais Epargnez le Courant.Les besoins actuels de notre éducation exposés par M.David "Respectons le passe mais préparons l'avenir" dit l'hon.Atkanase David à un groupe de parents "Contrairement à un personnage d'il y a cinquante ans qui disait: Parlez l'anglais mais parlez-le mal, moi Je dis, parlez l'anglais et parlez-le bien, car si la langue anglaise est une nécessité aujourd'hui elle le sera encore plus demain.Sans doute quelques-uns parmi les nôtres ont-ils réussi dans le commerce avec peu ou pas d'anglais mais cela c'était hier.Il s'agit maintenant de songer à demain.Nous nous achemtnons vers un monde nouveau et une mentalité nouvelle.Avec les développements actuels nous ne serons bientôt plus uniquement citoyens du Québec, du Canada, mais citoyens du monde.Quand je songe que tout à l'heure en rentrant chez moi la radio m'apportera les ondes des divers pays d'Europe, que il y a peu d'instants j’entendais la voix de la France il m'est impossible de voir après cela une province de Québec isolée, il m'est également impossible de croire qu'une certaine mentalité d'étroitesse d'esprit qui a régné dans le Québec, dans le passé, puisse durer.” Telles sont quelques-unes des paroles que prononçait mardi soir à l'école S.-Léon de Westmount, l'hon.sénateur Athanase David, invité par l'Association des parents de Westmount."Combien de jeunes gens ayant terminé leur dernière année de philosophie seraient capables d'aller solliciter aujourd'hui une situation dans une firme anglaise et converser intelligemment en anglais, avec les autorités de cette maison s’est aussi demandé M.David?N'oublions pas dit-il que le bloc français du Québec est noyé sur un continent où régnent 140.000.000 d'anglophones."Prenons garde cependant de trop critiquer le passé poursuit le conférencier.Il a fallu une énergie de fer aux pionniers de notre système d'éducation pour nous donner les hommes qui ont fait ce que nous sommes.Rappelons-nous qu'après la conquête, il n’y avait rien, il a fallu tout créer.“Si nous devons reconnaissance au passé, il n'en faut pas rester au passé nous nous sommes peut-être un peu trop contentés de survivre, cela ne suffit plus, il nous faut maintenant vivre et faire vivre convenablement les nôtres." “J'approuve ce que l'on enseigne déjà dans nos écoles mais je voudrais que l'on ajoute encore d'autres choses, notamment plus d'anglais, plus de sciences,” dit-il."L'instruction des enfants appartient d’abord aux parents, dit M.David.Comment voulez-vous par exemple, que des institutrices d'une vingtaine d’années et moins qui n'ont aucune expérience de la vie, prennent charge avec sûreté de main et autorité d'une trentaine de bambins?Et ceci me fait poser la question à qui confier nos enfants ?'En voyant l'avenir du Québec je me demande parfois avec angoisse ce que deviendront nos enfants.F.n tout cas ajoute-t-il en terminant, ce sont des parents comme vous qui ont le souci de surveilleur l'éducation de leurs enfants à apporter solution à ces divers problèmes d'ordre pédagogique et éducationnel." L'assemblée était sous la présidence de M.G.-H.Lafontaine qui présenta le conférencier.M.Edouard Piédalue remercia et au cours de ses remarques fit observer que pour lui une des grandes causes du complexe d'infériorité du Canadien-français c’était son ignorance plus ou moins grande de l'anglais.r~ ( APPRENEZ % a COUDRE Inscrivez-vous dès maintenant Les cours commenceront le mardi 17 novembre Cours complet $10.00 "7 i Téléphonez pour plus amples détails.Confection do robes ou décoraiion3 de maison.La Compagnie SINGER 30, rue Legaull Saint-Jérôme Téléphoner 26 - L'Office du drainage a étudié 979 cas Le 13 mars 1941.la nouvellq loi du drainage présentée à la Législature par le premier ministre de la province, l’honoruble Adélard Oodbout, ministre de l'agriculture, était sanctionnée par le lieutenant-gouverneur, sir Eugène Fiset.Depuis lors, l'Office du drainage, créé par cette loi, a contribué dans une grande mesure à l'amélioration du sort des cultivateurs.En vertu de cette loi, l'Office du drainage est chargé d'établir une réglementation des travaux de drainage, en collaboration avec les conseils municipaux et les divers services de l'administration.Combien de querelles.de litiges et de chicanes la question des cours d’eau n n-t-elle pas soulevée dans nos campagnes ! L'Office du drainage Intervient maintenant dans tous les cas qu'on lui soumet et généralement régie les questions à l'amiable.Ainsi depuis un an les deux commissaires ; MM.David Clerk, IC., président, et Marius Laporte.N.P., ont étudié 979 cas répartis dans toutes les régions de la province.Une centaine seulement restent en suspens et l'Olllce devra émettre une ordonnance pour régler une quinzaine de litiges.Les commissaires ont siégé 38 fois à Québec et Us ont fait 11 enquêtes personnelles à l'extérieur Ils sel rendent toujours là où on les demande et Ils tiennent séances sur place.Les partis intéressés plaident devant eux, souvent par l'intermédiaire de leurs avocats.Le premier ministre, qui louait devant les journalistes l'excellent travail de l'Office du drainage, faisait remarquer que le nouvel organisme sauve non seulement de l'argent aux cultivateurs, mais qu'il incite toujours les partis en cause à trouver un terrain d'entente.Jusqu'Ici l'Office du drainage a exécuté une tâche énorme, tâche qui va chaque mois en s'accentuant.Los experts mis gratuitement au service des propriétaires agricoles s’efforcent de faire diligence et de donner satisfaction à ceux qui font appel à leurs connaissances.Nomination d’un Jérômien L'honorable J.-L.Ralston, ministre de la défense nationale, vient d'annoneer la nomination de M.Léo Cadieux nu poste de co-direeteur des services d'information de l'Armée.M.Cadieux était, depuis un an.assistant directeur du service des relations extérieures de l'Armée, chargé des services français, à Ottawa.Nos chaleureuses félicitations a monsieur Cadieux.La population de Verdun accueille George Beurling "Depuis son arrivée à Malte en juin dernier la carrière «le cet aviateur a été unifjue dans la R.A.F.En 4 mois, il a gagné line commission et quatre décorations, la Distinguished Flying Me«Ial avec une agrafe.la Distinguished Flying Cross et le Distinguished Service Order.“Pendant son plus récent combat il sauva son commandant de section d’un Messerschmitt qu’il a descendu et a détruit un autre appareil avant d’être obligé de sauter en parachute.Auparavant, il avait été blessé au talon.“Il est un «les plus beaux types de pilotes de chasse jamais vu dans la R.A.F.Son habileté et son audace sont sans rivales à Malte et son extraordinaire esprit «l'offensive et sa précision merveilleuse ont été d'une grand utilité dans la bataille".Telle était la citation de l'ofTicier-pilote George Beurling lorsqu’il fut décoré «lu Distinguished Service Order dernièrement.Après l’avoir lue hier soir, à l'auditorium de Verdun, le commodore «le l’air Albert «le Xi-verville.commandant «le la 3e région «l'entrainement aérien, a déclaré: “Il ne fait aucun doute que nous étions aveugles lorsqu'un certain jeune homme de Verdun vint demander «l’entrer dans le Ç.A.R.C.pour aller combattre les (’fiches.Il n’y avait hélas pas de psychologues aux environs pour nous «lire ce dont pourrait être capable le jeune Beurling.Xous avons une dette envers la R.A,F.pour avoir été plus sage que nous en l’acceptant.Le maire Wilson «le Verdun a présenté George Beurling à ses concitoyens qui lui ont fait un accueil des plus enthousiastes.Des milliers de personnes se massaient le long «les rues pour assister au défilé qui Ottawa étudie le problème du beurre L’augmentation de la production du beurre et le maintien des stocks en entrepôts sont deux problèmes sérieux.Le consommateur canadien attend, d’autre part, le résultat de cette course au beurre.Si la production n'est pas suffisante à la consommation et que l’on doive combler la différence avec les stocks actuels, il est à craindre que les autorités rationnent la population pour assurer une «listribution équitable des approvisionnements disponibles.Les directeurs de l'approvisionnement ont examiné ce soir avec beaucoup d’attention les dernières statis-ti«|ues fédérales sur la production et les stocks Ils ont dit que la situation était telle qu'ils l’avaient prévue.Ils n’ont fait, toutefois, aucun commentaires au sujet du rationnement.Ils croient que l'on accordera une prime pour en augmenter la fabrication au pays.a précédé la cérémonie à l'auditorium.“La gloire «1e George Beurling est grande dans tout l'empire britannique.Elle est plus grande encore chez nos enfants,” déclare M.E.-A.McNutt, président conjoint de l'emprunt de la victoire.“L'officier-pilote Beurling fait l’envie de ses camarades de la R.A.F.et du C.A.R.C.Ht tout le Canada envie Verdun, car il vous appartient." L’honorable E.-L.l’atenaude, ancien lieutenant-gouverneur «le la province, déclare que Verdun a raison d’être fier de son héros et de toutes les oeuvres de guerre accomplies par cette municipalité.Tout le reste du Canada se joint à Verdun pour féliciter George Beurling et lui témoigner sa reconnaissance.Vingt-neuf jeunes filles de Verdun ont présenté à l’officier-pilote Beurling chacune une rose symbole des 29 avions ennemis qu’il a descendus depuis son entrée dans b Royal Air Force.On a aussi présenté au héros une peinture «le lui-m.me brossée par un peintre montréalais.Le maire W ilson a fait la présentation.Beurling n'est pas un orateur, c'est un homme d'action et c’est en des mots très simples mais remplis de sens qu’il a remercié la population «le Verdun, du Canada, et l'autorité de ce qu’elles faisaient pour lui.I! est heureux de revenir au pays pour revoir les siens, mais il espère retourner comliattre jusqu’à la victoire.L'auditorium de Verdun était tout décorée aux couleurs de l'Aviation et avait vraiment un air de fête.M Adjutor Savarrl, co-directeur des relations extérieures «lu C.A.R.C.pour le Cana«la.et M.Paule-E.Parent, officier de liaison du service «les relations extérieures, étaient les principaux organisateurs.Quoique très fatigué, Beurling a reçu les journalistes, à l'hôtel Windsor.Il s’est prêté de lionne grâce a l’interview et a ré-I>ondu avec beaucoup de condescendance aux questions des représen-ants de la presse.MINISTERE DU TRAVAIL Le Conseil national du travail en temps do guerre Ordonnance Générale I.Oiiico national canadien de la Statistique a constaté quo 1 indice du coût de la vio au 1er octobre 1942 s'établls-1178 indice révisé), comparativement à 1179 (117, indice rovisé) pour colul du 2 juillet 1942 L'arrêté en conseil (C.P.5963) régissant les salaires en temps do guerre, article 48 (iv), stipule: "Le montant do /indemnité no doit 6lr• modifié guo al /’indice du coût do la vie a monté d un point o.ntlor ou davantage depuis la dernière ordonnance générale du Consoil exigeant /'augmentation ou la diminution du mon/an/ do telle Indemnité." L'Indice n'ayant pas varié d'un point complet ou davantage depuis le 2 juillet 1942, lo Conseil national du travail en temps do guorro, conformément aux dispositions mentionnées do l'arrêté C.P.5963, décide «pie les termes de son Ordonnance générale du 4 aoûl 1942 demeureront en vigueur pour la périodo du 15 novembre 1942 au 15 février 1942.sujet au droit reconnu aux employeurs ou aux travailleurs de réclamor à un conseil du travail en temps d» guorro l'autorisation do vorser une indemnité de vie chère dont lo montant aura été reconnu "Juste et raisonnable” par un toi conseil, conformément aux dispositions do l'cmAté en conseil.Lo président du Conautl national d* travail on lump* dm guorro, °."4°7oariïhî.a1ïk HUMPHREY MITCHELL 169457 Saint-Jérôme, le 13 novembre 1942 L’AVENIR DU NORD Pag« troie Rondcl d’automne l.v ciel est gris, le veut froid, la terre est rousse; 1.automne est venu par septembre apporté, ht les arbres, devant la mort du bel été, Pleurent des larmes d'or et rie sang sur la mousse.Cherchant pour leurs ébats une plage plus douce, l.es outardes, au sud, s’en vont d'un vol pointé; l.e ciel est gris, le vent est froid, la terre est rousse L'automne est revenu par septembre apporté.Mon misérable coeur a l'aspect de la brousse : Chassés |CHKRS rnr i Quoi do plus joli pour un couvre-pieds d’enfants ou de poupée ?L’arche de Noé avec les petits animaux dont l’histoire endormira bien les tout petits.Patron en français No 612F, avec tous détails de confection.Patron PAY S AN A, 3425, rue Saint-Denis, Montréal, 25 sous, taxe et port compris.Centenaire de l’auteur cT“0 Canada” L’année 1942 marque le centième anniversaire de naissance de Calixa Lavallée, l’auteur de l’hymne national “O Canada", Lavallée naquit à Vcrchères le 28 décembre 1842.Il montra très jeune des dispositions pour la musique et apprit le piano d'un artiste aveugle de Montréal.M.Letondal.En 1859, il partit pour les Etats-Unis, d'où il alla donner ties concerts aux Indes Occidentales et au Brésil.De retour aux Etats-Unis, il participa à la guerre fie Sécession, puis occupa le poste de directeur du Grand Opera House tie New York jusqu’en 1872.Il passa alors quelques années à Paris et prit des leçons de Marmontel et de Qoieldicu.En 1875, il donna ties concerts au Canada et aux Etats-Unis.De 1879 à 1881, il fut professeur tie piano à Quéliec, puis il retourna aux Etats-Unis, où il mourut à Boston, le 21 février, à l’âge «le 48 ans.C’est pendant son séjour à Québec, et a l’occasion du grand congrès national canadien-français de 1880, que Lavallée composa et fit exécuter pour la première fois le cirant intitulé "CL Canada", paroles du juge Sir Adolphe Routhier, qui devint rapidement l’hymne national du Canada français.Un peu partout dans la province, des célébrations s'organisent pour rappeler le centenaire tic naissance de ce grand musicien.N J Le seul bonheur qu'on a, vient de celui qu'on donne.