L'Avenir du Nord, 5 mars 1943, vendredi 5 mars 1943
1897-1943 Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER Directeur: HECTOR PERRIER QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 10 Journal hebdomaire — Cinq sous le numéro PARTISANS ET SECTAIRES "Nous savons passer outre aux nuances, nous avons la sincérité de relouier nos divergences d'opinion sur des questions secondaires.Nous servirons le parti libéral aussi longtemps qu'il restera fidèle à ses principes et aussi longtemps qu'il sera dirigé par des hommes tels que M.Godbout.Nous n'avons pas honte d’être partisans.Je sais que mes paroles peuvent surprendre des jeunes qui entendent, dans leurs écoles, dans leurs collèges et dans leurs université, d'autres propos." Telle est l'Idée maîtresse de la conférence courageuse, opportune et très au point prononcée par l’honorable Hector Perrier, secrétaire d'Etat de la province et député de Terrebonne à la Législature, à la manifestation de rAssociation libérale de Mercier, lundi soir, à Montréal, Réquisitoire pondéré et digne, muis ferme contre l'école des sans-parti qui ne peut se passer de parti et qui en fonde au moins un par année d'une durée éphémère qui ne produit rien de stable et de durable.Notre directeur a fait le procès de ceux-là qui se prétendent indépendants, comme s'il était possible à un être rationel de se figer dans une attitude de Jupiter olympien et de dominer dédaigneusement les activités humaines sans y prendre part avec conviction, et partant, avec passion, c'est-à-dire, en partisan.Il a flétri ces hermaphrodites politiques qui broutent dans tous les prés et sautent la clôture aussitôt que l'herbe se fait moins tendre et moins fraîche et qu'ils n ont pas la part du lion, ces oiseaux de passage qui ne posent sur aucune branche et n ont Jamuis la persévérance et la volonté de terminer la construction de leur nid parce que relui du voisin leur semble nueux situé ou plus vaste.Girouettes politiques uniquement agitées par les venta de la haine, de l'envie, de l'a-mertune et du dépit.Opposltlonnistes professionnels qui se mettent en marge de la marche ascendante de l'humanité, échafaudent leurs théories nébuleuses sur les sables mouvants de l'opportunisme; empoisonneurs publics qui n’ont jamais contribué et qui ne contribueront Jamais à l'édification d'une oeuvre constructive; lamentables sophistes continuellement rejetés par le peuple courroucé sur l'océan des épaves politiques."On enseigne, a poursuivi le ministre, que les hommes politiques sont corrompus.D'où nous viennent ces proposé De certains gros financiers qui ont appris à la jeunesse le mépris des hommes publics.Ces propos viennent encore de soi-disant intellectuels ou universitaires qui prônent des théories inapplicables.Ils creusent un fossé profond entre les hommes politiques, qui sont des réalisateurs, et les rêveurs.Je n'ai aucun respect pour ces snobs." La sévérité de ce Jugement, porté par un homme d'Etat élu par le peuple et responsable à lui et au parlement, est méritée et coiffe comme il convient nos énergumènes qui s'insurgent contre la démocratie et le parlementarisme en se drapant avec hypocrisie et illogisme dans la toge de mascarade des libertés démocratiques et en jetant un regard famélique vers un siège parlementaire et le pouvoir.Ils vitupèrent contre ceux qui ont le courage et la sincérité de choisir le parti et le chef qui leur inspirent plus de confiance que les autres, de travailler à la grandeur de la nation et au progrès du pays dans les rangs de ce parti et sous les ordres de ce chef, de consentir des concessions afin d en recevoir en retour et de sacrifier parfois l'accessoire à l'essentiel.Ils se défendent d'être des partisans: ils sont des sectaires.Sectaires arrivistes et sinistres qui déblatèrent contre les partisans convaincus et réalisateurs.Ceux-là restent stériles dans leur activité turbulente.Ceux-ci sont féconds dans leur travail constant.Ceux-là se battent la margoulette svr les tréteaux.Ceux-ci luttent sur des .principes .qu'ils ne trahissent pas au moindre heurt.Les sectaires réclament la lune et n'obtiennent rien.Les partisans revendiquent et obtiennent une application plus généreuse de nos droits, parce que la saine discipline de parti leur a appris qu'à côté de nos droits nous avons des devoirs et que d'autres ont également des droits.Et grâce à leur expérience, à leur discernement et à leur tolérance, ils réussissent à imposer à tous les éléments de la nation le respect des droits de chacun dans la communauté."Quand on manque de respect envers la hiérarchie politique cm en manque ensuite envers la hiérarchie religieuse." a remarqué M.Perrier à l'adresse des perpétuels mécontents et des prétendus sauveurs qui ne sont en réalité que des démolisseurs.L'attitude présente de M.Bourassa et de plusieurs de scs fidèles en fait foi, comme nous l'avons démontré dans des articles précédents.Le Québec bien pensant sait gré au ministre de qui relève l'instruction dans la province d'avoir, à une époque où pullulent les sectes politiques qui engendrent le schisme et son cortège de haines, de discordes, de confusions et de ruines, donné au mot partisan, si discrédité en certains milieux, sa vrai définition et d'avoir réhabilité, d'un seul jet d'éloquence, le parlementarisme.Tout au long de son discours, M.Perrier a mis en garde