L'Avenir du Nord, 24 septembre 1943, vendredi 24 septembre 1943
I 1897-1943 Directeur: HECTOR PERRIER Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER LABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE.NUMERO 39 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI.24 SEPTEMBRE 1943 Une arme contre le préjugé Le vingt-et-uniènie congrès de l'Association d’éducation du Canada et de Terre-Neuve tenu à Québec, la semaine dernière, nous a rappelé deux choses en particulier: la première, qu'il est difficile et long, dans un pays bilingue, de réaliser l'unanimité autour d'un programme uniforme de l'enseignement, même si cette uniformité n'attente pas aux droits sacrés des deux groupes raciaux et religieux; la deuxième, qu'il est possible de réaliser l'entente et lu collaboration par le rapprochement des élites et par l'instruction et une éducation d'inspiration canadienne qui nous forgeront une arme efficace contre le préjugé.Dans le magistral discours qu'il a prononcé devant le congrès, le secrétaire de la province, M.Perrier, a précisé cette vérité lorsqu'il a dit; "Quand on aura banni l'ignorance et le préjugé, l’unité canadienne sera bien facile à réaliser.Ainsi, la falsification ou l'interprétation ten-dantieuse des faits de l'histoire ne peuvent que créer de la défiance et nuire à l'unité nationale, au bonheur et à la prospérité de tout le pays.” Plusieurs phrases frappées en médaille du discours de M.Perrier, pourraient former la charte d'un système d'éducation nationale qui nous apporterait le salut dans l'unité sans altérer ls diversité qui fait la force des peuples adultes quand elle se développe dans l’harmonie.Depuis longtemps, les véritables Canadiens de toutes les parties du pays, de toutes les nuances politiques, réclament une uniformité raisonnable et logique dans les programmes de toutes les maisons d'enseignement du pays.Uniformité ne veut pas dire centralisation entre les mains du pouvoir fédéral, selon la distinction lumineuse de M.Perrier, de la bureaucratie fédérale, ni absorption de la minorité par la majorité, mais entente et collaboration entre les provinces avec l'appui financier et moral du gouvernement fédéral sur les problèmes éducationnels communs à toutes les races et à toutes les religions dans chaque partie du pays, et liberté complète pour chaque élément de la nation de s'épanouir selon ses traditions et son esprit distinctifs.Ernest Lapointe a souvent déliai le Canada: "Deux langues, un seul coeur." Les pulsations de ce coeur ne sont malheureusement pas toujours régulières.Elles sont encore trop souvent ou violentes ou imperceptibles.C'est que les deux sangs qui alimentent le coeur canadien, au lieu de mêler naturellement leurs globules généreux sans en perdre les caractéristiques, se confondent parfois dans le tumulte d'un confluent où le torrent le plus rapide engloutit le plus faible.Mais chaque fois que des hommes d'Etat, des membres du clergé de diverses dénominations et des éducateurs nous présentent l'arme salvatrice, certains y voient deux tranchants et s'embusquent dans la forteresse des réserves et des appréhensions.Us s'isolent, de crainte que l'offre de la collaboration d’un élément de la nation soit un cadeau de Grecs.Nous ne sommes plus à l'époque de la Conquête et de l'Union où les deux races devaient s'épier l'une l'autre.Le prestige de chacune repose maintenant sur des bases assez solides pour leur permettre de se rencontrer face à face et discuter d'égal à égal sans préjudice pour l’une ou l'autre.Parce que naguère des difficultés d'apparence insurmontables ont surgi, qui nous ont divisés et ont obstrué ou retardé notre marche vers l'amélioration des programmes et des méthodes d’enseignement en fonction de l'unité nationale, il ne faut pas voir dans toute tentative de rapprochement entre les deux races des obstacles et des embûches qui ne sont plus que des fantômes d'un passé révolu et que certains milieux, de part et d'autre, ressucltent inconsciemment quand ce n'est pas intentionnellement chez une minorité de plus en plus obscure et négligeable.Le rapport de l'Association d'éducation du Canada et de Terre-Neuve qui suggère l'application à tout le Canada d'un programme en neuf points, a soulevé des craintes isolées.11 est vrai, mais non motivées quant au sort de la minorité française et catholique du Québec et surtout des autres provinces.Rien dans Ce rapport, en effet, ne renferme une tentative même voilée d'ignorer ou de violer l'autonomie de la majorité du Québec et de la minorité du pays.Le rapport n'effleure même pas le point vulnérable du problème éducationnel; il insiste uniquement sur des aspects pertinents à toute la population canadienne et propose des remèdes A tous les éléments de la nation et susceptibles de l'unir davantage au prolit de la minorité comme de la majorité.Il propose des réformes relatives à la santé des étudiants, à une répartition plus juste des fonds publics à travers le pays afin de libérer les corporations scolaires endettées et de leur permettre de remonter le niveau des études dans les écoles de leur juridiction, à l'accès des enfanta bien doués mais pauvres aux études supérieures, au traitement adéquat des professeurs et au perfectionnement de leurs connaissances à l'orientation professionnelle, selon laquelle on dirigerait chaque élève vers sa sphère, et à l'adaptation consécutive des programmes à cette méthode moderne du dépistage des vocations, à la prolongation du stage scolaire, etc.• Et l'association demande au gouvernement fédéral de convaincre les provinces de collaborer à l'élaboration d'un plan d'ensemble, et non de leur imposer un programme uniforme, tracé d'une façon empirique par une bureaucratie centralisatrice, et préjudiciable aux droits fondamentaux des divers éléments ethniques et à l'unité nationale.En plus de l'appui moral de l'autorité fédérale, l'association sollicite son aide financière qui allégerait les épaules trop chargées des provinces et des commissions, scolaires.Quel danger court alors l'autonomie de la minorité?Et pourquoi s'affolerait-elle en présence dune menace imaginaire?D'ailleurs, M.Perrier, qui exerce un ascendant de plus en plus remarquable sur les deux races canadiennes, et de qui une danu* de langue anglaise me disait dernièrement: "He is a light in the Canadian educational problems", a vite rassuré les esprits timorés lorsqu'il a affirmé devant le congrès: "Nous sommes différents des autres sans doute, et nous entendons le rester.Loyaux autant que quiconque à la couronne britannique et au roi du Canada, nous voulons garder notre caractère français.-Québec ne veut pas vivre en marge de l'évolution sociale, économique ou éducationelle, mais réclame l'autonomie complète dans l'enseignement, c'est-à-dire, le respecf des prérogatives provinciales, non seulement du Québec, mais de toute la confédération." L'instruction est une arme contre le préjugé et la discorde.L'élite, dans son ensemble, possède cette arme.Il s'agit maintenant d'en apprendre le maniement par la méthode d'éducation nationale, d'en répandre l'usage chez les masses et de la perfectionner par une histoire du Canada unique pour tout le pays, réforme dont nous avons souvent traité Ici et que M.Perrier et maints personnages Influents de divers milieux réclament depuis longtemps.Guillaume FREDERIC ON CHUCHOTE QUE.M.Antonio Barrette, député de l'Union nationale de Joliettc, parlant dimanche après-midi dernier à Berthiervillc, y a félicité, au cours •le ses remarques, l’honorable P.-J.-A.Cardin de sa démission comme ministre cependant que, parlant vers la même heure à Montréal, M.André Laurendeau, secrétaire du Bloc Popu, nous a-t-on informé, déblatérait à bouche-que-veux-tu contre le député de Richelieu.Comme on le voit, Il sera donc toujours impossible, décidément, de contenter tout le monde et son père, voire des ennemis communs .* * * Avant de pnrler comme 11 l’a fait dimanche dernier à un pique-nique de Jardiniers, à l’Abord-à-Plouffe, M.Gérard Thibault, ancien député ¦phémère de l’Union Nationale, avait-il consulté son ‘‘cheuf’’, M.Duplessis, ou encore serait-il sur son chemin de Damas ?“Personne ne se réjouit plus que moi du fait que nous avons donné deux milliards à l’Angleterre,” a-t-il, en effet, confessé publiquement, “car nous prouvons ainsi que les CANADIENS-FRANÇAIS font tout autant sinon plus que les autres pour aider la cause des Anglo-Saxons et on sera mal venu dans l’avenir pour nous reprocher notre peu d'enthousiasme .Dont acte.* * * Autre déclaration non moins étrange dans la bouche d’un ancien.Pour les vieillards ei les aveugles C'est une très bonne nouvelle que le ministre du Travail, l'honorable Monsieur Rochette, vient d'annoncer aux vieillards et aux aveugles de la province.A compter du 1er septembre, leur allocation sera relevée de $5.00 par mois, ce qui la portera à un maximum de $25.00.Cette mesure administrative de Monsieur Rochette, qu'il a prise d'accord avec le gouvernement fédéral, est la marque du souci constant que les gouvernants libéraux portent aux problèmes sociaux, aussi bien que ceux qui touchent les déshérités de là vie que ceux qui affectent les citoyens mieux partagés.Le relèvement d'allocation décrété par le gouvernement de Québec, d’accord avec celui d'Ottawa, représente une augmentation de 25 p.100.Par le temps qui court, c’est loin d'être négligeable, et les quelque 50,01X1 personnes qui sont appelées à en bénéficier recevront sûrement la nouvelle avec une juste appréciation de l'effort gouvernemental.Monsieur Rochette a pris l'occasion de rappeler que le gouvernement fédéral continue d’étudier sérieusement avec lui “la possibilité de réduire de 10 à 65 ans l'âge des vieillards nécessiteux et de 40 à 21 celui des aveugles nécessiteux”.Il est évident qu'une initiative de cette importance exige plus longue étude qu'un simple relèvement d'allocation, mais il sera réconfortant pour les intéressés de savoir que l'avenir leur réserve de nouveaux avantages.Détail important à retenir à propos du relèvement d'allocation que Québec et Ottawa viennent d'accorder aux vieillards et aux aveugles, c'est que le relèvement est rétroactif au premier septembre.Tous les intéressés doivent comprendre que tous les 50,000 d'entre eux ne pourront pas recevoir le supplément d'allocation le même jour, car le personnel des bureaux, malgré son zèle, ne pourra pas faire les rajustements du jour au lendemain.Il suffit que tous soient assurés de recevoir tôt ou tard le plein montant de l'augmentation totale qui leur revient à compter du premier septembre.Les gouvernements libéraux continuent d'effectuer, sans tapage, tous les progrès permis par les circonstances.Le public, quoi qu'on dise, leur en saura gré.La fréquentation scolaire obligatoire Près de 750,000 enfants, ont pris le chemin de l'école le premier septembre, sous le nouveau régime de la fréquentation scolaire obligatoire, et c'est là.assurément, un gTand événement dans l'HSfteire de la province de Québec.L'instauration de la scolarité obligatoire nécessitait toute une organisation.Le département de l'Instruction publique l'a assurée grâce au travail ardu de tout son personnel.Les petits enfants qui vont profiter de cette loi généreuse garderont une éternelle reconnaissance au gouvernement Godbout d'avoir écouté la parole du Pape Pie XI, qui, dans son Encyclique sur l'Education chrétienne, a dit: "L'Etat peut exiger et dès lors faire en sorte que tous les citoyens aient un certain degré de culture intellectuelle, morale et physique, qui, vu les conditions de'notre temps, est vraiment requis par le bien commun".Cette culture, le gouvernement Godbout la confie à l'Ecole primaire.Voici comment Mademoiselle Cécile Rouleau, rédactrice de la revue, définit la triple éducation que doit recevoir l'enfant: Education physique: D'une part, l'école primaire s'occupera de l'é- ducation physique dont le but est de fortifier le corps, d'affermir le