— Pailleron.La preuve que la liberté est l’idéal divin de l'homme, c'est qu’elle est le premier rêve de la Jeunesse, et qu’elle ne s'évanouit dans notre âme que quand le coeur se flétrit et que l'esprit s'avilit ou se décourage.(Gustave Droz).Patron 2855F — Un amusant toutou qui aura bonne mine, en robe d’indienne ou de velours, de ca-raeul ou de feutre.Et son ami, le petit Blond, crinière et queue de laine sera le plus beau de tous les petits poulains.Ia-s deux modèles dans le même patron, détaillés en français.No 2855F.25 sous, taxe et port compris.Service des patrons PAYSANA, 3425, rue Saint-Denis, Montréal.Vous du FRONT domestique- / Voici la réponse à votre question Si, do tompi à autre, votre épicier ne peut pas vous fournir de sirop “Crown Brand", en voici la raison.C'est que dans un grand nombre de foyers canadiens, en plus do la consommation habituelle, l'on se sert du sirop “Crown Brand" pour économiser le sucre; la demande a donc augmenté comidérablement.Bien que la production de sirop "Crown Brand" ait été plus considérable cette année, il est difficile de répondre à la demande que provoque la disette de millions do livres de sucre.N'amassez pas — achetez normalement — nous faisons tout ce qu- est possible .et votre épicier lui aussi.pour pourvoir à vos besoins.LE SIROP CROWN BRAND THI CANAOA'STAU OH COMPANY UMITID • MONTSlAl *81010 H IA rtIHlHÇ § i rirïbi Chronique féminine Concours de jouets L’active et dévouée directrice de la revue Paysana, madame Françoise Gaudet-Smet, suggère à toutes les femmes.Jeunes filles et fillettes du Québec, de profiter des longues soirées d’automne pour travailler activement sous la lampe à dgs travaux d'artisanats domestiques, ainsi qu’à la confection de Jouets divers.Cette suggestion m’agrée à tel point que je ne puis résister au plaisir de vous faire partager mon enthousiasme.Je vous soumets donc en guise de préambule, les données de ce concours ingénieux.Voici, il y aura de beaux prix pour celles qui sauront confectionner avec des restes de laine, à même les retailles d’indienne, de sole et de velours qui, des chats, des chiens, des lapins, ou des poupées vêtues en paysannes, en robe de satin froufroutante, en danseuses, skieuses, etc., etc.Il n’est pas nécessaire de dépenser pour participer à ce concours, jugez-en : — “une toupie taillée dans un fuseau pourra ravir par ses chansons le petit garçon qui l’a vu naitre sous le couteau de son papa.Et avec quelle extase, une petite fille regardera "venir au monde” à même les retailles de sa robe à elle, une poupée aux doux yeux de fil bleu !" — Tous les jouets confectionnés seront exposés au public vers le 15 décembre, dans les grandes salles de l'Ecole du Meuble, à Montréal.Le concours est ouvert à tous, hommes, femmes et enfants.Aux jouets de n’importe quel matériel et de n'importe quelle forme : cheval de bols, toupie, chiens et chats, poupées de lin, éléphants de feutre, lapins de coton blanc aux yeux roses, et le reste, et le reste.Il y aura même un prix spécial pour les couvre-pieds de poupées.Et les jeunes concurrents, garçons et fillettes, en bas de quinze ans, seront classés dans une catégorie à part et des prix spéciaux leur seront octroyés.Le jury, nous informe la directrice, composé des personnalités les plus en vue dans le monde de» arts et de l'artisanat, aura le droit de prendre toutes les mesures d'encouragement nécessaire, selon la qualité et le genre d'exhlbits soumis.La même personne aura autant de chances de gagner de prix qu’elle enverra de Jouets différents à ce concours.Il y a déjà à promettre aux concurrents : cinquante prix de $5.00 chacun, don du gouvernement de la province de Québec, par l'entremise du secrétaire provincial, l'honorable Hector Perrier, fier de coopérer a cette "initiative très heureuse" dit-il.formule d'artisanat familial qui va révéler des talents inconnus et faire naitre tout un monde d’entreprises variées.Le concours durera jusqu'au 1er décembre seulement, il faut donc se mettre à l'oeuvre sans retard.Le» jouets éducateurs "Les personnes qui ne voient pas plus loin qu’un .nez de catin trouveront peut-être qu’en notre époque d'inquiétude et de soucis variés et multiples cet enthousiasme pour des joujoux est futile et déplacé", écrit madame Gaudet-Smet.Et elle continue avec sa précision coutumière : “.Les jouets sont aussi nécessaires aux enfants que le pain qu'ils mangent.Tout le monde le sait.Ils sont d’ailleurs essentiellement éducateurs.Modelés sur la nature, Ils en multiplient les enseignements toujours sains et salutaires.“Suivant les lois de l’étape, les petites filles feront leur apprentissage maternel en prodiguant leur sollicitude initiale à des enfants de cotonnade.Elles auront ensuite toutes les douceurs, toutes les tendresses pour le petit frère qui a de vrais yeux — quand on pense !— des yeux qui s’ouvrent, qui se referment tout seuls .Et les petits garçons iront naturellement avec bonté découvrir la nichée de petits chiens “en vie” qu'ils seront d'ailleurs incapables de torturer Inutilement.Ils seront d’excellents aides pour le soin des veaux, des lapins et des petits cochons".D'une pierre trois coups "Tous ces jouets resteront à Paysana qui en disposera de la façon suivante .dans une grande vente d'enchère publique, dont les profits seront ainsi répartis ; a) à l'hôpital Sainte-Justine bi à “Nos berceaux en terre de colonisation” c) à l’oeuvre d Adoption de l'Enfance.“Donc, premier bon coup pour vous ; apprendre à faire un travail intéressant et amusant, destiné à faire plaisir à vos enfants d'abord.“Deuxième bon coup pour vous : courir la chance de gagner un des nombreux prix (il y en aura beaucoup plus à annoncer ces jours-ci) et, en plus du prix ou des prix que vous pourrez gagner, peut-être obtenir du travail à domicile pour longtemps, car tous les grands acheteurs de jouets en gros seront invités à venir visiter les exhibits avant la vente à l'enchère.“Depuis bien longtemps, tous les petits enfants du Canada ont reçu en cadeau des poupées d'Allemagne, toute une ferraille de petits singes et de clowns à clef, ressort au ventre, montés en Tchécoslovaquie ; tout un assortiment de charettes, de camions, d'avions et de militaires en ferblanc, nés au Japon, et faits avec nos vieilles boites de conserves, ramassées par nos guénllîous dans nos poubelles et nos ports à déchets."Nous sommes en retard pour la récupération .Il nous reste celle des idées, notre coeur et nos dix doigts.C'est encore quelque chose.“Soldats du front domestique, bàtisseuses d’oeuvres de paix, nous allons nous en servir.Nous aurons donc cette année le moyen de nous passer des importations, sans que nos arbres de Noël soient tristes et vides.Et.troisième bon coup : vous ferez une très gracieuse et très aimable charité à des petits enfants malades, pauvres et délaissés.” A cette exposition de travaux confectionnés au foyer, ne pourrait-on Installer un kiosque spécial aux pays d'en haut ?Nos cercles de fermières nos associations de jeunes filles : J.O.C.— J.A.C.— Filles d’Isabelle, cercles de couture et de tricot.Chevaliers de Colomb, et cet admirable groupe de l'Atelier de l’Enfant-Jésus, où nos jeunes artisans confectionnent ou remodèlent des jouets pour la Noël des petits pauvres, bref, tous pourraient se liguer, pour recréer dans un effort commun, les clapiers, les poulaillers et les fermes du pays d'en haut.Jusqu’aux poupées paysannes ou sportives qui apporteraient aux citadins, la note distinctive de notre pays pittoresque et montagneux.Et.que dire des bers taillés dans l'érable, des berlots aux vifs coloris, des traines-à-bàtons qui sont typiquement de chez nous ?.Allons, un coup de coeur.Mettons-nous à l'oeuvre immédiatement.Nous reconstituerons après cinquante ans passés, cette mémorable Corvée de l’érable, de l'époque héroïque du curé Labelle, et quoique dans un autre domaine, mais tout aussi atlruiste puisqu'elle secourera l'enfance malheureuse.C.Prévost—Lamarre Petits poèmes domestiques par Alberte Langlais-Campagna Voilà l'une des plus belles réalisations artistiques de notre littérature.La direction des EDITIONS FIDES est fière de pouvoir présenter au public un volume aussi riche pour un prix bien abordable.La qualité des photos et des textes en fera sûrement un des grands succès de l’année.Ce volume est un témoignage.Un foyer sans enfants est froid, terne et douloureux : la présence des petits crée une atmosphère toute pleine de joie.Elle transforme la vie familiale en un long poème d'amour, d'intime satisfaction, et de légitime orgueil.Et cela, même (peut-être surtout) quand ce groupe n'est uni que par la charité chrétienne.Dans les accents prenants de madame Campagna, aussi bien que dans les 36 hors-texte i photos Rie) de réalisation exceptionnelle, on reconnaît que ces petits sont vraiment des "petits marchands de bonheur", comme les appelle M.l'abbé Bourgeois.des Trois-Rivières, dans son superbe film de propagande.Le volume est présenté par le R P.Richard Thivierge, o.f.m., Direc teur de la Famille ; “On connaît des mères qui ont chanté les Joies et les gloires de leur maternité ; c'est, nous semble-t-il.la première fols qu'une mère d éniants adoptifs nous chante le bonheur d’un rêve conquis sur le désert et l'égoïsme d'une existence bourgeoise.“Le ravissement d'une mère qui n'avait pas d’enfants et qui a su quand même former autour d'elle et de son époux une famille aimée et heureuse, tel est le thème de ce livre.Louis.Dominique, Michelle et Jean doivent remercier le bon Dieu chaque jour de cette grande faveur qu'il leur a faite d’un foyer.Après Dieu, c'est au dévouement et à l'amour de leurs parents adoptifs qu’ils doivent leur bonheur quotidien.Plus tard, quel plaisir n’auront-ils pas à relire ces petits poè mes qui leur rappelleront la montée de leur vie qui s'annonçait, pour eux, si ardue ! Ils trouveront là plus qu'un talisman, une force et un réconfort aux moments pénibles de leur ascension.“Il est permis aussi de croire que ce livre fera du bien à toutes les mamans.— et sont-elles si rares ?— qui voient dans leurs enfants un fardeau trop lourd pour leurs épaules de femmes modernes.Elles trouveront dans la lecture de ces poèmes, écrits sans prétention, le secret du bonheur qu'elles ont vainement cherché partout ailleurs."L'auteur a demandé à RIC les illustrations qui accompagnent les poèmes.RIC, qui a toujours aimé les petites frimousses roses des enfants, a goûté un double plaisir dans la famille de l'auteur : en plus de capter au vol ces expressions d'enfants intelligents et délurés, il a vu de près le bonheur d'une famille dont la trame fut d'abord tissée par la charité et qui a su s'épanouir en une riche floraison de joie comme beaucoup de familles formées par les liens du sang n’en connaîtront jamais.” Ce volume est donc une bien précieuse contribution à l'oeuvre du placement de l'enfant sans soutien.Il est tellement beau que le lecteur s'enthousiasme et se sent conquis.En plus d'être une merveilleuse défense de l'orphelin, il apporte un argument de plus pour la pénétra tion dans nos familles de la vraie notion du bonheur familial.Livres et revues L’école canadienne Revue pédagogique de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.Sommaire de novembre 1942 Un ordre nouveau de René Gué-nette; Regards sur le monde paien de Rex Desmarchais; L'école des bibliothécaires de R.G., Valeur éducative des sciences naturelles, de Cosette Marcoux; L'école et la France, pes de la pédagogie, de Allain de Bray, A l'école des Saints, de René et R.D.; Arithmétique, d’un profes-da, de Rex Desmarchais, Un coup d'oeil sur la Colombie, de Manolita instituteurs et l'Action catholique, Lagacé, de Maurice Le bel ; La Semaine sociale de Saint-Jean, de Paul Barry, Hélène Grenier, J.-A.Brunet; Livres et Revues de René Gauthier, abbé Irénée Lussier.L’actualité économique Sommaire, octobre 1942 Le paysan et ses institutions sociales de Gérard Filton, secrétaire général de l'U.C.C.; La raison et le bien public contre l'autarcie de Chs.-D.Hérisson, docteur ès sciences économiques; Problèmes des pêcheries à Terre-Neuve, de Gérard Gardner, professeur à l'Ecole des Hautes Etudes commeiciales ! Montréal); La population française de Roger Picard, professeur à la Faculté de Droit de l'Université de Paris; Faits et nouvelles: L'idée coopérative fait son chemin Les banques créent-elles de la monnaie?; Bibliographie: Les livres (comptes rendus bibliographiques) — Pour les chercheurs (bibliographie classifiée).