L'électeur, 18 décembre 1880, samedi 18 décembre 1880
1ère année QUEBEC, j i MTOIivViiM * *’ * 18 DECEMBRE 1880 No.133 $ Y Là ECTEUR Le numéro : 1 centîn.I LA COMPAGNIE D’IMPRIMERIE DE QUEBEC.( > Propriétaire l Edition quotidienne efiiewebides.¦ 18 Décembre.Si Catien, 1C7S—Mort do Robert Nanteuil, célèbre graveur français.1790—Mort de Pierre Louis de Préville, Comédien.1809—Mort du Dr Alexandre Adam, savant écossais.1818— Incendie de l'église de St Roch de Québec.1843—Mort de Lord Lynedoch, général Anglais.1855—Mort de Samuel Rogers, poète anglais.18G7—Abolition de l’esolavage aux Etats Unis.Z QUEBEC, 17 DÉCEMBRE 1880.LETTRES PARLEMENTAIRES Ottawa, 15 déc.La journée d’hier, a été consacrée presqa’exclusivement an discours du Ministre des chemins de fer.M.Tup-per nous a exposé, dans une harangue de cinq à six heures, la politique du gouvernement au sujet de la construction du chemin du Pacifique.Nous étions étonnés de ne pas entendre cette année, comme au mois d’avril dernier, les protestations de nos amis conservateurs de la province de Québec.Nous avons eu l’explication de ce silence, la clef du mystère dans le discours de Thon.M.Tupper.Nous voyons maintenant que, pour avoir le support silencieux des conservateurs d’ici, on leur a fait croire que la construction de la ligue au nord du lac Supérieur est lu seul moyen de nous donner notre part du commerce du Nord-Ouest.Je me permets do différer d’opinion sur ce point avec l’hon.Ministre, et je vais tâcher d’établir dans cette lettre que cette ligne n’est pas la plus avantageuse pour notre commerce.Toute personne un peu familière avec la géographie des lieux se convaincra facilement d’une chose,c’est que la section Est du Pacifique se construit en pure perte et qu'elle sera nécessairement ruinée par la compétition que lui susciteront, en été, la navigation dQ lac Supérieur jusqu'au Sault; en été et en hiver,celle des chemins de fer américains actuellement en voie do construction et qui se relieront d’ici à deux ou trois ans à nos chemins de fer canadiens par l'embranchement du Sault Ste Marie.Ces chemins feront passer sur le Canada Central et le chemin de fer Q.M.O.et O.non seulement les produits du Nord-Ouest mais aussi les produits de quelques-uns des Etats de l’Ouest des Etats-Unis.Il est un fait dont personne ne pent douter, c’est que la ligne de chemins passant au Sud du lac Supérieur aura beaucoup plus de commerce que l’autre ; ayant, en outre, sur la ligne du nord, l’avantage d’étro un chemin de fer de première classe, elle pourra transporter les produits de l’ouest et du nord-ouest à des taux beaucoup plus réduits.Le commerce, qui n'a pas le patriotisme que nos amis conservateurs invoquent toujours, lorsqu’il s’agit de passer uno mesuro un peu douteuse, le commerce, dis-je, devra passer par la ligne qui lui offrira le plus d’avantages, qu’elle soit située sur le territoire amé-rican on sur le territoire canadien.Le commerce du Nord-Ouest suivra la ligne de Winnipeg à Emerson par l'embranchement do Pembina pour se rendre à Duluth par le chemin de St Paul et le Northern Pacific.La ligne actuellement en voie de construction sera directe de Duluth à Marquette et de Marquette au Sault Sle Marie.Des calculs consciencieux établissent que ces deux lignes auront à peu près la même longueur.Aujourd'hui la ligne du sud aurait quelques quarante à cinquante milles de plus long que la ligne projétéc au nord du lac Supérieur.Mais il n’v a pas de doute que dans dix aus, époque à laquelle cette dernière ligne sera complète, l'embranchement du Sault sera raccourci de trente milles et la communication entre Emerson et Dclulh d'au moins quarante à cinquante milles.Les six cent soixante milles do chemin qui forment la section Est coûteront environ vingt-cinq millions do piastres.—Je crois que cette dépense est en pure perte et que cette ligne ne sera d'aucune utilité commerciale.Le parti libérahà la dernière session, s'est opposé à la construction immédiate de la section-ouest du Pacifique ou section de la Colombie Britanuique ; je crois que sou devoir est de combattre avec la même énergie la construction immédiate de la section au nord du lac Supérieur.C’est une grande imprudence de dépenser ainsi des millions de piastres en face de la compétition que ne peuvent manquer de nous faire les Compagnies américaines, Le chemin (le fer du Pacifique coû- tera au pay s,625,000,000 et 25,000,000 d’acres de terres, en sus des dépenses déjà faites et des sections sous contrat ; ce qui portera la dépense totale, outre l’octroi des terres, à 860,000,000 environ en argent.Le Ministre des chemins de fer, dans son discours d’hier, a fait une estimation ridiculement basse cte la valeur des terres octroyées au syndicat.Ces terres, d’après les termes du contrat, seront choisies par le syndicat lui-même parmi les terres les plus fertiles du Nord-Ouest.Elles beront disposées par lots alternatifs de un mille de largeur ' sur vingt-quatre milles de profondeur.Les terres ont plus ou moins de valeur suivant leur position éloignée ou rapprochée du chemin de fer.D’après les règlements du Ministère de l’Intérieur, — la première zôue, de cinqmilles de profondeur, est estimée à $5.00 l’acre ; la zône suivante, de quinze milles de profon- » , deur, à $4.00 l’acre ; la zône suivante, de vingt milles à $3.00 l’acre.Ainsi, les vingt-quatre milles seront situés, pour quinze milles de profondeur, sous la zône de $4.00,—quelques milles sous la zône de $5.00 et à peu près le même nombre de milles sous la zône de $3.00 ; ce qui porterait la valeur moyenne de ces terres à $1.00 l'acre, d’après l’estimation conservatrice.La plus basse estimation que l’on poisse faire de ces terres, telles qu’elles seront choisies par le syndicat est de $3.00 à $3.50 l’acre—établissant la valeur totale de $25,000,000 d’acres, au chiffre énorme de $75,000,000 à $87,000,000.Les terres du syndicat seront les plus bel-I les et seront nécessairemint vendues les premières.Le contrat est fait de manière à augmenter considérablement la valeur des terres du