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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 26 mars 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1943-03-26, Collections de BAnQ.

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CHENIER i 1897-1943 Fondateurs : Wilfrid Gascon et iules-Edouard Prévost 1897-1943 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 13 Journal hebdomaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 26 MARS 1943 La physionomie n'est pas la même De 1914 A 1918, un terrible cataclysme secouait le monde: les forces de l'Enfer, se drapant des formes de la guerre, — avalent été déchaînées sur l'Europe et les hordes du scieur de bols de Doom, - tout comme celles de Hitler aujourd'hui, semaient partout sur leur passage la destruction, la désolation et la mort.La bataille se livrait en territoire allié et les teutons étaient soustraits aux chocs meurtriers.La population allemande faisait des gorges-chaudes devenait exhilarante devant le spectacle des ravages que causaient ses troupes.Pourquoi en eût-il été autrement?Peut-on vraiment mesurer la profondeur des souffrances humaines si, tout comme pour Thomas, la plaie n'est pas assez à sa portée pour qu’on y puisse enfoncer le doigt?Avec 1918.la paix, — si factice et si Instable fut-elle, - étendit enfin son aile sur des pays déchirés et saignants.La reconstruction des territoires affectés s'engagea et bientôt l'oubli, — élément sans entrailles et sans coeur, dépouillé de toute philosophie, — engourdit les peuples dans une sorte d'amnésie, dans l'ignorance des événements terribles et sans nom qui.d'un signe indélibile, avaient marqué quatre années de tourmente.Une génération nouvelle montait, qui ignorait; une autre descendait, qui oubliait! Un quart de siècle passa lorsque soudain les pronostics de Clémenceau, le tigre de France, s'avérèrent d'uno véracité et d'une exactitude brutales.De nouveau, en 1939, l'Incendie reprenait, le carnage renaissait, la tuerie régnait en maltresse, les lamentations, comme une épouvantable clameur, s'élevaient! L'Allemagne, après avoir, durant vingt-cinq années, préparé sa revanche, s'engageait une fois encore dans les sentiers de la guerre, tirait de ses arsenaux les machines et la mitraille, envahissait, spoliait, ravissait, asservissait, violait, distribuait la mort, déclenchait brutalement l'impétueux torrent des misères qui avaient été trop tôt oubliées par des peuples qui se prélassaient dans le laisser-aller et la jouissance.• ?• Mais si l'Allemagne fut la seule à semer le malheur lors de la première grande guerre, elle ne peut, cette année, se taxer de compter encore dans ses murs une population satisfaite, heureuse, libre d'inquiétudes et d'anxiétés.Si les vieillards, les mères, les enfants, et les impotents allemands ont pu, tout ô leur aise, assister à l'effroyable spectacle de 19141918 sans sentir leur sol trembler sous le choc des machines de guerre alliées et voir plier leurs institutions sous les vents violents des représailles ennemies, tous connaissent, cette année, les offres de la guerre; tous boivent A longs traits A la coupe des souffrances, des misères et des privations et A l'instar des mutilés de France et de Belgique de 1914, tous se sauvent, se réfugient, se terrent et peuvent mesurer l'ampleur des perturbations indicibles auxquelles ont goûté les alliés lors du premier conflit.C'est que les forces qui opposent aujourd'hui à l'axe la vigoureuse résistance que l'on sait et qui se sont donné comme but ultime de vaincre irrémédiablement l’Allemagne et ses satellites, portent aujourd'hui le combat sur le terrain même de l'aggresseur, de celui qui s'est conquis sans conteste le titre d'asservisseur et de spoliateur.Si de 1914 à 1918 les populations des territoires bouleversés et dévastés ont connu toute l'amertume et l'horreur du combat, alors que nous, de ce côté-ci de l'océan, participant aussi au conflit, nous supportions le coup sous l'angle économique, lorsque renaîtra enfin l'ordre et que régnera de nouveau la paix, les peu-pies axlstes solderont eux aussi le coût de cette guerre au point de vue économique et ils en auront aussi connu les effrois, les atrocités physiques, car la physionomie de la présente guerre est tout autre que celle de la première.Les forces alliées, se dégageant des principes d’une guerre défensive, se portent à l'attaque et déversent aujourd'hui, au moyen de leurs formidables escadrilles de l'air, le feu et la destruction en territoire enne-ml.Il n'existe plus un seul centre industriel en Allemagne qui n'ait été A date l'objectif de terribles offensives de la part de nos forces de l'air.La destruction y a été semée et les arsenaux ennemis d'où sort tout le matériel de guerre ont été chambardés, désorganisés, détruits.Essen, Cologne, Hambourg, Nurembourg, Luebeck et Rostock ont été les points de mire que nos vaillants aviateurs n'ont pas ménagés au cours des derniers mois.?• • Des statistiques soumises à l'attention de la Chambre des Communes révèlent que la R.A.F.et notre propre aviation canadienne ont réduit à l'état de décombres, de foyers industriels mutilés, tordus, plus de deux mille usines de guerre allemandes et que plus d'un million de personnes ont été chassées de leurs foyers.La presse allemande elle-même s'est plainte des dommages Inestimables causés, et a souligné l'intensité des bombardements alliés.Mais il devait en être ainsi si l'on entendait entraver la marche de l'envahisseur.Toutefois, ces bombardements n'ont pas encore atteint leur point culminant, l'intensité qui les caractérisera d'ici quelque temps.Le boche et ses comparses assassins doivent être A tout prix môtés, réduits A l'impuissance.La bataille, livrée chez-eux, au coeur même de leurs populations, s'avère nécessaire, vitale, s'affiche comme unique moyen de leur faire réaliser jusqu'à quelles ignominieuses bassesses et cruautés ils sont descendus depuis que s'amorça le conflit.On peut affirmer que dès que les conditions climatériques le permettront, les raids auxquels participent aujourd’hui mille avions, compteront un nombre d'appareils plus grand encore que les coups seront plus violents, la destruction plus grande.Et A ce moment les rapaces vautours teutons, italiens «ou nippons toiseront peut-être la profondeur de l'erreur qu'ils ont commise et saisiront combien 11 est imprudent d'allumer l'incendie.Il est parfois facile de déclencher un mouvement, d'ouvrir les écluses à un torrent, mais il n'est pas aussi facile d'en endiguer le cours dévastateur.C'est là ce qu'apprendra l'ennemi, à quelqu'enseigne qu'il puisse loger.