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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 20 août 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1943-08-20, Collections de BAnQ.

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I m 1897-1943 Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) .**•*•••' y?WafA .¦¦¦ ' ç CHENIER Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 34 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 20 AOUT 1943 La conférence de la victoire Depuis le 10 août, les regards de l'univers se tournent vers Québec, forteresse française d'Amérique; l’attention du monde se concentre sur le Canada, doyen du Commonwealth britannique, nation autonome d'Amérique, puissance Internationale de demain.Sur le cap Diamant, à la Citadelle, ce Gibraltar de l'Amérique, a lieu la sixième conférence historique entre les chefs des nattons unies, celle qui éclipse les précédentes en importance et en éclat, prélude probable de celle qui dictera aux vaincus les conditions de la paix future, et qui Jettera sur un sol ravagé et ensanglanté les bases d'une ère nouvelle susceptible de changer la face du monde, sinon la nature humaine.Du ChAteau Frontenac partira le mot d'ordre qui devra briser les chaînes de la France et du monde civilisé, comme en 1690 partit du Château Saint-Louis la flère réponse de Frontenac à l'assiégeant de Québec.Depuis quelque temps, la bouche de nos canons répond avec succès à l'ennemi.Le monde s'attend à une riposte décisive après la conférence de Québec.' On a déjà suggéré le Canada comme lieu de réunion de la conférence de paix.Quel que soit l'endroit de ces assises, dont la date se rapproene de plus en plus, l'histoire n'en inscrira pas moins le nom de Québec comme l'endroit de réunion de la conférence de la victoire.Les chefs politiques et militaires alliés auraient pu choisir Londres ou Washington ou quelqu'autre point du globe.Grâce â la force de per-puasion de Mackenzie King et au caractère international qu'il a toujours Imprimé A la politique canadienne tout en la dirigeant avec fermeté vers l’autonomie, ils ont compris que le Canada, lieu incomparable et indispensable entre l'Angleterre et les Etats-Unis, et dans une certaine me- CHANTS I.AURENTIENS #’« mord!.Il est dans l’histoire ancienne un lait admis, lectrices de TAvenir du Nord: la baleine avala Jonas.Mais si au contraire Jonas avait avalé la baleine, la lace de Jonas et du monde auraient changé.Nos lointains ancêtres du côté gauche n’ont malheureusement pas eu de service de presse pour nous montrer le précurseur des sous-marins emmanché de baleines.Mais notre siècle de cinés, de télés, de fadaises, se doit d'ériger une statue au jeune Egyptien — pas dans un panier, celui-là — gui vient de mourir à About Shekouk, haute Egypte, après avoir été mordu par un poisson infime qu'il avait avalé.Le médecin eût beau répéter les doses d'huile de cactus, la mort ht son oeuvre.La dépêche du Caire raconte la course affolée du garçonnet vers le ' village le plus rapproché.Rien d'é- sure, entre ces deux puissances et la France, était le pays tout désigné I tonnant qu'il ait fait de la vitesse.La vériié sur l'insiruciion Encore quelques heures et les portes de nos maisons d’éducation s'ouvriront à nouveau devant le flot d'écoliers et écolières anxieux de reprendre leurs activités scolaires.Déjà l'on note le retour dans les villes des familles qui s'étaient enfuies vers les campagnes, se soustrayant aux vagues de chaleur torride si déprimantes et difficiles à supporter dans les centres populeux, pour puiser dans la nature les éléments qui engendrent une facile récupération des forces.Toute une Jeunesse heureuse d'être ainsi favorisée du sort s'en est donné à coeur joie durant ces quelques mois et sauf un petit nombre chez qui se retrace une réelle carence le goût pour l’étude, tous reviennent avides de réintégrer les foyers de culture où Us entendent fourbir leurs armes pour l’avenir.Souhaitons que chacun aura su mettre â profit ce stage dans le libre et vaste espace pour en rapporter un renouveau de vie et d'ardeur.A l'endroit des autres moins heureux à qui un médiocre état de fortune n'a pas permis ce salutaire changement de milieu et d'atmosphère, formulons le voeu qu'ils auront au moins puisé dans l'oisiveté de ces quelques semaines l'état physique qui leur permettra de répondre à l'effort imposé par le3 prochains dix mois d'étude."Mens sana in corpore sano": axiôme plein de vérité.Si nos jeunes se sont prévalus, ainsi qu'ils eussent dû, des mois de vacances pour reconstituer leurs charpentes affaiblies, ils n’en seront que plus aptes à absorber et à assimiler des connaissances nouvelles.Tout permet de croire que cette année les inscriptions se feront plus nombreuses tant dans nos centres urbains que dans nos écoles rurales.Une raison maîtresse de cette recrudescence d’inscriptions sera bien l’existence de la loi promulguée par la législature au cours de sa dernière session et qui a pour effet de rendre la fréquentation scolaire obligatoire pour tous les enfants de six à quatorze ans.Soulignons pour la gouverne pour la tenue de tels pourparlers s'il avait une frétillante carpe dans , de quelques-uns qui s'entêtent à ne pas entendre, qu'en posant cet acte D'autre part, on aurait pu choisir Ottawa, capitale du pays.Toronto, les talons .forteresse du loyalisme britannique, Montréal, la métropole ou quel- Espérotis que l’autopsie nous révè-qu'autre ville importante et historique du Canada.On a préféré Québec./era à quelle famille appartenait le berceau de la civilisation occidentale en Amérique, où se sont déroulés ( poisson fatal.Pas une morue, car des événements décisifs pour la France.l'Angleterre, le Canada et même les Etats-Unis, On a choisi Québec, bastion avancé et inexpugnable des valeurs françaises en Amérique, pour dresser les plans de l'attaque ultime qui doit libérer la France et la réhabiliter.Naguère, le sort du Nouveau-Monde et de deux empires européens s'est Joué sur les champs de bataille de Québec et dans les capitales européennes.Aujourd’hui, l'avenir de la civilisation et du monde se décide sur les champs de bataille de quatre continents et dans la vieille cité de Champlain.Quelles évocations s'offrent à l'esprit des délégués! Dans un décor incomparable, loin du carnage, maîtres des destinées militaires et politiques d'une partie du globe travaillent à l'ombre des grandes figures de l'histoire canadienne qu’ils rejoignent dans le tourbillon des événements contemporains, tandis que les fils du Canada français et anglais, descendants des héros des Plaines d'Abraham, luttent côte à côte ou se préparent à l'assaut libérateur, au-delà des mers, et confondent leur héroïsme avec celui des assiégeants européens et américains de la "Forteresse Europe”.D'une portée mondiale immense, la conférence Je la victoire renferme une signification très élevée pour le Canada et la province de Québec.Notre pays franchit en ce moment l'une des étapes les plus importantes de son ascension vers le rang de puissance internationale que Mackenzie King n'a cessé de lui préparer depuis 1921.Soucieux de joindre la pratique â la théorie, le premier ministre du Canada a toujours appuyé ses déclarations de principe sur des faits concrets.Il a le don de présenter à la nation et au monde l'évolution du Canada dans un cadre somptueux qui la met en valeur.La visite royale de 1939, au crépuscule de l'entre-deux-guerres, a témoigné avec éclat de l'égalité des pays du Commonwealth avec la métropole de l'Empire, et affirmé avec autorité la suprématie du Canada parmi les nations britanniques.Quatre ans plus tard, au moment où le triomphe de la cause que nous défendons avec nos alliés s’annonce, à Québec, dans la capitale de la Nouvelle-France, se lève le rideau sur le premier acte de la scène mondiale où le Canada Jouera a l'avenir un rôle de premier plan.Douce consolation pour M.King, champion de l’autonomie et de l’évolution du Canada, qui reçoit la récompense de ses efforts persévérants.Sereine revanche aussi sur ses détracteurs colonialistes et nationalistes, pygmées qui ne peuvent suivre l'essor de leur pays en qui ils ne verront Jamais qu'un Ilot britannique perdu entre deux océans ou qu'une réserve latine coincée entre deux puissances anglo-saxonnes.Guillaume FREDERIC On chuchote que Cette semaine, l’honorahle Gcor-ge-A.Drew, chef progressiste-conservateur dont le parti vient de remporter la pnlme lors des élections d'Ontario, sera hissé au poste de Premier ministre de la province voisine.Los forces progressistes-conservatrices ne l’ont emporté que par une bien faible marge sur celles de la C.C.F.pilotées par M.JollITe.De fnit, le gouvernement formé par le col.Drew en sera un sans majorité, les C.C.F.et les libéraux groupant un plus grand nombre de députés que n'en comptera le gouvernement nouveau.L'enthousiasme est loin de régner à Toronto et légion sont ceux qui croient que le cabinet Drew sera éphémère.Il est fort possible que des la prochaine session, ce cabinet soit défait et qu’il y ait nouvel nppel au peuple.Qui vivra .le saura.?* * Et le sieur Maurice le Noblct Duplessis continue sa tournée qui n'a rien de triomphal.Il devient bizarre que l’cx-prcmicr ministre ne mesure point encore son impopularité et qu’il persiste à aller ainsi, par monts et par vaux, servir aux électeurs les mêmes rengaines et de ronflantes tirades sur la “valeur de l'élément canadicn-français.” Notre confrère “I,c Canada” avait raison de lui en faire un reproche et de l'inviter à mettre un frein à de tels propos.Nous Hnvons tous que les ressources intellectuelles, le désir de réussir et de prendre place parmi les nations cultivées ne manquent pus chcz-nous.Mais à l’instar de nos compatriotes anglais, ne vaudrait-il pns mieux moins insister sur ces qualités propres à notre groupe ethnique et les mettre plutôt plus Intensément à contribution ' pos puent, dans la lutte que nous livrons en vue de monter dans le domaine économique ?En brandissant ainsi qu’il le fait l'encensoir sous le nez de ceux dont il ne tente que de capter de nouveau la confiance, M.le Noblet Duplessis perd tout à fait son temps.Les trois années de "grande noirceur” ne sont pas encore oubliées ! cette dernière a depuis toujours loué les bancs de Terreneuve à fonds perdus, et ne va jamais vers les rives jadis baignant le beau corps de Cléopâtre.Une truite alors?Mais non, c'est une Canadienne.Un maskinongé non plus, à moins qu'il n'ait voulu imiter les soldats de Napoléon et contempler les Pyramides.Serait-ce un maquereau ?Encore moins.C'est un poisson d'eau salée et de grande ville.Voyons, naturalistes, à l'aide! Une raie?Peut-être.Un espadon?Jamais de la vie.Une chimère?la dépêche ne dit pas si la victime était poète.Une torpille?Le Nil est trop loin des Dardanelles.Une perche?Ho! là, là! Un homard?Mais non, cent fois non, ce crustacé ne fait pas mourir, loin de là.Une "barbotte"?Nos joueurs de Montréal s'en réservent la spécialité.Voilà un mystère à éclaircir.Mon copain Willie Chevalier pourrait admettre dans ses Commentaires de Londres qu'un espadon aurait pu causer des petits dégâts aux intestins.Maurice Huot m'affirme que la raie peut devenir encombrante dans l'oésophage.Le chasseur de la rédaction, toujours en courses, opine pour la torpille, alors que le sérieux Roland Gagné a une faiblesse pour le requin .Jusqu'ici l'enquête a prouvé hors de tout doute la mort du pêcheur.Et si l'on me demande mon humble opinion, je suis d'avis que le malheureux a, ni plus ni moins, avalé une anguille.Oui, une nerveuse anguille qui chatouilla les "inférieurs du pauvre bougre à le faire mourir de rire .législatif, l'autorité provinciale n'a pas voulu empiéter sur les prérogatives des parents, faire une incursion dans un domaine qui leur est propre: le soin de pourvoir à l'éducation et à l'instruction de leurs enfants.Elle a simplement manifesté de façon tangible sa sollicitude à l’égard des générations qui montent qu'elle veut voir s'élever dans le domaine culturel pour que plus tard, elles puissent occuper la place qui leur écherra dans la vie économique du pays.L'apathie et la lâcheté de certains parents qui n’avaient nul souci de l'avenir de leurs enfants peuvent aussi être cités comme facteurs inspirateurs de la loi nouvelle.Si les parents et les enfants se préparent aujourd'hui à la rentrée des classes, le Secrétaire de la province — qui est l'auteur de cette loi de fréquentation obligatoire — s’occupe activement à synchroniser les diverses pièces de l'organisme qui assurera une excellente application de la législation neuve.Il semble que l'instruction soit sur le point d'entrer dans une ère nouvelle.La jeunesse peut regarder l'avenir avec confiance et se préparer à prendre son élan vers les sommets.Adolphe N A NT EL Quoiqu'on dise celui qui “grinche” tous les soirs et qui trouve gîte dans les officines nationalistes de la rue Notre-Dame, le fait pour la vieille capitale d’avoir été choisie par les chefs des Nutions alliées comme site des importantes assises où s'élaborera probablement une stratégie qui assurera la poursuite des succès qui ont marqué les dernières semaines, jette du lustre sur toute la province de Québec — "qui était déjà sur la carte” — et dont l'intensive participation à l’effort de guerre du pays est aussi par le fait reconnue.A quels Journalistes le même scribe qui "grinche” voulalt-il faire allusion lorsqu'il dit qu’ils “ont perdu la carte" ?Scrait-ce à ceux qui nous sont venus d’un peu partout représenter les pays alliés ou à nos confrères du Canada ?Il est plus plausible de croire que cette carte fut perdue par le représentant de l’organe dont l'unique souci est de trouver mal conçu et mal exécuté, tout projet ou tout acte posé par Toujours le même grincheux fait des gorges chaudes des quelques fautes de langage qu'il impute à un orateur qui prit part à la campagne de Stanstead.Nous concédons que l'instruction ne soit pas le partage de tous.Mais l’éducation et le juge ment, — si les circonstances n’ont pas permis à un homme d’acquérir cette instruction qu’il désirerait probablement avec ardeur posséder ne suppléent-ils pas à cette carence ?Tenter ainsi de tourner un brave citoyen en ridicule manifeste bien l'étroitesse d’esprit nationalis te et un radical dénûment d’esprit chrétien.Tas de faux-dévôts et de tartufes ! Apprenant que Monsieur Chur chill, après un court stage à Québec était reparti sans dire sous quels cieux il allait se cantonner, “Le Devoir” était souverainement in quiet.Mais pourquoi ?Cet excès de bile n'était-il pas de trop, l’homme d’Etat anglais étant déjà de retour?tLcs scribes de la rue Notre-Dame doivent maintenant avoir l’âme en paix, sachant que le premier minis tre d'Angleterre avait cru rejoindre le Président Roosevelt à Ilyde Park où une importante conférence fut tenue.Mais le “grincheux”, par pur hasard, eùt-il voulu que M.Chur chill le consultât avant son départ C’eût été vraiment trop fort! Quant ceux qui ne logent pas à l’enseigne -de l’étroit nationalisme.Il y a d’ail- à nous, nous avons trop confiance leurs belle lurette que In “carte de dans le merveilleux doigté de celui l’équilibre et de la pondération" est qui préside aux destinées de la disparue du terrier où se tiennent Grande-Bretagne pour entretenir tapis les petits putois dont les pro- lorsqu'il s’absente, le moindre doute sur la valeur des raisons qui le font * * s'éclipser pour quelque temps.Le parti C.C.F.et la politique Il nous fait plaisir de rééditer ici un article dont la teneur ne saurait manquer d’intéresser à un haut degré nos lecteurs.Sous la signature de RL Lionel Bertrand, député de Terrebonne aux Communes, il apparaissait le 13 août dernier dans “La Voix des Mille-Iles”.N.D.R.L'élection provinciale d’Ontario, même si elle a accordé une victoire aux conservateurs - progressistes tère privé.Le trust de l’Etat supprimerait toute ambition, tout progrès, tout Intérêt personnel.Au avec 38 comtés, a cependant mis en profit de qui ?Au profit d’un petit évidence la puissance du parti C.C.groupe favorisé par la politique, F., qui a pris quant à lui 34 divisions d’un groupe de fonctionnaires et de Cette loi ae fréquentation scolaire obligatoire a été reçue avec enthousiasme dans tous les milieux où l'on était vraiment soucieux d’améliorer la structure éducationnelle de notre province.Partout où l’on admettait — sans toutefois lancer la pierre à n03 éducateurs du passé — que des réformes s’imposaient, que les méthodes d'instruction, ehez-noua, devaient évoluer parallèlement avec l'évolution sentie dans tous les domaines, on a été unanimes à louer la loi Perrier et à déclarer qu'assise ainsi qu'elle l'est sur les recommandations du Comité catholique du Conseil de l'Instruction publique, elle comblait une lacune, rémédiait enfin à un état de chose depuis trop longtemps existant.Mais pour rompre ce concert d'éloges de la part des hommes qui observent et réfléchissent, ont surgi des éléments qui se complurent à se constituer les contempteurs de la loi et de son auteur.Les attaques ont été parfois directes et brutales.Sans rechercher les mobiles réels de cette obstruction à la loi nouvelle et des critiques acerbes qu'elle attisa, nous nous inclinons devant une telle manifestation de franchise, admettant qu’il est du droit de tout individu de ne pas communier d'opinion avec nous.Mais il y eut aussi les critiques insidieuses, savamment drapées et camouflées dans le voile de l'hypocrisie — cette statue d'une vierge doublée de poinçons et de vrilles —.Elles sont montées comme une marée lente mais qui tente dans sa course vers la grève, de tout submerger.Ainsi, samedi soir dernier, dans un quotidien qui offre la physionomie d'une feuille de faux-dévôts.en page féminine, sous prétexte de craindre une pénurie d’instituteurs et d'institutrices pour septembre et partant, de voir des écoles fermées et des classes discontinuées, on se demandait ce qu'allait donner de pratique la loi de fréquentation scolaire obligatoire.Et pour justifier de telles appréhensions on déplorait le maigre traitement dispensé aux personnes dévouées qui se vouent à l'enseignement.Nous ne croyons pas errer en relevant dans cet article un trait de profonde perfidie et un désir ardent de discréditer l'autorité provinciale auprès de la masse.Il est des gens qui — par ignorance ou manifeste mauvaise foi — ne veulent ou ne savent pas départager les responsabilités.Et dans le cas de notre présent système scolaire la multiplicité des commissions et l'autonomie de chacune permettent-elles d'imputer au gouvernement de la province la plénitude des conséquences qui découlent des vices du système?Le 4 juin dernier, sous la rubrique “Après l’écolier, l'Instituteur”, notre camarade Guillaume Frédéric soulignait avec clarté le désir de l'autorité provinciale de ne pas se complaire dans les demi-mesures.Nous extrayons de cet article les quelques bribes qui suivent: Le plus sur moyen d'attirer les compétences vers la carrière de l'enseignement consiste à rendre la profession rémunératrice.Le gouvernement Godbout, qui a consacré une part immense de son oeuvre à l'instruction sous toutes ses formes, n’a pas négligé son devoir envers les instituteurs et institutrices depuis 1939 et vient de leur consacrer une autre pièce législative de nature améliorer leur situation.Les explications et les chiffres donnés en chambre par M.Perrier la semaine dernière, en marge de la loi sur le fonds de pension des instituteurs, révèlent le chemin parcouru depuis quelques années et laissent entrevoir de nombreux progrès à venir." "Depuis deux ans.le gouvernement a versé aux commissions scolaires de plusieurs villes importantes de la province des octrois qui leur ont permis d'augmenter le traitement des instituteurs, tout en respectant Tau tonomie de ces organismes.Le département de l'Instruction publique * établi un nouveau système de salaires pour les instituteurs ruraux grâce aux subventions spéciales accordées aux commissions scolaires de la campagne par le gouvernement qui a porté de $1.100,000 à $1.700,000 ses octrois de Tan dernier." Et un peu plus loin, notre camarade ajoutait: "Au cours de Tannée, le gouvernement a obtenu par la persuasion l’adhésion de $7 pour cent des commissions scolaires rurales à son projet de hxer à $400 le salaire minimum des institutrices".Par ce qui précède l'on voit que le gouvernement Godbout a pleinement saisi l'acuité du problème scolaire rural et qu’il a voulu — comme il le veut encore — mettre tout en branle pour que soit déversée en un flot continu, l’instruction dans notre province On a donc tort a priori d'apppréhender la désertion de leurs classes par des instituteurs animés du désir de bien servir, sous le fallacieux prétexte qu'ils se laisseront prendre au miroitement d'un gain plus considérable trouvé dans les usines de guerre et qu'ils relégueront au rancart un mode de vie qu'ils ont voulu embrasser parce qu'ils le considéraient vo-catlonnel.D'ailleurs, le Secrétaire de la province, se faisant l'interprète des sentiments du gouvernement n'a-t-il pas un jour terminé ses remarques en chambre par ces mots pleins de signification: "Il est temps que nous donnions à nos sentiments envers les éducateurs de la jeunesse une expression plus tangible.Nous voulons que la carrière d'instituteur, qui est une des plus belles, soit aussi une des plus rémunératrices." Qu'on n'entretienne donc aucune crainte: en septembre prochain les écoles de la province ne seront pas désertes et un personnel enseignant dévoué dispensera son savoir aux Jeunes qui montent.électorales.Ce parti — fondé en 1933 — compte à la Chambre des Communes dix députés, et plusieurs dans les législatures provinciales de l’ouest principalement.H a pris, depuis le début de la guerre, un prestige qu’il ne faut pas sous-estimer.Depuis trois ans, ses activités se sont exercées tant dans le domaine fédéral que provincial.La victoire de M.Nooseworthy sur l’hon.M.Melghen en 1942, a été pour ainsi dire le point de départ d'un nouvel effort, et partant de nouveaux succès.Les quatre élections complémentaires fédérales de lundi ont donné aux C.C.F.deux nouveaux succès ; ils enlèvent aux libéraux deux sièges, celui de Selkirk, au Manitoba, et celui de Humboldt, en Saskatchewan.Dans le Québec, les C.C.F.avaient des candidats dans les comtés de Cartier et de Stanstead ; ils furent défaits l'un et l’autre.Dans Stanstead le candidat cécéeffiste n’a récolté qu’une poignée de votes, bien qu’il fût le maire de Magog.H faut donc conclure que la doctrine politique du C.C.F.n'est pas acceptée dans le Québec, et ne semble pas prête de l'être ; mais, il demeure ce fait : dans les provinces anglaises du centre et de l’ouest du pays, le parti C.C.F.demeure un parti puissant qui a de très grandes chances d’arriver.Qu’est-ce donc que le parti C.C.F.?Le parti C.C.F.(Cooperative Commonwealth Federation) est un parti socialiste.Fondé en 1933, il a préconisé une série de mesures fort sérieuses et partant constructives, mais plusieurs points de son programme sont tout simplement in‘ ouiétants.Ce parti est contre l’initiative privée, c’est-à-dire qu’il recommande que toutes les grandes entreprises commerciales ou industrielles deviennent la propriété de 'Etat et soient administrées par lui.Autrement dit, il recommande un trust de l'Etat, et un tel trust serait le plus dangereux de tous.On se plaint des commissions que le gouvernement a créées pour les besoins de la guerre, et pourtant ce n’est que de l'eau de rose comparativement aux ennuis que créerait un contrôle absolu de l’Etat dans tous les domaines de notre activité commerciale ou industrielle.Certes, le capitalisme a commis des erreurs, et il en commet encore.Ses vices et ses déficiences peuvent cependant être corrigées, enrayées, même guéries, si l’Etat le veut ; l’Etat a d’ailleurs le devoir d’empêcher les monopoles de pressurer le peuple, et hélas ! 11 faut l’avouer, dans maintes occasions, l’Etat a fait preuve d’une incurie coupable.Le principe d'une véritable démocratie est de laisser les entreprises privées vivre, progresser et se développer.La main-mise de l'Etat sur le commerce ou l’Industrie créerait une bureaucratie formidable; l’expérience a d'ailleurs prouvé que les entreprises gouvernementales coûtent beaucoup plus cher à administrer que les entreprises de carac- Nous ne tenons nullement à nous constituer les irréductibles tenants des méthodes, formules et lois préconisées par le gouvernement provin clnl nctuel.Nous n'entendons que rendre justice à qui justice est due.Nous trouvons souverainement pernicieuse l'attitude de ceux-là chez qui il semble congénital de ne voir de bien que dans les actes qu'ils posent eux-mfimes.Nous roprochons à ceux qui les portent, lea attaques perfl- bureaucrates influents qui constitueraient, même sous le contrôle gouvernemental, un "family compact” pressurant le peuple de multiples façons.Le parti C.C.F.fait l'office de marchand de bonheur.Les ennuis, les soucis et les difficultés créés par la guerre lui donnent d'ailleurs des opportunités faciles.Critiquer est aisé Aux Communes, le parti C.C.F.s’est sans cesse élevé contre ceci ou contre cela, sans jamais cependant souligner les remèdes à apporter ; il a varié d'ailleurs sa doctrine selon les circonstances, et nuTdoute que l’arrivisme oriente ses dirigeants.Dans la présente guerre, en plus d’appuyer toutes les mesures de guerre du gouvernement, le parti C.C.F.a toujours réclamé un effort de guerre plus total, plus complet ; il a toujours préconisé la conscription des hommes, et en plus la conscription de toutes les richesses de la nation."Social Planning for Canada” est un livre écrit en collaboration, sous la direction du professeur Frank Scott, de l'université McGill, nouveau président national de la C.C.F.Ce livre dit clairement que la C.C.F.est en faveur du socialisme, qu’il condamne le capitalisme, qu’il recommande l’extermination de l’entreprise privée.Tout ceci équivaut à une forme de gouvernement de dictature, puisque l’industrie, le commerce domestique et étranger, les moyens de communication, les sociétés de finances et de placements seraient contrôlés par le gouvernement.Même plus, la socialisation de l’agriculture est recommandée ; on lit dans ce livre, qu’“il ne s’agit pas de déposséder en bloc les cultivateurs actuels, mais de ne plus permettre que l’on cède les terres à des particuliers".Même plus, le programme C.C.F.recommande que les droits dont jouissent les provinces soient transférés au pouvoir central.A la page 231 du livre mentionné plus haut, il est dit bien catégoriquement que le pouvoir central doit avoir l’autorité absolue de faire ce qui lui semble bon, sans consulter les provinces.Le programme de la C.C.F.peut paraître en temps de guerre un remède facile à tous les maux.Le peuple s’y sent attiré par la force des circonstances.Ce parti d’ailleurs exploite toutes les situations à son avantage ; il est bien facile de constater que tous les moyens lui sont bons pour arriver.Nous partageons l’opinion de maints économistes et de plusieurs politiques: il serait malheureux que le parti C.C.F.prît le pouvoir.Notre économie en serait radicalement bouleversée, et du socialisme au communisme, le fossé n’est guère profond.De toutes les provinces, la plus mal placée serait Québec.A tous les points de vue, pour nous du Québec surtout, l’avènement de ce parti au pouvoir, serait un désastre.Le mot n’est pas osé.LIONEL BERTRAND, MJ*.31.F.-3f.ixilmut nommé régisseur du poisson salé M.F.-M.Gibaut, directeur des renseignements industriels et commerciaux et des agences commerciales de la province à l’étranger a été nommé officier administrateur en charge de la régie fédérale du poisson salé pour la division du Québec.M.Gibaut conserve son poste au ministère de l’industrie et du commerce.Cette nomination a été faite en rapport avec l’ordonnance publiée par M.D.-B.Finn, sous-ministre des pêcheries à Ottawa.L’ordonnance en question concerne le contrôle du poisson salé en vertu d’un plan formulé par les Nations-Unies et visant à rendre le plus efficace possible l’usage des approvisionnements disponibles de cette denrée.Dès maintenant, les exportateurs du Québec, y compris ceux des Hes-de-la-Madeleine.devront s’inscrire à la régie du poisson salé, aux soins du ministère de l’industrie et du commerce, hôtel du gouvernement, Québec, attendu qu’aucun exportateur, non inscrit au registre, ne sera autorisé à exporter du Canada une quantité quelconque de poisson salé, après le 31 août 1943.M.F.