L'Avenir du Nord, 21 décembre 1945, vendredi 21 décembre 1945
HEBDOMAD Al RE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT 1897-1945 1897-194 Foodâtetn : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost Le mot de l’avenir est dans le peuple même; noua verrons prospérer les fils du Saint-Laurent' (Benjamin Suite) CHENtER IABELLE 49e ANNEE — No 49 JOLIETTE.VENDREDI.21 DECEMBRE 1945 r“£^”"" ' """"" La gravure de droite représen sente Marie et l’Enfant-Jésus.Tous les grands peintres ont écrit un commentaire vivant sur le texte de l’Ecriture.Pas un fait chronique dans l’Evangile n’impressionne plus l’imagination que ce premier Noël et combien de fois et de quelle façon magnifique cet événement a été vivifié par les pinceaux des artistes ! Cette gravure est l’oeuvre de Lorenzo de Credi qui mourut en 1537.nuit de ci-dessus, I>a gravure \«m*I est un chef-d'œuvre de l/ouis-Mmirlre Ficrrcy, un des peintres frein va is Ira plus dévots, montrant l'arrivée (Its Hois Mages prosterné** en adoration devant 1 Knfant-Jésus.lie l'a Gravure duration des Bergers (à droite) A d o p I; linm peint re 11)0 5 ) frn neals.I teinture dans d< foyers le monde K l'ime victor Durand et J.For-Jerome: R.Labelle, Paul Contant, , , .principal à l'Ecole Normale; L.«et- représentant le conseil mun.c-Lauzon aumônier au collège com-jpal: les membres du comité cxécu-mercial; le capitaine-abbé J.A.La- tif du bien-être aux vétérans, les NOS CLIENTS, TOUS AMIS, EMPLOYES JOYEUX N O El CONSTRUCTION D'ECOLES Les commissaires d'écoles dc la Ville de Saint-Jérôme ont fait l'acquisition de deux terrains afin d’y crigcr deux écoles publiques.L'un est situé dans le domaine Parent, sur l’avenue du Palais, et l’autre, au nord dc la rue Dominion Rubber.On projette d'y construire deux écoles, dès le printemps prochain.Les commissaires d’écoles sont pour la Ville de Saint-Jérôme.M.Arthur Desjardins, président: MM.Wilfrid Prud'homme.Albert Char-bonneau.J.-A.Lessard et le Docteur Rosaire Lapointe.Joyeux Noël Bonne et Heureuse Année, à tous mes Clients.“AUTOUR DU MONDE” Marcel LEONARD, prop.CADEAUX — ASSORTIMENT DE DISQUES CAMERAS 318, rue St-Georges Tél.545 Saint-Jérôme .1 '«L\ : _ , .“Réservez vos places pour le Réveillon de Noël” LES HOTELS MAURICE SAINT-JEROME - SAINTE-AGATHE - BEDFORD & & & & & & & & 4?& & 4?& & %) & & O & & & & & V?& & & & & & & & & & & & & & L’AVENIR DU NORD.VENDREDI 21 DECEMBRE 1945 NOEL 1889 OU LE s'accrochuicnt lus unes aux autres puis s'envolaient comme feuil- ___ les au vent.On se laissait bercer VT |_> \T I |T 13 I par Ie temP»- Seul, Ht Godmer =_.I 9I u |\, 1 I I A 9 I travaillait des jambes, des bras, §Ëïi : de tout son corps, comparable a ' une marionnette.Il ne savait où Par Glandp-Hp'nri rîrinnnn SL‘ •?eturi 11 sc divisait vn dt“ux- «> ig3 rul ^iuuue-nenn C^ngnon trois, en quatre, comme il pouvait, gi On le voyait partout.11 allait et 11 neigeait depuis midi.Au cré- l'étranger d'à soir, c’est un hom-puscule lu route du village devint me de par icitte.Pis, il veut s'ixi-comble.Insoumis, décembre parut 1er.Pour toujours., iiintin* il*.lit# mwmt .I , i 11 .non 1 I f L ’II." .J* .• s’agiter un moment dans son lit l Joséphine Ducôtcau fut sensi-de terre dure, sous le drap de ble à ces paroles.Soit par un be venait dans sa maison en fête, gesticulant, tel un sorcier, suant, riant, jurant, ne comptant plu3 les sous, fort occupé, le pauvre diable, à servir tout son monde.l’étendue Dca rideaux do poudre- soin de connaître, soit a cause du êontré ün'hâhltJdë .1 .rie s éleverent ça et la, estompant désir violent dtpancher son coeur ' OIltr - 30,1 habitude, il ne trouva Us érables qui geignaient en boi- )a vieille fille- wî!"ut parier Mah ?as mtn'-e un p?