* • • Les alliés, tant les populations civiles que les groupes militaires, mettront tout dans la bataille.Ils ne lésinent pas aujourd'hui et ne lésineront encore moins demain.En une seule semaine, les pertes de la R.A.F se sont établies à soixante gros bombardiers et à quelques appareils légers de combat mais ai lourdes que soient ces pertes, elles sont infimes si on les compare à celles essuyées par les boches au cours des bombardements de Londres.Sur mer, les pertes nlllécs sont lourdes; celles des axis tes sont plus considérables encore.Quelle que soit la rançon que nous devions payer, nous aurons la victoire SI l'on en juge par leur propagande faite en langue anglaise, soit en Angleterre ou aux Etats-Unis, les Aile niands confessent que nos raids aériens sont désastreux et déplorent les pertes qu'ils entraînent.Us poussent même l'effronterie, — le "culot" serait plus exact, jusqu'à demander à nos voisins d'outre quarante-cinquième d'intervenir que l'Angleterre y mette une fin.Ils vont jusqu’à parler d'esprit sportif et de loyauté! Monumentale farce s'il en fût une! Depuis quand le boche a-t-il daa titres à la loyauté et peut-il se réclamer d'esprit sportif?Un tel appel à l'apaisement serait peut-être entendu avec sympathie venant de tout autre milieu, mais énumant d’un nid de traîtres et de vandnlcs, de spoliateurs et de lâches assassins, des belliqueux germains?Allons! Léopold F.Ou chuchote que.m PROVI IM CIALE CHANTS LAURENTIENS RAPAILLAQES 1 Et les Jours se suivent, et les Jours se ressemblent ! C’est ninsl qu’avec chaque aurore qui se lève, tombent aussi les masques de ceux qui passent dans les rangs du Québec en arborant de fausses couleurs.Il semble que les "unionistes” ne peuvent plus dissimuler leur sympathie pour monsieur Bracken, chef conservateur - progressiste.Parmi les tètes de file les plus en évidence, signalons monsieur Lucien Gcn-dron, ex-mlnlstre dans le ca-binet Bennett, dont on vient d’annoncer la nomination à In charge de vlce- La jeunesse el les partis politiques Monsieur Guy Bousquet, L.S.C.; e.e.d.Secrétaire de l’Organisation Libérale Provinciale pour le district de Québec était, le 21 mars, le conférencier invité au "quart d'heure radiophonique de l’Association de la Jeunesse Liberale” qui a lieu tous les dimanches au poste C.K.C.V.de 6 hres 30 à 6 hres 45.Monsieur Bousquet qui est Licencié en Sciences Commerciales de l’Université Laval et élève-finissant à la Faculté de Droit de la même université, était donc bien qualifié pour définir la position des Etudiants en face des partis politiques.Après avoir dit que la Jeunesse doit compter sur elle-même d’abord pour la preparation de son avenir, et avoir souligné la collaboration financière prêtée par le Gouvernement de l’honorable monsieur Godbout aux Universités et à leurs élèves, le conférencier consacra les lignes qui suivent aux garanties de succès qu’offrent aux jeunes qui veulent réussir dans la vie les divers partis politiques.“Certes, il ne m’appartient pas de donner des conseils, à des gens plus âgés que moi, et je ne m’aviserai pas non plus d’en donner à mes confrères d’université, car je sais pertinemment qu’ils n’ont pas manqué de faire la comparaison entre les Nationalistes d’aujourd’hui et ceux de 1911 ou de 1935, et de tirer eux-mêmes les conclusions qui s’imposent.Jetons, un instant, un coup d’oeil sur l’histoire du parti nationaliste en cette province.Fondé en 1901, la Ligue Nationaliste de MM.Bourassa et Lavergne, réussit à faire élire 27 députés fédéraux dans la Province de Québec, aux élections de 1911.C’était un succès, mais un succès qui fut de courte durée, car quelques mois à peine après leur élection, 21 des 27 députés nationalistes^ s’étaient laissés prendre par l’appétit du picotin et avaient joint les rangs du parti conservateur, alors au pouvoir, en empochant leurs principes avec un porte-feuille ou quelque autre faveur.Dans son volume “Trente ans de Vie Nationale", M.Armand La Vergne décrit avec amertume l’épilogue de la Ligue Nationaliste.Ainsi à la page 203, M.La Vergne dit : “Bien peu de mois devaient se passer avant que Laurier, reprenant notre parole sur ce que nous appelions le “mouvement nationaliste” pouvait dire avec vérité et en se moquant de nous.“Le nationalisme est un mouvement, oui c’est un mouvement.vers la crèche !” Plus loin, à la page 214, M.La Vergne reprend: “Une demi-douzaine environ de nationalistes restèrent fidefes à leur parole: les autres, ministres en tête, pour reprendre l’expression de Monk, à qui on avait demandé s’il démissionnerait, demeurèrent “rivés, boulonnés, cadenassés à leurs sièges.” “Ce fut le commencement de la débandade nationaliste et de la rancune du peuple canadien-français écoeuré de tant de du-périe et de cynisme.” Voilà le jugement de M.La Vergne sur le parti qu’il avait lui-même fondé.Que penser maintenant du gouvernement de 1935, de l’odyssée, “du mariage Gouin-Duplessis”, dont la lune de miel et les illusions eurent un dénouement ruineux pour notre province, le moins qu’on en puisse dire c'est que comme succès ce fut une faillite, mais que, comme faillite, ce fut un succès.Partisans d’un parti qui est à l’état permanent de déconfiture.aujourd’hui les successeurs des crèchards de 1911 et des dupes de 1935 reviennent à la charge en affectant de parler au nom des sans-parti.Les partis politiques sont indispensables à la démocratie parlementaire et c’est tromper les autres ou se tromper soi-même que de prétendre le contraire.Certes, la démocratie a besoin de chefs, et les personnalités vigoureuses et fortes doivent donner le ton.Si ces personnalités sont déjà encadrées dans un parti, elles finissent par entraîner le parti à leur suite, et leur pensée ou leur programme d’action connaissent les alternances de l’opposition et du pouvoir.Si, au contraire, ces fortes personnalités sont seules, il se groupe peu à peu autour d’elles des disciples, puis des cercles, puis des groupes plus étendus, puis enfin on assiste à la naissance d’un véritable parti, peu importe le nom dont on désigne ce phénomène politique.Ix>rque, par conséquent, des doctrinaires font le procès de l'histoire des partis dans la province de Québec, ils ne font que trahir leur propre impuissance politique.Leur condamnation des partis — et notamment du plus puissant d’entre eux, le parti libéral — leur est commandée par des échecs répétés qu’ils ont subis dans leurs propres efforts pour constituer un parti rival.Le parti libéral ne change pas de nom et de masque à tous les tournants de la route afin de tromper l’électeur sur son identité.Quand on porte un nom honorable, on le garde.On ne fait pas comme le mercanti qui lance une nouvelle affaire tous les ans sous un nom d’emprunt après une faillite frauduleuse ou après avoir flanqué le feu à la boutique.On peut approuver ou condamner les gouvernements libéraux.mais avec eux, on sait à qui l’on a affaire.L’attachement des liberaux à leur nom et à leur parti est d’ailleurs aisé à comprendre.Les libéraux n'ont pas d’illusion sur eux-mêmes.Us savent qu’ils ne sont pas parfaits et que leurs gouvernements peuvent être faillibles.Mais ils savent aussi qu’ils ont une tradition de service public vieille de 50 ans qui les guide dans la recherche du bien général.Cela vaut infiniment mieux que l’assurance hautaine des doctrinaires et des sans-parti qui s’admirent dans le reflet de leur pensée impuissante et dont les trépignements stériles ne peuvent qu’aboutir à un seul résultat : la faillite.président de l'Association conservatrice-progressiste.Au même moment, on parle de M.Bona Arsenault, cl-devant prinelpal collaborateur nu journal “Le Temps”, organe de l'Union nationale.En qui donc le peuple mnlntlendra-t-il sa confiance ?En ceux-là qui n’osent confesser ouvertement leurs principes ou si ç-a ne sera pas plutôt en cette phalange de fidèles serviteurs qui ne.craignent pas de sc réclamer de leurs chefs sans ambages et sans subterfuges ?Dans quelques jours, une campagne de souscription sera lancée par la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises.La somme de $517,000.est requise pour satisfaire aux nombreux besoins de cette lounble organisation.Quoique dame "Charité” frappe fréquemment à nos portes au cours des périodes troublées que nous traversons, nul doute que la population sc montrera à la hauteur de sa réputation et qu’elle souscrira encore généreusement, tout comme elle vient de le faire à la Croix-Rouge.Que ceux qui possèdent remercient le Seigneur en se penchant sur le sort des Infortunés.Fidèle à la consigne qu’il s'est fixée de restaurer le crédit de la province et d’en assainir