syndicat aux dépens des terres de la oouronne.En effet, ils ont le pouvoir d’empêcher d'ici à vingt aus toutes constructions de chemins de colonisation.Us ont par là le choix des lieux et des sites pour l'établissement des villes ; on un mot, ils ont le contrôle absolu de tout ce qui peut directement ou indirectement donner de la valeur à leurs propriétés.J’établis donc que le montant payé au syndicat est de pas moius de cent quarante millions de piastres, c'est-à-dire soixante millions de plus que la dernière estimation de M.Fleming.Les estimations données jusqu'à aujourd'hui par les ch fs du parti libéral et qui sont d'environ cent à cent-dix mil- lions de piastres sont faites au point de vue d’un chemin de fer de première classe ; tandis que le chemin construit par le syndicat sera, d'après les termes mômes du contrat, un chemin de seconde classe.Il est parfaitement clair que ces estimations ne peuvent avoir ancnn rapport avec la construction actuelle du Pacifique, telle que spécifiée par le dernier arrangement conclu entre le syndicat et le gouvernement.Il est difficile de s’expliquer comment le ministère a pu consentir à signer un engagement comme celui-ci, où les in térêts du pays sont aussi indignement sacrifiés,et comment il se fait que, dans le parti conservateur, il ne se trouvera que deux ou trois membres qui abandonneront leurs amis sur ce point.Ce qui domine chez nos adversaires sur ce • ¦ • point comme sur nn grand nombre d’autres,c’est l’esprit du parti.Si le grand chef demandait l'anéantissement de la Province de Québec, Sir Hector Lan gevin n’aurait qu'à faire un signe et tous obéiraient avec enthousiasme au commandement.- Espérons que le peuple infiigera à ses mauvais serviteurs le châtiment qu’ils méritent.OAV8EBIE.LES TRIBULATIONS DU JOURNALISTE.Beaucoup de personnes se figureiit qu’on fait un journal aussi facilement qu’un oent de piquet.Il ne s’agit qne de laisser courir la plume, de choisir parmi la masse de renseignements qui surgissent de toutes parts, et d'apporter un certain discernement dans le maniement .des ciseaux.—C'est uu métier comme un autre, disent-ils ; le barbier savonne et rase, le cordonuier tire son ligncul, le forgeron bat son enclume, tout comme le journaliste écrit chaque jour sa feuille.La seule différence c'est que son rôle est bien plus facile.Ilélas ! que ceux-là connaissent peu les mystères et surtout les misères d’un bureau de rédaction ! Je ne dirai rien des journaux du matin, qui se font et s'impriment durant la nuit : on refuserait de croire à la vérité, tant elle paraîtrait invraisemblable.Je ne veux parler que des journaux du soir ; cl l’on verra que ie tableau est déjà assez peu gai.D’abord, le rédacteur—ils’agii ici de la presse canadienne-française—est généralement peu et mal payé.Nos compatriotes ne Usent pas beaucoup et s’abonnent encore moins ; ce qui fai t que la caisse du journal u'est jamais bien remplie.Or, pour parvenir à vivre, le journaliste doit exercer, en dehors, une autre profession et ne consacrer au journal qu une partie de son temp*.C'est un premier inconvénient.Il arrive au bureau de la rédaction dans le cours de la matinée, après avoir sommairement réglé ses propres affaires.Le plus souvent, son esprit est en proie à de vives préoccupations ; cependant, il tâche de se remettre et commence à dépouiller son courrier.Il lui faut parcourir tous les journaux français et anglais, prendre des notes pour répondre à tel article qui est défavorable à sa cause, faire des extraits de tel autre qui donne dans scs idées, traduire ici, aligner et vérifier des chiffres par là, bref une besogne aussi variée que difficile.Après cela, il a les lettres.En voici une très courte nui encourage et contient des éloges ; celle-là ne se voit pas souvent ; aussi le journal peut la publier sans crainte d’avoir à se répéter.Une autre, dix autres viennent d’abonnés qui ne sont pas complètement satisfaits de l’attitude du journal, il frappe trop sur celui-ci, il ne traite pas celui-là avec toute 1a rigueur qu’il mérite.Sur tel sujet, sa position n’est pas assez nettement accusée ; il prend des biais.Sur tel autre, où il faudrait tuer de diplomatie, il dit trop carrément son fait.En résumé, pour vouloir plaire à chacun, ie malheureux rédacteur a mécontenté presque tout son monde.Cependant, il tâche d’oublier ces légers mécomptes, et, à l'aide des notes qu’il a prises, il commence son premier-Québec, ou, comme on dit ici, son éditorial.Au moment où il se sent pénétré de son sujet et fait voler sa plume sur le papier, quelques membres du comité* de direction font irruption dans le bureau.Il lui faut susprendre la phrase inachevée et prendre part aux délibérations, se défendre contre celui-ci, donner «les explications à celui-là, modérer les ardeurs d’un troisième ; et, cependant, U* temps passe.Chacun a scs intérêts, ses amitiés, ses antipathies, et ccs divers sentiments, souvent en conflit, donnent lieu à des reproches, à des discussions au milieu desquelles le rédacteur se trouve ôxposé aux traits des deux camps, il pare les flèches de son mieux et propose des moyens tenues qui sont qualifiés de faiblesses.II faut qu’il soit triplement FEUILLETON DE “ L’ELECTEUR.” No 81 LES CHASSEURS UE CHEVELURES PAR MAVNE RKI0 CHAPITRE LIIL.Combat au bord de Pabîrae Uu profond sentiment o désespoir s’ern para do mon Ame.Je n’ avais pas d’arme avec ^quelle je pusse i Atteindre mon antagoniste, tandis que Iu\avait son arc, et je 10 voyait qui disposa*,t une seconde flèche sur la corde.Ace moment 'fa crise suprême, trois l< (*«.*s passèrent daiis mon esprit et s’y croiseront avec 14ÎI rapidité de l’éclair.Mon Pir.mU1fr ,llüU?f jnient fut de pousser mon «./y eu ttv,nht, comptant sur sa torce bîmô l’/Oiir précipiter l’antre duns l’aie n’a mi ^ ^ ou une bride et deséperons, Mais i«ai 4 point liâsité à nirfopter co plan co'était a’ava>s «d l’un© ni l’autre ; la chan-bonué ' ^rol> redoutable.Cette idée abau-A), je pensai à une autre-: saisir mou tomahawk,^t le lancer h la tête do mou antagoniste.Mais, uon l Et jo m’arrêtai i\ un troisième parti : mettre pied à terre, et attaqher le mustang avec mon arraoJ Evidemment/ c’était la sonie chose à fdre.