L'Avenir du Nord, 6 août 1943, vendredi 6 août 1943
CHENIER 1897-1943 Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 % I "Le mot de l'avenir est dans le peuple même nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) Directeur: HECTOR PERRIER ABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 32 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro S AIN'T-JEROME, LE VENDREDI, 6 AOUT 1943 Industrie et techniciens Nul ne .saurait décemment rejeter l’industrie et la technique comme les agents premiers dans la conduite d’une guerre.Il suffit de tourner l’oeil un Instant sur la recrudescence de l’activité Industrielle au pays depuis le début des hostilités pour saisir combien cette interaction de l’industrie sur la guerre et de la guerre sur l’Industrie s’avère Incontestable.La guerre ne peut vivre que rivée sur la technique.Elle en est le parasite, la cuscute envahissante.En lui soutirant sa sève et en lui dictant ur.Idéal trop restreint â un but unique, elle désaxe l’industrie et la mine.Néanmoins, ces conséquences nécessaires ne doivent rien enlever a l’Importance du savoir technique, importance prouvée par de multiples faits depuis le seuil de l’histoire.Si le roi David, de psalmlste mémoire, n’avalt connu la ténacité de son cuir, s’il n’avait pressenti le poids de son projectile, s’il n’avait su calculer la trajectoire, en un mot s’il ne s’était affirmé un technicien de la fronde, les fastes d’Orlent auraient depuis longtemps enregistré l’ensevelissement des Palestiniens.Néanmoins la guerre demeure un état passager de crise, un cran forcément bref de la vie du monde.Queique Jour reviendra la paix, et c’est en vue de cette occurrence que l’on nous sert sur l’après-guerre des flots continus de toutes les éloquences.Ce qu’on ne peut dénier, c’est que la venue de la paix amènera fatalement le bouillonnement d’une vie Intense pour le Canada Industriel.Après le stage naturel de la crise et de la convalescence, le monde devra s'atteler à ce labeur de taille: rebâtir.On ne vit pas sans toit On ne vit que difficilement dans les décombres.Aussi faudra-t-il nécessairement relever ce que 1a guerre a rasé, et redresser l'échlne d'un monde prostré.Pour cette reconstruction d'un monde atteint du chambranle, il est un groupe de pays qui devront bûcher ferme.Ce sont les pays qui, fortement atteints dans leur base humaine, ne l'ont pas été dans leur base de terre.Dans ce groupe entrent les Etats-Unis, à cause de leur expérience industrielle et de leur population susceptible d'apporter une abondante maln-d'oeuvre.Dans ce groupe devra aussi prendre place le Canada, destiné au sort de nation Industrielle par le concours de tout ce qui le rend lui-même: sa conformation géophysique, ses pouvoirs hydrauliques, ses ressources naturelles.Malgré tout cet ensemble de circonstances, il est étonnant de voir combien le Canuda a peiné à développer son industrie.Il s'est trop souvent borné à trafiquer ses ressources, alors qu'il aurait fallu assurer la transformation de celles-ci, pour en accroître la valeur marchande.La venue de l'après-guerre devra amener un redressement du chemin.Depuis trois ans, pour les seules tins de la guerre, un nombre considérable d’établissements Industriels ont surgi Par malheur, cette industrie de guerre a créé des exploitations à sens unique.Il faudra donc, grâce à une adaptation de la machinerie et de la production, pratiquer une individualisation de chaque Industrie.Les entreprises nées de la guerre et passive de cours forcément réduits à l'essentiel.On note à ce point un problème ardu d’orientation professionnelle.Les différentes division de notre enseignement doivent plus que jamais recevoir les élèves qui leur conviennent.Et chacune doit recevoir sa part, comme elle doit apporter sa part elle-même à la santé du pays.Encore faut-il que la part de l’enseignement technique, à cause même de l'enracinement toujours plus généralisé de la machine, soit taillée large et ample.Par contre, malgré la merveilleuse organisation de l'enseignement technique.il reste place pour des améliorations.Ainsi faudra-t-il veiller plus instamment à éveiller chez l'élève le souci de l'oeuvre originale et pourront et devront se spécialiser et prendre chacune leur part à la vie du pays.Malgré toutes les difficultés d'ordre technique que puisse comporter un tel remaniement, celui-ci devra s'opérer.Pour s’opérer, il exigera l’apport de milliers de techniciens.Voilà bien que nous posons le doigt sur une faiblesse: la pénurie de techniciens experts en leur spécialité.Une éducation qu’on s'efforce de réformer mais qui trop longtemps fut centrée vers le fonctionnarisme, le commerce ou les fonctions libérales, a poussé vers une routine d’archiviste des Jeunes qui auraient fait beau et qui auraient fait grand dans l’industrie.Evidemment, les humanités gardent toute leur valeur, toute leur force éminente de culture.Cependant, près de la moitié des jeunes dirigés vers le cours classique n'en auraient pas moins jamais dû commencer ce cours, tandis que des Jeunes consacrés au travail technique eussent tenu avantageusement leur place.Les désorientés tirent leur boulet pendant des années, pour la bonne raison que, hors des cadres dressés par le programme, ils se sentent incapables d’un travail personnel.Ainsi se trouvent-ils privés de toute formation classique ou technique, puisqu’il est dit que la formation se forge plus sûrement par le travail actif dans les veillées sous la lampe que dans la déglutition amère le souci du travail bien ouvré.Cette direction du travail aidera à compenser ce que la mécanisation du monde peut avoir de néfaste en regard de ses destiné»» intellectuelles.Au lieu d'étre les tourneurs d’un écrou toujours le même et les enfonceurs étemels d'un étemel rivet, il convient qu’une plus forte proportion des employés de l'industrie soient des techniciens capables d'un labeur personnel, parce que bien ancrés dans leur métier propre.Enfin, 11 serait futile de soupçonner un renouveau industriel sans un renouveau de l’Industrie basique: l’agriculture.Tout progrès de l’industrie urbaine ne comprend nécessairement un progrès parallèle dans l'industrie agricole.Ces deux atouts s’entremêlent l'un l'autre.Il n’y a pas de ville sans campagne et, depuis l’élaboration d'une agriculture moins familiale, il ne saurait que difficilement y avoir de campagne sans ville.Il faut veiller à la santé des deux membr< , sous risque de se réveiller manchot.L'industrialisation de l’agriculture nécessite donc elle aussi un bon nombre de techniciens.Le drainage en demande, en même temps que son contrepoids, l’Irrigation.Le souci de créer de nouvelles variétés végétales, de nouvelles races animales, le soin de In transformation des produits agricoles, et leur utilisation vers des lins autres qu'alimentaires, autant de sujets divers que seuls pourront résourdre des techniciens possédant derrière eux des années de base et de travail.Il en faudra enfin, de ces techniciens, pour la généralisation de l’électrification rurale, un pas nécessaire dans l’agriculture d'après-guerre.Ainsi dirigée avec sagesse et canalisée vers ses buts normaux, l’industrie est susceptible d’apporter au Canada ce développement dont la carence de réalisation étonne.Dans les cadres posés par la structure même du pays, des générations de techniciens avertis sauront amener la progression naturelle et trop longtemps retardée.Aussi importe-t-il que, plus que jamais, soit répandu l’enseignement technique, capable lui aussi de satisfaire les désirs d’une Intelligence et les demandes d'un avenir.André F.On chuchote que .Après l'Kal le et sa capitale, c’est Berlin qui est In cible des prochaines farouches attaques de» Nations-Unies.Les dépêches mandent que cette ville d’Allemagne est complètement évacuée de ses populations civiles.C’est la première fols que tous ses habitants évacuent une capitale, exode qui ne s’est pas vue depuis l’évacuation des civils lors de la campagne de France.Hitler et ses comparses — il en manque maintenant un — sont contraints à croire & la ferme détermination des peuples libres d’étendre la liberté dont ils jouissent à toutes les nations nsservies.Ils sont aussi décidée à faire savoir à l’Allemagne que la guerre peut tout aussi bien être portée sur son territoire que sur toute autre pnrtlc du monde.Le ministre allemand de la propagande, le Docteur Gocbbcls se taxait de prendre de reposantes vacances en territoire allié.La chute de Benito Mussolini, la faveur accordée aux armes alliées en Sicile et le “nivelagc” prochain de Berlin le forcent à contremandcr tous les préparatifs qu’il avait faits.Décidément, le propagandiste teuton ne pourra voir son poids s'accroître au cours des semaines qui suivront.* * * Les nouvelles qui mandent que les Nations-Unies sont parvenues à mettre un frein à l’ardeur de la guerre sous-marine sont confirmées par l'annonce qui nous parvient qu’un fort contingent de troupes de nos trois armées est arrivé sans.Incident en Angleterre.Les pirates do la mer n’ont plus de chance.Là CHANTS LAURENTIENS I nt' Hv&ne fit' jvuftt'sst' Il y a de cela bien longtemps avec le retour de chaque printemps le flottage du bois donnait une impétueuse activité à la rivière du Nord.Les "billots" en autant d'énormes poissons morts, ventre au soleil, finissaient bien par arriver au moulin Villeneuve, tout près du pont de "fer", c'était le nom de cette araignée massive reliant les deux rives à Saint-Jérôme.Aussi les souvenirs de la "drave" reviennent dans ma mémoire.H est onze heures du soir la pluie commence à tomber sur la toile de la tente que t'occupais, cette année là.Les gouttes se pressent l'une sur l’autre avant de rouler jusque sur le sol.Elles se remplacent en continuant leur crépitement régulier .Caresses opiacés sur le coton blanc.Symphonie du grand silence , .Minuit.Le contremaître des flotteurs de bois, tout en haut de Shaw-btidge, secoue ses couvertures toutes trempées et me pousse: — "Eh! le jeune, v'nez-vous voir mes hommes?C'est le temps pour eux de faire ane bonne job.Y vente pas et les billots vont se tasser du bon côté pour prendre le courant ." Je n'ose accepter.Le vieux part seul et j’entends son appel dans la nuit humide: — "A l'ouvrage, v'nez faire doublet temps, les gars! Quatre heures du matin.La pluie m'éveille comme elle m'avait assommée: d'un coup.Je sors.Sur la rive de la rivière, en face de la tente du cuisinier, un grand feu remplace l'aurore.Cette chaleur m'attire.Les draveurs sont contents et entourent la damme aux redets de femme rousse.Le dos et le ventre des travailleurs fument tour à tour.Leurs vêtements de laine sèchent.Quelques-uns des braves ont enlevé leur chemise, leur "bougrine".et offrent aux piqûres humides du ciel des épaules nerveuses et musclées.Tous serrent un bol de thé bouillant entre des mains rougies et boivent à petite gorgée, en martins-pêcheurs.Un pépère du pays de Larnouche, en Joliette.étire ses chaussettes.Une eau noire tombe de la laine.Ses talons plissés et nus reposent sur le tapis de sable chaud.Après le repas du marin, aux fèves au lard, cuitent sous la cendre rouge.un nouvel ordre du contremai tre fait tressaillir les paresseux.Les hommes partent et entrent dans une savane pour continuer le nettoyage des pointes et des petites baies.Des gouttelettes glissent des bran ches remuées.Chaque feuille cache un diamant liquide.Le ciel continue à déverser sa plainte grise, qui cri ble la rivière, cingle la terre, envahit tout.Je reprend seul la route vers le village, sous la pluie.Les lièvres figés n'ont plus peur.Des oiseaux, ailes pendantes, confondent les gouttes noires et brunes de leurs petits yeux avec celles qui sans arrêt suppurent des nuages bas.Un parfum doux s'exhale des feuillages lavés, plus verts: des fleurs à demi ouvertes sont plus rouges; un chevreuil, le cou tendu, laisse l’ondée rouler des topazes sur sa toison lisse.fl pleut.Adolphe NANTEL où ils se trouvent, ils sont répérés et envoyés par le fond.Les contingents des troupes alliées se font de plus en plus nombreux chaque jour et tout laisse prévoir que l'offensive, qui s’annonce prochaine, sera couronnée de succès.Il ne saurait en être autrement.La justice est toujours avec ceux qui combattent pour son rayonnement.* ?* Le Bloc Popu jette ses derniers et plus forts atouts dans la mêlée.Le chef sait qu'un échec suivant la présente tourmente partielle dans Stanstead et Cartier signifierait la chute, totale de son mouvement dans l'oubli et l'inutilité d'effort.Et II est permis de croire à cette défaite du groupe Raymond.Les défections au sein de ses rangs, l’absence plutôt extraordinaire de certains sup-portcurs autrefois très actifs, induisent la population à croire que le désir d'accéder au pouvoir nourri par le député de Beauhnrnols et quelques autres mécontents n’est pas fort prisé par in masse des électeurs.Ainsi, on se demnnde sous quels vieux Monsieur Paul Gouin est allé chercher refuge.Où donc s’est-il tapi pour laisser passer l’orage.Pourtant, ce mystérieux jeune homme devrait être aux toutes premières lignes, si nous en jugeons par le» multiple» déclarations qu’il a Hiller, homme de paille • Suite) 1 "Comme espion de la Relchswehr, Hitler avait assisté à une réunion du nouveau Parti des Ouvriers Allemands.Ces travailleurs, bien que misérables pour la plupart, témoignaient encore du respect aux anciens officiers et aux capitalistes II y avait à peine deux jours que J'avais reçu un rapport sur cette organisation que Ludendorff se présenta à mon bureau pour obtenir des renseignements.Toujours à la recherche d’un héros et d'ouvriers ’’loyaux’’ pour leur croisade pangermaniste, Ludendorff et son groupe prirent contact avec ces étranges patriotes du Parti des Ouvriers Allemands presqu'en même temps que Hitler." GERBE DE LOIS PROGRESSIVES La loi du Service Civil v; '•¦JL'» jHPEG :,PROVI\C ’’Les membres de la Relchswehr n'avaient pas le droit d'appartenir à des purtls politiques, mais pour plaire à Ludendorff.dont la Relchswehr obtempérait encore aux désirs.J'ordonnai à Hitler de se Joindre à ce parti et d’aider au recrutement de ses membres.Pour accomplir cette besogne, on lui allouait vingt marks par semaine.” ’’Les associations patriotiques et les conférences populaires surgirent comme des champignons après la guerre, mais ne surent pas attirer les masses à cause de leur caractère réservé et de la distinction des orateurs qui imposaient le silence aux auditeurs et leur défendaient l'usage du tabac Avec Hitler on inaugura une nouvelle manière d’approcher les ouvriers.fin annonçait ses assemblées dans les tavernes On y distribuait gratuitement la bière et les cigares, et si les fonds le permettaient, des saucissons et des pretzels.On y donnait de plus des concerts de folklore.Et lorsque tout le monde semblait satisfait et repu Hitler grimpait sur une chaise ou une table et commençait par ce slogan: ‘‘Camarades ouvriers.Allemagne, debout!’’ Dans une telle atmosphère il était facile aux ouvriers de se lever et d’applaudir n’importe quoi.Ludendorff et les siens, qui tiraient habilement les ficelles du pantin Hitler, trouvèrent l’expérience satisfaisante et sortirent des coulisses pour s’associer ouvertement au Parti des Ouvriers qu’ils appelèrent finalement Parti Nazi " "Devant la popularité et la croissance du parti nazi à Munich, Lu-dendorfi et ses amis décidèrent de l’établir sur une base d'affaires De Munich, rayonna une légion d'agents qui introduisirent le poison nazi dans toutes les demeures allemandes Le programme était cuisiné de manière à satisfaire les goûts de la majorité." "Les thefs savaient que pour flatter les bas instincts de la majorité, ü faut persécuter une minorité Ils choisirent des Juifs-allemands comme boucs émissaires parce que leur suppression gagneraient des millions de votes au parti nazi.Les petits boutiquiers haïssaient les Juifs parce qu'ils possédaient les magasins à chaîne; les fermiers souhaitaient leur disparition parce qu’ils devaient aux banques juives: même les intellectuels enviaient les Juifs parce qu'ils détenaient des situations lucratives it exerçaient beaucoup de prestige dans les professions, les arts et les sciences.On voua également les communistes à la destruction, non pas à cause de leur philosophie matérialiste — le matérialisme et l'athéisme de Ludendorff sont encore plus dégoûtants — mais parce qu’on voulait extirper tous les germes d'influence étrangère.Pour électriser le peuple toutefois, on lui racontait une toute autre histoire.” "Les agents nazis exploitèrent toutes les passions humaines et toutes les circonstances pour fanatiser les masses et leur inculquer cet instinct ue revanche sur lequel s'est édifié le prestige nazi.La religion chrétienne condamne la guerre.Ainsi on ressuscita les vieux dieux teutons qui réservaient une place de choix dans le Valhalla aux guerriers qui tombaient sur le champ de bataille.Les nazis estimaient que peu de gens ne se donneraient la peine de tuer un mendiant même si c'était permis, mais que la plupart n'hésiteraient pas à abattre un riche afin de lui ravir son bien, surtout si un tel meurtre était considéré comme un acte patriotique.En conséquence, leur leit-motiv était celui-ci; "L'Allemagne est une contrée dépourvue; toute la richesse est concentrée entre les mains des autres nations; l’Allemagne doit les combattre avec succès afin d'avoir accès à cette richesse.Ainsi le programme nazi tablait continuellement sur les désirs de la majorité.” “Dans tout ce travail d'organisation, de propagande et de recrutement du parti nazi.Hitler n'était considéré par ses chefs que comme un bon agent dont