L'Avenir du Nord, 5 septembre 1947, vendredi 5 septembre 1947
m 1897-1947 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1947 CHENIER 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) LABELLE 51® ANNEE — No 36 Directeur-gérant, MARC FORTIN Saint-Jérôme, vendredi, 5 septembre 1947 On engage un évaluateur municipal expert Potins politiqu es Le notaire Cadillac Blanchard et la politique municipale Il en coûtera cher au notaire Blanchard d'avoir voulu Imposer ses idées et ses "valets" aux électeurs de nos diverses municipalités., Ceux de Ste-Adéle, de Val David et de St-IIippolyte ont dû, momentanément, plier ''échine devant l’ultimatum que leur adressait le notaire Cadillac mais Ils demeurent profondément dérouté; des promesses fallacieuses «•ai leur ont été faites et des mesures de chantare qui ont été exercées à leur endroit.A bientôt la revanche ! Les ouvriers contre Duplessis Ceux qui au cours des diverses manifestations organisées pour célébrer la fête du Travail, sont entrés en contact avec les chefs des unions ouvrières, on pu se rendre compte de leurs sentiments d'hostilité envers monsieur Duplessis.Les chefs ouvriers en ont assez de se faire insulter et d’être traités de communistes dès qu’ils élèvent la voix pour faire entendre leurs revendications.Ils en ont assez d'ètre assommés “à coup de matraque" par la Police Provinciale qui.pour obéir aux ordres du dictateur Duplessis, doit faire preuve d'un zèle absolument intempestif contre tous les mouvements ouvriers.Les ouvriers, plus que bien d'autres, tiennent au respect de leur liberté individuelle menacée par la doctrine communiste, mais ils ne permettront pas davantage à monsieur Duplessis d'ameuter contre eux.les autres classes de la société, pour promouvoir ses Intérêts politiques.Scandale à la prison de Bordeaux U s'en passe de belles à la prison de Bordeaux, il appert qu'au mois de mai dernier, deux ou trois gardes de la prison se seraient rendus coupables d'actes indécents avec un certain groupe de prisonniers.Une enquete fut entreprise mais elle fut soudainement et mystérieusement abandonnée.Nous espérons que le Procureur Général reprendra incessamment cette enquête et fera un peu de lumière sur ces scabreux événements.Le vice, pas plus a la prison de Bordeaux qu’ailleurs, ne saurait être impunément toléré.La jeunesse libérale à Hamilton Un important congrès a groupé.cette semaine, a Hamilton, l'élite de la jeunesse canadienne.Des représentants de toutes les provinces ont tenu d'importantes discussions sur l'évolution de la pensée libérale qui assure le respect de la liberté préconise une mentalité vraiment canadienne et résiste victorieusement aux exigences de la Gauche ou de la Droite.Des discours prononces a ce congrès, les solutions suggérées aux problèmes économiques et sociaux de l'heure, font présager d’heureuses répercussions pour l'avenir de notre pays.La pension de vieillesse Désormais, les bénéficiaires de la Pension de Vieillesse dans la Province de Québec, recevront $30 par mois et non plus $25.Il ne faut pas oublier que le Gouvernement d’Ottawa paie 75% des pensions de Vieillesse et que c’est a monsieur King et non pas à monsieur Duplessis que nos vieillards doivent la récente augmentation de leur pension.Lassurance-chômago On ne connaît pas assez et on n’apprécie pas à leur juste valeur, les Immenses services rendus par l'Assurance - Chômage, aux personnes qui se trouvent momentanément sans emploi.Les dernières statistiques Indiquent que pour le mois d’avril 1047 seulement.33,220 ouvriers de la province de Québec ont reçu une assistance financière de près d’un million et demi de dollars; et pourtant c-„.o loi a i.tc vivement combattue et dénoncée par les Tories d’Ottawa et par leur complice de Québec, monsieur Duplessis.Ne manquez pas de lire en page 10 Le cirque provincial dans le Trèfle jusqu'aux genoux Article de Valdombre f our l évaluation des propriétés à St-Jérôme.— Construction d une église protestante ?— 11 permis de construction émis.— On peinture la charpente du marché.— ,\ ouvelle pompe éi incendie.— Listes municipales homologuées.— Agrandissement du poste des pompiers.AU CONSEIL M UN ICI CAL 1.—Une décision de la plus haute importance vient d’être prise par le Conseil municipal.Depuis longtemps des requêtes étaient présentées au Conseil pour que l’évaluation des immeubles de la Ville soit fait d’une manière experte et juste.L’un après l’autre les conseils municipaux se sont succédés sans jamais avoir pris une décision à ce 3ujet, tout d’abord parce que ce travail entraînait une dépense assez considérable et ensuite parce que cette question n’était pas encore mûrie à point.C’est maintenant une affaire complètement décidée.Le Conseil a retenu les services d’un évaluateur expert.M.J.-Omer Lacroix, president du bureau des estimateurs de la Cité des Trois-Rivières, qui doit commencer incessamment son travail et le terminer pour le 1er octobre 1948.M.Lacroix devra faire l’évaluation de toutes les propriétés de la Ville, y compris les immeubles industriels, machineries et accessoires et il sera assisté de deux autres estimateurs qui seront nommés par la Ville.Les honoraires de M.Lacroix pour faire ce travail sont de $16,000., payables au fur et à mesure que le travail progressera.Les prix demandes précédemment pour faire ce même travail étaient de beaucoup supérieurs.Espérons qu’enfin la Ville de Saint-Jérôme aura une évaluation juste et à valeur réelle et que l’on verra le taux de la taxe foncière baisser pour que l’industriel ou l’étranger qui voudra s’établir à St-Jérôme ne soit pas ap-peuré par le taux de la taxe foncière aussi élevé que présentement.Distingués conférenciers à ce congrès régional Les différents Comités r»V» o rrr.és de l’organisation du < 2.—La United Church of Canada vient de faire l’accpii-sition de la Ville, de terrains de même que de la hutte No 55 du camp militaire.Ces immeubles seront aménagés pour fins de culte religieux.3.