• • « L’éducateur Revue des parents et des maîtres Sommaire “Aujourd’hui” novembre 1942 Les idées ne sont pas rationnées! La lecture du digeste français “AUJOURD'HUI'' nous montre l'ampleur des activités intellectuelles et spirituelles de notre temps.Le sommaire de novembre nous en donne un panorama Un deuxième front “Relations”; Qui est-ce Pierre Laval ?— "Bulletin des Agriculteurs"; Le Brésil — "Revue populaire"; Prisonnier en Allemagne “Amérique française"; Le vrai visage de PEGUY “Pour la victoireLes enfants chez Victor Hugo “Bulletin des études françaises"; Montréal et la musique — “Enseignement primaire”; La jeunesse de Flaubert "Revue dominicaine"; Nos premières élections provinciales "L'Oeil"; Les voyages de Garneau “La Boussole"; Malinche "La vie au grand air”; Le Portugal au Brésil "Conférence"; Quand nos pères regardaient les astres — "Journal de l'Hôtel-Dieu"; Le génie scientifique britannique — "Endeavour"; L'hélice de bois — “Ovale C.I.L."; Le docteur Léo Pa-riseau — "Regards"; A la recherche du temps perdu "Action nationale"; L'avant dernière invasion de l'Angleterre "Revue moderne”."AUJOURD'HUI" se vend dans tous les kiosques au prix de $0.25.L'abonnement est de S2.50 par année.S'adresser aux EDITIONS D'AUJOURD'HUI.1961 est.rue Rachel, Montréal, Canada.• • • L’action universitaire Information familiale: le directeur de l'Institut Familial; Le droit d'avoir des parents physiquement et mentalement sains: Hervé Blais; Les vertus de nos enfants: Odette Vincent: La mère et son enfant: Guillaume Lavallée; L'alcoolisme et la tuberculose: Jean Faquin, m.d.; La drogue à double personnalité: Gilles Malboeuf, pharmacien; Les soins à donner au bébé prématuré: Aram Lacoursière, m.d.; Le relèvement de l'enfant délinquant: Marcel Trahan, avocat.Administration: 2080 ouest, rue Dorchester, Montréal.* * * Mes fiches Sommaire octobre 1942 Avis de convocation; Congrès des médeoins, par Pierre Smith; Grandeur et misère d'un poème, par Pierre Ricour; Radio Collège; Préparons l’après-guerre, par Hector Mackay, c.r., Jean-Marie Nadeau, Roger Eros-sard, François Vézina; Réflexions sur la littérature américaine, par J.Darbelnet; Sous les drapeaux — A propos de quelques livres — Echos et nouvelles Nécrologie: Les diplômés écrivent.• • • 2Oième siècle Sommaire octobre 1942 Science nouvelle: pour devenir un chef; Quand les oiseaux voyagent; Ce que j'ai vu au Mexique; La famille.jamais!; La dame à la lampe; Qui contrôle les nouvelles ?; Ne ferme pas la porte; Impressions; Nous avons des as; Etes-vous gêné?; Le Secrétariat de l'Enfance: Mots croisés.Sommaire octobre 1942 Philosophie: La fonction sociale de la philosophie, par l'abbé Arthur Robert- Sciences: L'enseignement des sciences sociales dans les universités canadiennes.par Gonzalve Poulin, o.f.m.; Le façonnement canadien de notre génie français, par Auguste Benoit: La province de Québec estelle un Etat?par Maximilien Caron; Religion, affaire privée?par l'abbé R.Riche.Sciences pures: Dernières conclusions de la science contemporaine, par Alphonse Gagnon.Sciences appliquées: Le chronométrage, par Laurent Laberge.Beaux-Arts: Art et civilisation, par Louis Van den Bossche.Littérature: La femme des les lettres françaises, par Roger Duhamel.Histoire.Géographie: Mgr Laflè-che.par Adélard Dugré, s.j.; Québec à l'aurore du viugt-et-unlème siècle, par Stanislas Gaudreau.Volume de 224 pages — 36 photos hors-texte.— Prix : SI.00 ; par la poste : SI.10.En vente chez votre libraire ou aux EDITIONS FIDES.3425, rue Saint-Denis, Montréal.Conseil pratique Si vous voulez maigrir sans avoir le courage de vous astreindre à un régime trop sévère, choisissez un jour par semaine et consacrez-le au jeûne.Ne vous nourrissez que de jus de fruits.Vous maigrirez sans nuire à votre santé., \ sirop Mathieu CASSE LATOUX Le passé est mort ; le présent passe ; l'avenir seul est toujours vivant.L’espoir, c'est 1 illusion du pus-1 qui se renouvelle.HEUREUSE EST LA MÉNAGÈRE QUI CUIT AVEC LA LEVURE ROYAL’ SON PAIN EST LÉGER, DÉLICIEUX ET CHAQUE TRANCHE EST UN’RÉGAL! .FABRICATION CANADIENNE | l'i" Vous duFR0|iT domestique Avez-vous perdu l’appétit pendant ces jours troublés—vos repas vous semblent-ils monotones, sans attraits?Aguichez l’appétit des vôtres par des desserts délicieux et nourrissants—des blancs-mangers et des poudings qui se font facilement, à peu de frais, avec la fécule de Maïs Canada.La qualité supérieure de la fécule de Maïs Canada vous assure les meilleurs résultats possibles—elle est le gage que vos desserts préférés à la fécule de Maïs seront délicieux.GRATIS I rVnunJct U brochure -Recettes de choix**.Ecrives et incluez un cartonnage ou une étiquette complète «le n'importe quel produit Canada Starch au Service de rEcovxnie Domestique de U Conspapue Canada Surch, Département R25, casier postal 129, Montréal.• FÉCULE CANADA THEWHlri?’’ autfitn, C°NTA1NS NO DE MAIS Th* CANADA STAKCH'COMPANY, Limited, Monfréol Donne des gâteaux ' légers, savoureux.Coûte moins de K par cuisson ordinaire Pour Livre de Cuisine GRATUIT.• 'écrivez as , ‘ Pouilrc'à Pajtè "Magic!.’,' ¦ Ffascr Ait., Toronto Page quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 13 novembre 1942 Le navire de la victoire ; Chronique scientifique I.c marin qui a bourlingué sur les océans, exposé à tous li s périls de la mer, sait bien que pour arriver à bon port, il ne faut pas relâcher la vigilance.Contre les vagues et les ouragans, les discours ne servent de rien un navire solide, un capitaine courageux et habile, un équipage alerte et en-trainé.voilà comment l'on atteint le but.malgré les tempêtes et les réciI s ! Lu pays — on l'a déjà dit — est un navire, contenant notre richesse.tout ce qui nous est cher.Il faut savoir le diriger, l'orienter vers sa destinée, en dépit des attaques.Pour nous.Canadiens, qui avons hérité de nos ancêtres le goût de la mer et du salin, nous comprenons tout de suite cette comparaison.Nous savons que le Canada, notre patrie, traverse la plus formidable tempête île son histoire.Inutile île se répandre en jérémiades sur les imperfections du navire : ce qui importe, c'est de sauver le vaisseau.I équipage, la cargaison.Tout le reste n'est que phrases creuses, et même trahison.Nous faisons tous partie de l'équipage.Si nous rêvons à la lune au lieu de veiller à la proue, si nous obéissons trop tard aux ordres du commandant, nous serons responsables de la perte du vaisseau.Que chacun fasse son devoir.TOUT son devoir.Pour nous qui restons au pays, notre devoir c'est d'aider le plus possible nos compatriotes qui - sur mer.>ur terre et dans les airs — risquent chaque jour leur vie pour NOUS détendre.Actuellement, le pays nous demande de souscrire au troisième Emprunt de la Victoire.C'est là qu’est notre devoir: PRETONS pour que nos années combattantes nous donnent la victoire ! L'armée la plus polygotte du monde L année britannique du Moyen-Orient, composée de prés d'un million d hommes, est peut-être la plus polygotte de tous les temps.On y rencontre des Syriens, des Iraquîens, des Perses, des Australiens, des Néo-Zélandais, des Indiens, des Sud-Africains, des Polonais, des Français, des Grecs, des Tchèques, et cette liste est encore incomplète.L'hospitalisation et le traitement de toutes ces races constituaient un problème qui a exigé l'installation de 75 hôpitaux avec des médecins comprenant la langue des hospitalisés, puisque chaque peuple a .-es propres méthodes médicales Un correspondant au Times de Londres donne ces informations intéressantes en non- révélant l'état de santé des soldats britanniques du Moyen-Orient, nu du Proche-Orient, selon que l’on emploie la désignation anglaise ou française.On apprend que la science a réussi à se rendre maîtresse des maladies qui avaient paralysé les opérations des années durant les dernières guerres : typhoïde, typhus, et particulièrement la malaria que l’on a pu circonscrire.Ces hôpitaux ont a traiter des cas aussi extrêmes que les engelures et l'insolation.Les troupe- avaient souffert des morsures du froid durant leur retraite dans les montagnes de Grèce et.l'année dernière, sur les hauteurs de la Perse et île l'Irak.L'excessive chaleur a surtout affecté les armées de l’Irak, de la Perse, du golfe Persiquc et de la mer Rouge.On ne rapporte cependant aucune victime de prostration dans les chars d'assaut africains, contrairement à ce qu'on pourrait supposer; on explique que le mouvement de ces appareils produit une aération suffisante pour empêcher la chaleur de devenir dangeureuse.On dispose ans-: de cliniques ambulantes et d'ambulances aériennes pour le soin des blessés, innovation provoquée par les nouvelles conditions de la guerre mécanisée dans les espaces désertiques.Et 1 on traite les malades et les blessés par les moyens chirurgicaux les plus nouveaux et avec une grande variété de médicaments fournis par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.‘ (Le "Droit") Louis ROBUXARD Protestation de neuf archevêques du Canada Neuf archevêque- catholiques du Canada, réunis ici aujourd'hui, ont communiqué aux journaux une protestation “véhémente" contre un ar-tide publié dans le numéro du 19 j octobre du magazine “Life", inti-1 tulé: "Le Canada français".“Cet article attribue à l'Eglise catholique de la province de Québec, dit la déclaration signé par neuf des douze archevêques canadiens, des idées, et des attitudes qui donnent une image fausse et défavorable de l'Eglise catholique du Canada français, et laissent aux lecteurs une idée fausse et incomplète de l'action et l'influence de l'Eglise sur la vie religieuse et sociale du peuple catholique de la province de Québec.“Nous désirons exprimer, dans les termes les plus forts possible, notre désapprobation complète de cet article, qui est non seulement faux et préjudiciable au bon renom de I'Ègli-e.mais qui également abuse d'une façon flagrante de la politique de “bon voisinage" et des lois naturelles de justice et de vérité”.(Le cardinal Villeneuve et le premier ministre, M.Adélard Godbout.ont antérieurement exprimé leur désapprobation de cet article).La déclaration ajoute que le “rédacteur de cet article ignore que les lois de l’Eglise catholique sont les mêmes partout flans le monde entier", qu’il "aurait dû s’informer du rôle dominant joué par nos mar-guillers dans l'administration des biens de l’Eglise.On accorde plus de liberté- aux minorités religieuses et nationales que dans tout autre province du Canada, donc encore bien plus qu'aux Etats-Unis".La declaration émanant du Palais cardinalice, est signée par le cardinal Jean-Maric-Rodrigue Villeneuve, archevêque de Québec, par les Archevêques William Duke, de Vancouver; James Charles McGui-gan, de Toronto; John H.MacDonald, d'Edmonton; J.-T.McNally.d’Halifax; Alexandre Vachon, d'Ottawa ; Joseph Charbonneau, de Montréal ; Norbert Robichaud, de Moncton, et Georges Cabana, archevêque coadjuteur de Saint-Boni face.Man.Vision nocturne Les pilotes, gardes-côtes, marins et sentinelles en devoir le soir ont fait l'intéressante découverte que l’homme jouit de deux paires d'yeux.La vision diurne depend des 7,000,000 de cellules en forme de cônes groupées sur un petit point de la rétine de l’oeil.Ces cônes résolvent le problème de la distinction des couleurs et des détails très fins à percevoir; ils ne sont pas sensibles la mût.Pour la vision nocturne la pupille de l’oeil se dilatte.prend de l’expansion pour augmenter l’illumination sur les 130,000,000 de cellules en forme de bâtonnets qui couvrent tout le reste de la surface de la rétine non occupée par les cônes.Ces cellules sont insensibles à la couleur (c’est l'ouvrage des cônes) et peuvent scruter les grandes images seulement: par contre elles sont extrêmement sensibles au mouvement et surtout à la lumière: si sensibles en effet à la lumière qu'elles peuvent percevoir la lueur d’une allumette à une distance de 3 milles.Les yeux atteignent leur maximum de puissance de visibilité nocturne après avoir été soumis à la noirceur durant environ 40 minutes: pendant ce stage à la noirceur, il s agit de ne pas regaidir d'objets lumineux (ou plus correctement visible à la noirceur) de façon à ce qu’ils pointent.non pas sur les cônes, mais sur les bâtonnets ultra-sensibles.Il est simple d’arriver à ce but: en effet il s’agira de regarder les objets obliquement et non directement i regard fixe».Dams la majorité de3 cas où il y a défience de la visibilité nocturne, l’usage des vitamines et d’un régime approprié (légumes vertsi a été conseillé: cependant ce moyen ne s'est pa3 avéré très effectif (Quelques règles plus simples ont été mises de l'avant par des spécia listes attachés aux corps d'aviation plus particulièrement Il faut d'abord que le sujet s’adapte pleinement à la “noirceur”, ce qui requiert au moins 40 minutes d'attente “patiente”.Vu que l’adaptation peut être perdue par la lumière.même peu intense, il faut se prévenir d’exposer ses yeux à une intensité lumineuse, si faible soit elle.Une fraction de secondes exposés à la lumière nos yeux perdent instantanément l'adaptation à la noirceur.Comme les bâtonnets sont insensibles à la lumière rouge, l'adaptation à la noirceur peut être facilitée par le port d'un verre rouge: e est de ce procédé que nos pilotes et borr.bar diers se servent pour les raids de nuit.On comprend mieux, par l'étude de la vision en pleine nuit, la complex! té de l’entrainement des membres de la R CAF., pour ceux mrtout oui font partie des équipes de bombarde ment nocturne: on en conçoit l'importance si l’on songe que les born bardiers doivent, d’une hauteur de 20,000 pieds atteindre une objectif relativement petit, et discerner de cette altitude un hôpital d’une manufacture .