-M.Gibaut possède une expérience d’une trentaine d’années dans l’industrie des pêcheries maritimes et il est attaché depuis près de quinze ans au département des pêcheries maritimes, et, depuis sa création plus récente, au ministère de l’industrie et du commerce.des, et leur conseillons de jouer franc jeu, en pleine lumière.Que dans les officines où l’on distille le flel dans les cornues du nationalisme étroit, vulgaire et puritain, l’on permette à quelques rayons du soleil de la franchise et de la vérité de s'infiltrer.L’air en sera moins vicié.PIERRE-GILS Page deux L’AVENIR DU NORD Scint-Jérôme, le 20 août 1943 La lorêl, arlisane du Québec de demain L'hon.M.Godboul el les colons Toute l’industrie forestière d’aujourd’hui gravite autour de la pulpe, •t plus spécialement autour de son dérivé: le papier.Elle est certainement en mesure de continuer ainsi pendant quelque temps.Mais on ne peut pas ne pas saisir l’évolution future, si l’on regarde autour de sol et que l’on juge le travail de sous-main opéré depuis quelques années dans le silence des laboratoires.Une présentation de plus en plus soignée facilitera le commerce et l’écoulement des denrées agricoles.Le succès remporté par une telle tactique dans la vente d’un surplus de pommes de la Nouvelle-Ecosse sur notre marché québécois devrait laisser A songer.Le cellophane merveilleuse réalisation de synthèse établie par l'industrie chimique du bois, permet d’activer la vente de nombreux produits et d’effectuer cette vente avec un rondement pécunier supérieur D’ailleurs la médecine préventive qui, par la force même Ju progrès sanitaire, supplantera la médecine curative.favorise hautement cette rénovation des méthodes commerciales Almv se trouve ouvert un débouché toujours plus élargi pour une part de notre forêt.Une autre realisation merveilleuse de la chimie de synthèse, notamment.la soie rayon, arrivera facilement à remplacer les tonnes de coton, — élaboré ou non.— que nous devons importer chaque année des Etats-Unis Cet empiètement sera facilité par une amélioration du produit et par la découverte d’une méthode propre à abaisser l’extrême sensibilité de la soie rayon à l'humidité.Ainsi sera partiellement compensé ce que peut conserver de désastreux chez nous le juste essai de nos voisins du Sud pour se libérer de l’étranger dans tous les domaines de 1 économie.Et nous pourrions énumérer des centaines d autres produits oeuvrés A même la pulpe.Plusieurs nous soustrairaient notoirement à la tutelle étrangère et couperaient bien des entraves.Il serait à peine exagéré de prétendre à la possibilité de satisfaire tous nos désirs matériels par 1 exploitation des forêts.Le bois offre lieu en effet, aux créations les plus inattendues: vêtement, sucre de table, tabac artificiel, poudre à canon, huiles faciales, pellicules photographiques, etc.Certains produits, évidemment, ne sont destinés, pour un demi-siècle.A aucune application pratique.Mais la clef de l'avenir de nos forêts n'y dort pas moins.On a réussi récemment l’édification d'une demeure modèle, par le simple traitement de la pulpe, et avec cette seule modification que.dans la confection du matériel de construction, on a pris soin de ne pas exclure la lignine que chassent les fabricants de papier.Cette création de l'industrie du bois, la demeure en Masonite, consistait de p&nneaux-démontables.On voit tout de suite l'importance que peut contenir le Masonite pour plusieurs bâtiments de ferme que le soin de l'hygiène entraine à un fréquent changement de site.Outre la maison de pulpe, on a concrétisé en Allemagne un rêve vieux d’un décade et cher à tous les automobilistes: l'automobile de matière plastique.Aussi peut-on juger A sa juste valeur l’exclamation du Dr Charles Stine, une des Ames dirigeantes de la firme Du Pont de Nemours, pionnière de l'industrie chimique aux Etats-Unis “Wood has become more valuable than gold” Voilà quel coup-d'oeil s’offre A notre enquête, quand, dans la considération du bois, nous choisissons plus que la manière de voir du bûcheron, quand nous adoptons la méthode d’esprit du chimiste et que nous savons percer le secret de la cellulose dans le mystère des bois.Cette façon de voir est un motto pour demain.Il ne faudra plus tant regarder le nouveau que de regarder nouvellement des choses vieilles comme la terre.Il faudra de plus en plus prendre des vieilleries, de vieux principes, de vieilles théories, puis les retourner, ies palper, les déchiqueter, les faire siennes, jusqu’à distinguer en eux du neuf, de l'inoui.Cette curiosité nouvelle a créé grand et sûr dans la science d'hier.C'est cette curiosité encore qui, plus que jamais, sera la base du progrès dans la science de demain.Ce coup d'oeil nouveau jeté sur le suranné et le décrépit coïncide avec une autre tendance de notre siècle: celle qui ronge insensiblement l’Industrie minière, en plein coeur de son apogée, et qui, un jour ou l’autre, la rétablira à son rang naturel: un rang secondaire L’exploitation du sol, pour des fins tout autres qu'alimentaires, tend en effet à rétablir à un niveau sans cesse plus bas l'exploitation du sous-sol.Celui-ci, inerte, mort, constitue un capital irrémédiablement érodé par l'exploitation.Les tonnes de minéraux extraits annuellement du sous-sol ne lui seront jamais rendues.Au contraire, le sol a cette faculté de gratifier de l'intérêt sans empiéter sur le capital Ceci reste vrai avant tout de la forêt.Quand l'homme n'y met la main qu'après y avoir posé la pensée, la forêt connaît un regain de prospérité.Chaque arbre tombé, quand sa chute a suivi un calcul savamment basé sur l'enseignement de la biologie végétale, est un gage de survivance pour le peuplement La compétition incessante qui règne entre les géants de la forêt, la lutte tout aussi incessante que les aînés mènent contre les cadets anxieux d'engouffrer la vie avec le soleil, en somme la décadence lente mais sûre d'une forêt trop dense, montre jusqu’à quel point la forêt renaît à l'instant même où l'on meurtrit son coeur.L'exploitation de la forêt, selon la dictée même de la nature toujours en quête d'une conservation de la terre, remplacera donc un jour l'industrie minière.Il n'y a pas un pouce de notre sol forestier qui ne soit destiné à la pratique sylvicole et à un rendement ultérieur Cette mise à profit cependant ne pourrait advenir sans l'appui de nombreux techniciens maîtres de leur science.Combien de tels techniciens comptons-nous actuellement?Combien sont en mesure de diriger une entreprise de transformation de la pulpe québécoise en matière plastique?Heureusement quelques élèves de Polytechnique obliquent depuis peu chaque année vers cette spécialisation dans la genèse des plastiques.Demain prouvera combien leur choix est judicieux.Ici Intervient l'aide officielle.Une taxe de dix sous par corde est prélevée dans toutes les concessions forestières de la Couronne Les 75.000 milles carrés de ces territoires, — une superficie supérieure à celle de l'Angleterre et de la Suisse réunies — sont exploitées sur une large échelle.Pourtant la loi couchée dans ies statuts depuis 1826.et dormant dans les statuts depuis lors, n'a connu d'application que depuis 1940.De plus en plus, il conviendra que le revenu de cette taxe soit consacré à la poussée d'étudiants qualifiés vers la spécialisation dans les industries du bois Jusqu'Ici les bourses allouées ont concerné avant tout la sylviculture générale et la protection des forêts.Pareillement à ce développement dans l'exploitation des peuplements, la logique demande que soient accrues les possibilités d'utilisation des produits d'une telle exploitation.Par ailleurs, la province est dotée de quelques établissements de recherches dont l'influence devrait croître.Ainsi les Laboratoires de Produits Forestiers du Canada comptent dans la métropole le Laboratoire de la Pulpe et du Papier.Cette institution, qui a tant fait pour la solution de problèmes posés par la croissance rapide de notre industrie du papier, est appelée à beaucoup dans l'élaboration et la mise en pratique de procédés nouveaux pour la transformation de nos bois.L'avenir des forêts sur toute la superficie des neuf provinces relève pour beaucoup des travaux qu’entreprendront pendant ies dix années à venir, ce Laboratoire de Montréal et des Laboratoires similaires A Vancouver et à Ottawa.Il convient à tout prix que l'on prépare demain.Autrement il nous faudra nous aussi un jour nous attrister sur la vérité du principe qu'a gravé l'histoire: le plus grand parasite de l'avenir d'un pays, celui qui ronge les années avant même que le temps ne les amène, c'est la multitude des gestes à courte portée, apparemment dictés par le soin d'une nécessité présente, mais qui châtrent demain de son éclat André F.Au ministère de la Colonisation, U y a eu dernièrement conférence des principaux officiers avec les représentants des sociétés diocésaines de colonisation.Monsieur Léo Brown, sous-ministre, a déclaré que le premier ministre comptait sur la coopération des sociétés diocésaines et de tous les membres du clergé pour continuer l'oeuvre de la colonisation dans la province.Monseigneur Boulet a remercié le gouvernement de sa conflance dans ies sociétés et il a affirmé qu'il avait foi dans les initiatives du ministère de la Colonisation.Le Président de la Federation a énuméré les principales questions que les missionnaires-colonisateurs voulaient étudier avec les officiers du ministère : 1 l'essouchement motorisé.2" les primes de construction, 3 les dommages causes aux cultures sur les lots avoisinant les mines, les réserves cantonnales, 5' le drainage des terres, et coetera.Le sous-ministre Leo Brown, dont on connaît le dynamisme, et qui était l'homme tout désigné pour mettre en pratique la politique de colonisation motorisée de l'honorable monsieur Godbout, a dit alors qu'il était prêt avec ses collaborateurs a proposer une solution immediate a ces diverses questions.1.— "L’essouchement mécanisé", dit-il, "va se continuer en 1943 au rythme des deux dernières années.Tous les tracteurs du gouvernement sont au travail présentement.Malgré les difficultés à se procurer des pièces de rechange, 20,000 acres seront essouchés cette année”.2.— Monsieur Eugene Gagne, chef du service de 1établissement des colons, déclara que la prime de construction de grange-etable a été augmentée de $75.a $100.par décision de rnonorable monsieur God-oout."Quant a la prime de construction des maisons”, dit Monsieur Gagne, "elie a été augmentée a $300.1 an dernier.La prime de reconstruction a été augmentée de $150.a $200.Monsieur Gagne a annoncé une autre bonne nouvelle : "Il n'y a pas de limites a l’etablissement des coions en 1943, dit-il.Le ministère est Ipret a établir tous les aspirants sé-jrieux et quaiiüés, recommandés par I les sociétés de colonisation.Le ministre (l'honorable monsieur Godbout i a aussi décide d'offrir plus a avantages aux familles nombreuses.Il a lait disparaitre des règlements 1 article qui limitait à 6 enfants l'augmentation de l'allocation mensuelle de subsistance.A l'avenir, l'augmentation de $1.00 par mois par enfant sera accordée pour enaque enfant, que les familles soient de 5, 10, 12 enfants ou plus.Cette décision s'applique également au plan fedéral-provincial et au plan provincial d'etablissement”.Le gouvernement Godbout, qui a donné à la province une loi d'allocations familiales dont peuvent bénéficier les employés d'établissements où il existe des contrats collectifs du travail, donne un effet général à sa loi d'allocations familiales pour les colons.Si un colon a 5 enfants, U reçoit $5.00 par mois ou $60.par an.S'il en a dix, il reçoit le double.3.— En ce qui concerne les dommages causés par le voisinage des mines, on a fait remarquer aux missionnaires-colonisateurs que ces dommages sont moindres depuis que les compagnies ont entrepris de técupérer l'arsenic pour fins commerciales.4.— La question suivante était le drainage des terres.Monsieur Eugène Gagné explique la nouvelle politique de creusage de puits artésiens, qui prévoit un octroi de $1.50 par pied de forage mécanique, dans les réglons où le creusage de puits de surface est Impossible.5.— Il ne restait qu'une question: les réserves cantonnales.Le sous-ministre Iéo Brown rappelle que les ministères de la Colonisation et des Terres et Forêts ont formé un comité Interdépartemental pour étudier chaque cas.A l'heure actuelle, un travail considérable est fait pour déterminer l'emplacement et constituer de nouvelles réserves.Monsieur J.-E.Caron, directeur des services, ajouta qu'il y a plusieurs projets de nouvelles réserves, notamment en Abitibi.Des classificateurs parcourent les réglons concernées au cours de l'été et fourniront des renseignements pour que des décisions scient prises déflniti-."ement.Monseigneur Boulet suggéra alors que l'histoire des dix dernières années de colonisation dans la province de Québec soit écrite pour marquer les progrès réalisés.Cette réunion démontre l'excellente coopération qui règne entre le ministère de la Colonisation et les sociétés diocésaines de Colonisation.En rapport avec la politique du gouvernement Godbout pour encourager la colonisation, nous devons signaler les modifications importantes apportées récemment aux primes de défrichement.Ces modifications, qui entraîneront au gouvernement une dépense annuelle additionnelle d'environ $35.000.sont les suivantes : 1.— Les colons célibataires, fils de cultivateurs ou de colons, demeurant sous le toit familial et détenant un lot sous billet de location, n’avaient droit jusqu'à présent qu'à 10% de la superficie de leur lot en prime d’abatis, à raison de $10.l'acre.Les modifications apportées permettent à ces fils de cultivateurs célibataires, résidant chez leurs parents, de toucher désormais les primes suivantes : a) 15% de la superficie du lot en abatis semé, à $15.l'acre, dont $10.payable comptant et la balance devant leur être remise lors de leur résidence en permanence avec leur épouse sur leur lot.bi $15.l'acre, jusqu'à concurrence de 10 acres, pour le labour, sujettes aux mêmes conditions que précédemment.Cette politique, qui constitue ni plus ni moins qu’une prime de mariage, aura pour effet d’encourager le célibataire demeurant encore avec ses parents à développer son lot, qu’il n’avait pas Intérêt à améliorer une fols qu’il avait retiré le maximum de ses primes.2.