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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 6 juin 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1947-06-06, Collections de BAnQ.

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Atterrissage torcé d’un Bl-MOTEUR au rang Ste- Marie (A lire en page 8) I m 1897-1947 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1947 CHENIER "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) LABELLE 51e ANNEE No 23 P o t i it s politiques Dire deux-gérant, MARC FORTIN Saint-Jérôme, vendredi, 6 juin 1947 L’Emprunt de $94,400.00 ne sera pas soumis au vote NOTRE ECOLE D INITIATION ART1SA N A LE La semaine dernière, le public jéromien a visité notre Ecole d'initiation Artisanale et il a pu se rendre compte de la valeur des travaux accomplis par les élèves.Les services que peut rendre cette école, en contribuant au développement des talents de chez nous et en préparant nos jeunes à occuper des postes de commande dans nos diverses industries, sont incontestables.Il convient de rappeler que c'est au Gouvernement Godbout que St-Jérôme doit l'établissement de cette école! ET A STE-AGATHE?Grâce à 1a collaboration des autorités municipales et du Gouvernement Provincial, une école du même genre avait été établie à Ste-Agathe, dès 1942.Malgré les succès remportés par ceux qui suivaient les cours réguliers et surtout par les aines qui fréquentaient les cours du soir, l'Union Nationale a fermé cette école en 1944, Pourtant il faudrait multiplier les institutions de ce genre où nos jeunes peuvent apprendre d'une façon convenable, les métiers usuels de la région qu'ils habitent et ainsi préparer les techniciens que réclame l'industrie nationale.LES FAMEUX QUATORZE SHELINGS ! Notre population se souvient du scandale dénoncé par l’Opposition libérale, concernant une commission de quatorze shelings par caisse de scotch, réclamée d'une distille rie d’Ecosse, pour la caisse électorale de l'Union Nationale.Cette distillerie, habituée à faire affaires avec des gens honnêtes, s'est refusée à un tel commerce illicite, de sorte que son scotch n'a plus été admis par la Commission des Liqueurs.Il appert que le dénommé G.Parent qui représentait l’Union Nationale dans cette transaction scandaleuse, est le même G.Parent qui reçoit depuis un an, à titre absolument gratuit, SJOOO par année à un café de nuit bien connu de Montréal.Ce serait sa récompense pour les services qu'il a rendus à son parti, au cours des dernières élections provinciales, et notamment dans le comté de Mercier.Voilà un cas intéressant pour l'enquête royale demandée sur !’administration de la Commission des Liqueurs de Québec.LA DICTATURE DE DUPLESSIS En marge de l'attitude dictatoriale manifestée par monsieur Duplessis, au cours des grèves qui ont eu lieu, récemment, dans la province de Québec, monsieur Gérard Filion, Rédacteur en chef du Devoir, écrit dans son journal: "Lutter contre le communisme à coups de matraque et de discours.est la plus mauvaise manière qui soit.Régler les grèves par force policière n est pas précisément la meilleure façon de faire régner la paix sociale.DUPLESSIS DEMANDE UNE CONFERENCE Duplessis et Drew, en vue de servir les intérêts du parti Tory, ont fait échouer deux conférences interprovincialcs.Depuis, sept des provinces de la Confédération ont conclu des ententes avec le Gouvernement fédéral, sans qu aucune d elles ne sacrifie une parcelle de son autonomie.Réalisant sans doute que sa partisannerie politique peut placer Québec dans un état d infériorité économique, notre Premier Ministre réclame maintenant la tenue d'une nouvelle conférence.ALLIANCE FORT COUTEUSE L'Alliance Drew-Duplcssis menace de coûtûer aussi cher à la Province, que l'alliance des nationalistes avec monsieur Borden, en 1911.Québec n'entend pas que sa politique.ses décisions et sa législation soient subordonnées aux directives du bloc Tory de Toronto.Un avertissement pour nos ouvriers I.a venue, à Saint-Georges de Beauce, de cent jeunes Polonaises devrait mettre en garde nos ouvriers canadiens.— II est question d'amener, chez nous, vingt mille ouvriers et plus, sommes-nous pas un peu responsables de cet état de choses ?— Ne L’arrivée à Saint-Georges de| Beauce, jolie petite ville industrielle, sise sur les rives de la rivière Chaudière, célèbre par ses colères et ses débordements printaniers, n’a pas manqué de défrayer la chronique des journaux quotidiens qui ont donné, à cet événement une importance de premier plan.Il a certainement de quoi susciter de sérieuses réflexions, voire même un examen de conscience, comme l’écrivait un confrère montréalais.M.Ludger Dionne, grand industriel qui a été l'ouvrier du développement industriel de St-Georges, et député fédéral de Beauce.tente une expérience assez hasardeuse.Il est allé chercher, en Pologne, cent jeunes filles, toutes catholiques, ne parlant pas notre langue, orphelines de guerre et ayant souffert les misères de l’occupation allemande dans les camps de concentration.Il en a confié la charge