- Il y a donc un grand soin à donner aux “yeux” des pilotes de guerre; c'est pourquoi le moindre défaut visuel d’un aspirant pilote est un ’’handicap” rérieux à sa carrière.Eaicar.(à suivre) Presque personne ne s’avise lui même du mérite d'un autre.— La-Bruyère.Ici 1 ’on prie le Seigneur Lorsque les métayers de la région se réunissent au pied de la Croix uu chemin, la Métairie Rancourt est au grand complet et chacun songe aux anciens du pays qui ont les premiers érigé ces modestes monuments à la gloire du Christ.Et les Rancourt demandent A Dieu de bénir leurs récoltes cette année, d'assurer le succès de leurs entreprises et la paix de leur Ame.Ici l’on prie .(Le programme de la Métairie Rancourt est diffusé chaque jour du lundi au vendredi par la plupart des postes de radio de la Province de Québec).Commission des prix et du commerce en temps de guerre La circulation des camions M James Stewart, l'administrateur îles services à la Commission des Prix et du Commerce en temps île guerre, annonce un amendement à l’ordonnance qui limite à .55 milles de l'adresse sous laquelle ils sont enregistrés, le rayon de circulation îles véhicules commerciaux privés.l.es transporteurs de bois de pulpe ou de bois tie sciage qui désirent rayonner à plus de 35 milles de leur établissement après le 1er novembre doivent en demander immédiatement la permision à l'administrateur par l'entremise d'un bureau de la Commission des Prix.On rappelle aux propriétaires de camions privés qu’ils doivent inscrire sur chaque côte de la caisse île chacun île leurs camions, leur nom et l'adresse sous laquelle ils ont enregistré ce camion.Lettres et chiffres de cette inscription doivent être hautes d’au moins un (hiu-ce.M.Stewart observe que beaucoup de camionneurs ne paraissent pas se soucier de cette règle importante.Ils feraient mieux de s'v conformer sans retard.On fera enquête bientôt sur l'observation de cette ordonnance.Le camionneur qui néglige d'inscrire son nom et son adresse sur sa voiture est passible de sanction très rigoureuse.Billet O prend?A ¦”D0W‘" d’une DOW '¦ La vie aux chantiers De nos jours, la vie des chantiers ne correspond pas à l'idée que s'en fait la masse On la redoute assez, la jugeant d'après les récits anciens et la légende.Le profane ne voit dans l'exploitation forestière qu’iso-lement et ennui abattage à la hache qui épuise son homme, lits envahis de poux, repas de lard salé et de fèves indigestes.Rien de tout cela n’existe plus.Grâce aux facilités du transport moderne, à une meilleure compréhension des besoins humains, l'existence en forêt s’adoucit de plus en plus, sans toutefois s’amollir.A deux reprises ces dernières années, l'Illettré séjourna en pays de chantiers, et il reste étonné de ce qu’il y vit.Il fut l’hôte de la compagnie Jean-J.Crète Limitée, de Saint-Jacques-des-Piles, qui se charge des opérations de coupe pour le compte de Consolidated Paper Company, dans le voisinage des rivières Mattawin et Vermillon, en Mauricie.L'automne le reporte naturellement vers la forêt et les chantiers.En temps normal, la compagnie Crête emploie quelque 3.000 bûcherons, distribués dans de multiples camps relevant d'un poste central au Lac Brown, au nord de la Mattawin.puis d’un autre appelé pittoresquement Le Chapeau de Paille, à 80 milles plus loin Tout ce monde mène au grand air une vie remuante, dans un pays incomparable de montagnes et de lacs poissonneux, travaille et s’amuse joyeusement, bien nourri, chaudement logé, jouissant d’avantages qui sentent le luxe, comparativement aux conditions que supposaient les chantiers de jadis.* * * Le bûcheron d'aujourd'hui habite sans doute un camp de bois rond, construit en bordure d'un lac, mais pourvu d'un parquet de planches, chauffé tant et plus par la truie traditionnelle, — vaste poêle oblong qui avale des bûches de trois pieds.Il ne couche pas sur un lit de plu mes, mais sur des rameaux résineux.Le camp est propre, visité chaque semaine par un inspecteur sanitaire, qui enjoint à chacun de respecter des règles précises d’hygiène.Les hommes se doivent baigner chaque semaine, laver les mains et peigner avant les repas.Les conversations peuvent être parfois salées, mais le blasphème ne se tolère point.Le roi véritable du campement est le cuisinier, que chacun respecte, et pour cause.Il se lève avec le jour, cuit son pain, prépare ensuite des repas pantagruéliques.Le ravitaillement se fait du poste central, qui reçoit chaque jour des provisions de bouche par camion-automobile, même l'hiver Aussi la mangeaille ne manque point Aux repas, deux ou trois plats de viande, boeuf rôti ou bouilli, jambon ou porc-frais, tête en fromage, saucisses, beefsteak même, — j selon l’humeur du chef.Il y a toujours sur le poêle des fèves au lard, pour qui en désire.Desserts nombreux : tartes et gâteaux variés, mélasse, pruneaux.Meilleure chère, en somme, que dans bien des foyers bourgeois.On aperçoit dans chaque campement un ou plusieurs appareils récepteurs de TSF.qui égayent de leur musique.Journaux et lettres arrivent chaque jour au poste, pour distribution dans les camps.Un service quotidien de taxi permet à qui le veut de retourner chez lui, si l'ennui ou la nécessité l'y force.* * * Le travail en forêt ne ressemble guère a ce qu il était hier.On n’abat que rarement les arbres au go-dendard et à la hache.Le bûcheron moderne utilise une scie légère appelée sciote, qu’il manie facilement d'un bras.Il coupe les billes ebran-chées en longueurs de quatre pieds, les empile près de l’eau, en vue du flottage, sur lacs et rivières.Le büchrux s’occupe à la drave s'il le désire, mais ri“n ne l’y oblige.De façon générale, l’homme sérieux trouve son profit dans le bois.Son salaire n’a rien de mirobolant, — minimum de S55.90 par mois, — mais il est net, la nourriture et le logement en sus.Rare l’individu, au printemps, qui n’a pas sa petite fortune dans ses goussets.Qu'on ne se méprenne pas sur le caractère des bûcherons.Hors quelques exceptions qu'on ne tolère pas longtemps, ce sont de forts honnêtes gens, fils de cultivateurs pour la plupart, d’étoffe un peu rude, mais qui n'écra seraient pas une mouche.Ils travaillent dur et mangent comme deux, lavent eux-mêmes leur linge, disent le chapelet en commun le dimanche, à 1 heure de la messe, passent une partie de leurs loisirs à écrire aux parents d’en bas, qu i! leur tarde de revoir.Chose curieuse.on trouve dans les chantiers des citadins que la ville horripilait, et qui demandent â la forêt des satisfactions que ne donnait pas leur milieu naturel.La vie des chantiers est ainsi faite détonnantes contradictions.Elle envoûte rapidement.Qui la connait subit longtemps son attirance.L’Illettré Il ne reste à celui qui est parvenu au faite des honneurs qu'un seul moyen de s'élever, il faut pour cela que.sûr de sa propre grandeur, il en sache descendre.— Pline Le Jeune.Vertus du coopérateur Parmi le-, qualités humaines susceptibles île vivifier et île féconder l'action du coopérateur, M.E.Min-ville.dans la conférence qu'il a prononcée au congrès tenu en octobre dernier, en a distingué quatre, a savoir.le sens social, le sens des responsabilités, l'esprit d’initiative et l'esprit de discipline.Le sens social: C'est par la pratique de la solidarité, de l’entraide sur le plan social et politique que nous parviendrons à surmonter les difficultés île notre situation.En conséquence, tout en tenant compte de 'es propres intérêts, le coopérateur ne méprise pas pour cela ceux de son prochain.A la formule individualiste : chacun [xmr soi.i! oppose la formule coopératiste : tous pour chacun et chacun pour tous.I.c sens des responsabilités: Il ne suffit pas de croire à la coopération.Il faut disposer d'un esprit apte à l'action clairvoyante et fructueuse.Donc, le coopérateur agira pour améliorer son sort et en même temps le sort «le ses semblables L'esprit d’initiative : Pour briser l’assujetisscment économique que nous subissons depuis un siècle et demi, il faut une action collective ordonnée selon une doctrine qui tire sa puissance île la coalition des énergie humaines.Que l'on rende sensible, la possibilité d’un renouveau économique et le goût du risque renaîtra en nous.L’esprit de discipline: Nous sommes trop enclins à la critique.Qui dit coopération dit travail d'équipe.donc acceptation d'un ordre, d'une discipline.Cet esprit d'ordre nai-tra en quelque sorte de la pratique ! «les autres vertus du coopérateur.Le Coopéraieur :- (leur.qui l’ont fait souvent parer aux < treaties et aux land.l.es Sesquais parlent Perles des îles l-a petite ile de Sercq.entre Jersey et Guerncssey, est appelée Perle des Iles.Sa longueur est de trois milles et «lemi, sa largeur d’un mille.Sercq est la plus pittoresque des iles situées dans l'archipel de la Manche.Ses hautes falaises, ses vallées profondes, scs grottes et ses cavernes lui lonnent un caractère d'âpre gran- Shet- re aujourd'hui le patois normand des 13e et 14e siècles, l'isolement dans lequel se trouve leur patrie avant gardé toute sa pureté à leur langage, lequel diffère complètement des patois de Guernes-sey et de Jersey.C’est encore en français que s y donne l'enseignement public.Sercq est la seule des iles anglo-normandes où l'instruction soit obligatoire, et cela depuis 1X74.Les annales historiques sont muettes sur Sercq jusqu’en 568.Plus tard, l’iie devint tin nid d'écumeurs de mer.qui exerçaient leurs déprédations sur les côtes voisines et rapportaient leur butin dans leur repaire Pour mettre un terme à ces actes de piraterie, la reine Elisabeth constitua Sercq en fief de haubert, dont elle fit don en toute propriété, au sieur de Saint-llélier de Carteret, seigneur de Saint-( bien, à Jersey.Contre Valcoolisme S.Km.le cardinal Villeneuve a prononcé le 2 octobre, dans une grunde assemblée au I’ululs Montcalm, â Québec, une forte allocution sur l'alcoolisme.En voici un passage: "Nonobstant ce qu'on veut faire croire, l’alcoolisme se répand chez nous en des proportions lamentables.Sans exagération, j'afflrme qu'il y a immensément de choses épouvantables en matière d’alcoolisme.des choses que nous voudrions bien ne pas voir, mais qui existent quand même.Ainsi, i! y a quelque chose d'angoissant à penser que l’alcoolisme féminin pénètre dans notre société.Autrefois, on pouvait se figurer que ces choses se produisaient que dans ce qu'on appelle "la haute".Malheureusement, ça descend.Ca se répand même dans les fréquentations.L'alcoolisme les rend de Jour en jour plus diaboliques."Il faut aussi déplorer le grand péril de l’alcoolismç chez nos militaires.Je suis sûr qu'il y a là une aberration, une trahison.Beaucoup se figurent que pour attirer les recrues, il faut leur ouvrir des occasions de boire.Comme le disait le docteur Poulin, on aura peut-être ainsi des recrues, mais on n'aura pas de vrais soldats.Et songez à la société que nous préparent pour l'après-guerre des militaires ainsi alcoolisés.Loin de mol la pensée de mépriser ceux qui prennent les armes à la défense des grandes causes.Mais on ne peut m'empêcher de penser qu'on trahit la patrie en alcoolisant les armées."11 y a une chose qui est peut-être encore plus lamentable: c'est la belle indifférence avec laquelle tout le monde regarde cela.Il y a des protestations, mais elles n'ont pas d’écho.elles ne sont pas efficaces.On reproche aux autorités dans bien des domaines de ne pas comprendre leur devoir social à cet égard.Elles sont, si Je puis dire, victimes de l’inertie publique.Et c'est cette Inertie qu'il faut secouer".Le gouvernement lédéral annonce, d’accord avec les gouvernements provinciaux des restrictions sur le commerce des liqueurs.Il faut souhaiter qu’il décrète des mesures efficaces malgré les clameurs de quelques Journaux, serviteurs de gros intérêts.Le général de Gaulle La France Combattante, est en premier lieu l’oeuvre du Général de Gaulle.Avant l'Armistice le Général de Gaulle était pour les Français un jeune général assez peu connu en dehors des milieux militaires et des grands chefs de l’Armée française, le Maréchal l’étain, le Général Weygand, le Général Gamelin, qui rejetaient ses conceptions sur le rôle des tanks et divisions blindées dans la guerre future alors tjue ses vues se sont révélées prophétiques.Depuis l’Armistice, le Général de Gaulle est l’homme qui a surgi du désastre, qui a refusé d'accepter la capitulation, qui a eu foi en la certitude de la Victoire et qui a lancé au peuple français l’appel suprême à la résistance.On dit souvent que le Général de Gaulle est le symbole de la Résistance française.C'est vrai mais ce n’est pas assez.Non seulement, le Général de Gaulle symbolise la résistance française mais il La suscite, l’anime, l'organise, b dirige et la représente.Il formé les Forces Françaises Combattantes, provoqué le ralliement des vastes territoires à la cause des Alliés et en quelques mois il a construit en partant de rien, ce qu’on appelle au jourdTiui la France Combattante.Faites de votre mieux en chaque circonstance et soyez assuré que chaque circonstance vous donnera ce qu’elle aura de meilleur.