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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 24 janvier 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1947-01-24, Collections de BAnQ.

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CHENIER 51e ANNEE — No 4 1897-1947 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1947 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) LABELLE iVOU V vil VS tPiPiUttra far la British United Près* Une nouî'elle mesure vient d être frise dans le but de faciliter le corn mer ce entre le Canada et la B rance Un ef jet, les gouvernements des deux fays ont décidé que les achats faits far la Urance au Catuula seront sou mis au régime du commerce frivé.Toutefois, les produits dont le commerce est encore contrôlé au C'a-ruula, tels que les produ it i de lacier, le bois, les engrais, le blé et les céréales, le lait et l'hurle de lin, continueront à être achetés far les orga nistnes gouvernementaux, qui achèteront également les équipements destinés aux services publics français et aux sociétés nationalisées ( marine marchande, office national de la na tigalion, société nationale des chemins de fer).Jusqu'ici, en vertu des arrange ment s existant entre ces deux gouvernements, tous les achats de la Bran ce au Canada étaient effectués far le conseil français des afprovision n entent J en coopération avec le Ca-uadian Export Board et son successeur, la Canadian Commercial Cor foration, I/ùcthnté du conseil français des approvisionnements se borne donc (Xtuellement à l'achat des produits mentionnés ci-dessus, et la liquidation des contrats qu'il a déjà fasses.Depuis le mois de novembre 194-5, il a fossé des contrats pour un mon tant total de $S£9,500,000 dont jus quid $217,000.000 seulement ont été payés.Il reste donc environ S 1.12,000,000 de commandes à payer et à liquider.l.e Canada a consenti à ce que les Utats-l'nis mettent au rancart et vendent far pièces une partie du projet ( anol (raffinerie et pipeline) qui est reste un " éléphant blanc coûtant S Md,000,000.Un vertu d’un arrangement conclu "vendredi dernier, les Etats-Unis peu 'vent vendre tout ou partie du projet Canol no 17 au gouvernement canadien ou a (Fautres acheteurs, enlever ce qu'ils ne fourrant vendre ou simple mm t l'abandonner.m /.’inspecteur général du Commissariat de tourisme français, M.Serge De fret - Dixio lient de terminer un té jour au Canada et aux Etats-Unis, et son départ four la Urance, il a déclaré que la question de l'ouverture à Montréal iTun bureau français, similaire d celui qui existe à A Y ic York, est actuellement à Fétu de.Il a souligné le fait que la Urance fréfare une grande saison touristique pour Pété prochain et a rappelé que le congrès de la Légion américaine des combattants devait avoir lieu à Paris cette année et qu'on attendait an moins 15.000 membres de cet organisme en Urance, pour lesquels île nombreuses cérém o »i i e s étaient prémics.Pour réaliser le gigantesque projet de la canalisation du Suint-I.au-rent il faudrait le travail de 2,000 hommes durant sir années/ Celte précision a été faite par M.Thotnas-II.Uogg, président de P Hydro ontarienne, devant des experts en construction réunis pour un congrès annuel.Le conférencier a exposé que le projet est qurbjue sorte en voie de réalisation, petit ri petit.C’est ainsi que P écluse M c Arthur construite par les Etals-Unis sur la section américaine du Sault Sainte-Marie, le canal canadien de IVelland et le chenal récemment creusé dans les environs de Prescott, sont autant de jalons initiaux au projet général.LE NOTAIRE BLANCHARD, L’UNION NATIONALE ET L’ELECTION DE ST-HIPPOLYTE Nous parlons, cette semaine, dans un de nos potins politiques, des activités illégales auxquelles se sont livrés le