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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 12 décembre 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1947-12-12, Collections de BAnQ.

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w 1897-1947 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1947 CHENIER 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) LABELLE 51e ANNEE — No 50 Directeur, MARC FORTIN Saml-Jérôme, vendredi, 12 décembre 1947 Potins politiques Excellent mot d'ordre Notre population trouverait grand profit à se soumettre au mot d’ordre lancé d’une façon très opportune par la Chambre de Commerce du district de Montréal “Dans votre intérêt, ne contribuez pas à faire monter les prix”.En d’autres termes, il importe à tous les consommateurs d’appuyer le gouvernement King dans les mesures “souvent d’apparence draconiennes” qu’il est obligé de prendre pour enrayer l’inflation.¦ Les élections à Montréal Comme dans toutes les élections des diverses Municipalités de la Province, l’Union Nationale essaie, par des manoeuvres plus ou moins louches d’imposer aux électeurs des représentants de son choix.C’est ainsi que dans Je quartier St-IIenri, l’Ilonorablc Hor-midas Delisle et le célèbre exdéputé René Lahclle, ont pris en mains l’organisation de deux ou trois candidats de l’Union Nationale dont un serait parent de M.René Labellc.Heureusement que les électeurs voient clair.¦ La mainmise sur l'Université Apres avoir assujetti les Commissions Scolaires de la ville de Québec et de la ville de Montreal à.la domination tic l’Union Nationale, notre Premier Ministre Maur/ce Drew-Plessis se trouve maintenant en grand appétit.Il ne songe à rien moins que de mettre la main sur l'Université de Montréai: aussi serait-il prêt à accorder un généreux octroi à l'Université à la condition que tous les contrats soient accordés suivant les directives de l'Union Nationale à des favoris du régime.Nous espérons que les autorités compétentes empêcheront ce coup de force, car les souscripteurs de l’Université n'entendent pas confier leurs deniers au tripotage financier des amis de l'Union Nationale.¦ — Nos Ministres voyagent Il y a quelques semaines, notre Ministre de la Voirie, l'IIo-norable A.Talbot partait pour l'Europe et annonçait qu'il devait assister au mariage de la princesse Elizabeth.Subséquemment il devint notoire que le Canada étant représenté par le Très Honorable Monsieur King, aucune invitation n'avait été faite aux Premiers Ministres et aux Ministres des provinces canadiennes.M.Talbot est donc revenu bredouille, sans avoir assisté à ce grand mariage: toutefois, r'est la province oui a payé quand même scs frais de voyage.¦ Toujours aux frais de la Princesse De retour de son voyage en France, l'IIonorablc Albini Paquette a déclaré qu'il avait visité les boursiers canadiens-français à Paris et qu’il s'était renseigné sur la triste situation dans laquelle ils se trouvaient.Comme s'il n'ajoutait aucune foi aux commentaires de son collègue, M.Zomer Côté est allé lui-même à Paris pour rendre visite aux boursiers.C'est Batiste qui paie tous les nombreux voyages de nos Ministres, et il fallait bien qu'Omer Cote trouve une autre explication : aussi a-t-il déclaré qu'il avait comme but de son voyage 1 intention d'engager un professeur d'accompagnement pour le Conservatoire de Musique de la Province.Pour une raison suave, c'en est une ! ¦ Intrigues à la Commission Scolaire de Montréal la- Président, Monsieur Eugène Simard, désireux de suivre les directives électorales ou il reçoit do sps chefs» manoeuvre, depuis quelque temps, pour remettre à la tête d’un servicejm-portant de la Commission Scolaire un personnage remuant et (Suite à la page 2) r Voici quelques directives pour la correspondance du temps des Fêtes.Les suivre, c'est se servir soi-même.1— Poster tôt.2— Adresser correctement et lisiblement ; inser re l'adresse de retour dans l'angle supérieur gauche.3— S'assurer que l'affranchissement est suffisant.Pour les colis, soigner l'eipballage.Au Conseil Municipal L’ECHEVIN LESSARD INTERROGE LE GERANT Un regard sur l’actualité travers les faits Requête de la Regent Knitting concernant l'évaluation.