— C.-D.Larson.PflflRL ^PJus de gens découvrent chaque jontuqjue Dow est la~ plus-délicieuse des bières Si c’est * Ogilvie’-c ’est bon! AFRICAIN (34% esprit de preuve) 26 oncat .90)1 brandy CM*-*'» \ 0 ©»*•• 36 «•*•• 40 ont»1 »2.»0 24.20 42-24* TH E OGILVIE FLOUR MILLS C O M PA N Y LIMIT ED Saint-Jérôme, le 13 novembre 1942 L'AVENIR DU NORD Pag« chut Pelit courier d'Europe Le Statut de Westminster a fait du Canada une nation souveraine Lentement, imperceptiblement pour plusieurs, le Canada s'est élevé au rang de naüou libre et souveraine — Résultats de la Conférence impériale de 1926 NORVEGE Plus do moustaches sur la scèno Stockholm, Suède, — l,e premier ministre Vidktm Quisling ne tolérera plus de "Clark Gable" sur les scènes norvégiennes, l.e dernier décret émanant d’O.do défend aux acteurs de s’affubler d'une barbe ou d'une moustache, l.e but de cette interdiction est double.Quisling veut d'abord empêcher qu’un comédien puisse, à tout moment, déchaîner les rires dans l'auditoire en parodiant Hitler; ensuite, il veut rendre impossible qu’un acteur soulève l'enthousiasme général, en se maquillant comme le roi Haakon de Norvège.Cependant, les dramaturges qui produisent des pièces retraçant les exploits des anciens Vikings, se demandent comment ils feront pour montrer ces “rois de mer" sans Isirlie au menton.YOUGOSLAVIE La chasse est excellente Ankara, Turquie, — les soldats du général Mikhaïlovitch ont tué.au cours de récentes batailles, 400 hommes de l’Axe et ils ont fait 1,200 prisonniers italiens en Croatie.Ils ont complètement arraché la voie entre Varshovile et Pe-ruhitch.POLOGNE On oblige des religieuses à épouser des nazis Londres, — Iles religieuses dans le camp de concentration de Boja-now, spécialement aménagé pour elles, sont dépouillées de leurs habits religieux: on les force à porter un uniforme oblitérant leur caractère sacré, après quoi on les soumet à des tortures morales affreuses, afin de les faire renoncer à leurs voeux.On leur fait ensuite épouser des nazis, avec qui elles partent vers ties destinations inconnues.Seules, les soeurs malades ou âgées demeurent dans le camp rie concentration.PROCHE-ORIENT Grand embêtement nazi Jérusalem, — L'embarras des "savants" nazis est grand.Ils viennent de découvrir que les Arabes, dont ils briguent la faveur à grand renfort de propagande radiophonique, sont des Sémites, tout comme les Juifs et les Syriens.La radio de Berlin doit se livrer à des tours de force d'ingéniosité, pour expliquer que les Arabes ne sont pas "radicalement inférieurs”.“L’expression "antisémitisme” dont on s’est servi en Europe pour désigner le servi en Europe pour désigner le mouvement contre les Juifs est incorrecte".a déclaré en se tortillant le professeur Walter Gross, directeur du Bureau racial du parti national-socialiste: "Les Sémites ara-l>es.leurs langages et leur culture ont toujours soulevé l'intérêt amical de la science allemande." ALLEMAGNE Un commentateur qui n'est pas invité Londres, — Juste avant la publication, par la radio allemande de Zcescn, du communiqué du Haut Commandant nazi, une voix mystérieuse s’est fait entendre sur les ondes.Elle émanait évidemment d un nouveau poste clandestin ins-talé en Allemagne même.Précisément durant les quelques secondes séparant les paroles de l’annonceur de celles du commentateur, on entendit distinctement la voix qui disait : “Vous allez maintenant entendre Herr Gocbbcls fausser les nouvelles : que tout Allemand sache d avance que les chiffres qu’il citera ont été falsifiés." 11 s’agissait, en effet, de chiffres sur les pertes en Russie et en Afrique: signe très net de la jierfcction des renseignement* obtenus par l’organisme souterrain au sein même du Reich.La voix s’est d’ailleurs tue après cet avertissement, afin d’éviter le risque d’être repérée.ITALIE Rome a la frousse \\ ashington, — Plus le danger d une invasion de l’Europe par le sud du continent se précise, et plus l’Italie se montre inquiète.Son gouvernement voudrait bien négocier, tandis qu’il en est temps encore.Ln message de la radio de Rome, capté a \\ ashington cette semaine, disciit : "Le peuple italien ne hait pas les Américains ; il sait très bien que ces gens sympathiques ont été entrailles dans cette guerre au moyen d’une fraude politique et de l’infamie personnelle du président Roosevelt.” DANEMARK Londres, — On apprend que la récolte de seigle, au Danemark, est d’un tiers moins forte que l’an passé, et que celle du blé est moindre de moitié : cela n’empêche pas les réquisitions allemandes de s’intensifier.GRANDE-BRETAGNE Chantier maritime féminin Londres, — Un vaste chantier maritime en Angleterre est entièrement occupé par des femmes.Les seuls hommes dans la place sont le gérant et le premier contremaître.Ces femmes viennent de construire un cargo de dix mille tonnes en trente jours.Quand on songe quelles ne peuvent travailler la nuit, puisqu’en Grande-Bretagne, des lumières dans un chantier maritime signifieraient une invitation aux aviateurs nazis de venir tout bombarder, on doit admettre que cette construction constitue un exploit extraordinaire.J'aurai passé ma vie, le long des quais, à faillir m'embarquer.J.A.L.La T.S.F.LE MISANTHROPE, DE MOLIERE, AU THEATRE CLASSIQUE DE RADIO-CANADA Radio-Canada a mis à l'affiche du Théâtre classique, émission du dimanche, quinze novembre, le Misanthrope, de Molière.Cette pièce a été traduite dans presque toutes les langues, même en grec moderne.Walter Scott a dit de l'auteur du Misanthrope “qu'il suffisait d’une oeuvre aussi extraordinaire pour qu'il soit considéré comme le prince de tous les poètes comiques.” • • • LES CAUSERIES DE M.L'ABBE MAHEUX A RADIO-CANADA La causerie de M.l’abbé Arthur Maheux, professeur d'histoire au Séminaire de Québec, le dimanche, 15, aux postes du secteur français de Radio-Canada, a pour titre : "Pourquoi traiter nos affaires en esprits grognons ?” Les causeries de M.l'abbé Maheux passent sous la rubrique "Pourquoi sommes-nous divisés ?” • * * RUDOLF SERKIN SE FERA ENTENDRE PAR RADIO-CANADA Rudolf Serkln que Désiré Defauw fera entendre aux Concerts Symphoniques de Montréal, le mardi, 17 novembre et par Radio-Canada, de 9 heures à 10 heures du soir, est.d'après la critique, l'un des plus grands pianistes de l’heure.C'est à la demande de Toscanini qu’il vint en Amérique, en 1936, pour un concert de l'Orchestre symphonique de New-York.Il a donné des récitals dans presque toutes les capitales de l’Europe.Serkin est d'origine tchèque.Tout Jeune encore, les musiciens de son entourage le considéraient comme un enfant prodige.Cependant, quoique ses parents fussent d’un rang très modeste, ils ne lui permirent pas de jouer en public avant qu’il n’eût acquis une pleine maturité d'esprit.Serkin jouera avec l'orchestre, le Concerto en mi bémol, de Mozart.M.Defauw fera exécuter la Symphonie en si bémol, de Jean-Chrétien Bach et Adagio, de Lekeu.• • • LE CHANT DU MONDE Le tour du monde de la chanson que dirige Victor Brault, à Radio-Canada, a inscrit à son itinéraire du lundi, 16 novembre, à 9 h.30 du soir, les titres suivants : Out of the Night, de T.Reginald; Go my boat, and bravely sail, de Alfred Whitehead ; Ce n'est que votre main, Madame, de Ralf Erwin.Pianos : Fantaisie en blanc et noir.Adieu Hawaï, de Leon-Towers-Robins & D.Apollon ; The Blue of the Night, de R.Turk, Bing Crosby Sc F.Ahlert.Planas : Fantaisie en blanc et noir.My Moonlight Madonna, de Z.Fibish & W.Scotti, arr.Ed.Breck ; Le Beau Danube Bleu, de J.Strauss — L.-J.Rousseau.Madame Aurette Leblanc et Germaine Janelle au piano.• • • "LES ATELIERS DE RADIO-CANADA" M.Aurèle Séguin, directeur de Radio-Collège, donnera une causerie à l'Ecole Polytechnique de Montréal.rue Saint-Denis, le lundi, 16 novembre, à 8 h.15 du soir.La causerie de M.Séguin est intitulée "Les ateliers de Radio-Canada” et sera illustrée au moyen d’un film cinématographique.Ce film, qui est en couleurs, est le travail de M.Roger Morin, des services techniques de Radio-Canada.Les anciens de Polytechnique et leurs amis sont invités à cette réunion.• • • LES GRANDES AUDITIONS DE LA DISCOTHEQUE DE LA SOCIETE RADIO-CANADA La discothèque de Radio-Canada a préparé sous la rubrique des concerts symphoniques pour la semaine du lundi, 16 novembre, le programme suivant : to lundi, 16 novembre, à 3 h.33 — La Symphonie No 2 en ré, de Brahms.L’Orchestre Philharmonique de Londres.Direction, sir Thomas Bcecham.Le mardi, 17 novembre, à 3 h.33 — "Petrouchka", de Stravinsky.L'Orchestre Symphonique de Philadelphie.Direction, L.Stokowski.Le mercredi, 18 novembre, à 3 h.33 — Concerto Brandebourgcols en fa majeur, de Bach.L'ensemble instrumental Busch.Le Jeudi, 19 novembre, â 3 h.33 — Llcutennnt Kljé, de Prokofieff.L'Orchestre symphonique de Boston.Direction, Koussevltsky.Le samedi, 21 novembre, à 10 h.— La Symphonie No 9 en do, de Schubert.L’Orchestre symphonique de Londres.Direction Bruno Walter.publié par L'Avenir du Nord Cle, Liée, imprimé par J.-H.-A.LaboUe, Limitée Saint-Jérôme L’acquisition par le Canada des pouvoirs gouvernementaux ne s’est faite que lentement, si lentement et si graduellement, que nombre de gens ne se sont pas rendus compte du terrain parcouru.Cette avance est pourtant indiquée par plusieurs bornes qui sont autant de statuts.Notons entre autres l’Acte de Québec en 1774, l’Acte constitutionnel en 1791, l'Acte d'Union en 1840, l'Acte d'Amérique britannique du Nord en 1867, et le Statut de Westminster en 1931.Mais ces différentes étapes ne font que marquer autant de pointa culminants de l'agitation et des demandes faites par des Canadiens.Ainsi l'Acte d'Union fut-il le résultat de l’enquête Durham qui elle-même et le rapport Durham, furent le résultat des rébellions de Papineau et de Mackenzie dans le Bas et le Haut-Canada, tandis que les rébellions furent le résultat d'un mauvais gouvernement.Peu avant la Conférence impériale de 1926, le Canada se débattait au milieu des difficultés constitutionnelles.Parmi ces difficultés, il y en avait de statutaires tandis que d’autres étalent d'ordre administratif.Les limitations provenaient de méthodes et de pratiques anciennes.Certains droits n'avaient pas été exercés et l'on considérait même dans certains milieux, que ces droits pouvaient valoir dans le Royaume Uni mais pas au Canada.Avant la conférence impériale de 1926, à laquelle feu l'hon.Ernest Lapointe était le délégué officielle du gouvernement canadien et qui joua un rôle important dans les tractations entreprise autour du Statut de Westminster, le gouverneur-général était nommé par le roi sur l'avis des ministres anglais.Ceci est maintenant changé et ce sont les ministres du gouvernement canadien qui conseillent le roi à ce sujet et eux seuls ont autorité pour ce faire.Avant la Conférence impériale encore, le gouverneur-général était responsable au gouvernement anglais dont il était le représentant.Aujourd'hui, le gouverneur-général est le seul représentant du roi et le gouvernement anglais n'a plus rien à voir avec lui.Avant la Conférence Impériale si le Canada avait quelque communication à faire parvenir au roi il le faisait par l'entremise du Dominion Office qui transmettait le message au roi.Cette méthode a été abolie, et aujourd'hui, ce sont les ministres canadiens qui s'adressent directement à Sa Majesté.A date, cette dernière méthode a été employée plusieurs fois.Les ministres plénipotentiaires envoyés négocier des traités au nom du Canada et les ministres canadiens délégués dans les pays étrangers sont maintenant nommés par le roi sur l'avis exclusif des autorités canadiennes.Il y avait une autre limitation qui avait trait à la fois A la question statutaire et administrative, c'était le droit donné au gouvernement anglais par l'Acte d Amérique britannique du Nord de désavouer en tout temps une loi canadienne jusqu'à deux ans après qu'elle fût en vigueur.Cette limitation fut annulée quand le gouvernement anglais promettait à la Conférence de ne pas conseiller désormais à Sa Majesté, le droit d'exercer son pouvoir de désaveu.Toutes ces limitations de nature administrative et d'autres encore, furent abolies par la Conférence impériale de 1926.Il est vrai alors de dire que dans toute question administratives les limitations de notre droit de gouvernement par nous-mêmes n'existèrent plus après cette conférence, mais il restait des limitations statutaires dont en voici quelques-unes.1— Le pouvoir du gouvernement anglais de désavouer les lois passées par le gouvernement canadien durant une période de deux ans après leur votation.I! y avait aussi une limitation similaire par laquelle le gouverneur-général pouvait refuser son consentement à un bill, quitte à le réserver pour référence au gouvernement anglais afin d'en obtenir une opinion.Le pouvoir de désaveu ne fut pas aboli par le Statut de Westminster mais il devint complètement inefïec-tif par la déclaration du gouvernement britannique qui promettait que le roi ne serait pas induit à exercer ce pouvoir.En fait, ce droit n'a pas été utilisé depuis 1873 en ce qui regarde une loi canadienne.Bien que le droit de "réservation" n'est pas contenu dans l'Acte d'Amérique britannique du Nord, il l'est dans le British Merchant Shipping Act et le Colonial Courts of Admiralty Act.Par le statut de Westminster ces droits ne s'appliquent plus contre le Canada.Le pouvoir de "réservation" de même que celui de “désaveu" n'existe plus maintenant.2— Le Canada n'nvalt pas le pouvoir de légiférer en des matières qui débordaient ses frontières.