tempérament de l'enfant, de la placer dans les conditions hygiéniques les plus favorables à son développement physique en général; d'autre part, cette éducation lui fera acquérir, de bonne heure, ces qualités d'adresse manuelle qui, précieuses pour tous, sont particulièrement nécessaires aux élèves des écoles primaires destinées, pour la plupart, aux professions manuelles.Education intellectuelle: L'école primaire fera très large la part de l'éducation intellectuelle.Si, durant les sept premières années, le programme ne donne qu'un nombre limité de connaissances, elles sont choisies de telle sorte que non seulement elles assurent à l'enfant tout le savoir pratique dont il aura besoin dans la vie, mais elles agissent sur ses facultés, forment son esprit, exercent son jugement et constituent ainsi une solide formation qu'il pourra augmenter et affermir par lui-même au cours de la vie, quelle que soit sa vole.Education morale: L'éducation morale est sujet d'une profonde préoccupation à l'école primaire.Tandis que les autres éducations développent chacune un ordre spécial d'aptitudes et donnent des connaissances utiles, celle-ci tend à développer un coeur, à éclairer une conscience, à régler les inclinations de la nature et à former la volonté.Cette éducation est destinée à compléter et à relier tous les autres enseignements de l'école; elle n'a pas pour but le savoir mais le vouloir.Chez nous, elle ne vise pas seulement à l'acquisition des notions de moralité communes à toutes les doctrines de la sagesse humaine et nécessaires à tous les hommes, mais elle cherche à enraciner dans l'âme des élèves, pour toute leur vie.en les faisant passer par la pratique quotidienne, les principes religieux qui.dans la société comme dans la famille, distinguent le vrai chrétien.Voilà la triple éducation que le gouvernement Godbout veut assurer à tous les enfants de la province de Québec, sans rétribution scolaire, c'est-à-dire gratuitement, dans l'école choisie par leurs parents, en s’inspirant des directives du Pape Pie XI.Pour assurer la mise en application de la loi de la fréquentation scolaire obligatoire, une circulaire a été envoyée par le département de l'Instruction publique à toutes les commissions scolaires de la province.Dans cette circulaire, on cite tout d'abord la parole du Souverain Pontife indiquant son devoir à l’Etat et on ajoute: "La loi oblige tous les enfants de 6 à H ans, SAINS DE CORPS ET D'ESPRIT, à fréquenter régulièrement une école, publique ou privée.Les parents doivent fnire en sorte que leurs enfants satisfassent à cette obligation tous les jours de classe.Durant les heures de classe, nul ne peut employer un enfant d'âge scolaire obligatoire tà moins de raisons sérieuses, évidemment).Cependant, en cas de nécessité, un enfant peut être dispensé de fréquenter l'école pétulant nu plus six semaines par année.Inspirée par les meilleurs intérêts de l’enfance, la loi assure à tous les enfants de la province un stage d'au moins huit années à l'école et leur permet ainsi d’acquérir le minimum d'instruction nécessaire de nos jours.Elle mnrquern un progrès dans l'évolution de notre système d'éducation".CHANTS LAURENTIENS i nv indiscrétion La température, cette vieille folle aux mille caprices, vient de jouer un vilain tour a l une de nos Canadiennes de la métropole qui se nommerait Cécile, sans plus, la méchante pluie ayant rongé en souris, le nom de famille sur un bout de papier mauve, qui faillit me jeter sur les quatre "épaules", l'autre matin, dans la côte Saint-Lambert, à deux pas de LA PRESSE.Après m étré relevé je décollai de mon pantalon, (pardon), le petit billet qui aurait pu devenir la cause de ma mort.Et je lus ceci ! "Pour la fête de Cécile .née le "19 janvier, 1913, cheveux châtains "foncés, yeux bleus qui regardent "droit.Figure ovale, belle hile aux "traits flous.Physionomie intelli-"gente; une originale qui possède "beaucoup de charme et d'attrait."Mince aux formes arrondies, élé-"gante.personne aimable qui res-"pire le calme et la pondération, "avec un fond d enthousiasme pre-"nant___’’ Bonne et joyeuse fête, mademoiselle Cécile ! Je ne vous connais pas et ne vous connaîtrai jamais, hélas ! mais l’incident de ce petit billet, griffonné par l'ami ou I admirateur, n'ira pas à la mort sans avoir atteint son but.Je sais que vous serez avertie de mon indiscrétion, et le tout, en vous faisant rire, remplira votre coeur de femme d une grande joie, alors que moi.pauvre bonhomme il m’a fallu payer une "tune" à mon nettoyeur .Vos yeux sont bleus, vous êtes belle, élégante et charmante.Ceci me suffit pour vous féliciter et vous souhaiter une longue vie.J'ai mis au chaud le petit billet mauve; il a séché et j’en ai enlevé le sable qui le salissait.Je le garde.C’est un petit rayon de soleil parmi tant de nuages qui assombrissent une vieille vie.Cécile je vous souhaite des heures blondes comme vos cheveux, des espoirs bleus comme vos prunelles et des jours parfaits.Continuez à regarder droit dans la vie.C'est si beau un regard de femme, surtout lorsqu'il vous bouleverse entièrement pour vous apprendre que la pudeur est encore ce qu’il y a de mieux dans un minois .Sur ce, je vous quitte, inconnue mystérieuse, et je remercie la pluie d’avoir collé sur la chaussée le petit bleu qui vous était destiné sans doute, me permettant de découvrir tout un petit poème d’amour, entre deux averses .Adolphe NANTEL B/hon.Jules-BuUnmrtl Prévost députe de l’Union nationale et qui songe à briguer de nouveau les suffrages dans Montréal - Mercier.Alors que son “cheuf”, M.Duplessis, parlant dimanche dernier à Ber-thierville, devait répéter une fois de plus que les fils de cultivateurs sont conscrits, mais sans toutefois, comme toujours, citer un seul cas à l’appui de sa prétention, M.Thibault disait en effet, textuellement ce qui suit : “En 1939, l’honorable Godbout a escamoté le pouvoir sous de fausses représentations, et aujourd’hui tout ce qu’il peut faire pour vous (jardiniers), c’est de demander des exemptions pour vos Ills alors que toutes vos familles sont soumises aux plus durs sacrifices." Ceux-là qui désireraient savoir lequel du maître ou du disciple disait la vérité dimnnrhc dernier n’ont qu’à aller le demander aux Nous sommes informés que l'honorable Jules-Edouard Prévost qui présida, durant près d'un demi-siècle, aux destinées de notre journal a été hospitalisé, dimanche dernier, à l’Hô-tel-Dieu de Montréal où il doit subir une intervention chirurgicale.Cet ardent patriote et fidèle ami du comté de Terrebonne, si jamais il en fût un, est sous les soins des docteurs Oscar Mercier et Jules Prévost.Nous nous faisons l’écho de tous les lecteurs de l'Avenir du Nord et de tous les gens du comté pour souhaiter au sénateur un prompt et radical rétablissement.intéressés eux-mêmes, c'est-à-dire aux fils de cultivateurs.Ce n'est pas plus malin que cela.* * * L'honorable Maurice LeNoblet-Duplessis vient de découvrir un nouveau scandale, un scandale, comme vous l'allez voir, combien formidable! Parlant dimanche dernier à Berthiervillc, la bête noire des “patriotes à retardement” a soumis, en effet, à ses auditeurs qu’il est désormais “prohibé d'avoir plus de deux boutons sur les habits,” que “les pantalons ne peuvent plus avoir de revers,” etc., etc., etc., et que, “durant ce temps-là, il manque 20.000 hommes pour l'industrie de la pulpe, il manque des cultivateurs sur la ferme et nous avons une disette de bois de chauffage.” Décidément, nos gens doivent être bien malheureux de ne pas avoir “plus de deux boutons sur les habits" et de porter, par surcroît.des “pantalons sans revers," cause manifeste du manque de main-d’ocuvrc dans l’industrie de la pulpe aussi bien que sur la ferme en même temps que de la disette de bois de chauffage ! Et voilà pourquoi votre fille est muette., (Suite à la deuxième page) Après l'exaltation.la déchéance La physionomie actuelle du conflit nous permet de croire que l’Allemagne dont les fulgurantes poussées en territoire allié semblent être parvenues à leur terme, opposera longtemps encore un barrage aux offensives auxquelles elle est et sera demain à son tour sujette.Toutefois, il n'est pas téméraire de dire que la défaite du nazisme est d'ores et déjà assurée.Le livre se fermera et il ne restera plus qu'à faire subir leur châtiment à Hitler et à ses suppôts, et à extirper de l'âme et l'esprit allemands les dernières racines de la doctrine préconisée par le funeste illuminé.Les nazis mettent à cette heure tout à contribution pour s'assurer la suprématie en Italie et n’hésitent pas à en faire le théâtre du massacre et du carnage.Nonobstant leurs efforts, malgré le Sot de forces armées qu'il y déversent, le cercle se resserre sur eux et à chaque instant se rétrécissent les cadres de l'Allemagne hitlérienne.Le contrôle du Teuton sur les Balkans est gravement compromis; les Russes persistent à pleine haleine dans leur victorieuse avance; de leur côté, les Japonais se heurtent à une opiniâtre résistance sur tous les fronts et sont contraints à céder et à reculer; ils sont repoussés des côtes d'Alaska et pourchassés dans le sud du Pacifique; ils seront tantôt expulsés de Burma.Les Nippons ne constituent plus un sérieux appui pour l'Allemagne, pas plus d'ailleurs, que l'aide de cette dernière ne leur est précieuse.Hitler doit certes maudire le Jour où, — incité par les fanfaronnades de Mussolini, — il crut que l'Italie serait une alliée puissante et un pion important sur l'échiquier européen.Son bastion du Sud s'est effondré et quoiqu’il se targue d'avoir subtilisé l'ex-dlctateur italien à ses geôliers pour le mettre à la tête d’un simulacre de gouvernement dans le nord de l'Italie, il sait, — et mieux que nous.— que la situation dans laquelle il se trouve offre une physionomie désespérée.• * * Sa trop grande confiance en Mussolini n'est pas la plus profonde des multiples erreurs commises par l'ex-caporal.Les guerres ont toujours été gagnées par celui des belligérants qui n’avait pas versé dans l'erreur.Or.l'Angleterre qui, pourtant, s'était valu dans le passé la réputation d'une nation encline à tomber dans les écarts de stratégie, a, grâce à ses chefs, évité de glisser dans des erreurs capitales au cours du présent conflit.De son côté.l'Allemagne, sous les directives de Hitler, par toute une théorie d'actes irréfléchis, a passé de Charybde en Scylla.La moindre des gaffes esquissées par le Führer n'est certes pas celle d’avoir sous-estimé la valeur du peuple américain comme guerrier et celle de Winston Churchill comme modèle de force morale en même temps que stratège averti.Ne peut-on pas attribuer l'étonnante attitude de la Grande-Bretagne dans cette guerre à la présence, à la tête de la nation, de cet homme dont les connaissances en matière militaire et le sens de stratégie étaient manifestes et qui, — surtout, — était irréductiblement opposé à l'admission d’une défaite possible?Rendons ce tribut à Churchill, qu'il ne se proposa jamais comme but ultime le salut de l'Angleterre ou de l'Empire, mais bien celui de débarrasser la terre, — jusque dans ses plus obscurs recoins, — du nazisme barbare qui tentait d'y étendre ses tentacules.Et pour remplir cette mission, la défense des Iles anglaises ne pouvait seule suffire; il fallait qu'à l'heure propice, les Nations-unies se lançassent dans de vigoureuses offensives devant lesquelles nul ennemi ne saurait tenir, mais crouler.Ce moment, si patiemment attendu dans le fracas et le tonnerre de la mitraille, au sein des défaites et de désolation, est enfin venu.L’offensive est déclenchée: l'ennemi recule ! Il sera balayé par la rafale libératrice ! Durant ces longs mois d'attente, alors que nous saignions sous les coups de l’Axe, Hitler accumulait bêtise par-dessus bêtise, commettait erreur après erreur.Tout alla très bien pour ses armes jusqu'à la fin de 1940: il dominait alors le continent.La France était occupée, de même que maints petits pays et il avait les Balkans à sa merci.L'eût-il voulu, qu'ii eût pu s'emparer de l'Espagne; lTtalie, — aujourd'hui déchirée.