on devait rétribuer les services lorsqu’ils ne seraient plus requis.Tel était le sort réservé par les fondateurs du nazisme à celui qui devait en devenir le chef par un concours de circonstances fortuites.” "Après la guerre, l’Allemagne était infestée d'aventuriers politiques.Roehm, capitaine à la Reichswehr.en était un.Ses collègues le fuyaient à cause de ses vices anormaux.C’était cependant un stratège clairvoyant.Supputant l'influence du Parti des Ouvriers, il chercha à s'attacher Hitler qui fut étonné et flatté de ce qu'un gentilhomme l'honorât de son j amitié et de ses conseils.Aussitôt que ses relations avec Roehm, tout d'abord clandestines, furent découvertes, Hitler dût quitter la Reichswehr." Le neuvième chapitre du Statut de 1943 renferme une loi que la Prorince attendait depuis bien des années.Elle est intitulée "Loi instituant une Commission du Service Civil”.Des seize premiers ministres que la Province a eus depuis la Confédération, plus de la moitié l'ont promise.C'est l’Honorable Monsieur Godbout qui a tenu la promesse et qui est l'auteur de la loi.L’institution de cette Commission, c’est la réforme du Service civil, si ardemment souhaité, dans l’intérêt des fonctionnaires, dans l’Intérêt de la bonne administration des affaires publiques et dans l'intérêt du peuple.Grâce â la loi Godbout, le service civil est maintenant une carrière oui-erte à tous les jeunes gens de la province.La création d'une Commission du Service civil devait se faire dans le respect de nos traditions.Il fallait éviter les obstacles rencontrés dans d'autres administrations.Il fallait éviter surtout de faire surgir une bureaucratie sans responsabilités au peuple.Le gouvernement a étudié les différents systèmes.Il a choisi le plus digne et le plus convenable.La Commission du Service civil de la province de Québec sera composée de trois membres Ce ne sera pas un état dans l'état, une dictature qui imposera ses volontés au gouvernement qui donnera des places et des promotions à des favoris.Tout le monde sera égal devant la loi.En premier lieu, tous les fonctionnaires actuels font partie du Service civil, qu'ils soient du service intérieur ou du service extérieur, qu’ils servent dans des départements ou dans des commissions, régie ou offices du gouvernement La Commission du Service civil préparera une liste de candidats éligibles après examens, sauf dans les cas prévus par les règlements, c’est-à-dire pour certains emplois qui ne requièrent pas d’examens.Aucun fonctionnaire ne sera nommé ou promu si son nom n’apparalt pas sur la liste d’éligibilité.C'est-à-dire qu'à l'exception des sous-ministres et des greffiers des deux Chambres, des présidents et gérants de commissions, régies ou offices, les fonctionnaires nommés devront avoir passé un examen.Pour révoquer ou destituer un fonctionnaire, il faudra une recommandation de la Commission.C'est là une des plus importantes dispositions de la loi.Elle assure la stabilité aux serviteurs de la province.Aucun d’eux ne pourra être mis à la porte, par la fantaisie ou le caprice d’un politicien.Il faudra faire une enquête, si une plainte est portée contre un employé.Si celui-ci est trouvé coupable, la Commission pourra le destituer.Les fonctions de la Commission ne se borneront pas à vérifier l’aptitude des candidats à l'admission, à la permutation et à l'avancement dans le Service civil.Elle pourra, de sa propre initiative, faire enquête et rapport sur le fonctionnement de la loi, l'observance de ses dispositions et de ses règlement d’exécution.Elle pourra faire enquête et rapport sur l'organisation actuelle et projetée de toute partie du Service civil et sur tout changement suggéré.Bref, la Commission pourra suggérer toutes les réformes qu'elle jugera à propos dans le service administratif en général pour le bon gouvernement de la province.Protégés par cette loi, les fonctionnaires redoubleront d'ardeur au service de la province.Ceux qui aspirent à la carrière du Service civil pourront réaliser leurs légitimes ambitions, même s’ils n’ont pas d’influence politique.Il leur suffira d’être Inscrits sur la liste d’éligibilité après examen.C'est le coup de mort au favoritisme dans le Service civil! "A compter de 1922, la Reichswehr s'alarma des proportions que prenait le nnzisme et craignit qu'il ne devint pour elle un antagoniste dangereux.Les généraux Lossow et von Seekt convainquirent en conséquence Goering, impérialiste réputé, de se joindre au parti nazi et de rapporter ses progrès à la Reichswehr.Mais pour un homme ambitieux comme Goering.la tentation était trop forte.Il ne pouvait se limiter au rôle d'espion.Il décida bientôt de jouer ses propres atouts.Il savait bien qu'advenant une restauration monarchique, il serait perdu parmi les innombrables princes qui soupiraient après des décorations et des sinécures.D'autre part, s'il s’associait aux nazis, il trouverait une occasion inespérée de réaliser ses ambitions illimitées." Ainsi l'avenir, brillant, s'ouvrait devant Goering, et une lutte âpre allait s’engager au sujet de la direction du parti et.de lu domination de l'Allemagne.Au milieu des rivalités qui se dessinaient et qui allaient s'affronter, Hitler continuait à jouer son rôle d'ilote.W.E.(à suivre) 1- cf.l'Avenir du Nord du 30 juillet 1943.faites dans lo passé.Peut-être surgira-t-il d’ici la fin de la campagne.Qui vivra .verra ! * * + Pour escamoter le vote populaire et faire croire à la masse que la Ligue pour la Défense du Canada est neutre, Monsieur Raymond déclare que cette organisation est ‘‘extrapolitique" ; qu’elle ne recherche nullement l'accession uu pouvoir d’un certain groupe.Notre confrère "I,e Canada” a raison de dire que "cette prétention est une odieuse hypocrisie et que la ligue pour la Défense du Canada ne fait pas autre chose que de la politique.” Cette ligue, tout comme le Bloc popu, fait (lèche de tout bois pour se hisser au pouvoir et, dans maints cas, pour satisfaire au dépit de plusieurs de ses membres.Si ce n'est pas là faire de la politique, — et de la basse — nous n'y comprenons rien.La saison des vacances achève.C'est avec une déconcertante rapidité que ces quelques mois où il est permis aux laborieux de prendre quelques jours de repos et à la gent écolière de se préparer à la prochaine année scolaire, se sont écoulés.Déjà, les parents soucieux de l’avenir de ceux dont le Ciel leur a donné la garde, songent à la rentrée des classes.Que tous les esprits s'éveillent donc aux exigences de la scolarité scolaire désormais obligatoire.Une loi a été couchée dans les statuts.Loin d'être draconienne, elle est profondément pénétrée du plus bel esprit, du plus altruiste dessein.On se faisait déjà généralement un devoir d’envoyer garçons et fillettes aux écoles.Il n’y a rien de changé là.La loi ne fait que venir au secours des petits dont les parents ne savaient ou ne voulaient s’acquitter de ce devoir.Le gouvernement de la province a fait une loi "Non seulement nous voulons protéger les fonctionnaires mais nous voulons aussi qu’ils soient mieux rémunérés”, a dit l'Honorable Monsieur Godbout en présentant la loi de la Commission du Service civil, qui pourvoit en effet à une classification avec un taux minimum et un taux maximum d’appointements avec des taux intermédiaires.Les fonctionnaires actuels et les générations futures garderont une profonde gratitude au gouvernement qui a fait du Service civil une carrière ouverte à tous les jeunes gens honnêtes et travailleurs.qui prend soin de toutes les contingences.Ceux qui la critiquent ne le font que par dépit ou par pur esprit contradictoire.C’est là un malheur.car alors ils s’attaquent à un organisme spécialement édifié pour relever le niveau de culture de notre jeunesse que l'autorité veut voir briller dans toutes les sphères de l'activité humaine.* * » Les "slot-machines”, autrement dit les gobe-sous — et c’est tellement vrai — avaient fait leur apparition en grand nombre dans le comté de Terrebonne.Saisi de la chose, le département du Procureur-Général ne fut pas lent à émettre les ordres pour que disparaissent sans tarder ces boîtes qui.gagnent toujours.Le gouvernement entend protéger la population contre les répréhensibles expédients dont des gens peu scrupuleux se servent pour.gober les sous et les dollars.* » * Le scribe qui grlnche à toute heure et qui loge à l’enseigne des faux-devôts de la rue Notre-Dame, semble avoir un béguin pour Boulot de Gambcrmont.Amicalement, nous lui dirons que ce dernier est bien ferré et qu’il ne tolère pas certaines promiscuités.A bon entendeur, salut ! Que ce grincheux ne s’aventure donc pas trop pria de cette magnifique bête dont “l'intelligence” ne saurait être comparée — ce serait pour elle une insulte — à celle d'étroits nationalcux.Peut-être seraii-il sage, si le Bloc Popu entend vraiment gravir la colline politique, de prier celui à qui appartient Boulot de Gambermont la permission de le harnacher à son char.Ce serait assurément là sa seule façon d’avancer.Mais Boulot, dans de telles circonstances, n’irait-il pas jusqu'à se rebeller contre son maître.Car ça serait pour lui .descendre ! En Ontario Mercredi dernier, la province d’Ontario s’est donnée une administration nouvelle.A moins de changements aujourd’hui Imprévisibles, le lieutenant-colonel George Drew, chef du parti progressiste-conservateur, sera à la tête de l’administration.Les candidats de la C.C.F.élus au même scrutin suivent de près, en nombre, ceux des conservateurs.M.Harry Nixon qui fut élu dans son comte vit tomber à ses côtés la majorité de ses candidats.Dans Elgin, — la chose était depuis longtemps prévue, — l’hon.Mitchel Hepburn, ancien premier ministre libéral, l’a emporté haut la main sur son adversaire.Dès mercredi soir on était fortement porté à croire que le Col.Drew formerait une alliance avec M.Hepburn. Page deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le ti août 1943 Lf£cole d'hier et l'Ecole d'aujourd'hui Par M.Georges-Etienne Dion, président de l'Association des Principaux des Ecoles de langue française de Montréal et Principal de l’Ecole de La Dauversière.L’Ecole d’hier, l'école d’il y a 25 ana.avait ses charmes de même que «es ennuis.C’était l’école du "crois ou meurs” sans adoucissements, le temps austère de la férule à tout propas, des repas au pain sec, de la suprématie de la force brutale sur la raison, de cette sujétion qui fait qu'on sc rit de celui qui l'impose.Il y a un quart de siècle, l'école abusait des punitions corporelles.De nos jours, nous constatons une propension à la mollesse, au laisser-aller, au laisser-faire.* * * L’Ecole d'hier se montrait draconienne quand il s'agissait de l'observance du règlement scolaire.Le;-cloisons d’aujourd'hui sont moins étanches.On ferme plus facilement les yeux sur les Incartades de la gent écolière.Certains manquements qui.naguère, se réglaient à coups de férule, se pardonnent ces j années-ci sans coup férir.Cette rémission facile devient quelquefois , une sorte d’encouragement à la négligence, au je m'enflehisme.Ce- i pendant, disons entre parenthèses.! que la trop grande rigidité, iaus-1 térité excessive de l'école d'hier | paralysa souventes fois l'initiative I personnelle de l'enfant, d'où cette timidité, cette moutonnerie disgracieuse, ce manque de crànerie qui fut pour un grand nombre des nôtres un handicap à leurs succès dans la vie et la cause de gaucherie;» monstrueuses accomplies avec une désinvolture à nuile autre pareille ?* • L’école d'aujourd’hui attendu le confort que lui apportent le modernisme et les progrès de la méthodologie et de la pédagogie en général, devient de plus en plu» un centre d'intérêt pour ceux qui embrassent la profession d'éducateur, mais elle présente une carence morbide qui la sape à sa base même, a savoir: LE FEU DE COOPERA- TION ENTRE LA FAMILLE ET L’ECOLE * » * Autrefois on se couchait de bonne heure ; aujourd'hui on se couche tard.Autrefois les courtes soirées se consacraient à l'étude des leçons ou à la rédaction des devoirs.Aujourd'hui on veille jusqu’aux petites heures pour bayer aux corneilles ou écouter les fadaises de certaines émissions radiophoniques.* * • Aujourd'hui, plus qu’autrefois, la coopération des parents avec l’école fait défaut.Voilà un fait inexplicable.Lorsque vous voulez construire une maison, par exemple, vous vous entourez d'experts, d'architectes.d'artisans habiles de qui vous prenez conseil et à qui vous faites part de vos propres vues.Dès le premier jour consacré a l’érection de la bâtisse tous les efforts convergent vers un but unique: une construction idéale.Jour et nuit toutes les pensées de l’architecte, des maçons, des charpentiers, des menuisiers, des manoeuvres mêmes s'agitent autour de cette construction qu'on veut belle, solide, etc.* * * Or, l'éducation d'un enfant est également, si vous me permettez la comparaison, une construction qu'il faut élever.Et, quand on songe que l’enfant est un être moral, un être bien au-dessus des matériaux inertes qui entrent dans la construction d'un édifice, un être qui deviendra pour ses parents, suivant l'éducation reçue, ou une récompense ou une punition, on ne peut expliquer le fait lamentable et par trop fréquent où des parents irréfléchis se désintéressent presque totalement du travail de l’école.tion.Bref, on semble hésiter en face de mille cataplasmes, remèdes ou spécifiques qu'on veut administrer à notre système d'enseignement.Celui-ci souffre d'anémie, parait-il.Espérons que le remède choisi s'appellera le BON SENS tout court et que nos maisons d'éducation pourront enfin donner aux Jeunes une formation qui répondra en tous points aux exigences d'une vie où.règle générale, le plus fort l'emporte sur le plus faible.On a critiqué l'école d'hier.Les uns disent qu'elle a failli à la tâche qui lui incombait de former une élite.D'autres l’accusent d’avoir gavé les cerveaux de connaissances «•parses et mal digerces et d'avoir relègue au second plan l'éducation proprement dite, qui doit primer sur l'instruction ou le savoir tout court.Cela prouve une fois de plus que l'éducateur, à quelque degré de l'enseignement qu'il exerce son zèle, a toujours été et reste le boue émissaire de toutes nos misères nationales.* * * Certes, il est vrai que l'école d'hier s'est perdue en tâtonnements ; qu'elle a attaché plus d'importance aux règles empiriques qu'aux connaissances pratiques ; qu'elle n'a réussi le plus souvent qu'à former des élèves qui vous récitaient avec une volubilité déconcertante les 500 réponses du petit catéchisme de Québec, des pages entières d'histoire sainte, de grammaire ou de géographie et qui ne savaient faire à peu près rien à leur sortie du collège : d'aucuns connaissaient très peu, que dis-je.ignoraient totalement l'art de rédiger une lettre.Ah ! loin de moi l'idée d'en blâmer nos professeurs d'il y a 25 ans.ces admirables ouvriers qui se dépensaient à l'cnvi afin de nous former le mieux possible.Ces pauvres gens, dont on paralysait les énergies et l'initiative dans les cadres d'un programme factice et insipide, devaient, quels qu'aient été leurs talents, leur génie même, se soumettre à la discipline d'un système educatif, vieillot et vicié par un inqualifiable "bourrage de crânes”.* * * Autant j'ai de l'admiration pour ces pléiades d'éducateurs généreux et dévoués qui peinent dans les salles de classe de nos maisons d'enseignement.autant je condamne sans pitié la pédagogie malsaine qui trop longtemps a gâché l'oeuvre de nos écoles.Autant je condamne sans merci nos éteignoirs nationaux qui crient à tous les carrefours que tout va bien dans l'enseignement, autant j'approuve et seconde de toutes mes forces ceux qui ont le courage de parler net et de dire sans circonlocutions que notre enseignement souffre de tels ou tels ' bobos et, qu'il faut l'en guérir en lui appliquant des réformes dont la teneur en BONS SENS sera très élevée.Plusieurs de ces réformes ont été proposées et sont restées en plan à cause de nombreux facteurs dont les causes premières et secondes nécessiteraient tout un volume à elles seules si nous voulions en don- I ner un exposé complet.L'éducation, j’entends la forma-1 tion intégrale de l'enfant, implique des problèmes qui s'avèrent de plus en pius subtils : l'éducation d'un ! enfant n'est pas chose aisée.D'ail- ! leurs, rappelons-nous ces mots de Balzac, mots qui ne manquent pas de vérité : "Les champs intellec- tuels sont plus fatigants à labourer que ceux où l'on meurt ee que ceux où l’on sème”.Raison de plus pour que les maîtres de notre enseignement s'ouvrent les yeux à la lumière, d'où qu'elle vienne.te * * Comment ! on attache plus d’importance à la taille des pierres à bâtir qu’à l’éducation de celui qui est appelé à jouer un jour un rôle important dans notre société ?Comment ! on se donne plus de ina! pour l’aménagement des pièces d’une maison que pour la formation d’un être humain ?Comment ! sommes-nous rendus à ce niveau de matérialisme grossier où l'enfant, avec toutes les merveilles de son organisme et de son intelligence, doive céder le pas aux enduits du living-room ou aux tuiles de la “chambre” de toilette ?* * * Nous ferons de l’éducation à tâtons aussi longtemps qu'une coopération étroite, une entente de bon alol, ne sera établie entre l'école et le foyer familial.Les résultats obtenus dans nos maisons d'éducation seront médiocres quand les pères et les mères de famille se départiront de leurs responsabilités en demandant à l'école d'accomplir seule l’éducation des enfants : l’école ne peut remplacer la famille ; elle n’en est que le prolongement.Pour réussir, les professeurs cmt un besoin pressant de l'appui et de la coopération des parents.L’enfant sachant que cette coopération généreuse existe au foyer se plalera plus facilement à tous les efforts de volonté que l'école exigera de lui.Telle est, en éducation, la clé du succès : FAIRE VOULOIR.