ceux qui seraient tentés de se laisser séduire par le miroitement d'une indépendance politique affriolante en apparence pour les esprits peu avertis, mais aussi illusoire et utopique que la neutralité dans les questions re-ligieuaeâ, économiques, littéraires, artistiques, scientifiques, sociales et sentimentales Notre directeur a déchiré le masque des sectaires et a découvert leur identité d eunuques politiques, de fanatiques intransigeants et de théoriciens morbides.Il a réhabilité les partisans et a révélé leur sincérité et leur conviction pulsées dans l'étude et la réflexion et alimentées par un désir ardent de collaborer à l'édification d'une oeuvre durable pour le présent et l'avenir de la nation canadienne sur la planète Terre.I.h li£nc Ho démarcation est tracée entre les deux écoles le choix de chaque citoyen sera déterminé par son degré de sagesse, de clairvoyance, de réalisme, de patriotisme et de bon sens tout court.Guillaume FREDERIC contrôle de la vente de la bière tout comme elle le fit des alcools.Ce n'est là qu'une rumeur, mais une telle Initiative de la part des autorités ne serait-elle pas opportune ?De deux maux, il faut choisir le moindre ! Qu'on y songe donc ! L’union fait la force ; la division engendre la faiblesse.La province de Québec offre aujourd’hui, sur la scène parlementaire, le lamentable spectacle d’une maison divisée.Cinq groupes politiques affirment leur désir du pouvoir.L'n seul, — un vrai parti, —- est encore numériquement fort, mais surtout puissant par la valeur de son chef, de ceux qui l'entourent et le secondent et des oeuvres qu'il a accomplies : le parti libéral.Les autres ne sont en réalité que des mouvements.Mouvements vers quel but, vers quel idéal?Nul ne saurait dire.Sans risquer de verser dans l’erreur ou l'injustice, il est plausible de croire qu'ils ne tendent qu’à satisfaire les ambitions et interets personnels de ceux qui en tiennent la tête.Ces quatre groupes ou mouvements sont: le Bloc populaire canadien dont M.Maxime Raymond s’est assuré la "chèfreric” ; le groupe Roy-Dorion, dont la formule n’est encore qu'une parfaite imprécision ; le Parti canadien qui ne compte qu'un chef et qu’un unique membre, Liguori La-combe et enfin, le groupe dont on ne connaît encore l’importance numérique.celui de M.P.-J.-A.Cardin.Pourquoi la province française du pays ofïrirait-ellc ainsi un si navrant spectacle de désunion ?Les ambitions personnelles ne sauraient-elles pas être refoulées et les difficultés aplanies ?Et tous les éléments ne consentiraient-ils pas à accroître la puissance et l'influence de notre province en groupant toutes les énergies et les bonnes volontés dans une ambiance de bonne entente, sur un terrain d'intérêt commun ?Et tandis qu'ici l'on se déchire, ailleurs, on fait des gorges chaude* ! C’est là ce qui engendre notre faiblesse comme groupe ethnique.Le Parlement et ta guerre On chuchote que •.• Le premier mars s’csl ouvert, dnns tout le pays, une campagne de souscription en faveur de la Croix-Rouge.L’objectif global est fixé à dix millions de dollars, la province de Québec étant sollicitée à verser deux millions sur cette somme.Il serait oiseux d'insister sur la valeur profonde de cette oeuvre ; la masse sait le but louable qu'elle poursuit, les services immenses qu’elle rend, les consolations qu'elle dispense."In hoc signo vinees !" telle était la devise qui raviva le courage et la bravoure des hommes de Constantin et leur permit de vaincre.En 1913, alors que la guerre étend sur le monde le règne des souffrances et de la douleur, c’est par le signe de la "Croix-Rouge", symbole de pure charité et d'éclatant altruisme, que nous vaincrons les forces de la douleur et des souffrances ! Que tous répondent avec spontanéité à l'appel ! On se demande, dans maints milieux, quel peut bien être le mobile qui Incite certaines gens à accroître.par leurs propos fallacieux et incendiaires, les protestations que le rationnement de In bière n'a pas été snns déclencher.On se comptait surtout à imputer aux autorités provinciales la responsabilité d'un tel rationnement.Il est vrai que Québec a cru devoir limiter les heures de débit.Cependant, — et les taverniers et hôteliers l'ndmot-tent d'ailleurs, — le nombre d’heures permises par l'autorité provinciale est amplement suffisant pour faciliter aux taverniers l'écoulement de la quantité de bière qui leur est allouée en vertu du ratlon-nepicnt fédéral.Il n'y a qu’une explication à cette attitude étrange : le désir de créer la zizanie, d'embarrasser le gouvernement provincial, de soulever l'ire de la masse au prollt d’un groupe qui convoite le pouvoir.Faire flèche de tout bois: telle est la consigne de ces ambitieux et semeurs de trouble.Ceux qui, de mauvaise foi, soulèvent ainsi le mécontentement populaire et reprochent aux autorités d'avoir pris des mesures particulières pour restreindre la consommation des boissons, se constituent, — peut-être à leur insu, — les agents propagateurs du prohibitlonnismc.Aimeraient-ils voir la province retourner à un tel régime et entendraient-ils faire goûter encore la masse, aux abus qui ont marqué les jour* sombres où le débit clandestin des liqueurs causa de si grands ravnges ?.