notaire Blanchard, député de l'Union Nationale pour Terrebonne, et ses organisateurs, lors des élections municipales tenues récemment à Saint-Ilippolyte.Tout citoyen bien pensant ne peut que désapprouver cette ingérence manifeste et VICIEUSE d'un mandataire du gouvernement provincial dans le domaine municipal.lycs tactiques crapuleuses auxquelles on a eu recours à Saint-l llippolyte ont eu comme résultat la défaite du maire sortant de charge, M.Arthur Gohier, un excellent citoyen et un excellent maire."Tant que Collier sera maire, aucune construction de routes ne sera entreprise dans la région", ont clamé les créatures de l'Union Nationale dans Saint-Ilippolyte.Parmi les plus ardents adversaires de >1.Gohier, on remarquait un certain monsieur J.-Ernest Cadieux, de Montréal, propriétaire d'un hôtel sans permis de vente de boisson au Lac L'Achigan., L'organisation de l'Union Nationale lui a promis, comme prix de ses bons services, de lui faire obtenir ce permis tant désiré, une fois que M.Gohier aurait été battu.Enfin, le soir de l’élection, le notaire Blanchard et son organisateur de Saint-Jérôme, Arthur Helms, célébrèrent la victoire de leur candidat, à Saint-Ilippolyte même.N'est-il pas grand temps de mettre un terme à ces agissements démagogiques du régime des "Purs" dans notre comté ?P.P.StvÈ’h'xtims sur un tlisrours J’écoutais dernièrement un discours que le trésorier provincial, l’honorable Onésime Gagon, était chargé de débiter pour le bénéfice de l’Union Nationale sous la rubrique “La politique provinciale".Au milieu de tous les bobards dont l’argentier (temporaire) de la province se faisait le propagandiste, il en est un qui revient comme un leitmotiv dans tous les discours de ces messieurs de l’Union Nationale et qui a le don particulier de me donner sur les nerfs.M- Gagnon, comme tous les conservateurs, s’est attendri pour au moins près des trois quarts du temps consacré à son discours sur l’autonomie de la province, dont son chef serait devenu depuis un an le farouche défenseur.Il a cru, pour être plus certain de nous toucher au bon endroit, qu'il devenait nécessaire d’ajouter de nouveaux condiments à la sauce qu’on nous sert un peu trop souvent.Il est allé cette fois brassé les cendres des héros de "37” pour donner un peu de sel a son ragoût.Qu’on arrête ! On peut me présenter comme on voudra M.Duplessis, je ne protesterai jamais.C’est une question de goût.Tous les goûts sont dans la nature.11 faut admettre que ce goût mauricien peut passer pour un peu spécial, mais ça s’excuse si ça ne se comprend pas.Qu’on me présente Duplessis comme un politicien retors et comme étant celui qui a réussi à faire avaler les plus grosses couleuvres à la province, j’en suis.Qu’on me dise qu'il est l’organisateur dans cette province de son chef M.Bracken, je le veux bien.Qu'on s’extasie sur le nombre de “grafters” qu'il a réussi à attacher à sa fortune, je n'en disconviens pas.Mais comme défenseur de l’autonomie, c'est un peu trop récent pour être pris au sérieux par quelqu'un qui se souvient un peu.Où aurait-il appris cela ?Parmi les amis de M.Borden, dont en 1919 il faisait les élections et dont il chantait les vertus ?Ou encore de M.Meighen, dont il était en 1921 et.en 1925 le fidèle lieutenant et le fougueux orateur ?C'est peut-être en 1926 au milieu des nombreux amis qu’il a rencontrés dans les rangs du parti conservateur qu'il1 aurait trouvé son inspiration ?11 aurait (tu continuer ses études durant la campagne de 1930 au milieu de ceux qui entouraient M Bennett dans la campagne fédérale qui s’est déroulée à cette époque ! “Ainsi que la vertu le vice a des degrés." On a beau dire, on a beau faire, ce n'est pas à cinquante ans qu’on se découvre des talents.Rien dans le passé de Al.Duplessis ne se porte garant de l’attitude qu'il affiche ou qu’on affiche pour lui ! 