* * * En un mot, tout Indique que nous vivons à une époque de relaxation, à une époque de relâchement ; disons plutôt que nous traversons actuellement une période de transi- L'école du passé, talonnée par des critiques de tout acabit et poussée par des mouvements, venant on ne sait d’où, s’est vue dans l’obligation d’évoluer jusqu'à un certain point encore fort éloigné de celui que nous aurons atteint quand nous serons "à la page”.La distance à parcourir est effarante.Tout de même il s'est fait un bon bout de chemin dans la voie du progrès.Voyons plutôt.Considérons pour l’instant l'école primaire à Montréal.* * * Hier, nous n’avions pas l’école pour les enfants infirmes.Aujourd'hui, nous l’avons.Hier, nous n'avions pas les classes de travaux manuels.Elles existent aujourd’hui dans plusieurs écoles.Hier, nous réclamions un service médical uniforme pour toutes les écoles de la ville.Nous l'avons obtenu.II y a vingt-cinq ans le cours primaire s'arrêtait à la huitième année ; de nos jours il se continue jusqu’à la douzième année inclusivement.Les devoirs à domicile ont été raccourcis ; les élèves d'autrefois avaient raison de dire, que leurs devoirs étaient démesurément longs.?# * Un reproche amer qu’on adresse à l’école d'hier, c’est le peu d’irn-portance qu’elle attacha à l'éducation nationale, à la préparation des élèves au commerce et aux affaires.Il s’en est suivi un piétinement, parait-il, puis recul général des nôtres au bénéfice des étrangers.Mais, depuis quelques années, grâce à des campagnes activement menées, nous avons repris, notamment dans le domaine économique, quelques arpents du terrain perdu à cause de notre incurie.Et.cette marche ascendante se continue.* * » Aujourd'hui, la formation nationale prend de l'ampleur.Quoi qu'ou dise et quoi qu'on fasse, l’esprit de loopération s’enseigne à tous les degrés du cours scolaire.Tout jeune.l'enfant y apprend que la coopération intelligente, ingénieuse constitue la base même du suives de toute entreprise.De plus, le chant de l’hymne national, dans une tenue qui commande le respect, est maintenant un spectacle émouvant de la routine scolaire.* * * L'école, Il n'y a pas encore long- temps.devait étudier un programme chargé de mille et une chinoiseries.Or.pour remédier à cet excès, le Departement de l'instruction publique publia un nouveau programme d'études, un programme un tant soit peu plus aéré.* * * L’école d'hier négligeait l'enseignement de la culture physique, du solfège, de l'économie domestique et du civisme : l'école d'aujourd'hui leur consacre un temps considérable.Le dessin, qui s'enseignait souvent à la diable, occupe apparemment la place qui lui convient.* * * Que dire aussi de la marche progressive de l'école d’aujourd'hui où nous voyons des cantines pour les enfants souffrant de dénutrition, des bibliothèques qui se remplissent de volumes intéressants et des leçons qui se donnent au moyen de l'appareil cinématographique sonore.* «t * L'école d'aujourd'hui s'est aperçue que des sanctions comme la retenue frequente ou habituelle !¦.«* qourvrnvmrnt Uodbout fonde un sorrier de bio-qéoqrupliie En vertu d'un arrêté ministériel que le lieutenant-gouverneur de la province, sir Eugène Eiset, a signé hier, le gouvernement Godbout vient de créer un service de bio-giographie qui travaillera en collaboration avec l'Institut biologique de l'Université de Montréal.C«tte décision a été prise sur recommandation de l'hon.Hector Perrier, secrétaire de la province.Par le même arrêté ministériel, M.Pierre Dansereau, B A , B S A .a été nommé directeur du nouveau service de bio-géographie Le but principal de ce service sera de trouver des moyens efficaces et permaments de sauvegarder des ressources naturelles qui, faute de données nouvelles et plus précises, pourraient être sérieusement menacées.M.Pierre Dansereau, appelé à la direction de ce service, possède de hautes qualifications pour le poste qui lui est confié.Né à Montréal le 9 octobre 1911.fils de M J.-Lucien Dansereau.ingénieur civil.M Pierre Dansereau est le petit-fils de feu Arthur Dansereau.ancien directeur de la "Presse", qui fut un des Journalistes les mieux connus de son temps.après la classe, la privation d'une léeréation, les interminables copiages, les pages de vers de douze pieds à apprendre par coeur ne valaient pas cher.Voilà pourquoi les a-t-elle impitoyablement amputées de son programme.Dieu en soit loué ! f ’fi quatuor à forties est fondé un 4'onserrutoire tir musique du tfuébee Quatre jeunes instrumentistes bien connus de Montréal viennent d’être attachés au Conservatoire national de musique et d’art dramatique de la province de Québec comme professeurs, par une décision du cabinet provincial sur recommandation «le t hon.Hector Perrier, secrétaire de la province.Ces nouveaux professeurs sont: MM.Noël Brunet, violoniste, ancien Prix d'Europe, Lionel Renaud, violoniste, Lucien Robert, violoniste, et Koliunl Leduc, violoncelliste.Fait particulièrement intéressant, nous a annoncé M.Perrier, c'est ce que ces artistes ont reçu mission de fonder le quatuor à cordes du Conservatoire de musique, sous la ili-rection de M.Louis Bailly, céli'bre violoniste français, qui fut membre du quatuor Elonzaley.dont tous les musiciens et les mélomanes québécois ont conservé un impérissable souvenir.M, Bailly a été.en ces dernières années, directeur de renseignement des cordes à l'Institut de Musique Curtiss, de Philadelphie, et il est attaché au Conservatoire depuis sa fondation."Sous la direction d'un tel maître et avec des instrumentistes d'un talent reconnu de tous", nous a déclaré M.Perrier, “le quatuor du Conservatoire ne tardera pas à devenir l'un des meilleurs en Amérique et constituera pour le Canada français un excellent médium de propagande".L'on se repent rarement de parler peu, très souvent de trop parler.ta Bruyère Déjà but tu pur défunt Des faits intéressants de lu mise en nomination des candidats aux quatre élections complémentaires dans les comtés de Humbolt, Selkirk, Montréal-Cartier et Stanstead, le plus frappant est l’absence complète des représentants du parti tory.Ce défaut s’explique assez bien dans les deux colleges électoraux de la province de Québec, où l'opposition n’avait aucune chance de faire une lutte convenable.Pourquoi immoler d’innocentes victimes dans ces combats sans espoir ?La conclusion à tirer de cet absentéisme, c'est que les vieux conservateurs n'ont aucune illusion quant au sentiment de la province de Québec.Les Canadiens français peuvent se diviser sur des questions de principes ou de moyens, mais en autant que leur ennemi bleu-jaune ne profitera pas de leurs querelles.Ce que sachant, l’opposition officielle a jugé plus pratique de laisser le champ libre aux libéraux mécontents, se réservant de nuire au gouvernement en favorisant en-dessous les lutteurs qui paraissent avoir le plus de chance de battre, si possible, les candidats ministériels.Mais si ce truc est de bonne guerre dans une province à jamais hostile au parti tory, même mué en parti conservateur-progressiste, il révèle un complexe de défaitisme invincible quand M.John Bracken permet qu’on en use également dans deux comtés rie l'ouest canadien où il est censé exercer une influence personnelle.Lui-même n'aurait-il pas dû briguer les suffrages dans Selkirk, entre un candidat libéral et un candidat étatiste ?Et s’il ne convenait pas à un chef sexagénaire de courir aucun risque dans un comté de sa province manitobaine, il eut été habile de mettre en lice un jeune champion entre deux vieux politiciens provinciaux, afin de mesurer au juste la force relative de son piirti.Plus combatif se montre le groupe étatiste dont M.Cold-well est le p«>rte-drapeau.Il a placé des candidats dans chacune des divisions électorales ouvertes, même dans Montréal-Cartier et dans Stanstead.C’est Ce parti s’apprête évidemment l’opinion publique dans deux comtés où la majorité «les électeurs sont d’origine française, un moyen de palper le poulx de à remplacer celui qui se récuse devant cet électorat.Autre incident à signaler, au lendemain de cette mise en nomination «le candidat aux élections complémentaires, c'est la defilade, a la dernière minute, d’tm candidat libéral-indépendant dans le collège électoral de Stanstead.Ce bonhomme était pistonné par le trio Roy-Dorion-Pouliot, en opposition au candidat du Bloc populaire, qui a fait si piètre figure à la Chambre des Communes, au dire du député de Témiscouta.Dans cet ancien comté conservateur, la présence de M.Laurent Barré à la droite de M.Henri Bourassa rappelle les jours de l’alliance conservatrice-nationaliste contre le régime de sir Wilfrid Laurier.Le souvenir de cette imposture est présent dans beaucoup de mémoires, bien qu’il remonte à -’us de 30 ans passés ! Il est aisé d'être un certain moment héroïque et généreux ; ce qui coûte c'est d'être constant et fidèle.Masillon • • * Fais toujours le programme du lendemain avant de te mettre au lit.Raison et utilité des Permis pour Spiritueux L’émission de permis autorisant les consommateurs à acheter des spiritueux est une innovation récente de la Commission des Liqueurs de Québec, bien que cette forme de contrôle ait toujours été l’un des éléments principaux du système adopté par les gouvernements des autres provinces du pays.Toutefois, la province de Québec n’a recouru à ce moyen que parce que les circonstances le lui imposaient.Cette mesure est nécessaire parce que le public désire acheter plus de spiritueux que nous n’en avons en magasin et que nous ne pouvons nous en procurer.Diverses méthodes s’offrent aux entreprises ordinaires lorsqu’elles se trouvent en présence d’une situation comme celle-là.La formule ordinaire consiste à augmenter les prix afin que la demande s’ajuste à l’offre.Cependant, comme le déséquilibre entre l’offre et la demande provient de conditions anormales résultant de la guerre et dont personne ne saurait prévoir la durée, l’adoption de cette méthode entraînerait des difficultés sérieuses.Aussi serait-elle, et avec raison, condamnée par l’opinion publique aussi bien que par la loi.Ces remarques s’appliquent à presque toutes les denrées de consommation et, dans le cas de produits essentiels, tels que les aliments, le rationnement s’impose afin qu’il y ait une juste répartition des approvisionnements disponibles.En l’occurrence, il importe de limiter la quantité qu’un particulier peut acheter au cour3 d’une période donnée.Tout le monde connaît ce système.Après une étude approfondie de la situation résultant de la guerre et de ses répercussions sur ses stocks et ses sources d’approvisionnements, la Commission des Liqueurs de Québec, soucieuse de servir le public de la façon la plus équitable, a autorisé l’émission de permis.Sous certains rapports, ces permis ressemblent aux coupons de rationnement pour les aliments et dont l’usage est généralisé.11 y a toutefois, entre les deux, des différences qu’il importe de souligner et de ne pas oublier.Premièrement, les vivres rationnés sont essentiels à la eanté et au bien-être de la nation.Quoi qu’on puisse dire des boissons alcooliques, on ne saurait les comparer avec les aliments.Deuxièmement, le rationnement des denrées s’applique à tous les citoyens qui ont droit à une carte de rationnement, et les quantités allouées ont été établies en conséquence.Tel n’est pas le cas pour les permis de spiritueux.En adoptant ce système, la Commission des Liqueurs de Québec estime que ces permis ne seront réclamés et qu’ils ne seront émis qu’aux personnes de bonne foi consommant des produits distillés et que celles qui ne sont pas compri s dans cette catégorie ne solliciteront pas de permis et ne se prêteront pas à l’émission illégale de permis.La quantité de spiritueux que les détenteurs de permis peuvent se procurer est basée sur ic nombre approximatif des personnes qui sont autorisées à se procurer de la boisson, d’après les statistiques de la Commission des Liqueurs.Par conséquent, ceux qui obtiennent des permis non seulement pour eux-mêmes, mais pour les membres de leurs familles qui n’avaient pas l’habitude de faire usage de spiritueux, déjouent les projets de la Commission des Liqueurs et ils ne font que rapprocher le temps où il faudra réduire davantage la quantité allouée.On doit toujours se rappeler que la condition essentielle à l’émission de permis, c’est qu’ils ne sont pas transférables.Le système des permis fonctionnera d’une façon satisfaisante pourvu que cette condition soit strictement remplie.En outre, le fait qu’un permis donne droit au détenteur d’acheter telle quantité déterminée, ne signifie pas nécessairement qu’il doit acheter cette quantité.Cela représente le maximum que chaque détenteur peut se procurer et chacun doit s’efforcer d’acheter et de consommer moins que sa quote-part.L’une des raisons principales de l’émission de permis, c’est de s’assurer que durant ccs jours difficiles et ceux qui suivront, la Commission des Liqueurs ne soit pas désorganisée.Cela exigera certains sacrifices et de la discipline, mais si l’on envisage la situation avec calme, on sc rendra compte que, dans les circonstances, on nous demande peu.Tout citoyen doit faire preuve de bonne volonté et s’adapter promptement à la situation.Publiée par COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC IjC?F \ Saint-Jérôme, le 6 août lilEt L'A VENIR DU NORD Page trot» Vat' certains matins de soleil Par certain» mutins de soleil, On se sent heureux sans motifs ; Oui, du cheveu jusqu’à l’orteil, Par certains matins de soleil.On se sent plus léger, plus vif.Alors, le pavé de la ville Sonne allègrement sous nos pas : Comme ils sont mesquins, nos tracas, Et (pie tout nous semble facile ! Mais ce matin ensoleillé.Ce matin est-il le premier Dont notre vie Fut embellie ?Combien de matins sans soleil, De matins de soleil pareils, Combien nous ont été comptés, Que nous n'avions pas su goûter ?Brusquement l’heure se révèle, Par certains matins de soleil, Où noua ne sommes, c’est certain.Ni beaucoup plus vieux que la veille, Ni bien moins que le lendemain, — L'heure où nous nous plaisons à vivre Se révèle ainsi décisive De la vieillesse qui arrive, — Quand nous nous serons aperçus, Au bien-être Qui nous pénètre.De celui que nous n’aurons plus, De tous les beaux jours révolus Et de tout le soleil perdu.FRANC-NOHAIN ft IA FF/ttfw  M*££ Sortie d’usine Ht afin tirs jus tir fruits i*cnsée — L’envie est une passion timide et honteuse que l’on n’ose jamais avouer La Rochefoucauld.j£ SALUE TOIV pfi!N DEUC/EUX i, Fabricofi conoditnn* .Q^£D$nne juh pain savoureux quNous attiré.dès;compliments TOÜJpUflÜ Fl ABIE L’ENVELOPPE.HERMÉTIQUE EN PRÔTÈGÉ L’ACTIVITÉ F»' râle tirs graisses dans l'a ri rrinsrl frasa D ' a p r è s le Dr Ia^ster-R.Dragstedt, le durcissement des artères, connu sous le nom d’artériosclérose, peut être le résultat d’une défectuosité de l’utili-ition des graisses par l’organisme.comme le diabète résulte d’une défectuosité de l’utilisation du sucre.L’artériosclérose, que l’on considère généralement comme l'une des conséquences de l’âge, atteint souvent des sujets jeunes et épargne par contre bien des vieillards.Lorsque le pancréas cesse de produire assez d’insuline, l’utilisation du sucre par l’organisme devient défectueuse et la diabète se déclare.Si le pancréas cesse de produire une autre hormone, les graisses cessent de recevoir l’utilisation normale et il en résulte l’artériosclérose.Or on la constate aussi bien chez le chien que chez l’homme.En enlevant le pancréas de chiens qui servaient à des expériences, on fit disparaître l’hormone commandant l’utilisation des graisses.Aussitôt les chiens se trouvèrent atteints d’artériosclérose.Il arrive souvent que l’artériosclérose se manifeste chez des malades atteints de diabète.Le fait est fréquent, même chez des jeunes.Une alimentation très riche en graisses est de nature à provoquer l’artériosclérose chez des diabétiques, tandis qu’au contraire une alimentation pauvre en graisses favorise la guérison.IV usées L’honnêteté doit dominer la capacité de tout individu quel que soit son métier.Dr Pauchet.