* * * Devant les protestations qui s'é lèvent nu sein des diverses classes populnircs, protestations avivées par les voeiférntions de fauteurs de illscordcs et d’nmbitlcux, Il serait fort |M)sslble que la province prit le Au cours du banquet récemment offert -à l^honorable Maurice Duplessis, à Québec, par les membres de l’Union nationale, deux télégrammes de félicitations et de souhait* furent lus.Le premier était adressé au chef de l’opposition par M.Sasseville Roy, député de Gaspé.Il n’y avait là rien de surprenant, M.Roy ajunt toujours protesté de sa parfaite indépendance.Le cas de M.Fred.Dorion, toutefois, ne se présente pas sous le même jour.Lors des récentes élections de Char-levoix-Sagucnay, ce député nouveau, avide de recueillir tous les suffrages possibles, dissimulait sa couleur politique réelle et posait à l’indépendant.De ce chef, il s’assurait le concours de maints orateurs libéraux et captait la confiance d’une légion d’électeurs du même parti.Mais Monsieur Fred.Dorion n'était pas sincère.Le télégramme qu'il adressa « SON CHEF démasque son jeu, 11101“ â jour sa fourberie.Ainsi que l'ont fait dans le passé conservateurs et nationalistes, — ces sauveurs de la race, — le sire Dorion s’est balladé sous de fausses couleurs.Une fois élu, faisant fl de ceux qui ont cru à sa bonne foi et à sa sincérité, il réclame sa place parmi ceux qui savent trahir.Mais les électeurs de Char-levoix-Sagucnay, — gens du Québec, — fidèles à leur devise,.sc souviendront ! L'Association libérale Sainte-Denis—Dorion a fait son “pèlerinage" unnucl à Québec cette semaine.Nombreux, les visiteurs ont été accueillis sur le quai de la gare par leur président honoraire, l'honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, et par Me Paul Gauthier, député de Laurier à la législature provinciale.Le voyage a été charmant, au dire de ceux qui le firent, et on se promet que les circonstances le permettant, il se répétera l’an prochain et les années qui suivront.L’organisation de l'hôpital de Saintc-Agatlic va bon chemin.Le Gouvernement de la province vient de verser à ce lieu d’hospitalisation un généreux octroi de cinq mille dollars.Les révérendes soeurs de lu Providence, à qui la direction a été confiée, procèdent rapidement à l'aménagement et aux modifications qu'il s'imposait d'apporter à l'immeuble.Dans un avenir rapproché, l'hôpital sera en mesure de dispenser les immenses services que la masse en attend.Au cours du débat sur la décla ration ministérielle, la Chambre des communes a repoussé deux sous-amendements se rattachant à l'effort de guerre du Canada.Le premier.présenté par M.M.-J.Cold-well, chef de la C.C.F., se lisait comme suit : “Nous exprimons le regret que les conseillers de Votre Excellence n'aient pas pris les mesures nécessaires pour obtenir un effort de guerre total, en négligeant d'appliquer aux Industries de guerre et aux Institutions financières les pouvoirs conférés par la oil de mobilisation des ressources nationales, tout comme Ils ont servi à la mobilisation du capital humain pour des fins militaires." Le second sous-amendement, présenté par M P.-J.-A.Cardin, ancien ministre des Travaux publics, et rejté par 195 voix contre 15, étalent ainsi conçu : “Cette Chambre est d'opinion qu'en raison de la pénurie reconnue de la main-d’œuvre agricole et de la rareté admise de la main-d'oeuvre pour les industries de guerre et autres activités industrielles de transport essentielles, les conseillers de Votre Excellence auraient dû pourvoir à la suspension de l'application iou de la mise en vigueuri de la loi de mobilisation des ressources nationales quant à ce qui regarde la levee d'hommes pour le service militaire, en tout cas Jusqu'à ce qu'une enquête par un comité de la Chambre ait précisé et déterminé de quelle manière le Canada peut maintenant contribuer le plus efficacement à la victoire sans détruire la vie économique, sociale et nationale du pays." Fondation d'un comité paroissiale d'Action catholique à' S.-Jérôme Le 26 février dernier, monseigneur Albert Valois, vicaire général du diocèse de Montréal, Directeur de l’Action Catholique, assisté de M.le chanoine Laurent Morin, fondait à S.-Jérôme, le 20ième Comité Paroissial d'Action Catholique.Douze laïques, dont sept représentaient les mouvements spécialisés d'adultes et de jeunes de la paroisse, s'étalent réunis au presbytère.à la demande de M.le curé, pour établir les bases de cet organisme.Messieurs les vicaires : Adrien Robillard.Paul Labelle, Bernard Desjardins, Jean-Paul Giraldeau et M.l’abbé Paul Contant, principal de l’Ecole normale, assistaient à cette réunion.M.le curé Emile Dubois souhaita la plus cordiale bienvenue aux distingués visiteurs et remercia Monseigneur de sa délicate attention en venant organiser, à S.-Jérôme, le premier Comité paroissial d'action catholique, en dehors de Montréal.Ce comité, présenté à Monseigneur.se compose comme suit : Comité féminin : Mme Jean- Charles Marchand, présidente; Mlle Maximilienne Morand t J.I.C.F.), secrétaire ; Mlle Thérèse Giraldeau.trésorière ; Mme Ferdinand Gauthier ; Mme Isaïe Lachance (L.O.C.F.Ï; Mlle Annette Beauchamp tJ.O.C.F.); Mlle Georgette Vlger l J.E.C.F.).Comité masculin : Docteur Léon Dugal, président ; Guillaume Wil-sey, secrétaire ; Gérard Lepage iL.O.C.», trésorier; Réal Délorme (J.O.C.) ; Jean Bastien (J.E.C.).Monseigneur se dit heureux de rencontrer M.le curé, son ami de toujours, ancien confrère au séminaire de Sainte-Thérèse, et de confier nu comité paroissial de S.