—La construction ne semble pas ralentir dans notre Ville, car à sa dernière session, le Conseil municipal a accordé 11 permis de construction dans diverses parties de la Ville et ceci en outre des permis déjà accordés par l’ingénieur de la Ville.4.—Le Conseil décide de faire peinturer la charpente des abris du marché devenue nécessaire à la suite de3 ren-forcissements apportés à cette charpente.prochain Congrès Régional des Chambres de Commerce du district de Piedmont, travaillent sans relâche pour faire de cette journée un succès éclatant pour la Chambre de Commerce de St-Jé-rôme, qui a pris en mains l’organisation de ce Congrès.On sait que le Congrès aura lieu le 25 septembre prochain, à l’hôtel Lapointe, et qu’il débutera à neuf heures du matin.Le programme de la journée a été tracé de façon à ce que tous les membres des Chambres de Commerce du district de Piedmont s’amusent tous en rendant la journée la plus fructueuse possible dans les intérêts de la région.Le conférencier du matin sera Monsieur Léonard Roy, assistant secrétaire général de la Chambre de Commerce de Montréal, qui traitera de l’utilité et du rôle d’une Chambre de Commerce dans une localité.Le conférencier de l’après-midi sera l’abbé Wilfrid Ethier, qui traitera de l’orientation professionnelle, et le soir, au banquet, un conférencier de marque, dont le nom sera tout probablement publié la semaine prochaine.La Chambre de Commerce de St-Jérôme invite spécialement tous les membres à assister aux séances d’études et au banquet du soir, de même qu’aux causeries de la journée.5.— La Ville devant rece voir sous peu la nouvelle pompe à incendie automobile qu’elle a acquise, le Conseil décide de mettre en vente le3 appareils à chevaux que la Ville possédait.CO 3139 ENT ON 399JSELE LE PROGRES 6.—Les listes électorales municipales pour la Ville sont homologuées et serviront pour les prochaines élections qui doivent être tenues au commencement d’octobre prochain.Les gros intérêts financiers empêchent l'exploitation industrielle du pouvoir atomique.— Ce que signifierait cette puissance mise en exploitation pour le transport, le chauffage et l'industrie.7.—En prévision de la réception prochaine de la nouvelle pompe à incendie automobile, le Conseil est à faire exécuter présentement l’agrandissement des portes du poste des pompiers, lesquelles portes n’étaient pas assez larges et n’étaient pas prévues pour un appareil de telles dimensions.Le II.Is.(harboniieau, o.f.rn.do S*-.lôr«iïio.rencontre à Tokyo 31.Itoland Hock Avec l’arrivée de cet appareil à incendie, la population sera mieux protégée car nous aurons maintenant deux puissantes machines pouvant répondre au premier appel.ffLe stylet emest Fhonune99 C’est ainsi que le "Canada” de Montréal saluait le retour de M.Claude-Henri Grignon au journalisme dans l’Avenir du Nord.Voici ce qu’on disait dans la page éditorial du plus important quotidien du matin de langue française de Montréal : “L'encre qui ne sc fige pas” L’encre qui ne se fige pas n’est pas une encre sympathique.Les mots et les phrases écrits avec de l’encre sympathique deviennent invisibles à l’oeil et n’apparaissent qu’au moyen d’un artifice quelconque.L’encre qui ne se fige pas a des propriétés plus franches et c’est cette dernière que Claude-Henri Grignon vient encore une fois de choisir pour y tremper sa plume de journaliste.Notre excellent confrère L’Avenir du Nord de Saint-Jérôme où Grignon a débuté nous informait dans sa livraison du 22 août du fait suivant : "Claude-Henri Grignon, maire du village de Ste-Adèle, préfet du comté de Terrebonne et bien connu dans le monde des lettres et du pamphlet sous le pseudonyme de Valdombre revient au journalisme de combat.“La lutte est engagée à fond et la guerre est ouverte”, nous écrit-il, d’une encre qui ne se fige pas." Bravo ! Quand Valdombre fait ainsi usage pour sa plume pointue d’une encre de cette qualité, on ne manque jamais de se dire : “Le stylet, c est 1 homme ! Collision entre un autobus et un camion Huit personnes ont été blessées, samedi soir, 29 août, dernier, lors d’une collision entre un camion et un autobus de la Compagnie de transport provincial, sur la grand’route, près de Saint-Jérôme.La police nous déclare que cet accident se produisit peu après que l’autobus eût stoppé pour en laisser descendre un passager.Le camion était conduit par M.Jean Rousse, de Saint-Jérôme, qui sc fractura une jam- be ; son épouse ainsi que leurs trois enfants, qui l’accompagnaient reçurent des blessures relativement légères, et ils reçurent les premiers soint du Dr J.Archambault, de Sainte-Thérèse-de-Blainville.Les trois passagers de l’autobus qui furent aussi blessés dans cet accident, sont Mlle Gertrude Blondin, de Saint-Jérôme ; Mme Rolande Luguet, de Montréal, et Mme A.Rouleau, de Saint-Jérôme.La science, depuis quelques années, a fait des progrès inouis dans tous les domaines.Et parmi les découvertes sensationnelles qu’elle a mise au jour, l'énergie atomique est certes la plus étonnante, la plus merveilleuse.Il n'en dépend que de l’homme d’en faire un instrument de destruction et de mort ou un élément de progrès et d'économie pour le monde entier.Il est aujourd’hui prouvé, malgré les efforts que font les gros capitalistes intéressés dans la production de l’essence, de l’électricité et du charbon, que la désintégration atomique peut remplacer avec avantage ces trois puissants moyens de chaleur, d’énergie et de lumière.De nombreuses firmes, aidées par des savants et des ingénieurs réputés, travaillent dans ce but.Chaque heure, dans une usine d’expérimentation américaine, la “pile” atomique de Hanford dégage une quantité de chaleur équivalente à celle qu’on obtiendrait par la combustion de 7,100 gallons de mazout ou de 38.5 tonnes de charbon.Actuellement, nous révèlent les rapports d’experts, l'énergie atomique ne peut être utilisée que dans les usines de force motrice fixes ou sur des navires, des locomotives, des fusées et des avions sans pilote.C’est dire quelle révolution cette force nouvelle et puissante peut amener dans