— Jusqu'à présent, les primes de défrichement et de labour étaient payables suivant le pourcentage de la superficie du lot.Comme il se trouve dans la province au-aelà de 2,0C0 lots n'ayant pas une superficie de 100 acres.11 arrivait que le colon possesseur d’un tel lot, qui lui constituait un établissement i complet, se trouvait privé d’une somme dont bénéficiait le détenteur d'un lot de 100 acres.Désormais, tout établissement c 65 acres et plus sera considéré con me un établissement de 100 acri de superficie.Pour illustrer d'ut façon concrète l’amélioration a] portée par ce changement, comp; rons un lot de 70 acres de superfle avec celui de 100 acres.Dans passé, le possesseur d’un lot de 1 acres pouvait retirer 40% en prtrr d'abatls ensemencé, ou 28 acres, $15.et 14 acres en prime de labou également à $15.formant un tôt: de $630., alors que le propriétaii d'un lot de 100 acres touchait ‘ acres d’abatls à $15.et 20 acres c labour à $15.c'est-à-dire $900, d'e Congés à nos militaires Plusieurs soldats quitteront, momentanément, leur fusil pour les instruments aratoires.Il est bel et bien décidé, en effet, que des membres de nos forces armées seront, d'ici peu, affectés au travail de la ferme afin d’aider aux fermiers à engranger leur récolte, parant ainsi à une grave pénurie de maln-d’oeu-vre.On compte que nombre de piouplous seront bientôt disponibles pour ce travail.Congé de six mois Un congé, pour une période n’excédant pas six mois, sera accordé à ceux qui demanderont la permission d'aller travailler sur la terre.Il est toutefois bien entendu qu'on n’accordera cette permission qu’aux militaires dont les familles ou les parents rapprochés ne peuvent effectuer ce travail eux-mêmes.Le militaire qui désire obtenir un congé pour service agricole doit soumettre sa demande par écrit à son commandant.Après enquête, le commandant transmettra cette requête et une recommandation appropriée au commandant de la région ou du district.Salaires et conditions I Los soldats sur les fermes recevront quatre dollars par Jour dans j l'Ouest canadien ; trois dollars et elemi, dans l’Ontario et trois dollars dans le Québec et les Provinces Maritimes.Les cultivateurs logeront et nourriront les soldats à leur em ploi.Des salopettes seront gratuitement fournies aux militaires.Le ministère de la Défense nationale accordera, en plus, des bons de repas à tous les soldats qui obtiendront congé pour service agricole, lo transport, aller et retour, Jusqu’à concurrence de 500 milles de l’endroit où est cantonné le soldat, s’effectuera aux frais du gouvernement.Cours universitaires Déjà, plusieurs jeunes Canadiens-français ont posé leur candidature en vue du cours universitaire de l’Armée canadienne, cours destiné à fournir des officiers techniciens compétents aux divers services de nos armes.Ces cours, comme on le sait, se donneront à l’Université de Montréal, ainsi que dans plusieurs autres universités canadiennes, à partir du 15 septembre prochain.Tous les candidats seront logés et nourris à l’Université aux frais du gouvernement.Tout en étant soumis à la discipline de l’armée, ils seront acceptés comme étudiants et feront partie de 1’A.G.E.U.M.Ils porteront sur leur épaule l’insigne cl-dessous avec l’Inscription anglaise : "Canadian Army Course”.CAMPAGNE DU C.F.A.C.Le Corps féminin de l’Armée canadienne vient de lancer une grande campagne de recrutement.De nombreux articles dans les Journaux et plusieurs programmes radiophoniques sont consacrés a faire con naitre la vie dans les camps de nos femmes militaires.Incidemment signalons que la solde des membres du C.F.A.C.a été considérablement augmentée, récemment.Ce n’est que Justice ! PRIONS POUR NOS SOLDATS Sainte Marie, Mère de mon Dieu et ma mère, souvenez-voua de vos enfants dans les services militaires.Par votre tutélaire protection mettez-les à l’abri de tous les périls qui pourraient le» atteindre dans leur âme et dans leur corps, dans leur esprit et dans leur coeur.Que votre Coeur Immaculé leur inspire un profond amour et une fidélité inviolable pour votre divin Fils, le Christ Jésus, Noire-Seigneur.Ainsi soit-il.Parmi* d’imprimer : | Thomas VI.O’Leary, Ev.de Bprtnjffleld.Mm 4'Unique tlvh tlumeurn (Contribution de la Colonne Canadienne) Projets d'après-guerre Au cours des dernières semaines, on a souvent posé à la Colonne Canadienne une foule de questions en rapport avec ce que le gouvernement et l’industrie en général font présentement ou ont l’intention de faire pour la préparation de l’après-guerre.Certaines questions sont plus ou moins vagues et ne sortent pas du domaine général.D’autres posent un problème bien défini qui appelle une solution spécifique.Certains correspondants blâment le gouvernement pour son apathie au sujet des projets d’après-guerre ; d’autres émettent l’opinion que l’industrie privée ne fait pas un grand effort dans ce domaine.Plusieurs rumeurs circulent quant a l’avenir de telle ou telle classe de travailleurs.Même l’homme d’affaires et le professionnel se demandent quelle place Us tiendront dans la construction d’un nouveau Canada après la guerre.Par exemple, nous avons reçu plusieurs lettres prétendant que les soldats de retour d’outre-mer et démobilisés auraient de la difficulté à se procurer du travail et que le gouvernement ne ferait rien pour eux.Le directeur des Relations extérieures de l’armée a vite coupé court à cette rumeur en donnant des précisions sur ce que le gouvernement un surplus de $270.accordé par le changement récent.fait présentement et sur ce qu’il fera plus tard pour la réhabilitation des soldats réformés.On peut toutefois, à la lumière de la saine Information, dissiper ces brouillards de la critique qui obscurcissent l’entendement de plusieurs Canadiens.Avec le temps, on peut faire dlsparaitre certains préjugés et faire entrevoir nettement le but à atteindre, qui est la création d’un Canada meilleur, dans lequel chaque Canadien jouira pleinement des quatre Libertés : Liberté de Parole, Liberté de Religion, Libération de la Faim, Libération de la Peur.L’une des questions que l’on nous pose le plus souvent est celle-ci : “Quels sont les projets de l’industrie privée au sujet de l'embauchage de la inain-d'oeuvre et des salaires raisonnables pour l'après-guerre ?" Comme plusieurs questions de cette nature, celle-ci embrasse un très vaste domaine.Il est difficile de savoir ce que chaque employeur canadien a l’Intention de faire en regard avec l’embauchage d'après-guerre.De fait, plusieurs employeurs se demandent où ils en seront eux-mêmes.Il n’y a pas de doute que plusieurs attendent les directives du gouvernement et qu'ils ont adopté la politique du “wait and see”.D'un autre côté, la plupart des dirigeants de la grosse ainsi que de la petite industrie songent sérieusement aux problèmes qui naîtront de l'après-guerre et font des projets dès maintenant.Il faut donner crédit à plusieurs Industries canadiennes qui ont déjà, par un moyen ou par un autre, exposé leurs vues au gouvernement pour mieux aider ce dernier à dresser des plans qui mettront tous les Canadiens à l'abri du chômage, des entreprises stériles et de la dépression économique.Sur ce sujet, d’un Intérêt particulier pour chaque Canadien, la Chambre Canadienne de Commerce a récemment soumis un rapport à une assemblée conjointe des Comités de Reconstruction, de Rétablissement économique et de Sécurité Sociale du gouvernement.Le mémoire présenté pur la Chambre de Commerce est très volumineux et très fouillé.11 embrasse un trop grand nombre de sujets pour qu’on l'étudle en détail Ici.Cependant, sa teneur et les principes qu'il émet reflètent le souci réel de nos hommes d’affaires en tace de la période d’après-guerre.En présentant son rapport, R.-R.Jellett, président de la Chambre Canadienne de Commerce, a dit : “La Chambre de Commerce est essentiellement une association libre groupant quelque cent cinquante Chambres de Commerce et Boards of Trade dans toutes les provinces du Dominion.Sont également membres un bon nombre de National Trade Associations, et au-delà de 400 maisons d'affaires dont la plupart exploitent des entreprises d'un caractère national.Conséquemment, 11 est naturel et Inévitable que les Chambres de Commerce, qui représentent une large portion de l’économie canadienne, soient appelées à jouer un rôle de premier plan dans la restauration de la vie normale du temps de paix.La Chambre de Commerce, en dirigeant ses énergies vers la solution des problèmes futurs, a présenté un programme d’étude à tous ses membres, en leur lecomman-dant de fonder des comités spéciaux chargés d'établir des plans de reconstruction d'après-guerre.Bien plus, la Chambre doit ouvrir de-nouvelles avenues conduisant à un vaste plan d'ensemble, avenues qui faciliteront le contact direct avec les National Trade Associations et les National Corporations Il est donc visible que les hom- mes d’affaires canadiens pensent sérieusement aux problèmes de l’avenir.Il ne faut pas croire non plus qu'ils songent au rétablissement des conditions d'avant-guerre, ils veulent quelque chose de mieux.Le mémoire ajoute : “Nous n'avons nullement le désir de restaurer les conditions de vie d'avant-guerre.Nous envisageons plutôt lu création de meilleures conditions d'existence pour tout le monde !" C'est pour aider à atteindre ce but que la Colonne Canadienne poursuit son travail d'information et s'efforce de contrecarrer le mauvais effet des fausses rumeurs lancées pur nos ennemis pour démoraliser la population et lui faire perdre confiance dans ses chefs à l'heure critique que nous traversons.Comme elle le fait chaque semaine depuis plusieurs mois, elle publie encore aujourd'.iul une série île rumeurs, en même temps que les faits qui les démentissent.Une rumeur "Les Américains peuvent boire autant de café qu'ils le désirent et 11 ne devrait pas être nécessaire de rationner ce produit ici au Canada." La vérité Parlant devant les membres de la Chambre des Communes récemment rie 16 Juillet), l'honorable JL.Ilsley, ministre des finances, a déclaré que la situation au Canada, en ce qui concerne le café, est bien différente de ce qu’elle est aux Etats-Unis car, en temps normal, les Canadiens consomment à peu près autant de thé que de café, alors que l'on boit peu de thé aux Etats-Unis.On a donc rationné les deux denrées chez nous, tandis que le café seulement l'était chez nos voisins.Il ne sera gut-re possible de modifier la situation Ici tant que nous n'aurons pas des stocks suffisants et que nos approvisionnements futurs ne seront pas assurés.DÉCOUPEZ CETTE ANNONCE POUR LA CONSULTER AU BESOIN «VJl.LE CARNET DE RATIONNEMENT No 3 -OÙ ET QUAND L'OBTENIR Lis C ARM ils Hi SiHOHT PUS LIVRES H DOMICILE :/ Wg?Ht EXPÉDIÉS PAR LP POSTi.' % - CHACOH DEVRA Si PHOCOHtH SOH CAHHtT.Afin d’aider le public et assurer une distribution rapide, le carnet de rationnement No 3 sera émis sur place.On devra s’adresser aux Centres de distribution mentionnés au bas de cette annonce.Print In Bloch Làttun ia U* LKcrire à l'encre on lettre* moWI>4 Profil A Sériai Numbéf , éT » T û A o de Ur.e {avec lettre*)-V.1?.?¦ \.JJ3_ Last Nam# poiriër Nom de famille tellement___________ Flr« Nim.Pré no mi ») du requérant w W V | Ç.N Addor R.B.No.- ._ _ ._ _ _ Adretee _______ SOf R U (F MORD* City.Town or Villa?# , , __ , - VtUe ou •iitage___ Date 2* Aj«.If under II Age.et moine de 14 ana.___ - - I declare I am th# holder of the Ratio» Book from which this reference card ha* been takan, er that I am lignlng thl* In flood faith on b#half of th# holder, who*# name and add ret* appear above.Je déclare 4tr# le détenteur du carnet de rationnement duquel cette carte de référant# a *tè détachée, ou que Je signe de bonne fol pour le détenteur dont le* nom et adret te apparaiuent cl-deeau*.UMPUSSCZ VOTRE CARTE Dï DEMANOE DE LA FAÇON INDtQUÉE QUATRE CHOSES À FAIRE pour .obtenir votre nouveau carnet: 1 Remplir une carte de demande, laquelle * est la première carte postale que vous trouverez dans votre présent carnet de ration* nement.Complétez cette formule chez vous.O Écrire lisiblement en lettres rnoulùea — non pas l'écriture courante —les renseignements requis et signer au bas de votre façon habituelle.Suivez le modèle ci-contre< AUX GENS EN VACANCES Si vous habitez un chalet d’été avec des amis ou des parents, ou si vous êtes de passage dans une hôtellerie, indiquez votre adresse permanente sur votre carte de demande.O Ne détachez pas la carte de demande ^ de votre carnet de rationnement.Seul l'officier du Centre de distribution est autorisé A le faire.Si vous l'avez déjà détachée, il faudra l'apporter avec votre présent carnet de rationnement.Æ Les personnes âgées de 16 ans ou plus “ doivent signer leur propre carte.Les parents ou personnes responsables signeront celles des personnes de moins de 16 ans.Les enfants de moins de 16 ans ne peuvent se présenter pour obtenir un nouveau carnet de rationnement, soit pour eux-méincs, soit pour d'autres membres de leur famille.tt NE FAUT NI REMETTRE, NI DÉTRUIRE, NI JETER VOTRE PRÉSENT CARNET DE RATIONNEMENT, CAR IL CONTIENT DES COUPONS DE VIANDE ENCORE VALABLES DANS LES CENTRES RURAUX, toute personne peut faire la demande pour | ses voisins, pourvu qu’elle apporte leurs carnets de rationnement No 2, les cartes de demande dûment complétées.DANS LES CENTRES URBAINS, tout adulte ou personne responsable peut faire la demande des nouveaux carnets de rationnement au nom des autres membres de sa famille, à condition qu'il apporte leurs carnets de rationnement No 2 et leurs cartes de demande dûment complétées.I 1 ( I ( Let employés qui vous reçoivent aux centres de distribution ne sont pas rémunérés.Vous les aiderez en vous conformant à cas instructions.CENTRES LOCAUX DE DISTRIBUTION Les manufactures de la ville et au Bureau local à l'hotel-de-ville de 9.00 a.m.à 5.00 .m.Sur présentation, à un Centre de distribution, de votre présent carnet de rationnement et de la carte de demande dûment complétée, vou* recevrez votre nouveau carnet de rationnement No 3, et l'on vou* remettra votre carnet de rationnement No 2.SERVICE DU RATIONNEMENT COMMISSION DES PRIX Et DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE ^ RB3AWP V- Saint-Jérfimc, le 20 août 1043 L'AVENIR DU NORD Page trois .Y^-V-'-Sv?