les finances.le gouvernement Godbout, par l'intermédiaire de son trésorier-provincial, l’honorable Matthewson, dépose celte semaine son quatrième budget.Le grand argentier apporte des nouvelle» encourageantes.L’exercice financier en cours »e termine par un surplus considérable, alors qu'un autre, très appréciable, est prévu pour l'an prochain.Aucune nouvelle taxe n’est Imposée.Ainsi qu’on le voit, grâce à la politique d'économie préconisée par le gouvernement, nos finances sont stabilisées et le peuple, de même que les prêteurs et banquiers ont repris confiance.Le passe est le plus beau livre.Pas de droits d'auteur à payer pour ces pages enluminées revenant aux heures tristes donner du courage et un peu de joie.Ceux qui, comme moi, sont nés à Saint-Jérôme et y ont passé leur jeunesse se souviendront.C'est un soir cbaud d'été.La rivière du Nord glisse entre les vallons.Le chant des grenouilles monte avec la brume qui s'étend déjà sur les rives.La petite ville s'endort.Sur leurs perrons les gens causent, rient.Chez It père Mailbot les notables parlent politique.Tout en lace le bon docteur Wilfrid s'informe de la santé d’un gamin qu'il a mis au monde.La rue Labelle a gardé la chaleur du jour dans le sable de sa c haussée.Deux vaches attardées, au pis gonSé à se fendre, s’en vont à leur étable.L'une est noire avec une belle tache blanche au front; l’autre est rouge.Elles beuglent, chassent les mouches des savanes de leurs Bancs et disparaissent dans une entrée de cour.Les jeunes font le tour du "carré".Ils content déjà Beurette à des élèves du couvent.Dans l'ombre d’un portique on vole un bécot.Les serments .éternels s'échangeni, serments de douze et quinze ans.oubliés le lendemain.Une Blette plus hardie a donné son mouchoir à son compagnon.Cadeau à ne pas fermer l'oeil de la nuit.Non.Cela n’est pas bien.Le samedi suivant, avant d'aller à confesse l'amoureux reportait le mouchoir à la pétillante Virginie par ce que le carré de toile, parfumé à l'eau de Floride, lui donnait des mauvaises pensées .C'est vendredi.Une quinzaine d'écoliers sont rendus en face de la librairie Prévost, tenue par ce bon monsieur ]ules-Edcuard.Ils attendent l’impression de son journal, "L’Avenir du Nord", et courent à leurs chambres lire les nouvelles et ces articles qui ont donné à plusieurs une belle formation littéraire et une orientation politique sérieuse.Tenez, pas plus tard qu’hier, (je saute un demi siècle), un brave employé civil de SS ans me demandait: "Vous me passerez "L’Avenir du Nord" quand vous l'aurez lue.Je veux retourner dans mon beau village de 1S9S en la lisant".Il était de ceux qui guettaient en face de l’imprimerie avec moi et plusieurs autres.Grande fête ce jour là.Nous allons voir la Passion, en vues colorées, dans la salle du Marché.Quel événement pour l'époque allez! C’est aussi dans cette salle que de nombreux enfants ont commencé à aller à la classe.Et c'est là encore que.pendant le quart-d'heure de récréation j’ai accepté ma première cigarette du Bis d'un boucher.La tête me tourna et je dus copier cent lignes après la classe pour avoir déclaré au maître que la Russie était une ile de l'océan Articque.Et les courses de chevaux sur la belle glace avec le retour de chaque hiver.Toutes les élégantes s'y rendaient.Nous les jeunes, assis sur nos traîneaux, nous osions parier deux sous sur les résultats.Au retour au logis, après trois heures au froid, avec quelle ardeur nous attaquions le souper familial.Puis rompus de fatigue et d'émotions, à neuf heures les gamins allaient se coucher.Si j'en ai compté des étoiles avant de m’endormir.911es reluquaient ma fenêtre et jetaient déjà dans ma vie la poussière dorée de leur beauté froide___ Tout cela est loin, très loin, mais il fait bon d'en causer.Les souvenirs sont encore les meilleurs amis, les plus fidèles et qui rendent le présent si précieux.Adolphe NANTEL Les commérages de MM.Gagnon et Roy Commérages et rumeurs de village, telle est l'expression dont a qualifié les déclarations sensationnelles de MM.Onéslme Gagnon et SassevJlle Roy, le ministre de la marine, M.Angus Macdonald, après avoir réfuté, à l'aide de preuves documentaires, les assertions mensongères pour la plupart de ces deux conservateurs notoires camouflés, l'un en Indépendant, l'autre en national.A défaut d'arguments solides et d’accusations précises et prouvées les conservateurs, surtout les hypocrites travestis, ont l'habitude de recourir aux commérages et aux rumeurs de village pour miner le prestige de leurs adversaires libéraux et se créer un capital politique en monnaie de singe.Ce sont de faux monnayeurs politiques.L’électorat sérieux et renseigné les connaît et n'a cure de leurs acrobaties oratoires, mais à la longue le badaud peut se laisser prendre à ce Jeu de cirque démagogique.Ces deux accusateurs publics posent aux patriotes désintéressés et clairvoyants.Ils ne sont en somme que deux conservateurs embusqués qui harcellent l'adversaire derrière leur redoute mal dissimulée et très vulnérable.M.Onéslme Gagnon, on s'en souvient, fut député conservateur à Ottawa, puis ministre dans le cabinet Bennett, avant de porter tant bien que mal le masque dérisoire de l’Union Nationale.M.Sassevllle Roy, lui.fut candidat et député fédéral conservateur-indépendant par précaution au cas où son parti, qui affichait des allures antllmpériaîistes et anticons-cri ptionnistes dans la province de Québec, pendant la campagne de 1940, retourne à ses anciennes amours après la tourmente électorale.C'est ce qui arriva, du reste, tel que prévu, et à compter de ce jour, M.Roy, guidé par l'opportunisme laissa tomber l'épithète de conservateur pour ne conserver que celle d'indépendant.M.Frédéric Dorion, organisateur conservateur depuis toujours, suivit son exemple à l'élection récente de Char-levoix-Saguenay.Simulant le pécheur repentant qui vient de trouver son chemin de Damas, il fulmina contre les vieux partis, sans trop écorcher le parti conservateur toutefois, et passa à la secte hypocrite des indépendants.On connaît ça.Conversion trop tardive pour être sincère.Dernièrement.un impétueux raz de marée partisan balaya le rivage de l'indépendance et emporta sur les flots enthousiastes de l'océan politique la défroque de MM.Roy et Dorion pour la déposer sur les rives de plus en plus désertiques et stériles de l'Union Nationale.Des vagues d'un bleu qu'aucun mensonge ne peut altérer la portèrent jusqu’aux pieds de MM.Duplessis et Gagnon, dont l'antagonisme réel, en dépit de leur entente apparente, n'échappe à personne.Cette ballade sur l’onde nous a été Inspirée par le télégramme, dont nous trouvons le texte dans le Devoir du 20 février dernier, que MM Roy et Dorion ont fait parvenir à M.Duplessis et dans lequel Us lui présentaient leurs hommages et lui souhaitaient une victoire prochaine.Mais laissons la défroque conservatrice voguer sur l'océan de l'opportunisme pour revenir au Golfe Saint-Laurent dont MM.Gagnon et Roy ont décidé d'assurer la défense, après avoir découvert, sur la foi de racontars et de potins de village enfantés par leur imagination en mal de se produire, que toute la marine canadienne y était engloutie.A la vérité, l'intervention intempestive de ces deux stratèges improvisés n’avait pour but que d'ébranler l’autorité du ministre de la marine militaire et de tenter un coulage du navire gouvernemental.De sorte que les submersibles les plus menaçants pour la poursuite de la guerre et l'unité nationale ne se cachent pas surtout dans le Golfe mais dans la Chambre des communes et A l'Assemblée législative.L'attaque conservatrice concertée vint en effet des deux