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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
samedi 26 février 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1881-02-26, Collections de BAnQ.

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1ère année O QUEBEC, SAMEDI 26 FEVRIER is.si No.189 P ELECTEUR ERNEST PACADD, Redactem-en-Chel QUEBEC 2C FEVRIER1881 ?MORT.DE M(*R C.F.CAZEAU C’est avec un profond chagrin que nous apprenons, au moment de mettre sous presse, la mort de Mgr Charles^ Félix Cazeau.Mgr est mort, cette nuit, à 1 h., à| l’asile du Bon Pasteur, dont il était chapelain depuis bientôt 23 ans.Le Clergé catholique de cette province] perd un de ses membres les plus distingués, et la population de Québec, uuj bienfaiteur.Il y a plus d’un quart de siècle quoi le 110m de Mgr Cazeau est.mèlé à toute* les œuvres de charité et de bienfaisance] dans notre District.Nous nous ferons un devoir d’en] parler, et de payer notre tribut d’hom-J mage et de reconnaissance à cet homme] de bien qui vient de disparaître.Mgr Caze.iu, est né à Québec, le 11' décembre 1807, (ils de Jean-Baptiste] Cazeau et de Geneviève Chabot.11 fut ordonné prêtre le 3U janvier] 1830, puis nommé successivement sous-] secrétaire de Mgr Plessis et secrétaire: de Messeigneurs Panet, Siguaj, et Turgcon.11 fut nommé Vicaire-Général de] l’A rchi diocèse en 1830.Un service sera chanté, lundi à 9.30] heures a.m.au Bon Pasteur, et à i.30] heures p.m.sou corps sera transporté à la Basilique.Les funérailles auront lieu à la Basi-| lique, mardi à 0.30 a.m.) LA COMPAGNIE D’IMPRIMERIE DE QUEBEC.( Propriétaire ^ Edition quotidienne Jde ses droits politiques ; il peut donc] Jvoter et être élu, et, à plus forte rai-j |son, il peut garder son siège.“Pour qu'il fût privé de ses droits politiques, il faudrait qu'il eût clé trouvé] \coupablc de manreuvres frauduleuses] [dans une procéda re dans laquelle, «prè*] lavis dr C accusation, il aurait eu roccci-] \sion d'être entendu.“ Une procédure de ce sjenre a eu [lieu devant le juge Routhier, mais il a] ¦rejeté l’accusation j»ortée contre M.[Tarte.“ Devant la Cour Suprême,aucun avis [d’appel ne lui a été donné.Il n’a donc [pas eu [’occasion d’y être entendu et [de se défendre ; partant, le jugement! [de la Cour Suprême ne peut affecter ses] [droits i>olitiques.“ Ce jugement ne peut l’affecter quel [comme cabaleur et agent d’élection.Il] )t ce que les anglais appellent un Ischeduled briber.” Plusieurs membres du barreau des [Trois Rivières sont arrivés à Québec, ihier soir, pour assister au terme de la ;Cour de Révision.On y remarque entre autres, L’Ho n.J l’autre à la santé.! IT.G.Ma’ihiot, MM.Elz.Gérin, J.B.L.Ilould.J.B.Boudeau,et M.Honan.Mardi prochain, aura lieu à Boston [l’inauguration d’un institut canadien-] [français.Le propriétaire et le rédac-] [teur de la Tribun* fera le discours de] [circonstance.Les 110ms de MM.Lavallée et Desève figurent sur le programme.I.’archevêque de Boston, le] [consul do France, l’historien Paikman [et le poets Longfellow doivent assister là cette soirée.viendra.Les amis désespèrent cepen-I Duui qu’il en soit, notre bonne ville (lant de le revoir A son siège d'ici à laine dort pas ; bien au contraire, elle es! fin de la session.Les autres députéslirè* éveillée et tout à lait sémillante, malades paraissent revenir d’un jour àiVers les trois heure» de l’aprèa midi, fuites une promenade sur notre rue ^aiiit Jean, et vous y trouverez le plus joli coup d'ttil qu’on puisse rêver.Les équipages circulent en toire sens avec un joyeux tintement d * clochettes ; les piétons, a min** éveillée, passent, arrêtent, causent au coin d-s rues tout ’tMcoiume au coin du feu.C’est ur.va et vient, un concert de joyeuses paroles, un véritable bazar de gatté que la plu- La Patrie est entrée, jeudi, dans sa] [troisième année d’existence.Nous offrons nos meilleurs souhaits! [de succès à notre vaillaut compagnon [d’armes.Nouvel emprunt Provincial.Le gouvernement provincial essaie] eu ce moment de négocier un emprunt de cinq cent mille piastres pour six mois.Il n’a plus de fonds pour payer! même les dépenses courantes de la pro-| vince.Ainsi, on a déjà englouti le produit de l’emprunt français et les $270,-| U00 