— Opinions légales en controverse.— Engagement d’un nouvel estimateur.— Fanfare St-Jérôme.— Assistance aux Soeurs du lion-Conscil.— Nouveau contrat d’enlèvement de vidanges.1.'homologation du rôle d'évaluation a fait encore le sujet principal à la dernière assemblée du Conseil municipal.I.e lundi précédent a la suite de !a requête portée par la Compagnie Regent Knitting Mills Ltd, laquelle en définitive avait accepté une évaluation au montant de $7000,000.00 comme base d’imposition pour l'année 1048, le Conseil avait décidé de demander des avis légaux à Mtre C.L.de Martigny, de St-Jérôme, à Mtre Joseph Jean, aviseur légal de l'Union des Municipalités de la Province de Québec et à Mtre Emile Morin, sous-ministre des Af-faites municipales de Québec.Donc pliquent et les membres de la Fanfare qui ont déjà occupé ce local ne tiennent pas y retourner et les constables de nuit qui sont au dortoir avant de prendre leur poste n’aiment pas les accords et les sons du cuivre pendant qu’ils dorment.Devant ces faits, le Conseil s'entend pour laisser la Fanfare continuer à occuper la salle de l’Hotel de Ville d'ici qu’une solution soit trouvée au problème.En conséquence de la décision du Conseil quant à la Fanfare, les unions ouvrières demandent qu’il leur soit permis de continuer leurs assemblées dans la salle du Poste des Pompiers, ce qui leur est ac-la question revient sur le tapis et j cordé, voici les avis légaux soumis.Mtre de Martigny en conclut que la Ville pour ne pas déroger à i la loi, doit imposer la Compagnie | sur le plein montant de l'évalua-j lion établie par les estimateurs ou procéder par l’adoption d’un règle- ] ment approuvé par les électeurs j lors même que ce ne soit que pour une année.L’Union des Municipalités ne peut fournir d’opinion car dans le moment elle n'a aucun aviseur en fonction.Quant à Mtre Morin, il répond verbalement (par téléphone) que la plainte portée par The Regent Knitting Mills Ltd est parfaitement légale et doit être considérée coinnii^ telle et que le Cqiit^i) peut modifier l’évaluation fixée par les estimateurs, de toute propriété dès qu’il y a plainte, comme tel est le cas.Que si le Conseil a le droit de se rendre à la demande d'un petit propriétaire et réduire son évaluation s'il la juge trop élevée, il peut également le faire pour les propriétés d’une compagnie.Devant ces opinions différentes, le Conseil ne sait quelle alternative adopter.M.Pau! Rrosseau représentant Monsieur l’Echevin Georges Dun-nigan, président de la Commission Santé, Hygiène et Assistance publique, fait remarquer au Conseil que les révérendes Soeurs du Foyer Notre-Dame du Bon Conseil accompplissent une tâche des plus louable auprès des indigents et des malades dans la Ville, ne comptant pas leur temps, leurs visites, leur travail et même, fournissant des vêtements et autres articles et sans pour cela ne jamais demander de contributions à qui que ce soit.Devant ces faits, monsieur Dunnigan propose que la Ville accorde une subvention de $200.00 aux Révérendes Soeurs pour les dédommager en quelque sorte des déboursés qu'elles encourent dans l’accomplissement de leur oeuvre charitable et sociale.Le contrat avec l'entrepreneur de l’enlèvement des vidanges devant se terminer le 31 décembre prochain, le Conseil autorise le gérant à demander des soumissions par l'entremise des journaux locaux pour l'accomplissement de ce travail en 1948.Le Conseil reconsidère sa décision épar L.Bertrand, M.P.) «') Augmentation du paiement initial versé aux producteurs de blé en vertu de l’accord conclu avec la Grande-Bretagne; f) Construction d’habitations à bon marché, particulièrement poulies vétérans; LA SESSION FEDERALE La session fédérale, ouverte vendredi dernier sera certes l’une des plus importantes du présent Parlement ,et celle qui, à notre avis o-I rientera de façon nouvelle l’économie canadienne.Les mauvaises conditions qui prévalent dans