“r, 5ar^' .lure de la colline.La bourrasque ie père Antoine, discoureur tenu-1 4 r’ K ’ “U bcau m,,,cu du tout «J un coup * enfla comme une; CCt juj avait déjà fait si*ne de se voue, El y charriait avec elle une taire.D'une main nerveuse il plainte d animal blessé paraissant fourragea sa longui barbe- de- pio-sortir dt-s profondeurs de la colo- phète et reprit vivementt nisation ., —On laisse partir nos meilleurs Kt ce fut 1 uppel desespere dans hommes.La vie est trop dure par les ténèbres.| icitte.Je le blâme pas pantoute.Jamais comme en cette nui., de1 - - - • -• Noël 188!» le porte-voix de* fer blanc, collé aux lèvres charnues du père Antoine, n’avait laissé en-i tendre une telle lamentation, capable d’accabler les quatorze maisons du village de Saint-Adèle.De nouveau le porte-voix étincela dans l’obscurité.Le* père* Antoine avait atteint le sommet de moé.11 a raison de s'en aller.Quand un colon est considéré dans une* place, on devrait tout faire* pour le garder.C’est à nous autres les conseillers à écrire au gouvernement pour avoir de l'aider* —Blasphème noir! s’écria le* vieux Johnny Lebas, en frappant de ses deux pieds, ve*ux-tu ben le la côte Lamoureux.Il alluma sa âb, nK.dire, Antoine, de qui p,,H'.Depuis dix ans celait le t tu park.s?- gestei depuis dix ans ""1 - - - - - — meme geste; «epuis dix ans, au même endroit, c'était .’accomplissement rituel d'une habitude.Puis l'attelage reposé se mit à descendre au bon trot le versant | nord de la montagne, où des troncs d’arbres, de chaque côté de la route, gisaient pareils à des cercueils.Et l'aventurier d'entonner à fendre l’écorce des frênes let Ca, bergers, assemblons-nous, qui lui creva le coeur beaucoup mieux que n'aurait pu le faire une symphonie charnelle de Beethoven.A une allure folle il entrait —Vous voulez le savoir?lien je veux parler de.Jean—Jean Oui.Jean-Jean Ouellette.A ee seul nom les regards s’éclairèrent de surprise pout se poser ensuite, rêveurs, sur 1er, murs et sur le petit poêle qui tenait le milieu de la pièce.-—Où est-il à c't'heure?s'inquiéta Joséphine, dont la douceur n'avait d'égale que l'énormité de sa corpulence.Il est allé chez monsieur le curé, reprit le père Antoine.Il va venir nous rejoindre icitte dans corridor et caresser d'une main paresseuse sa barbiche de satyre.—Ah! Carême, Carême! qu'il y a du monde icitte à soir, pouvait-on entendre comme un écho.Et les gens continuaient à entrer, par la porte du bar, par la porte de la cuisine.De quinze milles à la ronde on était venu pour assister à la messe de minuit.A huit heures les six chambres de l’hôtel étaient remplies d’hommes, de femmes et d'enfants, de fumée et de rires, de paroles joyeuses.Sur les lits on pouvait voir des tuques de laines rouge ou grise, des ceintures fléchées.] §=| des capots d'étoffe du pays, des g= crémones et des nuages aux cou- §=| leurs voyantes.i M.r*- A TOUS NOS CLIENTS, AMIS, EMPLOYES JOYEUX NOEI ET BONNE ANNEE .y.• / è J - .