aux dames religieuses du couvent de Saint-Georges qui dirigent une maison de retraite pour les ouvrières des usines Dionne et ces jeunes filles trouveront du travail à la filature de M.Dionne.Cette expérience coûte le joli denier de $45,000.Ces ouvrières ont signé un contrat de deux ans au cours duquel un certain montant sera perçu sur leur salaire pour rembourser leur employeur.C'est de toute justice et dès que ces jeunes filles seront au courant du travail de la filature — ce qui devrait prendre un mois, à peu près — elles recevront le salaire fixé par le syndicat.Et si cette expérience réussit, il y a.nous dit M.Dionne, des milliers d'excellentes ouvrières qui souhaitent, en Pologne, suivre la même route que leurs compagnes privilégiées.Nos industriels les feront-ils venir?Ce sont nos ouvriers canadiens qui ont en mains la solution du problème.En effet, nous savons pertinemment qu'avant d’entrepren- I Un dernier moi sur 1'Arena i dre cette démarche hasardeuse et coûteuse, M.Dionne a vainement cherché à trouver de la main-d'oeuvre à Québec.Les jeunes filles, sans travail, ne voulaient pas affronter les ennuis d’un séjour à la campagne! Comme si le séjour à la campagne ne vaut pas cent fois mieux, au point de vue santé physique.et morale, que l'asphalte sur- i chauffée des villes, l’air empesté, les taudis parfois infects et j les dangers d'un chômage pro- ¦ longé.Il y a plus.Il est question de faire venir dans notre pays et à brève échéance, plus de vingt mille ouvriers d'Europe.Et pourquoi ?j Parce que nous ne trouvons pas,, dans notre province spécialement, des ouvriers qualifiés pour le travail disponible ou encore qu’ils refusent de l'accomplir.On exige de gros salaires et n’a-t-on j pas vu, dès l’arrivée des cent j Polonaises, à Saint-Georges, un agitateur ouvrier tenter de les mettre en garde contre les pe- j tits salaires payés ?Il y a là un j pensez-y bien.Un jour viendra j peut-être où nos ouvriers ca-1 nadiens demanderont en vain du travail : la place sera prise et il.sera trop tard pour récriminer.Le plus sage, croyons-nous, est à coup sûr, comme on l’a écrit, j de tenir compte de l'avertisse- j ment que représente cette pre- : mlère arrivée de ce groupe d’ouvrières d’Europe en notre pro- ] vince.Et surtout, n’essayons pas de chercher noise à ces émigrées 1 qui viennent chercher, chez nous, I la paix sociale, le bonheur et la j santé, après tant de misères et.d'épreuves subies depuis six ans.Que nos jeunes se mettent sur- 1 tout à l’apprentissage, qu'ils ne craignent pas le labeur un peu ' rude et ne cherchent pas la grè- 1 ve, les salaires trop élevés, mais qu'ils s’appliquent surtout à de- ; venir de bons ouvriers, bien qua- j lifiés et respectueux des droits de chacun.A LOI si: n a DE L’IMPOT IK E F ON DUE L’hon.M.Abbott, ministre fédéral des Finances, a récemment annoncé qu’il soumettrait aux Communes d'ici la fin de la session, ! une imposante série d'amendements au statut de l’impôt sur le revenu ; ceci donnera en réalité une nouvelle loi couvrant tous les domaines de taxation de l’impôt sur le revenu.Il v a lieu de s’en réjouir, l.es formules de l’impôt sur le revenu i ont été de beaucoup simplifiées ces dernières années, mais elles sont encore à notre avis beaucoup trop compliquées.Ce projet de refonte de toutes les lois se rapportant à l'impôt sur le revenu sera certes bien accueilli ; la loi, à cause des multiples amendements et variations apportés au cours de la guerre, était à ce point confuse, entortillée, compliquée et si peu facile à comprendre, que les experts eux-mêmes devaient y regarder par deux fois avant de la bien saisir.Inutile d’ajouter que les profanes s’en trouvaient si embarrasses qu'ils ne savaient jamais exactement ce qu’ils devaient, ce qu’en réalité ils devaient déduire, ajouter ou ne pas soustraire.11 convient aussi de simplifier les formules afin de les mettre à la portée de tous.Trop souvent, dans le passé, un contribuable a Dans quelques jours, nous l'espérons, les architectes chargés de soumettre de nouveaux plans aux membres du comité de la Chambre de Commerce cadette et aux autorités de la ville, auront terminé leur travail et que nous serons en mesure de connaître exactement la nature du nouveau projet soumis et le coût de son exécution.Comme nous l’écrivions, la semaine dernière, nous avons maintenant la certitude que le prix de la construction sera considérablement diminué et qu'il devrait rencontrer l’approbation des citoyens.Avant donc que ces plans soient soumis pour approbation, nous voulons insister une dernière fois sur l’importance de ce projet tant au point de vue municipale qu’au point de vue de ravancement de notre ville.La population de Saint-Jéri)-me ne devrait pas entretenir de crainte sur le financement du projet.Le budget de la ville n’est aucunement menacé de déficit en entreprenant la réussite du projet, car, avec la modification du plan tout d’abord soumis, il semble bien que les recettes que rapportera l’exploitation de VArena devront couvrir largement les frais