-Jérôme le mandat d'action catholique.M.le chanoine Laurent Morin définit le rôle du comité en expliquant les constitutions en termes clairs et concis, et donna les directives nécessaires à son bon fonctionnement C’est un organisme de liaison et de coordination, sous la direction du curé, de tous les mouvements d'action catholique et des oeuvres auxiliaires sur le plan paroissial, c'est le cœur de toutes les forces catholiques de In paroisse.Tous les membres se dirent heureux de s’associer et de collaborer, sous la direction des Pasteurs de l’Eglise à ce rôle social d’Action catholique.Monsieur Lucien Bourbonnais, avocat de Terrebonne, présentera à la législature de Québec, un bill G.WILSEY, secrétaire.pourvoyant à l'érection de la commission scolaire de la nouvelle paroisse de Saint-Maurice (Pont David).Ce bill sera sous peu étudié par le Comité des Bills privés.CHANTS LA URENTIENS Mon érable .Il est là, parmi mes plus chers souvenirs, beau comme un univers, énorme comme un pan d'horizon et jetant encore la fraîcheur de son ombre sur ma vie à son déclin.Le bel arbre occupait la moitié du trottoir.Le maire du temps avait ordonné de l’y laisser.Des planches de pin l'entouraient et moi, je passais des heures à caresser la rude écorce, jaloux de mon bien.Il était une richesse, allez! Chaque matin, à Tété, le soleil y accrochait ses plus clairs rayons et tissait une dentelle d'or sur la toiture de la maison paternelle.Avec la moindre brise, l'enchantement de cette clarté changeait à toute seconde pour dessiner sur les bardeaux de cèdre les plus fantastiques images.Des moineaux surpris sautillaient d'une clarté à l’autre croyant trouver des petites vagues pour y mouiller leurs ailes.LE PROBLEME HINDOU y* wfc LABELLE SAINT-JEROME, LE VENDREDI, LE 5 MARS 1043 C'était un géant mon érable.Ses feuillages cachaient tout l'horizon de la rue Labelle.Aux jours d'orage les éclairs ne pouvaient en fendre la verte masse et la pluie éclatait en bulles crevées pour laisser ses larmes chaudes sur toutes les feuilles.Quand le soir jetait son encre sur le village mon arbre prenait une forme de beau navire laissant sa proue frôler les bas nuages et dépassant toutes les mansardes voisines.Les étoiles s'y cachaient et de la fenêtre de ma chambrette j'ai bien souvent réussi à découvrir quelques astres ayant percé la masse de verdure et imitant des bijoux sur un écrin de velours.Chaque matin, avant la classe, je prenais une tasse d'eau et j'allais arroser l'érable vénéré.Des gamins se moquaient de ce geste mais j'étais heureux de contribuer à la vie du géant, même si les quelques gouttes d'eau n'atteignaient pas les premières racines.N'ai-je pas réussi à lui donnai un bourgeon de plus à Té clatement des feuilles avec chaque renouveau ?Puis à l’automne, quand l'incendie de beauté transformait l'arbre en fantastique tapis pourpre, je savais que ma tasse d'eau journalière avait jeté plus de couleurs dans au moins dix feuilles et cela me rendait heureux.Et puis à dix ans.il faut si peu pour aimer la vie_______ Avec le retour de chaque hiver j'entourais le tronc de paille.Je devais faire cinq voyages de l'étable pour arriver à compléter le travail.J'ai même volé la litière de Caillette, notre si bonne vache, pour arriver à bien cacher l'écorce qui touchait au sol riche.Combien d'heures j'ai passé, le nez collé sur une vitre gelée, à admirer les branches sans feuilles qui se collaient au beau ciel bleu avec leurs pattes d'araignées de légende.Le soleil plaquait ses rayons froids partout et imprimait sur la neige du jardin endormi des centaines de petites croix noires.La nuit, avant de m'endormir j'écoutais la rafale qui glissait sur les toits.Le bruit prenait une douceur de complainte lorsqu'il arrivait jusqu'au faite de l'arbre.mon arbre.J’ai souvenance d'un printemps plus beau, celui de ma première communion.Les jeunes feuilles de Té-rable s'ouvraient toutes gonflées de sève.Dans le parterre les premiers boutons de roses cherchaient à crever leur enveloppe verte.Au retour à la maison je me rendis sous mon arbre bien-aimé et je promis de toujours aimer la nature et ses beautés.Je fis même avec mon canif une petite croix dans l'écorce.Hélas! il est coupé depuis nombre d'années.Il faisait partie des vieilles choses de Saint-Jérôme, les plus chères.Un trottoir en béton cache les racines mortes, mais dans mes souvenirs, l'érable de la rue Labelle conf nue à grandir, à s'épanouir, protégeant de son ombre tout un passé et tant de chers morts qui dorment au cimetière de sable.Adolphe NANTEL Ressassés et considérés dans leur ensemble, les commentaires de la presse étatsunlenne sur la situation hindoue décèlent une claire compréhension de la complexité du problème qui se pose là-bas.Certaines notes, toutefois, rompent l'harmonie de cette expression populaire.Quelques journalistes d'outre quarante-cinquième ont cru opportun.