les pays d'Europe, meurtris et appauvris par la guerre, le déséquilibre financier de ces pays, leur impuissance à satisfaire une population sans ressources, ne sont pas sans provoquer sur l’économie canadienne, comme sur l’économie américaine d’ailleurs, de supplémentaire de chaque déprofondes répercussions.La hausse Partemcnt, sur les mesures d’urgen-du coût de la vie, par exemple, est ‘’e provoquées par les évènements un entre beaucoup d’autres des f!u* mois en mois changent ia problèmes que le Parlement doit politique courante, enfin sur le étudier et solutionner, tout en ap- budget qui devra, pour contenter Dans le décor traditionnel mais sans l'éclat des tuniques rouges de la Garde à pied du gouverneur général.Son Excellence le vicomte Alexander a présidé cet après-midi à l’ouverture de la quatrième session du 20c Parlement, à Ottawa.On voit ici le gouverneur général et Lady Alexander acceptant le salut de la garde d’honneur à leur arrivée aux édifices du ¦ Parlement.(Photo : — ARMEE CANADIENNE' Idéale?R.-—Il n'y en a pas eu.Q.—Qui a surveillé les de construction?R.—MM.les Echevins Chartrand léjà prise par laquelle des condui-.et Trudcl.monsieur l'Echevin Lessard pose i règlements pour la construction les questions suivantes au gérant d’égout, qui établit les superficies?de la Ville M.Francis Valiquette: R.—L’Ingénieur Morin Q.—Monsieur le Gérant, qui a Q.—Qui prépare les actes de ré- préparé les plans du pont de Pile partition des égouts?R.—L'ingénieur Morin.Q.—Qui s'occupe des permis de travaux construction?i R.—L’Ingénieur Morin et j’y vois moi aussi.Et là-dessus, il est minuit et la ' tes la Compagnie déclare ou’il a lui Mtre Emile Morin être construites sur l’Ile Perreault d’aqueduc et d’égout devaient Q* Quand la_ \ ille prépare des} séance est levée.meme rencontre à Québec, et que ce dernier lui a donné les mêmes informations à savoir que le Conseil est parfaitement autorisé à faire droit à la demande de la dite Compagnie.I! ajoute et suggère au Conseil que dans les circonstances il serait : vu qu'il ne s'est opéré aucun dé- ; veloppement sur cette i!e, et décide que le montant prévu pour tels travaux soit appliqué à de sein-blables constructions de conduites dans le Boulevard Mélançon entre les avenues du l’arc et Desjardins peut-être à propos que la Ville de-i 011 Plusieurs maisons sont déjà mande à son aviseur Mtre de Mar- érigées et dont les occupants sont tigny de se mettre en communication avec Mtre Morin pour discuter la question et en venir à une entente.Répondant à la remarque d'un membre du Conseil concernant l’exactitude des opinions légales fournies par Mtre de Martigny, M.Rrosseau ajoute qu’il ne se trouve aucun avocat qui ne s'affilie un conseil lorsqu'il s'agit de questions graves et que Mtre de Martigny n’aura aucune objection à communiquer avec Mtre Morin.En définitive.Le Conseil accepte cette suggestion et demande est faite à Mtre de Martigny de faire rapport pour lundi prochain de ses communications avec Mtre Morin.L'Homologation du rôle d'évaluation est donc encore remise à lundi prochain.Le Conseil accorde gratuitement l'usage de la salle du poste des pompiers à la Société Cooperative Agricole du comté pour y tenir son assemblée annuelle.A la suite de la résignation de M.Lucien Parent comme estimateur de la Ville pour 194S, l’engagement d'un nouvel estimateur est demeuré question à l’étude, mais le Conseil après nvoir considéré les propositions à ce sujet, engage M.Champlain Morency à cette position, aux conditions déjà établies par résolution.Lors de sa dernière session, le Conseil avait décidé le déménagement de la Fanfare de la Ville dans la salle du Poste des Pompiers, mais voilà que les choses se com- privés de tels services.Avant de terminer la séance, Pour des raisons incontrôlables, l’interviou avec “l'Ours de Sainte-Adèle”, M.Claude-Henri Grignon, qui devait paraître cette semaine, est remis à la semaine prochaine.LE FLANEUR SALARIE.La D.R.C.FERMERA SES PORTES Du 19 décembre au 3 janvier.— On demanderait l’assrt- ses portes pour une période rance chômage.