— était son alliée.• • * Exultant de domination, ivre de sa puissance et de ses conquêtes, Hitler contemplait d'un oeil plein de convoitise l'Angleterre séparée de lui par quelques milles d'eau.Pendant deux mois de laborieux efforts, 11 en prépara l'invasion; celle-ci ne devait pas échouer: la fière Albion devait, elle aussi, — à l'instar de tant d'autres, — goûter à l'humiliation suprême, geindre sous la botte du conquérant nazi.Livrée à ses seules ressources, pourquoi offrirait-elle plus de résistance que n'en avaient offert la France tombée, la Belgique et la Pologne envahies, la quasi totalité de l'Europe continentale subjuguée ?Il y eut même certains chefs français qui crurent que Hitler ne ferait qu'une bouchée de l'Angleterre.Tandis que les Germains faisaient des gorges chaudes, le peuple anglais, le coeur étreint mais plein de courage et de vaillance, attendait que déferlât la tempête.Sa machine de guerre, lamentablement détraquée à Dunkerque, subissait un hâtif replâtrage.Pour ajouter à la joie et à la confiance du conquérant teuton, le Premier ministre de Grande-Bretagne posait un acte considéré suprêmement irraisonné par maints chefs militaires: il envoyait en Egypte la seule division motorisée bien entraînée dont il disposait.Des observateurs virent dans ce geste un affaiblissement tel de la défense des côtes anglaises, qu'ils crurent sur-le-champ à l’invasion immédiate des Iles.Churchill ne partageait pas cette opinion; il croyait plus urgent de disputer sans tarder à Hitler, le contrôle d'un territoire d’oû pourrait être lâchée plus tard la meute envahissante des forces alliées.C’est à ce moment même que fut scellé le sort de lTtalie: trois ans plus tard, sont récoltés les fruits de la semence alors jetée en terre.Ce seul acte, objet du blâme des uns et de la risée des nazis, range d'emblée l'homme d'état anglais parmi les plus subtils stratèges de tous les temps.* ?• Hitler comprit enfin que son rêve d’invasion de l’Angleterre était irréalisable.Cette tentative, assurément coûteuse, n'était peut-être pas nécessaire.Les troupes de Mussolini en qui il avait confiance chasseraient inéluctablement les britanniques de l'Egypte et assureraient en plus la rupture de tout lien avec les Indes.Le secteur méditerranéen serait aussi épuré des forces alliées et alors, l'Axe aurait tout le temps et les avantages voulus pour préparer sa victoire complète.Entretemps, toute velléité d'entraver la marche du conquérant disparaîtrait chez les quelques peuples non encore entièrement asservis et une paix tout à l’avantage de l'Allemagne pourrait être imposée aux vaincus.Telles étalent les déductions de Hitler.Hélas pour lui, tout ne se passa pas ainsi.Son manque de perspicacité devait l'entraîner dans la commission d’autres erreurs grossières.Ainsi, lorsque l'Axe se heurta à des délais dans sa tentative de s'approvisionner de pétrole dans le Proche-Orient, le Führer vit dans la Russie de plus brillantes perspectives; les gisement» pétrolifères étaient plus riches et plus rapprochés et la résistance qu’offriraient les Russes, négligeable.Il estimait pouvoir mâter ce3 derniers plus facilement encore qu'il n'avait tombé la France.Profonde, fut l'erreur commise, et coûteuse elle fut en vies allemandes ! Le» Soviets ne furent pas soumis en six semaines, en six mois; ils refusèrent de courber sous l'esclavage dans le laps de temps porté au mémoire du Führer.Certes, ils essuyèrent de désastreux assauts ! Mais avec quelle vigueur ils subirent le coup ! Affligée et battue d'abord, la Russie ne s'est-elle pas soudain muée en dompteuse que craint piteusement le fauve ?Lorsqu'il approuva l’attaque des Nippons sur Pearl Harbor, Hitler commit un autre Impair.En ce faisant, 11 déclarait la guerre aux Etats-Unis qu'il ne craignait pas, les croyant, — 11 l'avait maintes fois déclaré.— n'ètre pas une nation guerrière, mais bien seulement une agglomération d'individus ramollis versés dans la jouissance et l'oisiveté.Il croyait aussi que les Américains, — en guerre contre le Japon, — confineraient leurs activtés à la bataille du Pacifique et ne respecteraient plus les conditions du prét-locatlon, d'où affaiblissement de la Grande-Bretagne et de la Russie.Il sait aujourd’hui que tous les peuples ne considèrent pas, — ainsi que le fait le sien, — les traités et les pactes comme de “vulgaires chiffons de papier”.(Suite à la deuxième page) Léopold F. Page deux Saint-Jérôme, le 24 septembre 1943 Jamais la province ne soumettra au fédéral la question de l'éducation Ce n'est pas dans t'uniformlté des programmes et des systèmes, mais dans la collaboration généreuse et dans une saine émulation entre toutes les provinces que nous devons rechercher la solution des problèmes scolaires a déclaré l'hon.Hector Terrier, secrétaire provincial, aux délégués des neuf provinces canadiennes groupés au Château Frontenac à l'occasion du 21e congrès de l’Association d'Education du Canada et de Terre-Neuve.Parlant au diner offert aux congressistes par ie gouvernement de Québec.M.Perrier a déclaré de plus: Québec réclame l'autonomie absolue et le respect absolu des prérogatives provinciales en matière d'enseignement.Par conséquent, nous nous opposerons toujours à toute ingérence fédérale en ce domaine.ou.pour traduire toute ma pensée, à toute ingérence de la bureaucratie fédérale".Le secrétaire provincial a expliqué aussi que si notre système est différent, nous entendons le garder tel “parce qu'il nous assure une paix qui n'existe guère ailleurs".Nous r.e sommes pas pour cela de plus mauvais citoyens du Canada ni des sujets moins loyaux de la Couronne britannique.Au contraire, nous croyons que notre culture différente et nos particularités sont une richesse pour tout le pays.De plus, notre système assure à la minorité anglo-protestante le plénitude du fair play et de ses libertés Nous voulons que l'on respecte nos convictions comme nous respectons celles des autres.Le banquet était présidé par M.W.-P.Percival, directeur de renseignement protestant dans la province de Québec et président de l'Association.Après le discours de M.Perrier.M.Victor Doré, surintendant de l'Instruction publique, a prononcé une causerie intitulée “Agitation versus action ".A la table d'honneur, on remarquait.outre les personnes déjà nommé.l'hon.Hubert Staines, ministre de l'Education en Saskatchewan, l'hon.C.-H.Blakeny.ministre de l’Education au Nouveau-Brunswick, Mgr Cyrille Gagnon, recteur de l'université Laval.M.Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province, M.B -O.Filteau, secrétaire du comité catholique.M, l’abbé Antoine D'Es-chambauît.représentant des Canadiens-français du Manitoba, M.l'abbé Arthur Maheux, et autres.Les deux orateurs ont été présentés par M.Percival.L'HON.H.PERRIER Le secrétaire provincial remercie d'abord les congressistes d'avoir choisi Québec pour siège de leurs délibérations.Il rend hommage au président du congrès.M.Percival.et aux autres fonctionnaires supérieurs de l'Instruction publique en notre province, en particulier MM.Victor Doré et B.-O.Filteau.Parlant d'abord en anglais M.Perrier dit qu’il est temps plus que jamais pour les gens de bonne volonté de travailler à créer en notre pays un esprit de vraie citoyenneté.Parce que deux races y vivent sous le même régime politique, le problème des minorités suscite de temps à autre certaines difficultés.Mais quand on aura banni l'ignorance et le préjudice, l'unité canadienne deviendra bien facile à réaliser.Ainsi, la falsification ou l'interprétation tendancieuse des faits de l'histoire ne peuvent que créer de la défiance et nuire à l'unité nationale.au bonheur et à la prospérité de tout le pays.Nous, de la province de Québec, nous faisons notre part pour l'union.N0U3 concourons très cordialement dans le but de votre association, qui est de promouvoir les intérêts communs à toutes les provinces et de créer un esprit véritablement canadien.Nous avons tâché, avec énormément de sincérité et de patriotisme.de résoudre les problèmes auxquels vous prêtez votre attention.Nous avons collaboré entièrement avec Ottawa en ce qui concerne les plans d'Aide à la Jeunesse et nous collaborons aussi avec la Légion Canadienne en organisant des couds nadienne en organisant des cours assurés que vos suggestions recevront de la part de la province de Québec la plus attentive considération.De même, dans la solution des problèmes que ne manquera pas de soulever l'évolution radicale qui suivra la guerre, le rôle de la province de Québec pourra se comparer à celui de n'importe quelle autre province.Nous ferons un effort total, peut-être avec des moyens et des systèmes scolaires différents, mais je ne suis pas prêt à admettre que diversité veuille dire infériorité.M.Perrier explique ici l'armature du système scolaire de la province de Québec.Ce système, dit-il, est différent de celui des autre» provinces, mais nous devons nécessairement maintenir certaines différences parce que le principe qui est à la base de notre système éducatif, c'est celui de la confessionnalité.Nous n'entendons pan le changer.D'abord I parce qu'il assure la formation morale de nos enfants, et vous admettrez que cette matière est de primordiale importance.Ce système donne évidemment à la majorité franco-catholique un maximum de sécurité.Mais en même temps, il assure à notre minorité la plénitude du fair play et de ses libertés.Parce que ce sytème est différent et parce qu'il nous assure une paix qui n'existe guère ailleurs, nous tenons à notre système.Nous croyons, nous de la province de Québec, qu'un pays qui possède les richesses et les cultures des deux plus grandes civilisations du monde a le droit et s'en glorifier: et nous croyons, avec lord Tweeds-muir, que c'est notre devoir particulier à nous de maintenir et de faire rayonner, pour le bénéfice de la province de Québec et du pays tout entier, cette richesse exceptionnelle qu est la culture française.Nous sommes heureux de partager la richesse et la grandeur de la culture anglaise.Mais nous qui constituons 30 pour cent de la population canadienne, soit le groupe ethnique le plus homogène du pays, nous croyons que c'est notre devoir spécial de faire bénéficier le pays de cette culture différente.Nous sommes différents et nous entendons le rester.D'être différents.cela ne nous empêche pas d'être d'excellents sujets canadiens loyaux à la Couronne britannique; cela ne nous empêche pas d'être aussi canadiens et aussi patriotes que les autres.Et nous ne croyons pas que cela nuise à l'unité nationale.Bien au contraire.En Suisse, il y a trois cultures et deux religions différentes.Et cela n'empêche pas le citoyen suisse d'étie attaché à son pays.Ainsi que le constate l'auteur d'un livre fameux: “The Heart of Europe.Switzerland", c’est cette diversité même, reconnue, cultivée et harmonisée, qui a donné à la Suisse sa stabilité.Il en est de même chez nous.Québec n'entend pas vivre pour cela en marge de l'évolution économique.sociale ou éducative du pays.Nous sommes déjà à la page Québec est prêt à jouer pleinement son rôle pour le maintien de l'unité nationale.Il faut cependant dégager deux principes directeurs.Premièrement.Québec réclame l'autonomie absolue en matière d'enseignement et le respect absolu des prérogatives provinciales — je ne dis pas québécoises, mais provinciales.propres à toutes les provinces.Par conséquent, nous apporterons toujours une opposition formelle à toute ingérence fédérale, ou pour traduire toute ma pensée, à toute ingérence de la bureaucratie fédérale.Deuxièmement, nous devons rechercher la solution des problèmes scolaires non dans runiformité des programmes et des systèmes, mais dans la collaboration généreuse et dans une saine émulation entre toutes les provinces.Nous respectons les convictions des autres, comme nous voulons qu'on respecte nos propres convictions.Ici.