* .* 1 .Eu un instant, jo me laissai glisser de cheval, entre Moro et le rocher.Au moment oh j’exécutais cetto manœuvre, une seconde flècho m’effleura la joue ; j’avais été sauvé par la promptitude de mon mouvement.Uu instant je rampai le long (les flancs do mon cheval, et me plaçai directement on face do mon ml versai re.Le cheval de lTndicn, semblant deviner mes intentious, se câbîii en renâclant violemment, puis tomba presque aussitôt à la même place.rendant co temps, l’Indien préparait une autre flèche, mais celle-ci ne devait jamais partir.' Au moment oh les pieds du mustang retombaient sur le rocher je frappai : l’animal fut atteint entre les deux yeux Je sentis le craquement de l’os sous lu fer de ma hache et immédiatement je vis disparaî-tve de dessus le rocher le cheval et le cavalier.Celui-ci avais poussé un cri terrible et «’était efforcé, mais en vain, de s’élancer de sa selle.* Un jnoment do silence suivit ce cri suprême Ils tombaient, tombaient toujours dans les profondeurs de l’abîme.Puis uu bruit sourd se lit entendre : c’était le choc des (leux cadavres, qui rencontraient la surface de l’eau Jo n’eus point la curiosité do regarder au fond : d'ailleurs je n’avais pas lo temps.Quand je fus relevé, car jo m’étais mis h genoux pour frapper, je vis l’autre Indien qui atteignait la plate-forme, il no s’y arrêta pas, et vint à moi ou courant, la lance en avant.Je vis que j’allais être percé d’outre en outre si je ne parvenais h parer ce terrible coup.Jo me couvris de ma hache, et heureusement la parade fut exécutée avec tant de précision que la pointe do la lance rencontrant le fer do mou arme, le coup passa près de moi sans m’atteindre.Nous étions lancés l’un contre l'autre avec tant do violence, que nos corps se heurtèrent, et nous roulâmes tous deux au bord du précipice.Aussitôt que j’eus repris mon équilibre, je recommençai l’attaque en serrant mon adversaire de près, dt* manière A paralyser l’uéaçô de sa lance.Ce que voyant, le sauvage jeta cette arme pour saisir son tomahawk.Nous combattions corps h corps hache contre hache.Nous avancions et nous reculions le long do l’étroit tender, suivant que nous avions h parer des coups ou à en porter.Plusieurs fois nous nous saisi mes en ta- chant de nous précipiter l’nu l’autre dans l’abîme; mais la ciainte d'être entraîne dans la chute de son adversaire retenait les efforts de chacun do nous.Nous nous lâchions alors, et nous reprenions le combat au tomahawk.Nous nous battions sans échanger un seul mot.Qu’avions-nous à nous dire, d’ailleurs, nous ne nous serions pas compris.Nous n'avions qu’un but, qu’un désir, qu’une pensée, nous débarrasser l’un de l’antre.Dès (pie nous avions été aux prises, l’Indien avait cessé scs cris, et nous nous frappions avec acharnement dans un mutisme complet • Quelques bruits, cependant, éclataient pendant cette lutte : c'étaient une exclamation brusque, le sifflement de nos poitrines, le choc de nos tomahawks : le hennissement do nos chevaux et le mugissement continuel du torrent.Pelle était la symphonie de cetto terrible épopée.Nous luttions depuis quelques minutes sur l’étroit sentier.Nous nous étions fait plusieurs blessures) mais ni l’un ni l’autre n'était atteint mortoPéniont.Hnlin, après un échange de coups répétés, je parvins à faire reculer mon adversaire jusqu'à la plute-furrue.Là, nous avions tout l’espace nécessaire, et noir-nous attaquâmes avec plus d'énergie que jamais.Après quelques nouveaux coups, nos tomahawks se rencontrèrent avec taut do violence,qu’ils échappèrent en même temps de nos mains à tous deux. 18 décembre L’ELECTEUR KU cuiiasbé et qu’il possède une patiouco à toute épreuve.Enfin la tourmente passe et notre journaliste reprend son article interrompu.A la troisième phrase, ou annonce un abonné.— Monsieur, il y a eu,hier après-midi, un incendie et trois accidents; je n'ai pas vu cela dans vos faits divers.—Cela s'explique, cher monsieur ; le journal était sous presse lorsque cas in* eidenU se sont produits : il aurait fallu anéter le tirage etc.—C’est bien, je tâcherai de trouver uu journal qui s’imprime un peu plus tard ; bonjour ! .—Du reste, la feuille d’aujourd’hui contiendra tous les détails.—Inutile maintenant, je les connais, adieu î Puis, arrive un jeune poète qui présente timidement quelques pages d’une écriture serrée : —SI cela pouvait paraître aujourd'hui, M.le Rédacteur, je vous en aurais beaucoup de reconnaissance.Les vers ne valent rien, le rédacteur s’en est convaincu au premier coup d’œil ; mais quo faire?c'est alors qu’il rei 1 aux directeurs la monnaie de leur pièce : —Je soumettrai votre œuvre au comité, monsieur, c’est lui qui décide.Quantâ moi,veuillez croire que je serais enchanté île vous être agréable.—si, au moins vous pouviez dire un bon mot en ma faveur.—.Te n’y manquerai pas.Et il reconduit on: plutôt éconduit poliment le poète eu herbe.Ensuite entre le chanteur qui n’est pas satisfait d • la manière dont son chant a été apprécié dans le compterendu du dernier concert’: u II n’est pas artiste, il nVat qu’un simple amateur, et il trouve qu’on l’a traité avec un pen de sévérité, ou bien qu’on lui a fait une injustice eu te passant sous silence ; tandis qu’on a prodigué les éloges à M.un tel qui ne chante pas mieux que lui.Ne pourrait-on pas corriger celte erreur?” » Puis vient un individu qui voudrait faire rédiger une annonce un peu ronflante pour faire mousser un nouvel article: “ Le rédacteur a l’habitude d’écrire ; ce n’est rien, pour lui, que de broder une vingtaine de lignes dans le genre du petit brouillon qu’on lui présente ; un léger service qu'on n’oubliera pas.” Il faut s’exécuter, autrement le «lient irait porter ailleurs son aunoncc.Avec tout cela, le rédacteur parvient à achever son article dont les imprimeurs lui arrachent les feuillets encor© humides.Alors, il lui faut song -r aux Faiti-divers, aux Variétés, aux entrefilets intitulés: Personnel.Il