— Nouvelle entente signée entre pr.- plus prolongée que celle-ci.irons et ouvriers.Evidemment, cette situation '___________ n'est pas à espérer- Nous avons appris au début i la compagnie useront de ce1 Entre temps, une entente de la semaine, que la compa- droit.au sujet des augmentations gnie Dominion Rubber, de St-1 Nous sommes allés prendre salaire a été signée par les Jérôme, fermera ses portes des informations au bureau de autorités de la Dominion Rub-1 du 19 décembre au 3 janvier.l’Assurance-chômage à St-Jé- ber ,e^ rectifiée par les em- ¦ ‘ ¦ w ~~ ployes le 3 décembre dernier1 L’hon.M.MacKenzie King, de retour d'Europe, vient de reprendre sa tâche a la session qui vient de s’ouvrir au Parlement d'Ottawa.Nous nous réjouissons de constater que l’état de santé du vaillant chef du parti libéral est excellent, malgré, le poids très lourd qu’il supporte sur ses épaules.Au cours de son séjour en France, en Belgique, en Hollande et en Angleterre, l’hon.M.King n'a laissé échapper aucune chance d’augmenter et de mettre au point sa déjà riche documentation sur l'état des affaires et les problèmes nés de la guerre dans les pays qu’il a visités.Enquête personnelle qui n’a pas ouvert des perspectives g) Codification des lois concer-| trop r>antes.Le premier minis.i, ., .itre, sans s alarmer, parle de nant 1 organisation et 1 adminis- J “forces cachées qui menacent la nation des trois services armés dut sécurité des Nations Unies”.Au pays.jouteront des débats sur la hausse des engrais alimentaires, sur des mesures additionnelles de sécurité sociale, sur les crédits généraux portant à la renaissance du vieux monde une attention basée sur la charité la plus élémentaire.On peut ainsi résumer le menu de la session: a) Maintien de certaines régies pour empêcher la hausse du coût de la vie; b) Ratification des accords de Genève; le Canada est partie contractante, ce qui lui permet de faire commerce avec 18 nations du monde; c) Approbation de mesures financières et fiscales pour parer à notre manque de dollars cains; un légitime et unanime désir de la population, annoncer des réductions importantes dans les taxes et les impôts- Tel est à voi d’oiseau le programme de la session.Elle s'est ouverte en coup de vent, en ce sens que les partis d'opposition n’ont pas été lents à indiquer qu’ils entendaient faire une lutte serrée au gouvernement.Le parti conservateur a tout de suite reproché aux libéraux d’avoir retardé à abolir les contrôles, ce qui explique la situation confuse du moment; le parti de la C.C.F.a blâmé l'administration d’avoir abo-ameri- )j ;a plupart des contrôles, a ré! clamé leur application totale mi- di Reprise de l’étude de piojets médiale, et demandé même l’éta laissés en suspens à la dernière tisation s’il le faut- Le' Crédit So-session: bills sur les différends in-1 cial a de nouveau souligné que seul dustriels (code du travail), refonte son programme monétaire — faire de la loi électorale, remaniement imprimer de l'argent et le distride la loi de l'impôt sur le revenu, buer largement en dividentes — etc’ (suite en page 2> M.Marcel Osliguy élu présidenl Le Club Libéral du Comté de de Les élections du Club pour l’an-Terrebonne a tenu récemment ses née 1948 ont donné les résultats élections annuelles, sous la pré- suivants: président honoraire: M.sidence de M.J.-M.Vermette, N.J.-M.Vermette, N.P.; président acP.' tif M.Marcel Ostiguy, de Saint- M.Vermette a remercié les niera- Jérôme; vice-président : M.René bres de la collaboration ineessan- Gascon, de Saint-Jérôme; secrétai-te dont il avait été l'objet depuis re: Me Gavan Power, de Sainte-qu’il présidait aux destinées du Agathe; trésorier : Me Léopold Club, et a demandé, vu que son Nantel, de Saint-Jérôme; direc-terme d'office se terminait, de teuvs : M M.Anastase Comtois, de n’êtro point mis de nouveau en no- Terrebonne; Ernest Bastien, de C’est ce que nous ont annonce un porte-parole de cette industrie jérômienne et un représentant de l’Union des employés.Un officiel de la compagnie nous a fait remarquer que l’on ne perdrait que six jours de production pendant cette période de temps à cause des nombreux congés des fêtes qui auraient interrompu le travail si l’usine n’avait pas été fermée.Evidemment chez les employés, on est un peu désappointé, mais on espère pouvoir retirer l’assurance-chômage pendant cette courte période de chômage.Le porte-parole de l'Union nous a déclaré que c’est la première fois en sept ans que les ouvrier) de rôme et le gérant, M.W.