à Québec, les préjugés raciaux n'existent pas.Je ne crois pas qu’il y ait un coin du monde où fleurissent autant les libertés religieuses.nationales, éducatives, familiales et individuelles.Nous gardons nos différences, mais nous assumons notre part des sacrifices.Nous sommes aussi canadiens que qui que ce 30it et nous demandons d'être compris comme nous comprenons les autres.AT.VICTOR DORE M.Victor Doré prit la parole après l'hon.M.Perrier."Si M.Churchill", dit-il, "n’avait décidé de placer Québec pour toujours sur la carte du monde, votre congrès serait le grand événement de l'année en notre ville.Votre association et ses objectifs sont peu connus du grand public de ce que l'on appelle "l'original Québec".Et vous avez compris que si la Montagne ne veut pas venir à Mahomet.Mahomet doit aller à la Montagne".Le surintendant de l'Instruction publique continue en disant: "Il y a des mots qui parfois sont difficiles à définir.Je me souviens d'une réunion à Ottawa, au cours de laquelle j'ai rencontré plusieurs de vos membres.Nous y avons cherché la définition du mot "démocratie".Après une longue discussion, nous décidâmes de retourner chacun chez soi et d'y repenser”.M.Victor Doré parle alors d'un autre mot qui est le sujet de longues dissertations: le bruit.“L'éducation n'aime pas le bruit, l'agitation', dit-il."Le temps est un grand facteur de progrès dans l'éducation.L'action silencieuse et incessante est son corollaire.La franchise et la sincérité doivent garder leur place d'honneur dans les relations amicales d'hommes de bonne volonté.I! appartient à chaque province de veiller à ses propres besoins et d imprimer dans l'esprit de son peuple la nécessité de répondre à un appel dont l'objet ne peut échapper à son bon sens et doit augmenter sa fierté”.HÂTONS la VICTOIRE! EMPRUNtdeh VICTOIRE •________i___.9 L’AVENIR DU NORD Un magistral discours de l'hon.Hector Perrier Comme on le sait, l’honorable Hector Perrier, ayant été invité à adresser la parole au congrès, tenu le semaine dernière en la ville de Québec, par l’Association d’Education du Canada et de Terre-Neuve, a soumis à ses auditeurs, venus en grand nombre des autres Frovinces, que “Québec réclame autonomie et le respect absolus des prérogatives provinciales en matière d’enseignement", et ajouté aussitôt que “nous nous opposerons toujours à toute ingérence fédérale ou, pour traduire toute ma pensée, à toute ingérence de la bureaucratie fédérale" à ce sujet.(.) “Nous croyons, avec lord Tweedsmuir, a-t-il allégué, que c’est notre devoir particulier, à nous, de maintenir et de faire rayonner, pour le bénéfice de la province de Québec et du pays tout entier, cette richesse exceptionnelle qu’est la culture française." Est-ce exagéré de conclure, comme l’a fait un des doyens de la Galerie de la Presse à l’Assemblée législative, M.Edmond Chassé, que le député de Terrebonne prononça alors “un de ces discours qui campent un homme et attachent son nom à l’histoire ?” Chose certaine, et qu’il nous a fait plaisir de constater.1 e s journaux canadiens-français et catholiques du Québec furent unanimes, le Devoir excepté — qui en fut étonné ?— non seulement à souligner ce discours à l’attention de leurs lecteurs mais aussi à le commenter de façon on ne peut plus sympathique, pour ne pas dire des plus flatteuse.• • 9 Voici, notamment, ce que M.Eugène L’Heureux, rédacteur-en-chef de L'Action catholique, écrivait au lendemain du congrès au tout début d’un premier-Québec intitulé : "Le Congrès de l’Association d’Education du Canada et de Terre-Neuve." “Le Congrès de l’Association d’Education du Canada et de Terre-Neuve est passé.D’après ce que nous en savons, il fut couronné de succès.On nous dit que les délibérations y furent animés du meilleur esprit.“II nous a été donné d’assister à la dernière réunion et nous n’hésitons pas à dire que l’honorable Hector Perrier, secrétaire provincial, y a prononcé un discours courageux, disant à ces délégués venus de tous les coins du pays et même de Terre-Neuve exactement ce que devait leur dire un Canadien français jaloux de ses institutions scolaires.Cela sur un ton serein, aimable et, pour cela, persuasif."Quelles que fussent les préférences politiques, les auditeurs de langue française étaient enchantés de ce courageux discours (sic), et les délégués anplo-canadiens encaissaient aisément les calmes, expressives et Aères déclarations du ministre” (re-sic).D’aucuns feraient bien de relire le dernier paragraphe cité du premier-Québec de M.L’Heureux, paragraphe qui nous jus-tifle, ici, de tout commentaire : "Quelles que fussent leurs préférences politiques, les auditeurs de langue française étaient enchantés de ce discours courageux, et les délégués anglo-canadiens encaissaient aisément les calmes, expressifs et hères déclarations du ministre." • • • M.L’Heureux, faisant allusion aussitôt après au Surintendant de l’Instruction publique, M.Victor Doré, qui "a aussi prononcé un discours fort bien adapté à la circonstance,” formulait ensuite, quant à lui.les commentaires suivants que nous laissons nos lecteurs libres d’apprécier selon leur propre jugement : “A notre humble avis, des discours aussi bien inspirés que ceux prononcés, mercredi (15 septembre), devant des auditoires à éclairer, servant inflni-ment mieux notre cause que tous les réquisitoires virulents ou larmoyants prononcés entre nous et dont le seul résultat est d’aigrir la minorité contre la majorité et vice versa, c’est-à-dire de rendre impossible toute entente et inévitable le sa-criflce de la minorité à la force brutale du nombre et du fanatisme.Ce qu’il faut à un peuple mixte, ce ne sont pas des semences d’animosité, mais de la lumière pénétrante et de la charité intellectuelle.En somme, ce qui importe aux Canadiens français, c’est beaucoup moins une griserie momentanée que le respect effectif de leurs droits.“La tenue à Québec de ce congrès produira sûrement de bons résultats.Il est opportun que les dirigeants canadiens de langue anglaise et française se rencontrent fréquemment pour se mieux connaître.Parmi ces dirigeants, les éducateurs sont peut-être ceux dont l’influence peut le plus efficacement contribuer à l’organisation de cette collaboration des races sans laquelle aucune des deux ne peut être heureuse .” y.p.N.B.— La “Presse” et le “Canada” sont au nombre des autres grands confrères qui consacrèrent -ou discours de l’honorable M.Perrier des articles d’un ton non moins si-gnifleatif au point de vue largeur de vue et esprit national.Nous référons nos lecteurs à ces articles que “L’Avenir du Nord” reproduit aujourd'hui.On chuchote que.(Suite de la première paged Il est evident, on en conviendra, que nombre de pays, tels la Yougoslavie, par exemple, la Hollande, le Luxembourg, la Belgique, les Etats-Unis, etc., entendaient bien demeurer neutres dans la guerre actuelle et se conduisirent en conséquence jusqu'à leur entrée dans le conflit.Ont-ils bien fait d'attendre que l’ennemi se précipitât, ainsi qu’une bête fauve, sur eux, et une coopération étroite, IMMEDIATE avec la France et l’Angleterre n’eût-elle pas depuis déjà longtemps mis fin au présent carnage mondial ?Qu’est-il advenu de la neutralité de l'Etat du Vatican millième ?de celli de la Hollande ?Et pense-t-on qu’une fois les Etats-Unis envahis par les hordes nipponnes, la neutralité du Canada eût été plus respectée que la leur ?.* * * D'aucuns appréhendent en certains milieux, comme on le sait, que la Russie en arrive un jour ou l'autre à une paix séparée avec les puissances de l'axe.Chose étrange, ceux-là qui vont jusqu'à trembler à la seule idée d’une telle nerspective sont précisément, n’est-il pas vrai, nos bloqueux nationalistes qui,- tous s’en souviennent sans doute, avaient été on ne peut plus scandalisés, pour ne pas dire davantage, de l’alliance militaire des démocraties avec les rouges de Staline ?Décidément, il sera toujours difficile de bien savoir ce que veulent nos bloqueux et de connaître leur pensée de derrière le tète.Si c’était un crime national, pour le Canada en particulier, d'accep- ter la coopération d’un régime soi-disant communiste en vue de gagner la guerre, comment expliquer, en effet, que les adversaires de l’entente conclue à cette fin trahissent aussi bêtement leur frousse intestinale de “patriotes à retardement?” * * * L’hon.Maurice Le.Noblet-Duples-sis s’en va répétant, depuis quel-nues semaines, un peu partout à travers la province, que, par sa législation.ses règlements de guerre, et que sais-je ?Ottawa ne cesse d’empiéter sur les droits et privilèges du Québec.Le chef de la Désunion nationale, dont toutes les harangues populacièrcs ressemblent à du pro-fascisme qui lui eût valu depuis longtemps le camp de concentration dans tout pays.non britanique.voudrait-il nous signaler une seule loi fédérale, un seul règlement de guerre d'exception qui ne s’appliquerait qu'à Québec ?S’il n’en existe point, comment se fait-il qu'aucune des huit autres provinces n’a encore jugé opportun, ni sage, ni patriotique de protester comme lui contre la soi-disant violation de sa “totonomie?" M.Duplessis serait-il seul, avec les bloqueux nationalistes de la Lau-rentie, ses alliés de demain, à aimer vraiment et intelligemment sa province et son pays ?• * * Il n'y a eu depuis toujours, décidément, de pires sourds que ceux oui ne veulent pas entendre .même le bruit terrible du canon qui, à la seule exception du Canada, ébranle le monde entier depuis plus Aprèn Vexultation.(Suite de la première page) Une conclusion doit être tirée de tout ce qui précède : Winston Churchill n'évolue pas que depuis hier dans les cercles politiques.Cependant, jamais 11 ne brilla d'un bien vif éclat avant cette guerre; assez rarement l'a-t-on vu siéger aux délibérations du conseil suprême de la nation.Il a fallu ce cataclysme pour faire justement mesurer sa taille, son merveilleux sens de stratégie, sa claire prévision, sa fermeté et son courage indéfectibles.Les principes dont il a prôné à date l'application, se sont avérés sages et sain».Ceci fait contraste avec la conduite du saltimbanque Hitler.Considéré comme un génie au début des hostilités, 41 a chevauché depuis dans l'enclos des erreurs, des Impairs, de» vices de stratégie et.ce qui est pis encore, entouré d’ignobles sbires et de sl-calre», il .a tenté d'asservir le monde par la terreur.Suivant ce» obscurs et sanglants sentiers, il a atteint les bords de l’abîme où il disparaîtra tantôt pour toujours.Léopold F.de quatre ans.Aux yeux de quelques-uns de ceux-ci, les Canadiens, les Canadiens-français surtout se battent présentement pour les Anglais, uniquement pour les Anglais, c'est-à-dire nullement pour les Américains, pourtant leurs voisins immédiats dont ils ne sont séparés, a-t-on l'habitude de dire, que par une ligne imaginaire.Car, quand les avez-vous entendu dire que nos fils participaient à la défense des intérêts et frontières de ces derniers ?Au fai*, les Etats-Unis, "pays d’Amérique.” et la Russie de Staline se battraient-ils eux aussi, par hasard et sans le savoir, après avoir sauvé l’Angleterre d'une invation nazie, pour la survivance de l'Empire britannique ?Dans le ras contraire, comment expliquer, alors, qu'en ce qui les concerne en particulier nos voisins immédiats, les Américains, acceptent de faire le guerre sur tous les champs de bataille du monde ?