— peut-être s'acharnent-ils à créer la confusion et la division et à diaboliquement brouiller les cartes, — de prêter à la Grande-Bretagne, quant à la ferme attitude quelle a prise, des motifs égoïstes et vulgaires.Ils ne voient dans la persistance de l'Angleterre à maintenir la haute main sur ses possessions territoriales aux Indes que le désir d'exploiter Intensément les gisements d'or et de diamants qui s'y trouvent Ces hommes ne semblent pas saisir la portée du problème, les réactions que son règlement immédiat causerait; ils Ignorent, ou feignent d'ignorer, qu'une solution à cette heure même serait tout autant à l’avantage des Etats-Unis que celui de la Grande-Bretagne, les Indes s'offrant, de par leur situation géographique, comme base d’attaque des Alliés contre le Japon.L'intention de la Grande-Bretagne d'exploiter les richesses naturelles dçs Indes n'entre nullement, aujourd'hui, dans les desseins des Anglais.Il est Incontestable que dans l'exercice de leur commerce avec les Indes, ces derniers ont accusé des bénéfices; mais ceux-ci ne découlaient pas de la spoliation ou de l'usurpation, ainsi que certains l'inainuent.mais bien uniquement d'un légitime commerce avec les Hindous Dans le monde moderne, les fortunes ne s'édifient plus au détriment des masses que l'on exploite et qu'on laisse moisir dans la pauvreté et le dénùment; c'est la productivité, l'échange, le libre commerce qui en forment de nos Jours la structure.Imprégnant d'un tel esprit scs relations avec les nations du globe, la Grande-Bretagne, avant et plus que tout autre nation, s'est créé et ouvert des marchés mondiaux.De là son succès dans le domaine commercial et industriel.Nonobstant ses efforts, l'Allemagne, de son côté, n'est pas parvenue à se pénétrer de cet esprit et à appliquer de telles mesures et pratiques; elle n'a toujours vu le succès que dans la contrainte, le dol et la spoliation.Quoiqu'en disent certains "experts" américains, les Anglais.— à quelque parti politique qu'ils appartiennent.— ne s'attachent pas à la lâche de découvrir des gisements d'or ou des diamants, ou des rubis ou des émeraudes aux Indes.Ceux qui évoluent là-bas ont embiaasé la noble mission d'améliorer, en réformant l'économie sociale et politique de ce pays, les conditions d'existence de sa population, de lui rendre la vie plus facile et plus agréable.Il s'y trouve des contingents militaires, — dénués, eux aussi, de tout esprit politique.— dont la consigne n'est pas de persécuter et dont l'idéal ne consiste pas à mettre à jour les richesses du sol.mais bien, — et que de noblesse dans cet effort, — d'assurer le règne de l’ordre et de la paix dans ce vaste pays.Ce n'est que le sous-estimer que dire du problème hindou qu'il est complexe.Pour en bien mesurer l'enchevêtrement, il faut être au fait de certaines conditions qui existent là-bas.Cette vaste contrée s'étend sur une superficie de 1,576,000 milles carrés.Sur cette étendue, les possessions britanniques prennent 886,000 milles carrés.De la population, qui s'établit a approximativement 388,800.000 habitants, 295,827,000 sont en territoire., de.domination .britannique où les rêfomes dans le domaine économique s'avèrent inspirées du plus noble esprit.Mais l'étendue du territoire et le chiffre de la population ne représentent que deux angles du problème hindou.Ce qui ne contribue pas peu à accroître la complexité de ce problème est bien le fait que cent-cinquante langues ou dialectes se parlent dans ce pays.La carence de culture joue aussi un rôle prépondérant et rend difficile la tâche de màter ceux qui prêtent oreille aux propos subversifs et révolutionnaires.Sur chaque dix mille habitants, cent-cinquante seulement possèdent un certain degré de culture anglaise.De prime abord, ce chiffre peut sembler ridiculement bas, mais toutefois il dénote une satisfaisante amélioration si on se rappelle qu'il y a soixante ans, sur chaque mille âmes, quarante personnes seulement possédaient une culture quelconque.Lorsqu'on se penche sur ce problème, tentant de lui apporter la solution la plus satisfaisante possible.il ne faudrait pas ignorer la disparité des modes de vie, l'écart béant entre les divers groupes qui se meuvent dans ce vaste pays.Les intellectuels et les aristocrates sont au faite.Tout au bas, il y a le gros peuple composé d'autochtones qui sont demeurés enlisés dans leurs moeurs primitives.II y a aussi le système des castes qui sont au nombre d'environ deux mille.Et en plus de celles-ci, près de cinquante mille "intouchables" vivent encore aux Indes: ces gens sont privés de leurs droits et de la liberté de se mêler aux autres groupes.Depuis longtemps la Grande-Bretagne tâche à améliorer les conditions d'existence de cette classe infortunée.Dans les sphères culturelle et politique elle lui a fourni de multiples moyens de se tirer de cette ornière sociale.Grâce à ses efforts profondément humains et altruistes ont surgi, de la masse obscure des "intouchables", des hommes et des femmes qui brillent aujourd'hui dans l'administration, les arts et autres domaines.Mais hélas: ce n'est que le bien petit nombre.Les peuples des Indes, déchirés par les querelles politiques, religieuses et linguistiques, victimes d'un fanatisme outrancier, exploités par les fauteurs de désordre, ont été l’été dernier, l’objet d'un geste de grande sollicitude de la part de la Grande-Bretagne: celle-ci leur a offert la pleine et entière liberté de se gouverner, de faire leurs propres lois, de présider eux-mêmes aux destinées de leur pays.Une seule condition s'imposait: cette liberté ne devait être acquise qu'aprês le conflit actuel et alors que la menace d'une invasion du territoire hindou par les nippons eût été à tout jamais conjurée.Cette offre, qui aurait permis aux Hindous d'élaborer leur propre constitution basée