11 pourrait peut-être nous dire en quoi l’autonomie était menacée par le gouvernement fédéral.Six des neuf provinces du Dominion ont accepté les offres de M.King et aucune ne serait d’humeur à sacrifier aucun des droits dont elle est investie pour les beaux yeux du fédéral._ % D'ici un mois il ne restera que deux provinces à n avoir pas signé, Québec et l’Ontario.Est-ce un hasard ?Mais ce ne sont que les deux provinces avec gouvernements bleus du Dominion qui se sentent des scrupules d’autonomistes.Des farceurs vont répétant sous le manteau que ce sont plutôt les affaires de M.Bracken que M.Drew et Duplessis tachent de préparer en sous-main.Peut-être les orateurs de M.Duplessis verront-ils à nous éclairer sur ce point !.GUY BERNARD.IMPORTANTE ASSEMBLEE DE L'ORGANISATION LIBERALE ¦ /V/.Gaspard Vauteux, orateur de la Chambre des commîmes, a émis son bref pour l'élection complémentaire destinée il remplir la vacance dans la circonscription double de Halifax, mais le scrutin ne sera peut-être pas tenu avant plusieurs mais, lin vertu des règlements de la C hambre et de la loi canadienne, une élection doit être tenue dans les six mais de l'émission d'un bref.Mais la tinte exacte est fixée en définitive par le cabinet.Le I!) janvier, dans l’après-midi, avait lieu, dans les salons du V bd> libéral du comté de Terrebonne, tmc réunion de l’Organisation libérale de Saint-Jérôme, réunion convoquée par le président de cet organisme, M.le notaire J.-Marc Vermette.l.e but de l'assemblée — à laquelle participèrent quelque cinquante personnes — était «le jeter les bases d'une organisation solide dans Saint-Jérôme.A celte fin, la ville a été divisée eu quatre quartiers: le Sud, le Cen- tre-Est, l’Ouest et le Nord.La semaine prochaine, nous donnerons la liste de ceux qui ont été choisis pour faire partie de ces quatre sous-comités.Au cours de la réunion, MM.J.-Marc Vermette, le docteur J.-R.Brais, I’.-Eugène I.ortie, Léopold Nantcl, I.-Marcel Ostigny et Raymond Ray-moud adressèrent la parole.Tous appuyèrent sur la nécessité de former une organisation solide et vivn-! ce pour la ville de Saint-Jérôme." .t| Prière du matin Xt.L.Uvrtrand mu! vontpÉv dv son mandat Entre mes frères qui donnent J’ai plissé un fias discret.Dehors, il fait jour .Une toison de rosée drape le sous-bois, Et la bavarde caravane des criquets l ient se laver, Dans les gouttelettes d'arpent.E’air est si grand, Ce matin, Qu’on a peur de s’y perdre ! Tous mes frères humains, (fui bâillent dans leurs nocturnes couvertes, Ignorent la joie de vivre.De n’être plus morne, ordinaire, Humain à l’unisson de tous les autres hommes.I Ab ! la plénitude de cette heure, (fui nous appartient.Comme tout sur terre est à nous.j Et, pendant que, distrait, On achève un rêve d’amours, | La diaphane brume glisse, Glisse, en festons magnifiques.Sur le lac.Entre Ciel et Terre, La huée matinale monte.Monte se perdre dans un nuage du Sud .Et, dans un grand fracas solitaire.J'ai tancé tout mon corps Dans l'eau qui frissonne.Tandis que les grands pins de la rive /’longent, dans le lac, Le mirage timide et grelottant De leurs noueuses ramures.Les bras presque gênés.Nagent dans cet océan de Froid, De Lumière et de Faix.Un sillon tourmenté me poursuit.Et dedans, la brume tourbillonne.Semant pour le jour à venir.Du Soleil, des Sourires, du Bonheur ! I i +- C’est à cette heure, Où ronflent les peuples.Que la Nature citante Et fredonne l'Ode de Reconnaissance .4 son Céleste Créateur.Un à un, tes oiseaux s'ééeillent ; Leur ramage enroué plane dans le bois.Tandis que là.Sur sa niche de bouleau.Un écureuil.Les deux mains jointes, Fait sa prière du Matin .! Jean-Yves G RENON.4 FOTIXS POLITIQUES Le notaire "Cadillac” Blanchard Notre député souhaite ardemment que la route Montréal-Québec soit en assez bon état pour qu’il puisse se rendre à Québec, à l'occasion de l'ouverture de la session, dans son superbe char Cadillac.Cela ferait de l'épate auprès de ses collègues et au moins, il pourrait se vanter d’avoir l’air du “ministre" qu'il avait promis aux électeurs de Terrebonne.B Au Club Libéral l.e Comité Exécutif du Club inaugurera dimanche, le 9 février, sa série de causeries i>our la présente saison.l.a première réunion aura lieu soit dans le Salon Rose de l’Hôtel Maurice ou dans les salons du Club.I.es membres du Club et leurs amis auront le plaisir d’entendre un conférencier de renom.L’organisation va bon train et pourra, d'ici quelques jours, communiquer les renseignements nécessaires.Elections Municipales L’Union Nationale poursuit son oeuvre de corruption électorale.Nous en sommes rendus au point qu'aucune élection mente municipale ne peut être tenue sans l’intervention et l'ingérence des autorités provinciales.celles-ci mettent à la disposition de leurs partisans les mêmes moyens d'action qui ont déshonoré la Bcauce.Il n’en est pas autrement dans Terrebonne.Ainsi, lors des élections récentes à la mairie de St-Hippolytc, le notaire Blanchard et les organisateurs de l'Union Nationale ont mis tout en oeuvre pour faire battre M.Arthur Gohier, maire sortant de charge.Selon l'usage antique et solennel de l’Union Nationale, on a menacé de la perte de leur permis de vente de liqueur les hôteliers et les épiciers de la région s’ils ne consentaient pas à faire la lutte à M.Gohier.Encouragement à l'Agriculture C'est pour assurer la libération économique de nos cultivateurs que le gouvernement Godbout multiplia les octrois consacrés à diverses industries agricoles.L'encouragement accordé à la culture du tabac, les progrès réalisés dans la culture du lin.la construction de la raffinerie de sucre de betterave à St-Hilaire, sont autant d'oeuvres qui démontrent la sympathie du parti libéral envers les agriculteurs.Odorat délicat ?Les minisitres de l’Union Nationale n’ont pas l’odorat trop sensible ni trop délicat : autrement, ils constateraient que l’encens qui leur est brûlé sous le nez par leurs journaux."LE TEMPS”, “LE MORALISTE" et "LE GOG LU”, ont des relents de fumier et d'ordure.Orner Côté et ses "gangsters” La gang d’Otner Coté dont les hauts faits d’armes et les actes de banditisme avaient assuré l’élection de cet insipide ministre dans le comté de St-Jacques, s’est mise de nouveau à l'oeuvre.Cette fois, c'est dans Bagot que la gang a exercé ses activités avec le résultat que quatre braves citoyens d’Acton Vale ont dû être traités à l’hôpital.M.Duplessis, procureur général, accordera-t-il au public une enquête (pii permette de connaître les noms des chefs qui retiennent les services de tels bandits durant la période électorale et également l’étendue de la protection que leur accorde la police provinciale ?¦ Récompense à Orner Côté La première fois qu’Omer Coté s'est servi de sa gang d’assommeurs, M.Duplessis, à titre de récompense.l’a nommé ministre.I,a dernière fois, c’est-à-dire dans Bagot, Orner Coté a mérité une autre récompense pour les services rendus par ces mêmes gangsters.M.Duplessis lui paie un voyage au Mexique aux dépens de la province.M.Lionel Bertrand, député de Terrebonne aux Communes, a rendu compte de son mandat, lors de deux assemblées publiques tenues, dimanche dernier, la première à Terrebonne, et la seconde, le soir, à Sainte-Thérèse.A Terrebonne, l'assemblée était présidée par M.J.Allard, maire de la Ville.Elle était organisée par la section de Terrebonne de l’Association libérale du comté de Terrebonne, et M.le notaire Léopold Gravel, président de la section, agissait comme maître de cérémonies.M.G.