“D'après le statut de Westminster le Canada peut maintenant voter des lois qui ont des effets extra-territoriaux.3— La loi ayant trait à la validité des lois coloniales de 1865 disait que les statuts canadiens en contracdi-tlon avec les termes de toute loi britannique applicable au Canada devaient être rejetées en proportion de leur contradiction ou répugnance.Le Statut de Westminster stipule que le Colonial Laws Validity Act de 1865 ne s'applique plus à aucune loi votée après l'adoption du Statut de Westminster, et même avant.4— Le Canada n'avait auparavant qu’un contrôle partiel sur sa marine; le Statut de Westminster a aboli les restrictions imposées à notre marine.Il reste le pouvoir d’amender notre propre constitution et cela est un problème qui nous concerne.Nous aurions déjà ce pouvoir si deux hommes d'Etat de chez-nous ne s'étaient opposés à ce que le Statut de Westminster contienne une clause à cet effet.Ces deux hommes furent les premiers ministres Ferguson et Taschereau, respectivement de Québec et d'Ontario.Mais la situation n'est pas désespérée en ce sens, loin de là.Comme résultat de la conférence Impériale de 1926, qui abolissait les limitations administratives et le Statut de Westminster qui abolissait les limitations statuaires, le Canada est donc maintenant en état de se gouverner par lui-même, et il a tous les pouvoirs qu'une nation puisse avoir.Une nation qui se gouverne par elle-même est une nation souveraine et une nation souveraine est une nation indépendante.Le Canada alors est une nation souveraine et indépendante et est sur un pied d'égalité avec les autres nations indépendantes du monde entier.Le Statut de Westminster n’est sans doute pas parfait, il contient des contractions et une phraséologie difficile à comprendre.Mais en dépit de cela il est des plus profitables au Canada.Il a en fait relevé ce pays du rang ignoble de colonie à celui de nation souveraine.(Le Canada) Afin de loger tout le monde (De la Commission de l'Information de guerre.) Toutes les chambres disponibles devront être louées dans les endroits congestionnés.On visitera les maisons et l’on fera bientôt un relevé de ces chambres.Ce n'est plus seulement un devoir mais une obligation pour chaque famille de louer aux travailleurs les chambres ou appartements disponibles, dans les endroits où la guerre a amené un surcroît de population.Il est aussi peu patriotique d’avoir dans sa maison une chambre inoccupée qu'il peut l'être d'amasser du thé, du café, du sucre ou tout autre produit dont la rareté se fait sentir.Voilà ce que déclarent les autorités de la commission des Prix et du Commerce à qui le gouvernement a donné la responsabilité de voir à ce que tout appartement ou chambre soient occupés dans les endroits congestionnés.Mlle Byme Sanders, directrice du Service des consommateurs, et l'organisation qu’elle dirige ont maintenant la tâche de convaincre les maîtresses de maison, qui ont des chambres libres, de la nécessité de les louer à ceux qui en ont besoin.Elles feront aussi un relevé des appartements et chambres disponibles dans ces mêmes districts.Mmes Rex Eaton, assistante directrice du Service sélectif et W.E.West, directrice des Services volontaires féminins, travaillent en étroite collaboration avec Mlle Byme Sanders.On fera sous peu une tournée dans les districts surpeuplés pour découvrir les chambres inoccupées.On ouvrira des registres et chaque maîtresse de maison sera appelée à y inscrire le nombre de chambres dont elle peut disposer.Dans les endroits les plus congestionnés, on visitera toutes les maisons.Dans certaines villes, on profitera du travail déjà fait si intelligemment par certaines organisations telles que le Y.W.C.A.et les centres volontaires.La responsabilité des mesures prises reposera sur le nouvel administrateur des Propriétés, à la commission des Prix et du Commerce.Le sanatorium de Sainte-Agathet un grand actif pour le pays Un rapport publié récemment dans le bulletin de l'Association canadienne contre la tuberculose démontre que le sanatorium de Sainte-Agathe.affilié au Royal Edward Hospital de Montréal, est un grand actif pour notre province.En effet, ce rapport déclare que, à cause de la guerre, le Canada n’a pas su lutter efficacement contre cette terrible maladie : la tuberculose.Nous avons même régressé puisque parmi les causes de mortalité la tuberculose est passée du huitième au septième rang.Trois années de suite, elle se tint en huitième place mais, comme pendant la guerre de 1914, les ravages de la tuberculose augmentent: en 1941, la proportion des mortalités dues à cette maladie est passés de 5.2 à 5.3 jxnir cent.L’an dernier, nous avons eu, dans notre province, 2,681 mortalités par tuberculose; nous avons l’honneur douteux d’être, sur ce point, en tête de toutes les provinces.Le sanatorium de Saintc-Agathe-des-Monts ne fera donc que satisfaire partiellement aux immenses besoins actuels.Les mortalités par tuberculose comprenaient 1,322 hommes et 1,359 femmes.Dans notre province, le taux de mortalités est d’environ S0.S par 100,000 personnes.Voici les taux de mortalités par tuberculose, pour chaque province, en progression ascendante : Ontario, 29.2 par 100,000 personnes; Saskatchewan, 32.2 Alberta, 41.6; Manitoba, 45.4 ; Colombie britannique, 64.8; Nouveau-Brunswick, 69.3; Nouvelle-Ecosse,73.8 ; Ile du Prince-Edouard 74.5; Québec, S0.8.L'ESPRIT D'ENTREPRISE ET confiance en Mi AVANT la guerre, deux jeunes diplômés en chimie industrielle débutaient dans la vie sans autre actif que des connaissances techniques et la confiance en soi la plus absolue.Ils projetaient de tirer parti de leur savoir en fabriquant un certain produit chimique.“Mais, songèrent-ils, pour fonder notre entreprise, ii va nous falloir de l’argent .: • Si nouj nous adressions à la banque ?." Leur banquier estima que leur honorabilité, leur compétence et leur énergie justifiaient la confiance qu’ils avaient en eux-mêmes.“Nous vous financerons si vous voulez commencer sur une petite échelle, leur dit-il.Faites d’abord un essai sur le marché local.” Ce produit ne tarda pas à se vendre dans tout le Canada et même à s’exporter aux États-Unis et outre-mer.Il répond maintenant aux besoins d’une industrie de guerre.L’entreprise qui le fabrique emploie un grand nombre de personnes.Cet exemple, tiré de la vie réelle, montre comment, sous le régime démocratique de libre entreprise, les banques à charte du Canada, en secondant les personnes dignes de confiance, leur permettent de réaliser leurs projets, pour le plus grand avantage de leurs concitoyens et de leur pays.Let hanquos, comme toute autre entreprise, justifient leur raison d’ôtra par les services qu’elles fondent au public, et celui-ci est tout disposé à les en rémunérer à des tarifs comportant des bénéfices raisonnables.Les bénéfices des banques èi charte sont, on moyenne, inférieurs à un domi pour cent par an de leur actif total.Bien pou d’entreprises, s’il en est, ont une aussi faible marge de profit.LES BANQUES À CHARTE ; ' " ; - D U C À N A D A : ' I.n Manque de Montreal .I.a Italique de Nova Scotia La Manque de Toronto .La Manque Provinciale du Canada Lu Italique Canadienne de Commerce .I.a Manque Royale du Canada La Manque Dominion .Lu Manque Canadienne Nationale I.a Manque Impériale du Canada .La Manque Barclays (Canada) COM IIES PROFESSION NÜ5LS «OOPOOorvinnnrvvifWirinrinntssnrinr^isetnswMwwwwwMe^iew^yffi FORTIER fcf PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER Me HENRI PREVOST Téléphones : 258 - 201 - 35 'POOOOOOSCOOOOOOOOCOSGOSOOOCCOOOOGOOCriGOOOOOOOOOOOOOOe AVOCAT LEGAULT & LEGAULT AVOCATS et PROCUREURS L.-L LEO A CLT.K .C.FERNAND LEGAULT.B A .LL B.Tél.60 295 rue Main LA CHUTE OOY LEO A CLT.B A.LL.B 10 ouest, rue Saint-Jacques MA.3866 — Montréal eopooecosccocccoocosccoccc Paul Larose, L.L.B.AVOCAT 128, rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 50 N€TAII?C Tél.LA.7268-7269 Bureau Edifice “Theml»*' Chambre 61?10, S.-Jacquc* O.Montréal J.-MARC VERMETTE NOTAIRE Saint-Janvier Co.Terrebonne Tél.622 - 22 «CCCOC4CCCOSOCCCOOOOCOSCC4 LOUIS NICOLAS ARCHITECTE 430, rue MELANÇON Tél.510 SAINT-JEROME SOSCCOSOCCCCCCCÆOSCCOSOS09 Examen de la vue Lunettes 304 S.-Georges S.-Jérôme André Racine, O.O.D.SPECIALISTE POUR LA VUE Le soir sur appoiniemeni Téléphone 626 PETITES ANNONCES Mataon à louer, à rendre, meubles usagés, demande d’emploi, objets perdus, etc., etc.TARIF i sous le mot.minimum 40c, ou 3 insertions pour $l.AO.• • e Machinistes et apprentis-machinistes demandés.Position permanente.S'adresser au Bureau du Service National Sélectif, 301, rue Labelle, Saint-Jérôme.140 BUCHERONS DEMANDES Coupeurs à la pièce pour bois de pulpe dans les limites de la compagnie.Confort dans les camps, salaires établis sur le plafonnement des prix du gouvernement.Le camp est accessible par train et par route d'automobile.Des radios et des bains dans chaque camp.Les frais de voyage sont avances aux intéressés et donnés gratuitement après deux mois d’emploi.Les déboursés de retour sont payés après un séjour de quatre mois.Faites application au plus proche bureau de placement du Service Sélectif et référé à R.O.54.141 • • • AVIS LEGAL Je, HARRY GREEN, par les présentes donne avis, suivant jugement de la Cour Supérieure de Terrebonne, rendu à Saint-Jérôme, le vingt-cinquième jour de septembre 1942, par M.le juge Cousineau, que j'ai été nommé curateur à la Succession vacante de feu George Williams Adams, dans son vivant de Grenville Township.Mon adresse est 112, rue MeGilI à Montréal.^OOOOCOOOOCOOOOOOOOCOOOOO- DE PHOTOGRAVURE Ltce Tél.FAlkirk 3016 1206 CRAIG Est MONTREAL R.René LABELLE, prés.'OSOSC AVOCAT GASTON GIBEAULT AVOCAT de BOCRABSA * OIBZAULT TéL 60 — 5, rue Préfontaine SAINTE-AGATHE-DES-MONTS SCCOOOOCCCCCGOCCOOOOOOGCOO CLAUDE PREVOST Substitut du Procureur général » district de Montréal) BENOIT ROBERT GCY ROBERT Prévost, Robert & Robert AVOCATS Sc PROCUREURS Edifice Transportation, Ch.202, 132 ouest, rue S.-Jacques PL.5069 mm a 4 Jirnr Tél.500 Dr.Jules Pagé CHIRURGIEN - DENTISTE Ex-interne à Forsyth, Boston 310, rue SAINT-GEORGES SAINT-JEROME OOS0500C05000SC000909S080S Armand Parent COMPTABLE-VERIFICATEUR Autorisé de la Commission Municipale de Québec CLASSE "A” 389, boulevard Melançon SAINT-JEROME 30SOOSCCC05C050CCOCCCOOOOO( Lorenzo Bélanger, C.P.A.Comptable public licencié Expert en impôts sur le revenu et taxe de vente 630 ouest, DORCHESTER MONTREAL A VENDRE OU A ECHANGER Belie maison, deux étages, huit hambres chaque, 2 fournaises, garage chauffé, revenu $1620.00 par année, dans l’ouest de Verdun, en face du parc Woodland, vendrait à bonnes conditions ou échangerait?pour propriété, commerce, ou petite ferme entre Montréal et Saint-Jérôme.S'adresser : Hervé Ferland, Plant Bouchard, Chambre 665, ou à 5353, Boulevard La salle, Verdun, Tél.YOrk 5344.¦1 1 ¦ Dimanche et lundi 15 et 16 novembre Brian Donlevy dans “‘WAKE ISLAND” avec Macdonnald Carey — Robert Preston ; et Ken Murray dans “JUKE BOX JENNY”, avec Charles Barnet et son orchestre.Série : "KING OF THE ROYAL MOUNTED”, chap.7 : Death tunes ln.Mardi et mercredi 17 et 18 novembre Vera Korene dans "LA DANSEUSE ROUGE", avec Jean Galland et Jean Worms : Joan Bennett dans "MAN HUNT ", avec Walter Pidgeon, Georges Sanders.Comédie et actualités.Jeudi, vendredi et samedi 19, 20 et 21 novembre Leo Carrillo dans “TOP SERGEANT", avec And/ Devine, Don Terry ; Alice Faye dans "LILIAN RUSSELL", avec Don Ameche, Henry Fonda.Une grande vue musicale.Série : PERILS OF NYOKA”, cha- pitre 4.TOUS LES VENDREDIS SOIRS à 8 heures 30 “Soirée d’encan" O.K.-REX avec TOTO Vous vendez.Nous achetons.Venez vous amuser et gagner de l’argent.Encans pour Balcon.Encans pour Orchestre.— Achats — Comédie — Concours — Questions — Musique — Surprises.— Beaux prix de présence et de consolations donnés par des marchands de Saint-Jérôme.ANTONI le plus grand magicien du Canada SAMEDI, le 21 novembre 3 représentations seulement à 10 h.a.m.et à 2 h.pan.Spectacle spécial pour les enfants Admission 25e taxe comprise LE SOIR à 10 heures, ADULTES Admission 50c plus taxe Tous les sièges réservés ! C.