côtés à la fois.Mais le torpillage rata devant le barrage nourri de projectiles dialectiques et documentaires,du ministre de la marine.M.Gordon Graydon, chef parlementaire conservateur, et M.Earl Rowe, ancien collègue de M.Gagnon dont le cabinet Bennett, se sont portés en vain à la rescousse de leurs partisans et amis.Les submersibles conservateurs pseudo-indépendants sont sérieusement endommagés et donnent péniblement de la bande le long de la grève dos épaves politiques.La polémique Macdonald-Gagnon-Roy n'est en réalité qu'une autre phase de la vieille querelle exploitée depuis longtemps par les conservateurs québécois et leurs affidés de toutes nuances contre le parti libéral sur» le problème naval canadien et Impérial devenu aujourd'hui mondial.Les soi-disant patriotes de 1911 combattirent le projet d'une marine canadienne de Laurier évaluée à trente-cinq millions et bénirent, à deux exceptions près, Bourassa et Lamarche, le projet de M.Borden de donner cinquante millions à la Grande-Bretagne pour sa marine de guerre.De 1937 à 1939, ils se sont encore élevés avec véhémence contre les crédits militaires assez modestes du gouvernement King destinés à l'édification d'une marine militaire en mesure de répondre aux besoins éventuels de notre pays dans ses eaux territoriales et sur toutes les voies maritimes du monde où ses intérêts seraient menacés.Aujourd’hui, le danger qu'ils | niaient avant le conflit, non seulement ils le constatent, mais Ils l’exagèrent à dessein, dans l’unique espoir de s'élever une plateforme électorale sur des commérages et des rumeurs de village.Nos lecteurs ont lu les réfutations de M.Macdonald.Ils en ont comparé la véracité et le sérieux aux accusations ténébreuses et vagues que MM.Gagnon et Roy ont élucubrées pendant l'obscurcissement continuel qui règne dans la réserve des conservateurs, des nationalistes, des blo-cards et des unionistes.Ils ont appris avec surprise et réconfort que la prétendue bataille navale dont M.Roy prétendait avoir été témoin en face de sa demeure, dans le Golfe, n'était en réalité qu'un exercice de tir entre des unités de notre marine, et que jamais des navires de pêche ne furent, escortés par des corvettes.Aux vingt navires torpillés dans le Saint-Laurent et dont M.Macdonald a donné le nom, M.Gagnon en ajoute deux.Ce qui fait vingt-deux et non trente comme il l'affirme obstinément en se défilant devant l'enquête Impartiale que lui offre le ministre de la marine.M.Gagnon pose en effet des conditions inaceptables parce que les révélations qui en découleraient feraient le jeu de l'ennemi et ruineraient la défense du SainDLaurent et de nos côtes que les députés de Matane et de Gaspé veulent débarrasser des marodeurs nazis.Le jugement et le bon sens du peuple ont déjà fait justice des arguties de nos sauveurs amateurs à retardement Après une étude comparée des deux textes opposés, le public est plus enclin à croire des hommes d'Etat responsables au parlement et au peuple que des politiciens responsables uniquement à leur conscience trop élastique.Le sirop pour les bonnes gens des conservateurs et des sectes qu’il a engendrés n'a plus d'attrait sur le peuple qui en a déjà eu pour son rhume.Conservateurs et indépendants! Bonnets blancs et blancs bonnets.Guillaume FREDERIC L'état financier présenté par le trésorier-provincial fait contraste avec celui déposé sous le régime de M.Maurice le Noblct Duplessis.Celui-ci comportait une dépense de cent quinze millions avec déficit de plus de cinquante millions.En plus, vlngt-slx mille chèques de salaires refusés par le» banques faute de fonds suffisants, flottaient dons le public.C’est ce chaotique état de nos finances qui avaient contraint W.Duplessis à s’humilier devant les banquiers américains et à contracter un emprunt aux conditions les plus onéreuses possibles, les banque» canadiennes, rendues inquiètes par une telle danse de millions, ayant refusé d’avancer les deniers nécessaires.Et occl est de l’histoire.Histoire triste, assurément, mais une histoire hélas trop vraie.Et le peuple doit la connaître afin de se bien gouverner dans le choix des serviteurs à qui elle devra faire conflanoe.• • • On nous Informe que la santé de Monsieur Maxime Raymond, chef du Bloc populaire canadien, serait gravement compromise.L’Avenir du Nord souhaite an chef de ce mouvement nouveau, — et ce, sincèrement, — le plus immédiat et complet retour à la santé.Entretemps, U bataille pour la “chéfre- due, Intense, Il sera certes intéressant de suivre les péripéties de la lutte que sc livreront le groupe Cha-louIt-Hamel et celui de M.Edouard Lacroix.» » • * Posant en principe, l’autre jour, qu’“ll reste des sceptiques pour prétendre qu’un citoyen n’est pas patriote s’il se montre 'Indifférent à la victoire ou à la défaite de son pays durant une guerre de vie ou de mort," “L’Action catholique”, de Québec, en concluant qu’il convient de “rester optimiste, car les événements justifient de plus en plus ceux qui ont préféré l’ordre à la passion, le raisonnement à la démagogie, la bonne humeur au bougon-nage.” Qu’en pensent nos amis du Bloc Popu, les superpatriotes de la Ligue pour la Défaite du Canada et le Grincheux au corset d’acier rie” s’avère comme devant être ar-de la rue Notre-Dame, i Montréal?. L'AVENIR DU y OKU Saint-Jérôme, le 26 mars 1943 Page deux Papotages du P'til Doc ENCORE CE NORDIQUE! La clarification de Linné, échafaudée en de longues années de recherches et après mille écartèlements de petits corps chltlneux, repose sur les divers modes de conformation des ailes.Sur cette base, 1 homme-catégorie a crampé huit ordres principaux d'hexapodes (hexa, six et podos, pied) ou insectes: coléoptères, né-vroptères, orthoptères, pseudonévrop-tères, hyménoptères, lépidoptères, hémiptères.diptères et aptères Toute cette lignée rébarbative de "ptères a de quoi Jeter par terre le plus vaillant des cavaliers.La chose se simplifie quand on sait que "ptères ' est la francisation de "pteron", l'équivalent d"'ailc" dans l'idiome de Xé-nophon.On a accouplé cette désinence à d'autres sécheresses de même alol, et voilà construits des mots typiques, des mots-photographies capables de vous assurer une notion satisfaisante sur ceux-là qu'ils représentent.Ce brave Linné remarqua d'abord un groupe d'insectes inaptes au vol.pour la logique raison qu'ils ne possèdent aucune membrane propre à les conduire dans le vent.Tout de suite, oust! dehors les "sans ailes ! Pour prix de leur fatal oubli, on les affubla pour l'éternité du vocable suave d'aptères' la, pteron: sans ailes).Des messieurs plus huppés encore, remarquant que d'autres ordres d'insectes ont des individus sans ailes, conférèrent à cet ordre-ci le nom de "thysanouresDans ce groupe de marcheurs à vie, on note surtout des personnes menues, enragées de science et qui ont à un haut point l'art de vous muer en bouillie le plus alambiqué des bouquins.Dans les bibliothèques poussiéreuses, ils promènent fiévreusement leur docte abdomen et y exercent une purge impertinente et déréglée, une censure dernier-cri.Tiens! voici des débutants en sagesse, des messieurs qui ont eu le bon nez de se fionner deux ailes le long du corps! Ces habiles sont les diptères ldi, pteron: deux ailes).Dans ce lot.on distingue avant tout la mouche domestique, la trop fameuse "musca domestics" qui.entre deux randonnées sur le museau des convives, déambule au plafond des cuisines, sans prendre vestige de se trouver ainsi les pattes en l air et la tête dans le “vide : des sortes de ventouses placées au bout de ses pattes l'y tiennent solidement fixée.Comment ne pas remarquer en plus le