le problème du transport et de la chaleur.Il est évident que nous ne connaissons pas toute la vérité sur les découvertes de l’énergie atomique.Si on a réussi à contrôler l'atome pour l’empoisonner dans une carapace d’acier et en faire un engin de destruction et de mort, le plus formidable que jamais le génie destructif de l’homme ait pu rêver, pourquoi n'aurait-on pas réussi à la muscler pour en faire un instrument de paix, d’avancement et de Le 4 août dernier, à la Légation Canadienne, la Mission Crerar réunissait les Canadiens et leurs meilleurs amis.Monsieur Roland Bock, industriel éminent de Montréal et secrétaire-trésorier de l’Avenir du Nord, faisait bonne figuere parmi les personnalités qu’entourait M.Norman, de la Liaison Canadienne.Vers la fin de la soirée, M.Roland Bock a donné au Révérend Père Pierre Baptiste Charbonneau, O.F.M., autrefois de St-Jérôme, les dernières nouvelles du pays et a énuméré au révérend Père les noms de ses nombreux amis de St-Jérôme.Le révérend Père Charbonneau, un peu surpris de son aubaine, a confié à M.Roland Bock la mission de saluer St-Jérôme et de dire à ses amis de là-bas qu’il fera lui aussi son grand possible pour faire honneur à sa ville natale dans sa nouvelle paroisse de Maebashi, où il est entré le 13 août dernier.progrès?C’est que des puissances occultes voient surgir dans cette invention nouvelle un concurrent qui menace de détruire complètement, d’anéantir des entreprises qui ont fait la richesse de ceux qui les exploitent.Verrons-nous jamais l’industrie atomique triompher des obstacles qui empêchent sa libre expansion?Nous en avons la conviction, mais il faudra lutter, d’ici là, et liquider certains instruments de progrès qui, il faut l'avouer, ont largement contribué au bien-être de l’existence et au développement des nations.Activités de 3f.JL.Bertrand Monsieur Lionel Bertrand, député fédéral de Terrebonne, a passé la majeure partie de la semaine à son bureau, disposant de plusieurs questions et rece vant nombre de visiteurs.Dimanche, il a présidé la fête champêtre, organisée à Terrebonne par l’Association Sportive de l’endroit, et rencontré un groupe de ses organisateurs au cours de l’après-midi.Lundi, il était présent au mariage Binette-Laurin, à Sainte-Thérèse; mercredi matin, il a eu des entrevues avec les officiers de départements fédéraux à Montréal; hier il a visité les travaux de démolition en cours à Bouchard en compagnie des officiers de la compagnie Anglin Norcross, et a rendu visit à M McDougald, représent de la Corporation des Biens de Guerre à Bouchard.J »» / A travers les faits Un journaliste français.Jean Bernard Desrones, revient du Portugal, où U a interviewé le cardinal patriarche de Lisbonne, S.E.Manuel Goncalves Seru-jeiva.Celui-ci lui a confié en souriant : “Je suis anticlérical : les affaires de l'Eglise n’ont pas à se mêler aux affaires de l'Etat” Ce cardinal, s'il vivait à Québec, recevrait une vive mercuciale de Louis-Philippe lloy, rédacteur en chef à L'Action Catholique, pour qui l'Eglise non seulement doit se mêler aux affaires de l'Etat, mais conduire les affaires de l'Etat.Au cours de la dernière guerre, il se trouva un homme.Quisling, pour vendre son pays, la Norvège, aux Nazis.Par la suite, son nom devint synonyme de lacneté et de tranison.Or, u y a quelque temps, un Américain, Eugene N.Sanctuary, propagandiste de l'antisemitisme, lut fort insulte de se voir traiter de "Quisling américain” par le "New York Post”.Al intenta une poursuite et la cause alla jusqu'à la Cour Suprême de l’Etat de New ïork, ou le dénommé Sanctuary fut débouté de son action.Voici un passage du jugement : "La preuve révélé clairement que depuis des années le plaignant distribuait librement des livres et des pamphlets violemment antisémitiques et qu’il mit même en circulation les fameux "l’rotocoles de Sion”, d'où U résulté que le terme de Quisling à lui appliqué était substantiellement justifié”.Avis à nos antisémites qui réimprimeront les “Protocoles de Sion”.cette farce chère à Adrien Arcand et à Joe Ménard .Pas un économiste, à l’heure actuelle, ne peut prédire ce qui va arriver dans le domaine économique de notre pays.La crise linanciere que traverse l’Angleterre, les difficultés de toutes sortes que les pays d'Europe ont a surmonter, le bouleversement general de l'économie mondiale, tout cela rend bien incertains les jours a venir.Un iinancier américain vient de prédire que les Etats-Unis auront à subir, d'ici six mois, la plus grande épreuve de leur histoire.C’est lorcer le ministre des finances aetuel, l’hon.M.Abbott, de "mettre cartes sur table”, comme l’a demande le critique iinancier de l’Opposition, M.MacDonneli.11 est peut-être preferable que les tractations linancieres se fassent dans l’ombre afin d'apporter une solution à ce drame qui se joue actuellement entre l’Angleterre, les Etats-Unis et le Canada et qui remplit le monde.Comme il existe toujours une justice immanente.tôt ou tard, il faut payer pour les crimes commis.Le monde a commis le crime de remplacer les grands principes d’une économie chrétienne par le culte du Veau d’Or, le monde doit aujourd'hui supporter le châtiment de sa faute.L’Evangile est bien catégorique sur ce point : c’est en vain que l’on essaie d'édifier sans le concours de Dieu.On bâtit sur le sable.M.Bertrand est en dehors de Sainte-Thérèse pour la fin de semaine; 11 sera à son bureau, mardi soir et mercredi toute la journée.Pie XII et Truman Le métier de critique musical est plutôt dangereux a Santiago du Chili, connue Alberto Golti-sciimiut en a lait 1 experience.Quatorze lois provoque en duel par ues cüels d'orenestre.des artistes ou des imprésarios, plusieurs fois attaque dans la rue, il porte maintenant a sa ceinture un enorme revolver d'ordonnance pour intimider les assaillants.il vient toutefois de trouver a qui parier en la personne de Aune i’aul Paray, dont le mari a donne deux concerts a Santiago.Le premier n'avait pas plus a Goldschmidt et il l’écrivit.A l'entr’acte du second concert.Mme Paray avisa l'impertinent et le gifla.Ce, fut le signal d’une ruée de méjomanes contre le critique.Expulsé de la salle, celui-ci n’en rédigea pas moins son article : “Agi.premiere partie du second concert m’avait plu, expliqua-t-il, niais j'ai dù partir précipitamment à l'en-tr'acte.’’ Mme Paray semble donc avoir rendu un mauvais service â son époux.Al est tout de même heureux que nos critiques musicaux ne soient pas soumis aux mêmes avatars.Nous voyons dif-ficillement certains de ces messieurs aller quatorze fois sur le terrain, munis de gros revolvers d’ordonnance.Au moment même où les représentants de 19 pays des deux Amériques, réunis à Rio-de-Janeiro, au Brésil, déterminaient les bases d’une entente militaire en cas d’agression, le Pape Pie XII et le président Truman ont échangé des promesses mutuelles de travailler de concert à l’établissement de l’univers d’une paix durable, basée sur le droit moral et les principes chrétiens.M.Truman a dit: “Il faut l’union des hommes de bonne volonté pour faire disparaître du monde, la guerre et les causes de la guerre.A moins que les forces morales du monde ne s’unissent dès maintenant, le découragement deviendra de plus en plus grand et les forces morales perdront leur efficacité et leur solidité.Les forces opposées qui sont leurs ennemies seront alors triomphantes”.Pie XII a dit s’adressant aux Etats-Unis: “Nous avons hâte d’exprimer notre satis- faction et nos remerciements pour ce dernier témoignage ainsi que le désir de détermination d’un peuple grand et libre de se vouer à la noble tâche de gagner cette paix si attendue par tous les peuples du monde”.M.Truman a dit: “Une paix durable ne peut être basée que sur des principes chrétiens, et notre but est d’encourager une foi nouvelle dans la dignité de la personne humaine dans tous les pays”.Pie XII a dit: “La magnifique charité manifestée par le peuple américain pour les souffrances des autres peuples du monde.est le meilleur signe de son désir pour une paix et une prospérité universelles”.Il est consolant et réconfortant de voir M.Truman, le chef du pays le plus riche et le plus puissant du monde, échanger avec le chef de l’Eglise catholique, un tel rvi iv nooro în Af rlrt PaI - message d’amitie et do col- laboration.Truman ne partage pas nos idées religieuses, mais c’est un chrétien.Il considère le Pape comme une puissance morale, la plus grande de toutes à l’heure présente.Roosevelt ne pensait pas autrement.Il eut toujours une amitié solide envers le prince du Vatican.Pie XII peut, dans le retour à la paix et pour le maintien de la paix dans le monde, faire énormément.C’est un maître en diplomatie; sa longue carrière de nonce apostolique dans les pays les plus diversifiés, lui ont donné une expérience des hommes et des choses que bien peu d'hommes politiques peuvent se féliciter de posséder.Il est bien qualifié pour comprendre les problèmes universels et travailler à leur solution.Cet effort commun de l’Eglise catholique et des Etats-Unis pour assurer la paix dans le monde, marque un grand espoir pour le futur.Liotiel BERTRAND.M.P.Les bobby-soxers américaines — jeunes filles à la page de 13 à 19 ans — réagissent contre la réputation assez déplorable qu’elles s’étaient faite.A l’avenir, une association en bonne et due forme réglera leur conduite.Les membres s’engagent : 1° à ne pas sc faire embrasser en public ; 2° à ne pas sortir avec des jeunes gons qui ne leur auront pas été présentés ; 3° à ne plus porter des habits déchirés ; 4° à ne plus se pâmer en écoutant leur chanteur favori, tel un Frank Sinatra ; 5° à ne plus veiller après une heure du malin : 6° à ne plus boire de gin.Ces concessions, à notre sens sont plus que raisonnables.Le nouveau régime imposé aux Britanniques aevient d'une austérité monacale.Ainsi un seul repas de viande convenable par semaine, c cst-a-(lire beaucoup moins qu'au cours du dernier conllit; pas d'essence saut pour 1 essentiel et encore en quantité 1res limitée; une coupure de 15 a A3 pour cent dans le menu des restaurants; enfin — l’article peut-etre le plus significatif parce qu'il atteint la masse populaire dans une de ses plus cfieres Habitudes — seulement deux onces de thé par semaine pour chaque personne.Voila ou en est rendue la Grande-Bretagne après six longues années de luttes et de destructions.Malgré tout, les autorités laissent entendre qu'elles peuvent etre obligees d'adopter d'autres mesures semblables si celles-là ne suffisent pas.Al faut â tout prix augmenter la production domestique des marchandises que l’on doit acheter de l'étranger et grossir le volume des exportations.C'est bien la n2tion entière qui entreprend cette fois la croisade du renoncement et de la privation.Adieu les plaisirs qui restaient praticables, les distractions.les randonnées à la campagne et les soirées au cinéma: Les familles seropt conr train».es de se suffire à elles-, mêmes sous ce rapport et par., des moyens qui ne noir ont pas à., l’accomplissement des projets 1 » i » i » i » i * i » i » • > i » i > Pago 4 L'AVENIR DC NOBS Saint-Jérôme, vendredi, 5 septembre 1947 'rffîj&V- ¦: ¦ ¦¦ EDMUHG CWINM — .«imwpuiîiiit MOWf SCATOfl jÿ&'è'p \St srf- MAUHFEN OHARA-JOHN PAYN[ ¦7m » y ÉMiÜi VAN JOHNSON JUNE AIM HIGH ADVENTURE, HIGH ROMANCE FROM M-G-M ! HKiW BARBAREE mesure et en earaches dun liai •V JS 215, rue LITTERATURE - ART MUSIQUE CINEMA Mondanités LETTRES ET SPECTACLES JEAN 4ÏAIIIN HE44PMT ijA 4 UOtX-HM'HE DE 4iilEtUlE Nianli-Mercredi-Jciiili — 0-10-11 sept.PROCHAIN MARIAGE M.et Mme Joseph Sauriol, de St-Jérôme, ont l’honneur de faire part du mariage de leur Tille, Jeanne d’Arc, avec M.Roméo Laurion, fils de M.et Mme William Laurion, de la paroisse de Notre-Dame de Montfort.La bénédiction nuptiale leur sera donnée, le 13 septembre prochain, à sept heures et trente, dans la plus stricte intimité.Pas de faire part.RECEPTIONS PLANCHER FRAIS ÉtURÉ ET L'ÉVIER QUI DEBORDE! Mademoiselle Gisèle Label-le, de St-Jérôme, a reçu à la maison d’été de ses parents, à Ste-Adèle, dimanche soir dernier.A l'occasion du départ de Mlle Marie-Paul Desjardins, Mlle Colette Leclerc recevait quelques amies lundi dernier.DEPLACEMENTS MARIAGE La fort une - Lapointe — En l’église de St-Jérôme, lundi, le 1er septembre, à dix heures, fut célébré le mariage de Mlle Georgette Lapointe, fille de M.et Mme Godfrey Lapointe, de notre ville, avec M.Réal Lafortune, de Montréal, fils de M.et de Mme A.