d'entretien de l'immeuble, l'amortissement et les intérêts de la dette de construction.Et, dans un avenir pas très éloigné, cette entreprise devrait rapporter de généreux bénéfices « la ville.D'ailleurs, faudrait-il, au cours des premières années, nous imposer quelques sacrifices, la chose en vaut la peine quand on considère les avantages moraux que notre jeunesse va en retirer comme les avantages au point de vue de la santé et du développement physique de nos jeunes.Nous allons leur offrir un champ d’action facile pour développer leurs talents et leurs aptitudes sportives tout en les attirant dans un endroit où nous avons l’assurance que leur santé morale sera bien protégée.Cette jeunesse nous le demande, cet arena, elle l’exige même de leurs aînés.Nous ne saurions le leur refuser.De plus, songeons bien que nous allons faire de Saint-Jérôme un véritable centre sportif, intellectuel et artistique qui va attirer, chez nous, une foule considérable d'étrangers et créer une magnifique publicité.Les industriels qui cherchent un endroit pour édifier leur industrie s’intéressent fortement à la question de savoir si, dans le centre qu’ils choisissent, il existe un endroit de récréation pour leurs ouvriers.C’est, pour eux, une condition qui compte.Saint-Jérôme pourra leur donner la preuve que, sous ce rapport, comme sur beaucoup d’autres, la ville est toute là pour assurer le succès de leurs entreprises.Nous aurions encore bien de bonnes raisons à faire valoir pour appuyer la réussite de ce projet.Le cadre de cet article ne nous permet pas d'en écrire davantage.Mais, d’avance, nous avons la certitude que notre population qui désire et souhaite la réalisation de ce projet va l'appuyer avec enthousiasme et confiance et que le jour où on lui demandera son adhesion et son appui, elle n’hésitera à assurer la construction de cet arena.Et, comme elle sait le faire chaque fois qu’il s’agit de pousser à la roue pour le progrès de Saint-Jérôme, elle donnera, en cette occasion, le coup de barre décisif pour que, bientôt, nous voyions les désirs d’un si grand nombre, de nos jeunes surtout, réalisés.Marc FORTIN.Demande à la Gatineau Power.— Nomination d'estimateurs.— Usine d'accessoires d'aéroplanes.— Convention des employés postaux.— Panneaux-réclame AU CONSEIL MUNICIPAL (par J.Suy) L’emprunt de SP4.400.00 pour construction de conduites d’aqueduc et d'égoûts dans diverses parties de la Ville, ne sera pas soumis aux électeurs les 10 et 11 juin prochains.Le Conseil municipal, à sa session de lundi dernier, après avoir de nouveau étudié profondément cette question en est venu A cette conclusion, dans le but de parfaire certains détails du projet.En conséquence, seul le règlement d'emprunt de $36,300.00 pour travaux de voirie, sera voté.* * * DEMANDE A LA GATINEAU: Une demande est adressée à la Gatineau Power Co„ de fournir l'électricité aux nouveaux résidents de la rue Castonguay à l’ouest de la vole ferrée du C.N.R.NOMINATION D'ESTIMATEUR: M.Auguste Larivée ayant remis sa démission comme estimateur de la Ville, monsieur Arthur Leroux est nommé pour le remplacer.A la suite de ces diverses nominations et démissions, il en résulte que les estimateurs pour la prochaine année seront: MM.Joseph Desjardins, Adélard Em.Lebeau et Arthur Leroux.DOUGLAS AERO PRODUCTS: Le Conseil approuve et ratifie le contrat de vente de certains Immeubles à Douglas Aero Products, sur le terrain du camp militaire.Cette compagnie a déjà commencé ses travaux d'installation d’une nouvelle industrie d'accessoires d'aéroplanes, etc.CONVENTION DES EMPLOYES POSTAUX: A l'occasion de la convention des employés postaux du district qui doit avoir lieu dans notre Ville, le Conseil accorde l'usage gratuit de la salle du Conseil.UN COMMENCEMENT: Depuis plusieurs années l'on discute à l'hôtel de Ville de l'opportunité de construire des portes d'entrée de la Ville aux extrémités nord et sud et plusieurs projets et croquis ont été soumi3 mais jusqu’à présent le projet n’est pas encore défini.Cependant, à la dernière séance, monsieur l’échevin Chartrand a soumis que des panneaux phosphorescents pour annoncer la ville devraient immédiatement être installés à ces endroits, ce que le Conseil a accepté.C'est là un pas vers quelque chose de plus grandiose.A travers les faits Une seule politique, un seul parti L'oeuvre accomplie par sir Wilfrid Laurier, depuis son arrivée au pouvoir, en 1896, s’est poursuivie depuis, sans modification et sous une seule enseigne, celle du parti libéral.