maringouin, le "cousin" trop connu dont on renierait si facilement le cousinage, par certaines chaleurs d'été?Plaise à Dieu qu'un Jour vienne où ces cuisants amis perdront à Jamais leurs deux ailes, pour piquer une lancette dans l'ordre des thysanoures! D'autres insectes non moins familiers ont dardé leur être dans la case des diptères: les puces.Bref, cet ordre en est un de piqueurs séculaires, amateurs de "bon sang" sans "bons sens".La balance des insectes battent l'air avec quatre ailes.Comment mettre jour en tout ça?Lir,né dut suço- ter bien longtemps son brûlot d'écume de mer avant que de trouver une issue.Pourtant, avec son opiniâtreté de Nordique, le Suédois bûcha ferme, fureta tant bien que mal dans l'intérieur des bestioles, scruta les moindres secrets de conformation et d'organisation.11 put enfin, après avcwr sué plusieurs pintes, lancer comme Archimède son "EUREKA".11 nota que tout un groupe d hexapodes promènent sur le sol une carapace coriace formée par leur revêtement externe.Us trottinent leur vie entière sous cette cuirasse de peau durcie, simple épaississement de leurs ailes antérieures.Ces coléoptères icoléos, pteron: ailes en étui) comprennent 250,000 des 300,000 espèces connues.Leur nombre dit déjà leur importance e tla pantagruélique voracité de leurs larves ne fait que renforcer encore leur nocivité.Quel bon “canayen" n'a jamais lorgné un oeil méfiant sur des particules sombres e nsuspension dans ia richesse dune soupe aux pois?Malgré les hauts cris de "ta soupe a collé, ma vieille ", les intruses n en demeurent pas moins les cadavres de menus coléoptères: les bruches.Par contre, chacun se remémore quelque soir humide où la "mouche à feu " rayait d'or le noir d'un bosquet et écoulait dans la nuit la réserve de lumière phosphorescente collée à ses lianes; ce joyau des nuits, ce restant de Jour égaré du crépuscule au matin, est encore un coléoptère: le "lampyre noctiluque" (lumière de la nuit).Il est oiseux d'ajouter ici le "ver blanc", larve trop connue du non moins trop connu hanneton ou "barbeau" ou "gros turc".Voilà trois crans de tournés dans la chaîne des insectes Après les aptères ou mangeurs de livres, les diptères o usuceurs de sang, et les coléoptères ou terreur des soupes, il nous reste encore à connaître cinq ordres d'insectes.Mais le "motion" semble déjà suffisamment rocailleux.A plus tard la présentation au reste de la famille! P’tit DOC Etablissements des démobilisés LA LOI AGRAIRE FEDERALE L'histoire nous enseigne que dans toutes les crises économiques et sociales, il y eut un retour à la nature, un mouvement à la terre de proportion importante.Si, en temps de prospérité, les peuples se détachent du sol, oublient leur dépendance des biens terrestres, de la nature; en temps d adversité, ils doivent, par la force des choses, y revenir pour assurer leur existance Au Canada, par exemple, là où le problème de l'après-guerre s'est étudié sérieusement, on se propose de faire aussi large que possible la part de la colonisation dans les programmes de réhabilitation sociale.A cette fin, le gouvernement central a passé une loi 1 an dernier.On la désigne comme suit: "Loi Agraire de 1912 pour Les Anciens Combattants".Sont éligibles aux avantages de cette loi ceux qui ont fait du service actif dans nos forces armées au Canada pour une durée d au moins douze mois, ceux qu! ont servi outre-mer, ceux qui reçoivent une pension en raison d'une invalidité subie par suite dudit service et tout Canadien blessé dans la marine marchande alors qu'il était en devoir.A la fin de la première grande guerre de I9H, il y eut une loi pour rétablissement des vétérans.Elle en permit que l'établissement sur la terre, comme unique occupation Cette fois-ci, la loi est beaucoup plus souple.Elle propose non seulement l'établissement sur la terre comme unique occupation mais aussi 1 établissement sur un lopin de terre d'où une famille pourra tirer une partie de sa subsistance alors que le père pourra prendre un emploi à proximité ou s'engager dans la pèche commerciale.La Loi Agraire Fédérale est donc mieux adaptée aux dispositions, aux exigences du capital humain.Si d aucuns ne peuvent s engager avec succès (sur un lopin de terre dont ils pourront tirer une partie de leur subsistance, vivre tout près de la nature, élever une famille dans une atmosphère de paix, tout en travaillant ailleurs d une façon permanente ou intermittente.Nous voulons donc espérer que nombreux seront les démobilisés qui désireront se prévaloir des avantages de cette loi et partant.3'établi-ront sur la terre soit pour en tirer leur vie toute entière, soit encore pour y récolter une large part des premières nécessités.Après tout, 11 convient de le noter, c'est dans le rapprochement du sol que l'on trouve la plus grande sécurité.C.-E.COUTURE Manies d’écrivains On voit communément l'écrivain à la tâche devant sa table de travail, le visage tendu de pensée parmi ses notes et documents.L’oeuvre ne se réalise pas toujours dans cette simplicité d'attitude laborieuse.Ce qu’on appelle la mise en train et qui est le plus dur moment du labeur intellectuel exige, le plus souvent, des conditions, une atmosprère, des préparations et des excitations qui varient selon le tempérament, la nervosité, la sensibilité de chacun.Un amusant petit livre du regretté Albert Cim.qui glana son butin dans cent recueils de souvenirs et d’anecdotes, nous a révélé certaines particularités bien curieuses de l’effort littéraire.Les écrivains, croirait-on, ne sauraient travailler que dans le silence.Or, on a vu des romanciers et des poètes écrire de belles pages et d’admirable poèmes sur une table de café.Le cabaret fut le plus souvent le cabi-beaucouplebruitestun excitant, beaucoup le bruit est un exitant.Certains, comme Bacon, Milton.Alféri, Stuart Mill, se plaisaient à faire leur oeuvre en musique.On raconte que Bourdaloue raclait un violon avant de rédiger ^E9 w(Bsa .'¦Vr-tV; .'jV'1 : - - ' JBScSi • ^ EVITEZ DE VOYAGER EN FIN DE SEMAINE ET LES JOURS DE FÊTE DE L’AUBE au crépuscule et du crépuscule à l’aurore, le sifflet d’une locomotive perce le silence, et vous savez qu'un train est en route.C’est un cri de victoire lorsqu'il file, chargé de troupes, à la rencontre d'un convoi.C’est un cri impérieux lorsqu'il a dans ses flans un chargement précieux de tanks, de canons, de matériel de guerre fabriqué très souvent par les chemins de fer eux-mêmes.C'est un cri d'allégresse lorsqu’il transporte à l’usine la matière première dont s’alimente notre industrie de guerre.C'est un cri d'exultation lorsqu’il apporte des aliments, du combustible, toutes sortes de produits essentiels aux quatre coins du Dominion; Vous l'entendez cet appel puissant du rail?C’est la voix de la plus vaste industrie de guerre au pays, la voix de vos chemins de fer.Une voix fière?Sans doute.Seuls les chemins de fer sont en mesure d'effectuer ces transports massifs; ils servent aussi efficacement la nation en temps de guerre qu’ils la servaient en temps de paix.Les chemins de fer n'ont pas été pris au dépourvu.Ils étaient prêts au début de la guerre à mobiliser leurs ressources pour la victoire.Iis seront prêts à servir de nouveau le pays — un pays grandi par l'épreuve —lorsque la paix reviendra.LE TARIF DU FRET DES CHEMINS DE FER AU CANADA EST LE PLUS BAS AU MONDE CANADIEN NATIONAL PACIFIQUE CANADIEN Ç& œeAoeiëf' e6z*co éa, occccter cofKsmjz etasco prut's scs sermons les plus éloquents.De même le savant Darwin avant de commencer sa tâche.Emile Augier, avant d’écrire ses dialogues incisifs, sonnait du cor de chasse à pleins poumons.Pour faire leur oeuvre, il est des