-H.Sanderson, nous a déclaré que :ul cours d’une assemblée.Le les employés de la Dominion nouveau contrat n a pas enco- j Rubber ne pourraient retirer ce été signé et est actuelle-, que quelques jours d’assuran- nient en bonne voie de pro-: ce, soit du 31 décembre au 5 gccs.janvier; “quand une person- La nouvelle entente per-J ne qui est sans emploi”, nous met: 1.une augmentation gé- dit M.Sanderson, “nous re- nérale de salaires de 10 cents met son année de prestation, appliquée aux heures trevail- c’est-à-dire son avis de ren- lées; 2.la semaine de 45 heu- voi, il s’écoule au moins une res; 3.trois congés payés au semaine d’attente avant que cours de l’année; 4.vacances l’assurance chômage entre en payées d’une semaine à tout force.” employé de trois mois de ser- mination.Il est déjà le président Saint-Sauveur des Monts; M.Ar- Dans certains milieux, on vice avec la compagnie et de de l’Association Libérale du comté thur Gohier.de Saint-Hippolyte et nous a déclaré que les em- deux semaines pour tout em- de Terrebonne, et comme tel il a C.-E.Forget, de Sainte-Agathe, ployés de la Dominion se- ployé de 5 années de service, un surcroît de travail; il estime Me Raymond Raymond, de Saint- raient plus sages de ne pas Nous espérons, dans l’inté- que les fonctions et les charges du Jérôme, agira comme aviseur lé- retirer d'assurance - chômage rêt des deux parties en cause.Club doivent être distribuées de gai.Les vérificateurs seront MM.et de se garder une réserve que le contrat soit bientôt si- façon à assurer sur tous les fronts Rodrigue Bélanger, de Saint-Jé- pour 1948 au cas OÙ la corn- gné et accepté par tous les in- de l’organisation, travail efficace rôme et Mc Paul Larose, de Sainte- pagnie serait forcée de fermer téressés.et soutenu.Thérèse.parlement du Canada, nos législateurs fédéraux ne tarderont pas à se trouver en face de questions dont le règlement profitera beaucoup des informations de première main que M.King rapporte de son séjour outre-mer.Le vénérable homme d’Etat a à coeur d’aider tant qu'il pourra son pays et l’univers a sortir de leurs difficultés actuelles; son concours est certes précieux.Notre confrère, M.Jean-Charles Harvey, journaliste de talent, esprit libre, quelque peu voltarien.ancien directeur du “Jour”, a donné, il y a une quinzaine de jours, une conférence sous les auspices de l’Institut Démocratique dont AL T.D.Bouchard est le fondateur-président.C'est une tribune où l’on discute librement toutes les idées qui yous passent par la tête et voilà pourquoi AL Harvey a servi à ses auditeurs éberlués des sophismes qui sentaient à plein nez les grands philosophes libertaires qui ont sombré dans l’erreur et amené le monde au bord de l’abime.La conférence entière de M.Harvey serait à citer.On pourra probablement en lire le texte dans le “Clairon-Alontréal” dont le directeur.M.T.D.Bouchard, a remercié le conférencier.Un conseil, cependant.à ceux qui liraient ces lignes : voyez à quelles aberrations cela mène de vouloir s’affranchir de toutes règles morales et intellectuelles.Les êtres vraiment libres ce ne sont pas les libertaires à la Harvey, mais ceux qui savent se dominer au point d'admettre la nécessité des garde-fous, aussi bien dans l'ordre de l’esprit que dans l'ordre de la matière.Evidemment personne n’est tenu de recevoir les allocations familiales, mais on a réellement tort de ne point en bénéficier.Les raisons en sont fort simples.L'impôt prévoit une réduction de $100 pour chacun des enfants, qu'ils reçoivent ou non les allocations familiales.Les parents qui les reçoivent ont droit à ce