sur les besoins et aspirations de la masse, manifeste éloquement le désir des autorités britanniques de mettre tout à contribution pour assurer le bien-être à ces peuples.Elle fait aussi mentir les prétentions de ceux qui prêtent à l'Angleterre de vulgaires, égoïstes et vils desseins.Elle fut rejetée.Cette offre faisait pendant aux efforts déployés par la Grande-Bretagne depuis cent-cinquante ans pour améliorer les conditions de vie des Hindous.Un premier et consolant résultat avait déjà été obtenu; grâce à l'Angleterre.les Hindous s'étaient débarrassés du joug que leur faisait subir de nombreuses principautés médiévales belliqueuses et étaient parvenus A vivre sous une forme acceptable d'ordre et de gouvernement.A certaines feuilles américaines qui avancent que la Grande-Bretagne a versé dans l'usurpation et la spoliation, qu’elle n'a fait que s’emparer des richesses naturelles des Indes en se drapant d'un impérialisme apparemment complaisant, nous pourrions demander: Qui donc a chassé les Indiens des territoires du nord-ouest américain?Qui donc a fait la guerre aux Cris et autres tribus sauvages pour les concentrer ensuite dans les réserves de la Louisana Purchase?Qui donc a enlevé le Texas, le Nouveau-Mexique, l'Arizona et la Californie aux Mexicains?Qui donc s'est empnré, au détriment des Espagnols, de Porto-Kico et des Philippines?Qui donc a exigé de la Chine les mêmes droits et privileges que ceux accordés à d'autres nations?Tous ces actes, posés par nos voisins du sud, n'étaient pas l’expression d'un "impérialisme britannique complaisant", mais bien l'expression des droits légitimes dont jouissait l’Amérique d'étendre ses fron-tères.Et nous ne voulons pas faire Ici allusion à la fable de "la poutre et de la paille".Léopold F.Le quartier général de la Défense nationale annonce la promotion de Mgr C.-L.Nclligan, aumônier principal catholique romain, au grade de brigadier.MgT Nelligan, évêque de Pembroke, détenait le grade de lieutenant-colonel depuis le début de la guerre et il avait ensuite été promu colonel îiüiiuralrc.(Photo Armée canadienne) 1 -t - > m Pag* deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 5 mare 1943 1/11 on tira bit» Hector Verrier à l'institut Védnyogique Au nom de la maison, l'Abbe A.l'orge! félicite le Secretaire de la province pour les initiatives qu'il préconise dons le domaine de l'instruction L’honorable Hector Terrier, secrétaire de la prorince, a présidé, conjointement avec Mgr Olivier Maurault, recteur de l’Université de Montréal, la collation des diplômes qui a eu lieu à 1 Institut Pédagogique samedi après-midi, le 127 février dernier.M.Perrier a été agréablement surpris de voir quelle activité règne dans cette maison et il a félicité les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame pour leur apport à l’oeuvre de l’instruction dans la province.La reconstruction d’après guerre, dit le secrétaire de la province au cours de ses remarques, repose sur bien des facteurs, mais l’un des plus importants est sans contredit l’instruction.Il nous faudra une élite capable de rivaliser avec celles des autres groupes ethni ques, et c'est dans des maisons comme celles-ci qu'on viendra la chercher.M.Perrier a ensuite félicité les diplômées pour la belle constance qu’elles mettent au tra vail.Par là elles peuvent fai re une leçon à nombre de garçons de nos collèges classiques, qui abandonnent leur cours a près quelques années seulement.Il les a également félicitées pour le bel enthousiasme dont elles font preuve à l'endroit de leur vocation.Pour sa part.Mgr Maurault dit que l'Institut Pédagogique est un sanctuaire du beau et qu’il est ainsi un refuge de l’âme dans les temps troublés que nous traversons.Il a également remercié l’honorable Perr i e r pour ses libéralités envers la maison, libéralités qui ont été fort bien récompensés.C'est à M.l’abbé A.Forget qu’échéait la tâche de souhaiter la bienvenue au ministre.Il le fit en termes marqués au coin de la plus grande courtoisie et profonde sincérité.Nous nous bornons à ne souligner de son allocution, que les passages sui-vants: “A l’heure où s’ouvre devant elles la carrière à laquelle elles se préparent depuis de nombreuses années, nos diplômées sont heureuses de sentir la sympathie d’un homme d’Etat qui comprend la valeur du travail intellectuel, et la beauté de la vocation d’éducatrice de la jeunesse.Elles savent que vous apportez ici.Monsieur le Ministre, un esprit largement ouvert à toutes les choses de l'éducation, et un coeur profondément sympathique à tous ceux et celles qui acceptent la tâche difficile de former la jeunesse.” .