écrivains qui ne supportent point d’être confortablement installés dans un fauteuil.Certains travaillent debout, d’autres couchés.L’académicien Picard, auteur de la Petite Ville, Etienne, l’auteur des Deux gendres, l’humoriste américain Mark Twain se couchaient également pour tra vailler.Par contre, l'historien allemand Reimmann (1668-1743) passa, disent les Curiosités biographiques, la plus grande partie de sa vie debout.Pour ne pas contrevenir à la loi bizarre qu’il s’était imposée (ne jamais s’asseoir pour travailler) il resta plus de trente ans sans avoir de chaise ni de fauteuil dans son cabinet.Goethe composait en marchant, Donizetti en se promenant à pied, Auber en se promenant à cheval.Daru, l’intendant de Napoléon et le traducteur d'Horace, en se promenant en voiture.Ne croyons pas tout de même que le cabinet de travail soit déserté par les écrivains.Mais chacun accommode à sa façon le décor et, dans l’attirail du bureau, met des accessoires imprévus.C’est ainsi que Charles Dickens voulait avoir sous ses yeux des figurines de bronze représentant les personnages de son récit.De même, le feuille-tonnistes Ponson du Terrai 1 utilisait une collection de petites marionnettes.A mesure qu’il tuait un personnage dans son roman, il en inhumait l’effigie dans un placard.Le groupe de Rocambole ne se composait pas moins de deux cent quatre-vingt-deux figures.Dans une lettre à Balzac, Stendhal raconte qu’en composant la Chartreuse de Parme pour prendre le ton et afin d'être toujours naturel, il lisait chaque matin deux ou trois pages du Code civil.Le philosophe Kant ne pouvait penser utilement qu’en regardant un peuplier qui était devant sa fenêtre, et Schiller qu’en se mettant les pieds dans la glace.De même, Chateaubriand se promenait en dictant, les pieds nus sur le carreau glacial de sa chambre.Bossuet s’enveloppait la tête d’un linge chaud dans une chambre froide et J.-J.Rousseau méditait tête nue au plein soleil de midi.Quant à Barbey d’Aurevilly, il revêtait un costume satanique: maillot rouge, veste rouge, calotte dantesque.Ainsi furent composées tes Diaboliques.Il y a, nul ne l’ignore, dans la petite histoire littéraire le chapitre des excitants artificiels.L’abus de l’opium a, parait-il, abrégé les jours de Mme de Staël.Maupassant avouait au Dr.Fleury qu’il n’avait pas écrit une seule ligne de son roman Pierre et Jean sans s’enivrer avec de l’éther.Pour écrire — rappelle le Dr.Félix Régnault — Théophile Gautier brûlait des pastilles du sérail, Baudelaire s'entourait de parfums, Byron humait l’odeur des truffes dont il remplissait ses poches.Le café excite le labeur de nombre d'écrivains, le café qui, selon Michelet, supprime la vague et lourde poésie des fumées de l’imagination, fait jaillir l’étincelle et l'éclair de la vérité.Buffon, Diderot, Rousseau, Balzac, Murger furent de grands buveurs de café.Flaubert et Louis Bouilhet en avalaient des soupières.Après le café, voiçi le tabac.Goethe n’admettait pas qu'un homme de génie pût fumer.Le tabac est plus nuisible qu’utile, a dit Victor Hugo.Le tabac engourdit l’activité, a confirmé Barbey d’Aurevilly.Et, bien qu’il fumât lui-même, Théodore de Banville définit la cigarette un passe-temps meurtrier, désir cruel, inextinguable et complè-tements inutile.Ce qui n’empêche point, la majorité de ceux qui écrivaient de fumer, le plus souvent avec excès, et les assemblées des gens de lettres sont de véritables tabagies.De cette investigation rapide dans les anecdotes littéraires où le vigilant Albert Cim recueillit les traits pittoresques de son livre, on pourrait conclure que les écrivains sont d’étranges maniaques.Et pourtant, l'un d’eux, Alexandre Dumas fils, nous a laissé un admirable programme de vie quotidienne, un véritable plan de conduite où l’équilibre de l’esprit se compose avec l’hygiène du corps.Voici ce texte précieux : ‘‘Marche deux heures tous les jours; dors sept heures toutes les nuits; couche toi toujours seul dès que tu as envie de dormir; lève-toi dès que tu t'éveilles; travaille dès que tu es levé.Ne mange qu’à ta faim, ne bois qu’à ta soif.Ne parle que lorsqu’il le faut et ne dis que la moitié de ce que tu penses; n’écris que ce que tu peux signer; ne fais que ce que tu peux dire.N’oublie jamais que les autres compteront sur toi et que tu ne dois pas compter sur eux.N’estime l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut : c’est un bon serviteur et un mauvais maître”.Pardonne d’avance à tout le monde, pour plus de sûreté; ne méprise pas les hommes, ne les hais pas davantage et ne ris pas d’eux outre mesure.Quand tu souffriras beaucoup, regarde ta douleur en face, elle te consolera elle-même et t’apprendra quelque chose.Efforce-toi d’être simple, de devenir utile, de rester libre et attends pour nier Dieu que l’on t’ait bien prouvé qu'il n’existe pas.” De ces paroles de bon sens nous ferons la conclusion raisonnable de tout ce qui précède.C.P.L.Clinique des rumeurs (Contribution de la Colonne Canadienne) AMPLEUR DE L'EFFORT DE GUERRE BRITANNIQUE Nous avons raison d’être fiers de notre effort de guerre car il est formidable! Mais nous ne sommes pas les seuls à lutter contre les ambitions nazies.Nous avons même ici au Canada des milliers de soldats, de marins et d’aviateurs originaires d'autres parties de l'Empire britannique ou de pays alliés qui sont venus chez nous pour faire leur entrainement ou remplir des fonctions administratives.Il arrive souvent qu’en présence de ces sujets de pays amis et alliés, certains des nôtres se laissent aller à des excès de vantardise en ce qui concerne notre effort de guerre et soient portés à mépriser ou du moins à considérer avec une certaine indifférence a part dos autres nations qui luttent avec nous contre Hitler.C'est là une attitude très condamnable et la Clinique se fait un devoir, dans cette chronique hebdomadaire, d’engager ses lecteurs à ne pas sous-estimer la part des autres nations dans ce gigantesque conflit, surtout celle de la Grande-Bretagne.L’esprit de courage et de ténacité dont lees Anglais ont fait preuve depuis les jours terribles du “blitz” de 1940, a été admirable et mérite la plus haute considération.Hitler, avec ses bombardiers et ses avions-plongeurs n’a pas réussi à effrayer les Britanniques; au contraire, il les a mis dans une telle colère, qu’ils ne s'arrêteront désormais que lorsque l’Allemagne aura été terrassée et se sera rendue sans condition.Non, il ne faut pas ajouter foi à tous les racontars qui tendent à mettre en doute l’ampleur de l'effort de guerre de VltlIS MI-SKI; LES CANADIENS SONT LA Je ne fais pas de politique, N'étant pas assez sophistique, Mais j'aime mon cher Canada, Cela, je ne m’en cache pas.Je suis demeuré démocrate.Sans me croire rien d’un Socrate, Et pour trois mots j’ai do l'horreur : Führer, Duce et Dictateur.C’est pour cela que je détale, Comme on fuit la jieste ou la gale, Lorsque je vois un paroissien Qui se proclame canadien Et qui, bien gravement, m'assure Que nous courons à l'aventure En ne demeurant pas chez nous, Quand l’univers joue son va-tout.Il paraît que pour nous défendre, Le mieux pour nous serait d’attendre Qu’avant vaincu le monde entier, L’ennemi sur nous, en dernier.Se lance et nous attaque en force, A la tête en même temps qu’au tonte, Tâchant de nous mettre aux abois,.Pour nous écraser sous son poids.J'ignore si cette tactique A vraiment son côté pratique Mais je sais qu’elle ne dit rien Aux véritables Canadiens.