- Æ -a — J maintenant dons le \ illage par le pas Kran(j temps .chemin dia roi.JJni entendit ^dt Joir —Ecoute-moé donc, Antoine, dit Pit Godmer, en essuyant le comp- tes clochettes d'argent et le clai ron éclata une dernière fois.II .i toir de noeuds de misère, qu’est- porte-moé le torchon, se f>t alors un déplacement const- c(f qu,u vient fajre à Sainte-Ailè-*^ —On a ben trente personnes gg icitte a soir, disait Alzire en ali- gpj gnant quinze tourtières sur une gH table de quinze pieds de longueur =gg Et la petite vieille sc trémous- j gg sait dans la place en bonne mena- gy gère quelle était.On étouffait gg dans une atmosphère de fumée gg de tabac et d'haleines alcooliques j ts: poussées avec une régularité ad- gg mirable.Tout de même on s'amu- gg sait ferme et jusqu’à rire aux lar- |g mes.Souvent, une voix haute ap- g , pelait: "Joséphine, viens en bas; Ig-5/ I*Ue ot-JLeanCire Joséphine, monte icitte.Josephine, === sers donc ces messieurs-là; José-;gp phine, fais du feu; Joséphine, ap- §?j||| BREUVAGES SNOW WHITE LTEE J.-S.PERREAULT TEL.600 Saint-Jérômel lllllillliiiilülllllii tlLiiiiiilu jiiiiiillilliliiiiilllilliiiillillililiilil tlérablc de volontés et d;ambition , ?fûjt bon cinq ans qu'il cat 1 .• .I I .' I ml lu tlt/lll - * ( "était le postillon ! C’était le mon- vonu icitte?de! Un torrent de nouvelles et de 1 „.—Ben sûr que ça fait cinq ans qu’y est parti.Mais là il vient qu’ri’ sa femme, pis ses enfants, répondit le vieux postillon, en Tout ;i coup, la porte du bar , lui avait même prêté vingt belles ] e—-s'ouvrait et un visage connu appa- piastres avant son départ.Mais i ! raissait dans l’encadrure.tout de suite il se rappela les ser- I I —Viens l'asseoir, lui criait-on.j vices que lui avait rendus cet horn | | viens prendre un coup me depuis qu'il demeurait à Sainte- j i De temps à autre des clochettes i Adèle.Il se souvint d'un jour qu'il ' I sensations venait de s’abattre sur le hameau.I#a poste! Sainte délivrance! Trois personnes arrivèrent en même temps a l'auberge, qui servait de bureau de i>oste.et ne manquèrent pas de faire beaucoup de train et de souffler très fort .__ _____ _______________________________________________________________________________ L'hôtelier («Mimer, voulant sc; ^en j'raj par cbez nous On s'en va", bergistc affairé entrait dans le sa- I il aurait été battu violemment, si distinguer, garda son calme, niais me panljt kcn décidé.Ion tenant dans sa main droite un |e jeune colon, encore une fois, n’é- | s’empressa de sortir le whiskj vieax Johnny, assis en face cabaret chargé* de verres de vins tait apparu tout a coup, couchant i blanc, qui est jaune, et de traiter p0^|e> ja tête basse et les yeux pour dames, une exclamation écla- ricn que d'une claque les frères i J la compagnie de la malle.mi-clos, parla comme m un collo-.ta dans la cuisine.Tous s’approchèrent.ue jntérieu• ' I —Vous pariez trop ben.pere! ,, .„r# : .i —Bonsoir.Ben, batêche! c’est même temps qu'il se versait à boi- se faisaient entendre au loin, et allait signer un mauvais marché; re.Il m’a dit comme ça: "Je fais peu après, une voiture passait a Jean-Jean, après mûrs raisonne-de l'argent dans le Colarado; je l'épouvante suivie d'un tourbillon menta Pt bons conseils, l'en disviens chercher ma famille.C'est la de neige.suada.Dans une autre circonstan- dermere messe de minuit que j'en- Mais, aujnoment précis oùgau-j cei a une noce chez les Dufresne, L n seu 1 gesti main.Comment ça va BU] B pas toe.bas en haut, parmi la fumée des Jean Jean.On n'a rien pèche pas que sa femme aura tra- —Savez-vous, les amis, commença d'une voix sentencieuse