- Et l’abbé Forget parle ensuite de la famille de l'honorable Perrier "de l'héritage de famille qu’il développe dans les sphères de l’éducation”, et ajoute: "Et c’est pourquoi à peine vous eût-on confié les lourdes responsabilités des intérêts provinciaux, vous vous donniez la mission de placer l’instruction publique au-dessus des mesquines luttes politiques, et, tout en reconnaissant publiquement le travail qui s'est fait dans le passé.d'améliorer notre système d’enseignement et de rémunérer avec plus de justice ceux qui s’adonnent à cette mission." “C’est pourquoi vous avez fait voter à la législature une augmentation considérable de fonds pour rendre plus rémunératrice la fonction de maître ou de maîtresse d’école.C’est pourquoi encore.Monsieur le Ministre, vous aurez ce soir des paroles d’éloges pour les religieuse qui recevront la sanction de leurs études, songeant au courage avec lequel, après leurs longues heures d’enseignement, elles sont venues ici chercher chaque semaine le secret de se perfectionner encore dans l’exercice du ministère d’élite à elle confié.” “Vous trouverez aussi le mot de félicitations pour les courageuses maîtresses de la ville et de la campagne, qui.la rude année scolaire terminée, n'hésitent pas à sacrifier une partie de leurs vacances pour se rendre plus aptes à instruire nos petits Canadiens, afin de préparer une jeunesse intelligente et fière, une jeunesse qui ait du caractère et de la personnalité.une jeunesse honnête et travailleuse digne en tout de nos valeureux ancêtres.Vous regarderez encore avec sympathie la jeunesse studieuse qui vous accueille avec enthousiasme.” Et plus loin: "La présence de Madame Perrier dont elles connaissent dé-ià la bonté et la bienveillance, eur est aussi une précieuse joie.Nous vous remercions donc, en leur nom et au nôtre, au nom de toutes les communautés religieuses représentées à cette fête; il n’en est pas une, en effet, qui n’ait reJu quelque fa-1rat!stes des veur de votre bienveillance." Et'me; bres (5e la colol’-ne en terminant: “Soyez donc assuré de notre reconnaissance, M.le Ministre, et comme chez, ;njures l un J”urna; dcmt je n ai pas les religieuses, toute émotion de a mer-t:onner nom Ce aera rr‘a l'âme se traduit en élan vers le l>'Ioire- car i miI ,u eu !’' satisfaction ciel, nous voulons vous promet- davùir m 13 v*r;te aux ieunes tre que.dans les luttes de l’a-, m'écoutent et mis ma modeste expé-réne parlementaire comme dans! rience (ie ving-emq ans dactivités la paisible rie familiale, notre politiQUes 3 leur 3erv'ce ’ prière vous suivra pour deman-i °n Pir!e d’abolir tes partis policier à Dieu de veiller sur vo-! tiques .poursuis.• un peu plus loin tre bonheur et de le protéger.” i t hon M Perrier "C’est donc dire LA CLINIQUE DES RUMEURS (Contribution de la Colonne Canadienne) EVITEZ LES RUMEURS DANS LES LETTRES AUX SOLDATS Les lettres que nos soldats, en service outre-mer.reçoivent de ceux qu’lia ont laissés au pays, contribuent à soutenir leur moral et les aident à supporter l éloignement et les vicissitudes de la vie militaire Le moral du soldat est cet état d’esprit qui lui permet d’envisager le danger avec indifférence et de regarder la mort possible avec sérénité et courage.Il importe de le maintenir à son plus haut niveau, et si la correspondance nous permet de contribuer à obtenir ce résultat, sachons l'employer intelligemment au lieu d'en faire un instrument de démoralisation et un véhicule pour la propagation des rumeurs.Des lettres empreintes d'optimisme et apportant de bonnes nouvelles du pays et de la famille font plus pour le maintien du moral des soldats en service actif que tous les échos qui peuvent leur parvenir portant sur les événements adverses et tous les rancontars susceptibles de faire naître le doute et l'inquiétude Les fausses rumeurs sont une des armes favorites de l’adversaire pour créer la désunion et provoquer le mécontentement au front comme parmi les populations civile.» Winston Churchill a stigmatisé en termes énergiques les propagateurs de fausses rumeurs lorsque, dans un discours au Parlement, il a demandé à tous les patriotes, des deux côtés de !'At!antique.d'ignorer les fauteurs de discorde et de faire taire ceux qui se plaisent à répéter les histoires contraires aux Intérêts de la cause que nous défendons.Suivant le premier ministre, cette précaution est nécessaire si nous voulons que notre machine de guerre fonctionne dans les meilleures conditions possibles.A son retour de Casablanca le président Roosevelt n'a pas été moins catégorique dans sa dénonciation des pessimistes qui cherchent, par leurs propos défaitistes, à embrouiller l'opinion publique et à mettre en doute la pureté dos buts des nations alliées dans cette lutte titanesque contre les ambitions nazies.Certe, nous ne pouvons Ignorer les avertissements de ces deux grands chefs.Oui, 11 faut éviter de faire le Jeu de Goebbcls et d’Hitler en colportant Jusque dans les rangs de l'armée les mensonges destinés à nous affaiblir et à miner notre moral.Il faut éviter de propager par la correspondance, les histories malicieuses et, la plu- part du temps, fausses, mises en circulation ici par las agents de l'Axe.Il vaut mieux ne pas écrire du tout que d'envoyer aux soldats des lettres pleines de critiques contre l'administration ou de récriminations sur les conditions de vie au pays rationnement, restrictions.impôts, craintes, soucis, etc Les lettres doivent au contraire réfiéter l'optlmls me.la confiance, la gaieté.il Andrew S.McCrindle, surinten dant des services de guerre de la Légion canadienne, déclarait récemment à son retour au Canada, que trop souvent des soldats reçoivent, de personnes peut-être bien intentionnées mais sûrement maladroites et peu charitables, des lettres dans lesquelles on leur fait sur leurs épouses ou leurs familles, des rapports qui leur causent de vives inquiétudes.Des enquêtes ont révélé que dans la plupart des cas ces commérage» sont absolument sans fondement.C'est une autre forme de propagande axiste qui fait la joie du petit Goebbels.La Clinique présente maintenant, comme elle le fait chaque semaine depuis plusieurs mois, quelques-unes des rumeurs courantes en même temps que les faits véridiques se rapportant à chacune d'elles.