^ • 'Stï J- -^Ij Movurti, rouH qui rhuntrz.Mes soeurs, vous qui chantez et qui faites la tâche Dans l'obscure maison où l'ombre vous attache, Et, sans mêler jamais au rythme du devoir De mirage lointain et le songe du soir Portez tout simplement la peine accoutumée.Vous, dont le bonheur tient sous la lampe allumée.Ayez pitié, mes soeurs, do celle d'entre vous Qui cache un autre rêve au fond de ses yeux loti ;.Qu'un destin sombre appelle et que l'Inconnu hante, Celle que rien ne comble et que rien ne contente.Ni le balcon fleuri, ni les pigeons du toit ; Mais, quand l'ombre descend sut son jardin étroit.Qui sent peser sur elle un mur.comme une tombe.sarurs.nuis Ayez pitié mes soeurs, quand la douce nuit tombe.De celle qui, debout au seuil de sa maison.Regarde vers la route et guette l'horizon.Tandis que vous, au coeur de la demeure close.Sans rêver d'autres lieux ni connaître autre chose.Vous allez, préparant autour de l'àtre noir, Dans les cris des enfants, le doux repas du soir.Marguerite HENRY-ROSIER • -ti -ty-ï l*our mix qui uimrut l'histuirr grande l'autre i artères étant la Comment vivaient les voyageurs visitant Paris, il y a cent ans De Paris de 1830, enfermé dans une ceinture «le vingt kilomètres que nous appelons encore les boulevards “extérieurs”, comprenaient les douze premiers arrondissements de nos jours, diversement répartis d'ailleurs On y comptait quelque vingt-huit ou vingt-neuf mille maisons et hôtels (contre cent mille de nos jours), abritant de 700.000 à 800.000 habitants répartis fort Inégalement sur une surface de 311.000 hectares Arrivé par le coche d'eau de la Haute-Seine et de l'Yonne, par les messageries royales de la rue Notre-Dame-des-Victoires, ou par quelque antre voiture publique plus rapide.A moins qu’il ne voyageât par ses propres moyens, le provincial ou l'étranger.qui devait être muni d'un passeport ou d'un permis de séjour (on en visa plus dt 160.000 en 1823(, remettait cette pièce au maître de la maison où il descendait, en échange de quoi il recevait un bulletin A présenter au visa de la préfecture de police, le- passeport était indispensable pour obtenir des chevaux de poste ou des places aux diligences; il servait A pénétrer dans les monuments publics.Mais qui se fixait A Paris n'en avait plus besoin.Selon le but de son voyage, un curieux Manuel du voyageur à Paris.publié en 1828, par un M.Lebrun, conseillait A l'étranger "s'il vient solliciter'', de se loger dans le voisinage des ministères et des grandes administrations, dans le quartier des Tuileries ou de Saint-Thomas-d'Aquin."De grandes affaires de banque et de bourse l'attirentâl”.la chaussée d'Antin.les rues Bergère, de Provence, Taitbout.Richelieu étaient préférables.Venait-il pour ses plaisirs, les environs du Palais-Royal, des Tuileries, du boulevard des Italiens étaient tout indiqués.Avait-il A consulter des médecins, la rive gauche.avec ses "rues solitaires et bien aérées" des quartiers des Invalides, de l'Observatoire, de l'ile Saint-Louis, ou la partie septentrionale du Marais devaient avoir sa préférence.Les étudiants trouvaient A se loger aux environs du Palais de Justice où s'enchevêtraient cent ruelles, disparues au grand profit de l'hygiène, sinon du pittoresque, sous le Second Empire et de la rue Saint- de la nourrlturo avec ce Roulé aux oeufs "Magic 2 ta*»**» farine 4 c.à ihé htmlrc I\ïtoMMi»ûlc" H c.A thé »fl 4 c.A itiupt* «hnrfeninti 1 oeuf fi !«»•«?lait 5 ociifii culiR dur 4 c.A ftoupo lait 2 c.A thé» Jii» d© citron ,i r.A thé* nltlnoii liachA 2 c.A itiup« |»«Thll Ihiclié 2 c.A •oiipo piment wrt haché* I c.A thé moutard© ©n poudre Sol, poivre, paprika TriiiIin cn«»ml»lr h»» 3 premier» Ingrédient».Incorporel »hort-fpnlnU.Ilutte».l’oeuf dan» ta*»© A moNiirer; ajout©» lait pour faire ?4 ta*»e; ajouter, au premier mélange.Ahulwr.A 1 » pouce Mir planche enfarinée.Ilâchez oeuf» cuit» dur, ntélan-£e/ um- le» luUrédlellt» t|tll renient, étendez nur pâte.Roulez et eu Inez A four chaud 125 ° K.1 M) minute* Servez avec «auto au fromage.fibficMion camdienna Jacques, l'uni» de du quartier latin rue de lit Harpe.(pliant aux '’commerçants, armateurs.capitaines ou pacotilleurs'.on leur conseillait de se lojçer “dans le voisinage clés fabriques où ils ont dessein de faire leur provision".Le prix du logis, dans les hôtels, variait tie deux à cinq francs "et plus"; il était moins élevé A l'époque «les vacances.Ils ne fournissaient point les repas, qu'on pouvait faire venir de chez le traiteur voisin; ce» pendant quelques-uns avaient une table d’hôte 13 à 5 francs par tête).De même qu’à line époque encore récente les logtments parisiens non meublés se divisaient en deux catégories: au-dessous et au-dessus de trois cents francs de loyer Les gardiens des hôtels particuliers conservaient encore le nom de suisses, la dénomtnation de Concierge étant réservée à ceux des rmusons A porte cochère; les maisons A "allée" se contentaient du portier, ou même n'en avaient pas du tout.Le portier n’avait que trois devoirs: tirer le cordon, nettoyer l’escalier et le devant de l’immeuble et tenir de la lumière pour les locataires.Les autres services devaient se payer; en outre, même si l’on n’en réclamait pas de lui, chaque locataire devait lui donner le "sou pour livre" (5c/r) du prix de son loyer, quelques bûches lorsqu’il achetait du bois, et "une étrenne d'environ 5 francs".SI l’on rentrait passé 10 heures du soir au Marais, 11 heures ou minuit dans les autres quartiers, on devait l’avertir et le dédommager.En 1830, comme de tout temps, on trouvait le prix des loyers très élevé; cependant certaines régions étaient favorisées: le faubourg Poissonnière, par exemple, depuis que l’usine A gaz ayant explosé l’avait fait quelque peu déserter, lis quartiers éloignés du centre et le nord de celui du Marais.Mais.A la chaussée d’Antin, alors dans toute sa splendeur, les prix étaient "exorbitants".Comme Paris "fourmillait d’intrigants" et de gens sans aveu, il était prudent de ne pas se lier avec ses voisins.L'immeuble «le ce temps-là n’affichant pas encore l'eau et le gaz "A tous les étages", il fallait recourir aux services d’un certain nombre de gagne-deniors qui ont disparu A l’époque moderne.Il y avait le porteur d'eau, il y avait le scieur «le bois «*t autant pour la monter au premier étage, plus f* sous par étage en sus, sans compter le pourboire.Il y nvn4t les commissi ormal-res "laborieux, robustes, adroits, probes", aptes à rendre mille petits services domestlqm s ou autres, moyennant J*ï sous «le 1 heure (une femme «le ménage se payait de 6 A 12 francs par mois).Après b* logement, l’alimentation: dix mille boutiques l’assuraient indépendamment de nombreux marchés, dont la plupart ont disparu ou se sont transformés «le nos jours.On faisait ses provisions de pommes «le terre sur le carreau de la Halle, entre les rues «le la Grande «»t de la Petite-Friperie, celles de pommes, poires, châtaignes, sur les bateaux IA IA flfciircr .tfurlqm-s KuqqvHtiuus " .Le dimanche était le jour bénit, où.sur la Colline de Slon, il rechargeait d'espérance son âme.Dans la plaine, toute la semaine, le monde lui n paru couvert de ténèbres ; il fait sur le plateau, le dimanche, une véritable veillée l'armes,.(1) A l'instar du moine Halliard, il se peut qu'en ce dimanche d’août 1943.des mères canadiennes aient aussi, dans la solitude de leur coeur, fait une véritable veillée d'armes ! Retrancher de tous, seules au sommet de leur angoisse, elles ont compris que dans leur âtne, comme sur la terre, il existe des points nobles que le siècle laisse en léthargie.Et c'est tant mieux pour l’avenir.La douleur et le renoncement les aideront a réaliser une expérience sans exemple.Ce renoncement pur et absolu qui les isole, leur permettant une vie intérieure plus intense, qui est une fin en soi, ce renoncement qui trouve en lui-mème sa doulou reuse récompense.Depuis le début de cette guerre, les mères ont souffert, elles souffrent et souffriront plus encore.L'amour de la femme pour les hommes qu’elle a portés engendrés, puis imprégnés de ses pensées, de son esprit et de son coeur, est un amour qui ne se déracine pas.Pas plus qu'il ne se délimite.La cruelle épreuve de la séparation d'avec leurs fils, sera atténuée pour les mères en pleurs, parce qu'elles savent encore prier.En regardant vers le ciel, celles d'entre elles qui spontanément formuleront un acte de foi.seront confirmer dans leur espérance ultime.Et.sachant en vraies chrétiennes que, “Dieu mène et qu’il ne faut pas qu'il ait pitié.Pas de pitié est son plus giand amour", elles accepteront avec résignation D'ailleurs, connaître l'honneur de souffrir en ces heures tragiques, reste le privilège de celles qui sauront courageusement attendre ! La guerre les aura fait titanesques ces mères de chez nous, en les engouffrant dans ses naufrages et dans son carnage.Elles ont regardé avec une légitime fierté ses fils de leur chair endosser volontairement l’uniforme du soldat, prêts à combattre sous tous les cieux, au-delà de toutes les mers du monde.Puis, plus tard, recroquevillées sur leur peine étouffante, les forces de vie qui bouillonnaient au fond de leur être ont submergé tous les mots dans leur tempête Intérieure C'est alors qu’une force d'amour les ouleva toute pour la dernière étreinte avant les départs ; — Que Dieu te bénisse et te protege mon cher enfant ! Je prierai chaque jour pour toi.Et, c'est avec un regard de tendresse infini, où rayonnaient la pitié et l'amour, que la souffrance de la mère devint la souffrance du fils.Dans cette communion conjointe de leur ultime douleur, il passa le rayonnement de leur tendresse réciproque qui les unirait à jamais, malgré les distances.Il faut laisser les mères esseulées par la séparation d'avec leurs fils, il faut les laisser aimer et pleurer en silence.Leurs silencieux sacrifices compteront plus tard.Rien no se perd.Ils feront peut-être des pardons pour les fautes passées.Ils accumuleront de précieuses réserves : sources d'énergie et de réconfort pour celles qui vivent dans l'incertitude angoissante.Larme pour larme et le coeur dans le coeur, laissons ces mères attristées suivre les pas d?l'absent.Il n'y aura jamais nuit assez épaisse pour leur ravir l’image de leur gars vêtu de kaki, sac au dos, s'engouffrer dans l'anonymat d'une unité régimentaire en partance ! Mais, il se peut que leur généreux amour maternel, apporte un jour, â leur coeur anxieux, l'orgueil qui màte la mauvaise chance.Croyi .-moi.e’est une expérience amère de s'arrêter seule, au milieu d'une vie, quand fait irruption la solitude, dans le va-et-vient d'une gare où l’on s'est dit : adieu ! On reste là.inerte, dépossédée des rêves de toute la belle jeunesse de nos fils.S'il est vrai que l’épreuve ne vaut que dans la mesure où elle crée di s crises de vie ; et que.seule la crise de vie enfante la lumière, je prie DU u.qu elle éclaire le rude chemin de toutes, celles qui ont dù de-.errer leur étreinte, a l'heure des départs, pour joindre les mains sur leur coeur éperdu.Elles n'ignorent pas, ces mères attristées, que toute plainte est inutile où il faut s'élever à la hauteur d'un devoir.Elles savent qu'au milieu du drame qui se joue sur l'échiquier du monde, leur souffrance est â l'unisson de la souffrance universelle.Des générations de douleurs ont surgi depuis ces quatre dernières années écartelant les peuples qui continuent de s'entretuer dans la plus meurtrière des guerres.Et, des milliers de mères de douleurs ont offert leur coeur en holocauste, depuis ces trois années qui prolongent le printemps tragique de la France tombée.Puissent-elles toutes comprendre que, si Dieu les a honorées de ses plus grandes épreuves, c’est à genoux qu’elles doivent les subir ; “Je vous louerai.Seigneur, d'avoir fait aimable et clair "Ce monde où vous voulez que nous attendions de vivre.” .MARYSE pour vos inrnus d'viv V Salade jardinière tasse de betteraves non cuites.11 - tasse de carottes crues.1 Va tasse de chou déchi quêté, ltâ tasse d’épinards finement hachés.Placer des feuil retranche et les I les de laitue sur les assiettes Ce renoncement | individuelles.Disposer les betteraves et les carottes en petits monticules.Arranger artistiquement les épinards et les choux autour des monticules pour varier les couleurs.Garnir le centre des assiettes avec des oeufs cuits durs et du persil ou du cresson.Décorer de mayonnaise.Salade aux oeuf g et tomates 6 oeufs à la coque cuits durs.11 tasse de mayonnaise (sans oeufs).c.à thé de sel.Poivre ili La Colline Inspirée.Maurice Barrés.et amarrés aux quais des Tuileries de la Tournelle; le “mail”, derrière l'Hôtel-de-V i lie, en est encore un vestige attardé.La Seine amenait également le chasselas de Fontainebleau dans ses péniches.Les vins, eaux de vie et liqueurs étaient entreposés à la halle du quai Saint-Bernard.que Bercy a reléguée nu second plan.On comptait environ trois cents restaurants A Paris: les plus modestes.à prix lise, qu'on trouvait aux environs de la rue Saint-Jacques ou du Palais-Royal, servaient des repas A tf>.IS sous.1 franc, 1 franc 50, vin compris; on y était servi généralement par des "femmes assez élégamment vêtues, dont la promptitude et la mémoire sont vraiment •HE WHITEST *tains BUVEZ tradf-mark s 24)2.ni© «I© IWSO IS .HK.4 f.’.V embouleillour miloriaô Yil!©miir© T©l.r»l)7 étonnantes".Le service était fait dans les autres par des garçons "fort propres et fort attentifs".Le déjeuner était servi de neuf heures du matin A une heure; le diner commençait dès deux heures et se terminait A six ou sept.Le mieux était de ne pas y aller trop tard, "car on risque «ic n'avoir que les rebuts des autres convives".De même que dans la rue, les dames ne devaient pas se montrer seules dans les salons"; aussi allaient-elles ordinairement dans les cabinets de société.Les restaurants îles boulevards étaient les plus chers; les repas s'y payaient jusqu’A 6, 10 francs, “et plus par tête".Aux personnes seules, aux veuves, aux vieillards, aux convalescents, aux petits rentiers, on recommandait les pensions bourgeoises, situées loin du centre, sur la rive gauche pour la plupart, comme la balzacienne pension Vauqucr, rue Neuve-Sni nte-Genevlève, où se joue le drame du Père Goriot.Les cafés où l'on pouvait déjeuner A la fourchette jusqu'à deux heures, servi par des garçons "d'une prévenance et d'une politesse extrêmes étaient, comme par le pass'-, le rendez-vous des oisifs, qui s'y rassemblaient pour lire les Journaux, jouer aux dames, aux échecs, au trie-tr:ie.aux dominos, "mais non pas .uix cartes et aux jeux de hasard".Les billards étaient généralement dans une salle supérieure.Dans certains cafés on traitait "en maraude daffalrex"; d'autres servaient île "lycées ": on y censurait les ouvrages nouveaux, les pièces nouvelles, les acteurs.Chacun avait sa clientèle d'élection et plusieurs avaient une couleur politique: ceux-là n'étaient pits les moins surveillés par le gouvernement de la Restauration.B'rusrr Dieu peut toujours tirer de nous quelque chose de nouveau, et la carrière du sacrifice n’a point de bornes.Mgr Gag.et cayenne au goût.1 j c.