• • • Tout métier requiert pour son exercice une parfaite conscience professionnelle.Dr Pauchet.DÉLICIEUX PLAT SANS VIANDE ROULÉS AUX LÉGUMES ET FROMAGE ' MAGIC' 2 Ihm(h farlno tamisée 2 c.ft thé l'ouilro ft I*ft«c "Mnftlc” I c.il thé aol 1 ft 4 c.ft soupe ahortonluU ft H taaao lait llv.carotte* culte* entière* H U*- petite* fève* culte* entières 2 c.ft soupe oignon* haché* .1 c.a soupe piment vert déchiqueté Beurre fondu AHftulsonncment U O goût Tamisez Ingrédient* hoc*.Incorporez shortening.Ajoutez luit pour faire pftte molle, l'étrlsse* légèrement sur planche enfarinée, abaissez il J„ pouce, coupez en carré* tie .1 pouce*, t.oupez le* carotte* *ur le sens tie lu longueur.Combinez tous le* légume* avec le beurre.nnsalAonncz.Placez de* légumes »ur chaque carré de pftte.Kntourez-le* de pftte et pressez fermement lu* bord*.Cuisez «or tftlc il four chaud (450°K.) du 10 il 12 minute*.Servez avec aauce nu fromage.FABRICATION CANADIENNE *0*1ajh Ces petites qui déambulent par groupe, sont ravissantes.La première, vêtue de vert tendre, coiffée en chignon, assez) - grande, la peau mate, des yeux ardents aux regards pers, si expressifs.Rien n'est meilleur pour l'organis- La deuxième, vêtue de rouge, coiffée de frisettes serrées, me féminin que le jus des fruits grasse déjà, les yeux bridés, mais un bouche délicieuse.: frais, et rien n'est pins facile que Et l’autre, vêtue de blanc, un ruban bleu ciel dans ses boucles | de les obtenir ses-même au moyen des presses de formes variées que l'on trouve à bon compte dans le commerce.Mais le printemps est, sans contredit, la saison où les fruits frais sont les plus rares, l'ourlant, on en trouve partout, sur les tables les moins raffinées.blondes, une peau satinée, fine par l’allure, de grands yeux qui tantôt rêvent ou qui rient.Toutes trois sont perchées sur des talons Louis Quinze.Toutes trois sont jeunes, ravissantes même.Toutes trois bavardent comme des pies ! Et toutes trois contemplent un matelot qui fume sa cigar-rette, paresseusement, appuyé à un pilier du pont du Havre.Il est vraiment digne de leur admiration cet éphèbe.De son béret, ses cheveux débordent bouclés, bleuâtres, et l’échancrure de sa vareuse laisse voir des tatouages.Ses bras bronzés par les soleils tropicaux, sont musclés.Ses yeux mi-clos et langoureux ont toujours une expression amoureuse.Arrêtées au bout de la chaussée et se tenant par la taille, toutes trois contemplent ce beau mâle.Celle du centre, mâche avec acharnement, tandis que celle de droite s’évente avec son mouchoir.L’autre, possédée d’une égale fièvre,- il est midi, et ce soleil coule comme du plomb fondu sur les citadins-, l’autre, s’évente également.Il y a deux mouchoirs blancs qui battent l’air et les mouches collantes.Mais de son poste d’observation, le beau marin sourit avantageusement à une femme, demi-mûre, visiblement malsaine, fardée et plâtrée, et qui a dû satisfaire des générations de matelots.Tanguant comme une barque en dérive, elle le rejoint et s'assied sur la base du pilier, tout à côté de lui.Alors les trois petites ouvrières, qui se tiennent toujours enlacées, s’éloignent, d’un air triste, déçues par l’ignoble vérité.Et les deux mouchoirs blancs battent l’air comme des mouettes prises dans la tourmente .P austine.«ici f«i saisit a drs ronfiiurrs aeléptes suggestions pour ras tnrnns d'été Soupe maigre aux legumes 1 j chou.>4 de navet.1 petit oignon.! 1 de tasse de riz.Sel et poivre au goût.2 carottes.1 pomme de terre.2 branches de céleri.2 pintes d’eau chaude.2 c.à table de beurre.Hachez le chou en lanière très fines.Coupez tous les légumes en dés.Faites fondre le beurre puis ajoutez l’oignon finement haché, faites-le blondir, puis ajoutez ensuite tous les autres légumes, l’eau chaude, et les assaisonnements.Faites cuire pendant 1 ù heure, puis ajoutez le riz bien lavé, et continuez la cuisson encore Va heure.Fait avec soin, ce potage est très hygiénique.NOTE — Avant d’ajouter les légumes et l’eau, saupoudrez sur le beurre et l’oignon 2 c.à table de farine grillée.Cela communique au potage une saveur de viande et c’est très délicieux.On peut aussi remplacer l’eau chaude par du bouillon de légumes.Chou-fleur avec sauce 1 tête de chou-fleur cuit.3 c.à table de fromage râpé.1 tasse de sauce blanche.1 -j tasse de chapelure beurrée.Mettez le chou-fleur dans une casserole beurrée, puis recouvrable de la sauce blanche et ! saupoudrez de la chapelure Lrs ridas ont dispara \ i™ cSiA (350 d.F.) 30 minutes, ou jusqu’à ce que la chapelure soit délicatement brunie.Les conlitiires se font sous plusieurs formes: En marmelades Le fruit est écrasé et passé; façon économique, excellente pour les familles nombreuses où il faut faire de belles tartines.En compotes Le fruit est entier ou en morceaux, dans le jus sirupeux: le parfum et la délicatesse du fruit sont ainsi très bien conservés.En gelées Le jus seul du fruit est employé; confiture très délicate et recherchée Les fruits acides demandent plus de cuisson que les fruits sucrés.Comme la bonne conservation des confitures dépend en partie de la bonne mise en pots, je vous engage vivement à soigner cette opération d'une façon spéciale.Confiture de rhubarbe • Retirez la peau, les fibres des grosses tiges: coupez en tronçons d'un pouce et mettez dans la bassine.Par livre de rhubarbe, ajoutez 2-3 de livre de sucre avec un peu d'eau; laissez sur feu doux jusqu'à ce que la rhubarbe ait rendu son eau: mettez alors à feu vif jusqu'à ce que le sirop soit uu degré de la nappe.Confiture de fraises Pour 10 livres de fraises de moyenne grosseur, faites fondre sur le feu 10 livres de sucre avec une demie pinte d'eau jusqu'à ce que se forme le sirop, ajouter les fraises, deux livres de framboises, un bâton de vanille; laissez cuire 30 minutes à feu doux en remuant doucement.Mettez en pots et couvrez.Les pots de porcelaine, de grés ou de verre pour les marmelades, compotes et fruits entiers peuvent être assez grands; pour les gelées, employez des pots assez petits.à UNE DELICIEUSE ET ECONOMIQUE .CEREALE DE GRAIN .ENTIER La tomate n'a pas toujours été le fruit rouge vif.bien arrondi, lisse, débordant et appétissant que nous connaissons aujourd'hui, mais très peu de gens sont au courant de la façon dont ce développement à été fait et il y a là une histoire fort intéressante.Il y eut un temps et il n'y a pas de cela bien des années — où la tomate était un fruit ridé, ratatiné, et d'aspect peu engageant.Ce n'est qu'en ces toutes dernières années à la suite des travaux de Burbank et d'autres spécialistes en culture améliorante, que les rides de l'ancienne tomate ont disparu, et qu'elle a pris cette figure pleine, souriante, gracieuse et attrayante qui la fait tant apprécier aujourd'hui.programme national ce SAINE ALIMENTATION CÉRl-AI.HS ET P, lion Je* cèrèal Je ('.»• •AIN-U,* JV,r.«•«.plin4à6, , vtiatninl, lu 1 ‘ iMi |»lai»i cl "••U.-.Adul,c,, un tnCtnls, unc I"A us.j .1,, i fruit» itclùr», '.-I "" ‘*e .r.—-.' .cru».fo."u.»l», |.„„.llw VIANIU , POISSON, Ol "“«Mienne Je vi.mJc, Jc ‘I «lui» J«* ¦Par «cinalnr.1 ,*S— L’nr | 11 ci,., poiasmi ou Je m.,.„ coe«r ou rognons, u,,»* A" molns ou tjuai.e ••cuf.p*r .c,naine.AJOUTEZ D'AUTRES ALIMENTS AU CHOIX ¦ü OGILVIE FLOUR MILLS COMPANY d LIMITED’.' V.Cette recette est suffisante pour G personnes.Maquereaux aux groseilles vertes Remplissez des maquereaux d’une farce composée de beurre frais, de fines herbes, sel et poivre de Cayenne et do groseilles velues peu mûres, que vous aurez bien épluchées et débaras-sées de leurs pépins.Cuisez ces maquereaux ainsi farcis dans de l’eau salée à laquelle vous ajouterez un gros morceau de beurre et des oignons Faites-les ensuite égoutter entre deux serviettes chaudes, et masquez les d’une sauce au beurre avec un peu de crème double et une pincée de muscade râpée.Dans cette sauce, jetez 2 poignées de groseilles ouvertes et épépinées que vous aurez fait blanchir dans de l’eau comme des haricots verts.Sorbet aux fruits 3 bananes, 2 tasses de sucre.1 chopine d’eau, le jus de 2 oranges, le jus d’un citron, le jus d'un ananas.Passez les bananes au tamis, ajoutez le sucre et l'eau.Avoir soin de bien faire fondre le sucre dans l'eau.Coupez l’ananas en petits dés quelques heures à l’avance pour en extraire le jus.Ajoutez le .jus des oranges et du citron.Faire congeler le tout, dans une sorbetière.Même procédé que pour la crème glacée.Mais souvent ils viennent de loin.Ils ne sont arrivés à maturité que par un forçage qui ne leur a point laissé acquérir les excellentes propriétés et le goût exquis que peut leur conférer seul le soleil du bon Dieu.Mais un des fruits les plus précoces de notre pays est certainement la pomme, et U faut croire à ses vertus.car elle en a d'indéniables.Dessert, gentil et bon marché, tous les enfants l'adorent.On peut leur en donner à croquer sans craindre ces maux dont nos mères, dans notre enfance nous menaçaient un peu puérilement.Croirai t-on même qu'en Suisse on distribue chaque jour, à tous les enfants des écoles, une pomme.Pourquoi?Pour diverses raisons.D’abord, les dentistes de ce pay;, prétendent que, mécaniquement, les pommes débarrassent les interstices qui séparent les dents de toutes sortes de restes d'aliments qui y demeuraient.De plus, ils blanchissent l'émail des dents.Ils parfument aussi 1 haleine.Voilà-t-il pas de bonnes raisons pour que nous adoptions ce fruit qui fut si fatal à notre mère Eve.Il nous doit beaucoup de revanches.Acceptons qu'il nous aide à être belles, poor séduire à notre tour le serpent.La vertu de la pomme ne s'arrête pas à la bouche.Elle est bourrée de vitamines, vous savez, de ces produits encore mystérieux qui ne se laissent point capter par les microscopes des savants ou les réactions des chimistes.On ne les connaît que par les merveilleux résultats qu'ils donnent lorsqu'ils sont introduits dans l'organisme.Ils favorisent, l'assimilation des aliments dans la composition desquels ils entrent.Vivent donc les vitamines précieuses qui se cachent dans la calville, la reinette, l'api, le fenouillet.la fameuse.Toutes les espèces stimulent la digestion.empêchent la stagnation du bol alimentaire dans l’estomac, et excitent les fonctions intestinals.Et vous vous rappelez le dicton de ce médecin qui disait en parlant des femmes; "Je leur donnerai un bon intestin, pour qu'elles aient un beau teint.” Mais il ne faut pas manger ce fruit délicieux n'importe quand, n'importe comment.En guise de petit déjeuner, rien n'est plus parfait.Et le soir, avant de se mettre au lit, mangez une pomme.De plus, les jours de diète, vous pouvez en absorber une bonne demi-douzaine: elles sont rafraîchissantes.Mais ne les pelez jamais.Essuyez-les avec un linge impeccable, et croquez à belles dents, s! vous le pouvez.Le métal d'un couteau contre la chaire de ce fruit ne vaut rien, et les vitamines sont bien plus nombreuses sur la peau qu'à l'intérieur.Ah! comme on trouve, contrairement à Sacha Guitry, que souvent nos pères n’avaient pas raison, certainement, naguère, on devait, pour vous comme pour moi.à l'heure du dessert, peler les fruits rouges et verts que réclamait votre gourmandise.Non seulement le matin et le soir, mais à chaque repas, mangez une pomme, vous vous en trouverez bien.M’ne priera ancienne Cette prière a été trouvée sur les murs d’une vieille cathédrale à Chester-sur-Avon, en Angleterre.Elle renferme une bonne dose de bon sens comme on pourra en juger : Donnez-moi une bonne digestion, Seigneur et toujours de quoi à digérer ; Donnez-moi un corps sain, Seigneur et le bon sens île le tenir toujours en bon état.Donnez-moi un esprit sain, afin que je puisse toujours penser sainement ; Que je puisse toujours m'éloigner du péché et m’efforcer de bien faire ; Donnez-moi un esprit libre, qui 11e se livre pas aux caprices, qui ne pleurniche ni ne soupire.Ne permettez pas nu “moi” d’accaparer l’attention et de faire échec aux idées chevaleresques ; Donnez-moi un esprit jovial, Seigneur, afin que je puisse apprécier une bonne boutade.Et que je puisse trouver du bonheur dans la vie et me récréer avec mes semblables.OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie DléLOME DK LT'PrtVXKBITX DK MONTREAL Spécialité .EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E .TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jerome, tous les jours, de 2 à 9 h.pan.BUREAU-CHEF : 6761, rue SAINT-HUBERT, MONTREAL, Le fruit défendu Ce serait un melon Xéeessité de savoir luire la cuisine Un de nos confrères hongrois a tait une curieuse découverte.Selon lui, le célèbre fruit défendu du paradis ne serait pas une pomme, mais.un melon, une sorte de melon, qui dans les pays eliauds, pousse sur les palmiers.Son goût est doux et sucré.Au centre se trouve un noyau de Oeurre.La couleur de la pulpe est louge.En plus de sa saveur ce lruit a des vertus guérisseuses, l’un de ses éléments, appelé •'papain”, produisant sur l'organisme un eltet pareil à celui des pepsines.La forme du fruit est uDlongue, légèrement renflée.Ce qui est curieux, c’est qu’on se trouve en présence d’arbres ou mâles ou f emelles, parmi lesquels seuls les derniers paraissent avoir un fruit mûrissant.Les fruits mûrissant sur le tronc même, en forme d’énormes pyramides hautement échelonnées.Cependant, on remonte aux sources de sou nom dans les diverses langues, on trouve que ce nom semble suivre une loi mystérieuse dans le monde entier et qu’il porte toujours en lui la racine ‘‘père” ou “mère”.En Afrique on a trouvé les noms suivants : “l'apai”, chez les Anglais "Papauw” et dans la langue arabe “Babay”.En Amérique espagnole, le fruit s’appelle "Papaya”.Dans les régions de langue portugaise “Ma-mao”, mot identique qui veut dire “sein maternel”.Les insulaires des mers du Sud unissent la racine maternelle et paternelle et ont ainsi donné le nom “Papamoya” Nulle part n’existent d’autres noms pour cet étrange melon.' Cet accord linguistique de tous les peuples, joint au fait qu'on donne à ce fruit universellement la même racine qu’à “père” et “mère”, doit encourager notre imagination à la regarder comme quelque chose de très particulier, probablement comme le premier fruit connu par les hommes.N’est-on donc pas induit à le considérer comme le “fruit interdit” ?On doit faire remarquer que le nom “pomme de paradis” n’a été introduit “en contrebande” que postérieurement et probablement parce qu’on voulait l’adapter à notre climat.En vérité, on ne parle, dans l’histoire de la création, que d’un arbre et de ses fruits.On ne sait donc au juste de quel arbre il s’agit.Faut-il encore citer l'hindous-tani, où le fruit est appelé “papaya”, mot qui.suivant les philologues, signifie aussi “le péché arriva” ?En sorte que ce melon serait le fruit fameux instrument du serpent et cause du péché.tîritseilles perlées Lavez doucement et séchez dans un linge de belles grappes de groseilles Ensuite, prenez ces grappes par la queue et trempez-les les unes après les autres dans un demi-verre d'eau dans laquelle vous aurez incorporé deux blancs d'oeufs battus.Laissez égoutter les grappes pendant quelques minutes, puis roulez-les dans du sucre en poudre.Mettez sécher sur des feuilles de papier blanc.Le sucre se cristallise autour de chaque grain.La cuisine est un art qui traite de la préparation des aliments.On devient cuisinière experte par l’étude et la pratique.Par l’étude des aliments, on apprend à faire une cuisine profitable, économique.Rien ne vaut la cuisine que Ton a faite soi-même avec soin selon les goûts et les besoins de la famille.Dans la préparation des repas, il faut surveiller les points suivants en particulier : la propreté, la variété et l’apparence générale.La propreté dans la préparation des aliments, même ceux qui doivent être cuits, oblige qu'ils soient lavés avec soin.Ce conseil semble peut-être inutile, mais que de fois n’a-t-on pas vu des ménagères ajouter le riz à la soupe sans le laver.Le céleri, la laitue et les fruits doivent être essuyés ou lavés avant d’être placés sur la table.La propreté des ustensiles de cuisine est nécessaire si Ton veut que chaque préparation garde son goût particulier.La propreté de la table à manger exige une nappe propre, des verreries brillantes et de la vaisselle luisante.C’est le temps d’ajouter qu’il faut éviter la monotonie.Apportons de la variété et de la diversion dans nos menus : c’est le moyen d’activer l’appétit et de faciliter la digestion.On peut juger du goût d’une maîtresse de maison par la manière dont elle dispose sa table, par l’arrangement de ses mets et par la façon de servir les repas.Devant un mélange de viandes ou de légumes arrangé sans ordre ni soin, l’appétit diminue.Il est très important de rendre nos tables attrayantes par la disposition appétissante, par les préparations culinaires, de façon que tout excite l’appétit de la famille et convives.Toutes les jeunes filles doivent étudier la cuisine, les riches comme les moins fortunées.Madame de Maintenon fondatrice de la maison royale de Saint-Cyr donnait à ses élèves les conseils suivants : “Rendez-vous le plus capable que vous pourrez, vous ne savez pas ce à quoi Dieu vous destine.” 1.— Les femmes qui commandent ne le font bien que si elles savent exécuter elles-mêmes ce qu'elles demandent aux autres.2.— Les jeunes filles riches ne sont pas assurées d'être toujours riches.3.— Ce n’est pas un talent inutile pour une jeune fille de savoir faire de bonnes soupes, d’excellents ragoûts, des rôtis à point, d’organiser un repas et de faire les honneurs d’une table.4.