(L’action Catholique, Québec) AYME \ l'Angleterre.A l'heure actuelle, les deux tiers de la population des Iles britanniques, c’est-à-dire à peu près tout le monde âgé de quatorze à soixante-qua-1 tre ans, est affecté à la guerre, j soit dans les forces armées, dans | la défense civile, dans une industrie essentielle ou dans quel* que autre travail se rapportant à nos activités de guerre.Ces vingt-trois millions de person-nés constituent l’armée active de la Grande-Bretagne, mais elles ne sont pas les seules à faire la guerre.Toute la nation est entrée en lice et.sauf les jeunes enfants, les vieillards et les invalides, chacun fait sa part pour le succès de la cause de la liberté et la victoire finale.La Clinique présente encore cette semaine une gerbe de rumeurs choisies parmi celles qui se répètent le plus souvent de ce temps-ci.Elle y apporte en même temps les mises au point qui s’imposent.Une rumeur “La Marine Royale canadienne escorte 60'"?de tous les convois alliés”.La vérité Cette rumeur, ayant pour but d’induire les gens en erreur, a été mise en circulation par des Canadiens et ressemble beaucoup aux mensonges répandus par Goebbels.Il est impossible que la Marine Royale canadienne escorte 60'?de tous les convois.Quand on parle de tous It'S convois, on comprend tous ceux qui circulent sur les différentes routes océaniques du monde, sur le Pacifique, l’Atlantique, la Méditerrannée, etc.Des milliers de navires convoyés par la Marine Royale britannique, un seulement sur 200 a été coulé.La Marine britannique a envoyé par le fond plus de 6,000,000 de tonnes de cargaisons maritimes ennemies.Les deux déclarations qui suivent mettront fin à cet avancé er-ronné ! Le directeur de l’Information navale canadienne, à Ottawa, déclare: “Le nombre des convois escortés par la Marine Royale canadienne varie sans cesse, suivant les fins auxquelles doivent être affectés les navires.C’est pourquoi sur l’Atlantique du Nord, entre le Canada et les Iles britanniques, 45rc à 60rr des convois sont escortés par des navires de guerre canadiens.LE FERMIER CANADIEN au cwbat FLAMBEAU Lies fermiers canadiens combattent aujourd'hui pour la victoire non moins réellement que les fabricants de chars d'assaut, de navires et d’avions, pour appuyer les hommes de notre armée, notre marine et notre aviation.Car la ferme est le réservoir alimentaire de nos légions combattantes sur tous les fronts du monde.Pour aider le fermier à augmenter sa production alimentaire et à faire son maximum d’effort dans cette guerre totale, la Banque de Montréal collabore avec lui de maintes façons, en particulier en lui avançant l’argent nécessaire pour les semences, la main d’oeuvre et la livraison sur le marché.La Bauque fournit du crédit aux agriculteurs depuis 1817.Si vous avez besoin d’argent pour améliorer votre production de denrées alimentaires, soit pour 1 exportation, en vue d'approvisionner nos lignes de combat, soit pour la consommation intérieure, nous vous invitons à exposer vos besoins au gérant de notre succursale la plus rapprochée.Il comprendra vos problèmes et traitera avec vous sous le sceau de la discrétion la plus absolue.BANQUE DE MONTREAL "BANQUE OUI ACCUEILLE BIEN LES PETITS DEPOSANTS" Service de banque moderne et expérimente.fruit de 125 années de fructueuses operation* Achrlei rdes Certificats ^ 'd'EpargncdeGucrrc' Succursale de St.-Jovitc J.G.MONGEAU, Gérant Succursale de Stc-Thérèse: J.F.P.E.BARDEAU.Gérant Succursale de Stc-Agathc-cJcs-Monts: M.I.WALSH, Gérant iuccursale de St-Jérôme: R.P.GENDREAU, Gérant I05SF Saint-Jérôme, te 26 mars 1943 L’AVENIR DU NORD Page trois Hélas ! .ce que lu Vie offre aux pauvres humains.Elle peut, sans égard, leur arracher de9 mains.cJzrararajzrajgfZfafBfzJEfarararaj2f2/?jra TRISTEMENT .A mon frère Charles et | ses enfants.Les fruits qu’elle a mûris et qu’elle distribue, La plante même que, de sa seve, elle imbue, Dans un geste soudain, elle les jette aux vents Où les enlise au fond de ses sables mouvants.Elle ne choisit pas l’heure de ses tourmentes; Elle arrive, parfois, à grands pas de démente, Terrasse sa victime et sème ses terreurs; Puis, le Temps continue, insensible aux horreurs.Le calme se refait, les surfaces liquides.Un moment déchirées, redeviennent languides.Et, ceux que le malheur a touchés de si près, Regardent devant soi le présent sans attraits.Sur les berges du Styx, ils regardent le fleuve Suivre son cours muet de ses eaux toujours neuves.La barque de Charon a fui vers le lointain, Sans laisser de sillage, emportant son butin .Ils regardent quand même, et dans leurs regards tristes, Les évocations des mémoires persistent.Mais on ne revient pas de ces gris horizons; I^a Mort a ses secrets, la vie a ses raisons .Il faut donc retourner vers son pays d'alarmes, En levant vers le Ciel des yeux brûlés de larmes, En portant dans son coeur l’éternel souvenir Et l'espoir qu’un jour, Dieu saura nous réunir .Henri SMITH Ventre au four Faisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que 1a mauvaise Soupe au lait à la Monaco Faites bouillir 2 pintes de bon lait; liez-le avec 4 cuillerées d’arrow-root ou de fécule délayée à l’eau froide; ajoutez sel et muscade; retirez sur le côté du feu; cuisez 15 minutes.Sur la mie d’un pain de cuisine, coupez des tranches minces; sur ces tranches, coupez des ronds de 8 doigts de large, à l’aide d’un tube à colonne; saupou-drez-les de sucre fin, rangez-les sur une plaque et faites-les colorer à four doux ; mettez-les dans la soupière et versez la soupe dessus.On peut parfumer le lait avec un brin de cannelle.Salade de crabe L’originalité de cette salade est d’être présentée dans la carapace du crustacé qui en a fourni les éléments principaux.Après avoir fait cuire et refroidir un crabe de la grande espèce, on détache délicatement le test supérieur de manière à pouvoir enlever toutes les chairs intérieures.Ajouter à la chair du crabe, coupée en brins, 2 ou 3 pommes de terre cuites à l’eau et émincées, une poignée de crevettes épluchées, 2 bananes émincées.Assaisonner le tout de 2 cuillerées de mayonnaise très ferme.Ajouter du cerfeuil et de l’estragon grossièrement hachés, du sel, du paprika, une pincée de poudre de curry.Dresser cette macédoine, qui doit être très serrée, dans l’intérieur I du crabe.Servir sur un plat garni d’une serviette.Crème d’érable pour tartines 4 tasses de sirop d’érable, i/o tasse de crème.Faites bouillir le sirop cinq minutes.Ajoutez la crème et faites bouillir trois minutes.Otez du feu et laissez refroidir, battez cinq minutes et versez dans des verres.Employez comme glaçage, en sauce dure pour les poudings simples ou pour tartiner des rôties (toasts).il m %t ?200 tout de suite! Pierre DUPONT est un homme entreprenant.Il engage même le temps à son service.Le vent ayant soudain tourné au nord, la température avait subi brusquement l'une de ces baisses imprévues qui annoncent l’hiver.“Il me faut $200 tout de suite!” dit-il, en faisant irruption dans le bureau du gérant de banque.Il se construisait, près de chez lui, un poste d’aviation.On craignait de ne pouvoir loger les aviateurs dès l’ouverture, parce que le système de chauffage permanent ne serait pas prêt.Pierre s’était mis en tête de fournir le chauffage et d’épargner des dépenses au Gouvernement, en rassemblant tous les poêles Québec qu’il pourrait trouver.Il obtint l’argent nécessaire, et, ayant fait une battue dans la région, il trouva les poêles, répara ceux qui n’étaient pas en bon état, et les livra au poste d’aviation.Ainsi, le Gouvernement économisa le coût des poêles neufs qu’ils aurait dû acheter pour un usage provisoire, et Pierre réalisa un bénéfice raisonnable, en récompense de son énergie et de son esprit d’initiative.Quant à la banque, son prêt lui rapporta S 2.01 d’intérêts.Cette histoire vraie, au nom près, montre une fois de plus que les banques à charte du Canada sont toujours disposées à servir les particuliers entreprenants et honorables.IX- mim- V '¦% Dos 14,433 omployéi do banque, plut do 5,000 hommet expérimenté» to ton! enrôlé* depuis le début do la guerre.La tâche do coux qui roitonl et dot nouveaux employât t'en trouve contidérablomcnf alourdio.Faitoi vot opérations de banque de bonno houro.Payoi vot potlit complot en argent, au lieu d'émottro dot chèques, chaquo fols que c'est possible.Cela nous aidora.les BANQUES À CHARTE du CANADA * o La treizième de la douzaine faire une distinction très importante.Après avoir fait l’éloge du peuple russe aux prises avec l’agresseur nazi, l’honorable Bienvenue dit qu’il ne faut pas confondre la vaillante Vous connaissez Amélie ?Amélie ne ressemble à personne et pourtant elle rappelle toutes les autres.