— Elle a servi de guide au Canada et elle a assuré son développement.La Chambre de Commerce de St-Jérôme à Ottawa La Chambre de Commerce Se- fique canadien: à midi, mardi, ils nior de St-Jérôme avait pris place arrivaient à Ottawa et à une heu- dans le train spécial qui menait à re, il y avait banquet au Château Ottawa, mardi dernier, une délé- Laurier: à 3 heures, on visitait commis des erreurs dans la rédaction de sa formule, pour la simple gation do 2 à 300 membres de la les édifices du parlement; à 6 heu- raison qu’elle était trop compliquée."Enlevez la moitié de Z, ajoutez j Chambre de Commerce de Mont- res, les ministres recevaient la le quart de Y, prenez 10 p.c.de l'Jtem A, et ainsi de suite”, une réal, afin do rencontrer les minis- délégation en .audience et le re- série de chinoiseries qui dégoûtent le contribuable, et qui en plus de!très du cabinet fédéral, les séna- tour s’effectuait le soir, lui faire commettre «les erreurs, se traduisent deux ou trois années j teurs et les députés du Québec, de m6mo, rcndu blic rau_ après par des paiements d mterets et de pénalités.™ême lef représentants de dcrnier.réclameP plus d-ef.M.Abbott mente nos félicitations.Son sens pratique lui a: acU.,,é e au feacité et de rendement dans cer- fait découvrir d’emb ee qu oi, ne saurait continuer ainsi, que le Louveniement du pays *t présen.de taxes avait le droit de savoir lui-meme ce qu il doit f , „ .* .ut luxes .n.m .v- , T v • '¦ -, , ter officiellement un mémoire prés il le paie, et qu on devait lui éviter les ., payeur payer, pour quelles i.lisons .v •'¦“|par JOUR ENCE TIERNEY BARTON MacLANC • MARIAN CARR • J0£ DEVLIN HARRY SHANNON ¦ CAR01 FORMAN La qualité de la fécule de maïs Canada est la raison même de sa popularité auprès de tant de ménagères canadiennes d’un océan à l’autre.Si votre recette exige de la fécule de mais, employez la fécule de maïs Canada et vous atteindrez l’excellence culinaire.usure FILMS MMES STEWART DONNA REED and BEULAH B0NPI b ftlj) U« fciMic | tvARO B0NP .fRANK fAYlEN .GLORIA GRAHAMi WÛISS/ (2~GRANPS FB&.MS) maman is?» > e mm ¦yyMmrût,'.'S.:s,s,'ï\ U - .; HBMraHm /•»->?/iVuMrSsZii' ¦ ¦ ù iîti.'t.POUR LES CUISSONS A LA MAISON, EMPLOIENT- « mlm mm mm 8500 Sotnt-Jérôme, vendredi, 6 juin 1947 L'AVENIR DU NORD Vouhfz-rouK tics prodiges ?Pag» S Tous les yeux vers Ottawa ! Dans un mois, s’y tiendra le plus grand événement marial de notre histoire ! Il ne tient qu'à nous, si nous savons offrir à la Vierge, Heine du monde, des âmes de feu, des âmes de fol, 11 ne tient qu'à nous que ces grandioses assises mariales soient un tournant dans | l'histoire religieuse du monde entier.Nous vivons en des temps particuliérement remarqua blés.| Tous les coeurs vers Ottawa! Et jtous les esprits.Et toutes les énergies ! Déjà, Notre-Dame du J Cap, notre Madone nationale, ln-j vite en parcourant le pays tous ses enfants à se rendre à Ottawa, du 18 au 22 Juin.Prière, pénitence ! Voilà le sens des grandes apparitions de la Vierge, depuis cent ans ! La Vierge agit puissamment partout.Sa Royauté universelle doit éclater sur le monde.Le Congrès marial d’Ottawa, nous le répétons avec fol, avec audace, sera un tournant dans l'histoire mariale de l'humanité.Vite, à l’oeuvre! Faisons Consultez nous pour tous vos travaux d’IMPRSJVIERIE v Journaux v Revues v Catalogues v Programmes v' Entêtes de lettres N Factures v Relevés de comptes v' Enveloppes v Etiquettes v' Affiches v Caries de visite v Cartes d'invitation v Cartes d'affaire L’Imprimerie de St-Jérôme, Enrg.t ; 303, ave Parent Saint-Jérôme met à voire service Ses ateliers modernes Son outillage complet Son personnel compétent Encouragez une INDUSTRIE LOCALE, au service de St-Jérôme et du district depuis plus de 30 ans.^ j Travail soigné — Livraison rapide Appelez : St-Jérôme |2 et rims êtes assurés d'obtenir satisfaetion.mm : ' .Si BIERE BLACK HORSE eue (Tavzada régner Marie dans nos foyers ; une vraie Reine! Sacrifions-lui tout ce qui ne lut plaît pas! C’est elle qui doit Inspirer notre vie totale.Attitude mariale, conver satlons mariales, éducation ma riale.Voilà ce que Dieu veut.Prions, prions! Et la Vierge accomplira pour le Canada, pour le monde entier des prodiges inouïs! oui, à la'mesure de notre foi.Des prodiges de grâces! Des prodiges de conversion dans tous les rangs! Les plus grands prodiges sont toujours de l'ordre surnaturel ! Tous les coeurs vers Ottawa ! Marie nous supplie de la faire aimer.Hâtons-nous, pendant qu'il en est encore temps.Il faut que Notre-Dame du Cap s'inscrive en lettres d'or parmi les plus célèbres Madones de l'univers.Il le faut.Notre fol peut l'obtenir.Notre-Dame du Cap, donnez-nous un triomphe Inégalé.Régnez sur nous! O Vierge, prenez le monde dans votre Coeur Immaculé! Pre-nez-le, 6 Ravisseuse des Coeurs! * BRASSERIE DAWES BIACK HORSE fONDÉE EN 1811 ?4'hronique du cinéma LE CANADA CONQUIERT ST PLACE DANS LE CINEMA INTERNATIONAL Jusqu'ici, le rôle joué par notre pays dans le domaine du cinéma international a été plutôt effacé.Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, pays avec lesquels nous pouvons rivaliser, jusqu’à un certain point, dans le domaine industriel, nous ont grandement devancés sur cette route, si pleine de possibilités.Pourtant, nous pouvons compter sur une foule de facteurs importants qui militent tous en faveur de l'établissement, chez-nous, d'une Industrie cinématographique à rayonnement international.Songeons que le Canada, en plus d’être le lieu de rencontre du génie latin et de la technique américaine, est une puissance en plein essor économique, pourvue de ressources matérielles immenses et variées, habitée par une jeunesse vibrante, pleine de talents, qui parle les deux langues importantes du einéma universel.Tenant compte de tous c?s atouts de grande valeur, qui font du Canada un pays d'avenir au point de vue cinématographique, un groupe d'hommes d'affaires canadiens-français, ayant à sa tète M.J.