à thé de moutarde sèche.1 c.à table de ciboulette ou d’oignon haché fin.1 à 6 petites tomates pelées.1 tasse de fromage (cottage).Couper en deux chaque oeuf cuit dur.Enlever le jaune, le mettre dans un bol et le mêler avec la mayonnaise et les assaisonnements.Remplir les moitiés d'oeufs avec ce mélange et garnir de paprika.Peler les tomates et les trancher.Servir deux moitiés d'oeufs par assiette dans un nid de laitue croustillante ; entourer de tranches de tomates recouvertes de fromage et garnir de persil.Recette pour 6 couverts.Mayonnaise sans oeufs 1 .c.à thé de moutarde sèche.i thé poivre.1 ( c.à thé paprika.1 - c.à thé sel.1 c.à thé sucre.3 c.à table de lait évaporé non sucré.t tasse d’huile d’olive froide.2 c.à table de jus de citron.Mélanger ensemble les ingrédients secs, ajouter le lait.Ajouter graduellement l’huile d’olive froide en brassant, ajouter alors le jus de citron et battre à la batteuse à mains jusqu’à ce que ce soit lisse.Cette mayonnaise se garde indéfiniment, ayant soin de la placer au frais.Recette pour 1 demiard.Salade à la gelée de tomates I paquet de gelée en poudre, (essence de citron), II - tasse de jus de tomates, IVa cuillerée à thé de jus de citron, 1 g tasse de cornichons.Va tasse de céleri haché, 1 à tasse de pois.Faites dissoudre la gelée dans le jus de tomates bouillant.Ajoutez le jus de citron, sel et sauce et faites refroidir.Quand c’est suffisamment épais, mêlez les légumes et versez dans des moules passées à l’eau froide et faites refroidir dans le réfrigérateur, jusqu’à ce que ce soit ferme.Démoulez sur de la laitue et garnissez avec de la mayonnaise.Suffisant pour 6.Pâté aux bleuets •1 tasses de bleuets.1 i tasse de sucre.2 cuil.à thé de jus de citron ou de rhubarbe.2 cuil.à table de beurre ou de gras.tasse de farine.de gruau fin.11 tasse de sucre brun.Rincer les bleuets, les déposer dans un plat.Saupoudrer de sucre et de jus de citron ou de rhubarbe.Combiner le gras, le sucre brun, le gruau et la farine.Etendre sur les bleuets.Cuire dans un four modérément chaud (375 F) jusqu’à ce que les bleuets soient cuits et le dessus bien doré, soit environ 10 minutes.Servir chaud.Pour six personnes.In puqr ijast riuuuur Depuis des siècles on recherche les moyens de prolonger la vie.Le pape Léon XIII, de grande mémoire, qui vécut presque centenaire, nous a laissé en latin les moyens de se conserver sain et vigoureux jusqu’à l'extrême soir de la vie.“Tout d’abord, l’hygiène dans la propreté.“La table, toujours bien servie, dressée sans luxe.“Boire les vins purs, car ils mettent la joie dans l’âme et débarrassent dos soucis.“Le pain fait avec des blés sans tare.“De préférence manger la viande de boeuf, d’agneau, de poulet.Los oeufs frais gobés ou sur le plat.“Le lait nous a nourri enfant, vieillard vous y retrouverez des forces.“Le chou doucereux, les légumes tendrement cueillis, les fruits à leur maturité, surtout les douces pommes rubicondes.” OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie DIPLOME DE L'CNIVEHSITE DE MONTREAL Spécialité : EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations ; Tel.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 a U h.p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue SAINT-HUBERT, MONTREAL l/lu/qirnr dv lu huurhr LES DENTS ÆVii.s©© Il n’est, ni plus grandes affections ni plus grandes afflictions que celles d’une mère.Fernand Ri n fret Il est indispensable d'avoir bonnes dents, si l’on veut mastiquer convenablement, jouir d’une parfaite santé, parler distinctement, bien paraître.de LES DENTS PERMANENTES Les dents permanentes sont, normalement.au nombre de trente-deux.Ce sont les premières molaires qui percent d’abord.Elles apparaissent d’ordinaire entre la cinquième et la septième année.C’est pourquoi on les appelle parfois les "molaires de six ans." Elles poussent juste en arrière des dernières dents de lait, avec lesquelles on les confond fréquemment.Il y a quatre premières molaires permanentes, deux en haut et deux en bas.Ces "molaires de six ans" sont les dents les plus précieuses qu'on ait dans la bouche.La perte d'une seule de ces molaires peut entrainer le déplacement des autres dents ce qui altère souvent l’expression et la beauté d'un enfant.Il importe donc de faire examiner ies premières molaires permanentes par le dentiste, dès qu’elles sortent, parce qu’on devrait les conserver sa vie durant, comme toutes les autres dents permanentes.LE SOIN DES DENTS Il faut amener l'enfant chez le dentiste lorsque toutes ses dents de lait sont poussées, vers l'âge de deux ans et demie, trois ans, et l'y conduire ensuite au moins deux fois par année, pour faire examiner ses dents.Lorsque le dentiste découvre une carie des le début, il peut la faire disparaitre sans douleur et remplir la cavité qui est encore toute petite.Si le traitement est différé, la carie s'étend à la pulpe inerf).au centre de la dent: elle fait- alors souffrir l'enfant et souvent le rend malade.par provoquer la carie, dont la progression peut amener la mort de la pulpe dentaire (nerfi.Le poison qui se dégage d'un nerf infecté peut déterminer un abcès au bout de la racine de la dent.Cette infection, si elle n’est pas enrayée, n'affecte pas seulement la dent et la mâchoire ; elle est susceptible de s'étendre à d'autres parties du corps, toiles que le coeur, les yeux, le rein et les articulations.Pour prévenir toute complication, il importe que les moindres défauts de la denture soient corrigés sans délai.LE BROSSAGE DES DENTS Il faut prendre l'habitude de se brosser les dents régulièrement et minutieusement, parce que le brossage en améliore l'apparence.Il bonne aussi une agréable sensation do fraîcheur, il stimule la circulation du sang dans les gencives et il aide à prévenir la carie et autres désordres dentaires.Il convient d'ajouter toutefois que le brossage ne suffit pas seul à prévenir la carie dentaire.Ce n'est aue l'une des pratiques que commande l'hygiène de la bouche.Qn devrait se brosser les dents à fond après chaque repas, ou tout au moins le soir au coucher et le matin après déjeuner, puis se rincer longuement la bouche à l'eau chaude.LA LEVURE 'ROYAL' EST UNE MERVEILLE7 TON PA UV ESTUNE MERVE/LLEf r La bouche devient facilement un foyer d'infection, parce qu'elle offre ia température, l'humidité et la nourriture les plus propices au développement des microbes.Plus les dents sont propres, moins les microbes ont de chances de s’y loger.Les sillons que présentent les surfaces de mastication, les espaces entre les dents, ainsi que les parois avoisinant les gencives exigent un1 brossage soigné, parce que les aliments et les microbes s’introduisent facilement dans ces endroits.C’est là que commence d'habitude la carie.LA CARIE On ignore encore la cause de la carie dentaire.La plupart des études qui ont été faites sur ce sujet semblent indiquer, cependant, que la carie de l’émail et de la dentine provient de l'action de microbes de la bouche sur certains aliments, surtout les sucreries, qui restent collées aux dents.Cette action produit des acides qui détruisent l'émail et la dentine de la dent, et qui.s'ils ne sont pas éliminés, finissent II Fabrication Canadian;)* LA PLUS HAUTE QUALITE ET LA PLUS FINE SAVEUR SONT TOUJOURS RÉUNIES c/a/rs ce paae/ef Il//// SicestWM* ^c’est bon.I ,WINE VS»0'“ OS""’ -BUNDIES’ Ogilvie WHEAT-NEAR^ 09iW,e ^EDEBVÉTONUC f 42-30 h OGILVIE FLOJJR MILLS ** kl n a ai a I T r r\ COMPANY I I M I T E D •%*«? Page quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 20 août 1043 La France el noire victoire Réflexions en marge Je la Conférence de Québec De L’ACTION CATHOLIQUE.14 août.1913 Le travail des f,# hommes qa'il vhaativrs ni a ritlmes faudra écarter apres la fpierre Le secret le plus complet enveloppe les délibérations de la Conférence de Québec.Cependant les quelque cent journalistes qui font le guet autour du Château Frontenac ne manquent pas de Unir; quand ils annoncent une chose comme possible ou probable, il y a lieu d'en tenir compte.Or.l’Impression de ces journalistes, c’est que MM.Churchill et Roosevelt se proposent de reconnaître durant leur séjour A Québec, le Comité français de la Libération installé à Alger comme gouvernement provisoire de la France Puisse une telle conjecture entrer bientôt dans le domaine des faits’ Il y va de l’intérét de l’humanité.C'est une question de justice envers la France.Et l’on ne saurait justifier plus élégamment le choix de notre ville comme siège de la conférence la plus décisive de toute la série tenue par les grands chefs que sont Churchill et Roosevelt, deux amis d'ailleurs parfaitement reconnus de la France.• • • Il n’est pas nécessaire de multiplier les arguments pour démontrer qu'une France forte est nécessaire au monde et que sa voix devra se faire entendre au cours des délibérations de la paix.Personne ne conçoit une organisation Internationale complète sans le- concours actif de ce pays qui joue depuis des siècles dans l'élaboration des destinées humaines un rôle de premier plan.Si la France était exclue des délibérations de la paix ou réduite à un rôle minime.l'Histoire impartiale se demanderait si les Anglo-Saxons n’ont pas profité de la circonstance pour éliminer un concurrent.Ce serait bien regrettable, car les Anglais et les Etats-unlens, depuis le début de cette guerre où ils se défendent héroïquement eux-mêmes, ont fait preuve d'une magnanimité vraiment incompatible avec ur.tel sacrifice le la France.Bien que certains éléments n'aient peut-être pas la générosité de laisser passer une "occasion", nous avons le ferme espoir qu'on traitera bien la France.En effet, MSI Churchill et Roosevelt, les deux principaux personnages de la Conférence et de toute cette guerre, se sont toujours montrés très sympathiques au peuple français D'autre part.M King, chef d’un jeune peuple qui apporte à cette guerre une contribution de nation adulte, l'homme probablement responsable du choix de Québec comme siège de la Conférence, est aussi un grand ami de la France.Tout le monde se rappelle encore les nobles paroles qu'il a prononcées au moment de la défaite de la France.• • • C’est en Justice que les Nations unies doivent à la France un bon traitement, ce qui veut dire d'abord la reconnaissance officielle du Comité de Libération assez tôt pour que la France prenne place à la table des délibérations de la Paix et parle comme ce pays a toujours parlé en pareilles circonstances.C'est une question de justice, parce que la France est avec nous dans cette guerre.Elle y était dès le début, tout entière Et si elle a été vaincue, ce n’est pas faute de courage, mais manque d«> préparation — comme toutes les autres nations pacifiques et faute d'une défense naturelle comme la Manche et l'Atlantique pour la protéger durant le temps nécessaire à son rebondissement.Les chantiers maritimes canadiens ont livré plus d’un mlllon cinq cent mille tonnes de navires jusqu’ici, en exécutant le programme de travaux qui leur a été donné durant ces années de guerre C’est plus que le tonnage construit dans le monde entier en 1933.1934.1935.et clnqu&n-te-cinq pour cent du total atteint en 1937.On relève une progression presque incroyable en comparant cette activité de l’heure actuelle A celle qui régnait dans le Dominion en 193S, en 1939.Le ministre fédéral du Travail l'hon M.Mitchell, révélait il y a quelques Jours que cette Industrie emploie présentement soixante-cinq milles personnes: quarante mille sont prises par la construction des cargos: l'équipement de notre flotte de guerre, fortement accrue depuis quelques années, en occupe vingt-cinq mille autres.Les statistiques canadiennes de 1937 nous apprennent que la main-d'œuvre de nos chantiers ne s'élevait pas même à cinq mille em.ployés et ouvriers, il y a six ans: elle est au moins treize fols plus forte maintenant.Un autre ministre de l’administration fédérale, l'hon.M.Howe.soulignait récemment de son côté que la production du Canada a été portée à douze navires marchands par mois Et l’on sait qu'elle embrasse des batiments d’assez bonnes dimensions, de dix raille tonnes.En valeur les travaux entrepris se chiffre à plus d'un milliard de dollars.Le Dominion possède environ trois cents vaisseaux de guerre, destroyers, frégates, corvettes et unités plus petites On a construit trois mille bateaux de moindre tonnage pour nos forces navales, et quatre mille autres doivent être fabriqués conformément au programme établi.Ces brillantes réalisations de nos chantiers maritimes ont été accom pagnées d'une foule d’autres non moins remarquables dans toutes les l/épuratlon est une question d'Etat, ajoute le général de Gaulle Même vaincue, la France est avec nous, nul ne peut sérieusement le I branches de notre industrie, comme contester.Il faut se représenter la situation d'un Etat vaincu par Hitler pour interpréter équitablement ses paroles et ses gestes L'une des principales raisons pour lesquelles nous nous battons en ce moment pour la liberté des peuples, c’est précisément parce que ! agresseur impose aux vaincus des attitudes contraires aux sentiments qui dominent dans leur for intérieur.Il se peut que la situation actuelle de la France serve l'ambition d'un arriviste tel que Laval: mais il n'en reste pas moins évident que le peuple français est encore avec nous de tout coeur en cette guerre contre l'hitlérisme, que les organisations de résistance au tyran accomplissent déjà un excellent travail et se proposent d'en faire davantage le jour où les armées des peuples démocratiques mettront le pied sur le t;rritoire français pour en chasser l’occupant.Et quelle admiration méritent de la part du monde civilisé des hom-nes tels que de Gaulle et Giraud, ces deux grands Français dont le prestige et la popularité se fondent ensemble de plus en plus parfaitement pour mieux organiser la participation de la France à notre victoire! La cause des Nations démocratiques nous paraîtra plus sublime en-;ore le soir où les