le père Antoine, dépositaire des plus gros secrets, savez-vous quel étranger je ramène de Saint-Jérôme à soir?Personne n'osait répondre.On respirait à peine.On savait que le postillon était le menteur de ble qui se trouvait au milileu du vaille pour rien comme une mar- s’avança pour crier: "Pas rrnn.r,.Blaspheme noir! que c est ^ trajn ,.Tnfants [k.S bois".triste la vie.lorsqu’il se rendit compte que les lorsqu._ Johnny, dit malicieusement h mots ne venaient pas aussi natu-postillon, payez la traite pour ça.Tellement qu'il l'aurait cru.De nouveau, tous s'approchèrent.La surprise avait ete trop gran-Et les vieux airs de Noël chan- de.tv.n.l ,t,- cm-urs sim- Jean-Jean Ouellette.toujours Louchard, les deux boules de la place.Pouvait-il oublier enfin ce soir de novembre 1883 lorsqu'il tomba malade, frappé de l'angine, chez Mathias Vaiiquette, dans le cinquième rang, loin de tout médecin et de tout secours, alors que le jeune Ouellette.courageux comme dix lions et sans avertir personne, sella le cheval le plus fougueux et s’engouffra, tel un i coup de vent, dans l'obscurité?Le ; coursier plein d'écume, malgré le ! froid, et plein de boue, et plein de | rage, avait parcouru une distance i de douze milles dans des chemins j trempés et impossibles.11 était re- , venu i temps avec le médecin pour le sauver d'une mort presque cer- j taine, lui, le pauvre Pit.qui sef* tordait sur une paillasse, désespé- \ ré, et se confessait tout haut.I i son malaise., renfermer des”raisons’ nîystérieu- cer ou demeurer sur le seuil de la gravité de" circonstances rc- ^,®UDadMuctlons'lcs"^ ^As-tu peur de moé.mon vieux dressa ses épaules arrondies dan- ra • rexilé* sc trouvant : Pit?dit le jeune colon, en tondant ck.„ », cours île son ex-1 .= ne put toutefois: L'homme de l’exil devint triste : g „ui le déchirait à car il était fort.Mais presque aus- s lait s'étendre jusqu'au terme de a tongs traits u.« ‘p1*’*"- i ce moment-là II aurait voulu par-[ sitôt ses yeux plongèrent au loin, g toute colonisations otTu*u V?tTC d ., j „nner sept , un j-ng discours, plein vers le nord que bloquait la mon- = Il y a pas de justice en ce _ L horloge Zlai™».mais les parc- tagne, comme s'il eût voulu peser g comptoir son verre a A présent il avait devant lui ce j jeune exilé au coeui héroïque qu'alimentait le premier sang (les défricheurs.Se ressaisissant, l’auber- j giste put enfin trouver cette phra- ; se si simple et si belle: —C’est lias vrai, hein, Jean- i Jean que tu t'en vas pour tou- j jours?! £111111)1111 a A tous nos clients et amis, nous adressons nos meilleurs remerciements pour leur patronage au cours de l’année qui s’achève.Nous leur adressons nos voeux de Joie, Santé, Bonheur et Prospérité pour 1946, avec l'espoir qu'ils voudront bien nous continuer la même confiance.Magasin E-M Store L.AUBRY, prop.Epicier-Boucher 735 rue Labelle Tel.331 Saint-Jérôme monde."A quoi ça sert «le travail- heuresAet.I>ersonne encore n avaU d'e^ lèvres’1 Omlnie, ^rupûleusement les mots qu’il al-[g autre chose penser vieux, croyez-moe, croyez-moe pa.8 '—u&ï; * SOUHAITS DES J°yEux meme, = lui g an ; g ___ ai- i g sance et une galanterie qui le con- g sacrèrent aussitôt parmi l'assis- ; g tance.—Donnez-y donc quelque chose j = à boire, fit Alzire.—Non, dérangez-vous pas, ma-1 g dame, reprit l’exilé, sur qui main- , g tenant pesaient les regards.Je i ^ veux pas une miette de boisson a ! = soir.Qu’est-c - que dirait ma pauvre Mathilde si j'arrivais en fête?