* * * Selon M.Léopold Richer, correspondant parlementaire aux Communes du DEVOIR, journal ci-devant à la solde du gouvernement Duplessis (voir les comptes publics de l'Assemblée législative) et aujourd'hui organe des “patriotes à retardement," “il ne saurait, a plusieurs points de vue.y avoir de pire gouvernement à Ottawa que le gouvernement présent.” Tous admettront que s'il y avait, demain, des élection fédérales générales et que le régime King fût renversé, ce qui serait à souhaiter s'il faut en croire le dénommé Léopold Richer, le Canada serait désormais administre ou par les progressistes-conservateurs ou par la C.C.F.Le GRINCHEUX du DEVOIR serait bien aimable de nous dire alors pour lequel de ces deux partis, en l’occurrence, il voterait.et préciser surtout les raisons de son attitude.Tourrait-il par la même occasion, fournir à ses lecteurs du Quebec l’assurance que MM.Bracken ou Coldwell réduiraient, notamment, l'effort de guerre actuel de notre pays et qu’ils aiment les Canadiens-français d’un amour manifestement plus tendre que les maudits libéraux ?.On se souvient que le Dr Pierre Gauthier, futur ex-député de Port-neuf aux Communes et organisa-teur-en-chef PRO TEMPORE du Bloc popu, a lui-même proclamé récemment, au cours d'un discours prononcé à Thetford les Mines, que celui-ci n'est pas un parti mais un “mouvement d'idées ( ?)”.M.Orner Héroux, rédacteur-en-chef de l'organe dudit Bloc, devait aller encore plus loin et reconnaître, sous sa propre signature, que le mouvement en question est nettement séparatiste.Dans un premier-Montréal publié au lendemain des élections tenues en Pile du Prince-Edouard et consacré à la C.C.F., M.Héroux confessait, en effet, que, “de toute évidence, abstraction faite de toute préférence personnelle, si l'on juge en simple spectateur, il semble bien que c’est dans le BLOC et par le BLOC que s'exprimera le mécontentement québé ¦-•ois." M.Héroux concède donc à l'avance que si c'est “dans le BLOC “t par le BLOC que s’exprimera (aux prochaine*, élections) le mécontentement QUEBECOIS,” c'est donc que c’est dans un autre bloc et par un autre bloc que s’exprimera le mécontentement, s’il y a lieu du reste du pays, c'est-à-dire des huit autres provinces de la Confédération ?Et alors, quelle serait l'influence du Québec dans un nouveau parlement fédéral ?.• • • Celui qui ne fait rien, dit-on.est bien près de faire mal.Or, qu’a fait, jusqu'à date, le pieux journal de la rue Notre-Dame, à Montréal, pour aider à la Victoire de la France, notre ancienne mère-patrie, et le Ca-, nada, aussi bien que des Etats-Unis, pays d'Amérique, et l’Angleterre, tant au point de vue du service militaire volontaire qu’a celui du succès des Emprunts de la Victoire, des campagnes de la Croix-Rouge .et du recrutement dans notre armée de réserve ?.* « * Tous les journaux d’expression française, le DEVOIR excepté toujours, ont été unanimes à vanter le courage, l'héroïsme des nôtres qui participèrent glorieusement à l’invasion de la Sicile et de l’Italie.Encore «ci, le pieux journal de la rue Notre-Dame ne fut-il pas humain et tristement, logique avec lui-même, en.ne se réjouissant pas de voir des Canadiens-français tirer sur des Italiens plutôt que sur des maudits Anglais ?publié par L'Avenir du Nord Cio, Liée, imprimé pnr J.-H.-A.Libelle, Limitée PcnnêcH L’espérance, c’est le bonheur en fleurs.(François Coppêe.) • • • ! L’espérance est le songe d’un homme éveillé.(Aristote,) Ai.I*errier parie d'éqal à éqal L’unité de la nation canadienne est parfaitement réalisable dans la diversité des langues et des cultures, et l’on est une fois de plus renforcé dans cette conviction par les applaudissements qui ont accueilli l'allocution du secrétaire de la province, l'honorable Hector l’er-rier, au congrès que tient a Québec la Canada-Newfound-land Education Association.Le thème de M.Perrier se trouve résumé dans le passage suivant : Nous croyons qu'un pays qui possède les richesses des lieux plus grandes cultures du monde a le droit de s’en glorifier.Nous croyons, avec lord Tweedsmuir, que c'est notre de-noir particulier, à nous, de maintenir et de faire rayonner, pour le bénéfice de la province de Québec et du pays tout entier, cette richesse exceptionelle qu'est la culture française.Nous sommes heureux de partager la richesse et la grandeur de la culture anglaise.Mais nous, qui sommes 30 pour 100 de la Confédération et le groupe le plus homogène, nous croyons que c’est notre devoir spécial de faire bénéficier le pays de cette culture différente.La position de M.Perrier est intouchable.Et elle est nette.Pas de vaines jérémiades.Aucun défi “nationaliste” dans la voix.Ce n’est pas le ton du faible que revendique.C'est celui du fort qui parle d'égal à égal avec un compatriote de culture différente.Tous Canadiens.Tous frères.Mais des frères a goûts différents.Et des frères dont les goûts différents enrichissent la famille.C’est très bien comme cela.Un journaliste américain analysant l’art oratoire de Churchill écrit : “His phrases are compounded out of the glorious tradition of English literature, and stem from the language of the time of Queen Elizabeth and King James." C'est très juste, et c’est peut-être en partie pour cela que les Canadiens français cultivés prennent un si vif plaisir à entendre ce grand Anglais.Car notre langue à nous garde des liens profonds et encore visibles avec celle de Montaigne, contemporain d'Elizabeth et de Jacques II.Que la différence des langues ne nous trompe pas.Pour l'homme cultivé d’aujourd’hui, l'anglais et le français du XVIe siècle se trouvent rapprochés par leur commune richesse, par leur proximité des forces créatrices du langage que la Re-naisance a vu s’épanouir.Le sentiment de fraternité n’est peut-être pas très près de se réaliser au Canada entre les masses parlant anglais ou français.Nayons pas d'illusion.La foule est toujours médiocre et elle repousse d’instinct tout ce qui n'est pas elle, tout ce qui ne lui est pas familier ou qui dépasse sa compréhension.Mais il est possible et désirable de réaliser, pour commencer, la fraternité par les sommets.Le reste, avec le temps, viendra par surcroît.Et rien ne saurait mieux développer cette fraternité canadienne que l’interpénétration des cultures.L«* Canada Autonomie scolaire Si elle est prête à collaborer avec les autres sections du Canada pour améliorer les facilités d'enseignement à travers le pays et procurer à la jeunesse toutes les chances possibles de s’instruire, la province de Québec n’entend pas, pour cela, abandonner la moindre parcelle de son autonomie dans ce domaine.Le secrétaire de la province, l’honorable Hector Perlier.l’a déclaré d’une manière non équivoque à la réunion de l’Association d’éducation du Canada et de Terre-Neuve tenus dans la ville de Québec.Déjà, le premier ministre, l'honorable Adélard Godbout, avait parlé dans le même sens pour ce qui a trait aux réformes sociales.Lors de la publication des projets d’assistance Beveridge et Marsh, il avait averti qu’on ne devait pas s'attendre à voir Québec accepter ces remèdes d’emblée, parce que les conditions, les moeurs et les besoins ne sont pas ici les mêmes qu’en Grande-Bretagne ou dans les autres provinces canadiennes.La même politique vaut, à plus forte raison pour ce qui regarde les questions scolaires.“Québec, rappelle M.Perrier, ne veut pas vivre en marge de l’évolution sociale, économique ou éducationelle.Nous devons, cependant, dégager deux principes directeurs dont nous ne voudrons jamais nous départir.Premièrement, Québec reclame l’autonomie complète dans l’enseignement.c’est-à-dire le respect des prérogatives provinciales, non seulement des prérogatives québécoises mais de celles de toutes les provinces.Qutv bec logera toujours une protestation formelle à toute ingérence du pouvoir central ou plutôt — pour dire toute ma pensée — de la bureaucratie fédérale.Deuxièmement, Québec veut chercher la solution des problèmes scolaires non dans la centralisation et l'uniformité, mais bien dans une collaboration généreuse et une saine émulation entre les provinces.” Voilà qui est net et péremptoire.Animés sans doute d'excellentes intentions et désireux de rendre service, les réformateurs ont perdu de vue la situation particulière qui règne dans Quebec.M.Perrier les a remis en face des réalités.Ses paroles franches et directes n'ont pas déplu puisqu’un les a applaudies.Ce qui prouve que mieux vaut dire les choses telles qu'elles sont.Les accords conclus sur la base d'impressions fausses ou de données incomplètes ne valent rien.Si l’on veut obtenir la collaboration de Québec pour ajouter aux moyens d'éducation de la jeunesse, nos amis des autres provinces savent maintenant sur quels principes et dans quel sens elle s’exercera.M.Perrier a tiré les choses au clair.La Pre.tLp MÂCHÉ GROS POUR LA Pt PC I El m 3 U MACHE HM POUR LES CIGARETTES ^ mm maison and on fait des emplettes, rien ne vaut paute ciul rafraîchit avec un ca-Cola tffacl.l'rnfileten chaque fois vaut toujouri qua vous le pouvez.¦if'*’- Buvez Délicieux et Hofmirhi.ssanl ?/V7‘^3^5.mieux,acheter ce qu’il y a de meilleurt i> E son Ai EAU X E X il ii.Vous pouvez toujours le repérer PAR ces temps de rationnements, les ménagères savent qu’un babushka donne plus de chic à l’habillement de tous les jours.Il faut plus de soin et de réflexion aussi pour garnir le garde-manger de la famille.Quelques bouteilles de Coca-Cola glacé, achetées d’avance, viennent certainement à pointa La Tout le monde accueille le pétillement du Coca-Cola glacé.C’est la qualité supplémentaire d’une boisson qui fait plus que de désaltérer .qui rafraîchit aussi.Une boisson de qualité, ayant un goût délicieux et tout à fait particulier.ombouteillnur nuforinô 262, de VUlemure Tél.S67 Saint-Jérôme, le 24 septembre 1943 L’AVENIR DU NORD Pape trots LA LAMPE Recluse t n ht maison que défend su clarté, Elle ne souffre point tie su captivité ; Mais, joyeuse toujours, lu bonne prisonnière, Afin de faire once de graines de céleri, mettez au feu et amenez à ébullition.Faites une pâte avec % tasse de farine, 4 lb.moutarde, 1 - once curcuma, un peu d’eau et de vinaigre et brassez tout cela dans les cornichons.Remettez au feu jusqu’à ébullition pour épaissir.Mettez chaud en bocaux.Histoire amusante Rencontre pathétique Deux femmes qui ne s’étaient pas vues depuis un certain nombre d’années se retrouvent, par hasard, sur le quai d'une gare, au moment de prendre le même train.Effusions et congratulations.Puis l’une des deux amies ! fait cette réflexion bien naturelle : — Faut-il que je sois peu changée pour que vous m’ayez reconnue du premier coup d’oeil ! ! — Oh ! répond étourdiment l’autre, je vous ai reconnue à votre chapeau.hauteur de leur menton et ainsi se réchauffer, se délasser et échanger d'agréables confidences.On étend ensuite les lits sur le plancher de la pièce principale.Ln mère pose cinq yens (vingt-cinq francs) dans un endroit bien en évidence pour que, s'il venait un voleur, celui-ci ne les réveille pas.Et à dix heures exactement tout le mon- Petite hintoire du café du XVe nu XX v «tiède Vous ne connaissez peut-être pas Djehammed-ben-Saïd ?Eh bien ! apprenez que c’est à ce haut dignitaire de l’Eglise d'A-den, qui vivait au XVe siècle, que vous devez un plaisir quotidien, celui de déguster votre café après votre repas.C’est, en effet, ce personnage au nom difficile à retenir qui, d’un voyage en Perse, importa la petite fève levantine.Le “Kahwa” de La Mecque, le “caphé” connu à Londres dès 1616, fut introduit en France, à Marseille, l’an 1671.Là.fut ouvert le premier café public, surtout fréquenté par des Levantins, accoutumés au noir breuvage.Ce fut, vous le pensez bien, une véritable révolution en France et vous connaissez certainement le mot fameux de Mme de Sévigné “Racine passera comme le café”.Ajoutons pour les scrupuleux que ce mot historique, comme tant d’autres, est apocryphe, et que c’est Voltaire qui le prêta gratuitement à la jolie marquise.L’Eglise vit la nouvelle liqueur avec bienveillance : ne s’imaginait-elle pas qu’elle calmait l’ardeur naturelle, source de tant de péchés ! Pour les savants et la Faculté, ce fut une autre affaire.Les médecins de Marseille s’étaient dressés en corps contre la nouvelle boisson, d'ailleurs fort chère ; elle coûtait jusqu’à quatre-vingts francs la livre.Mais ses ennemis étaient aussi passionnés.Selon eux, le café gâtait le teint, enflammait le foie et la rate, engendrait la colique, donnait la fièvre et le choléra et surtout rendait les hommes inhabiles à la