provenant de la vente des limites] faite en octobre.Voilà donc quatre millions et quart] de piastres de recettes extraordinaires] englouties en six mois, sans compter] les revenus ordinaires de la province, lesquels s'élèvent pour le même laps] de temps à plus d'un million?Où allous-nous, grand Dieu î Quand] aurons nous fini de rassasier les Séné-] cal, les Cimon et leur suite?Va t-il nous falloir encore aller en France pouij contracter un nouvel emprunt de qua tre millions?Et ce sont les gens qui conduisent] ainsi nos affaires qui 9c vantaient qu’ils] allaieut restaurer les finances de la province, et qui le faisaient dire en chœurl par tous leurs organes 1 Quels alfreux] blagueurs ’.Combien de temps le peuple se laissera t il berner et tromper?ACTUALITÉS „ ., , E A propos* «lu Crédit-Foncier.Nous attirons 1 attention de nos lec-j jteurs sur la charmante causerie, deL Lc oomit,-.,,es banquc9 et tlu com .notre distingué collaborateur Bitin< dit Ie| [uriel.’ que nous publions aujourd’hui.!^^ compagnies de Crédit Fou cier.La salle du comité était remplie L’hoiorable A.P.Caron et madame*^0 députés et de spectateurs.Après! (^arou.sont arrivés à Québec bier soir.B;lv°b' considéré un certain nombre dc*| [clauses du bill d’incorporation du Cré-I , Jdit Foncier du Canada, le comité s'est On dit que le gouvernement provin-¦ ., , ., .11 ¦ajourne à samedi.Il est probablcqu une] cial, s autorisant du jugement de laB 1 , n t.tiii .1 Bclause détendra à la compagnie de prê- Gour Suprême, a résolu de demandera ., .I à la Chambre, l expuLiou do M.T,rte|£r * U“ U“X éleV* ^Ue “X lK)ur| Le Journal de Québec et VEvénement, * [les organes accrédités du ministère.[allimenl que M.Tarte n’a pas le droitj [de siéger à l Assemblée Législative.Or, l'on sait que le Journal est inspi-j [ré par un des membres du gouverne- linent, l’honorable M.Flynn.Et 1 Lettres Parlementaires [emphatiquement la chose.M.Tarte perd il son Slégo ?Ou sait quo la Cour Suprême dans] son rapport à l'Orateur des Communes.] sur l’élection «le Charlevoix, déclare que M.'l’arte s’est rendu coupable de manœuvres frauduleuses.Plusieurs! journaux ont affirmé que cela déquali-i fiait le député de Bonuventurc et lui] faisait perdre son siège ; et un grand nombre de nos lecteurs nous detnan-l dent si cette assertion est exacte.Poui les satisfaire, nous avons consulté un de nés amis qui est versé dans la loi dc> élections, et voici ce qu il nous ré-| pond : “ M- Tarte est déqualifié com me] ay* ut d éb-ciion, eu ce sens que le candidat qui 1 engagerait comme agent ou] cabuletir s exposerait à voir son election annulée.Mais il n’est pas privé] Ottawa, 24 février.M.Ross, de Middlesex, dans sonj preu\e en est dans le fait que, lorsqueHuja„njfl(|UC discours de mardi dernier,! le Journal publia,uu jour, un article quilaattjr£j spécialement l’attention de la] u était pas du goût du Commissaire desl( Jhambre sur l’augmentation de la dette! Terres, celui-ci se hâta de le désavouer|pi,bliqtic.Notre dette a plus que dou sachant que le public le cousidéraitlblé depuis la Confédération ; elle est! comme le directeur du Journal."aujourd'hui de $40 par tête ou de $400 par famille de dix personnes ; elle sera Les conservateurs de Montréal vien-Bpour le moins de $50 par tête à la fin) |nent de faire une nouvelle leiuativcldu parlement actuel.C’est une hypo [pour faire sortir M.Pâquctdu cabinet.H hèque d’environ $100 à $300 sur la! Ils ont imaginé de communiquer, àBpjopriété de chaque homme possédautf lia presse, la rumeur de la résignatiouB>oixaiite à quatre-vingts acres de terres] [du secrétaire Provincial.¦cultivables.C’est être cruel, car on dit que cetteI 11 est vrai qu*» l'on n’est pas ex]K>sè| [nouvelle est tombée sur ce pauvre M.Bà payer du jour au lendemain ces mon-[Pûquct, comme lin coup de foudre.Itants énormes comme il peut arriver à Il s'est hâté d'autoriser ses organesRtin cultivateur dont les biens sont hy-|le Quotidien et le Chronicle de nierBpothéqués : mais il faut cependant en payer les intérêts et le pays devra don-] Lier, cette année, seulement pour inté rêts sur la d« tte publique la somuiel (énorme de $7.773.sl»S 00.Pendant que notre dette augmente [celle des Etats-Unis diminue rapide-) meut.La dette de nos voisins n’est [aujourd’hui que de $36.00 par tête.