-A.DeSève, co-fondateur et ex-directeur gérant de la Compagnie France-Film, assisté de M.l'abbé A.Vachet, producteur français de plusieurs films, notamment de "Notre-Dame de la Mouise", fondait à Montréal, 11 y a quelques mois seulement, une vaste entreprise de production cinématographique, la Cie Renaissance Films Distribution Inc.Cette industrie de grande envergure, nouvelle au pays, était appelée à devenir, dans un court laps de temps, une centrale internationale pour la production, le doublage et la distribution, dans le momie entier, de films en langue française, anglaise et espagnole.Le capital initial de Renaissance Films Distribution Inc., qui était de §500,000.00, fut souscrit très rapidement.Il y a quelques semaines, la compagnie annonçait qu'elle avait été autorisées à porter son capital à §3,000,000.00.C'est pour cette raison que les directeurs de Renaissance Films Distribution Inc.ont lancé dernièrement dans le public leur nouvelle émission qui comporte 100,000 actions privilégiées classe “B" d’une valeur au pair de §25.00 chacune.A cette occasion, les promoteurs de cette compagnie adressent un appel tout spécial aux hommes d’affaires canadiens qui s'intéressent au développement de l’industrie cinématographique au pays.La Cie Renaissance Films Distribution Inc., qui s'inspire d'un haut idéal de rénovation chrétienne du cinéma, s’est tracé un programme qui répond en tous points à ses aspirations.Elle se propose de réaliser, en nombre considérable et à brève échéance, des films récréatifs de grande classe, où le §ouci de la dignité morale sera respecté; des films religieux où l'art le plus authentique aura toute la part qui lui revient; des films d'enseignement adaptés à tou3 les besoins de l'éducation; enfin, Chronique judiciaire (Par: Marie-Rose Corbeil) Son Honneur Donat Lalande, Magistrat de district, a présidé la Cour de Magistrat qui s'est tenue à St-Jérôme du 26 au 31 mai dernier.Voici un résumé succinct des causes entendues: Dans une cause dont Mme Adrien Nantel avait été accusée de tentative de suicide, cette dernière a comparu devant le Tribunal pour subir son enquête préliminaire, et comme résultat de cette enquête, la Cour a renvoyé la plainte, et libéré l'accusée.Mtre Lucien Thinel occupait pour la Couronne et Mtre Léopold Nantel représen tait l'accusée.Après avoir été appréhendé à la suite d'un accident d'automobile qui a causé la mort de madam?Jean Cadieux et de Mlle Villeneuve, accident qui est survenu vers 1: 16 février 1947, sur la route No.il, M.F.St-Louis a comparu devant la Cour pour subir son enquête préliminaire.A la suite de cette enquête, il a été condamné à subir son examen volontaire qui a été fixé le 3 juin.Nous donnerons la semaine prochaine le résultat de cet examen.Mtre Lucien Thinel occupe pour la Couronne et Mtre L.Gendron agit comme procureur de l'accusé.Un autre Individu du nom de Fernand Miron qui avait été accusé d’incendiat, a comparu devant le Tribunal pour y subir son enquête préliminaire.La Couronne n’ayant pas de preuve suffisante à offrir, la plainte a été renvoyée et l'accusé libéré.Mtre L.Thinel représentait la Couronne et l'accusé était défendu par Me C.-L.de Har-tigny.Dans une cause dont M.Gérard Gauthier est le demandeur et la Corporation de la paroisse de Ste-Sophle, défenderesse, 11 y eut une motion pour particularités de présentée devant la Cour.Le Tribunal a accordé cette motion.Mtre Joseph Fortier occupe en demande et Me C.-L.de Martigny en défense.Une motion du défendeur pour substitution de procureur a été présentée à la Cour dans une cause de Emile Lauzon vs René Brazeau.Mtre Lucien Thinel est substitué à Me Hermann Barrette, comme avocat du défendeur au dossier.Me Barrette ayant été nommé Juge des Sessions de la Paix.Mtre Joseph Fortier agissait pour le demandeur.A la suite d'une action intentée pour expulsion et dommages-intérêts dans une cause dont M.Alfred Giroux est le demandeur et M.Eugène Gohler, le défendeur, après avoir entendu la cause à l'audience, le Tribunal a rendu le jugement suivant à l'effet que le défendeur occupe les lieux sans aucun droit et illégalement, déclare que le demandeur a seul légalement droit à la possession dudit logement, enjoint au défendeur de quitter les lieux sous deux jours dé la signification du jugement rendu, et condamne le défendeur à payer au demandeur pour le préjudice causé, une somme de §36.00, à titre de dommages-intérêts.Mtre Henri Prévost représentait le défendeur Gohier.Lors de l'assermentation de M.Hermann Barrette, comme juge des Sessions de la Paix qui a eu lieu le 26 mal dernier dans la salle d'audience du Palais de Justice, deux individus ont bénéficié de la clémence de la Cour: M.Marcel Perreault, de Montfort, qui avait été accusé d’assauts graves contre deux personnes de Montfort, a comparu devant le nouveau Juge des Sessions de la Paix lors de son assermentation, et a bénéficié de la clémence de la Cour à cette occasion.Sur une motion pour réduire la plainte L assauts simples, cette motion a été accordée et la sentence de l'accusé a été suspendue, à la condition qu’il paie les frais.Mtre Jos Fortier occupait en défense.Un autre individu B.Labelle, a aussi comparu lors de l’assermentation de M.Barrette, sous une accusation de voies de fait simples, réduite par la Cour à la demande du procureur de la défense.L'accusé a été condamné au temps fait en prison.Mtre C.