— Une jeune fille ne s’abaisse nullement en acquérant cette science, au contraire, elle fait preuve d’intelligence, de jugement et de coeur.Pensée Les amitiés renouées deman dent plus de soin que celles qu n’ont jamais été rompus.La Rochefoucauld.ce£u ** U 1 Il P >'V W* % Les ménagères canadiennes savent que les cossetardes et les blancs-mangers faits rapidement et facilement avec la fécule de maïs Canada, pure, de haute qualité, complètent parfaitement n’importe quel dîner ou lunch.De nos jours, alors qu’on demande aux Canadiens “de bien manger pour bien se porter’ ', ces délicieux desserts seront une addition heureuse à la liste des aliments recommandés dans la campagne nationale de saine alimentation.Observes les règlements alimentaires officiels du Canada et portez-vous bien.FECULE DE MAIS CANADA Un produit do THE CANADA STARCH COMPANY, llmltod fi Page quatre Madame Chiang Kai-Shek .Si/.v mois de session L’autre Jour, pour la première fols dans l’histoire, une femme a parlé aux membres des deux chambres du parlement canadien réunis dans la Chambre des députés.C’était une Chinoise que bien des gens des Nations Unies considèrent comme la plus apte à représenter les femmes des pays alliés à la conférence de la paix.De petite taille, madame Chiang Kai-Shek symbolise la bravoure des défenseurs de la liberté du monde entier.Fine comme un roseau, elle est l'interprète de la lutte héroïque de l’indomptable peuple chinois.Et comme le premier ministre Mackenzie King le faisait remarquer : “La haute direction du Oénérallssimo et de son épouse distinguée différencie le combat de la Chine pour la liberté, non seulement des forces de l'agression, mais de toutes les forces du mal ; et ceci ne s’applique pas seulement à la Chine mais à toute l'humanité Madame Chiang a dit elle-même que les femmes devraient assumer la moitié des responsabilités touchant le bien-être de l'humanité puisqu’elles forment environ la moitié de la population.En la présentant.l’Orateur Glen rappelait : "La force et les services des femmes n'ont jamais été utilisés auparavant dans une guerre de cette amplitude, et, inévitablement, des tètes se sont levées parmi ces femmes et sont revenues des personnalités universellement connues qui, par la parole et par l'exemple, ont montré la voie du dévouement, du devoir et du sacrifice — des guides surs dans un monde peu sûr.Notre invitée distinguée, aujourd'hui, est une de ces personnalités mondiales.'' En voyant et en entendant madame Chiang, nous nous rappelions ces paroles qu'elle est censée avoir prononcées en s'adressant au collège Wellesley, son aima mater : “Tout individu est le produit non seulement de son entourage et de son époque, mais aussi de la culture et de la civilisation de ses ancêtres".Ceux parmi nous qui l'ont vue et entendue dans la capitale canadienne gardèrent l'impression qu'elle est, d'une pan.l'héritière d'une culture antique et illustre et, d'autre part, une femme d'Etat vingtième siècle.Ses vêtements simples suivaient la tradition chinoise, quoique sa coiffure et la petite blouse qu’elle portait eussent pu appartenir à une occidentale bien vêtue.Son attitude était calme et confiante, avec une pointe de vivacité et de sensibilité.Outre sa belle prestance et son charme, elle avait l’air pénétrant et réfléchi.Emotive et tendre, elle se montrait forte et inflexible.Née en Chine, éduquée aux Etats-Unis, un produit de l’Orient et de l'Occident, elle donne une première impression de beauté et de charme.Vous savez qu'elle est chinoise ; les sourcils bien dessinés, les cils longs, les yeux noirs et profonds, la bouche discrètement fardée, la coupe du vêtement parfaite.Vous savez qu'elle a l'air exquis.Vous remarquez ses bijoux bien choisis et qui sont toujours chinois.Et vous savez que ses pieds sont délicatement chaussés, bien qu'elle porte une grande sacoche américaine ; qu’elle se déplace avec grâce et qu’elle est très attentive à ce qui se passe autour d’elle.Mais une fois qu’elle a commencé de parler, que ce soit à la Chambre des Communes ou à une conférence de journalistes, vous oubliez sa beauté et son charme, son sexe et sa race car elle vous étonne par ses facultés mentales.Un reporter demande : “Quelle aide immédiate les Nations Unies peuvent-elles apporter à la Chine ?” Vive comme l’éclair, madame répond sans crainte, pleine de conviction, une autorité parlant au nom du Généralis-simo et de la Chine : "Nous avons besoin d’aide dans l’air.Nous avons les hommes, nous avons l’armée, nous avons la volonté de combattre.Mais nous avons besoin de protection dans l’air et quand les communications seront ouvertes, nous aurons besoin de gros canons, car nous ne produisons nous-mêmes que des armes légères.Si nous voulons jeter l'ennemi à la mer, nous aurons besoin d'artillerie lourde.” Une de ses réponses restera classique.Croyait-elle que la Russie se Joindrait aux nations unies contre le Japon — ou était-ce trop espérer?Une des caractéristiques des Chinois, c'est de ne jamais rien faire sans penser ; elle n'est jamais prise au dépourvu.“Les questions de politique sont comme les questions d'amour, répliqua-t-elle après une hésitation de trois quarts de seconde, ni l’une ni l’autre ne peuvent être prédites.On peut faire des prédictions sur tout autre chose, mais Jamais sur l'amour", ajouta-t-elle comme son sourire se transformait en un rire sonore.Elle fait les délices de ses interlocuteurs.A la réunion des journalistes, elle répondit à toutes les questions.Ses phrases étalent toujours exactes.Ses dires possédaient tous une netteté disciplinée.Son esprit toujours pénétrant approfondissait la signification de chaque mot mais en disposait rapidement.Qui, au Canada, possède une élocution plus impeccable ?Elle n’a pas d’accent.Elle n’escamote jamais ses mots.Ses Intonations sont profondément expressives.Ceux d’entre nous qui l’ont écoutée à la Chambre des Communes ont pu ne pas saisir le sens complet de chacune de ses phrases, mais même sa définition de P’ochlocratle” nous a paru claire sur le moment.Ras un député, pas un sénateur penché en avant, absorbé par son discours, n'a manifesté un signe de surprise quatid elle dit : "l’ochîocratle n'est que l'incohérence d’un gouvernement par le bas peuple dominé par des émotions fébriles non contrôlées".Cependant, après son allocution, les reporters et même les parlementaires se précipitèrent sur leur dictionnaire.Mais la première femme de la Chine a un te! don de communiquer la pensée que, venant de ses lèvres, tous les énoncés semblaient faciles à comprendre.Son discours adressé aux Chambres réunies aurait pu être débité devant une galerie d'esprits académiques, tant le sujet était traité avec érudition, tant le fond faisait preuve de connaissances historiques et tant les définitions étaient logiques et philosophiques.En fait il ressemblait plus à une thèse de doctorat qu'à un discours aux représentants du peuple.Madame Chiang disait : “Est-ce que nous ne devrions pas, nous les gens des Nations urnes, nous efforcer de prévoir et de pratiquer la compréhension afin de traiter les vaincus comme des voisins et des êtres humains et de réserver les châtiments aux auteurs de cette guerre ?" Cela donne une idée de la taille de cette femme.Et voilà la première femme de la Chine, femme d'Etat vingtième siècle, qui croit qu’on doit utiliser son esprit du mieux possible et ensuite dire ce qu'on pense avec clarté et conviction.Vous ne pouvez pas séparer madame Chiang.la femme, de madame Chiang, la femme d'Etat.Pendant son règne, les femmes de Chine ont commencé de faire partie du Conseil Politique du Peuple et de participer aux activités publiques de toutes sortes.Interrogée sur leur place dans les industries de guerre, elle répondit : “Nous avons une main-d'œuvre masculine tellement abondante qu’il n’est fias nécessaire à nos femmes d’entrer dans les industries comme celles des autres Pays Unis.Mais la guerre a développé chez la femme un sens plus aigu de ses responsabilités envers la nation et envers les combattants.Et chez les hommes s’est développé un plus fort sentiment de camaraderie avec les femmes." Madame Chiang est la fondatrice de l'Association des Femmes Chinoises à l'Aide de la Défense Nationale.Et vous ne pouvez pas séparer madame Chiang la femme d'Etat, de madame Chiang, la femme.Madame Chiang qui a envoyé les fleurs dont elle avait été inondée, aux malades dans les hôpitaux.Madame Chiang devant qui plus de cent délégués de sociétés chinoises de Vancouver à Halifax vinrent s'incliner et même pleurer sans aucune honte.Madame Chiang qui avait l'air d’une reine couronnée quand elle était assise sur une estrade, entourée de fleurs, lors d’une réception donnée par le ministre chinois au Canada, le Dr Liu Shih-Shun.Madame Chiang qui a reçu au train des enfants qui avaient été incapables de la voir sur la colline parlementaire, comme elle partait pour Montréal.Madame Chiang qui, à la question : est-ce que les Chinois seraient prêts à changer leur régime alimentaire pour en augmenter la valeur nutritive ?répondit : "Je crois que mon peuple est le plus raisonnable de la terre.On n’a qu'à leur montrer quoi faire.Mais je crois qu'en fait, la façon dont nous préparons certains aliments est scientifiquement préférable à celle qui est en vogue chez les Occidentaux.Par exemple, vous faites cuire vos légumes et vous détruisez ainsi une grande quantité de leurs vitamines.Nous cuisons légèrement nos légumes et conservons les vitamines et la nourriture est plus agréable au goût — au moins à notre goût, et la nourriture chinoise est si populaire sur ce continent que je suis sous l'impression que vous l'aimez mieux, vous aussi." Pas surprenant que les reporters, les parlementaires, et ie public ne cessaient de répéter : “C’est une femme parfaite”, i Saturday Night J ffuéhee aunpte HI fabriques de conserves Grande activité en 1943 En période de rationnement, le consommateur voit avec grande satisfaction l'élan qui se manifeste dans la fabrication des conserves alimentaires.Québec possède 81 industries de ce genre dont le capital est d’environ $7,000,000.D’après le chef du service de l'Horticulture, M.J.-H.Lavoie, nous avons fait d’énormes progrès en vingt ans.Nous n’avions à peu près rien en 1920 et aujourd’hui l'industrie des conserves du Québec ne le cède qu’à celle de l’Ontario.Il semble que toutes les fabriques donneront leur plein rendement cette année pour autant que la maln-d’oeuvre ne fera pas défaut.En 1941, les conserveries ont utilisé un volume impressionnant de produits frais, soit 5,200,000 livres de fruits et 153,389,000 livres de légumes.La valeur des produits fabriqués a atteint $10,505,000.D’autre part, 2,360 cultivateurs qui font des conserves domestiques et ont utilisé 12.583,000 livres de Depuis tantôt six mois que durait la session à Ottawa, nos législateurs n’auront sans doute pas été fâchés d'en voir arriver la fin Le plus lourd fardeau retombe naturellement sur le premier ministre, le très honorable Mackenzie King, et sur les membres de son cabinet, mais la guerre impose à tous les membres du Parlement des responsabilités de plus en plus lourdes.Quiconque veut s'en acqulttei avec exactitude et dans les meilleurs intérêts du pays ne doit pas ménager sa peine.La chose se comprend, ce sont les problèmes d'ordre financier qui ont exercé principalement l'attention des mandataires du peuple.Nous sommes engagés dans une lutte dent nous voulons voir la fin.Aussi n'hésitons-nous pas en face des sacrifices.Au cours de la présente année fiscale, le Canada dépensera cinq milliards et demi, et toute cette somme, sauf $653,000.000 servira à des fins de guerre.Nos législateurs fédéraux ont dû examiner comment seraient distribués ces énormes credits.Tâche longue et délicate qui a duré plusieurs semaines.N importe, comme l'a noté M.King aux dernières heures du travail sessionnel, le peuple canadien et ses alliés commencent à apercevoir les premières lueurs de cette victoire définitive contre l'ennemi que nous préparons depuis si longtemps.Tandis que les forces des adversaires se désagrègent sous les coups répétés de nos armées, celles des Nations-Unies apparaissent plus unies et plus redoutables que Jamais.C'est donc dans une atmosphère d'optimisme et de saine confiance que se terminent les travaux parlementaires à Ottawa.Sans perdre de vue l'objectif que nous avons à atteindre, nous nous efforçons de maintenir et de perfectionner les méthodes qui nous ont si bien servi jusqu'ici.Le ministre des Finances, l'honorable J.-L.Ilsley, juge avec raison qu'il importe d'asseoir l’oeuvre de guerre sur des finances solides et il se refuse aux projets qui pourraient compromettre le crédit national.Ce n'est pas le temps de tenter toutes sortes d'expériences quand l’avenir demeure si incertain.D'un façon générale, le Dominion peut se féliciter de la sagesse de dirigeants de la chose publique à Ottawa.Il n'est pas aisé de trouver toujours le juste milieu sur chaque problème et c’est bien dans des années comme celles où nous vivons que l'on peut dire que la critique est facile et l'art difficile.Au moment de retourner à leurs foyers ou.dans le cas des ministres, de se plonger avec une nouvelle ardeur dans l'administration de leurs services, ne négligeons pas de dire au moins un cordial merci à ceux qui se dévouent pour le succès de notre effort de guerre et la bonne gouverne du pays.Us le méritent.Autre mmiination M.L.-C.Robitaille, représentant des prix et approvisionnemens à la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, annonce l’organisation d'un nouveau bureau local de la Commission à Lachute, comté d’Argenteuil, et la nomination de M.J.-A.Lamarche au poste de représentant local à ce bureau institué pour les comtés d'Argen-teuil et de Deux-Montagnes.M.J.-A.LAMARCHE M.J.-Albini Lamarche est né à Saint-Philippe d'Argenteuil.I! a fait ses études commerciales au Collège de Rlgaud et il a acquis sa première expérience du commerce au magasin général de son père.Secrétaire-trésorier de la commission scolaire de Chatham (no 1), puis secrétaire-trésorier de la corporation du canton de Chatham et gérant d'un bureau de la Banque Provinciale à Saint-Philippe, M.Lamarche était propriétaire et administrateur d’un magasin d’ameublement lorsqu'il fut nommé représentant local de la Commission à Lachute.produits valant $092,717.Dans ce domaine, l’augmentation a été de 48.6%.Si industriels et cultivateurs maintiennent la même allure.Québec atteindra un véritable record en 1943, pourvu que la température ne mette pas d’entraves à la végétation et que les ouvriers soient en nombre suffisant.L'AV EM R DU NORD Suint-Jérôme, le 6 août 1943 Ma» llell Téléphone La conservation du papier et du métal de caractères pour les fins de guerre a suscité d'importantes modifications dans la dernière édition de l'indicateur téléphonique de Saint-Jérôme qui est en cours de distribution cette semaine.Le barème du tarif interurbain se trouve maintenant à l'avant de la couverture antérieure et les renseignements sur l'usage du service interurbain apparaissent à l'arrière de la couverture antérieure.Dans les éditions précédentes ces sections faisaient partie des pages préliminaires de l’annuaire classé.Toutes les annonces marginales sont disparues du haut et du bas des pages de la section alphabétique, et les dimensions des placards de publicité dans la section classée sont limitées à un quart de colonne, pour accentuer la conservation du papier.Par suite de ces modifications dans ses annuaires, la Compagnie de Téléphone Bell estime qu’une économie de 360 tonnes de papier par année sera effectuée en faveur de l'effort de guerre.A cause du grand nombre d'inscriptions nouvelles et revisées, il est important de mettre au rancart l’ancien annuaire sur réception du nouvel exemplaire.Les abonnés sont priés de remettre leurs annuaires périmés à la récupération car le papier figure de nouveau sur la liste des objets dont le besoin est pressant.Consulter attentivement le nouvel annaire avant de se servir du téléphone aidera à supprimer les appels inutiles et à diminuer sensiblement l'ennui des communications erronées.Vu les nécessités de la guerre, on ne saurait trop Insister auprès des abonnés qui déménagent pour qu'ils emportent avec eux leur indicateur téléphonique, au lieu d'en réclame^ un nouvel exemplaire apres leur emménagement.publié par L’Avenir du Nord Cie, Lice, imprimé par J.-H.-A.Labcllc, Limitée HACHÉ GROS POUR LA PIPE HACHÉ Fit POUR LES CIGARETTES Le dieu fasciste L'homme est un dieu tombé qui se souvient îles deux ! On y reconnaîtra le vers de Lamartine : vers terrible à quiconque n’en fait pas un tout Indivisible.C'est pour en avoir oublié le second hémistiche, que Mussolini succombe aux rigueurs, à la loi du premier ; c'est pour avoir tourné le dos à la réalité surnaturelle et aux traditions profondément humaines, que le potentat fasciste, au menton napoléonien, mord la poussière, — son heure venue.Toute dictature a la durée de ses réussites ; bâtie contre nature, elle glisse sur l'argile de ses fondements, a l'arrivée de l’insuccès, tenace ou important.Et les ressorts comprimés, de se détendre ; et les têtes longtemps abaissées, de se relever fougueuses, en bataille ; et les citoyens marris, enfin libres, d'assouvir leur rage sur le tyran.A moins d'une autorité forte, substituée d'urgence au régime unilateral et banqueroutier, c'est la révolution qui se charge de liquider le patrimoine du failli, — une succession toujours onéreuse.Badoglio aura-t-il le succès d’un Carmona ou d'un Salazar, avec son absolutisme militaire, mais provisoire ?Et tout cas, il a su éviter la crise des premières heures, sauver même la tète de Mussolini, pour le moment.Car l'idole est par terre, car le veau d'or n'a plus d'adorateurs, car le révolutionnaire est emporté à son tour par la violence: la force appelle la force comme le gibet, la corde.Autre histoire de l’orgueil vécu, commencée avec Lucifer au paradis ; autre affaire d’égoïsme.mise à l'enseigne du socialisme tapageur, mensonger, tras-tard et dit charitable.Ah ! si le Duce avait moins pensé a soi et plus au peuple, plus à sol et moins à César.l'ancien ! Mais la mégalomanie souevnt guette et perd les hommes qui poursuivent le reve ou se mirent trop dans leurs réformes.A noter que les succès de tribune tournent à la longue la tête de l'orateur après avoir tourné celle de l'auditeur populaire.L'éloquence aurait-elle les vices et .les qualités de la langue ?— tenue par Esope pour la pire et la meilleure des choses.C'est elle — cette langue d'or — que l'on trouve à la montée comme à la perdition de-, agitateurs, a forme dictatoriale ou autre.Pour juger l’homme, nous ¦omines donc allés l'entendre.C'est à Milan, année de grâce 1930 ! Milan, serre chaude du fascisme ; comme Munich, berceau du nazisme ! Premier mystère, qui en disait déjà long sur l'amour ( ! i du peuple pour son géant.argileux.Impossible de savoir, à l'hôtel, si vraiment le "messie” allait parler, place de La Scala.Autre mystère, sous forme de recommandations : “Ne prononcez Jamais le nom de Mussolini, en bien ou en mal; car on vous épiera, car cet homme est plus redouté que généralement adulé".En 1930 ! Sans tambour ni trompette, donc, nous allions tout étranger — courir le risque du voyage, avec un maximum de discrétion.Les deux mots qui font aujourd'hui fortune avaient alors un cadre : llalcony Empire.En effet, Mussolini trônait dans un balcon, bien garde, de loin et de près, du sol et du toit, de partout ; et il parlait en.empereur fier de sou empire : Un empire de tètes conformément tendues, symbolisant le domaine extérieur, ou à venir, ou déjà venu.