journaux nous apprendront que de Gaulle et Giraud mt participé aux délibérations de la Conférence de Québec on le sait Elles nous ont valu des appréciations flateuses de nombre de personnes qui sont passées en terri toire canadien ces années-ci Churchill lui-même a rendu homma ge au travail accompli dans le Dominion.Et tout dernièrement en core le "Times" de Londres portait ce Jugement d’ensemble: "La contri bution du Canada dans tous les domaines de la guerre a dès le début dépassé tout ce que l’on croyait pos sible" L'absence des liasses Les entretiens de Québec ressem bleront d’autant plus aux précéden tes rencontres Churchill-Roosevelt qu’il n’y aura pas encore cette fol de présence russe.Cette participation des deux grands chefs français ou de leurs délégués à la Conférence de Québec, puis la reconnaissance du Comité fran-;aLs de Libération comme gouvernement provisoire de la France constitueraient une première réalisation de la promesse, formulée sincère-nent par les Nations démocratiques en guerre, d’instaurer un ordre véritablement nouveau où les droits seront protégés et la faiblesse, chro-ilque ou accidentelle, généreusement respectée En profitant de la conférence tenue au coeur du Québec français pour poser ce beau geste à la face du monde civilisé, les deux grandes nations anglo-saxonnes démontreront qu’elles savent allier à l'esprit de justice de gouvernement mondial un sens exquis de la délicatesse.Si les aspirations politiques de Québec sont avant tout canadiennes I quiétude générale sur la façon dont et si le Canada français ne se reconnaît aucune autre patrie que le Ca- | 3e terminera le conflit, nada, le sort du peuple qui nous a donné le jour nous intéresse, par con tre, beaucoup.Le contraire serait vraiment indigne d’un peuple bien né.I A *a su*te maréchal von Keitel Tout plaidoyer sur ce point est superflu.I La persécution d’Hitler aura eu cet effet inattendu de révéler au monde que les plus grands musiciens, écrivains et savants de l’Allemagne moderne, sont Juifs.Fcrnnnct Hintret 1 • .' ’ / • • v ' - 7 • 'r: ' : L A P U L P E Et LE PAPIER EN TEMPS D E G U E R R E ¦ Comment /industrie deiapu/pe etdu papier aide à sauver/a vie des so/dais biessék • Wm L LE PLASMA SANGUIN.pBJfNU GRACE AU DEVOUEMENT DE GENEREUX DONNEURS .DE SANG,A PU JUSQU'ICI SAUVER A \ I A VIE DE NOMBREUX ^ SOLDATS.'CM .•mui V M»® WÊÊÊÊà «D» LES BOUTEILLES Of PLASMA SANGUIN SONT EXPÉDIE ES AU FRONT DANS DES BOÎTES EN CARTON ET CHACUNE DES BOUTEILLES EST PROTÉGÉE PAR UN CARTONNAGE.LE CARTON participe à la bataille tir l’Atlantique en réduisant le poids des marchandises et en permettant d'augmenter les cargaisons.11 permet aussi d'économiser l’étain et autres matériaux rares.L'industrie accomplit un véritable travail de guerre; et elle aura aussi un rôle important à jouer après la guerre.L'INDUSTRIE CANADIENNE DEmDuLPE ETDuDaPIER MMBUBLE SUN LIFE MONTREAL Saint-Jérôme, le 20 août 1943 L’AVENIR DU NORD Page dm Papotages du P'iil Doc Élans les patates ! Un fervent d'anomalies et de données subtiles aurait beau Jeu uu domaine des plantes.Ce domaine, en effet, en est un où foisonnent les cocasseries et les lllogltmies apparents.Ainsi chacun enverrait librement dnns les épines le malencontreux botaniste qui lui lancerait comme ça, bien simplement, sans presque avoir l'air d'y songer: "Mon bon ami, comment as-tu digéré tes petits bouts de branches".Et quel noble citoyen consentirait A ce que des économistes formés dans les universités les plus huppées s'attar-d .assent ft gloser sur des “petits bouts de branches".Cependant le fait en demeure Ift: l’an pnssé, le Canada entier, et le Québec en particulier, ont souffert d'une pénurie de ces traîtres bouts de branches.Et c'est encore ces petits bouta de branches que nos agriculteurs ont semés en quantité lors du dernier printemps Quels peuvent être ces typiques "bouts de branches" â propos desquels un flot de salive a coulé et dont le Québec, en dépit de l'ampleur de ses forêts, sent plus que jamais le besoin?Bien simplement les pommes de terre.les vulgaires "patates".En effet les tubercules plus ou moins farineux que l'esprit des gastronomes appelle ft toutes les sauces, et qui en Allemagne tiennent lieu du traditionnel pain chéri des Français, consistent en de petits troncs souterrains.en de courtes tiges de noirceur Qui oserait en douter après uvoir observé la patate des "yeux”?Ces yeux ne sont-ils pas les bourgeons axillaires, caractéristiques de la tige?11 convient forcément que l'on se convainque que, s'il n'est pas de métropole sans huile ni suie, il n'est pas non plus de bourgeons axillaires sans tige.Ce qui, au cours des derniers siècles, ft porté la majorité ft croire la pomme de terre une racine.c'est qu'on s'habitue trop uniquement ft l'Idée de tiges aériennes Une seconde preuve de leur état de tiges, c'est que, dans les cas de mauvais renchaussoment, les tubercules laissés trop près de la surface gagnent bientôt leur place nu soleil et s'empressent de verdir.Cette même expérience constitue une manifestation Indéniable de l'évidente nécessité du soleil, ou d'un substitut, dans l’élaboration de la chlorophylle, pigment vert du monde végétal.Qu'advlendralt-ll, si chaque automne, la gloutonnerie des hommes n'extrayait de la terre les précieux tubercules?Ceux-ci, selon les lois de la nature, se soumettraient à la quasi-léthargie de la saison froide et renaîtraient au printemps, en occasionnant le jaillissement de terre de nouveaux plants.De nombreuses expériences poursuivies sur les fermes expérimentales prouvent le fait.Cet arrachement hors de la terre au retour de chaque automne n'est d'ailleurs pas le seul point où l'anormal influe sur la vie de la plante.Ainsi on s'est formé si longtemps l’esprit à la reproduction des tubercules par les tubercules mêmes, que l'on ne soupçonne souvent plus le mode naturel de reproduction chez ces plantes: la reproduction sexuée.L'idée de semer de la graine de pomme de terre ne vient même plus ft l'idée du cultivateur.Qu'adviendrait-il si celui-ci renonçait un jour à la coutume et confiait au sein de la terre le fruit des fleurs fécondées de la "patate" ?Les plants nés d'une telle tactique n'atteindraient Jamais qu'une taille Inférieure et donneraient, au lieu des généreux tubercules auxquels s'est accoutumé l'estomac des Canadiens, quelque chose d'assez proche parent des fèves par la grosseur.On peut donc remarquer que, lft encore, la main de l'homme a assuré une transformation radicale.La présence de cette transformation, — ou, pour plaire ft Darwin, de cette évolution se prouve bien encore par les tubercules trouvés dans des lieux historiques sud-américains Au risque de laisser ft l'Amérique la réputation d'une terre ft rebours de la nature, il faut avouer l'origine américaine de la morelle tubéreuse, ou Solana tuberosa, notre "patate".Bar une culture de plusieurs siècles, ces peuplades sauvages qui.ma foi de papoteur! —, sont diablement moins sauvages qu'on ne le fait croire aux enfants , ont amélioré énormément la texture et les dimensions du tubercule.Naturellement, en posant en ce domaine sa patte civilisatrice, l'homme d'aujourd'hui, maître des croisements et de l'hybridation, n'a pas manqué d Intensifier encore l’évolution.Nos mangeurs du 20ème siècle dédaigneraient probablement d'avaler le tubercule sous sa forme d il y a quelques siècles.Ainsi, au beau milieu du ITème siècle, on assimilait sa grosseur ft celle d'une "walnut".C’est sans doute sous cet aspect peu prometteur que dut se présenter la pomme de terre quand, au lflème siècle, le célèbre corsaire Drake, le premier d'Angleterre ft opérer la circumnavigation du globe, offrit cette denrée américaine au palais délient de la reine Elizabeth La protectrice de Shakespeare, entichée de rimes et de beaux vers, dut trouver passablement obscure cette importation de son marin Toutefois, puisque toute chose présentée par la main gantée d'un noble corsaire conservait à cette époque un certain charme, la pauvre reine, après un sourire de martyre, accepta bientôt d'être la première de tout Albton ft expérimenter la saveur de la pomme de terre.Et Sir Drake se retira lestement, en songeant en lui-même que, même en souffrant d'avoir le pied marin, on conserve néanmoins son estomac de terrestre.D'Angleterre, la pomme de terre roula jusqu’en Allemagne; ceci encore une fois prouve que Berlin reste en dette envers l’Angleterre pour plus que de la mitraille et des obus.Par contre, en France, toute mode devait forcément passer par l'approbation des messieurs de la cour.Ceux-ci, nous dit l'histoire, se souciaient plus d'un mollet fin que d'un légume aux yeux bridés.Aussi la pomme de terre dut-elle attendre la venue de l'agronome ingénieur Parmentier avant de pénétrer la vie des habitants de France.Depuis cette introduction de la morelle déjà depuis longtemps chère aux citoyens d'outre-Manche, la France n'a pas manqué de graver dans son langage le nom de Parmentier et conserve encore aujourd'hui l'apppellation de parmentlêre".N’est-ce point là le plus délicat et le plus durable tribut pour un pauvre ingénieur de France qui n'eut d'autre gloire que d'introduire un petit "bout de branche" dans les bonnes grâces du roi Louis XVI?P tit DOC Vueanees avec paye poiii’ certains chantiers maritimes Conseil national du travail en temps de guerre Le conseil national du Travail en temps de guerre a annoncé que dans tous les chantiers maritimes sous sa Juridiction, où les conditions du travail ne prévoient pas les vacances avec salaire, celles-ci seront établies à compter d’aujourd’hui Des instructions formelles émaneront dès que les modes de paye seront déterminés, par les divers chantiers maritimes en consultation avec les unions et approuvés par le .Conseil.L'on compte que les systèmes de vacances avec paye seront raisonnablement uniformes, et soumis au Conseil pour son approbation.Il importe, bien entendu, que ces plans soient conçus de manière à nuire le moins possible au rendement.Le conseil est encore ft étudier l'échelle actuelle des salaires dans les chantiers maritimes et des mesures seront bientôt prises relativement à cette question.Ê*eine sêvêre Le juge A.Allard, siégeant aux Trois-Rivières, a condamné, ces Jours derniers, M.Julien Marcotte, •IIP est, rue Notre-Dame, Montréal, ft une amende de $500.et les frais ou, ft défaut de paiement, six mois de prison.Marcotte s'étnlt rendu coupable d'imiter don coupons de rations d'essence.Me Léopold Pln-sonneault occupait pour la poursuite.Ozn St-Arnaud et Arvida Nolln, de Granby, coupables d'avoir fait une fausse déclaration dans une demande do permis pour des pneus ont été condamnés par le Juge J.-L.Lo-niuy, siégeant ft Swoetsburg, A payer chacun une amende de $25.et les frais.Me Paul Provost, c.r., de Granby, représentait la Commission dos Prix.Vique-nique annuel des Filles d'Isabelle de Flessisrille Dimanche dernier avait lieu au "Manoir Du Repos” A Lyster le pique-nique annuel des Filles d'Isabelle, Cercle Saint-Calixte de Ples-sisvllle.Malgré la mauvaise température, nos soeurs se sont rendues en grand nombre A cette partie de plaisir.Le départ se fit de la salle du Cercle vers 9.15 heures en automobile des amis, la plupart Chevaliers de Colomb, pour se rendre à Lyster, Heu du pique-nique.Vers 1 heure, après le chant de l'Orde des Filles d’Isabelle, fut servi, un appétissant diner, présidé par Soeur Thérèse Latulippe, régente locale, ayant ft sa droite Soeur J.-H.Matte régente et représentante du cercle Sainte-Victoire accompagnée de son mari.Et A sa gauche Soeur J.-O.Gagné, ex-régente.On remarquait parmi les convives: M.et Mme L.Belleville, M.et Mme Donat Fournier, M.et Mme Phil.Michaud, M.et Mme Léopold Brassard, Mlles Alma Michaud, Fleurette Glngras, Luclle Dion, Madeleine Pelletier, Emillenne Jacques, Laurette Blais, Françoise Mntte, Alice Roy, Gertrude Duguay, Gemma Gamache, Claire Roger, Jeanne d'Arc Lamothe, Marie-Thérèse Sl-moneau, Raymonde Laverdière, Jeanne d'Arc Gagnon, Grazlella Ouellet, Marie-Ange Rhoault, Alice Beaudet, Mme Lafond, M.et Mm* Gaston Lemieux, Mlle Yvette Roy, MM.Philippe Duchcsneau, Louis-Paul DesJardins, Lucien Benudet, Raymond Bergeron, Jacques Matte, Adrien De Lafontaine, Léo Belleville, M.Préfontaine, M.Gagnon, M.Vlgneault, M.Grégoire, M.Bérubé.Le dessert fini, Soeur Latulippe adressa des remerciements aux membres présents, Invitant Soeur Mntte ft dire quelques mots.Colle-ci salun ’.'assistance et félicita les organisatrices de cette belle réunion.Elle fut remerciée par Soeur J.