-A.LORRAIN & Fils g g ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos iËf Buick — Pontiac — Chevrolet — Oldsmobile 8 8 S Tél.No 58 — Saint-Jérôme Bureau existant depuis 40 ans Page nx L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, te 13 novembre 1942 UN CENTENAIRE Le Séminaire de Sainte-Thérèse célèbre cette année son centenaire A cette occasion, de grandioses manifestations ont été organisées pour marquer cette longue étape couverte par ce lumineux foyer de forma tlon qui donna à notre pays, dans les diverses sphères de l'activité éco-mlque, politique et sociale, une élite qui brilla et brille au tout premier rang.Nous prions les autorités du Séminaire d'agréer l'expression de nos respectueux hommages et puisons un vif plaisir dans la publication du compte-rendu des cérémonies qui se sont déroulées à Sainte-Thérèse, mercredi, le tl du courant, compte-rendu qui nous a été gracieusement transmis par Monsieur Lionel Bertrand, député du comté de Terrebonne aux Communes.La rédaction De grandes fêtes au séminaire de Sainte-Thérèse Centième anniversaire de l'érection canonique La fête patronale de la Saint-Charles que célèbrent avec solennité au mois de novembre de chaque année les autorités du Séminaire de Sainte-Thérèse, a donné lieu cette année a une célébration d'autant plus touchante qu elle coïncidait avec le centième anniversaire de l’érection canonique du séminaire.En cette double occasion, de grandes fêtes, organisées par le séminaire et les autorités religieuses, ont réuni huit évêques, des centaines de prêtres, de religieux, d'anciens élèves qui ont assisté à une messe pontificale célébrée, 1 avant-midi, dans l'église paroissiale remplie à déborder, par Son Excellence Mgr Joseph Char-bonneau, archevêque de Montréal, assisté a un grand banquet au Séminaire le midi, et dans l'après-midi, à une représentation dramatique donnée par les élèves dans leur vaste salle académique.• • • Si on refait quelque peut l'histoire du séminaire de Sainte-Thérèse, on note que M.Ducharme en jeta les bases en 1825.De grandes fêtes en 1925 en ont célébré le centenaire.Le 18 décembre 1841.Sa Grandeur Mgr Ignace Bourget.archevêque de Montréal, établissait à Sainte-Thérèse.un Petit Séminaire, selon les règles du Concile de Trente.Le 21 Janvier 1842, le distingué prélat en faisait li'nauguration.Le document épiscopal établissait à Sainte-Thérèse un Petit Séminaire: "tant pour profiter de3 grands et généreux sacrifices qu'a déjà faits pour cet objet, M.Charles Ducharme, depuis vingt-cinq ans qu'il gouverne la dite paroisse en qualité de curé, que parce que la foi vive et les moeurs simples des habitants de cette paroisse et des environs donnent l'espérance qu'un pareil établissement.en ce lieu, ferait développer un grand nombre de vocations à l'état eclésiastique”.• « • Les fêtes de mercredi commémoraient ce centenaire.La messe pontificale fut célébrée par Son Excellence Mgr Charbonneau, ancien élève du Séminaire et un des successeurs de Mgr Bourget comme archevêque de Montréal.Il était assisté comme diacre et sous-diacre d'honneur par M.l’abbé Emile Dubois, curé de Saint-Jérôme, et M.l’abbé Philippe Chartrand.supérieur du séminaire de Sainte-Thérèse: comme diacre et sous-diacre, par MM.les abbés Armand Courtemanche et Emile Trudeau, professeurs au séminaire; par M.le chanoine Alarie, comme céré-monaire.Dans le choeur, sept evê-ques avaient pris place: Son Exc.Mgr J.Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier: Son Exc.Mgr J.-A.Papineau, évêque de Joliette; Son Exc.Mgr Conrad Chaumont, évèque-auxiliaire de Montréal: Son Exc.Mgr J.Whealen.évêque-auxiliaire de Montréal; Son Exc.Mgr R.Du-prat, évêque de Prince-Albert; Son Exc.Mgr J.-A.Langlois, évêque de Valleyfield; Son Exc.Mgr H.Prud'homme; dans le choeur avalent pris place un grand nombre de chanoine.des prêtres et de religieux.Sur des sièges d'honneur avaient pris place lhon.Hector Perrier, secrétaire de la province et dé puté provincial du comté de Terrebonne; M.Lionel Bertrand, député fédéral de Terrebonne; M.Roméo Marier, maire de la ville; M.Evariste Eros-aeau, maire de la paroisse, ainsi que les membres du 4e Degré des Chevaliers de Colomb.Dans la nef et les Jubés avaient pris place nombre de prêtres, les élèves du séminaire, de l'académie, du couvent, et des centaines de fidèles.Un groupie d'anciens, se Joignant à la chorale locale, ont fait les fraiH du chant.M.l'abbé Edmond Lacroix, curé de la paroisse, dans une brève allocution, a rappelé que le séminaire et la paroisse de Sainte-Thérèse étaient l’oeuvre de M.Ducharme, que sa paroisse est heureuse de s'associer à la célébration de ces fêtes qui réunissent en plus du chef du diocèse, nom- Réunion du cercle Sainte-Paule, ie 16 novembre Ia prochaine réunion du Cercle d’études Saint'e-Pauie aura lieu, au Foyer de Notre-Dame du Bon-Conseil, le 16 novembre, à 8 heures p.m.Les sujets à l’étude sont les suivants : “Parabole des talents", par Mlle Allaire; Débat; “La femme aux travaux de guerre fait-elle plus pour la patrie que la ménagère au foyer?” — La femme aux travaux de guerre, par Mlle Thérèse Prévost — La ménagère au foyer, par Mlle Réjcanne Ethier ; Questions d’étiquette, par Mlle Simone Allard; Piano, Mlle Pierrette Charbonneau ; Chant, par Mlle Colette Richer.bre dévêques.de prêtres, de religieux, d'anciens élèves à qui il souhaite cordiale bienvenue.Le sermon de circonstance fut donné par M.le chanoine P.E.Léger, du diocèse de Valleyfield, ancien élève.Dans un sermon remarquable tant par la forme que par le fond, le puissant orateur dont les talents sont trop connus pour que nous les rappelions, a défini, avec une rare maîtrise, ce qu'était le ministère de l'intelligence, démontré que ce ministère était du ressort de î'Egiise et que les séminaires avaient été dans l’épanouisement de l'intelligence et sous la directive du clergé, des pépinières au service de 1 Eglise et de la patrie.Son Excellence Mgr Charbonneau, dans une brève allocution, apporta son message d'amitié, de bons souhaits et de bénédictionsà son Alma Mater.• • • On estime que près de sept cents anciens ont assisté le midi au banquet servi dans les salles du séminaire, et que présidait M.l'abbé Philippe Chartrand.supérieur du séminaire.A l'issue du banquet.M la'bbé Chartrand a lu des télégrammes de Son Excellence Mgr Ildebrando An-toniutti, délégué apostolique.Ce dernter devait assister à la fête, mais il y a quelques jours il dut se faire excuser à cause de circonstances imprévues.M.le supérieur, dans un bref discours, le seul prononcé au banquet, a souhaité la bienvenue à tous.A la suite d'un très beau parallèle entre hier et aujourd'hui, il a déclaré, aux grands applaudissements de toute l'assistance, que le séminaire de Sainte-Thérèse na' pas mienti à ses origines, que l'oeuvre de Ducharme a grandi et progressé, qu'aujourd'hui elle a l'honneur d'avoir fourni pas moins d'une quinzaine d'évêques et plus de huit cents prêtres à l'église, des milliers de citoyens utiles à la patrie.• • • Dans l’après-midi, tous les invités ont assisté dans la saile académique à la représentation de la fameuse pièce d'Henri Ghéor.: "La Quête héroïque du Graal", et applaudi les élèves qui l'avaient montée pour la circonstance.• • • Il serait bien superflu de rappeler ici combien le séminaire de Sainte-Thérèse a fait oeuvre utile dans notre province.Fondée il y a 117 ans.il a traversé des époques arides, essuyé bien des épreuves, affronté bien des obstacles.Il a survécu.L'oeuvre de Ducharme est devenue un grand arbre qui étend ses branches au loin: son nom, sa réputation, son prestige n'ont fait que grandir.Le séminaire de Sainte-Thérèse est une de ces oeuvres qui ne peuvent mourir.Mgr Bourget, en l'établissant officiellement en 1842.le savait d'ailleurs.Chambre de Commerce de Saint-Jérôme Saint-Jérôme, le 30 octobre 1942.Le Conseil de Ville.Saint-Jérôme.Messieurs;— J’ai l'honneur de vous faire part de la résolution suivante, de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme, Re; Entretien des Chemins d'hiver pour l'année 1942-1943.Discontinuation de l’entretien Vu les difficultés encourues par la Chambre de Commerce et le Comité des Chemins d'hiver dans la perception de3 cotisations pour l'entretien de la route Saint-Jérôme-Montréal; Vu les plaintes générales à l'effet que la méthode de souscription pour 1 entretien de cette route est injuste: Il est proposé par: Bernard Gareau Secondé par P.A.Castonguay.Que le Comité des Chemins d'hiver de la Chambre de Commerce discontinue de se charger de l'entretien d'hiver de la route Salnt-Jérôme-Pont-Eélair, et que les municipalités Intéressées soient prévues de cette décision en temps suffisant pour leur permettre de prendre les mesures nécessaires pour l'année 1942-1943.ADOPTE.Votre tout dévoué, Assistant-Secrétaire (signé) Ernest Machabée.La Chambre de Comerce de Saint-Jérôme (signé) J.H.Desjardins, Président.SSËÎSüaiSeiû&y Nouvelles du comté de Terrebonne sæs Sous cette rubrique, nos lecteurs trouveront chaque semaine, grâce à la courtoisie de nos correspondants, les événements qui se sont déroutés dans les différents endroits du comté de Terrebonne.L’honorable Hector Perrier ANNIVERSAIRE Maintenant toujours son inlassable activité, l'honorable Secrétaire île la province était à son bureau de Montréal vendredi, le 4 novembre dernier, recevant maintes délégations et grand nombre de visiteurs.Dans la soiree, il réunissait à son domicile les députés du district de Montréal ; accompagné de ceux-ci et de l'honorable G.-E.Dansereau, il se rendait à La gare Jean-Talon y rencontrer l'honorabie Ciéophas Bastien, nouveau ministre de la Colonisation.Samedi matin, il était à son bureau de Montréal, se rendant dans l'après-midi à Nieolet visiter le Séminaire et la magnifique bibliothèque dont on vient de faire l'ouverture.Après ces cérémonies, il y eut diner marqué de la présence de Son Eminence Mgr Latortune.Le directeur invita le ministre à adresser la parole aux élèves que l'on avait groupés dans la salle de promotions.Le ministre donna quelques conseils à ces jeunes gens et partit p>our Shawinigan Falls où il assistait, le matin, à la grand’messe, puis à la bénédiction de l'Ecole Supérieure de l'Immaculée-Concep-tion, cérémonie présidée par Son Excellence Mgr A.-O.Comtois, évêque des Trois-Rivières.En cette occasion aussi l'honorable M.Perrier adressa la parole.Lundi, il était à son bureau de Montréal, présidant à 5 heures et trente de l'après-midi à l'inauguration d'une série de cours organisés par l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, cours portant sur Montréal économique.M.Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province était le conférencier du jour.Dans la soirée, accompagne de madame Perrier, le ministre assistait au premier dîner de l'Union culturelle des Peuples latins d'Amérique donné au Cercle Universitaire.Le conférencier était monsieur le sénateur Léon Mercier-Gouin qui parla de nos relations avec l'Amérique latine.Le ministre prenait le train de nuit piour Québec où il passait la journée de mardi pour se rendre mercredi matin à Sainte-Thérèse, participer aux fêtes marquant le centième anniversaire du Séminaire.Il était de retour à son bureau de Montréal dans l'après-midi où on le retrouvait jeudi matin.Dans la soirée de jeudi, l’honorable monsieur Perrier fit acte de présence à une partie de cartes organisée au bénéfice des Pères Blancs d'Afrique et plus tard, au Concert Symphonique féminin dirigé par -Mlle Ethel Stark.Amicale de Sainte-Agathe-des-Monts Nous nous joignons à toute la population de Saint-Jérôme pour offrir à monsieur le curé Emile Dubois, nos voeux les plus sincères de santé et de bonheur à l'occasion de ses soixante ans.Ad Multos Amoi Chronique militaire Cour supérieure L'honorable juge T.Rhéauxne siégeait en session spéciale, la semaine dernière, pour entendre la cause de M.Auclair, entrepreneur de Québec, contre la corporation de Brownsburg.Cette poursuite, au montant de $118,000, est plaidée par Me Charles Cannon, de Québec, et Me Legault, de Lachute.• • • René Gignac, complice de J.-Paul Dagenais, dans la cause d’assaut et vol à Saint-Jérôme, sur la personne de M.Alexandre Sigouin, en août dernier, a comparu en cour de magistrat et fut condamné à douze mois de prison.Réunion Acddeni de la rue Un garçonnet âgé de 8 ans, Ronald McCrea, a été frappé par le taxi de M.Emile Papineau, alors qu’il traversait la rue en face du numéro 345 Saint-Georges, de l’est à l’ouest, vers 5 heures mardi soir.Il fut transporté au bureau du docteur Groleau, qui lui prodiga ses soins et le tient, sous observation pendant quelques jours.Pour le moment, l'enfant ne souffre que d'érosions aux cuisses et aux bras et se plaint de douleurs aux reins.* * * Les Institutrices du comté de Terrebonne remercient sincèrement tous ceux qui ont contribué au succès du tirage organisé ces jours dernier au profit de leur association.L’heureux gagnant est le lance-caporal Bernard Laroche porteur du no 40.AI.Morand, présidente R.Palardy, secrétaire L’Amicale des anciens élèves du collège de Saint-Jérôme Bureau de direction 1942-43 M.le curé Emile Dubois, 1er président d'honneur; Rév.Fr.Rosius, directeur, 2ième président d'honneur; Paul Emile Kodier, président; Henri Parent.1er vice-président; Hervé Prévost, 2ième vice-président; Marcelin Bavard, secrétaire; André Du-chesneau, asa.