-E.La palme, député de Joliette-l’Assomp-tion-Montcalm.porta la parole, de même que M.Gravel et M.Bertrand.On remarquait sur l'estrade la présence des cchevins Grenon et Hu-don.B A Sainte-Thérèse, l'assemblée a été tenue dans la salle de l’Académie.sous la présidence de M.Gérard Desjardins, président du Club Libéral de Sainte-Thérèse.On remarquait sur l'estrade nombre de directeurs du Club, et M.Alcide Sauvé, maire de la paroisse.Portèrent la parole avant M.Bertrand.Me Paul Larose, avocat de Sainte-Thérèse, et M.Miche! Normandin, commentateur sportif et échevin de la ville de Montréal.A ces deux réunions, qui groupèrent plusieurs centaines de personnes, M.Bertrand rappela les législations passées aux Communes au cours des deux dernières sessions, notamment le bill de la redistribution qui donne huit comtés additionnels à la province de Québec, le bill de la citoyenneté canadienne qui depuis le 1er janvier fait de nous des citoyens canadiens.Il définit aussi le rôle important que le Canada prend dans les affaires internationales, et déclare que pour combattre l'inflation, certaines restrictions doivent encore subsister.Il est cependant d'avis que l’on doive les abattre graduellement, et que si des réductions importantes ont été apportées dans le domaine de l'impôt, il faut certes envisager dès cette année des exemptions de $2,000.pour les personnes mariées et de $1.000.ou $1.200.pour les célibataires.M.Bertrand a souligné qu’il s’était fait en 1946, aux Communes, le défenseur des infirmes et des invalides.en demandant que des allocations leur fussent accordées.Il reviendra sur le sujet cette année.Nécessairement il souhaite que les provinces s’entendent avec le fédéral, car les provinces doivent contribuer dans le versement de telles allocations.Il est aussi pour une assurance-infirmité, une augmentation dans le taux des pensions de vieillesse auxquelles le gouvernement fédéra! contribue dans la proportion de 75%.Sur la question du drapeau, il s’est prononcé en Chambre et tient à un drapeau essentiellement canadien.Dans le domaine local, M.Bertrand a promis de s'intéresser à la construction de murs de protection dans la ville de Terrebonne; à Sainte-Thérèse, il a déclaré que les usines Bouchard sont devenues un centre permanent d'emmagasinage de munitions, sous le contrôle exclusif du ministère de la Défense nationale et que ce plan est devenu une de nos industries les plus intéressantes, puisqu'il emploie un millier de personnes.Il demande à la population ouvrière de Bouchard d’apporter de le collaboration ; la bonne réputation île Bouchard, pendant la guerre, alors qu’aucune grève ne s'est produite, qu’aucun accident sérieux n'a été enregistré.a été pour beaucoup dans la décision du gouvernement.Il faut continuer dans cette voie.M.Bertrand souligne aussi combien le projet du creusage et du nettoyage de la rivière des Mille-Iles lui tient à coeur, et annonce que des équipes font actuellement l'arpentage afin de déterminer le coût des travaux.¦ Même avec la session qui commence jeudi prochain, M.Bertrand se propose de porter la parole dans plusieurs centres du comté, d’ici le printemps.Il visitera à brève échéance la partie nord du comté, et discutera avec ses chefs la question de la redistribution, 11 est question que toute la partie nord du comté, soi de Sainte-Agathe des Monts en montant, soit enlevée du comté de Terrebonne et ajoutée à celui d'Argcn-tcuil.Le gouvernement devra cette année refaire la carte électorale du comtés dans la province, il s’ensuit pays, et comme il s'agit d'ajouter huit que le plupart des comtés subiront des morcellements ou des additions, de façon à donner à chacun une po-(suite à la page 5) Saint-Jérôme, vendredi, 24 janvier 1947 Un Etat souverain