reproduction.Ca.c’était un argument capable de faire réfléchir les plus enthousiastes ! Mme de Sévigné transigeait : elle prenait son café additionné de sucre et de lait pour en atténuer l’amertume.Mais, dans le fond, elle n'y tenait pas.quoiqu'il ne lui ait jamais donné aucun sujet de plainte, tout simplement parce que “le café est tout à fait mal à notre cour”.La marquise, que Louis XIV avait un jour fait danser et qui en conservait un orgueil incommensurable, ne pouvait pas faire autrement que de suivre la mode de Versailles.Mais le café a pris sa revanche ; tout le XVIIIe siècle en a dégusté chez Procope et chez ses émules et, tout en usant modérément — car aujourd’hui comme hier Hippocrate dit oui, mais Gallien dit non — souvenons-nous que nous devons en partie au breuvage oriental popularisé par Procope, les chefs-d’oeuvre de Balzac.OEUFS, FARINE, LAIT ET BEURRE PRÉCIEUX ÉPARGNÉS AVEC LA MAGIC* Coûte moins de V par iC' Cf-' fibrlutlM caurttant Contain» cuisson ordinaire qu’une seule fols par jour.Deux personnes peuvent s'y asseoir en- île part pour le pays des rêves, semble en élevant les genoux A la (New York Times Magazine) Page quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 24 septembre 1943 Le monde den rêves Sous lu rubrique : L'enfant dans la littérature, nous nous proposons, au cours de la présente année sco-lalre, d'étudier l'Ame de l'enfant, vue A travers les romanciers.Nous envisagerons son évolution 1* dans le monde des rêves, des Jeux, de l'expérience de la misère et du travail, de la mort, de la vie religieuse et de la vocation ; dans ses rapports avec le milieu : adultes, pa- rents, frères et soeurs, camarades et maîtres.Nous espérons que les éducateurs pourront puiser dans cette psychologie de l’enfant des documents qui.pour ne pas remplacer les études pédagogiques, les concrétiseront en les illustrant.Il n'est pas suffisant de connaître les traits généraux des facultés de l'enfant, U faut s'adapter A la nature particulière de chacun d'eux.Les oeuvres dont nous allons parler, pour n'être point scientifiques, n'en contiennent pas moins des observations qui ouvrent de larges perspectives.Evidemment, rien ne remplace, dans l'application, l'observation directe de l'éducateur, mais si nos témoignages servent A orienter et à résoudre certains de ses problèmes, nous aurons atteint notre but.• • • Au petit Prince qui lui avait demandé de dessiner un mouton, Antoine de Saint-Exupéry, après avoir exécuté trots dessins différents qui ne satisfaisaient point l'enfant par-cequ’Jls ne correspondaient point au mouton qu'il ne représentait, l'écrivain, ahuri, griffonna une boite et expliqua au petit Prince : “Ca c’est la caisse, le mouton que tu veux est dedans"."C'est tout à fait comme cela que je le voulais", lui répondit l'enfant sans s'étonner.J'ai choisi ce passage du conte de Saint-Exupéry, i qui est un authentique petit chef-d'œuvre), pour qu'on saisisse la puissance et la richesse de cette faculté spéciale à l'enfant qui lui permet d'imaginer, d'inventer un monde où nous ne savons plus le rejoindre ni le suivre car, il ne faut pas vous le dissimuler, si vous ne savez pas voir les moutons à travers les caisses, c'est que vous avez vieilli.Il y a donc un monde de l'enfant et ce monde est un monde fictif."C'est l’enfant qui se l'est créé à lui-même, explique J.Calvet.à peu près comme nous nous créons le nôtre, en mettant en jeu son imagination toute neuve, qui est d'une étonnante fécondité et excelle à donner à ses mirages la consistance du réel et à imposer l'illusion.Ce monde a ses dimensions, ses lignes, sa couleur, sa logique, sa géométrie, son acoustique, en un mot.ses lois.On y entre par la naissance, on en sort par une porte dérobée qu'on ne voit pas quand on en passe le seuil et qu'il est impossible de retrouver quand on est sorti.” Pour y avoir accès, comme pour le royaume des deux, il faut redevenir soi-même le petit enfant que nous avons été.Mais qui se souvient de son enfance ?Dans le monde des grandes personnes, monde voué aux chiffres, aux affaires, aux égoïsmes, l'enfant se sent perdu, comme un exilé sur une terre étrangère, et pour échapper A ce monde hostile, il invente le sien où il se réfugie.Et pour le construire, son imagination créatrice supplée A tout.Dans son étude sur Nos enfants et nous.Maurice David écrit que "la base réelle que l'enfant donne à son rêve est d'une importance insignifiante si on la compare au rêve lui-même.On pourrait même observer que la puissance de ce rêve est en raison inverse de la valeur des éléments empruntés par l'enfant à la réalité." Ce monde imaginaire, personne ne l'a peut-être mieux rendu qu'un jeune poète canadien, St-Denys-Garneau : Un enfant est en train de bâtir un village, C'est une ville, un comté Et qui sait Tantôt l'univers.Ces cubes de bois sont des maisons qu’il déplace et des châteaux Cette planche fait signe d'un toit qui penche ça n'est pas mal à voir Ce n’est pas peu de savoir où va tourner la route de cartes Cela pourrait changer complètement le cours de la rivière A cause du pont qui fait un si beau mirage dans l'eau du tapis C'est facile d'avoir un grand arbre Et de mettre au-dessous une montagne pour qu'il soit en-haut.Et surtout n’allez pas mettre un pied dans la chambre On ne,sait jamais Ce qui peut être dans ce coin Et si vous n’allez pas écraser la plus chèr» des fleurs invisibles.Anatole France déclare â son tour dans Le Livre Je mon A mi : "Les petits enfants vivent dans un perpétuel miiacle; tout leur est prodige .Près de nous, ils habitent d'autres régions que nous”.C'est ce monde que Maurois appelle Méipe.Histoires — Logique féminine : c’est quand on serre une femme de trop près.qu’elle trouve qu’on va trop loin.• • • Un procès bien amusant vient d’être jugé à Manchester.Un laboureur, tamponné par un autobus, déclarait avoir perdu l’uBage d’un bras et réclamait une grosse indemnité à la compagnie propriétaire du véhicule."A Méipe, il ne pleut jamais.On joue toute lu Journée dans île grands Jardins.Les enfants y choisissent leurs parents, dans les magasins.A huit heures, on envoie les grandes personnes se coucher, et les petits garçons emmènent les petites filles au théâtre.A Méipe.les taxis restent sur les trottoirs pour laisser la chaussée aux enfants.Quand on achète un livre, on donne deux sous ; le marchand vous rend cent mille sous.Mais où est Méipe, Françoise ?En France ?Oh ! non ! — Alors, c'est très loin d'ici ?— Méipe ?C'est même pas à un mètre." Pour exprimer ce monde fermé aux adultes, l'enfant a un langage approprié qui étonne souvent pas ses "mots".Il rend instinctivement sa pensée par des formes imagées.Paul qui a vu la lune dans toute sa rondeur, s'écrie, la première fois qu'il la voit dans son premier quartier : la lune est cassée."A partir d'un certain point très précoce, écrit Keyserling, l’enfant vite en un pur monde d'images intérieures : tout ce qui est extérieur lui est simple matière pour sa poésie.Tout conte de fées lui parait plus réel et plus plausible que les événements de la vie quotidienne".Evidemment cette puissance de rêve et d’évasion n'est pas la même chez tous.Il s'agit ici surtout des natures dont la sensibilité et l'imagination sont exeeptionnelles.Tous les enfants n'ont pas également cette faculté de se créer et de vivre dans leur propre monde : il en est d'autres qui font, très jeunes, l'apprentissage du monde réel.‘Tl m'a fallu bien des années, constate Pierre Loti, dans Le Roman d'un Enfant, pour comprendre qu'on n'est pas au-dessus de ses semblables, parce que — pour son propre malheur on est prince et magicien dans le domaine du rêve".Chaque école, chaque classe compte deux ou trois de ces espèces d'en-far.ts que le maître appelle les rêveurs incurables de la lune, leur royaume.Us vivent dans un rêve éveillé et voient des choses qu’on ne voit probablement pas sur la terre.Là.ils ne distinguent plus entre l'utile et l'inutile et ne vivent plus que la féerie.Le poète, comme l'enfant.n'est-il pas par excellence celui qui n'a pu réaliser ses rêves d’enfance et qui nous les racontent, le cœur navré ?C'est Vigny qui disait : "L'idéal est un rêve de jeu- nesse accompli par làge mûr.” Il faut donc plaindre ceux qui n'ont pas connu cette évasion et qui par conséquent n'ont pas eu d'enfance, car "le génie n'est que l'enfance retrouvée”, affirme Baudelaire.L'homme sera plus tard ce qu'aura été l'enfant.Mauriac, dans Commencements d'une Vie.ne nous confie-t-il pas : "Nulle différence essentielle entre ce que je fus et ce que je suis : aucune autre que celle qu'on voit entre un champ nu et chargé de semence, et ce même champ après que les biés sont en herbe." Ou encore, Lucien Daudet dans Les Yeux neufs : "L'enfance est une préfiguration, elle contient notre personnalité et nos goûts en puissance ; elle nous fait déjà vivre suivant notre mode singulier.Les premières sensations d'un enfant, même les plus fugitives, ne pourraient être interchangeables .Qui donc a écrit qu"‘il n'y a rien de plus seul au monde qu'un enfant, de plus incompréhensible et de plus troublé par l'énigme de l'univers?" Il incombe donc à l'éducateur de ne pas briser cette faculté créatrice chez l'enfant qui est déjà l'indice d'un artiste en herbe.L'art n'est pas autre chose qu'une évasion, une délivrance.Plus tard, s'il veut écrire, il retrouvera dans ces Paradis perdus de son enfance la candeur qui fait les grands poètes.C'est ce que Rimbaud constate : "J'ai eu raison dans tous mes dédains, puisque je m'évade.Moi.ma vie n'est pas assez pesante.elle s'envole au-dessus de l'action ' Eternel conflit du rêve et de l'action, il y aura toujours des Marthe et des Marie mais définitivement Marie a choisi la meilleure part.Que i éducateur se rappelle l’enfance des soeurs Bronté dont l'une écrivait déjà des romans à quatre ans.On me dira que je parle ici d’exceptions.A la bonne heure, mais je répondrai avec Maurice David : "Les élèves d'élite sont, par définition, rares : ils existent cependant.Faisons-nous tout notre possible pour les découvrir, leur révéler leur vraie nature et les mettre dans les conditions favorables à leur épanouissement?" Il appartient donc â l'éducateur, au véritable éducateur.de savoir déchiffrer la qualité particulière des images enfantines qui sont comme le reflet de son monde intérieur et du même coup de lui laisser entrevoir son futur destin.Maurice BRI ERE ! L'ECOLE CANADIENNE) — Vous pouvez tout de même remuer ce membre ?interrogea l'avocat de la compagnie.Faites voir au jury jusqu’à quelle hauteur.Le paysan étendit le bras jusqu’à la hauteur du thorax.