-0.Lafortune, de St-Canub, autrefois de Notre-Dame de Grâce.La bénédiction nuptiale leur fut donné par M.l’abbé L.-A.Lafortune, curé de Lacolle, oncle et parrain du marié.Pendant la messe, Madame René Maurice et M.Jean-Paul Lapointe, oncle de la mariée, exécutèrent le programme de chant.M.Conrad Bourbeau touchait l’orgue.A cette occasion, le choeur et le nef avaient été décorés de palmiers, de corbeilles de fleurs d’été et de hauts chandeliers; les bancs des invités étaient marqués de gerbes de glaïeuls liés sous de larges noeuds de satin.M.Lafortune était le témoin de son fils.Accompagnée de son père, la mariée portait une robe style ancien, en satin brodé, dont la jupe formait paniers et longue traîne, un voile de tulle français retenu sous un bandeau de bouvardias: elle tenait un livre d’heures à signets de gardénias et de bouvardias.Mlle Solange Lapointe, soeur de la mariée, et Gertrude Lafortune.soeur du marié, demoiselles d’honneur, portaient des robes de crêpe français, l’une héliotrope, l’autre crevette, dont l’ampleur de la jupe formait traîne; toutes deux étaient coiffés de toquets de plumes et tenaient des corbeilles de glaïeuls jaunes.MM.Hervé Lafortune.frère du marié, et Maurice Laurendeau, étaient garçons d’honneur.M.Roland Lafortune, autre frère du marié, et M.Roger Boutin plaçaient les invités.Mme Lapointe, mère de la mariée, portait une robe de crêpe français bleu tuile à jupe formant courte traîne, un feutre noir garni d’aiglettes de paradis, des accessoires d’antilope noire et un bouquet de roses “American Beauty’’.Mme Lafortune, mère du marié.portait une robe de crêpe et dentelle noirs, un chapeau de feutre noir garni de plumes corail, des accesoires de suède et un bouquet de roses blanches.Après la cérémonie, il y eut réception à l’hôtel Maurice où le hall, les salons et les tables étaient décorés de corbeilles de fleurs de saison.M.et Mme Lafortune partirent ensuite, en automobile, pour New York, Atlantic City et Washington.Pour voyager, Mme Lafortune portait un costume de lainage gris, un chapeau de même teinte garni d’une fantaisie de plumes vertes, des accessoires de lézard vert et une parure de vison.M.et Mme Lafortune habiteront à Montréal.CINEMA CANADIEN (par Jean Ampleman) Mademoiselle Marie-Paule Hamel, graduée au cours Lettres-Sciences en juin dernier, au Pensionnat des Saints-Anges, dirigé par les Soeurs de Ste-Anne.Mademoiselle Hamel a quitté St-Jérôme lundi dernier pour aller entreprendre son cours de garde-malades à l'hôpital Notre-Dame de Montréal.Nos meilleurs voeux de succès.rôme, l’invitée de Mlle Marie-Paule Desjardins.Mlle Pierrette Viau, est retournée à l’hôpital Général de Verdun, où elle poursuit actuellement son cours de garde-malade, après avoir passé un mois chez ses parents, M.et Mme C.Viau.Mlle Jeannette Rochon est partie pour un séjour de plusieurs mois à Washington.M.et Mme Lucien Thinel, sont revenus à St-Jérôme, après avoir passé l’été à leur Chalet du Lac Connelly.Mme Lucien Brazeau, de Notre-Dame de Grâce était de passage à St-Jérôme la semaine dernière.Mlle Colette Leclerc a passé la fin de semaine dernière au Lac Ouimet, l’invitée de M.et Mme Armand Durand.et Washington, la semaine dernière.M.et Mme John George, ainsi que M.et Mme Fernand George, sont partis pour un voyage de quelques jours à Québec.M3îe Marie-Paule Hamel, graduée au cours Lettres-Sciences en juin dernier du Pensionnat des Sts-Anges, a quitté St-Jérôme lundi dernier, pour aller entreprendre son cours de garde-malades à l’hôpital Notre-Dame de Montréal.M.et Mme Léopold Nan-tel, leurs fils.Jean, Jacques, et leur fille, Pauline, ont passé la fin de semaine à leur villa d’été, à St-Adolphe d’Howard.Mlle Rita Larivée, finissante au cours commercial du pensionnat à St-Jérôme, est partie lundi dernier pour l’hôpital St-Luc de Montréal, où elle suivra un cours de garde-malades."Le Père Chopin" et “La Forteresse”, qui sont les deux premiers films théâtraux produits au Canada ont pu obtenir un grand succès auprès du publie cinéphile de langue française, il n’en reste pas moins que c’est par ses films documentaires que le cinéma canadien est connu à l’étranger.Partout où les productions de l’Office National du F^lm d’Ottawa sont montrées, elles reçoivent un bon accueil des spécialistes comme des cinéphiles amateurs, qui admettent tous la valeur technique et humaine des documentaires filmés du Canada.L'ONF du Canada se subdivise en une série de compagnies de production qui font des documentaires sur divers sujets nationaux.On a fait des films sur les progrès accomplis ou les problèmes à résoudre quand à l'hygiène, Turbanisme, la production industrielle, l’organisation du travail.On étudie les ressources naturelles : la production du blé.des fruits, des poissons, du papier.On retrace l’expansion phénoménale de l’industrie lourde au Canada et montre le perfectionnement de la production d'acier, de caoutchouc synthétique.On révèle la travail des mineurs, des métallurgistes, les recherches de nos savants et étudiants dans les laboratoires et les universités.Etc.etc.D'une technique sûre quant à la photographie, au son, au montage, ces films sont aussi très humains.Ils rendent sensible au peuple les problèmes les plus divers, en présentant sur le plan réel les grandes questions politiques et économiques qui touchent à la vie des hommes et des nations, et parviennent ainsi à pratiquer une éducation civique et morale.C'est pourquoi ces documentaires peuvent être présentés avec succès aux plus divers auditoires, dans les pays les plus différents.Tel n'a pas été le cas avec les deux films théâtraux