S100 de réduction et en plus aux allocations qui ne sont maintenant assujetties d’aucune façon à l'impôt.Les allocations représentent de l’argent clair et net.Lorsque la loi a été mise en vigueur en juillet 1945, elle comportait une clause de récupération.Cette méthode ne donnait pas satisfaction ; depuis le 1er janvier 1946, les allocations n’ont plus rien à faire avec l’impôt, et constituent un don pur et simple.Quand on donne à profusion, il faut ensuite avoir le courage de payer, dit la “Gazette des Campagnes”, en commentant les récentes mesures fédérales.Voici un extrait sur ce thème : L’Honorable AI.Abbott peut se vanter d’avoir embrouillé à souhait l’esprit de 13,500,000 administres du Canada, l'autre soir, lorsqu'il a révélé d'abord les 17 traités commerciaux conclus à Genève, puis lorsqu’il a lu son exposé des mesures à prendre pour saiçvcr l'économie du pays.Le document pose en effet une date: il établit, au vu et su de tout; Canadien, que les dettes étant faites, ainsi que les cadeau-prêts.il faut les paver! Ca ne s'est jamais dit ! C’est le seul point facile à comprendre du document.L’heure est donc venue où le Canada se trouve à court d'argent pour faire honneur à ses affaires, absolument comme vient à court d'espèces sonnantes celui qui engage l’avenir plus que ses ressources ne le lui permettent.Nous avons poursuivi un "effort de guerre” total; nous avons fait un effort économique total également ; nous avons donné, prêté non seulement à des pauvres, mais aussi à des riches.L’heure du bilan est sonnée.Et U faut trouver de l'argent.! Il y a toujours des pauvres parmi nous Organisé par le I" u f| i| o T A II Y DK S AIN T - *1 K II O M E Iffiï i ! i } { i i ! ! T A G - D A Y de la SOCIETE les 12, 13 et 14 décembre ST-VINCENT-DE-PAUL AUJOURD'HUI, DEMAIN ET DIMANCHE L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, vondrodi, 12 décembre 1947 Page 2 Fondé en 1897 WM rvw @> Journal hebdomadaire publié à Saint-Jérôme, comté de Terrebonne Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa.L'AVENIR DU NORD est publié par "L'Avenir du Nord Cie Liée" ei imprimé par les ateliers de L'IMP FUMERIE DE ST-JEROME, Enrg., 303, avenue Parent, Saint-Jérôme.o b ?L'AVENIR DU NORD Cie Ltée Président : Me J.-M.VERMETTE, N.P., Saint-Janvier, directeur politique Vice-président : Arthur GOHIER, marchand, St-Hippolyte Sec.-trésorier : Roland BOCK, industriel, Montréal Directeur : Marc FORTIN, Saint-Jérôme Le bureau de L’AVENIR DU NORD est situé à 303, ave Parent, téléphones 12 et 1288, Saint-Jérôme."Duel in the San'' LETTRE OUVERTE Æ005CC«W55000COCC hebert a ete nomme a la vieille capitale.! sion immédiate.un poste important au bureau Le nouveau gréant de la :—Nlaison, 2 logements, coin Nan- chef à Montréal.Banque Provinciale est -éli- 1-Mafsom0?Cfôgis dont l’un li- X' :r- nouveau concitoyen bataire, ce qui lui évite les; bre immédiatement, située coin est né à Detroit, Michigan, tracas crues par la crise aigue : : du Plateau en face du terrain mais traversa assez jeune la du logement à St-Jérôme com-; A VENDRE S’ADRESSER \ ¦ PFI LETTERifrontière du 45ième pout ve- me ailleurs Ses sports favoris Camion “Ford” en bonne con-! & MORIN.304A.rue St-Geor- :nir rester au Canada.Après sont le golf et le ski; il a fait dition.Pour détails s’adresser ges, Tél.952.j ses études primaires au De- partie du Ft.C.M.P.comme flxQtroit High School, il poursui- Frontiersman.,’ait ses études classiques au Nous souhaitons la bienve- * 305 rue ra r»ri i i Telephone : Bureau 61 nés.510 ARCHITECTE Bureau : 298, rue Labelle j Suite 5 ïlésiîlence : 430, BIvd Melançon j Saint-Jérôme, Qué.YVON BO _JVOCAT Enirepr Hontigny.Tél.: 177, I I SAINT-JEROME | ATELIER ATELIER î'X Tprpîs > TIT ni MACHINE D’AJUSTAGE I, ï K f KÂt L I S»OP ENRG.REG’D.Technicien diplômé E.T.M.Outillevir & Desainaiour inriuslrioî Travaux de précision Résidence Atelier 440.rue Ouimet ST-JEROME 650.rue Carillon Tél.: 692-VV Tel.: 1 iS-IV a : Eagle Lumber Co.Ltd., Tél.: 50 St-Jérôme.(Ind.) 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