______________________ _______ Voulant citer une femme qui n’a point de personnalité, qui j nation russTâvêc le système po^ ne se distingue de sa voisine que par un trait en moins, je son- fltique qu’on a voulu ériger, gérais immédiatement à Amélie.Quoiqu’un couplet de l’Interna- Amelie est n’importe qu’elle femme.tionale dise: __ “Nos balles se- Amélie est un être réel, qui existe comme vous et moi: elle r0nt pour nos généraux”, nous respire, elle mange, elle dort, mais toutefois elle ne cesse jamais avons pu constater que cette d être n importe qui ! partie du programme — comtes premieres amies furent celles de beaucoup d’enfants: me bien d’autres __________n’a pas été ni prodigieusement douées, ni éblouissantes, ni bonnes, ni per- appliquée”, dit-il.verses.Après cette distinction essen- Ses heures de gaiete n’eurent jamais de grands éclats et, ; tielle, l’orateur discute les théo-quand elle pleurait, c’était juste ce qu’il faut pour que cela parût j ries, les tactiques et les réali-naturel.sations du Sa jeunesse passa inaperçue.Je ne sache pas qu’elle ait beaucoup changé depuis ce temps.Amélie s’habille sans recherche, sans élégance.Amélie est blonde, de ce blond fade qui parait n’être plus une teinte, mais son excuse plutôt.Dans un salon, Amélie ne fait qu’augmenter d’une unité le groupe d'invités qui s'y trouve réuni.Laissée seule, elle devient une ombre.Et parfois seulement une valeur négative ! On dirait que ces auditeurs lui insufflent une vie factice.Quand ils la quittent, elle crève comme une bulle.Une de ces bonnes amies m’assure que sa mère la nommait toujours en fin de liste, quand elle mentionnait ses enfants.Cela devenait presque de l’oubli.Depuis cette époque lointaine, je me demande si Amélie a jamais souffert d’être l’oubliée, la négligée, l’inutile, la passante, la doublure, la treizième de la douzaine, quoi ! Mais, au fait, cette femme quelconque, qui jamais n’a su se distinguer, saurait-elle le mal de souffrir ?.F AUSTIN E Le faux dilemne du XXe siècle (Spécial à l’Avenir du Nord) Québec — Dans une magistrale causerie prononcée, devant les membres du Club de Réforme de Québec, l’honorable Valmore Bienvenue, C.R., ministre de la Chasse et des Pêcheries, s’est élevé contre les régimes totalitaires et il a exposé les conséquences désastreuses de leur application en Italie, en Allemagne et en Russie.Il termina en faisant l’éloge du régime démocratique.Le distingué conférencier qui fut présente par Me Jean-Paul Galipeault, président du Club, avait intitulé sa causerie: “Le faux dilemne du XXe siècle”.A la table d’honneur, on remarquait plusieurs ministres du Cabinet provincial ainsi qu'un grand nombre de députés.Partant de l'argument du socialisme Karl Marx que "le libéralisme économique n’était qu’un stage intermédiaire dans la lutte des classes et que le capitalisme portait en lui-même les éléments de sa destruction”, ’honorable Bienvenue déclare que la conséquence logique de cette théorie funeste, dont les partisans réactionn ai r e s de Marx devaient se servir efficacement dans leur propagande totalitaire, était que tout état libéral-démocrate devait nécessairement se transformer en état socialiste.Un tel argument ne pouvait que rendre la démocratie suspecte à ceux qui ne tenaient pas à voir disparaître leurs privilèges, de dire le conférencier, aussi rien de surprenant que ceux-ci aient regardé avec une sympathie très VOILA SUREMENT du PAIN MERVEILLEUX! LA ROYAL EST SUREMENT une LEVURE MERVEILLEUSE' I Fabncat»*» cmdinni Seulement.2* par .jour assurent un \ pain savoureux L'ENVELOPPE HERMÉTIQUE EN PROTÈGE L'ACTIVITÉ.PURE, DE CONFIANCE I intéressée un mouvement politique dont le programme consistait à détruire les partis et le parlementarisme.Ce “parti unique” n’aurait-il pas l’avantage de supprimer toute tentative de nivellement et faire disparaître la lutte des classes, en empêchant les revendications ouvrières de se faire entendre?De là le faux dilemne du XXème siècle: “Il nous faut choisir entre le communisme et le fascisme, puisque la démocratie elle-même n’est qu’un stage intermédiaire et non un terme d’évolution”.Le ministre démontre alors que la démocratie peut s’acheminer vers un état de justice, sans tomber dans le socialisme: que le fascisme, loin de solutionner le problème économique, ne fait oii» vous permettront d'acheter du sucre à n’imj>orte quelle épicerie ù des intervalles spécifiés.Vous n’etes pas tenu d'acheter tout votre sucre à la fois.REMPLISSEZ ET ADRESSEZ VOTRE DEMANDE AVANT LE 15 AVRIL Itemplissez votre formule «le demnmlr comme «lan» In gravure et n«!ren»ez-la à votre romiti* lornl «le rationnement nu plus tnr«l le 15 avril.Altnehc/.-y les formule* «le d«rman«le «les carnets «l«» rationnement «le» autres personne» «pie vous nourrie/, dans votre maison.NVerivex ri«-n sauf lea nurm'ro» «l«* »éri«* «les propriétaires sur ce» autres formule.».Copie?/, «implement le» numéro» «le »«'rie «le la eouv«*rturc «le leur» earnets «l«* rationnement sur l«‘iir» formule» «le demande «*t épinglez-le» à votre propre d«'mnn«le remplie nu complet.flan» un endroit frais, see.sombre Ne servez pna «le» fruits en conserve lorsque vous jmuvez obtenir «le.» fruit* frais, iirrangez-votis pour consommer vos fruit» mis en eonservi?n la umi«on durant h*» moi» «l'hiver «cillement.LÀ COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE : m Saint-Jérôme, le 26 mars 1642 L’AVENIR DU NORD Page cinq DEMAGOGUE SANS LE SAVOIR T L'honorable Onéaime Gagnon, en vieillissant, fait-il de la démagogie.sans le savoir?Nous regrettons sincèrement, pour sa reputation d'homme politique d’expérience et, soi-disant, de patriote, d’avoir à nous le demander depuis quelque temps.L'ancien ministre du cabinet Bennett (“Canada First”), aujourd’hui bras droit de M.Duplessis dont il avait été l’adversaire à la fameuse convention, à Sherbrooke, du parti conservateur provincial (a ce moment-là, on sait cpi’il n’existait pas d'Union Nationale), ac- cuse nos gouvernants fédéraux d’imprévoyance coupable pour n’avoir pas organise un système de défense qui eût empêché tout coulage, par l’ennemi, de navires canadiens dans le golfe Saint-Laurent.Oublie-t-il, avec l’âge, que le Saint-Laurent n’est pas une rivière?Oublie-t-il qu’à l’endroit où se sont produits des coulages, le fleuve a 30 milles de largeur, et que c’est plus large que la Manche, entre la France et l’Angleterre?Or, comme l’honorable M.Macdonald, ministre de la marine, le faisait remarquer encore tout dernièrement, “si la Grande-Bre- RENOUVELLEMENT DES CARNETS D'ASSURANCE-CHÔMAGE A tous les Patrons: Les Carnets d’Assurance-Ctiomage de 1942-43 ne Seront Plus Val.des Après le 31 Mars Les nouveaux earnel-
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