déjà tournés au Canada."Le Père Chopin” et "La Forteresse” ont qui pourrait peut-être s’expliquer par le fait que ce sont les premières tentatives — mais ont aussi fait preuve d’une banalité déconcertante, tant dans le choix du scénario que dans son développement.Rien d’original ne distingue particulièrement Tune non seulement montré de grandes faiblesses de technique — ce ou l’autre de ces productions.succès qu’ont remporté ces deux films dans la province de Québec est dû seulement aux vedettes de la scène et de la radio j québécoise qui remplissent les rôles.Les Canadiens français viennent voir sur l’écran leurs artistes préférés et applaudissent, à ces noms qu'ils connaissent bien.Ils en oublient le manque de substan- j ce des scénarii de même que la mise en scène défaillante.Pour 1 les gens de New York, de Paris ou de Londres, la situation sera évidemment différente.Aucun courant sentimental ou simplement sympathique ne ! les portera à ne point voir les défauts de ces films.Ils compren- ! dront sûrement qu'une industrie naissante ne peut produire des chefs d'oeuvre du premier coup.Mais ils déploreront avec raison qu’un pays jeune et neuf comme le Canada s’engage dans des sentiers battus au lieu de se lancer dans les voies nouvelles et ils se désintéresseront du cinéma canadien, qui perdra ainsi de j précieux concours.Comme le marché local ne peut faire vivre aucune compagnie canadienne de cinéma, ces dernières doivent lancer leurs produc- .tions sur le marché mondial, où ils entrent en concurrence avec ¦ Hollywood, Paris et Londres.Pour survivre contre ces puissants rivaux, le Canada, comme tous les petits pays producteurs de ' cinéma, doit faire des films différents des américains, anglais ou français, des films qui soient, d’esprit sinon de technique, tout à fait neufs et originaux.L’exemple de l’Office National du Film devrait être suivi par les producteurs canadiens.(Spécial à L’Avenir du Nord).Lo célèbre artiste Jean Gabln vient de recevoir la Croix de guerre.En effet le second maître fusllller Jean-Alexis Moncor-gé, plus connu sous le nom de Jean Gnbin, a été cité A l'ordre du régiment blindé des fusllliers marins.Réserviste de la classe 1924, 11 s'était en avril 1943, engagé aux Etats-Unis pour prendre sa part à la Libération de la France.Volontaire au régiment blindé des fusllliers marins, il a pris, sur sa demande, les fonc- 11’ devenant lo plus vieux chef de char du régiment.11 a participé A toute la fin de la campagne de la division Leclerc de Royan A Bcrchtcsgaden, faisant preuve des plus belles qualités d’allant, de courage et de valeur.Une telle citation se passe da commentaires et prouve une fois de plus que Jean Cabin est toujours demeuré un homme simple et avant tout un Français dont son pays peut être fier.Toujours* un bon proffromnir au 9S» St-Jérôme AIR CLIMATISE Té!.; 566 f AUJOURD’HUI et Samedi) P At AMOUNT p-.ntt GARY COOPER-JEAN ARTHUR "âus&RDeMit&l.PiAINSMAM with Otari*.Ildtfard • JaaiM BU*»» Okada» kr Ca.ll 1, OtMItla EN PROGRAMME DOUBLE AVEC ULIY GRAY • ROSAMUND JOHN • TREVOR HOWARD • Miwm fit .110 till JWTtiMmU ¦IIIJHUM Dimaiiclio-I.tiiidi — 7-11 spptpinbrp Vous qui ne croyez pas aux miracles, voyez ce film, et vous en serez convaincu.En programme double avec un film d’une histoire très grande d’amour et d’action.Ifi GfU#7' • Vous n’avez pas à voua Inquiéter quand un renvoi d’eau se bouche.pas si vous avez de la Lessive Glllett sous la main ! Versez-en dans l’évier et Teau s'écoulera bientôt normalement.Ce puissant et efficace nettoyeur vous évite d'Innombrables corvées.Fait disparaître graisse et saleté sans dur frottage.Détruit le contenu des cabinets extérieurs.Désodorise les poubelles.Nettoie tout.Profitez des bienfaits que peut vous assurer la Gilletti .achetez-en jourd'hul même.• Na faites Jamais dissoudre la lessiva dans Veau chaude.L'action de la les• sire elle-même réchauffe Veau.FABRICATION CJMAXXBAHC M.Jean-Luc Descaries, de Westmount, a passé la fin de semaine derniere à St-Jérôme.M.et Mme Viktor Kominik et leur fils Jean, ainsi que Mlle Louise Parent, ont passé la fin de semaine dernière au Mont-Tremblant.MM.Jean Grand’Maison et Jean-Louis Cyr, étaient en voyage à New York, la semaine dernière.( Mlle Alice Teasdale était l’invitée de sa soeur, madame Auguste Lorrain, au Lac Guindon, en fin de semaine.Mademoiselle Aline Pelletier a passé la fin de semaine dernière à Dorval.M.René Blais, de Montréal, était l’invité de ses grand’parents, M.et Mme R.Latour, la semaine dernière Mademoiselle Rita Bernard de Montréal, a passé la fin de semaine dernière à St-Jé- PAUL BROSSEAU, A.P.A.COMPTABLE-VERIFICATEUR Spécialité» : Rapport Impôt sur lo Revenu Service de Comptabilité réi.: 109» - 523 ST-GRORGES St-Jérôme, Quô.Mme Friançois Siohan, de St-Jean, fait un séjour de quelques semaines à St-Jérôme, chez ses parents, M.et Mme Gaston Ringlet.Mlle Marie Sabourin a passé la fin de semaine à Lachu-te, chez ses parents.Mlle Andrée Fortin, de Notre-Dame de Grâce, a passé la fin de semaine à St-Jérô-me, l’invitée de son frère et de sa belle-soeur, M.et Mme Marc Fortin.M.Gilles Rioux, de Montréal, était de passage à St-Jérôme, dimanche dernier.Mlle Marie-PauLb Desjardins est partie lundi dernier, pour un séjour à l’hôpital Général de Verdun, où elle entreprendra un cours de Puériculture.Mlle Janine Chabot, de Montréal, a passé la fin de semaine à St-Jérôme, "invitée de ses cousines, Mlles Gil-bejrt niée» en trois actes.Les genres admis sont la tragédie, le drame, la co-medie dramatique en prose ou en vers.Voici quelques considérations générales qui faciliteront la tâche aux participants.Dans son traité sur "L’initiation à l'Art dramatique "Jean Béraud souligne que pour réussir une pièce de théâtre il faut suivre certaines règles par exemple l’enchaînement logique des situations, une rigueur de ligne qui ne permet pas de hors d'oeuvre pouvant distraire le spectateur de l’action principale.Les incidents de moindre importance doivent participer au mouvement de l'action