-L.de Martigny représentait l'accusé.M.le Juge Hermann Barrette a également présidé le 30 mai 1947 la Cour des Sessions de la Paix pour les comparutions qui ont eu lieu cette joumée-là.Voici un résumé de ces causes: Trois jeunes délinquants, après avoir été appréhendés sous l'accusation d'avoir pénétré par effraction de nuit dans un restaurant, ont comparu devant le Tribunal, ont plaidé coupable.La Cour a suspendu la sentence des accusés, avec obligation toutefois pour les inculpés de se rapporter durant un an à un Juge de Paix de Shaw-bridge, et ils devront payer les frais.Mtre Lucien Thinel occupait pour la Couronne et Me Henri Prévost représentait les accusés.Pour avoir assailli deux agents de police, Jean Rivard a comparu devant la Cour des Sessions, et après avoir plaidé coupable devant le Juge, il a été condamné à §25.00 d’amende et aux frais.Mtre Lucien Thinel agissait pour le plaignant et Me Jean-Paul Renaud défendait l’accusé.Un individu du nom de Armand Cataford, après avoir été appréhendé pour avoir négligé d'arrêter à la suite d'une collision d'automobile, a comparu devant la Cour, et après avoir fait option pour un procès sommaire a plaidé coupable.La Cour l'a condamné aux frais de la cause seulement.Mtre L.Thinel agissait pour la Couronne.Pour infraction à son permis de la loi de la Commission des Liqueurs, M.William Côté de Erownsburg, après avoir produit une confession de jugement, l'accusé s’est vu condamné à §50.00 d'amende et aux frais.Mtre Georges Héon, de Lachute, représentait la plaignante.La police provinciale a appréhendé trois jeunes individus détenus au Boy's Farm de Shawbridge, pour avoir pénétré par effraction dans deux maisons d'été, causant des dommages 'et commettant un vol.Les accusés ont comparu devant le Tribunal et ont plaidé coupable.Norman Sanford de Shawbridge s’est vu condamné à six mois de prison et transféré à Bordeaux.Quant aux deux autres jeunes délinquants, ils sont retournés au Boy’s Farm de Shawbridge.Me Lucien Thinel, agissait comme procureur de la poursuite.Un autre terme de la Cour des Sessions de la Paix s’est tenu au palais de justice, du 2 au 6 juin 1947.Un compte rendu sera donné la semaine prochaine.tout en visant à l'organisation d'un véritable journalisme cinématographique, elle s'attachera à assurer la participation adéquate des écrivains et des artistes à un vaste mouvement de réforme du septième art.Les directeurs et administra tcurs de Renaissance Films Distribution Inc.ont déjà à leur crédit des réalisations remarquables et qui augurent fort bien pour l'avenir de leur entreprise.La Cie est installée dans de vastes studios situés au numéro 4824, Chemin de la Côte des Neiges, à Montréal.Elle a, de plus, acquis de vastes terrains rue Notre-Dame est, à Montréal, où elle cons- truira des studios ultra-modernes.Elle s'est assurée, dès le début, de la collaboration d'excellents techniciens français, américains et canadiens.Elle s'est adjoint plusieurs compagnies cinématographiques importantes en France et au Canada.Elle possède ses appareils de prises de vue, de projection et d'éclairage et R.C.A.Victor Co.Ltd.lui a vendu un équipement sonore des plus per-ectionnés.Comme on peut le constater, la compagnie Renaissance Films Distribution Inc.est des mieux préparées à doter le Canada d’une industrie cinématographique de toute première valeur.Le jour Té' •- D5S-J Tél.: 820-J Le soir Contran LATOUR Assurances generales Membre de l'Association des Courtiers en Assurance agrée 329, rue St-Ueorges Saint-Jérôme Armand Parent A.P.A.Comptable-Vérificateur Autorisé de la Commission Municipale de Québec Classe "A" Bureau t 500, avenue du Palais Rés.t 389, blvd Melançon Tél.122 — Saint-Jérôme, Qué.PAUL BROSSEAU, A.P.A.COMPTABLE-VERIFICATEUR Spécialités : Rapport Impôt sur le Revenu Service de Comptabilité fél.: 1099 - 523 295, rue ST-GEORGLS St-Jérôme.Qii Vous constaterez qu’il y a LIVRAISON RAPIDE lorsque vous appelez 1289-J CHEZ E.GAGNON Epicier - Boucher Fruits et Légumes 4, rue de Martigny — SAINT-JEROME Avez-vous consulté HENRI ROCHON ?Il peut vous louer une automoblie pour vos randonnées cet été ! 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pour l'instant, l'essentiel est de sauver mon frère et de l’empêcher de se laisser aller au désespoir.