— l'un et l'autre à perdre ! Orateur fougueux, volublle, fanfaron, musical, pressé, craintif en apparence de quelquel coup ! L'an 1930 : gloire du Capitole, ce voisin de la Roche Tarpéienne.C'était, à plein, l'ère du grand bâtisseur.Et l'on eut les réalisations sociales, économiques, terriennes ; ainsi que ies campagnes de nettoyage les plus diverses.Et ce fut la guerre mussolinienne au communisme et à la maçonnerie, ensuite lu paix avec les religieux et leur chef insigne, — Sa Sainteté.Le Mtont-Cassln et Pavie furent rendus à leurs maitres ; puis, la Tiare, au Souverain Pontife, une Tiare étendant son règne au temporel, comme au spirituel.Les Accords du Latran ! Voici un souvenir personnel.En compagnie d'un chanoine québécois .nous nous présentons, d'ave dure, à l'ancien Palais des papes.C'est Mgr Ercole qui vient ouvrir.Visite à ce qui reste de l'exposition missionnaire, puis à la pièce historique des Accords.Le prélat installe (sans le dire, d'abord) notre vénérable ecclésiastique dans le fauteuil du cardinal Gasparri (voix, et main signataire de Pie XI, par procuration) et le journaliste soussigné dans le fauteuil de Mussolini (représentant du toi Victor-Emmanuel).Puis d'un rire triomphant, l'ex-témoln de la Paix retentissante s’écrie: "Le Traité est maintenant ratifié !" Pourvu que le fauteuil numéro 2 ne nous porte pas malheur ! Car sou occupant de 1928 a mal tourné, depuis lors.Par son flirt avec le porteur de la croix gammée, le dictateur fasciste a servi l'insulte à la Croix du Colisée ; par son commerce avec les racistes allemands, il a prostitué l'amour de l'Eglise romaine, universelle ; par son coup bas aux Français, il a renié la civilisation latine.Mussolini est d'ores et déjà l'otage de la civilisation.D'accusateur, le nouveau Pilate est devenu simple accusé.Voudra-t-on la perte ou la conversion de l'apostat ?— autrefois triomphant à Munich, maintenant pris entre deux feux, — le feu allemand et le feu allié.Chi lu sa !.L-on GRAY i La Patrie i s.ni:soiiMi:\r\ embouteille ur nulorisé 262, de VlUcmure Tel.S 67 Vous vous fiez b sa qualité frflvim'r BUVEZ Æ, ¦ GLACÉ r i I AVIS CONCERNANT LES VOYAGES EN AUTOBUS PENDANT LE TEMPS DE GUERRE Sa ‘ Ez ff «1 Cô^PACNIt ^ Transport ' Provincial 1186, rue Dorchester ouest (sngU Drummond) MONTREAL » tv pn NE VOYAGEZ PAS N’IMPORTE OÙ, N’IMPORTE QUAND - à moins d’abso'ue nécessité ! Autobus et chauffeurs d'autobus ont des tâches v guerre à accomplir, fournissant comme ils le font le service essentiel aux industrie, de gu-.rre et aux forces armées Veuillez donc ne pas voyager, à moins que vous ne so>ez obligés de le faire NE VOYAGEZ PAS AUX FINS DE SEMAINES S'il vous faut absolument aller quelque part, veuillez donc ne pas vous y rendre ni en revenir un samedi ou un dimanche, à moins qu'il ne vous soit tout à fait impossible de.voyager à un autre moment Mais, surtout, n'attendez pas le dernier autobus du samedi ou du dimanche soir Les membres des forces actives, hommes et femmes, doivent avoir la préséance dans tous les autobus disponibles en fin de semaine II pourrait bien ne pas y avoir de place pour vous.COMMENCEZ VOS VACANCES AU MILIEU DE LA SEMAINE Peut-être allez-vous dans votre famille consacrer vos vacances aux travaux de lo ferme, ou bien vous avez quelque autre raison sérieuse d'utiliser un mode de transport à l'occasion d'un congé Veuillez donc vous rappeler que, même s'il existait abondance de caoutchouc et d'essence pour le transport des civils, il n'y a ni assez d'autobus m assez de chauffeurs pour desservir tous ceux qui préfèrent commencer leurs vacances aux fins de semaines.Faites en sorte de commencer les vôtres n'importe que! jour du milieu de la semaine, du lundi ou jeudi.D'ici It jour dt la victoire, ht Naiiont-Uniei auront betoin dt chaque once ch caoutchouc et d'eitence.L'on ne deveait entreprendre, en tempe dt guerre, que lee voyaget ESSENTIELS.I Saint-Jérôme, te 6 août 1943 L'AVENIR DU NORD Page cinq Papotages du P'lit Doc llttUHtiiniUvH La nutrition s'avère Indispensable au maintien de la vie Comme ia vie constitue une permanente combustion, il s'ensuit la nécessité do fournir sanH cesse à l'organisme des combustibles De lit résulte pour les pauvres humains, le devoir de recourir aux déplaisirs de la table trois fois le Jour.Nul doute ne demeure quant à lu compréhension de ce principe par ia moyenne intelligente de l'humanité.Il n'est, pour s’en rendre compte, que de contempler le spectacle du monde.En effet, tant de bons vivants occupent A soigner les caprices de leur volumineux abdomen les douze heures qu'ils arrivent à soustraire au sommeil.Cette hantise de l'estomac bien garni et des Intestins bien huilés a connu tant de vogue dans les siècles passés et en connaît tant aujourd'hui qu'on a dft, dans le livre des sciences, ouvrir un chapitre A part pour la connaissance des aliments.Le premier but visé consista bien naturellement en la texture et l'attrait des aliments, en ces qualités propres A leur assurer l'entrée du laboratoire digestif.La Gastronomie est justement née de ce besoin de donner aux aliments une présentation ragoûtante et une saveur "palatable''.Pourtant, outre cette science de la Gastronomie, trop uniquement restreinte A la présentation des popot-tes, un groupe de petits mangeurs ont su créer une autre science, mieux basée celle-lA et plus en rapport avec les demandes de notre usine alimentaire: la Diététique.Celle-ci centre surtout ses vues sur la valeur intrinsèque des aliments Elle sait, dans un mets délicieux, trouver le poison propre A réduire en bouillie la musculature des conduits Internes.Elle sait séparer ce qui plait de ce qui aide.Il est A noter que cette science ne date encore que d'hier Est-ce A dire que les siècles écoulés sont demeurés dans une entière ignorance au sujet de la valeur de leurs aliments, et que ceux-ci ne pouvaient satisfaire les besoins des organismes" Bien au contraire, l'alimentation, Jusqu'à ces derniers temps, a réussi A garder plus sagement los bornes de la nature.Presque inconsciemment on a pourvu son système des éléments nutritifs reconnus depuis lors indispensables Comme l'alimentation présentait en ces temps-lA plus de variété, chacun parvenait facilement A combler les besoins de sa personne en chacune des substances nécessaires au maintien de la vie.Les temps ont sensiblement évolué, surtout depuis le tournant du siècle.Sans doute pour satisfaire A la demande de minutes entraînée par l'essor de l'Industrie et par le travail de l'homme hors du foyer, l'alimentation s'est mue en un tout d'artifices, un tout trop monotonémtnt un pour donner satisfaction aux cellules Depuis la poussée du machinisme industriel A la gouverne des activités humaines, la transformation inévitable de l'alimentation n'a pas man- qué d'abaisser énormément l'état général de santé.Nourris trop exclusivement d'une seule espèce de mets, les travailleurs surtout ont connu les nombreuses maladies de carence, ces maux méconnus auxquels l'Investigation du domaine des vitamines commence A jeter un peu de lumière.Ces maladies de carence ont tracé leur chemin A la faveur de cet état des choses, et leur généralisation actuelle ne tend pas A décroître.C'est que l’alimentation telle qu'on la conçoit aujourd'hui dans le monde ouvrier est trop bien enracinée dans les habitudes pour qu'on réussisse une révolution en ce domaine.Longtemps encore, le gars d'usine continuera A englober ses six habituelles sandwiches et ses troins non moins habituels Pepsl-Cola, quitte A s’aller renfermer ensuite entre quatre pans de mur pour laisser fermenter en lui les gaz de cette bouillie informe.Cet illogisme amène d'ailleurs trop souvent l'ouvrier A se gonfler l'abdomen avec des sources d’énergie quand il sait bien devoir flâner A l'ouvrage l'après-midi entière.Devant cette situation trop généralisée.la Diététique a entrepris une vaste tAche, Grèce au concours de ses aînés, la Chimie et la Physiologie, elle peine A trouver la valeur nutritive des aliments quotidiennement Ingérés par l'homme.Avec derrière elle ce bagage de connaissances acquises en laboratoires, elle vise A adapter les repas de chaque jour aux besoins de l'organisme.Pour que soit rempli plus pleinement encore le rôle de la Diététique, les analyses alimentaires se poursuivent sans cesse dans des centaines de centres de recherches.C’est ainsi que l'on découvre A certains végétaux des propriétés qu'on leur niait autrefois, et que, plus souvent encore, on a montré la nocivité de nombreuses panacées d'hier.Par cette accumulation des labeurs de mille savants, on s'achemine petit A petit vers l'établissement d'une alimentation logique, basée sur la dépense d'énergie spécifique A chaque activité humaine, et basée par ailleurs sur la productivité énergétique de chaque aliment.La Diététique, outre cette enquête sur les producteurs d'énergie et les produits de réserve, a beaucoup tâché A clarifier les notions sur l ut! 11 té de* matières minérales.Les spécialistes ont nettement établi la ligne de démarcation, chez les matières minérales, entre celles que l'organisme peut solubiliser et celles qui, en dépit de leur couleur et de leur aspect prometteurs, ne seront Jamais qu'un poids inutile pour l'organisme.Ainsi se trouve relativement ralentie la folle des substances minérales, folie que le talent d'exploitation de certaines firmes avait poussée A l'extrême.On en est venu enfin à la conclusion que toute une classe de minéraux existe, qui ne peuvent pénétrer dans le sang et qui, j par vole de conséquence, ne peuvent j être menées aux cellules où s'établit | toute nutrition.Malgré ses réussites, b ion propres A signaler en elle les caractéristiques d'une science adulte et sûre d'elle-méme, la Diététique n'en reste pas moins une science Jeune.Née éminemment viable, et A cette heure où la Chimie et la Physiologie connaissent déJA un développement inouï, elle n’en avancera pas moins de faux-pas.Il en fut d'ailleurs ainsi de toutes les sciences.Aucune n'a jamais su avancer que par la démolition de théories Jugées temporairement plausibles.Toutefois, les théoriciens de l'alimentation gardent cet avantage de tenir de leur côté les avantages d'une vaste organisation matérielle et du concours de plusieurs sciences Agées.Aussi peuvent-ils pousser leur pas avec moins de crainte.Ce point se démontre bien par l'histoire des vitamines, éléments catalytiques indispensables sur la structure desquels tant de clarté fut niée en l'espace de dix ans.Pourtant, il ne faudrait pas monter cette science en reine.La Diététique reste un simple boulon dans le tout.On a cru un jour réussir tout par la Physique.Et la Chimie a connu sa ragé, de même que l'As-tronomlo.Aujourd'hui, chacun revient de son entichement et de son régionalisme scientifiques.11 ressort bien des expériences nouvelles que poser une science particulière A la base de la connaissance du monde équivaudrait A considérer un village Irlandais comme une peinture du globe.La connaissance du monde demande l'apport de toute les sciences.Même la biologie qui pourtant comporte toutes les données relatives au vivant ne saurait expliquer le vivant.Il lui faut le concours de la géologie, de l’astronomie, de la chimie, de la Physique, de toutes les sciences de la matière inerte Ceci revient simplement A dire que tout est lié dans l'univers et qu'il n'est pas de science capable de trouver ses buts en se cantonnant dans une tour d'ivoire.Il ne faudrait pas, de plus, dicter A la Diététique des buts chimériques On n'atteindra probablement jamais le Jour souhaité par un savant du dernier siècle, où toute l’alimentation humaine serait ramenée A l'in-gostlon bien réglée de pastilles soupesées avec précision.D'ailleurs, ce jour-lA.l'humanité ne connaîtrait plus les saveurs d'une cuisse de grenouille ou le mystère entortillé d'un macaroni.Ceci serait rompre l’équilibre nécessaire entre les buts de la science et son but indirect, qui est de pourvoir au bonheur de l'homme.Dans un monde en déséquilibre, souhaitons que cette fièvre du "sens dessus-dessous" ne portera pas jusque IA sa répercussion.P rit DOC La loi des pensions des fonctionnaires Le dixième chapitre du Statut de la dernière session parlementaire a pour titre "Loi modifiant la Loi des pensions" et son auteur est l'Honorable Monsieur J.-Arthur Muthowson, Trésorier provincial, le ministre des Finances du gouvernement Godbout.Il y a un an, la Législature de Québec adoptait une nouvelle loi des pensions pour les fonctionnaires de la province.Cette mesure avait surtout pour but d'étendre les avantages de la loi des pensions aux employés du service extérieur.Elle faisait donc disparaître une injustice dont souffraient des milliers de serviteurs de la province.Cette année, par la loi de l'Honorablc Monsieur Mathewson, le gouvernement a voulu rendre sa loi plus généreuse.Les employés de la Commission du salaire minimum et les professeurs des écoles d'agriculture ne bénéficiaient pas de tous les avantages de la loi de 1912.La loi de 1943 leur accorde les mêmes privilèges ainsi qu'aux employés de la Commission du Service civil.La loi de 1942 permettait aux fonctionnaires n'ayant Jamais contribué au fonds de pension de bénéficier de la loi en payant des arrérages par versement répartis sur plusieurs aimées.La loi de 1943 facilite ces remboursements et prolonge le délai pendant lequel les employés peuvent demander A contribuer au fonds de pension pour faire valoir plus tard leurs droits A la pension de retraite.Enfin, la loi offre d'autres avantages.Bar exemple, elle rend non applicable A ceux qui se sont mariés avant l'entrée en vigueur de la loi A la disposition qui refuse la demi-pension quand un fonctionnaire s'est marié après avoir atteint l'âge de soixante ans.Ls T* S* F* MARIES BENOIST, DE WINNIPEG, DIRIGERA CE CONCERT DU SAMEDI Le samedi, 7 août, à 9 h.30 du soir Pensée Tout le monde a ses défauts et on les porte partout ; ce n'est donc qu'en se supportant mutuellement qu'on peut entretenir la paix et l’union dans les sociétés même les mieux assorties.Saint Vincent de Paul.Marius Benoist, l'un des musiciens les plus connus de Winnipeg, dirigera aux postes du réseau Halifax-Vancouver de Radio-Canada, le samedi soir, à partir du 7 août, une suite de concerts consacrés à la musique classique.Il a inscrit au programme inaugural de cette saison, Air à la Bourrée, de Haendel, Bluette Charmante, d’après le thème d’une danse populaire, la Sonate no 7, de Corelli, compositeur italien du XVIIIe siècle, une gavotte de Martini Intitulée "Les Moutons”.des fragments de la musique de ballet de Roméo et Juliette, de Gounod, Entr’acte-Rlgaudon, de l'opéra de Dubois, Xavier, Rêverie, de Debussy et enfin, His Lordship's violins, de Wormser.On admettra que c'est un programme fort varié et fort intéressant.Marius Benoist a débuté à la radio, à Winnipeg même, dès 1921.Il a dirigé des émissions transmises par la Commission canadienne de la Radio, en 1933.et organisa pour la Société Radio-Canada, en 1936, une émission populaire sous la rubrique “Airs gais, air tendres”.L'année suivante, il dirigea l'Orchestre de Winnipeg.Sa carrière a été partagée entre le concert profane et le concert sacré.Il fut ainsi plusieurs années maître de chapelle à la cathédrale de Saint-Boniface.On lui doit plusieurs oeuvres fort intéressantes comme par exemple deux ballets intitulés "Kilewatt Magie” et "Grain”.* * * LA MUSIQUE DES H.M.CAN.GRENADIER GUARDS L A ' PU L P I J.T-V l E PAPIER EN TEMPS DE GUERRE Comment /Snetustrie ete tapu/pe etetupapier aide à d/sf/zr/re /tas so/dafs fe « HyXW,~£Îr' LA FEE DES FLEURS * * * Les lundi, mercredi et vendredi, à 5 h.30 du soir COI\ lies i*koii;ssio> MIS h «ooooooooooocooooooooooooooooooocoooooooooooocaooooooa FORTIER & PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent .SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER Me HENRI PREVOST Téléphones : 258 - 201 - 35 /iVDIAÎ LEGAULT & LEGAULT AVOCATS et PROCUREURS L.-L LEOAULT.K.C FERNAND IXOAULT.B A., LLB TéL 60 295 rue Main LACHUTE La Fée des Fleurs revient au micro de Radio-Canada les lundi, mercredi et vendredi, à cinq heures et demie du soir, avec des contes, des concours, des conseils aux enfants sages et moins sages.Cette tribune dirigée par Mlle Marcelle Gauvreau, professeur aux Jardins Botaniques, est destinée aux tout petits.Cette Initiative de Radio-Canada a été fort appréciée des mamans qui n'ont pas toujours sous la main le livre de contes aussi indispensable que le Jouet, parfois sinon plus.* * * ROMEO ET JULIETTE, DE GOUNOD, A L’AFFICHE DE RADIO-CANADA Le dimanche 8 août, à 7 h.30 p.m.La musique des H, M.Canadian Grenadier Guards, à son concert du dimanche.8, à 7 h.30 du soir, à Radio-Canada, exécutera une marche de Harry Ralton, intitulée "Alt for Norge", (Tous pour la Norvège), marche composée en l’honneur du roi Haakon, à l’occasion de son 70ième anniversaire de naissance.Elle jouera également une marche "Mon Héro".du Soldat de Chocolat, d'Oscar Strauss.l'Ouverture Orphée.d'Oflenbach.Scenes from the Sierras, de David Bonnett et Army of the Nile, de Kenneth Alford.Comme on le constate, le capitaine J.