servant soit à mieux définir un caractère soit à faire surgir de nouveaux motifs pour les décisions que prennent les personnages.L'auteur doit parler de choses que le spectateur connaît mais que celui-ci n’a pas eu la curiosité ou le taJ“nt d’approfondir—faire à ceux qui l’entourent des révélations sur ce qu'ils voient tous les jours mais qu’ils ne comprennent pas ou ne s'expliquent pas.Il n'y a pas d'art sans l'extériorisation d’une vision originale personnelle puisée dans les éléments de la vie et qui les interprètent pour éveiller un sentiment universel — Deux objets sont donc à envisager: l’étude de la vie et l’interprétation de la vie.Puis le choix s’impose pour le thème de la pièce et le milieu où il situe l'action.L'auteur doit respecter la vraisemblance, le langage et la psychologie d'un personnage varie selon son rang, sa profession ou son métier.Sur la scène ou chaque personnage poursuit un but par des moyens différents le langage différera selon que celui qui parle est hautain, égoïste, doucereux, sincère ou ironique.Il ne faut pas confondre la pièce à thèse et la pièce basée sur un thème.Il y a dons la première un élément de prédication qui n'est pas nécessaire dans la seconde.Le dramaturge à thèse ne s'embarrasse pas de l’évolution de l'intrigue.Il en suspend la progression quand bon lui semble.Il se substitue au héros et harangue la foule.Le dramaturge qui base l'intrigue sur un thème procède autrement.Il recourt plutôt à l'action qu'à ia parole.IMPORTANT : AU FORUM ie 13 Septembre, en Matinée SKATING VANITEES.Montréal, 29 août!947.NOS BIOGRAPHIES : Toutes les nouvelles du film frunçais Itl.-im-ht't ll(TaiiM‘ipn ; lù/f/èii Sun Servlciî : MPionne Hu«^ 789, rue Labelle (coin Scott) ¦Réparation «le lotis ^otiros Téî.578 Sl-Jérôme Pag* 8 L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, vendredi, 5 septembre 1947 ITN APPEL A LIRE La Soc#lé de Secours aux Dufaut» Infirmes de la Province de (Québec Inc.1.—La Société de Secours aux Entants Infirmes de la Province de Québec, Inc., fut fondée en février 1930 et obtint sa charte le 25 mars de la même année, soutenue par les Clubs d'Entr'al-de de Montréal.2.—Le BUT de la Société est d'aider le plus grand nombre d'enfants Infirmes possible — de la date de leur naissance jusqu'à l'âge de dix-sept ans.3.—La Société n’a JAMAIS refusé d’aider un enfant Infirme dans le besoin.La Société AIDE tous les enfants Infirmes — sans distinction de croyance — race, ou de nationalité.4.—La Société vient au secours des enfants infirmes de plusieurs manières, un résumé de l'oeuvre poursuivie par La Société vous donnera une Idée de l'ampleur de l'oeuvre : (a) L'enregistrement des enfants infirmes est fait par l'entremise — des diilérents hôpitaux de Montréal — les associations de service social — les commissions scolaires — les autorités religieuses — et les recommandation reçues des médecins.(b) Suivant l'enregistrement de l’enfant Infirme — il est exa- miné par un médecin-orthopédiste qui prescrit les traitements spéciaux requis par l'état physique de l'enfant — hydrothérapie — massage — traitements au moyen de lampes, etc., La Société s'occupe alors de faire transporter l'enfant, aller et retour, de la maison a l'hôpital, aussi souvent que nécessaire — dans la plupart des cas deux et trois fols la semaine.De quarante a cinquante enfants infirmes suivent ces cliniques de tous les Jours.tSous pli — une copie des listes de Eté-Justine et du Children's Memorial Hospital».Pour que ce service de transport fonctionne d'une manière efficace La Société a trois chauffeurs — deux ambulances et un "wagon stationnaire”, cette dernière voiture pour les enfants complètement invalides, incapables de marcher ou de se mouvoir par eux-mêmes.Deux garde-spéciales et trois autres jeunes filles prennent soin des enfants en cours de route et à l'hôpital ; ces aides féminines en plus des chauffeurs et d’après les rapports reçus des parents des enfants — tous sont des plus bienveillants auprès des enfants.Ne pas créer, c'est détruire .L’honorable sénateur Athanase David, alors Secrétaire d'Etat de la Province de Québec, écrivait, dans son magistral ‘En Marge de la Politique’, “Le civisme doit être la base et le principe dirigeant de nos actes”.Quoi de plus vrai et de plus approprié quand on songe sérieusement au bien-être de ses concitoyens ! Le sens social est quelque chose de particulièrement inconnu en presque tous les milieux dans lesquels s’ébattent les humains.L’homme va et vient, cherche un idéal, se balance entre le bien et le mal, se trouble l'esprit et le coeur pour les choses insignifiantes mais se préoccupe rarement de son voisin.On songe surtout a ses petites affaires et les troubles municipaux sont relégués aux calendes grecques ou le tiroir des autorités competentes.Puis, on a pas habitué le peuple à pratiquer ostensiblement un civisme de bon aloi qui, en fin de compte, aide tout le monde à vivre plus agréablement._ _ _ Parlez de sens social à un homme bien pensant de nos villes et villages.Déplorez devant lui le manque de préparation de nos jeunes.11 dira comme vous, par politesse u abord, puis en blasé.Parlez-lui de services sociaux: il vous écoutera d une oreille et esquissera un sourire narquois.Organisez une soirée-forum ; demandez à toute la population Ue s'y rendre.Parlez aux citadins de choses qui les intéressent- mettez sous leurs yeux, avec preuves a l'appui les projets les plus simples, les plus efficaces qui feraient du bien, qui mettraient du beau, qui appoitenaient des revenus et des loisirs Parlez sans relacne sur le civisme et essayez de convaincre ces mille têtes qui ne demandent qu’à comprendre.On les a plongées dans un océan de bêtise et de je-m'en-foutisse.Elles n’aspirent qu’à en sortir.Parlez de sens social, d’améliorations, de clubs sociaux, d’organisation des loisirs à ces jeunes qui s'embêtent trois-cent soixante-cinq jours par année dans nos restauxants et autres lieux de rendez-vous qu’ils fréquentent par habitude Demandez à ces jeunes