a encore à choisir les reproductions sur les sciences, sur U i>olitiquo étrangère : les mouvements du roi do Grèce, l’attitudo de la Turquie, la question des juifs en Allemagne, la formation du nouveau cabinet français, les marches et contre- marches des armées du Chili, et jusqu’à la position exacte de Sitting-Bull ; tout cela à démêler dans les dépêch-s contradictoires de l’agence Havas, et les bulletin» de la presse des Etat-Un1 s.Et puis eneore/d y a les correspondances qui n’intéroasent que leurs auteurs.Un conseiller de municipalité a été élu, taudisque, nécessairement, son adversaire est défait.I)e suite, le candidat malheureux écrit une lettre de deux colonnes pour expliquer sa petite affaire.U accumule les accusations sur l’autre qui, à son tour, vient se défendre aussi longuement.S’il fallait imprimer tout: cette prose, le format du journal n’y sulllrait pas.On coupc court à la discussion et pu ae met deux ennemis sur Ica bras: il n’y a rien de susceptible comme les auteurs, surtout les auteurs qui parlent d’eux-mêmes.Enfin, il reste le feuilleton ; et ce n’est pas la partie la moins délicate, puisqu’içi le journaliste a l’honneur de traiter avec des lectrices.L’une voudrait des romans à sensation dans la manière de Ponson du Terrail; l’autre préfère Raoul de Navcry ; celle-ci aime les récits un peu filandreux de Madame Pauline Braquaval(uée l’Olivier)celle-là ne rêve que du Lamartine ; Gra-zîella est son chef-d'œuvre de prédilection.Il y a des journaux qui s’en tirent en publiant simultanément deux feuilletons dans un goût différent,* encore ne parviennent-ils pas à Jairo tairo toutes les récriminations ; Us déplaisent un peu moins, voilà tout.Le seul moyen, à mon sens, de faire u u journal dans des conditions suppor-portnbles, ce serait d’ètro propriétaire et rédacteur à la fois, et d’étre assez fortuné pour pouvoir distribuer sa feuille gratuitement! ' Les' abonnés se chitireraient par milliers et tout le monde serait content.Mais j'ai bien peur que cette félicité uo soit pas d’ici-bas.Gabriel.publié dans le Free Press, et condamne en termes énergiques, les termes du coutrat du Pacifique avec le Syndicat: dès que nous l’aurons, 1’Electeur le publiera.Au Sénat, un bill est présenté pour supprimer le pugilat pour uu prix d’argent.Contrat «lu chemin de fer Canadien du Pacifique.PARLEMENT FEDERAL.CHAMBRR DKSCOMMCWBS Ottawa 17 dêc.M.Lfingevin a répondu A M.Blake, et a essayé de réfhter les arguments du chef de l'opposition, mais à part les quelques etl’els oratoires d’un discours évidemment préparé de longue main, le ministre des Travaux Publics n’a porté aucune conviction.Sir R.Cartwright a répondu n M.Langevin par une «éric de chiffres bien alignés, et par des calculs irréfutables, l'ox-rninis-tro des Finanças prouve quo les calculs de9 ministres actuels sortt erronés.On parle ici d'uu différend qui s’est élevé entre M.MacKenzic et M.Blake, mais commet les conservateurs ont toujours, depuis le choix de ce dernier comme chef, essayé do les brouiller, il ne faut aucunement ajouter fol à le rumeur.Lo manifeste «le l’opposition a été Suite êl fin.12.Ixs gouvernement mettra fin au titre indien affectant les terres appropriées par le présent, et devant être ci après conoé-déea en aide au chemin de fer.13.Ln compagnie aura lo droit, sujet à l'approbation du gouverneur en conseille poser et de localiser la ligne du charniu de fer dont il est question au présent contrat, de U manière qu’elle jugera oouve-nable, conservant les «leux terminus suivants, savoir : de la station Callendar au point de jon îtion avec la section du lac Supérieur ; etde Selkirk à la jonction arec la section ouest à Kamloops par la vote du Passage do la Tète Jaune.14.La compagnie aura le droit, üe tempe en temps, de poser, construire, équiper, maintenir et exploiter des voies d’embranchement d'aucuns points le long do sa principale ligne do chemin de fer, à aucuns points du terrritoire du Canada.Fourvu toujours qu'avaut de commencer aucuu embranchement, la compagnie déposera au bureau du ministre des chemin» de fer une carte on un plan de tel eu* branchement.Et le gouvernement concédera à la compagnie les terres roquises pour la voie de tels embranchements et pour les stations, terrains pour iceux bâtiments, ateliers, enclos et autres dé-pend&nces requises pour la construction et exploitation alllca»-©* de tels embranchements en autant que telle» terres ap partieudront au gouvernement.15.Bans lo cours des 20 années qui sUivront la date du présent contrat, le parlement du Canada n'autorisera la construction d’aucune ligne de chemin do fer au sud du chemin de for canadien du Pacifique, d'aucun point sur oU près du chemin de fer canadien du Pacifique, à moins que telle ligne ne ae dirige an Sud-Ouest ou & l'Est du Sud-Oueàt ; non piua que data un rayon de 15 mUUe de la latitude 49J Et dans le cas où il serait établi aucune, nou-.velie province dans loi territoires du Nord-Ouest, il sera pourvu au maintien de telle prohibition après l’établissement de telle province jusqu’à l'expiration de la dite période.10.Le chemin de fer canadien du Pacî tique, at toutes les station» et terrains des stations, ateliers, bâtiments, enclos et autres propriétés, matériel roulant et toutoe qui en dépend, reqnU et employés dans Sa construction et son exploitation, ainai que le fonds social de la compagnie, seront pour toujours exempts de taxe par le parlement du Canada 6a ptr aucune province à être ci-après établie ou par aucune corporation municipale en ioelle ; et les terre* de la compagnie, dans des territoires du Norti Ouest, jusqu'à ce qu'elles soient ou vendues ou occupées, seront aussi exemptes de telles taxes pour 20 ans après la concession d'icoRes par la Couronne.17.La Compagnie aéra autorisée par sa charte d’iuoorporatloh à émettre les obligations garanties par les terres eoncédèes et à être concédées à la compagnie, pourvoyant à l'emploi de telles obligations dans l'acquisition des terres, et contenant telles autres conditions que la compagnie jugera convenable, telle