Le 2 octobre 1942, dans un article intitulé “Une Nation Libre”, un de nos collaborateurs soumettait, en éditorial, quelques détails et commentaires sur le Statut de Westminster.L’auteur y soulignait surtout l’absolue souveraineté de notre pays en matière de législation.Il faisait état de la liberté du Canada de se gouverner lui-même et.alléguait que les attaches de notre pays à l'Empire se bornaient a une communauté d’aspirations, à la poursuite des mêmes idéals ! “ .Aucune loi passée par un dominion ne saurait être décrétée nulle ou inopérante sous l’unique prétexte qu’elle est différente ou contraire à une loi d’Angleterre ou à toute autre loi, présente ou future, promulgée par le Parlement du Royaume-Uni.On y reconnaît (dans le Statut) le droit qui échoit à tout dominion d’édicter des lois souveraines.de même que celui de rappeler tout acte promulgé par le Parlement impérial, à la seule exception de legislation ou de document constitutionnel.” Plus concrètement, le Statut équivaut à l’abdication, par le Parlement britannique, de sa suprême autorité sur les diverses parties de l'Empire.Il ne confère à la Couronne que le rôle de symbole de la “libre association des membres du Commonwealth”.Nous croyons opportun de rééditer ici une autre partie de l'article en question ; “Quelques esprits timorés de Grande-Bretagne et du Canada se font un cauchemar de cette pièce de législation impériale ; ils y voient le signe précurseur de la désintégration et de la chute du Commonwealth britannique.A l’exception de certains séparatistes, nous ne souhaitons pas, et encore moins préconisons, la rupture, — à cette heure ou après la guerre, — des liens qui nous unissent au Commonwealth ; nous voyons trop dans cette association une cause d’accroissement de notre influence dans l’arène internationale.Les vrais Canadiens, ceux qui aiment sincèrement leur pays et souhaitent son plein épanouissement, ne s’arrêtent qu’à une certitude : l’autonomie de ce dominion, son droit de légiférer sans l'approbation du Parlement impérial, son autorité à se gouverner lui-même, à faire des ententes, signer des traités, à participer de son propre chef à tout mouvement, quelle qu’en soit la nature.” LE RECENT JUGEMENT DU CONSEIL PRIVE Le Parti libéral s’est toujours fait le ferme tenant d’une politique de souveraineté canadienne.En 1939, le Parlement canadien était saisi d'un projet de loi tendant à abolir les appels au Conseil Privé.On entendait que les litiges canadiens fussent à l’avenir, réglés par un tribunal dans la constitution ou l’organisation duquel le pays aurait voix.Ce projet fut adopté en première lecture, puis la Cour Suprême fut priée de juger de sa constitutionnalité.En janvier 1940, la majorité de ce tribunal déclarait la législation parfaitement constitutionnelle.L'Ontario, la Colombie-Anglaise, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse en appelèrent du jugement.Et plus tard, la province de Québec, par décision de l'Union Nationale, vint leur prêter main-forte.Ce n’est que tout récemment que le Comité judiciaire du Conseil Privé a l'endu jugement.Ce dernier établit clairement et positivement le droit du Parlement canadien de créer un tribunal de dernière instance, ici, au pays.S’appuyant sur l'Acte britannique de l’Amérique du Nord, les membres du Comité judiciaire opinent “qu’il serait contraire à l’esprit qui inspire le préambule du Statut de Westminster de ne pas concéder au Parlement du Dominion les plus larges pouvoirs, sous l'article 101 de l’Acte britannique de l’Amérique du Nord.” L'ARTICLE 101 Cet article stipule que le Parlement canadien, nonobstant toute autre disposition de la loi.peut “pourvoir à la constitution, à l’organisation et au maintien d’une cour générale d’appel pour le Canada et