—Soit, dit-il, la regardant avec intérêt, je ferai ce que vous me demandez ; je pardonnerai à Prosper, il pourra reprendre sa place chez mol, et jamais 11 n’entendra aucune allusion au passé.Mais c’est seulement à une condition, et si vous consentez à m’accorder une chose qui dépend de vous.Peut-être ma dem a n d e vous semblera-t-elle étrange, aussi je vous prie de n'v pas répondre ce soir.Vous réfléchirez, vous rappelant que vous êtes seule maîtresse du bonheur des vôtres, et que le pardon de Prosper est à ce prix.—Monsieur, dit Geneviève, vaguement elîrayée, je ne comprends pas.De vous à moi, il ne peut être question d’un service à rendre, et je ne vois pas comment je puis vous être agréable .Quelle est cette condition que je dois remplir ?Il parut hésiter encore, puis se décida brusquement.—Ecoutez et ne m'interrompez pas, fit-il.la voix brève.J’ai quarante ans, je suis veuf depuis près de dix ans, et riche.Je n'aurais jamais songé à fonder une nouvelle famille avant de vous avoir rencontrée ; depuis j'y pense sans cesse, et si Je ne vous ai pas plus tôt déclaré mes sentiments, c'est que je craignais un refus.Ne vous révoltez pas si ma proposition ressemble à un marché : désirant tout recevoir de vous, il faut bien que j’offre quelque chose en échange.Com-prenez-moi.Prosper seul ne m'intéresse pas ; mais, si j'ai l'espérance de le voir devenir mon beau-frère, je lui aiderai à se relever, voulant éviter tout chagrin à ceux qui ont été la famille de la femme que J’épouse.Geneviève avait écouté sans un geste, sans une parole.Quand 11 se tut 11 la regarda, anxieux.Elle se leva du fau- teuil où elle était assise et de-1 manda, d'une voix sans timbre ' —Et si je vous priais de vous montrer généreux .sans conditions ?Sans répondre, il la regarda.Elle comprit ce regard et ce silence ; il l'aimait et la voulait sienne, à tout prix.Elle resta un instant silencieuse, puis faisant effort, elle dit ; —Vous n’exigez pas que je prenne une décision immédiate ?—Je vous supplie de réfléchir, murmura-t-il avec une douceur dont elle demeura étonnée.Elle hésita, voulant demander autre chose, mais n’osant pas.Il comprit et ajouta : —Dites à Prosper qu'il n'a rien à craindre.Vous pouvez lui donner cette assurance dès ce soir, car vous ne refuserez pas de le sauver.Elle marchait à la porte, chancelante un peu, en dépit de son énergique volonté.Il ouvrit, s'inclina profondément devant elle, et à travers les larges couloirs devant les employés stupéfaits de cette déférence inaccoutumée, la reconduisit respectueusement jusqu'à l’entrée.Là.visiblement inquiet, il lui tendit la main.Elle n’osa refuser et l’effleura au bout de ses doigts gantés, puis avant qu’il I eût pu dire une phrase d'adieu, l elle s’en alla très vite, courant presque, et ne tarda pas à se perdre dans le va-et-vint de la vaste place.Tandis qu'il demeurait pensif, devant ce départ ayant l'allure d’une fuite, Geneviève allait sans se retourner, prise d'un impérieux besoin d’isolement, et craignant de ne pouvoir plus longtemps contenir l’émotion la faisant vibrer tout entière.Elle atteignit ainsi, sans reprendre haleine, l’église Saint-Bonaven-ture.Elle s’y précipita comme la naufragé, près de couler bas, se précipite vers la bouée se trouvant à sa portée.L'église était à cette heure presque déserte, et cette solitude procura à Geneviève une sensation d’apaisement.Elle se dirigea vers la plus obscure des chapelles latérales, s’agenouilla, enfouit son visage dans ses mains, et un appel éperdu jaillit de son âme : —Mon Dieu, inspirez-moi, gui-dez-mol, fortifiez-mol ! gémit-elle en un élan de détresse poignante.Puis, incapable de se contenir davantage, elle laissa se détendre ses nerfs surexcités et se mit à pleurer doucement, trouvant un soulagement en ces larmes.Calmée un peu, elle réfléchit, cherchant où était pour elle le devoir.S’il se fût agi d’elle seule elle eût moins hésité, mais 11 était question de Philippe qui rêvait de faire d’elle sa femme.—Ai-je le droit de le sacrifier à Prosper ?se demandait la pauvre enfant, ne sachant à quoi se résoudre.Ne commettral-je pas une faute en épousant quelqu’un que je n’aime pas, même pour assurer par ce mariage la tranquillité de ceux qui m’ont recueillie et élevée ?Elle leva les yeux vers la croix surmontant l’autel, et laissa s’échapper de son coeur meurtri une fervente prière.Avec toute la simplicité de la foi, elle demanda à Dieu de l’éclairer, promettant de suivre, quelle qu'elle fût, l’inspiration divine.Et après cette prière de chrétienne résignée, elle demeura silencieuse, écoutant les voix qui parlaient en elle.—Je ne devais pas être heureuse ! murmura l’enfant en un sanglot avec une suprême révolte de son coeur.O mon Dieu! ce bonheur paisible que j’avais rêvé, je vous le sacrifie ; mais, en retour, faites que Philippe m’oublie vite, et accordez-moi la grâce d’aimer cet homme que Je dois épouser ! Maintenant, revenant sur le passé.Genevieve se rappelait ses aspirations de jadis, sa soif de sacrifices et d’héroïsme.Dieu y répondait en ce jour, et l’heure de payer sa dette de reconnais- sance venait de sonner.Elle se leva, sûre désormais de la route à suivre, et d’un pas pressé reprit le chemin de la rue Sully.Prosper s’était Jeté sur son lit.Tout habillé, il dormait d’un sommeil lourd, hanté de cauchemars.Elle lui mit doucement la main sur l’épaule.