* * * Voici une rumeur qui, ai on lui laisse libre cours, nuira certainement à l’envoi des cigarettes outre-mer.La rumeur "L'argent perçu par le Buckshee Fund n'est pas dépensé pour les soldats qui sont en service actif." La vérité Le major général W.W.P.Gibson, président du Buckshee Fund, a déclaré à ce propos: "C'est une pure absurdité 23,000.000 de cigarettes et 3.100 Jlvres de tabac à pipe ont déjà été expédiées outre-mer par le Buckshee Fund I-e montant d'argent total recuill! par le Buckshee Fund, à part le faible pourcentage attribué aux dépenses autorisées par le ministère des Services nationaux de guerre, sert à l'achat de cigarettes et de tabac pour les Canadiens en service actif.Les envois sont destinés au gérant des Services de guerre de la Légion canadienne outre-mer, qui s'occupe de les distribuer.On reçoit Les ieunes doivent être tiers de leurs origines Les liens de l'ante It leur suffira, a ajouté l bon.Hector Peiner, de se çua/iher pour occuper, demain, des postes de commande.— M.Joscph-A.Erancoeur I.lion Hector Terrier, posant en régime totalitaire.D’aucuns se ptal-prtnclpe que "le gouvernement God- g ne ni de notre présent système poli-bout h hâte de volt nos jeunes com- tique.Dttes-mol s'il y a au monde patriotes occuper, demain, des pos- : une seule minorité jouissant d’autant tes de commande partout où s'exer- { do libertés, libertés civiles aussi bien cera leur activité ' formulait, lundi i que libertés religieuses de toute sor-soir à leur intention le conseil sul* te.que la minorité canadienne fnu;-vant 'Restez tiers dr vos origines, çalstc.et demandez-vous aussi ce que restez profondément Canadiens fran- j I on mettrait il in place du régime vais et catholiques: ceci ne vous nul-i qui nous vaut ces libertés ?ta Jamais au contraite Si vous vou-1 Idéal et but communs lez réussir dans la vie.il vous suffira | Il en est qui nous reprochent, a aussi soumis il l'attention de ses jeunes auditeurs lhon.M.Perrier, d être des partisans "Nous le sommes et nous sommes tiers de l’étre avec un chef tel que 1 hon Adélard God bout, homme d Ht at qui va chercher dans le passé des leçons pour le présent et des perspectives pour l'avenir Nous sommes des partisans, oui.non des sulveux.comme quelques-unes le prétendent, en ce sens que, prêts à sacrifier des nuances d'opinion, nous sommes animés d'un Idéal commun et sommes anxieux d'atteindre un but commun qui est de servir le peuple, de lui dire à l'occasion des vérités non susceptibles de rendre populaires toujours ceux qui ont le courage de leurs responsabilités.mais qui s'imposent dans “intérêt de notre race, de notre province et de notre pays, le Canada".L'hon M Perrier n hésite pas à conseiller, enfin, aux Jeunes qui en ont le goût de faire de la politique, "mais à condition d'étudier au préalables les questions sociales et économiques.c'est-à-dire de se préparer à être véritablement utiles à leurs compatriotes II admet que la politique est ingrate, mais la satisfaction du devoir accompli compense largement.suivant lui.les multiples ennuis que comporte la vie publique M.J.-Eugène Lefrançois.Invité à présenter le distingué conférencier.M.Joseph-A Fran-coeur.député de Mercier et whlp-en-chef ministériel à l'Assemblée, a remercié tout d'abord 1 Association libérale Mercier de son magnifique et constant travail pour la cause du parti libéral, c'est-à-dire du peuple, et à la féliciter d'avoir songé à organiser pour cette annnée une série de causeries.Il est heureux de proclamer que l'hon.M.Perrier est le digne successeur de l'hon.Athanase David, “l’un des meilleurs secrétaires qu'ait eus notre province".Rappelant quels furent les progrès de renseignement public dans le Québec depuis 1896, alors que le budget voté à cette fin était de $50.M Francoeur est fier de pouvoir préciser que ce budget, qui était 1 an der nier de huit millions, dépassera cette année les dix-huit millions, et cela en dépit des multiples exigences de la guerre.président d’honneur M.Joseph-A.Francoeur La fête de lundi soir, à laquelle plusieurs centaines de personnes as sistèrent.était sous la présidence d'honneur de M.J-Eugène Lefran çews.préaident général de l'Assocla tlon libérale Mercier, tandis que M Léo Lemay.secrétaire, agissait comme maître de cérémonies.On re marquait aussi de nombreux repré sentants de plusieurs autres associations libérales de Pile de Montréal tant féminins que masculins, dont Mme E -S Prévost, qui adressa briè vément la parole et présenta, au nom de ses compagnes, ses hommages à Mme Hector Perrier, présente et accompagnée de Mme Joseph-A.Francoeur.Mme Ernest Lacroix présidente du club des femmes libérales de Saint-Jacques, Mme Alphonse Brodeur, présidente du club Wilfrid Laurier des femmes libérales.Mme Tancrède Jodotn, vice-présidente et autres.On remarquait également, au nombre des autres personnages présents de vous qualifier pour les tâches qui vous attendent, de vous imposer par votre valeur personnelle, tout en évl tant de marcher simplement sur des préjugés".L'hon secrétaire provincial, qui inaugurait une série de causeries que l'Association libérale Mercier projette
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