qui ont tout de même une tête sur les épaules de vous prêter main-forte à l’organisation d’une soirée qui les divertirait.Parlez leur d’entraide, d’union de la loi de l’effort conjugué, à ces jeunes qui ne savent’ que faire de leurs dix doigts après sept heures le soir.Est-ce qu’ils savent vraiment faire autre chose que de tenir une liqueur ou de parler du dernier film à sensation?Nous serions portés à le croire.1 * * * Les populations de nos villages ont peur de l’innovation et du changement.Nous sommes tous un peu conservateurs.Nous aimons les vieilleries, les antiquités et nos habitudes.C’est là un atavisme qu il serait bon de ne pas pousser trop loin.En effet, une antiquité n’a que sa valeur intrinsèque et nous l’aimons pour ce qu’elle représente.Nous ne modelons pas notre vie, nous ne respirons pas pour elle.Il en est ainsi de nos habitudes de vie.Nous nous attachons à notre clocher, à notre foyer et à nos luttes politiques.Les lecteurs nous pardonneront cette digression qui montre bien notre mentalité et qui pourra expliquer le pourquoi de notre attitude conservatrice.* * * Voici la foudre.Si un jour quelqu'un s’avise de changer tout cela, de bouleverser l’ordre établi, de lever la tête ou de songer un seul moment à passer le balai sur les méthodes désuètes de l’emploi des loisirs, nous voyons ricaner dans l'ombre les envieux et les lâches.Vous pensez bien que ce jeune homme de nos villages va tout abandonner et rebaisser la tête ou bien il y perdra son temps, son aigent et sa réputation., .Aussi, au lieu de clubs de lecture, de bibliothèques publiques, de cours pour la jeunesse, de jeux organisés, admirons nos clubs de cartes, nos romans obsènes à dix sous et nos réunions de restaurants.Les jeunes qui fréquentent ces endroits en blasés ne peuvent déceler en eux ces trésors de dévouement qui les rendraient meilleurs s’ils réunissaient leurs efforts.Si quelqu’un hausse le ton de la conversation dans ces officines, il se retrouve bientôt seul dans son coin.Certaines gens ne peuvent souffrir une pensée généreuse et leurs bras ballants dénotent tout de suite la vigueur de leurs idées.Verrons-nous le joui’ ou 1 homme du peuple se lèvera non poiu' hurler sa haine et rabaisser scs semblables mais pour agir en Homme?Nous en doutons fort, encore que les idées bougent ici et là; mais celles-ci sont sans consistance et s’effritent d’un lâche coup de pouce.Le civisme DOIT être la base et le principe dirigeant de nos actes.mais l’est-il ?Terrebonne, 21 août, 19If7.Aime Despatie.A y-;,' , jf % /ituaûccj AUJOURD’HUI .faOWl cCe*H&Ùl , xi V>.,r a | ‘ i Suive* l'exemple tie plus d'un million tic Canadiens tjui .1 1 > l .Il ! .K ( A______ TTpl épargnent pour demain.ouvrez un tomj mc i\ la M de M aujourd’hui.Banque de Montréal „» strvict .hi CiihJiih ">"i" >" nl' nn[itr>mhrn 1947 L'AVENIR DU NORD Page 9 m LE MONDE SPORTIF u Champêtre triomphe 14 à 12 (par G.LAPORTE) ; f> erreurs à la 3ième man-ch • permettent aux visiteurs d’i nregistrer 9 points pour let conduire à la victoire — Champêtre et St-Jérôme sur ur.pied d’égalité pour la course au Championnat — St Jérôme bataille ferme jus-qr à la fin — Armand Tou piii ne méritait pas cette dé-fa te.y 1 > manche dernier, avait lieu la deuxième partie d’une série de 2 dans 4.On se souvient que St-Jérôme aven remporté la première partie, ma s Champêtre a réussi «à remporter les honneurs de la deuxième, pour égaliser les chances.A la première manche, Champêtre prit les devants, en enregistrant 2 points a ns que Jepson frappa pour Un 2 buts.Les Jérômiens ne tardèrent pas à égaliser les chances, alors que Bouchara et Jean-Paul Charbonneau Jraïuièrent pour des simples, • lis que Tino Martin frap-Ipa pour un 3 buts, pour por-Jgter le pointage de 2 à 2.A la Jftrosième manche, Armand jgTiiunin fut mal protégé par files siens puisque 5 erreurs.Bdont 4 coups surs, permirent ffà l’équipe adverse d’enregis-IStrer 9 points.Cyr fut le pre-jni 'T à faire son apparition gau bâton, fut retiré sur 3 [prises.Parineault fit son ap-antion et frappa un roulant jâ J.-P.Charbonneau qui envoya à Yves Nadon pour un double jeu.mais Yves saisit (mal la balle et commit une (erreur qui plaça deux homines sur les sentiers.Desjardins fit son apparition et fut (crédité d’un but sur balle, (pour couvrir tous les sentiers.C’est alors que Jepson frap-un simple pour enregistrer Ses deux premiers points de i-tte troisième manche.Pru-’homme fut crédité d’un but Lur balle, pour remplir en-pore une fois tous les sentiers.Uroulx le frappeur suivant, frappa un roulant à Gaétan Charbonneau qui fit un mau-va s lancé au marbre de Larry Beauchamp qui coûta enco-l points.Bergeron fut crête d’un but sur balle.Car-aonneau fut retiré de Jean-’aul Charbonneau à Midas uesage.Cyr fit sa deuxième apparition dans cette manche •t frappa un simple pour permettre à son club de prendre line avance de 7 points.Robert fit sa deuxième apparition et frappa à Jean-Paul t harbonneau qui fit un mauvais lancé au premier but, our la 3e erreur.Une longue chandelle frappée au Champ centre par Prud’homale fut mal saisie par Henri ’ampeau, pour la quatrième Le tournoi de golf des hom- ! mes d’affaires du nord, dis-; puté sur le parcours du club de golf de St-Jérôme: inercre- j di, a été couronné d’un très | vif succès.Son Honneur M.Camillion Houde, maire de Montréal et son épouse ont honoré le tournoi de leur distingué présence.Le tournoi était sous la présidence de M.Rodrigue Duval.Les organisateurs.O.Bé-lair, Armand Gratton, Lucien Poirier et Y.Bock n’ont rien ménagé pour que ce tournoi remporte un succès remarquable et tous ceux qui ont collaboré à l’organisation méritent un chaleureux merci.Le meilleur score brut de la , , ., i journée a été réussi par Gilles nregistrer qu un seul point.^ T a fin de cette sixième man- Gratton qui a joue 83.Le erreur.Dubois frappa ensuite à Yves Nadon un roulant pour la cinquième erreur des Jérômiens, et cette longue manche se termina au compte
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.