émission devant être de #25,000,000.Et dan* le caa où la compagnie émettra telles obligations, elle devra les déposer entre les maina 'du gouvernement, et le gouvernement conservera par devers lui un cinquième do telles ohli galions comme garantie pour l'exécution parfaite du présent contrat,quant À ce qui a trait au maintien et à la continuation de l'exploitation du c'aermn de fer par la compagnie,tel que convenu par le présent, durant les dix années qui suivront lo parachèvement d'icôlui, et de la somme ilë $20,000,000, balance des dites obligations, il sera disposé tel que ci-après pourvü.Et quant nu dit cinquième des dite» obligation#, aussi longtemps qu’on n'aura pas cessé de maintenir et d'exploiter le dit chemin de fer canadien du Pacifique, le-gouvernement ne présentera pis les coupons «le telles obligations, ni n’en demandera le paiement ou l'intarêt accru sur icelles.Et dans le cas où aucune des dites obligations devant être ainsi retenues par le gouvernement seraient acquittés de la manière qu’il sera pourvu pour l’extinction de l'entière émission d’icelles, le 50a verneraeut conservera la somme reçue en paiement d’icelles comme garantie pour les mêmes fins que les obligations ainai acquittés, payant*intérêt sur icelle au taux d© quatre pour cent par année aussi longtemps que la compagnie n'aura pas cessé de remplir les conditions énoncées au présent.Et à l’expiration de la dite période «le dix ans à dater du parachèvement du dit chemin de fer, si l’on n’a pas censé jusqu'alors de maintenir et d'exploiter le dit chemin do fer, les dites obligations, ou si aucunes d’elles ont été alors aoquittées; celles restant et l'argent réçq pour celles acquittées, avec l’intérêt acCru sur icelui, seront remis àle compagnie par Te gouvernement avec tous les coupons attachés aux dites obligations.Mais dans te cas où cesserait tel que dit* ci-dessus, le gouvernement pourra ci-après exiger i/î paiement dé l’intérêt sur les obligations: ainsi dé te htiés ot ne sera pas tenu de continuer à pay sr l’intérêt sur l’argent représentant les obligations acquittées et nonobstant le droit dû gouvernement de retirer la dite partie des dites obligations, d’autres ga ran Lies jugées satbfaUante» par le gouvernement pourront y être substituées par la compagnie,* dq.conaanleiaeat du gouver-nvneou ( 1S.Si la compagnie juge nécessaire ou à propos do vendre les $20,000,000, balance des obligations sur les terrains ou telle portion d’icelle qui excède la proportion d’un dollars par chaque dore devenu la propriété do U compagnie, il lui sera loisible de le faire ; mais le .surplus un produit de la vent?do telle obligation, s’il excéda le montant auquel la compagnie a droit devra être mis en dépôt dans le gouverne-, ment.Le gouvernement paivra à chaque, semestre sur chaque dépôt, un intérêt équivalent A quatre par cent par année et remettra le.montant de tel dépôt à la compagnie par versements proportionnés aux travaux accompli», et ce dans la même proportion, aux même» dates et aux mêmes conditions que pour la concession des terre» ; c'est-à-dire que la oompagnie aura droit do recevoir du gouvernement à même les produits des obligations à autant de piastres que d'arpents de tetre compris compagnie, moïas un cinquième ; à condition que les obligations sont vendue» au dessous du paffl U sera alors fait une réduction proportionnée à l’escompte provenant de la rente de telles obligations.Telle concessioc^le terro sera accordée par le gouvernement sujette aux cliagea créées cotùme garanties de telles obligations et ©f* ©tàrgê» existeront jusqu’à ce qu’elles disparaissent en la manière pourvu© lors de l'émission de telles obligations 19.La compagnie encourra toutes dépenses faites par le gouvernement dans 1 accomplissement des devoirs contenus dans les deux dernières clause» précitées de ce contrat.f 20.Si la compagnie fait défaut d'émettre telles obligations, le gouvernement retiendra alors de chaque obligation à être émise un cinquième de chaque terrain ooncédé par les présentes, comme garantie des conditions mentionnées dans la- seo-tion dix-huit précitée.Et tels terrains pourront être vendus en la forme et aux prix convenus entre le gouvernement et la compagnie,.et dans ce ça» le prix en sera payé au gouvernement et retenu, par lui pendant le môme.tpmps ot.pqur lea mêmes fins que le terrain même, en par I© gouvernement payant quatre pour-cent par année d’intérêt sur icelui.Au déair du gouvernement et de son consentement, il pourra être subtituê d’aulro» \uleura, soit pour les terraiqs, soit pont l’àfgent.21.La compagnie sera constituée avec les pouvoirs nécessaires pour mettre à effet le oahtvat cî dessus, tel contrat n'ayant force et effet que s’il est adopté une ioi 1 incorporant la compagnie aux termes contenus dao« la cédule A ct-atinexée.22.Lalande 1879.concernant ;le* che’ mins de fer,en autant qu^aeadispositions s'appliquent à l’entreprise mentionnée dans ce contrat et en autant .qu’elles ne sont pâalà compatible» ou’ contraire» aux dispositions do l'actô'd’incôrporiitîon demandé par la campagttlê,: •’appliquera au ëhemin de fer canadien du Pacifique.En fqi dp quoi lea parties contractantes ont exécuté les présentes, en la cité d'Ottawa, ce vingt-et-unièmê jour d'octobre 1SS0.• ' ¦ ' CHARLES TUPPER, Ministre dos chemina de fer et des canaux* GEO.STEPHEN, DUNCAN McINTYRE, L S.KENNEDY, R.B.A>-éuS, J.J.HILL, Par Geor Stephen, MORTQN, ROSE- &.Or, KOHN; REINAC^ & Cik, ‘ Par P, Du R.Grenfell.Signé en présence de F.Br aux • le sceau du département étant apposé par sir Cuarlks Tvvpbr en présence de • F.Biu.cn.r; A TRAVERS LA VILLE.- ' * A » Patu-t*mj)M sur lei chars.—Tel est le ti-ire d’un petit volume quo vient de publier M.Jos.G.Bourget, Etudiant en droit; ce recueil contient cinq récifs et nouvelles très intéressants.