-J.Gagnier.D.M., varie les j genres.Il inscrit à ses programmes à la fois des oeuvres classiques et semi-classiques et des airs populaires, marches, valses, etc.Les oeuvres classiques jouées ici, sont des adaptations dont les critiques se plaisent à reconnaître les qualités.Les "arrangeurs", on l’a constaté, sont des gens d'un sûr métier.* ?* GUY DE MONFASSANT Alary Henderson et Jacques Gérard dans les principaux rôles — Jean Beaudet, chef d'orchestre — Gounod, compositeur typiquement français.— Le 9 août.Roméo et Juliette, de Gounod, que ies artistes lyriques de Radio-Ca-naaa chanteront le lundi, 9 août, à neuf heures, est une adaptation du livret de Jules Barbier et de Michel Carré, d’après la pièce de Shakes peare.Comme on l'a dit précédemment, l'adaptation radiophonique est un résumé de l'oeuvre mais présenté dans un ordre qui permet à l'auditeur de tout suivre sans ne rien perdre de l'intrigue.On y retrouve les principales scènes avec, naturellement, les airs les plus connus.Les interprètes principaux seront Mary Henderson, soprano (Juliette), Jacques Gérard, ténor du Metropolitan Opera (Roméo).Les autres interprètes seront : Viviane Vallé, Lionel Daunais, David Rochette et Arthur Messier.Jean Beaudet dirigera.QUY LEOAULT.B A .U.B 10 ouest, rue Saint-Jacques MA.3866 — Montréal Paul Larose, B.A^LLJ, AVOCAT 84, rue Blalnville SAINTE-THERESE Téléphone 230 Résidence 185 MARIO BE AV DR Y B.A., LL.M.Avocat et Procureur STE-AGATHE-DES-MONTS VDCAT GASTON GIBEAULT AVOCAT de BOURA88A A GIBEAULT Tél.60 — 5, rne Préfontaf*.2 SAINTE-AGATHE-DES-MONTS CLAUDE PREVOST Substitut du Procureur général «district de Montréal) REVOIT ROBERT OUT ROBERT Prévost, Robert & Robert AVOCATS Si PROCUREURS Edifice Transportation, Ch.202, 132 ouest, rue S.-Jacques PL.5069 RESIDENCE TéL 1 RUE 8T.LOUIS TERREBONNE Lucien Bourbonnais Résidence : 159, Tour du Lac Tél.374 Bureau : 43, S.-Vincent Tél.217 fN4^TAir>l Bureau Edifice ••Thémis*' Chambre Alt 10, S.-Jacques O.Montréal Tél.LA.7268-7269 J.-MARC VERMETTE NOTAIRE Saint-Janvier Co.Terrebonne TéL 622 - 22 LOUIS NICOLAS ARCHITECTE 130, rue MELANÇON TéL 510 SAINT-JEROME Qu’ils fabriquent du papier ou des explosifs, les ouvriers de l'industrie canadienne de la pulpe et du papier accomplissent un travail de guerre essentiel.Aujourd'hui, la hache du bûcheron et la machine il fabriquer le papier sont des outils essentiels à la guerre.LES LETTRES; JOURNAUX ET MAGAZII PAYS PROCURENT À NOS SOLDATS LA MEILLEURE DISTRACTION, LE SUPPORT MORAL LE PLUS EFFICACE.LES NOUVELLES DU FAYS SONT TOUJOURS REÇUES AVEC JOIE, DEPUIS LE DÉBUT DE LA GUERRE, DES MILLIONS DE JOURNAUX ET MAGAZINES ONT ÉTÉ RECUEILLIS POUR LES SOLDATS DE TOUTES ARMES.CE SONT DES PRODUITS DE LA FORÊT.-t,osu ici îosUVRfi ^VlâCMWt 4 ¦ 1 je ÿ>tur ff 2/INDUSTRIE CANADIENNE de ia Pulpe et du Papier ,7, IMMEUBLE SUN LIFE MONTREAL Le dimanche 8 août, à 9 h.du soir François Rozet, artiste dramatique, à son émission du dimanche, 8 août, à 9 heures du soir, à Radio-Canada, lira une page de Guy de Monpassant, "Mlle Perle".* * * LA SONATE Le dimanche 8, à 1 h.30 p.m.Jean de Rimanoczy, violoniste et Leon Pommers.pianiste, revien dront au micro de Radio-Canada le dimanche 8, à 1 h.30, au concert consacré à la sonate.Cette fois, nos deux artistes interpréteront la Sonate no 7, de Beethoven.C'est un relais de Vancouver.* * ?'ûmmm1 Le lieutenant-colonel Jean Du-charnic, E.D., 48 ans, de Montréal, dont le quartier général de la Défense nationale vient d’annoncer la nomination comme officier d’état-major de première classe et instructeur en chef de langue française à l’école des officiers de BrockvUle (Ont.).Vétéran de la Grande Guerre, le colonel Ducharme servit durant 22 mois outre-mer avec les Fusiliers Mont-Royal durant la guerre actuelle.H était commandant du centre no 42 de Joliette jusqu'à sa nomination à Brockville (Photo Armée canadienne) Pensées La politesse de l’esprit consiste à penser des choses honnêtes et délicates.La Rochefoucauld * * * "L’espérance est un emprunt fait au bonheur.” Rivarol sccooocoecoscoocooeosoooco Examen de la vue Lunettes 304 S.-Georges S.-Jérôme AVOCAT — BARRISTER 10 OUEST, RUE ST.JACQUES SUITE - IMMEUBLE THEMIS PL.te.u 5741* I ISIISII Tél.500 André Racine, O.O.D.SPECIALISTE POUR LA VUE Tous les jours de 9 h.a.m.à 6 p.m.Le soir sur appointement Téléphone 626 PETITES ANNONCES Maison à louer, h Tendre, meubles usagés, demande d'emploi, objet» perdu», etc., etc.TARIF ?tout le mol.minimum 40c.ou S insertion» pour $1.00.A VENDRE Maison de deux logements — Grand terrain — Rue Saint-Louis — Aubaine pour prompt acheteur — S3.000.00.S'adresser à Rodrigue Maher — 266, rue Lebeau.S.-Jérôme.* * * TERRE A VENDRE Terre de 60 arpents à vendre à Sainte-Sophia, 4 milles de Saint-Jérôme.S'adresser à André Gué-nette de Sainte-Sophie, tél.92J2.197 * * * A VENDRE A Saint-Jérôme, rue Laviolette, propriété de trois logements, très moderne.Conditions faciles.S'adresser à : 295, rue Laviolette.201 » * * MAISON AVENDRE Au village Saint-Antoine, près de Saint-Jcrôme.— Grand terrain — Cinq pièces — Aubaine à prompt acheteur — S'adresser à Jules-Edouard Paquin, Saint - Antoine, près Saint-Jérôme.Dr.Jules Pagé CHIRURGIEN - DENTISTE Ex-interne à Forsyth, BostoD 310, rue SAINT-GEORGES SAINT-JEROME Armand Parent COMPTABLE-VERIFICATEUR Autorisé de la Commission Municipale de Québec CLASSE “A” Rés.: 389, boulevard Alclançon Bureau : 500, avenue du Palais S AIN'T-JEROME Lorenzo Bélanger, CP.A.Comptable public licencié Expert en impôts sur le revenu et taxe de vente 630 ouest, DORCHESTER MONTREAL "CORRESPONDANCE” Pour trouver votre idéal 7.Vous marier 7 vous distraire, faire des connaissances, etc., faites partie de notre club et abonnez-vous au Carnet Social, S1.00 par année.Ecrivez pour détails et listes des membres au CLUB NATIONAL DE CORRESPONDANCE, Casier Postal, 1722, DL'ITS ENRG, 351, Blvd Charest, QUEBEC.187 » * * MANQUEZ-VOUS DE SUCRE MENAGERES employez “SUCRI-NE”, Je préféré des substituts de sucre.(500 fois plus sucré).LIQUIDE! Prêt à être employé.Agréable au goût.Une bouteille équivaut comme sucrant à 20 livres de sucre.Sert pour le thé, café, lait, cacao, limonade, aussi dans gâteaux, pâtisseries, desserts, etc.(Sur demande et 10 cents, envoyons gros échantillon avec mode d’emploi).Marchands ou agents demandés dans tout le Canada.Bon profit pour vendeurs actifs.Avons à Québec la marchandise (gros et détail) pour livraison immédiate.Satisfaction assurée.Elinballagc soigné.livraison rapide.MLALLE PAYEE.Prix de détail, bouteille de deux onces : (1-S0.75) (6-S4.25) (12-S8.00).Adressez vos commandes avec bon ou mandat à : LES BONS PRO- Québec.190 ft & £ & ft & # & ft &¦ C.-A.LORRAIN & Fils ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos Buick — Pontiac — Chevrolet — Oldsmobile 45 & 45 Tél.No 58 — Saint-Jérôme Bureau existant depuis 40 ans ATTENTION l Nous achèterons comptant les tricycles et les bicyclettes d'enfants.Si vous en avez un à vendre téléphonez à Tél.54.Nous irons le voir et l'évaluerons.La Ferronnerie A.Langlois Liée 5039 rue Saint-Georges Téi, 54 Saint-J ér tinte Page six L'AVENIR DU NORD Saint-Jêrfimc, le 6' août 1943 St.r.~i.wiiNE3»p=g^afci æss&èsàs&rsi — Nouvelles du comté de Terrebonne l'honorable Hector Verrier Vendredi, le 30 juillet, le Secrétaire de la Province était à son bureau de Montréal, recevant de nombreux visiteurs.Sa medi, en compagnie de Monsieur J.-M.Vermette, notaire de St Janvier, il visitait la région de St-Jovite pour se rendre ensuite à Ste-Agathe où il passait la journée de dimanche.Lundi, le ministre était à son bureau de Montréal, assistant dans la soi rée, à St-Jérôme.à un dîner offert par les dentistes du comté à l’occasion d’une campagne d’hygiène dentaire qui débutait le soir même.Il était accom pagné de Monsieur Lionel Ber trand, député de Terrebonne aux Communes.Mardi et mer credi, nous le retrouvions à Québec assistant à des réunions du Conseil des ministres et jeudi, il passait la journée à son bureau de Montréal.Colonne paroissiale Xaissanees CHARBONNEAU — A M et Mme Rosaire Charbomteau i Simonne Saint-Jean i.une fllle, née îe 27 juillet et baptisée le lendemain M.-Simone-Aurore.Parrain et marraine.M.et Mme Henri Char-bonneau.WARRILOW — A M.et Mme N'erin-ge Warrilow ¦ Pearl Labadie', un fils, né et baptisé le 28 Juillet J-René-Neringe-Gaylord Parrain et marraine, René Labadie et Béa trice Désautels.CHARTRAND — A M et Mme Geor ges Chartrand (Marie-Louise Dauphin», un fils, né et baptisé le 28 juillet, J -Henri-François.Parrain et marraine.Henri Villeneuve et Germaine Beauchamp.LEPAGE — A M.et Mme Marcel Lepage 'Madeleine Locas>, un fils, né le 29 juillet et baptisé le 30.J.-Femand-Jean-Marc-Serge.Par rain et marraine.M.et Mme Fernand Lepage.COTE — A M.et Mme Réal Côté (Lucie Chartrand'.un fiis.né le 25 Juillet et baptisé le 31.J -Réal-Conrad-Normand.Parrain et marraine, M.et Mme Noël Proulx.McGREGOR — A M.et Mme John McGregor 'Laurette Bigras >.une fille, née le 21 juillet et baptisée le 1er août.Mary-Elizabeth-Thérèse-Lorraine.Parrain.J.-Stewart Nell, de Almonte, Ont., représenté par William-Edward Ryan; marraine.Kathleen Anne McGregor.GAUTHIER — A M.et Mine Gérard Gauthier 'Laurette Meilleure', une fille, née le 31 juillet et baptisée le 1er août.M.-Victoire-Thé-rèse.Parrain.Victor Meilleur .marraine, Thérèse Meilleur.DUCHESNE — A M.et Mme Paul Duchesne (Gabrielle Dumoulin».• un fils, né le 19 juillet et baptisé le 1er août, J.-Andre-Robert.Parrain et marraine, M.et Mme Robert Saint-Laurent.LAMOUREUX — A M.et Mme Rodrigue Lamoureux 1 Rose-Alma Charbonneau ».un fils, né le 1er août et baptisé le 2, J.-Aldéric-Maurice.Parrain et marraine.M.et Mme Aldéric Forget.PARENT — A M.et Mme Adrien Parent ' Marie-Rose Maisonneuve), un fils, né le 1er août et baptisé le 2, J.-Alphonse-Pierre Parrain et marrame, M.et Mme Alphonse Maisonneuve.BINETTE — o.M.et Mme Paul Binette 'Alice Craig», une fille, née le 29 juillet et baptisée le 3 août.M.-Gabrielle-Alice-Lise Parrain et marraine, M.et Mme Mathieu Binette.Proclamation Proclamation du maire de Saint Jérôme pour recommander la campagne d'hygiène dentaire du comité du district de Saint-Jérôme de la commission d'hygiène dentaire du College des chirurgiens-dentistes de la province de Québec.A Saint-Jérôme, la population comprend tout l'intérêt qu'il y a de répandre les connaissances médicales usuelles pour protéger la santé dans nos familles.La santé est un bien essentiel pour chaque citoyen; elle est plus importante que n'importe quel autre bien matériel.Pour cette raison, le conseil municipal attache une toute première importance aux campagnes faites pour promouvoir l'hygiène de laquelle découle la santé publique.L’hygiène de la bouche est à la base de la croissance saine de nos enfants et du maintien de la bonne santé de nos adultes.C'est pourquoi il importe de la promouvoir le plus possible.On néglige assez souvent de suivre les règles essentielles de l’hygiène dentaire chez nous comme un peu partout ailleurs ; il en résulte pour beaucoup des nôtres des troubles multiples susceptibles d'amoindrir et même de ruiner la santé des individus.Il importe donc de connaître ces règles et la campagne d hygiene dentaire qui s'ouvrira la semaine commençant le dimanche 8 août, est faite précisément pour vulgariser ces connaissances élémentaires.J'appuie donc cette campagne ;:ans réserve et je demande à notre bonne population de bien vouloir en suivre attentivement les diverses manifestations.Il ne peut qu’en résulter un profit considérable pour toutes nos familles de Samt-Jerôme.Je félicité les chirurgiens-dentistes du district de Saint-Jérôme de leur louable initiative et nous faisons les voeux les plus ardents pour que leur campagne ait tout le succès qu’elle mérite.Je suis convaincu qu elle obtiendra ce succès car elle sera appuyée par nos autorités religieuses, militaires et civiles, par nos journaux locaux.' par nos grandes sociétés d'action publique.En conséquence, je proclame la semaine du S au 15 août semaine de promotion de l'hygiène dentaire pour la ville de Saint-Jérôme, en invitant tous les citoyens à l’observer comme telle en aidant à la dissémination des conseils qui leur seront donnés pendant cette période par les personnes très compétentes qui se sont chargées de l'organiser.Alf.CHERRIER, maire de la ville de S.-Jérôme.fri nouveau Svopriétaire à la m armaeie f.«ndry Monsieur Wilfrid Prud'homme, qui depuis treize ans.occupait le poste de gérant à la pharmacie ! rurgien-dentiste de Saint-Jérôme, uu Landry, succursale de Saint-Jérô- j diner qui marquait l'inauguration of-mt, en est le propriétaire depuis le j Itelelle de lu campagne de propagan-debut du mois d'août.j de en faveur de l'hygiène dentaire.l'hyyiéae dentaire Nous publions ici quelques extraits de la très intéressante allocution prononcée lundi soir dernier par le Docteur Charles Contant, chi- C’est une nouvelle qu'accueillera avec Joie la population jérômienne.assurée de trouver à cette pharmacie locale, l'accueil si bienveillant de son nouveau propriétaire ci les Le manque d'espace nous contraint, bien à regret, à tronquer ce texte si Important pourtant."La réunion de ce soir a pour but de permettre aux chirurgiens-dentis- services empressés du personnel | tes ot en particulier au président du expérimenté qui seconde monsieur | comité du district de Terrebonne.Prud'homme dans sa tâche.Monsieur Wilfrid Prud'homme est un pharmacien de grande expé I d'expliquer les raisons de cette cam' pagne d'une semaine organisée du S au 15 août prochain et d'exposer aux Hence et sa probité en affaires est autorilés religieuses, militaires et ci- proverbiale.Après quatre années au service de la pharmacie Lecours et Lanctôt, coin Saint-Denis et Sainte-Catherine, à Montréal, il fut gérant de la pharmacie, sise au coin des rues Amherst et Sainte-Catherine.En 1930, il fondait la succursale jérômienne de la pharmacie viles du district ainsi qu'aux différentes personnalités qui honorent de leur présence cette réunion amicale, ce en quoi consistera cette campagne.'' “Ce souper n'a aucun caractère de cérémonie.11 vise surtout à créer entre les chirurgiens-dentistes et _ - , ._ .leurs invités des courants de sympa- Oscar Landry, de Joliette ; et par; ., ,., , thie, des liens de bonne amitié et ses efforts constants, sa cordialité et sa compétence, il fit un succès de ; l'entreprise qu'on lui avait confiée et dont il vient de se porter acquéreur.Nos chaleureuses félicitations a M.Wilfrid Prud'homme, avec nos meilleurs voeux de succès au nouveau propriétaire de la pharmacie Landry, dont il conserve le nom avec la renommée.Dét •ès Paiement, Dame Yve Ferdinand Le 31 juillet, est décédée Dame Vve Ferdinand Paiement, née Sophie Lorrain, à l'âge de 94 ans.Le service a été chanté le 2 août à 3 h.Brisson, Dame Auguste A l'âge de 30 ans, est décédée Dame Auguste Brisson, née Yvonne Lafleur, de Montréal, et a été inhumée ici le 2 août.Racine, Dame Vve Joseph Le 2 août, est décédée Dame Vve Joseph Racine, née Azilda Ouimet, à l'âge de 73 ans.Service 4 août, à 9 heures.Paradis, Joseph A Montréal, le 31 juillet, est décédé M.Joseph Paradis, à l'âge de 75 ans.Un libéra a été chanté ici , .le 4 août, à 11 heures.Inhumation i fesseur au collège Bourget, à Ri-au cimetière de cette paroisse.j gaud, aide au ministère durant le * * * mois d’août.Donné sous mon seing et sous le sceau de la ville de Saint-Jérôme, dans son hôtel de ville, ce 2ème jour du mois d'août de l’an mil neuf cent quarante-trois.* * * Une proclamation identique a été émise par le maire Roméo Marier, de Sainte-Thérèse,.et le maire Geo.Liboiron, de Sainte-Agathe.Mariages Chambre de Commerce de Saint-J érâm e Un diner-causerie intime organisé par la Chambre de commerce de Saint-Jérôme, eut lieu à l'hôtel Lapointe, jeudi le 29 juillet.M.Préfontaine, surintendant régional.et M.Perry, officier conciliateur, étaient les conférenciers.Ces deux officiers du service national sélectif fournirent d'intéressants renseignements et répondirent aux problèmes posés par plusieurs hommes d'affaires et représentants d'industrie.Iliner-eaa sérié Lange vin—Foumei Samedi 7 août, à 7 30 heures, aura lieu le mariage de Adrien Langevin, fils de feu Osias Langevin et de Mme O.Langevin, avec Yvette Four-nel, filie de feu J.-Aimé Foumei et de Mme J.-A.Fournel.Legault—Davignon Samedi 7 août, à 8 heures, aura lieu le mariage de Maurice Legault, fils de M.et Mme Aldège Legault, d'Huberdeau.avec Thérèse Davignon, fille de M.et Mme Phllias Davignon Vaudry—Bel Isle Le samedi 7 août, â 8.30 heures, aura lieu le mariage de Edouard Vaudry, fils de M.et Mme Raoul Vaudry, avec Claire Bélisle, fille de M.et Mme Hilaire Bélisle.Hurtubi.se—Dion Le lundi 9 août, à 9 heures a.m., aura iieu le mariage de Rodolphe Hurtubise, fils de M.et Mme Val-more Hurtubise.décédés, avec Marie-Ange Dion, fille de M.et Mme Camille Dion.