—Non, Je ne veux pas aller en prison 1 crla-t-il en s’éveillant, effaré.Mais, reconnaissant sa soeur adoptive, il se souvint et s’asseyant sur sa couche, attendit, anxieux, ce qu’elle allait lui apprendre.—Remercie Dieu avec moi, Prosper, dit l’enfant en s’agenouillant calme en apparence.Tu es sauvé, et nos parents ne sauront Jamais.IX —Ainsi.Geneviève, ce n’est ni un caprice, ni une plaisanterie ?Tu es sérieusement décidée à faire le malheur de Philippe, en lui préférant comme époux un homme plus âgé, mais riche ?Brisée par la lutte qu’elle soutenait depuis une demi-heure contre ses parents adoptifs.Geneviève Inclina la tête et se tut.Placide et sa femme, découragés, se regardèrent.Gertrude comprenait, sans en pénétrer la cause, que la résolution de la (A suivre) V>/i ¦'.s,.- .*» -I» } Buvèz :**ïOJ£ OlL-OSlC mit DE 100 ANS iHHI.HM.m- Vicaire Apostolique de la Baie d'Hudson Grande souscription En août 1944.on annonçait dans les journaux et à la Radio le naufrage du bateau .Marie-Thérèse, des Missions Ôblales de là Haie d’Hudson.Perte considerable qu’il sera presque impossible de réparer, ce bateau contenant tous les approvisionnements des missionnanes pour plusieurs années.ALLEZ-VOUS REFUSER VOTRE AUMONE?Si chez vous, vous avez un peu plus que le nécessaire, il ne faudra pas abandonner ces apôtres qui ont tout quitté pour voler au secours des âmes.Votre souscription est donc sollicitée et nous sommes ferez vous aussi votre part.assures que vous Solliciteurs demandés Bl a Sainl—laiivior Jean-Marc Lapointe, âgé de 6 ans, fila de M.et Mme Jean-Marie Lapointe, de Saint-Janvier, s'est noyé samedi dernier, le 24 mai, vers cinq heures de l’après-midi, dans la Rivière Ste-Marie, à St-Janvier.L’accident est survenu dans le rang Bas-Nord de St-Janvier.dans la route qui va à Ste-Anne des Plaines, alors que le jeune Lapointe était à la pêche avec ses petits cousins ; Son père qui était à travailler non loin de là s’absenta quelque temps et fut appelé par le cri des enfants.Au risque de se noyer lui-même, il marcha un arpent dans l’eau froide de la rivière, et après dix minu- tes de recherches, il repêcha le corps de son enfant.Le docteur Bruyère, de Ste-Anne des Plaines, appelé d’urgence, se rendit sur les lieux et pratiqua la respiration artificielle pendant une heure ; mais il ne put ranimer le bambin.A l’enquête du Coroner, le docteur Léon Dugal, de St-Jérôme, rendit un verdict de mort accidentelle.La petite victime était le frère aîné de Claude Lapointe.seul autre enfant de M.et Mme Jean-Marie Lapointe.A la famille éprouvée, l’Avenir du Nord les prie de bien vouloir accepter ses plus profondes condoléances.NOUVELLE ADRESSE î La laiterie St-Jovite, dont M.Donat Léonard est propriétaire, est maintenant en opération depuis plus d’une semaine.M.Charles Meilleur de St-Jovite, fut récemment nommé gérant de notre Caisse Populaire à une assemblée conjointe des membres du bureau de direction, du conseil de crédit et de surveillance.de cette communauté enseignante se sont souvenus de ce centenaire et fêteront très bientôt, à Montréal et A Joliette.l'arrivée en notre pays des trois fondateurs des CSV canadiens.Tous devraient connaître ces trois novateurs: les frères Champagneur (ordonné prêtre par Mgr Bourget en 1849), Fayard et Chrétien.Terrebonne non plus n'oublie pas.Le Collège Saint-Louis, malheureusement détruit par l'incendie de mal 1939, a voulu commémorer sur un plan plus modeste cette date mémorable dans tout coeur vlatorien.Le lundi 26 mai dernier avait lieu en la salle de l'Hôtel de Ville locale, une soirée récréative et musicale, préparée par les maîtres et maltresses du Collège, avec le concours des élèves de toutes les classes.Analyser le programme entier prendrait un espace démesuré.Qu'il nous suffise de souligner les récitations, les chants, un débat oratoire avec des finissants, des rondes enfantines et une course au trésor.La soirée était sous la présidence d'honneur du R.P.Elle Charle-bois, assistant supérieur provincial.Les Clercs Saint-Viateur avaient tenu A inviter aussi le Conseil Municipal, la Commission Scolaire et les parents des élèves.municipal.m:\nt-i.LEJoun.o.a.OPTOMETRISTE Une assemblée inaugurale aura lieu lundi le 2 juin qui groupera 1 les représentants et joueurs de la 1 future ligue.Des détails nous se- j ront fournis par M.Daunais, la semaine prochaine.Spécialiste en Examen de la vue.Ex-Optométriste de l'hôpital Notre-Dame (1e Montréal -n-n-n—— HEURES DE BUREAU — 10 h.du matin à 6 h.du soir Le soir sur rendez-vous — Tél.117-W ou 117-J 295, rue St-Georges, Suite 6, EDIFICE J.-P.BEAULIEU — ST-JEROME, P.Q.Les citoyens de la Ville verront bientôt à l'oeuvre, nos ouvriers de manufactures.En effet c'est la nouvelle que nous com- [ Oonnez un nouveau euehet #1
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