° Ce livre est publié pour intéresser les voyageurs, et M.Bourget a parfaitement ., m .Nous espérons que le public saura dans la concession de terre acquis par la apprécier l’œtivre de notre*jeune mu» qui, Sans chercher recouvrer nos armes, 1 011s nous précipitâmes l’un sur Faut ru, et après ru moment de lut le ù Bros le-corpP,uous roulâmes ensemble pur terre, Je croyais que mou adversaire avait un couteau ; mais je me trompais, suits doute, car o’étuit l'occasion de s’eu servir, et il ne le lit pas Maigre cela, je sentis qu’il avait l’avantage sur moi, i| était plus vigoureux, «es bras musculeux me serraient «\ me faire craquer les cotes.Je roulais avec lui sur le sol, tantôt dessus, tantôt dessous.Grand Dieu 9 chaque mouvement nous rapproche du précipice! Je ue puis me débarrasser do son étroite étreinte.Ses doigts nerveux sout entre lacés autour de mon cou, il me serro la goige à muter la respira.iou ; j'étouffe, il m’étrangle.Mes forces m'abandonnèrent, je ne pus résister plus longtemps.Mes bras se détendent, je me sens faiblir de plus eu plus, je meurs.Je suis.je.O ciel !.par_____don.Oh !.Je ne dus pas demeurer longtemps privé do sentiment, car au moment où la cous-ciouce me revint, je sentis encore sur mou corps la sueur de mes efforts précédeuts ; mes blessures étaient toutes fraîches et sai-guautes.La vie revenaitjeu moi.Je vis que j'étais toujours sur &a plate-forme; mais qu’était devenu mon adversaire f Pourquoi, ue in’avait-il pas achevé ! pour quei no m’avait-ii pas précipité dans le torrent T Je me soulevai sur lo coudo et regardai autour de moi.Il n’y avait d'autre être vivant que mou cheval et celui de lfludion qui galopaieut aur la plate-forme et se battaient outre eux à coups de pieds et ù coups de dents.Mais j'entendais un bruit étrauge, le bruit d’uuo lutte terrible, c’étaient les rugissements rauques et eutrocoupés d’un uhiou en furour mélos aux cris d’une voix humaiue, d’uuo voix ngouisaute.Que pouvait signifier ce bruit I Il y avait une crevasse sur la plate-forme, cravesse assez profoude, ot du fond de laquelle les cris paraissaient sortir.Jo iuç traînai jusque-hV Je regardai dans la ravine, j'avais sous les yeux uu affreux spectacle.Cette ravine avait environ dix pieds de profoudeur, et tout au fond parmi les rouces et les cactus, un dogue énorme était eu train de dévorer quelquo chose d’animé qui criait eu ee débattant : c’était uu houime, un Indien ! Tout me fut expliqué au premier coup d’œil.Le chien, c’était Alp ; l'homme était mon dernier adversaire.Au moment où j'arrivais sur le bord do la raviue, le chien avait le dessus; l'Indien était sous lui, et l’animal furieux le renversait à chaque effort que cslui-ci faisait pour se relever.Le sauvage {toussait des cris do désespoir, et il me semblait voir qn?à cha que instant l’animal enfonçait ses longues dents dans la gorge du malheureux.»; Je n’eus pas le temps d’eu examiner da-vantagei des voix se faisaient entendre der«< rièro moi.Les ludicus qui me poursuit voient atteignaient le oauou, et pressaient leurs chevaux vers la saillie où j’avais livré mes combats.•.• , Le danger me rendit mes forces et mon agilité.Appeler mon cheval, m'élancer sur sou dos, le diriger vers la r ortie, ce fut l’affaire d’un instaut ; 1 ,* Au bout de quelques minutes, j’avais quitté lo rocher, et je descendais la moût tagne.Je n’étais pas encore au bas, que dans les buissons qui bordaient la route» enutendis remuer quelquo chose, puis uu objet sortit ù quelques pas derrière moiij c’était mon Saiut-Bernard.Il vint à moi en poussant un long hurlement et en remuant la queue joyeusement.Je ue comprenais pas comment il avait pu échapper aux ludions, qui avaieut dû envahir la plate-forme.Mais le saug frais qui souillait ses babines et collait ensemble les poils de sa poitriue m’apprit qu’il avait mis au moins uu de ses ennemis hors d’état de le retenir.En arrivant sur la plaine, je jetai uu regard en arrière.Les Indiens me poursuivaient toujours: mais ils n’avaieut pas fiui de descendre la pente de la sierra, et j’avais sur eux uu demi-mille d’avance : c’était plus qu’il 11e m’en fallait ; prenant doue pour guide le piton neigenx, jo me lançai dans la plainte qui se déroulait devant moi.J CHAPITRE LIV.« Rencon tr inespérée.An moment où je quittai le pied de la montagne, j’aperçus le piton qui se drossait devant moi a la distance d’environ trente milles.Dans la plaine qui m’en séparait eucoro, on lie* voyait ni bu 1 tes, ni arbres, ni buissons, si ce n’est pourtant quelques touffes rabougries dlarmoîse.n II n’était pas encore midi.Pourrais-je atteindre la montagne neigeuse avant le ooucher du soleil t Dans ce cas, le me proposais do suivre notre première route jusqu’à la miue.De lù, je gaguerals le Del Norté, en suivant une branche do Paloma ou quelque autre affluent de ce ileuve.Tel était mon plan Üxé ù l’avauco au momeut où je sortais du défilé.Je savais que je serais poursuivi jusqu’aux portes d'el Paso, aussi uo m’élou-uai-je point, après avoir marché pendant environ un raille, de voir, ou me retournant, les Indieus qui débouchaient dans la plaine et galopaient sur mes tracos.A continuer. L'ELECTEUR 18 déoembro pour en être à ses premiere ewais, a parfaitement routai.Rimouski —.entreprise locale.— Nous avons le plaisir d’apprendre que messieurs Hudo^V ’'-udeau ont ouvert un bureau fa.eo» iK‘ icièro do commission, ainsi qu’unde courtiers et d’assurances général*?' Cea jeunes messieurs sont bien connu* à Québec.*!.Hudon est de Rimcuaki où il a rempli pendant 3 ans le poste do député : Prothonotaire, il a aussi servi le Gouvernement Fédéral.*1.L E.Trudeau, est d’Ottawa où il a été employé pendant 6 ans dans le dépt.des Travail* Publias.Leur bonne réputation leur a mérité, nous sommes beuretrf tlè rapprendre, la confiance de nos meilleures assurances sur la vie, contre le feu et pour les accidents et le putronage de nos meilleures maisons de commerça de .Montréal et de Québec.Nous serons heureux do suivre lo progrès de cés jeune* gens à qni noua sou haitons tout le sucoès ot U prospérité possibles.Honneur.—S* Majesté la Reine a conféré la croix do conpnapdeur de St Michel et St George à l’Uon.E.G.P.Littleton, ex-secétairo militaire de Son Excellence ' le Gouverneur Général.Accident.