-secrétalre; Félix Vézi-na, trésorier; Rév, Fr.Urbain, modérateur; Rév.A.P.Labelle, aumônier.Directeurs: Léopold Lachance, Rév.Fr.Ls.de Gonzague, Arcade Locas, Lt.E.F.Taillon, René Fl-llatrault, J.-Albert Charbonneau, J.-P.Prud’homme, Octove Lauzon, Albert Cameron.Arthur Bol vin, Rosaire Alarie, Ernest St-Onge, Hervé Thinel, Henri Dupras.Anciens présidents: Léopold Nan-tel, Léopold Charbonneau, Salvador Rodier, Emile Lauzon, Lucien Giral-deau, Henri Lauzon, Paul Aimé Castonguay, Octave Chabot, Alfred Foi-sy, René Charbonneau, Octavlen Tessier.Environ 150 membres du club Kiwanis, de Montréal, ont rendu visite aux officiers et aux soldats du centre d'entrainement de Saint-Jérôme.il furent reçus mercredi dernier, par le commandant du C.A.B.T.C.44.le lieutenant-colonel Francoeur, qui leur expliqua en détails la routine du camp, puis les invita à un buffet froid aux mess des officiers.Les cadets-officiers donnèrent une démonstration de certaines manoeuvres militaires et exécutèrent le “march past" dans un alignement parfait.* * * Danse aux Casernes Carillon Une danse organisée par le compagnie D.des recrues militaires, eut lieu mardi soir, au C.A.B.T.C.44.Environ deux cents personnes y assistèrent et dansèrent au son de l'orchestre du camp, dirigé par le lieutenant P.Larocque, directeur musical.Un succulent réveillon fut servi aux soldats et à leurs compagnes et des prix furent distribués aux meilleurs danseurs.• * * * Départ du Réginenl de Maisonneuve Le 3èine batailon du Régiment de Maisonneuve, cantonné aux Casernes Carillon depuis environ deux mois, est parti samedi matin à l'aube, pour établir ses quartiers dans un autre centre militaire.Sous les ordres de son commandant, ce 3ème bataillon du Maisonneuve poursuivra son entrainement au camp de Valcartier.Nous leur souhaitons bonne chance ! Nouvelles de Sainte-Adèle M.le curé Brouillet a terminé la visite de la paroisse et voici le rapport : Familles catholiques.308 Familles non-catholiques .16 324 Communiants.1016 Non-Communiants .202 Population catholique .1218 Population non-pratiquante.49 Population de Sainte-Adèle .1267 Religieuses de la Cong.N.D.22 Religieuses de la Providence.22 1331 Le 6 novembre a eu lieu notre assemblée générale annuelle.Plus de deux cents membres y assistaient.Notre curé.Mgr Jean-Baptiste Bazinet, P.D.V.F., avait tenu à venir lui-mème nous présenter notre nouvel aumônier, M.l'abbé Clément Martial, qui réunit les qualités rares d'être à la fois vicaire et ancien elève à Sainte-Agathe.Plusieurs personnages éminents, de Sainte-Agathe, s'étalent joints à notre groupe.Signalons son honneur le maire Georges Liboiron, qui a d'ailleurs été élu membre honoraire, Isidore Guindon, conseiller municipal avantageusement connu, J.-Denis Martin, ex-grand-chevalier du conseil des Chevaliers de Colomb à Sainte-Agathe, Arthur Pel-lerln, père de notre dévoué secrétaire-trésorier, etc., etc.Nous regrettons le départ de deux de nos plus dévoués conseillers, MM Jean Côté et Raoul Dufour.M.Côté, qui était vice-président, s'est excusé de ne plus pouvoir remplir sa fonction, car son travail lui donne peu de loisirs.Quant à M.Dufour, il demeure maintenant à Montréal.L'Amicale perd ainsi deux des meilleurs ouvriers de la première heure.Souhaitons qu'ils nous reviennent bientôt ! Le nouveau conseil, élu par vote secret, se composera donc pour le terme 1942-43 : Membres honoraires : Mgr J.-B.Bazinet.MM.Georges Vanier.Albert Cloutier, M.le notaire Ulysse Hamel, Joséphat Raymond, Ernest Lortle et Georges Liboiron.Membres actifs : Prési- dent.M.Oeorges Lortie ; vice-président, M.Télesphore Charbonneau; secrétaire-trésorier, M.Louis Pellerln ; présidents des comités : retraites, M.Richard Legault; littéraire, M.Dieudonné Valiquette ; sportif et organisation, M.Maurice Boivin ; recrutement, M.Roland Liboiron ; publicité.M.Jean-Paul Riopelle.Félicitations : Réélection au conseil municipal de notre vice-président honoraire, M.Joséphat Raymond, échevin du quartier Centre Regrets : Départ du Rév.Frère Horace, un fervent ami de 1 Amicale.Bienvenue ; Au Rév.Frère Jean-Léo.de retour après une courte maladie.Aussi au Rév.Frère Adolphe, qui remplace le Rév.Frère Horace.Remerciements : Au Rév.Frere Jérémie, qui a remplacé dignement le Rév.Frère Jean-Léo.Au frère Jérémie aussi vont nos mercis les plus chaleureux pour l'empressement avec lequel il répond aux exigences de l'Amicale, lorsqu'il s'agit de remplir la partie musicale de nos réunions.Mariages : Souhaits de bonheur à MM.Fernand Massé, Raoul Dufour et Jean-Paul Boivin.Retraites fermées pour jeunes filles, du 13 au 16 novembre et du 17 au 20 novembre.Ces retraites seront prèchées par le Révérend Père Gagnon, O.M.I, au Foyer Notre-Dame Sainte-Aga-the-des-Monts.Prière de s’inscrire à l'avance.Tél.264.L’Emprunt dans le comté Nous donnons ici l’objectif fixé pour les centres importants du comte de Terrebonne, le montant souscrit et le pourcentage.En ce qui a trait aux municipalités de moindre importance, nous nous bornons à donner le pourcentage atteint.L’objectif total pour le comté était de ($(>50,000.Le montant souscrit est de §908.000., soit une souscription globale équivalant à 1407 de l'objectif.Saint-Jérôme Sainte-Agathe Sainte-Thérèse—Rosetnère Terrebonne Saint-Janvier Sainte-Marguerite Saint-Hippolyte Mont-Tremblant Saint-Jovite Sainte-Adèle Mont-Rolland Shawbridge Sainte-A nnc-des-Plaines Objectif Soutcription Pourcentage $260,000.$367,000.141% 80,000.102,500.127% 50.000.77.350.157% 18,000.24,100.135% 140% 142% 515% 128% 105% 1167c 1717c 1067c 1087c Le club Kiwanis-Saint-Laurcnt à Saint-Jérôme Environ 150 membres du club Ki-wanis-Saint-Laurent de Montréal ont acceptés l'invitation du lieutenant-colonel G.Francoeur.commandant du camp et de l'école des Cadets-officiers de notre vtlle.Ils sont arrivés mercredi vers 6 heures pour visiter ce centre d'entrainement militaire renommé, et tous ont été unanimes pour exprimer leur admiration pour la belle tenue des soldats et des cadets, ainsi que de la propreté méticuleuse qui règne aux casernes Carillon.Un souper groupa les membres du club et leurs épouses dans le mess des cadets.M Z, Parent présidait.On remarquait à la table d'honneur, outre le commandant du camp, le capitaine J.-A.Lalonde, aumônier; M.J.-Edouard Labelle.président de la Canadian Vickers; le R.P.A.Francoeur, om.i., frère du colonel; Mme Georges Francoeur, Mme Z.Parent, le lieutenant-commandant F.H.Davis, de la marine canadienne: le lieutenant-colonel Paul Brosseau, commandant en second du camp.Avant le repas, les cadets-officiers et les soldats exécutèrent des manoeuvres devant les membres du club Klwanis-Saint- Laurent.Le lieutenant-colonel Francoeur prononça une causerie fort intéressante sur la formation des cadets-officiers.Il déclara que l'on aide l'oeuvre du Canada-français en formant des officiers compétents.côns-cients de leurs devoirs.L'école des cadets de Saint-Jérôme, dit-il, a une excellente réputation dans tout le pays, et ceux des nôtres qui vont à Brockville sont tellement bien préparés que les officiers de l'école de Brockville ont déjà été obligés de modifier leur programme d'étude.Cela dépend, on en conviendra, du progrès constant de notre programme de formation première à Saint-Jérôme.Nous nous appliquons à préparer des chefs pour combattre et diriger leurs soldats, mais aussi, nous avons conscience de former les hommes de demain.Notre réussite complète dépendra de la collaboration que nous décevrons de la part de la population canadienne-française.Dégâts causés par ie vent Un vent violent s'est élevé mardi soir dans toute la région des Lau-rentides ; à Saint-Jérôme la lumière électrique a fait défaut de 10 heures à minuit, a cause de fils électriques brisés dans les poteaux avenue Raviolette, près du pouvoir de la Gatineau Power.On nous informe que les fils électriques étaient en flammes sur une longueur de 100 pieds.Grâce au lions services empressés des employés de cette compagnie les dégâts furent réparés assez rapidement ^ccqccooogoscecocccqcoccooGooccœcooccosocogcccosooot.M essieurs, Le représentant spécial des grands railleurs LOMBARD! sera à notre magasin Mardi, le 17 novembre prochain Avez-vous besoin d'hnbiis pour l'hiver.Complets, Paletots faits sur mesures.La hauie qualité des vêlements confectionnés à la main garderont leurs formes et vous donneront entière satisfaction pour longtemps.Venez choisir ce que vous avez besoin, les tissus sont variés de très haute qualité.Notre assortiment de mercerie et confection répond bien a la demande de nos clients toujours plus nombreux et Bntisfaii.Complets, Paletots, Coupe-vents, Chandails, Pull-over, Gants, Mitaines, Foulards, Sous-vêtements, Chapeaux, afin de vous protéger contre le froid au meilleur prix possible.J.-W.CYR Téléphone 448 314, me SAINT-GEORGES SAINT-JEROME Bordée de neiae " En ur.e nuit le paysage du pays d'en-haut s'est transformé radicalement.car jeudi matin, la neige s'est implantée en maîtresse et il y avait huit pouces de neige dans les rues de notre ville.Magnifique déploiement miltaire aux casernes Carillon A l'occasion de la graduation de 123 cadets-officiers, nous avons assister jeudi dans la matinée, à des manoeuvres, tactiques militaires et le reste, devant une nombreuse assistance.scoit environ 600 personnes dans le vaste manège du centre d'en-tralnement de Saint-Jérôme La fanfare du camp fit les frais de la musique sous la direction du lieutenant Faul Larocque réunis dans le manège du centre d'en-lteutenant-général K Stuart, D.S.O., M.C., ayant à ses côtés le brigadier général E de Fanet et le lieutenant-colonel Georges Francoeur, V.C., commandant de l'école des cadets-officiers, de notre ville.Une foule d'officiers supérieurs avalent tenu à réhauser de leur présence cette fête de l'armée nous avons remarquer entre autres: le lieutenant-colonel Edmond Blais, commandant du centre français d entrainement de Brockville; le colonel Faul Grenier, le colonel Edouard Tellier.le lieutenant-colonel Hugues de Martigny, le colonel W.Lines, le lieutenant-colonel J.-E.Levesques, commandant du centre d'entrainement de Valleyfield.le lieutenant-colonel J.-A.Boivin, commandant du centre d'entraînement de Sorel, le lieutenant-colonel L.Chicoine, le lieutenant-colonel Faul Brosseau.commandant en second du centre d'entraînement de Saint-Jérôme, le major Maurice MacKay, le major H.Vautelet.le major Roger Maillet, chef des relations extérieures de l'armée, le major L.Patenaude.le lieutenant-commandant W.Oland, de la marine canadienne.le lieutenant-colonel Charles-Auguste Brosseau, en charge du recrutement de l'armée, le lieutenant-colonel L.Lacroix, le lieutenant-colonel Brooks, commandant du centre d'entrainement d'Huntington, le capitaine G.O'Higgins, de la marine canadienne, le capitaine G.Bock, le major Maurice Lalonde, le major O.H.Lefebvre, le major W.Scott, le chef d'escadrille Jean Paulin, son honneur le docteur A.Cherrler, maire de Saint-Jérôme.Le lieutenant-général Stuart, reçu le salut militaire, puis s'adressa en anglais aux cadets pour leur offrir ses félicitations sur leur belle tenue et les encourager à poursuivre avec ardeur leur entrainement de cadets-officiers à Brockville, où ils continueront la lignée des 2,000 jeunes gens gradués de l'école des cadets-officiers de Saint-Jérôme, qui ont fait honneur aux Candiens-français dans ce centre mixte d'entrainement supérieur.HUILE d'embryons de blé REX La source la plus abondante en vitamines "E" essentielles à une reproduction saine! Assure une meilleure reproduction pour animaux et volaille de tous genres AVANTAGES QUE VOUS PROCURERA L'HUILE D'EMBRYONS DE BLE REX L'Huile d’Einbryon* de Blé REX contient le* vitamines E.si lm-portantes, puisqu'elle* produiront de* portée* plu* nombreuse*, chez 1er, chien*, renard*, vison* et porc* Les animaux seront *nln* et bien constitué* L'Huile d’Embryon* de Lié REX préviendra le* ’échec*” et le* avortement* L'éleveur n'aura pas a subir l'amére déception de 1 insuccès de l’accouplement.Les femelles fourniront un meilleur nourrlssuge et seront plus prolifiques Cette huile rendra féconds inAlei et femelle* stérile* et assurera des naissances chez les animaux qui.Jusqu'alors, n’avalent pu avoir des petits Sonnez A ce qu’il en coûte lorsqu'une vache de haut prix, de bonne rs-ce, ne donne pas un veau ou que la Jument de valeur ne donne pas le poulain attendu L Huile d Embryon* de Illé est une assurance a taux modique Il n est pas nécessaire de garder l’Huile d Embryons de Blé REX dans un entrepôt frigorifique, elle ne gAte pus.ne rancit pas L’Huile d’Embryon* do Blé est Murant le valoir, comme force (efficacité» tout autre germe de blé produit dans l’univers L Huile d Embryon* de Blé REX est pure, non falsifiée, elle renferme un antioxydant qui l’empéche absolument de devenir rance elle gardera donc sa pulsance en Vitamines ”E nu moins un an'après sa livraison au consommateur.PRIX DE L'HUILE D'EMBRYONS DE BLE BEX Un gallon $29.00 Une chopino $5.00 Une pinte 8.00 roquillo 3.00 Taxe» locales supplémentaire*.PHARMACIE Oscar Landry 339, rue Saint-Georges — Saint-Jérôme Voisin du marché Téléphones : 558 et 559 WILFRID PRUD'HOMME, pharmacien-gcrant
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