— Mais jusqu’à quelle hauteur pouviez-vous le lever avant l’accident ?reprit l’avocat.Et le laboureur, sans prendre garde au piège, éleva le bras tout droit au-dessus de sa tête! La cause était entendue ! P ne paix équitable Le pape Fie XII a demandé aux dirigeants de tous les paya d’en venir à une paix équitable, et il a exprimé l’espoir que la guerre prenne fin cette année.Presque tous les peuples feront écho a ce voeu ; ils entendront avec plaisir le plaidoyer du Souverain pontife en faveur d’une juste paix.Le pape est lui-même une autorité mondiale et le chef d’une grande église ; à ce titre, il est totalement justifie de lancer un appel de ce genre.Toutefois, il peut y avoir des divergences d’opinion sur ce que l’on entend par une paix équitable.Si ce terme signifie une paix négociée, quelle qu’elle soit, avec l’une ou l’autre des puissances de l'Axe, alors l'intercession du pape est vouée à l’échec.Aucun pays de l’Axe n’a besoin de demander la paix ; elle leur a été offerte par les Alliés qui ont spécifié les conditions de son acceptation.Depuis la conférence de Casablanca.ces pays auraient pu obtenir la paix — et il est encore temps de la demander — en signifiant leur volonté de se rendre sans conditions.Ceux qui ont foi dans le bien fondé des libertés que nous défendons ne verront que justice dans le genre de paix qui exige la reddition sans conditions des pays agresseurs.L’Allemagne, l’Italie et le Japon ont tenté par la force d’imposer l’esclavage au monde entier.Cette menace a été écartée et les agresseurs envisagent maintenant leur défaite éventuelle.Cette défaite doit demeurer aussi permanente que les nations libres du monde la pourront rendre: adoucir les conditions de la reddition déjà énoncées équivaudrait tout simplement à accorder un nouvel armistice dans des circonstances fort analogues à celles de 1918, un armistice qui pourrait facilement entraîner un nouveau conflit dans l’avenir.Permettre aux dirigeants de l’Axe de se retirer de la lutte maintenant, à des conditions qui leur seraient en partie favorables, serait inviter un nouveau déclenchement de cruauté et d’injustice sur l’humanité entière, dès qu’eux ou leurs suc-ceseurs se sentiront assez puissants pour recommencer.Tous attendent avec impatience la fin de ce terrible conflit.On ne saurait arrêter trop tôt cette danse macabre et sinistre qui vient sans cesse faucher d'un bout à l’autre du monde la fleur de la mâle jeunesse, qui continue de réclamer sa hideuse part des malheureux civils vivant dans le voisinage des objectifs militaires.Des millions de gens feront écho à l'appel lancé par Sa Sainteté pour une juste paix, mais ils comprendront sans l’ombre d’un doute que la condition essentielle d'une justice rétributive doit être la reddition sans conditions des dirigeants sordides qui ont provoqué cette guerre.Pensées sur Uespêrnnee L’espérance est une traite tirée sur l’avenir.Souvent protestée par les événements, mais toujours renouvelée par les illusions.(Oscar ('omettant.) Explications prévues de M.Edouard Lacroix "S'il arrivait qu'un mouvement politique comme le nôtre.— Dieu le garde d’un tel malheur.— disait récemment Me Kcné Chaloult.aspirant chef du Bloc Popu.au cours d'une causerie prononcée à la radio.fut généreusement financé par un gros Passeur d'affaires hostile à notre intérêts, et peut-être interesse dans des industries essentielles.auriez-vous la naïveté d'y voir un gage de grandes réformes que vous attendez depuis longtemps?.” Ht le futur cx-depute de Lotbinière à l'Assemblée législative d'ajouter : "Nationalistes de toutes les classes et de tous les coins de la province, vous que j'ai rencontrés dans mes diverses tournees politiques, (.) ,ie sais que vous êtes aux écoutes et que vous m'avez compris, — que vous avez même entendu MES SILENCES.— car nous parlons le meme langage et nous poursuivons la même fin." Un autre nationaliste non moins notoire et cultive, M.Edouard Lacroix, député de Bcauce aux Communes, ancien bailltur de fonds de la défunte Action liberale nationale et présentement trésorier.honoraire (?) du Bloc l’opu.parlera, lui -aussi, sous peu au micro, dit-on, aux fins d’expliquer les nouveaux "silences" de son ami Chaloult que d'aucuns primaires auraient plus ou moins mal interprétés, et cela en toute bonne foi.On ajoute que ceux-là qui seront alors aux écoutes n'auront pas à le regretter et, surtout.qu’ils seront édifiés, une fois de plus, de l'harmonie parfaite qui régne dans les rangs du Bloc.Les feux lie forêts M.John Bassett, président et directeur-gérant de la Montreal Gazete.dans une récente entrevue donnée à la Canadian Forestry Association, préconisait un effort conjugué des quotidiens et hebdomadaires du Canada pour enrayer la menace des feux de forêt."Les ressources forestières du pays sont encore la meilleure source d'emploi et l’un des plus puissants facteurs de notre expansion industrielle”, soulignait M.Bassett."Il est insensé, en ces temps de guerre, de laisser les richesses forestières de la nation se réduire en cendres, quand on sait qu'il faut de cinquante à cent ans pour les reconstituer.La statistique fédérale établit qu’il se produit, chaque année, de 5,000 à 6,000 feux de forêt, ce qui veut dire une force de 5,000 à 6,00 agents destructeurs.“Sur une population de onze millions, on devrait être en mesure de mettre à la raison, sans difficulté, ce groupe subversif et antisocial.Une meilleure mentalité forestière amènera d’heureux résultats et les éditeurs de jounaux sont les gens tout désignés pour conduire une vigoureuse- campagne en vue de créer chez le public une telle mentalité.Somme toute, les éditions qui sortent des presses canadiennes sont un produit de fibres d’épinette et de sapin.“Les propriétaires et les éditeurs du Canada ne sauraient remplir mission plus utile en joignant leurs efforts pour écarter la menace des feux de forêt qui exercent de si funestes ravages dans le domaine boisé qui couvre plus de 58 pour cent du territoire de nos provinces.” i'hon.I.Ootibout et l'avenir île la prorinee île ifnébee L’élection provinciale qui porta l'honorable Adélard Godbout au pouvoir, à l’autcmne de 1939, eut un retentissement mondial.Il ne s'agissait pourtant que d'un changement de gouvernement dans une province du Canada.Cette élection fut néanmoins commentée en Grande-Bretagne, dans tout le commonwealth britannique ainsi qu’aux Etats-Unis.Le nom de M.Godbout, le nouveau premier ministre, se trouva sous les yeux de millions de lecteurs qui avaient certes ignoré Jusque là son existence et le retour au pouvoir du chef du parti libéral, à ce moment psychologique, nit salué comme un événement o'une grande signification, dont la portée dépassait les limites de la province de Québec.Il n'y avait dans tout cela aucune exagération.Il est vrai que par cette élection la population de notre province signifiait sa volonté de rectifier l'administration de la chose publique et de la confier à des hommes dont elle avait éprouvé l'expérience dans le passé.C'était là un problème d’ordre local, cependant, qui ne pouvait passionner les etrangers.Ceux-ci y virent une signification plus vaste parce que cette élection provinciale offrait au peuple canadien-français, connu dans le monde entier comme une puissante minorité canadienne, la première occasion de se prononcer sur la grande question qui agitait elors l'opinion mondiale : la guerre.Nul d'entre nous ne s’est étonné, dans le temps, de cette interprétation.car nous savions tous que le vote donne ce jour-là était d'une extrême importance.Porté au pouvoir par un mouvement populaire sans précédent, l'honorable M.Godbout redevint ainsi non seulement l'artisan choisi du redressement de l'administration provinciale, mais l'interprète et le symbole de la puissante minorité canadienne-française engagée volontairement dans la guerre.L'unité du Canada était sauvegardée : avec M Godbout les Canadiens-français exprimaient leur détermination de faire leur part.Ce qui rendait cette élection si importante, c'est qu'elle affirmait qu'il n'y avait pas, dans la province de Québec; de cet isolationnisme qui divisait alors les Etats-Unis et que cette puissante nation a payé chèrement par l'épreuve de Pearl Harbor et par la perte de ses bases stratégiques en Extrême-Orient.Trois années ont passé et ces trois années nous ont instruits.Dans le domaine de l’administration provinciale, le gouvernement Godbout i a accompli le redressement finan- I 11er qui a redonné à notre province j sa bonne réputation et son crédit, j Ceux qui ont de l'argent investi dans j les obligations du Québec n'éprou- | vent plus d'inquiétude.Grâce a une .administration prudente Québec, en tant que province, traverse victorieusement l’épreuve de la guerre.En dépit de la dette qu’il a héritée et dont il doit acquitter les frais, le gouvernement Godbout a trouvé les ! moyens, sans accroître ses impôts, de favoriser le développement de l’agriculture, de faciliter la colonisation, de compléter le réseau routier.Les pensions aux vieillards, aux aveugles, aux mères nécessiteuses, les compensations aux accidentés du travail, l'assistance aux malades indigents forment la base d'une législation de protection qui s’amplifie avec la création du ministère du Bien-Etre Social et avec iadle provinciale La loi des contrats collectifs du travail, modèle de législation industrielle, assure la xécognitlon des droits des ouvriers et maintient ia paix dans les relu-, t'.ons entre patrons et travailleurs.Enfin, à la bas" de cet édifice législatif, le gouvernement Godbout a conçu un vaste programme de perfectionnement de l’Instruction publique.Indispensable à l'essor de notre peuple.Tous ces résultats de quatre minées d’administration provinciale sont tangibles et de constatation facile pour chacun d'entre nous.Ce qui l'est peut-être moins, c'est la portée plus vaste de la politique du gouvernement Godbout dans sa relation avec la politique canadienne j en général et ensuite dans ses eli fets sur l'avancement des Canadiens-français tn terre d'Amérique Ce n'est pas par un effet du ha-J sard que lu province de Quebec | jouit aujourd'hui, dans tout le Canada ainsi qu'à l'étranger, de tout son prestige reconquis, qui la fait îespecter, qui fait ecoutcr sa voix.La politique du gouvernement provincial et la personnalité même de son chef, l'honorable \T.Godbout ont permis a la province de Québec de reprendre sa place au premier rang de la confédération canadienne, où son effort de guerre, militaire, économique, agricole, industriel, compte largement dans la somme de l'effort national canadien et est porté au crédit de notre peuple.A l'étranger, notamment aux Etats-Unis, avec qui Québec a une frontière commune et des relations commerciales si étroites, le nom de M Godbout est le symbole de l'esprit de collaboration et de la soli-rjarité qui unit, aujourd'hui, dans l’épreuve de la guerre, tous les peuples de 1 Amérique.L'attitude de M Godbout, ses declarations fermes et pondérées, ses interventions promptes et énergiques en faveur des Canadiens-français souvent calomniés.ont fait justice, auprès de l'opinion américaine, des préjuges qui pouvaient exister à notre égard Ainsi nous apparait la portée lointaine de la politique de M.Godbout, politique provinciale, politique canadienne et, à certains égards, politique internationale.Il s'agit là d'un programme de longue haleine, dont nous avons assisté, depuis quatre ans, à la mise en marche et dont le développement doit se prolonger dans l’avenir, après que la paix nous aura rouvert la grande voie de nos destinées.Pourquoi paieraient-ils ?.Pourquoi les entants de nos Crèches deviendraient-ils les boucs émissaires de la société ?Pourquoi porteraient-ils le poids de nos travers et de notre insouciance ?Ils sont privés des avantages de la fortune, de la famille et de la santé.Leur réservera-t-on une existence de parias ?Oublie-t-on que la société est par sa nature même, collectivement responsable des actes bons ou mauvais de ses membres ?N’a-t-elle pas à assurer sa survivance en préparant une nouvelle génération forte et saine ?Des individus sans conscience la déshonorent en répudiant leurs enfants.Pour les punir faudra-t-il accabler d’innocentes victimes ?A nous de prouver tangiblement notre humanité.En ce faisant, nous ferons oeuvre doublement méritoire : nous pré- serverons la société de futurs Voire Obligation île la Vieioire QUELLE EST S/l VALEUR! Une jeune femme de mes connaissances travaille duns une usine de guerre Afin d'épargner plus d'argent pour acheter des Obligations de la Victoire, elle emporte son lunch plutôt que d'aller prendre un bon repas à la cantine.L'autre Jour, elle m en donnait la raison."Jean", (lit-elle en parlant de son mari, "est dans la marine marchan-ile pour la durée de la guerre.Après qu'il m'eut quitté, J'ai décidé de lui accorder tout l'appui possible.C'est pourquoi je travaille dans cette usine.le suis très heureuse de le fair*-car je comprends l'importance de mon rôle dans l’effort de guerre, "Jeun m'écrit souvent", reprit-elle, "mais 11 ne veut pas m'ennuyer avec les détails de ses aventures sur la mer.Je sais pourtant qu'un bon nombre de ces exploits sont de nature à faire dresser les cheveux sur la tète Cependant, j'ai su quelques détails intéressants par son copain Arthur qui est en convalescence chez lui après avoir été victime d'un torpillage dans le milieu de l'océan " Jeun était à bord aussi.' m'a dit Arthur.'II s'en est tiré mieux que moi mais nous avons tous passé un mauvais quart d'heure .Vous savez-, dit-il, ‘nous avons été â lu dérive sur la mer durant quatre jours Je sais que d'autres l'ont été plus longtemps que nous, mais quatre Jours c'est quand même un siècle quand vous avez la chance d'en réchapper.