—Une Dame Lachance a reçu, hier, sur la tôte, une avalanche de neige.1 Cette pauvre femme resta pendant quelque temps sans connaissance.La.police devrait être très sévère et exiger que les locataires enlevassent la neige surde^ toit deleurs maison*.* Jlors aux dents.—Plusieurs chevaux ont pris le mors aux dents dans notre ville ; cause : chute do ueige des toits.Musigue.—Avec la bienveillante pei^ mission du Lieut.Col.Alleyn et des oflL cier*’dta"?e Bat.Carabiniers Royaux, .la musique.de ce régiment jouera ce soir au rond à patiner,Grande Allée entre $ et 10.• noîjMi'1' .heure#, r.: ' Programme.Marche.•**.Salut Lointain \ aise«••••••••.Blue Alaatiana Quadrille.ViVé laTaniare.Valse.-First ,Kis* Lancîert ).'.iS.V.'.«.Victoria Galop.,.v/.?.v.ï.Steeplechase .jj1l t «C.i '> Vive.la Canadienne.Dieu Mure la Reine.Côte Lamontagéè.'— Un agent d’assurance /'qntr* les accrdents, ouVÿlràlt avoo profit un bureau sur la OÔUS LàUsoniagtré, car les pereonuee qui sout 'TJbllgéès ’ de descend^ & U de se v^ier u ut glissant jto la dite côte.Lés marchands devraient jeter de la cendre sur les trottoirs.¦on ancien compagnon d'armes et a déclaré no rien savoir contre lo caractère intègre du général Cissey.• HOLLANDE.La Haye, 17 déc.La Chambre a voté 17,000 gilders pour l'expédition arctique, l'&nnée prochaine.GRECE.Athènes, 17 déc.Lo ministre de la guerre demande des soumissions pour fournir des provisions pour les 80,000 hommes qui sont sur la frontière Turco-Orecque.ALLEMAGNE.Berlin, 17 déc.i |Le Budget Impérial porte les dépenses de l’année prochaiuo à 5SS,U7S,000 marcs j ces dépensas seront, d’après le rapport, couverte* par le Revenu et le contingent matriculairc.Le dernier item se monta à 24 $43,000 de plus que l’année dernière.ETATS-UNIS, New-York, 17 déc.Une dépêche de Washington dit que la proposition maintenant devant lo Congrès pour nommer Grant, général, a pour but dé régies |a question de priéai*c*(itç« lui et le général Sherman.La date de la commission du général Grant partirait de sa premièr*' commission comme général.Cette proposition porte aussi une clause dans laquelle il est dit que les EuU-Unis pourront l’appeler à servir en temps do guerre.CANADA DEPECHES TELBGBARHtQUES.EUROPE ANGLETERRE.Londres, 17 Déo.Un américain a causé une sensation ici en vendant le nouveau'livra de Disraeli “ Endytaion ” pour 20 oeiUs, l’édition anglaise se vend trois chèilings.L’Editeur d'un joqfpal de Leeds, Mercury,vient de recevoir lo titre de Che valier.Le journal en que*lion est publié dans les intérêt# du psrti libêraL le LH9 TROUBLES EN IRLANDE.' *^ i rl 4 • /.| • , .j, “Il y a grandes demandes d’emploi dans tout le pays, «t oeci provient des seigoeure qui ne veulent'pas débourser de l’argent L’agaut du Comte do.Cork a été demandé de donner de l’o^yrago sur la propriété du dit comte y a consent?et donnera 55r.MONTREB .HORLOGES,et toute espèce de BIJOUTERIES seront réparée» avec soin et i*ou» 1» plu» court délai possible.— AUSSI — Quatre vltreaux argenté* de second» main, à vendre à bas prix.ELIE BEDARD.Québec, 0 décembre 15A»—lm HOTEL ST.JAMES, (Ci-devant Hôtel Farmer,) PHILEAS LABERGE NOTAIRE A l'honneur d'informer le public et ses mal* qu’il n ouvert son bureau au XTc.114 Hue du Pont, St Itoch, Québec.AUGUST A 2‘Uà.TKU h fil 11 WOTHQÙ' ï» à conditions très faciles, ni ILE AB LABEUOK, Notaire, Québec, 27 oct, 1880.—3ms ECOLE DU SOIR.La société réoemmeot formée et -sous le nom de connue Jos.Riendeau & cie, a l’honneur d’informer te publie voyageur que le splendide hôtel dont la popularité no cesse d’augmenter de Joar ea Jour et qui est désigné sous le nom de 8T JAMES HOTEL, vient do subir toutes les uraéUoratlvxia modernes; co qui lui permet maintenant de falro la concurencc aux meilleures maisons do Mon— .tséal et Québec.M.JOS.RTENDDÀU, (autrefois de l’hôtel ¦«lu Canna», s •« u * (•*•*/.«i« „1 u#réables souvenirs à tous ceux qui ont eu l'avantage de le connaître,) ose espérer quo pnr sa Ikïiiiio administration du splendide HÔTKt.Ht Jam es, il saura mérltor une large part du patronage publie.L’Hôtkjl Ht James qui est spacieux et élégamment meublé »e trouve situé en face du itieuve St Laureut, à quelques pus du débarca-•dère des vaisseaux x>yngeur«.N.B.—Un bureau du “ Montréal Tolegraph •Compiiny” est ouvert dans rétablis*.-meut.JOS.RIENDEAU A (Un, Propriétaires.Québec, 10 nov.I860.ALLUMEURS Patentés du Dr Bradley -000- / Brevetés le SU février 1$«7.-000- La meilleure préparation et Ou plus .économique o lie rtc uu public Jusqu’A co Jour, — POUR — ' ALLUMER — LE — FE"J La seule préparation en usage depuis 1877 dans les différente bureaux du G OU Y ERN EM EMT PROVINCIAL, à 1 HOTEL-DE-VILLE, de Québec, dans les phares du Golfe, ainsi que chez beaucoup de familles.L’AUiuneur vaut mieux et il est cinq fois moins dispendieux que le bois mou ordinairement employé.Il occupe peu d’espace, ne fuit ni poussière ni saleté, et épargne beaucoup de trouble et de temps.11 n’y a guère de maisons en villo oi\ les domestiques, tout en se servant de bois mou, n’emploient, soit par permission oa en cachette, l’huile de charbon pour allumer les poêles.On évitera ce grand danger et cette dépense en sc servant des allumeurs, qui n’exigent d’ailleurs aucune autre subtance inflammable, pas même le papier.Les chiffons de papier ainsi économisés chaque mois rapporteront à peu près ce que coûtent les Allumeurs.L"u seul Allumeur suffit pour eu-flainmcr le !>ois franc, et deux pour le charbon.Mis en paquets contenant chacun assez d’AUumeurs pour trente-six fenx et so vendant 16 cls.Economisez votre huile de charbon et votre argent En vente chez tous les principaux épiciers.Québec, 25 novembre 1580,—-2m.D.BELANGER, instituteur, a l’honneur d’informer le public qu’il s’e*t adjoint pour scs cours du soir un professeur anglais.61 Rue St François, Bt Itoch.Québec 10 déc—SJ.BOIS DE CHAUFFAGE A VENDRE 500 cordes de magnifique bois de chauffage, venant du rhemln du l^nc St Jean.S’adresser à JOSEPH TAILLON, Chet M.ARCHER A Cle., Rue St André» Québec, 25 novembre 1880.MAISON A VENDRE CETTE BELLE MAISON EN »i»ID.BRIQUES à trois étages,no 236, Rue du Prince Edouard, près de l’Hôpital Général, avoc une vue magnifique de la rivière St Charles et des campagnes environnantes.Il y a aussi une bonne cour et un grand Jardin qui peuvent servir de lots à bâtir.PRIX MODÉRÉ, S’adresser à M.A.HEARN, Avocat.5 ruo du Purlolr, Hautc-ViUo, Québec 26 nov 1880.