* * * Aide au ministère Le P.Lionel Lefebvre, c.s.v„ pro- PHARMACIE OSCAR LANDRY Wilfrid Prud'homme, gérant et successeur Pharmacien La pharmacie la mieux assortie du district Ordonnances de Messieurs les Médecins remplies avec soin Chocolats Laura Secord Produits Rexall Service rapide de deux messagers Téléphone»* : 5.ill et Voisin du marché /ïiihè'rtrisnriiMrSfrtfaîir/iïir/sva Lundi dernier.2 août avait lieu au Chalet du Club de Golf de Saint-Jérôme la première manifestation de la campagne de propagande et d édu cation dune semaine en faveur de l'hygiène dentaire.Cette manifestation comportait en un diner-causerie à laquelle assistaient, outre les chirurgiens-dentistes du district de St-Jérôme, l'honorable député et mi nistre M.Hector Perrier accompagné du député fédéral M.Lionel Bertrand ainsi que nombre de personna lités religieuses civiles et militaires.Ce souper avait pour but d'ériger les bases d'une semaine d'hygiène dentaire qui aura lieu dans le comté de Terrebonne du 8 au 15 août.Le Dr Charles Contant présidait et exposa le programme de la cam pagne.Il présenta les orateurs.On trouvera un résumé de son exposé dans une autre colonne.Le Dr Armand Fortier, président du Collège des chirurgiens-dentistes de la province de Québec félicita les organisateurs ainsi que l'hon.M Perrier pour son aide.II démontra que la carie dentaire fait de terribles ravages.Il assura ses confrères qu'ils peuvent compter sur son en-* couragcment.Le Dr Breault.président de la Commission d'hygiène dentaire de la province de Québec prit la parole à son tour.Il adressa des remerciements au comité de Saint-Jérôme et des félicitations à l'hon.Hector Perrier pour son dévouement à la cause dentaire.Par l'assistance de ce soir, dit-il, jamais la cause de l'hygiène dentaire n’aura de si bons avocats.Adressèrent aussi la parole: l'hon Hector Perrier, M.Lionel Bertrand, Mgr J.-B.Bazinet, le chanoine Emile Dubois, le Dr Alfred Cherrier, le Dr Rosaire Lapointe et le major Mac-Kay.Assistaient aussi a ce souper: le chanoine Edmond Lacroix, curé de Sainte-Thérèse, le chanoine Philippe Chartrand, supérieur du séminaire de Sainte-Thérèse.M.Cl.Liboiron, maire de Sainte-Agathe, M.R Marier, maire de Sainte-Thérèse, MM.A.La-plante, A.Duval, J.-R.Brais, A.Dionhe, .1.Pagé.P Liboiron, Y Bou-dreault, L.Dugal et B.Rochon de Saint-Jérôrne; MM.P.Quidoz, J.-L.Desjardins, C.Lamarche, H.Des-chambault, J.Trude! et L.-R.Roy, de Sainte-Thérèse; MM.1 -A Laçasse, J.-V.Charbonneau et G.Le-fort de Sainte-Agathe; .1-0 Lapointe.de Saint-Sauveur: G.Limoges, de Sainte-Anne des Plaines et M.N.-P.Gagnon de Satnt-Jovite.On remarquait aussi : MM.J.-P.Rolland, P.-A.Castonguay, président de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme, A.Desjardins, président de la Chambre des Commerce de Sainte-Thérèse, E.Waddell et G.Vanler, respectivement grands-chevaliers des Conseils dOB Chevaliers de Colomb de Saint-Jérôme et Sainte-Agathe, et le capt.Serge Kourov du camp militaire de St-Jérôme, J.-P.Beaucage et B, Gareau, représentants des jour, naux locaux.par leur intermédiaire à tous, surtout par le canal des journaux locaux, de créer une opinion favorable à la cause de l'hygiène dentaire dans tout le district de Terrebonne et en par ticulier dans les villes de Saint-Jérôme, Sainte-Agathe et Sainte-Thérèse.” "Les raisons de la campagne se trouvent dans les constatations faites à la suite de maints travaux stu tistiques, â la suite de l'examen des dents chez un grand nombre d éco liers et aussi de l'examen des re.crues en temps de guerre.Ces constatations démontrent une déficience certaine et indéniable de la santé des dents dans toute la population de la province de Québec, urbaine et rurale.” "Le Docteur Harry Thompson conférencier très averti disait devant le Rotary Club â Montréal que 90 pour cent des bouches de la popula tion du Québec contiennent des cas de carie, sont dans un état très mauvais et vraiment déplorable" “Non seulement la profession dentaire l’affirme mais le corps médical tout entier dit qu'il y a iieu de tou te urgence de remédier à cet état de choses.Il faut pour cela, apprendre aux adultes, aux parents, l'importance de la santé des dents, la nécessité de l'hygiène dentaire qui se compose de quatre éléments essentiels à savoir: une bonne nutrition, c'est à-dire une nourriture appropriée; l'exercice absolument nécessaire à donner aux dents, par la mastication d'aliments durs et croustillants, les soins indispensables de propreté de la bouche par le brossage des dents matin et soir, après chaque repas quand la chose est possible ainsi que le rinçage fréquent de la bouche, et enfin les visites périodiques au dentiste au moins deux fois l'an, très régulièrement.” Puis le Docteur Contant souligne les divers modes d'éducation qui seront mis en branle: journaux, radio, conférences, réunions amicales, etc.II ajoute que les chirurgiens-dentistes comptent non seulement sur la collaboration des journaux du corn té.mais aussi sur celle de tous les citoyens bien pensants qui ont à coeur de voir la génération montante forte, vigoureuse, heureuse parce qu'elle jouira d'une excellente santé Et Dieu sait jusqu'à quel point les mauvaises conditions dentaires préjudicient à la santé.Parlant de coopération, le Docteur Contant dit: "Son Honneur le maire Cherrier de Saint-Jérôme a bien voulu signer une proclamation de la ville appuyant sans réserve cette campagne et les chirurgiens-dentistes lui en expriment toute leur gratitude.” Le Comité du district de Terrebonne de la Commission d'Hygiène dentaire de la province se permet d'espérer que dimanche 8 août messieurs les curés des paroisses de Saint-Jérôme, Sainte-Agathe et Sainte-Thérèse voudront bien consentir, ati cours de leur prone à dire à leurs paroissiens ce qu'ils pensent le la campagne d'hygiène dentaire, de ges raisons, de ses buts et de son Importance.Le Comité veut croire également qu'ils permettront la distribution aux portes des églises, à la sortie des messes du dimanche 8 août, d'un dépliant traitant de l'hygiène de la bouche.” Le Docteur Contant trace ensuite le programme qu'entend suivre la Commission au cours de cette campagne.L'attention de la population sera soutenue par les banderoles sur les routes et dans les villes et villages, par des vitrines gracieusement mises à la disposition par des marchands locaux et qui seront spécialement aménagées et décorées à cette fin, par une émission radiophonique qui aura lieu à neuf heures, lundi le 9 août prochain au Poste C.K.A.C.Au cours de cette émission on entendra l'Hon.Hector Perrier, secrétaire provincial qui parlera en faveur de l'hygiène en général.Il sera présenté par le Docteur Contant.Le Docteur Contant termine son allocution par ces mots: "Les chirurgiens-dentistes du district de Saint-Jérôme, la Commln-slon d'Hygiène dentaire du Collège des chirurgiens-dentistes de la Province de Québec, les gouverneurs eux-mémes du Collège, en un mot la profession dentaire toute entière A Saint-Hippolyte Notre représentant a eu le plaisir de converser durant quelques minutes avec le si charmant et hospl taller maire de Saint-Hippolyte, Monsieur Arthur Gohier.Ce dernier est on ne peut plus humble et il est difficile ae l'induire à s'arroger le mérite de la bonne administration de son village.Il attribue les excellentes circonstances dans lesquelles se trouve Saint-Hippolyte au Don esprit et à la compréhension de tous les citoyens, et donne credit a ses collègues du Conseil pour la bonne administration de la municipalité.Monsieur Gohier declare que la saison touristique est on ne peut meilleure.Las auberges, estaminets, hôtels situes a Salnt-Uip-polyte même ou autour des lacs avoisinants regorgent de visiteurs.Tout y respire la gaiete et le contentement.Ce coin des Laurentldes vaut la peine d'etre visite, mais ies touristes doivent au préalable s'assurer qu'ils y trouveront un gîte.S ils ne peuvent avoir refuge uans quelqu hotel, ce ne sera certes pas uu au manque ci hospitalité, mais bien a la carence d'espace.Happort du Chef de Colice FEU Au cours du mois de juillet 1943.ia brigade des Incendies a répondu a 10 appels, dont deux au Centre d'Entrainement no 44, 3 commencements d'incendie.1 jet d’eau, 400 pieds de boyaux, 2 extincteurs, et 24 pieds d'échelles ont été utilisés.Les dommages causés par ces feux se totalisent à $567.75, en partie couvertes par les assurances.A date nous avons reçu pour l'organisation du C.R.C.à Saint-Jérôme, 3 pompes à gazoline de 150 galions chacune, 6,000 pieds de boyaux 1 ' 30 casques d acier, d autres articles doivent nous être expédiés sous peu L'essai de !a pompe à Incendie a été fait une fois; elle a bien fonc-tonné.POUCE Au jours du mois de juillet 1943, 40 plaintes différentes ont été enregistrées.Les constables ont répondu à 92 appels de service.Douze personnes ont été abritées au Poste de Police et S repas ont été donnés.Onze personnes ont été arrêtées par les constables pour contrevention aux règlements municipaux, et au code criminel.Quatorze personnes ont été tradui tes devant le Recorder, dont 4 pour contrevention au règlement 197 N.S, articles 10 et 19, 2 pour contrevention au règlement 359 N.S.et enfin 8 pour contrevention nu code criminel article 238.De ce nombre il personnes ont été condamnées à l'amende ou à la pri son.3 doivent subir leur procès lun-dit le 9 août 1943.La valeur des marchandises volées au cours du mois se chiffre à $175.50 et la valeur des marchandises retrouvées à $400.00.Six bicyclettes ont été volées et 3 ont été retrouvées et remises à leurs propriétaires.A date il n'y a que 80 bicyclettes d'enregistrées.Une tentative de vol de pneus dans un garage de la ville de Saint-Jérôme, d’une valeur de $1.000.00 a échouée, grâce à l'intervention des constables.Quatre jeunes gens étrangers à la ville de Saint-Jérôme, ont été interrogés à la suite de cette tentative de vol, faute de preuve, Is furent libérés.Deux enfants égarés ont été retracés et conduits chez leurs parents.Un indigent a été conduit dans un hôpital de Montréal avec la voiture du département.Au cours du mois, nous avons enregistré 1 accidents d'automobile, et une de voiture; 4 personnes ont été blessées légèrement.Trois défectuosités ont été constatées dans les rues de la ville; avis a été donné au contremaître de la ville.Quarante-trois lampes de rues ne faisant pas de lumière ont été rapportées par les constables de nuit.Avis a été donné à la Gatineau Electric.Co.SALLE OU POSTE La salle du poste a été louée une fols au cours du mois, la somme de $10.00 a été remise au trésorier delà ville.Mareel Cortie .un autre héros Des rangs de la foule vient de se hisser en pleine lumière, pur son courage et son profond sens du de voir, un autre de nos gars de Sainte Agathe-des-Monts Le sergent Mar cel Lurtle, qui a depuis longtemps ses ailes et les a mis au service de la plus noble cause, est rapport disparu, il fut vu pour la dernièr fois alors que survolant l'Allemagne, 41 faisait pleuvoir la mitraille sur les hordes qui menaçaient In sécurité des nations qui logent à l’enseigne d la liberté.Marcel Lortie est le fils de M.Pierre-Emile Lortie.figure sympathique de nos régions lauren tiennes dont la nombreuse famille neuf garçons et trois filles, habite à Sainte-Agathe.Pierre Lortie n'a pas sous ies armes que celui qui s'est déjà Illustré Jean, un autre fils, fait son service à Petawawa e Gérard est dans le C.O.T.C.11 n'est pas exagéré de dire que d'autre garçons de Pierre sont prêts à matcher dans les sentiers tracés par Marcel, Jean et Gérard.Le che fils de la famille Lortie est disparu Nous nous associons à la peine pro fonde que cause cette disparition Mais dans l'espoir, cette belle héroïque famille doit puiser le ré confort et la consolation U se peut fort bien que l'aurore se lève bien tôt du jour ou père, mère, frères e soeurs apprendront que Marcel est encore plein de vie, ardent à retour ner au combat et avide de les presser tous à nouveau sur son coeur de héros.1 Terrebonne Un groupe de citoyens en vue de la ville de Terrebonne, déterminés à procurer à la population de saines iistractions, ont pris 1 Initiative d'un merveilleux mouvement.Chaque semaine.un concours d'amateurs est organisé où les talents locaux comme ceux du dehors peuvent se mettre en pleine lumière La première représentation du genre a eu lieu la semaine dernière et notre informateur nous apprend que de telles soirées se tiendront chaque semaine L'initiative vaut la peine d'être sou lignée, idem de vérité est l'axiôme qui veut qu'il n'y "ait point de sot métier".Chacun doit évoluer duns sa sphère, mettant à contribution les talents dont l'a doté la Providence.Or, en plus de procurer à lu masse une occasion de se distraire honnêtement et fort agréablement, ces soirées d'amateurs permettent aux talents cachés de se faire valoir.Plusieurs amateurs sont sus ceptibles d'y trouver une voie, un moyen à mettre en branie pour gagner légitimement leur pain.Nos félicitations sont acquises aux animateurs de ces soirées.1 Saint-J ovit e Nous sommes informés qu'il est fort probable qu'à la suite d'entre vues que certains citoyens de Saint-Jovite ont eues avec l'honorable Hector Perrier, secrétaire de la Province et député de Terrebonne à la législature provinciale, le chemin qui côtoie le Lac Maskinongé soit com piété cette année.Le projet est à l'étude et nul doute que les citoyens de Saint-Jovite applaudiraient à une telle décision.L'Avenir du Nord sera heureux de les tenir au courant des décisions qui seront prises à brève échéance.It4*nrtés par an taxi remercient de tout coeur les autorités religieuses, militaires et civiles, les dirigeants des grandes sociétés d'intérêt général, et particulièrement l'Hon.Hector Perrier et M.Lionel Bertrand, député fédéral, tous deux présidents d’honneur conjoints de la campagne, de l'appui si généreux et si bienveillant qu'ils lui ont donné.Ils expriment aussi toute leur gratitude aux Journaux locaux, aux propriétaires de magasins qui ont mis des vitrines à leur disposition et tous ceux qui ont aidé ou qui aideront à la réalisation de la campagne par leur coopération si précieuse et »! nécessaire.” Tunérailles de Mme Philippe llural.en 1er mariaye Mme J.-A.Camhert Mesa es Les Révérendes Soeurs de la Providence.M.le curé Raoul Longpré, le docteur et Mme Gabriel Lamoert, M.et Mme U.-H.Grignon, Mile Fan-chette Lambert, la famille J.-E.Lambert, M.et Mme J.-R.Lamarche, M.et Mme Marcel Bernier, Mme P,-H.Longpré, M.Camille Longpré, M.et Mme Léo Brunet, Mlle Madeleine Longpré, Mme Pierre Simard, Mlle Claire Longpré, Mme Georges Deschamps, M.Hector Déry, M.Maurice Guimont, Mule A.Gutmont, M.et Mme Henry Grignon, Mlle Antoinette Kuucher, Mlle Marie-Paule Barré.Mlle Simone Poirier, M et Mme Georges Brlsebois, Mme Alphonse Ferron, M.le notaire et Mme J.-L.DesJardins, M.et Mme Henri Valois, Mlle Marguerite Côté.Mlle Marguerite Lemieux, La direction et les membres du Cercle des fermières de Sainte-Adèle, le personnel de la Banque Canadienne Nationale de Saint-Jérôme, M, et Mme Gaston Lacroix, Mme L de F.Georges, Mlle Alice Huot, Mine Flore Clmput, M.et Mme Guy MuufTette, M.et Mme Albert Tison, Mme Flore Blanchard, M.et Mme Paul-E.Dufresne, M.et Mme Gustave Carreau, Mlle Annette L&france, Mlle Marie-Thérèse l’aquin, M.et Mme Lorenzo Dutll, Mme I.Guérin et Mlle Claire Guérin, Mme Frédéric Paquette.Mme J -G Lambert.Bouquets spirituels Les religieuses «le Sainte-Anne de Sainte-Elizabeth, la iamille P -E.La-nioureux, M et Mme R-K.B«*rtrand.Télégrammes La famille J.-E.Lambert.M.et Mme René Grignon, Mme Françoise Gaudet Smet, Dr Paul Prévost, M.et Mine Claude Roby, M.et Mme Alphonse Grenier, Mlle Louisa Beauchamp.M et Mme J.-R.l’alardy, Dr Daniel Longpré, la famille J.-C.Naud, Dr François Laflèche Fleurs Dr et Mme Gabriel Lambert, M.André Lambert, Mme Roland For-gues.Mme C-H Grignon, Mlle Fan-chette Lambert.Mme Ludovic Dan-sereau.Mule René Grignon, M.et Mme Paul Smet.Mlle Justine Du-pré, Mlle Vie.Bouchard, Mme Alma Denys.Condoléances Mlle Germaine Turgeon, M.et Mme T-G Potter, M.et Mme Maurice Genest.Mlle McGlnty et les opératrices du Bell Téléphone, M.le curé Henri Arbour, les Soeurs de la Providence, école Saint-Georges.M et Mme J.-L.Aubert.M Jean-Paul Sabourin, Mme Sylvlo Lebel.M.Gaston Charest.Mlle Lise Vail-lancourt, M.Alfred Brunet, M.J.-Henri Poulin, Mme Louis Franeoeur, Mlle Marie Denys, M.et Mme Hector Charland.M.et Mme Hector Perrier, • Mme Germaine Grlgnon-Guévrcmont, M et Mme A.Aveline.Mme Margot Chauvin.Mme Léfer St-Jean et famille, M.et Mme Raymond Leclerc.Mme Jeanne Nyson, la famille R.Courchesne, M.et Mme J.-H.Beauchamp, M.et Mme Joseph Derepentigr.y.Mlle Marie-Thérèse de Maisonneuve, la famille Edmond Grignon, M et Mme A.Charbonneau, M.et Mme A.Nadeau, Mme René Grignon, Mlle Marguerite Desmarais En Sicile Sur la route Montréal-Sainte-Agathe, M.et Mine Paul Belle-rose, respectivement âgé de .'52 et 22 ans, 1913 rue Iberville, voyageaient en motocyclette lorsqu’à quelques milles de Piedmont ils furent heurtés par un taxi de cet endroit, conduit par M.Roméo Lafleur, de Saint-Sauveur-des-Monts.M.et Mme Bellerose ont été conduis par l’ambulance de Saint-Jérôme à l’hôpital Notre-Dame, de Montréal, et les autorités médicales de cette institution déclarent que M.Paul Bellerose souffre d’une commotion célébrale et de plaies contuses et que Mme Bellerose souffre également d’une commotion célébrale et d'une plaie profonde et pénétrante à la région frontale.J.-W.CYR Le rendez-vous des élégants MERCERIE ET CONFECTION pour homines et jeunes gens s Paletots • Habits sur mesure a Vêlements (le travail m Vêtements (le lollclte 314, Saint-Georges — Tél.448 — Saint-Jérôme •«8OS0O6909O9OBOiO5860OSCCC«06CO5COC©SCCO!'SCCCaO0eO0Or la- matelot (le 1ère classe Gaston Lavcrgne.20 ans, fils de Mme A.La vergue, de Mont-Tremblant, est 'un des marins canadiens qui out pris part au débarquement de la Sicile et dnnl le nom a etc particu-lièrcmenl mentionne dans les dépêches de la région méditerranéenne.Il est le frère (le Roger Laver-gnr, adjoint général au colonel II.DesKosicrs, sous-ministre de la Défense nationale.I/iine (lésés soeurs, Vfola-C.l-avcrgne, fait partie du W.K.C.N.S.et se trouve actuellement en service à Halifax.Photo de la Marine canadienne
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.