•• 'Nous avons été sauvé', poursuivit Arthur, 'tout à fait par hasard.La vie tient parfois â un cheveu Nous étions ballotés par les vagues et la température était affreuse.Le lendemain du torpillage, nous avons vu un navire mais il ne nous vit pas Avec cette brume épaisse, nous étions convaincus de ne pas aller très loin.Mais, par bonheur, le quatrième Jour, un de nos avions nous repéra et nous fûmes sauvés."'Ce que je n'arrive pas à comprendre', continuait Arthur, 'c'est que nous ayons été sauvés.L'avion ne nous cherchait pus et U n'avait aucune raison de nous voir.Juste au moment où l'avion passa au-dessus nos têtes, le veut nous bal-lota sur le sommet d'une vague et l'aviateur nous aperçut.La vie dépend souvent â ces faits au hasard, fit-il observer; elle tient à ces petites choses'” Après avoir relaté cette histoire, la Jeune femme ajouta en guise de commentaires: "On peut voir par là”, dit-elle, "tout ce qu'un surplus d'effort peut faire.Avant d'avoir entendu raconter cette aventure, je ne comprenais pas I importance de ma petite Obligation de la Victoire dams le grand tout de l'effort de guerre.Mais maintenant je vois que ce grand effort est fait d'un grand nombre de jH-tlts efforts Bien plus, le succès de la grande tâche que nous avons à entreprendre dépendra du succès obtenu dans toutes les petites tâches, comme le sauvetage de mon Jean.Oui.je puis voir maintenant la guerre à rua propre façon bien mieux qu'aparavant Et.mon Dieu, pourquoi ne ferait-on pas quelques petits sacrifices?" ACHETEZ DES OBLIGATIONS DK LA VICTOIRE, ! HATEZ LA VICTOIRE fardeaux et nous lui donnerons des citoyens intègres et utiles.De petits canadiens vous tendent les bras ! Ne les abandonnez pas .Semaine du dix sous — 2 au {) octobre.• •mmamammamag • • ¦ ¦ ¦ ¦¦•laiiji i • • a i * ¦ a a u n • n • • • i « i i i ¦ i - • .•.a * « ¦ a a a a mjt aaaaaaiaaaaaa • •¦¦••¦¦¦¦¦a O • • • a a a a • a a a a : : a a a a a a • ¦ a a a a • a a a a a a a a a • aaasaaa •aaaaaaa a a a a a t a i /{/MfrrO&r&f/ÆéPOtfÆ M 0&£Æ££ AVANT LA GUERRE: Margot aimait à se promener dans la toiture de son père.Elle éprouvait du plaisir à tenir le volant.AUJOURD'HUI: Margot est dans l’armée — elle conduit un '’Jeep".Elle Jait quelque chose d’utile pour gagner la guerre.On a un besoin urgent de femmes dans l'armeé, dans la marine et l’aviation! C’est une existence à la fois agréable et intéressante.Les repas sont excellents et les journées sont variées.Vous vous faites des amies, vous voyez des endroits nouveaux, vous apprenez des choses utiles, lit quand la guerre sera terminée, vous aurez la satisfaction d’avoir fait votre devoir.Enrôlez-vous immédiatement .faites votre part comme les femmes des autres nations alliées.Le coût de cette espace a été défrayé par LA BRASSERIE DAWES BLACK HORSE - LA BRASSERIE DOW LA BRASSERIE FRONTENAC nb1f Saint-Jérôme, le 24 septembre 1943 L’AVENIR DU NORD Pape clnp ==& Papotages du P'iit Doc I* AT ltO\ A UK T.S.F.De tout temps, l’attribution des litres constitua le plus épineux des problèmes Toute bête à deux pattes, trop facilement consciente de la valeur à elle conférée par une Intelligence en fréquente déconfiture, se sent appelée aux qualifications les plus pompeuses et les plus ronflantes.Aussi faut-il un flair d’Arsène Lupin et une délicatesse de dame de lettres pour veiller à ce minutieux partage sans soulever les holas ni gaver d’inintelligents badauds.A ce Jeu vieux de dix mille ans et né de la première saute d’orgueil de l’humanité, il faut une maîtrise savante du louvoiement et un art poussé de la nage entre deux eaux.Voilà dans quel Imbroglio eurent à patauger Linné et quelques autres botanistes dans leur patronage de !a nomenclature végétale.Toute plante de l’univers reçut le baptême sans qu’apparemment ne fût choquée aucune susceptibilité.Il faut convenir toutefois que la grande histoire reste avare de ces rivalités du monde scientifique et qu’elle n’ouvre qu’à peine ses pages aux découvertes des savants ; en cela, eile s'affiche aussi crassement muette que la presse quotidienne dont les scandales du Jour monopolisent les entrefilets.Dans leur souci de baptiser les espèces végétales, il est merveilleux que les botanistes aient su délimiter une Juste part à chaque nationalité tout en payant tribut d'honneur aux chefs de file de tous les domaines de la science, même si le besoin d'alimenter des amitiés ou d’assouvir des haines porta jusque là s< s effets.Quel artiste de la poésie ne s'est arreté a la sonorité du terme "magnolia" ° Il y mugit un tel vent d'Espagne que l’on ne resterait pas le moins du monde ébahi de voir s’accrocher les sombreros aux brandies de l’arbuste ou d’apercevoir nuelquc viril toréador allongé dans son ombre.Ce nom qui.jjour tant de lecteurs, se grave dans la pensée comme une Image d’Espagne et qui, imur d’autres, semble pigé au plus beau du vocabulaire de Cicéron, n’a jxrurtant rien d'Espagne et ne connaît pas d'origine latine II constitue un simple tribut de reconnaissance du classificateur Linné à Pierre Magnol, de Montpellier.Tout en posant son point sur l'I de la médecine.Magnol traça son sillon en botanique On lui devra toujours d'avoir conçu le classement des plantes par familles.Ceci explique la sympathie de Linné, habile honneur de la systématique végétale ; ainsi se répète l'histoire millénaire de l’encensoir promené sous les narines de qui nous gave.Au cimetière de Montpellier, on peut se douter que Pierre Magnol, féru de latinisation comme la gent savante de son époque, dut craquer ses jointures de contentement dans l’intimité de ses quatre planches.Qui d'ailleurs ne frémirait pas un peu de satisfaction de savoir son nom greffé à une telle odorante corolle Pour balancer l’équation, et ren-| dre à Linné ses politesses, le nom , «le celui-ci fut glissé entre les veines ; pourpres de la corolle d'une plante chère aux tourbières et aux forêts de conifères : la Llnnée boréale.A l'aspect de ces fleurs de neige fichées entre des feuilles rondes susceptibles de se faire tordre d’envie le Discobole Antique, le botaniste ntturdé au bois dans la chaleur de juillet ne peut manquer de songer | aux neiges de Scandinavie où Linné.enfant, acquérait ses premières connaissances botaniques.Tout ne roula pourtant pas toujours si bien.Ainsi, pour honorer la mémoire du physicien Saylussac, énonciateur des lois sur la dilatation des gaz, on transposa son nom n une énicacée sans odeur ; toute odeur est pourtant gazeuse et l'appellation de Saylussacia à une es' ).èce odoriférante aurait rappelé beaucoup plus réalistement le phy-Rlcien & notre mémoire.Par manque d'imagination et une trop pau] vre attention aux associations d'idées, on nomma Saylussacia un arbrisseau sévère de nos sous-bois dont les feuilles cachent un envers ! de résine et dort les baies bleues rappellent nos bleuets.Léonard Fuchs haussa le renom de sa Suisse natale quand la Fuchsia prit son nom.Le zoologue Buf-fon patronisa la bufîonia.Andrew Murray, le rnurraya.Antonio Mi-chell, le Michelin, le diplomate anglais.John Mclcolm, le malcomla Et la liste s'allonge indéfiniment :.vcc lu templet onia, la bustonla etc Somme toute, politiciens, scientistes de toute trempe, économistes, toutes les classes sociales y passè-i ent, de même que les nationalités Il n'y a pas jusqu’aux dames qui leçurent leur paquet : ainsi lady Anna Monson qui, assise sur ses livres sterling, put s'adonner à la botanique, se soit nommée patronne d'une géraniacée : la Monsonia.Dans cette course aux titres, le Canada, pourtant jeune dans le monde botanique tint son pas.La plante gobe-tnouche, — la Sarracé-mie pourpre.— forgea son nom à même celui cl" Sarrazin, père de notre botanique.De plus, une mousse de notre province, la Duprétl.fut nommée du nom de son découvreur.Monsieur Dupré.prêtre de Saint-Sttlplce On doit à cet expert la collection de mousses, conservée au-lourd’hul au Collège André Grasset, établissement d’enseignement classique de la métropole.Pourquoi toujours médire de notre position dans le domaine scientifique et situer le Canada au rang de primaire ?De notre province et des provinces voisines est sorti du neuf et de l’inédit, en dépit de notre déficience d'organisation pratl-cuic Et ceci ouvre l’oeil sur nos possibilités de progrès.Aux sciences est soudé l'avenir du monde.Aux sciences sera fatalement rivé par ailleurs l'avenir de notre peuple.P’tit Doc LA SONATE, OPUS.VJ, DE RACHMANINOFF POUR VIOLONCELLE Le dimanche, 26 septembre à I heure 30 p.m.Zara Nelsova, violoncelliste et Ross Pratt, pianiste, exécuteront pour l’auditoire de Radio-Canada le dimanche, 26, à 1 heure 30, la Sonate en sol mineur, opus.19, de Rachmaninoff.Cette sonate s’apparente en quelque sorte au fameux Concerto du même compositeur, le Concerto no II, en do mineur.Ce sont quelques-unes des oeuvres à qui le compositeur doit sa renommée.• • • NOS COMPOSITEURS A RADIO-CANADA Le dimanche, 26 septembre, à 7 heures 30 p.m.On remarque au programme de la H.M.Canadian Grenadier Guards Band, à Radio-Canada, le dimanche, 26, à 7 heures 30, des oeuvres de deux compositeurs canadiens.Ce sont MM.Raynaldo Maillet et J.-G.Paquet, attachés aux studios de Radio-Canada, à Montréal, en qualité de musicographes.On jouera, de M.Maillet, une marche intitulée "Maîtres des Airs” et, de M.Paquet, l’arrangement d’un air de notre folklore “J’ai du bon tabac”, sous le titre "Baptiste C a n ay e n on the Beach".Is?capitaine J.-J.Gagnier a encore inscrit au programme “Marche Turque” de Moussors-ky, l’Ouverture Madame Boniface, de La come Cypress silhouettes, de Bennett et Strong Heart, marche du capitaine O’Neil.LE MARTYRE DU P.DE RREHEUF ET DE SES COMPAGNONS Mise en ondes d'un poème à la plaire de ces saints missionnaires Le dimanche, 26 septembre à IU heures 15 p.m.En nous abstenant tous d’un appel inutile par jour.'“"^Tvolepour pri* d un ègagerlons loN •cation* guerre additionne»*^ —^ Les communications de guerre doivent passer en premier lieu .ce qui signifie qu'il nous faut réduire au minimum l'usage non essentiel du téléphone.11 est impossible d’accroître les facilités actuelles.Votre collaboration est nécessaire si les communications tie guerre doivent être promptement acheminées.Rappelez.-vous que l'usuge abusif du téléphone peut entraver l’activité de guerre—et que toute seconde que vous épargnez compte.ch tree toc 1- Les postes du réseau Halifax-Vancouver de Radio-Canada transmettront le dimanche 26, à 10 heures 15 du soir un sketch dramatique intitulé "Brébeuf et ses frères”.C’est l’adaption à la radio de l’oeuvre du même nom, poème de E.-J.Pratt et musique de Healey Willan.Ces auteurs ont voulu exprimer le courage immortel du martyr jésuite et la grande mission des missionnaires au milieu des Indiens hostiles.Un choeur de vingt voix préparé par Albert Whitehead et un orchestre sous la direction d’Ettore Mazzoleni, constitueront le décor sonore du poème que liront deux artistes connus de Toronto.Coïncidence heureuse, cette émission sera transmise le jour même de la fête du saint martyr.Chaque année à Midland, Ontario, il y a de solennelles cérémonies religieuses qui marquent l’anniversaire du martyre de Brébeuf et de ses compagnons.C’est près de Midland en 1649 qu’ils furent massacrés.Cette émission est destinée aux auditeurs de langue anglai- PETITES ANNONCES %f«l«on à louer, a vendre mrublei usagé*.Irmsndr d'emploi, objet* perdu», rte., rtc.TARIF 2 tuui Ir mot, minimum 40e.ou 3 Insertions pour II.
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