à l’établissement d’autres tribunaux.” Le Comité judiciaire ajoute que c’est à la lumière du Statut de Westminster, “loi d’une transcendante importance constitutionnelle", qu’il faut décider si le Parlement du Canada peut légiférer, non seulement dans la Cour Suprême à juridiction d’appel civile ou criminelle dans et pour le Canada, mais aussi que cette juridiction est finale et sans appel.En vertu de l'Acte britannique de l’Amérique du Nord, le pouvoir conféré au Parlement canadien d’instituer une cour générale d’appel restait sujet à la prérogative royale.Le Comité, souligne à ce sujet : “Mais cette limitation du pouvoir législatif du Dominion pouvait être abolie et Ta été par une loi du Parlement impérial.Puisqu’elle a été abolie, le Parlement du Dominion doit avoir le pouvoir d’édicter que la juridiction de sa Cour Suprême sera finale.Aucune autre solution n’est conforme au statut d’un dominion autonome”.Il serait trop long de rappeler ici tous les motifs allégués par le Comité judiciaire du Conseil Privé pour étayer sa thèse et soutenir son jugement ; qu’il suffise de souligner que cette décision manifeste irrécusablement qu’ils avaient raison, nos champions de l’autonomie canadienne, de clamer que le Canada est une nation libre, un état souverain.UN CONSEIL Aux ultra-loyalistes qui craignent la chute du Commonwealth de méditer sur une opinion émise par le “Times” de Londres : “Ni au Canada, ni en Grande-Bretagne”, écrit cet important journal,” on conclura de cette décision sensée que le sentiment impérial s’est affaibli depuis quatre-vingts ans, alors que le Canada devint un dominion.Ce qu’elle signifie, c’est que les moyens par lesquels s’exprime ce sentiment devraient être révisés pour répondre au changement de circonstances.” “Il y a quatre-vingts ans, le droit d’appel à Londres était une garantie de justice ; aujourd’hui, comme le dit le jugement.c’est une restriction, une entrave.Le Statut de Westminster fournit de bons arguments juridiques pour son abolition, d’ailleurs forcée, et le jugement n’affecte pas les relations de deux membres du Commonwealth, même s’il affecte celles entre le Gouvernement du Dominion et les provinces.” Quant à ceux qui prônent un provincialisme rétrograde et paralysateur, qu’ils cessent de colporter que le pouvoir central n’est qu’un spoliateur des droits et privilèges provinciaux, un centralisateur et un impérialisant.La décision rendue par le tribunal de Londres les confond et les contraint à ravaler leurs propos fallacieux.Qu’ils le veuillent ou qu’ils s’insurgent là-contre, le Canada est une nation libre, un état souverain.JULOT. Poq:» audience que un appel à tous ceux et celles non ce r une nouvelle, soit y don- !( rap|HlIt ,inanvjcr c„ discussion rt qui seraient tentes de devenir ner libre cours a un talent litte- ., , raire.11 va de soi que nos cor- 'Xru4,t l,IU situation generale solide et ’ ’ respondant» endosseront la res- une >écurité non surpassée, si jamais ponsabilite des écrits qui parai- ,ya|é(.par aucun de» rapports prccé "Qa-.r™"« SS“K '»«.nous faire parvenir tout ce qu'on laite du crédit roultant des affaires voudra dans les domaines de de rente.** ou annuités l'assurance vie l'information generale de la po- vi lr ,,ans ,;l Cr.mp.mmie a r le mi.i.ini eupler et en I lourni'saut le transport à bas prix.| Les chemins de ter ont aussi prouvé ! étaient aussi essentiels que des soldats pour la défense du pays.X’ou-I Liions pa> que le coût de quelques heu-| res de guerre totale est plus élevé que I eeltti t maintenant M.François Pelletier.Par conséquent, il est le seul ayant le droit de transiger des affaires, de quelque nature quelles soient, au nom de PELLETIER & LELIEVRE ENRG.Ilorlirp ! 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