-O.Gagné.La T LES RADIOREPORTAGES DE RADIO-CANADA Au moyen du micro-baladeur de la Société — Avec le concours de Roger Raulu "Et houp ! en route ! .” Et la baladeuse-émettrlee de Radio-Canada s’élance sur la route à destination d'un endroit où doit se dérouler quelque événement capable d'avoir du retentissement.La chose a été prévue.Il faut dire que cette baladeuse a été munie de tous les appareils qui permettent, entr’au-tres choses, l'enregistrement sur disque du fait divers quel çu'U soit.C’est surtout au service des Actualités canadiennes — cette rubrique du dimanche soir dont les auditeurs ont déjà remarqué la variété et le pittoresque — que la baladeuse en question poursuit sa tâche quotidienne.Roger Baulu, ce familier des ondes, un reporter né, dirige l'équipe qui parcourt les carrefours de la ville et les coins de la campagne partout où les "prises sur le vif" peuvent offrir quelque intérêt.Ces prises deviennent d’ailleurs de précieux documents ; ce sont des témoignages ; ce sont autant de leçons de choses.Mais partir ainsi en mission, ce n'est pas courir les routes à l'aventure.Pour transmettre sur les ondes, dans des tableaux en raccourci, l'image du travail qui se poursuit à l'usine de guerre ou celle du lancement d'une corvette, 11 faut des préparatifs de toutes sortes, des mises au point, bref, une série de recommandations qui débordent la feuille de service.C’est dire que l'opérateur en devenant le collaborateur immédiat du speaker, doit obéir à des disciplines sévères, à des disciplines où n’entre guère et pour l'un et pour l’autre le jeu de l'Improvisation.Il est vrai cependant que des circonstances sont survenues où il a fallu agir avec audace et célérité.Etre pris à l’improvlste quand survient un événement d'importance, cela ne veut pas dire qu'il faille improviser.L'entrainement et les ressources de l’équipe la protègent d’ailleurs contre tout risque de ce genre.Les appareils enregistreurs si robustes qu'ils soient exigent un maniement délicat.Le micro déplacé par la foule des curieux ou écarté de la piste sonore, risque de déformer la voix au moment de l’enregistrement.Et quoi encore ! C’est le fil conducteur que des passants menacent d'arracher.C’est le murmure de ceux-ci ou de ceux-là qui ayant envahi le plateau où se trouve le micro, menace de graver sur le disque un semblant de friture.C'est dire que l’opérateur se tient constamment sur le qui-vive, qu’il doit sans cesse surveiller ses appareils afin de prévenir quelque catastrophe.Puis, il y a les amateurs qui veulent se faire expliquer, sans lâcher prise, le mystère de l’organisme ra-diodiffuseur.Reporteur et speaker déjà préoccupés par le souci de leur reportage ont donc beaucoup à faire pour se protéger et protéger leur roulette contre les envahisseurs et parfois aussi les collectionneurs.Il en est qui, pour un peu, apporteraient les disques.Il est vrai que les publics varient.Ainsi dernièrement, Roger Baulu enregistrait un reportage où tout Nouvelles classes appelées sons les armes Le ministre du Travail, l'honorable Humphrey Mitchell, annonce aujourd'hui l'appel à l'instruction militaire des hommes mariés figés de 27 à 30 ans inclusivement, et tous les hommes qui atteindront, cette année, l'âge de dix-huit ans.Selon la déclaration de M.Mitchell, cet appel est conforme à la décision rendue par le Conseil des Ministres.Comme dans les appels précédents, les hommes des classes désignées devront se présenter à l'exament médical et ceux qui y seront jugés et qui seront acceptés recevront leur instruction et serviront dans les Forces armées, au Canada et dans les eaux territoriale» canadiennes.Le Ministre déclare qu'en conformité de l'arrêté en conseil rendu, Il appelle, quel que soit leur statut conjugal, tous les hommes qui, étant nés dans l'une des années 1916, 1915, 1914, et 1913, n’ont pas encore été désignés ou ne sont pas déjà sous les armes.De même, l'appel vise les hommes nés en 1925, mais l'"Ordre d'appel ft l'examen médical" ne doit pas leur être signifié avant qu'ils atteignent l'Age de dix-liult ans et six mois.S.F.lui parut facile.La fête se déroula à la colonie de Sainte-Jeanne d’Arc à Contrecoeur.Une foule de petites, ruche bourdonnante, se portèrent à pleines enjambées à sa rencontre et se prêtèrent de très bonne grâce, malgré un enthousiasme débordant, aux recommandations qu'il leur fit.Leurs chansons et le récit de leur vie quotidienne furent donc enregistrés pour les Actualités canadiennes.L'enregistrement terminé, les enfants s'approchèrent des appareils.Je devrais dire avec respect et il fallut bien que Baulu leur donnât des explications.Ce fut leur récompense.Et Baulu en fut remercié et Radio-Canada aussi.Séance éducative à tous points de vue et pour les enfants de la Colonie d’abord et pour les auditeurs ensuite.De retour aux studios, l'équipe doit songer au montage.Il faut revoir les notes prises en cours de route, les rédiger, faire les "découpages” nécessaires, coordonner les scènes, bref “réaliser" comme 11 convient, le documentaire en question.Mais que l’on n'allle pas croire que le radioreportage est chose facile.Léopold Roulé, M.S.K.C.• • « LA RADIO ET LE CONGRES NATIONAL DU TIERS-ORDRE Le dimanche 22, à 1 h.15 p.m.Radio-Canada inaugurera le dimanche, 22, à 1 h.15 de l’après-midi, une série d'émissions littéraires et artistiques, émissions préparatoires au Congrès National du Tiers-Ordre, en octobre.Mgr Philippe Perrier, grand vicaire du diocèse de Montréal, prendra la parole au cours de cette émission.Il parlera du fondateur du Tiers-Ordre.La chorale des Clercs Franciscains a été chargée du concert.les émissions qui suivront auront lieu aux dates suivantes : les di- manches, 29 août, 5, 12, 19, 26 septembre et les 3 et 10 octobre.Son Eminence le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, prononcera une allocution lors de la clôture du Congrès.* * * LA MUSIQUE DES II.M.CAN.| GRENADIER GUARDS Le dimanche 22 août, à 7 h.30 p.m.La musique des H.M.Can.Grenadier Guards, à son concert du dimanche, 22, à 7 h.30 du soir, pour les auditeurs de Radio-Canada, jouera les oeuvres suivantes : Marche de la Suite "London”, de Eric Coates ; Ouverture ‘“Guillaume Tell”, de Rossini ; “Rhythms of Rio", de David Bennett ; Danse russe, de Rimsky-KorsakofI; Marche "Le Lieutenant”, de J.-J.Ga-gnler ; "Facing the Enemy”, de Losey.* * * MUSIQUE DE CHAMBRE Le dimanche 22 août, à 1 b.30 p.m.Jean de Rimanoczy, violoniste et Léon Pommers, pianiste, donneront leur prochain concert de musique de chambre aux studios de Radio-Canada à Winnipeg, le dimanche, 22 août, à 1 h.30 de l'après-midi.Cette fols, Ils feront entendre deux Sonates, la première de Debussy et l'autre, de Corelli.LIVRES LE DESERT DE BIEVRES — roman — par Georges Duhamel de l'Acadcmle Française La CHRONIQUE DES PASQUIER, i insurpassable chef-d’oeuvre de Georges Duhamel dont LES EDITIONS VARIETES ont entrepris la publication, est la captivante histoire d'une famille française dont tous les membres mènent une existence mouvementée, remplie d'événements Inattendus., LE DESERT DE BIEVRES est le cinquième roman de cette CHRONIQUE.Comme les autres, il peut être lu seul, car il renferme une histoire complète.Un volume de 272 pages.Prix $1.25, par la poste $1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.» * * CHOIX DE POESIES de PAUL VERLAINE Un volume de 300 pages.Prix $1.25, par la poste $1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.Fes feux de forêts menacent nos forces hydrauliques Un autre chef d'industrie a exprt-nié ses inquiétudes sur ce qui devient de plus en plus reconnu comme une question de grande urgence nationale la conservation de nos forêts et la prévention de leur destruction par le feu.Y a-t-ll quelqu'un de plus compétent que Monsieur Ja-| mes Wilson, président de The Shawi-j nigan Water & Power Company, sur la relation étroite qui existe entre la conservation des forêts et la production de l'énergie hydraulique, ce qui est son affaire.Monsieur Wilson commente en premier lieu l'importance de l'utilisation des forces hydrauliques de l'effort de guerre.De plus, il fait ressortir le fait intéressant que chaque employé de l'industrie canadienne a à sa disposition environ 5 chevaux de puissance électrique, et que dans la province de Québec chaque employé en a 8‘i chevaux.L'ouvrier canadien dispose actuellement d'une quantité d'énergie beaucoup plus grande que dans aucune autre période de l'histoire du monde."Les 9 millions de chevaux obtenus de nos rivières (dont plus de la moitié se trouve dans le Québec) ont accru considérablement la production des industries de guerre, augmentant la production journalière tie chaque homme et de chaque machine â un point qui n’a jamais été approché dans aucune autre guerre." Ces faits sont frappants.Cependant, dans l'exposé de Monsieur Wilson il existe une restriction importante.La stabilité de l'industrie hydro-électrique dépend, en large mesure, de la survivance des forêt3 dans les bassins des rivières."La croissance des forêts assure l’emmagasinage naturel des eaux sur les bassins de rivières." Des millions de tonnes d'eau emmagasinées dans les sols spongieux sous la forêt ruissellent durant le printemps et Tété pour alimenter les ruisseaux et les rivières.Il en résulte que lorsque les bassins de rivières sont dévastés par des feux de forêts cet emmagasinement naturel ne fonctionne plus, et alors il s'ensuit des inondations et des disettes d'eau."Les feux de forêts sont la plus grande menace des ressources hydroélectriques du Canada.” Le président de la Shawinigan a souligné un point très important des problèmes de la production des forêts.Sa déclaration est frappante et alarmante.Il y a lieu de s'effrayer, si c'est là le seul moyen de mettre en lumière le problème de la production des forêts et la responsabilité de chacun de nous de les conserver.Fa presse d'Acadie recevra de tfuébec plus de $97.847.13 Le diocèse d'Ottawa a remis sa campagne de souscription à l'automne prochain La plupart des diocèses de la province de Québec ont fait rapport du comité central de la souscription en faveur de la presse acadienne.Ce comité, comme on le sait, est le Comité de la survivance française.D’après les chiffres reçus, la province de Québec a souscrit à date ; $97.847.13.Comme le diocèse d’Ottawa a remis à l’automne sa campagne de souscription et qu’il y a encore des rapports à venir ' de l'Ouest canadien et de certaines régions de la province de Québec, il y a lieu d’espérer que la souscription dépassera cent mille dollars.C'est un magnifique résultat.Le comité organisateur de la campagne tient à en remercier les comités diocésains et tous leurs dévoués collaborateurs.Il espère pouvoir donner en septembre le résultat final et détaillé de la souscription.Le 18 août, le secrétaire du Comité de la survivance française a fait rapport des montants perçus, au cours d'une grande démonstration qui a eu lieu à Edmundston.à l’occasion du congrès acadien de presse et d'éducation.Son Excellence Monseigneur Robichaud, archevêque de Moncton, et Son Excellence Monseigneur Camille LeBlanc assistaient à ce Congrès.Le Comité de la survivance française était représenté par son président, M.Adrien Pouliot, Mgr Cyrille Gagnon, P.A.V.G., recteur de l'Université Laval et par M.l'abbé Paul-Emile Gosselin.L’hon.Cyrille-F.Delâgc-, président de la souscription pour le diocèse de Québec, ainsi que cinq officiers du Conseil diocésain de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, qui a pris une part si active à la campagne d’Aide a l'Acadie dans notre diocèse, ont bien voulu se joindre à la délégation.Ce sont ; M.Edouard Coulombe, président ; M.l'abbé Antonio Laliberté, aumônier ; le docteur Jacques Tremblay et M.Rodolphe Laplante, directeurs et Me Lucien Lortte, chef du secrétariat de la Saint-Jean-Baptiste de Québec.Les délégués du Comité de la survivance française se rendront ensuite en Nouvelle-Ecosse.Ils y seront les hôtes de M.Françols-G.-J.Comeau, vice-président d'honneur du Comité.Ils feront avec lui la visite des groupements acadiens de la Baie Sainte-Marie.Le directeur du Service sélectif national, M.Arthur McNamara, a déclaré, de plus, que les régistruires des 13 divisions de mobilisation enverraient le plus tôt possible, par la poste, les "Ordres d'appel ft l'examen médical” ft tous les intéressés.A Tissue du repas on entonna le chant national "O Canada" et tout le monde traversa ft la salle du Manoir pour finir l'après-midi par toutes sortes d'amusements canadiens.A 5 heures, retour avec projets pour l’an prochain.LE TA BAC A CIGARETTES -ZAC DOUCEUR -(QUALITÉ- VALEUR COI !%' »KS IMCOI'ÇSSIOYM’XS h FORTIER & PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER Me HENRI PREVOST Téléphones : 258 - 201 - 35 ’QooooQoooeeooocccococoooaocccoosccGoraco&osogosoooooog AVOCAT LEGAULT & LEGAULT AVOCATS et PROCUREURS L.-L LEO A DUT.IC C.FERNAND LEOAULT, 8 A.LL B.TéL 60 295 rue Main LACHUTE OUY LEOAULT.B.A.LL B 10 ouest, rue Saint-Jacques MA.3866 — Montréal Paul Larose, B-A»,L.L.B, AVOCAT 84, rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 230 Résidence 185 AVOCAT MARIO BEAUDRY B.A., LL.M.Avocat et Procureur STE-AGATHE-DES-MONTS Résidence : Bureau : 159, Tour du Lac 43, S.-Vincent Tel.3*74 Tel.217 LILEUjflL GASTON GIBEAULT AVOCAT de BOÜRABSA & OIBEAULT Tel.60 — 5, rue Préfontaia.a SAINTE-AGATHE-DES-MONTS CLAUDE PREVOST Substitut du Procureur générai (district de Montréal) BENOIT ROBERT GUY ROBERT Prévost, Robert fi Robert AVOCATS & PROCUREURS Edifice Transportation, Ch.202, 132 ouest, rue S.-Jacques PL.5069 vseococoeeoccoocooGGcooGoo: RESIDENCE Tél.108 RUE 8T.10018 TERREBONNE Lucien Bourbonnais AVOCAT — BARRISTER 10 OUEST, RUE ST JACQUES HUTTE - IMMEUBLE THEMIS Plateau 3241* ILMIMI Bureau Edifice ••Them!»” Chambre €12 10, S.-Jacquet O.Montréal Tél.LA.7268-7269 J.-MARC VERMETTE NOTAIRE Saint-Janvier Co.Terrebonne Tél.622 - 22 KCGCCOOÔf LOUIS NICOLAS ARCHITECTE 430, rue MELANÇON Tel.5X0 SAINT-JEROME Examen de la vue Lunettes 304 S.-Georges S.-Jérôme André Racine, O.O.D.SPECIALISTE POUR LA VUE Tous les jours de 9 h.a.m.à 6 p.m.Le soir sur appointement Téléphone 626 Tél.500 Dr.Jules Pagé CHIRURGIEN - DENTISTE Ex-Interne à Forsyth, Boston 310, rue SAINT-GEORGES SAINT-JEROME Armand Parent COMPTABLE-VERIFICATEUR Autorisé de la Commission Municipale de Québec CLASSE “A" Rés.: 389, boulevard Melançoti Bureau : 500, avenue du Palais SAINT-JEROME Lorenzo Bélanger, C.P-A.Comptable public licencié Expert en impôts sur le revenu et taxe de vente 630 ouest, DORCHESTER MONTREAL pscoooocogoqoooooscoocoaooosocooooooopecoopoooooooeoe PETITES ANNONCES Maison à louer, à vendre, meubles usagés, demande d'emploi, objets perdus, ete„ etc.TARIF 2 sous le mot.minimum 40e, oc 3 Insertions pour SI.00.A VENDRE Poêle — Chesterfield — Set de chambre.S'adresser : 173, avenue Scott, Saint-Jérôme.A VENDRE Cash Register usagé, à vendre, chez Laviolette Enrg.210 PERDUE Une montre-bracelet en or vert, dans Restaurant Bombance, rue Saint-Georges.Prière de rapporter à 500, rue Labelle, Saint-Jérôme.“CORRESPONDANCE'’ Pour trouver votre idéal ?.Vous marier ?rous distraire, faire des connaissances, etc., faites partie de notre club et abonnez-vous au Carnet Social, $1.00 par année.Ecrivez pour détails et listes des membres au CLUB NATIONAL DE CORRESPONDANCE, Casier Postal, 1722, QUEBEC.187 MENAGERES MANQUEZ-VOUS DE SUCRE Employez “SUCRINE" le PREFERE des substituts de sucre (500 fois plus sucré).Une bouteille de deux onces équivaut comme sucrant à 20 livres de sucre.LIQUIDE agréable au goût, sert pour tous les breuvages, genres de pâtisseries, etc.Avons à Québec la marchandise (gros et détail) pour livraison immédiate.Satisfaction assurée.Emballage soigné.Livraison rapide.Prix de détail (mode d’emploi, français at anglais inclus) MALLE PAYEE.(1 bouteille $0.75) (6-S4.25) (12-S8.00).Adressez vos commandes avec bon, mandat, etc., à : LES BONS PRODUITS ENRG, 351, Blvd Charest, Québec.I C.A.LORRAIN & Fils g ^ ASSURANCES GENERALES 15 SS" & £5 SS" Vendeurs autorisés des Autos Buick — Pontiac — Chevrolet — Oldsmobile Tél.No 58 — Saint-Jérôme Bureau existant depuis 40 ans 48 % (9 n ATTENTION ! 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