{ g Seulement, mon vieux I’it tout en s or, tu vas me mesurer une pinte g de bon porto, tu sais celui que tu j g gardes toujours pour notre députe.! = Et, se renversant en arrière, sur, = sa chaise, en préparation d un long 1 g discours, Jeah-Jean commença: g —La vie n'est pas rose, dit-il.g On vient dans une place |M>ur gu- s gner son pain, pis on s'aperçoit g qu’il y a pas de pain pantoute.Sur g que non que je peux pas faire ma ^ (à suivre à la page suivante) I § liiniiiirr.üiiii nu ' li!l!l!ill!!lllli!!lli!linil!!!!!!!!!!!!!!!Jlllll{||!l|!!!||!l!l!ll!II!I!!ll!IIl!lli(l!|l!!in{ll JOYEUX NOEL BONNE ET HEUREUSE ANNEE 1946 Remerciements à notre clientèle pour son si généreux patronage, et nous comptons sur le plaisir de la servir en 1946 MAISON R.CASTONGUAY heure flous ren jons stoebre^ \cvjr ct'c' en'- , y 3p L'ARBRE DE NOEL VIENDRAIT D'ALSACE Rues Labelle & Legault Tel.30 Saint-Jérôme àllllllllllllllllll!l!lllllllllllllllllllllllllll|llllll|!||||||||||lllll||l|l|||!IHI!!||l|||il|||l!!||ll|||||ll||!||!||||||||||||||l!l||||!tni||||||||||||||||||||IM Ccst à l'Alsace que tous les pays du monde ont emprunté l’arbre de Noël.Retraçons-cn l'origine qui ne manque pas d'intérêt.Au moyen i i Âge, on pratiquait beaucoup sur j i i \ .1.DU!» 1^ ir»il Alt “Du1 ï A nos clients et amis, nous souhaitons un Joyeux Noël et ‘b Si.Geor m> ^ *r *> *» & *> ^ V v *> *r ^ *?*x %> W ^ ^ '*?v >fr ** w* Vf W '** ^ w w* W1 *t & +* *t •- /**> *•> Bons souhaits de COQ-HRRDI Spécialité: Poulets rôtis Au Charbon de Bois E.BERTOCHI, prop.350 rue LABElLE.TEL.676 Saint-Jérôme Meilleurs Voeux pour un Joyeux Noël et une Heureuse Année LA VIOLETTE ENR’G Matériaux de construction Ferronnerie Générale 284 St-Georges, Tél.29 St-Jérôme NOEL 1889 OU LE DERNIER LOT ( suite de lz d.TTdïts 209*) vie par icitte.Quand j'ai pris mon lot dans le trois en octobre 1880, c'était le dernier lot qui restait.Personne en voulait de ce lot-là.C’était de la roche pis des souches qui s'arrachaient pas.C'est vous dire qu'avec mes quatre enfants et ma pauvre Mathilde je n'avais que ma hache comme tout avoir pour me frayer ma mie dans le bois serré.J'ai commencé à fes- _______________ _______ ser, pis fesse, pis fesse! Ca, c’est | par les lourds charroyàges.IcT èt dur.Je suis venu à bout de me là sur la plaine déserte, et jusque bâtir un peu et de défricher dix dans les coulées, apparaissaient acres, pis de labourer Ensuite, j'ai des plaques de cuivre ou des ri-pensé de vendre le- surplus du bois ( vières de perles qui semblaient qui me restait, tout ça, eux fins par moment arrêter leur cours-de donner une bouchée de pain noir pour reprendre un peu plus loin basse.Puis, tout d'un coup, l'exilé, saisissant les guides, lança un formidable "Bonsoir Pit!" suivi d'un, _ "Marche donc, Bayard", et tourna sur le cheval et se décida à entrer I où commençait jadis la forêt redoutable Jean-Jean crut rêver.La voiture s’arrêta devant la porte.Aussitôt la lumière de la lampe se déplaça dans la maison, tandis que des enfants regardaient par les fenêtres, la face collée à la vitre et les mains en abat-jour.L'homme jeta un© couverture I Pendant les Fêtes, servez TRADE-MARK à gauche dans la direction du troisième rang.L’air était bleu et vif.La lune, haute et couleur d'une pièce d'or, éclairait la misère des hommes III La; sleigh glissait en crissant ou bien passait droit comme une flèche au-dessus des cabots creusés à mes enfants.le flot de ces lumières qu'on ne distingue parfaitement que dans les nuits pures et froides de l'hiver.Jean-Jean! — Mathilde! i VI —Comme de raison, fit Pit God-mer, en secouant sa pipe sur la bavette du poêle.