—lin.BOITES EN CARTON, UE TOUTES FORMES et QUALITÉS FAITE9 ?ORDRE AU MOULIN PARÉ, Coin des rues Caron et Lallemand, " ST.KOCH.Québec, 11 décembre 1880.Avocats.IRVINE & L'iSMUKKTON, Avocats.Il lie St Pierre, Bloc do la Banque Uuiou, 2e étage.PELLETIER & CHOULNARD Bureaux, Rue St Louis.Suivent les Cour* de la Malbaie et -de Québec.SEWELL, GIBSONE & AYWIN 119, ruo St.Pierrro.Suivent les Cours d’Arthabnska et Québec.ROSS, STUART & STUART BUREAUXj Côte de la Montagne.SUZOR & TESSIER 15.rue Buade, Québec.C.O.LABRECQUE.AVOCAT Bureau, 4, rue St.Pierre.Résidence privée, 25, rue St Joseph.A.X.TALBOT.* Avocot.8G ruo St Joseph St Roch.Suit les Conrs des districts de Montmnçny et Beancc.1 Bureau, 9 rue SL Ficrrc, Québec.%«!¦¦!¦ ¦ .¦¦¦ — ¦ ¦¦ ¦¦ ¦——————¦—m———mmm LANG B LIER, & LANG ELI EIÏ MOX'LyMBAULT.105, COte do laMontngne.Suivent les Cours de Beaucë,' Montmogny et Québec.A.LEGALE 43, rue Dalhousie, Québec.Suit les Cours de Montviagny et Quêbtfi D.R.BARRY, AVOCAT.' No 2, Coin des rues Dooacoqu et DesJardins, Haute-Ville, Québec.^Québec, 10 décembre I860.Il ht ru présenté un bill à lu prochaine seo-slon de ln législature de Québec, pour lneorjxv rer une compagnie sous le nom de compagnie du chemin de fer de “ Québec, Montmorency et Charlevoix," et autoriser la dite eompogulo à construire un chemin de fer d’un endroit quelconque eu la cité de Québec, à un endroit quelconque dans la paroisse de lu Malhaie, en suivant le parcours du Meuve Saint-Laurent, à une distance de pas plus de vingt milles.CHS LANG ELI ER, Procureur.Québec, 7 décembre 1880.C197 LIGNE ALL AN '¦ '*r le SOUMISSIONS DEMANDEES De* soumissions cachetées, endossées •SOUMISSIONS, et adresées au Itév.M.K.Grondin, Pire, Curé de N* D.du Portage, seront reçuos, D’HUI AU 18 DÉCEMBRE cournnt inclusivement, pour les travaux de L’INTÉRIEUR DE L’ÉGLISE, pour les RÉPARATIONS AU PRESBYTE RK et autres ravuux dans la susdite paroisse.On pourra voir les plans et devis en s’adressant au presbytère de la susdite paroisse on à ’architecte aoue-slgné.On ne s'engage pas à accepter les plus bosses aoutnislsslons, ni aucune d'elles.D.OUELLET.Architecte.85, Rue d'Algulllon.Québec, 2 Déc.18K0 Si 27, RUE ST.PAUL, QUEBEC.Ed.DOLBEC, Gérant.IMPORTATEURS DE FAIENCE, PORCELAINE, VERRERIES, LAMPES, VITRES, Etc.Etc.Htc.HUILE ASTRALE, HUILE KEROSENE, HUILE CANADIENNE, On trouveras à notre établissement tout ce qu’il faut en ARGENTERIES, COUTELLERIES, 8ERVICES A DINER, A DEJEUNER, A DESSERT, A TOILETTE.\3PLampes pendantes Lustres depuis deux à douze lumières.LE tout au plus bas prix, Une visite est sollicité.RENAUD A Cl K.Québec 15 déc L88Û.E.JACOT HORLOGER ET BIJOUTIER.71, Ï\UE J5t.JogEPH, en Montres en or et en argent,Pendules et Horlo ces de tout genre, assortiment des plus variés et des pins complets.Bagnes pour Dames et Mes •leurs, anneaux, Boucles d oreilles, Chaînes or, argent et plaqués.Spécialités, Joncs, Allianoes et Bagues de mariages.Juillet 1S60.J".Sc w.IR/IEIID xTo.-40.RUE ST.PAUL, QUEBEC.vr AN U FACTU RLE RS de PAPIER FEU-•IJLtKE pour le lambrissage des maisons et pour mettre sons les tapis.PAPIER GOUDRONNE pour les couvertures de* maisons.PAPIER A ENVELOPPER, Gris, Brun, Dmb et Manilla, de toute grandeur et de toute qualité.SACS DE PAPIER faits à la machine pour épiceries, et marchandises sèches, de toute qualité et de toute grandeur.LIVRES BLANCS, pour comptes ou mémoires grands ot petits faits a ordre, sous le plus court IMPORTATEUR et MARCHANDS De papiers à écrire, D’enveloppes.De plumes et .d’Encro.Et de toutes sortes de Papeteries.Le tout sera vend gros plus BAS FRIX, soit en bros, soit en détano uS, il.TAriSSEKIEau seulement.J.A W.KEID, No.OS et 100, rno St.Paul Québec, 15 Juillet 1880 COMPAGNIE D’ASSURANCE STADACONA ^Contre lo feu et sur la vie EN LIQUIDATION Bureau au No.05 Rue St.Pierre au 3eme étage.Les actionnaires qui doivent à ccttc c pour versements échus, sont renuis régler et payer sons le plus court delai.Québec,, 15 juillet 1880.A LOUER JkrgA Boutique de p&tUxler-conflsour, mal-wn et magasin.Cetto belle inaUoti a trois étages en pierre, N c 93, rue 8t.Jean.pOHseMion immédiate.S'adresser à U.jacoF, Bijoutier, SL Roch- Québec, 14 ocL 1SS0 Son» contrat avec le gouvernement dniCanada pour 2c transport des malles CANADIENNES et des ETATS-UNIS 1880 Arrangement* d’Eté 1880 Ccttc ligne se compose de puissants et rapides a^f “er,.e?de premiere classe, à rmu>hirft doublos, bâtis sur le " Clyde.’’ ^ LES VAPEURS DE LA LIGNE DE LA HALLE SE LIVERPOOL S^sasHsaL-jgfsa^ °?î» recevoir à bord et débarquer les Malles et les Passages* allant en Irlande et en Ecosse, ou en venant, devront partir comme soit î OE QUEBEC Sardinian Pernvian , Polynesian Moravian Sonna tian Circassian S&rtUaian Peruvian • » 8amedi.9 oct “ 16 « 23 “ 30 « 6 nov» 13 » 20 “ 27 « «< U U •t «« «« It D’antres vapeurs pour Levcrpool seront en.vxgéi^a des époques régulières pendant tonte la Prix du passage de Québec i 041,1118.et |80 Selon la position sïsssrv.v.v.v.v.*2 Un médecin habüe est à bord de chaque vapeur., cabines ne sont retenues qu’en parant le mix de passage.Des connaisieaenu directs pour tons le# points du Canada et des Euu de l’Onest dotSétJF Liverpool et dams les grandee villes du coati?nent.Un “ Tender *’ avec les Malles et les Passagers des steamers de U Malle pour LevenSdi quittera le quai Napoléon, tous les saxacSi matins à 9 heures précise».Pour plus amples détails s’adresser i 3 ÀLLAN8, RAE & CIE.Quftee, 15 Juillet I860.Oa^boc.Maladies des yeni et des oreilles De.L.J.A.SIMARD, Oculiste et Auriste, t46.rue ax.louis» Hemes de consultation» de h.a.m.à 12 s b.p.m.àj h.v» Québec, 15 rulllet 1 F.0.Vallerand & importateur * EN GROS ET EN DETAIL; 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