—C’est pas tout.J'avais pilé mes billots en face de ma cabane, dun départ.u ^Ukutude de la na_ quand un beau jour une espece de ture ,/ poussait, sans qu'il s'en ,ArTlf: rendit compte, vers des sentiments ignorés jusque-là.La terre, la vieille terre le prenait par toutes ses fibres.Son aïeul, son pèle avaient été des laboureurs, puis —Je comprends pus rien pantoute, dit l'homme, l'air embarrassé, se réchauffant près du poêle et regardant partout comme un étranger.—Tu es chez vous, fit la femme.Viens manger.C'est ta maison et c'est ton pain.Et elle déposa sur la table du pain de ménage chaud et un plat de ragoût de pattes de cochon à Codeur appétissante.Au souper .Mathilde raconta à son époux comment depuis son départ elle avait travaillé le lot, le dernier lot du rang avec Ti-Noir, Bébé, Souris, ses garçons JOYEUX NOEL ! HEUREUSE ANNEE ! à tous nos clients et amis Pour la première fois de sa vie, et Blanchette, sa fille.Depuis cinq Jean Jean sentit toute l'énormite ans- 1 héroïne épouse et fille du j sol avait réussi a défricher .10 acres de bonne terre, où pous- i saient à merveille le foin et l’a- | voine.Et les vingt dollars que j lui envoyait chaque mois Jean-Jean, ajoutés au revenu de la ter ; _____________________________ _ ^ re, avaient servi à payer la cons- des paysans propriétaires.Héritier truction de la maison et des bade cette puissance, i! sentait courir i timents ainsi qu une dette de dans ses veines le sang du sol, : ., ., en même temps qu'il gardait dans,.Quelle ne fut pas la surprise e I S.DESORMEAUX ENRG.262 de Villemure, Chas.-A.ROBERT, prop.Emboufeilleur autorisé Tél.567 Saint-Jérôme mon jeune homme, t'as pas le droit de vendre ces billots-là Ca appartient à la compagnie." —Il y a du maudit là-dedans! s'écria le père Antoine.L'assistance resta saisie.La nouvelle d'une catastrophe n'aurait pas produit un choc plu» violent.en nleme temps quit gardait dans i “c J“v — Us femmes surtout entendaient, la bouchl, le Loû| de f-humua Te.l'exile en visitant 1 etable ou s.jusque dans ses profondeurs les nail!es formidables qui ti(,ndront ; trouvaient trois vaches trois coplus cachées, le langage de Jean- captif le coe^r humain ni.chons, six moutons.tandis que du sillon & & & & • rv f \ r r.r /p> r^- r*: r> , iff ’+?*jr 4?-4?4?4?4* r*> 7f>- P 4?*T 4?-4?4?4?LE MOT NOEL PHARMACIE WILFRID PRUD’HOMME La pharmacie la mieux assortie du district Chocolats Laura Secord Ordonnances de Messieurs les Médecins remplies-avec soin PRODUITS REXALL Agence des Produits de Beauté “Mireille”, “Harriett”, “Hubbard”, “Ayer” Elizabeth Arden et Barbara Gould Commandes postales exécutées avec soin Service rapide de deux messagers TELEPHONES : 558 et 559 341, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme Voisin du marché DOMINION RUBBER A L'HONNEUR Les employés de la Dominion Rubber Company à l’usine de St-Jérôme sont à établir un excellent record du point de vue prévention des accidents.Non seulement détiennent-ils à l'heure ac- Noël! Je crois â ce seul mot.Ecoutez-le! Noël.N’entendez-vous pas le vol d’un duvet, la chute d’un flocon sur le bras d’une croix, le tic tac d’un berceau, le soupir de la bûche, le bruissement de la paille et comme un son voilé d'éternelles matines?.Noël, mot blanc d'une blancheur religieuse, mot givré, tombé d'une hostie, lys des mots qui ne DR CLOVIS ROY Médecin-chirurgien Ex-élève des Hôpitaux de Paris 330, rue Saint-Georges App.104-105 Saint-Jérôme Tél.1164 JOYEUX NOEL BONNE ANNEE On rw»' ¦ Mû -4UÛ- & & & & & & & & & & & & & & & & & & & & & & & & ^2 318 rue St-Georges & JEAN-PAUL BEAULIEU ROBES — LINGERIES — MANTEAUX — GANTS Tel.302 Montreal 4850, Lacombe AT.8850 T*' r*' f 7f^ 7*~ ,*»- j*:s 7*-^ 7*- 7+y i*'.** ^ *»-.jps.if if if if if -if 'if if if 'if i> if , 4f if & & & & & & & & i) %¦> TC & «Y & & & *9 & & & & %rJ & S S S S S S S S S S S S S S S S S S'S s s s S S S S S S S S S S S S S S S S S SSS S S S S S S S S S S S S S'S s s s A TOUS NOS CLIENTS ET AMIS JOYEUX NOEL JULES ED.GINGRAS RESSORTS D'AUTOMOBILES ET DE CAMIONS D’UNE LAME A UN RESSORT COMPLET Réparés — Renforcés — Retrempés — Re-Arqués Distributeur pour C.A.McROBERT & SON Ltd quintes?Des n'est-ce-pas?—Beaucoup d’abord, et moins.C’est bon signe —Non.Je ne puis pas quitter lit, où d'un coup d'oeil il vit la TEL.848 SAINT-JEROME mon enfant, comprenez-vous?Comment respire-t-il?mort.Avec bonté mais avec auto- rité, il la releva; ma chérie!.dit- —Ca 3Îffle, et puis tout à coup! —Adrienne.ça le prend à la gorge: il étouf- il.fe.j —Tu n’étais pas là! dit-elle cn- —Comme Jean hier soir.C’est! tre deux sanglots, impossible, ne me demandez pas' Mais elle le regarda surprise de cela.Il étouffe souvent?sa tranquillité.Ca se rapproche.Puis, subjuguée, elle vint s’ap- —Oh! mon pauvre ami, je vous puyer sur lui avec l’intuition plains! qu’elle y trouverait la force qui —Il est perdu, je le pensais, lui manquait, le eourrage de vi-bien.j vre et peut-être d’aimer encore —Pas forcément.C’est une | la vie-question d’heures .et de chance.! Et voilà ce que le docteur Bru-On peut encore essayer les injec-j noy trouva sur le chamin de Itose-tions de sérum, et en cas d’as-1 lande zn revenant de faire son de-phyxie, la trachéotomie et le tu- voir.bage.Le paysan résuma d’une phrase ce débat: Vous ne pouvez rien pour le vôtre.Vous pouvez quelque chose pour le mien.Le docteur Brunoy le fixa avec des yeux épouvantés, puis il répondit fermement: Attendez-moi.Je vais avec vous.Il rentra dans la chambre.L’enfant soufflait à peine; il était déjà si pâle qu'il semblait n'a- HEXRY BORDEAUX LES BERGERS Les terres dormaient blanches La neige était sans bruit Le givre ourlait les branches Des arbres dans la nuit Ils vinrent dans l’étable Dont l'ange avait chanté L’étoile douce et stable.L’argentait de clarté.Dessus la paille fraîche PleuiHit le Nouveau-né.Chacun, devant la crèche.D'abord s’est prosterné.Puis, pour la gente Mère.Joseph et l'Enfançon.Enfants, bergers, bergères.Trouvèrent leur chanson.Le gite était de grande Froidure et pauvreté; Ces humbles, sans offrande N’ont point voulu quitter.Jésus parut sourire, Marie a dit: "Merci!’’’ Les pastoureaux promirent: "Nous reviendrons ici." P.Hilarion O.F.M.j Encouragez de préférence nos annonceurs.Joyeux Noël ! Bonne et Heureuse Année ! ROLAND BLONDIN MARCHAND TAILLEUR -Confection pour Dames Fourrures de toutes sortes- 245 St-Georges, St-Jérôme Tel.537 ¦ ¦¦-¦¦¦¦¦¦¦a ¦ ¦ B H B BB-B m a B u ?YEUX NOEL HOTEL LAPOINTE 255* rue Labelle Tél.497* 498* 499, SAINT-JEROME D$0^^.+.:++.:+::^0.^^^05+0+/^40+./.^/:^//:.A
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.