| Personne ne peut nier l'importance de [ce fait au point de vue de l’émigration.| En effet, nos charges publiques se-j De la Tribune: Hjront, dans quelqu* s années d’ici, beau Sarah Bernhardt continue «le laireS'’ollP l'1"* con.iilérahies que colles del [dans toutes les villes oij elle parait, ses!!108 voif,ins> °1 1,1 conséquence nntu-|trois et quatre mille piastres par ÿ„ir.!rt-llu sera d’etnpèchei beaucoup d emi.Mais c’est toujours daus la Dame auxKHUia.eu,0P*8M d’acheter nos terres du] jCainélias qu'elle oblicut le plus de sue jNord-Oneat.Icès.Sir John est entré à la Chambre Jeudi, le d mars prochain, seracban Eau ‘¦•ommencemenl de la séance, an-j liée, A 0 heures du matin, A St André,£)°ur'rll,,i- >-e >'r,’"licl' Ministre était Me Kamouroska, une messe soleunelleïïr''U,V' ,los niraires depuis] de Requiem, pour lu ropos de lame de2u,,u coul,le 1,0 semaine».Les ap-ll’Honorable, Luc Leteilier de St Just Jl'laiiilwscincnts qu'il a reçus en re-j "prenant son siège sont un «iicouragc-• ment pour l’avenir et nul doute que.Lllon.Sénateur Pàquet a donné ' Sir John a conquis qu’une petite ab-[aviour ne [jourd’liui une des mieux aduiiuistréesS[l)aK sc p!a:rtî Québec, lorsqu’on a ]dc l'Amérique.H passé queluue temps dans ses murs.Les Il paraît evident qu’on re renvoi» S^Ues campagnes qui nous environ- M.Duchesneau que pour donner dcB?,eut .-ont aussi agréables à voir sous l'avancemeut à M.Ouimet, frère dujS^0111* blanche toilette que sous leur j)a- iéputé de Laval, et que la seule raisonl™*1* de feuilles vtrtcs et il épi* jaunis- iju’oii puisse alléguer contre le préfeiB*J|ots.C’est toujours le même tableau actuel est sa couleur politique.C’estBs,a,u1iose RUX vaste8 horizons, aux un mauvais procèdent ; c*C8f uutBtr>‘t8 Pg^Htcsques et variés : la neige jodieusc injustice.Jest impuissante u effacer ccs tous \ i gonreux ; elle les modifie sans leur en Une gramlo pwtie da la »oirée a été|leTer k'ul ‘' 'ractàre majestueux Le consacrée au bill de M.C’arwrigbt “ èMscl,; *^Pcct ,lu 1,cuvt‘ eharriaut .-ans l’effet .le mieux assurer l’iiidègendaucfl0''85'' ses A.Maryland, emploient 231,39, balles ,1eIscntés espérant avoir les qualités >C"|roum „ Ce remède guérit 1.métrite chro, coton, avec 32,093 ouvriers.Enfin,iquises ; seul, M.Ailiaon pourrait* ique la névralgie> le§ foulures> ]#8 ul_ les chiffres relatifs A l’Etat de Ncw-Bfinalcraent devenir l’élu.Bcères, le» rhumatismes, les maux de York sont les suivants : 70,014 balles de coton, 10,710 ouvriers, 12,822 métiers et 578,512 broches.OMSK MIX ISiT.RlK.l.LL ai.î.i hag.m: KX 44 La question de savoir si un hom-fltète, etc., etc.me politique de l’Etat «le New-Yorkfl Nous engageons donc le public à essayer] fera partie du cabinet parait devoir fleet onguent.être tranchée dans le sons ,1e la néga-l importauL _ Nous aUiron, live.Uersonniie n a oublié la iiialit« flpat|entjon ^ pU^jj0 aur pwnoan imp0r ]des deux factions républicaines recon-flUnt de l’ameublement de l'Hôtel Blau-! naissant comme chefs l’une M.Ecarts, flebard, qui sera vendu sans réserve.Tous l’autre M.Conkling.En choisissant M.Iles effet» sont de pre mère classe, entr'uu-On têlégiaphte de Berlin, 2Î février rflEvarts, H.llaye> a mécontenté Harmonium, Cotfre de sûreté, ^ Une crise ministérielle vient d'écla H faction Conkling, et son administra-! coucJielle*4 en fer.double et simple, ter ; on l'attribue aux motifs suivants :ltion s>n est constamment ressentie!™*^6cr*n* paifi^sse» à ressorts, lit* La Chambre basse du Landtag a amer Ipendanl la dernière période présiden-l^^ j °^"[reTlu'.l, 't'roj^lon^l! dé le projet «le loi du gouvenicniéntHtielle.M.Garfield profitera de la ‘c7ODfl^IUUI,prvr# | HUr l’admiiiislration locale.Lorsque leflel « oupera court probablement à «les! c«üte vente mérite certainement, d* U projet est revenu devant la ('hanibreldifilcultés possibles en ne prenant au-Mpart pil0i;c et «le» hôtelier» en parti I haute, le comte d’Eulcnburg a acceptcflcun membre «le son cabinet dans l’Htatgculier, un® attention spéciale, vu que les! l'amendement Quelques minutes après.Hd«» New-York.un envoyé du ministre du Commerce.! 4* 11 est question d’appeler dans leS^,r ^ effeU u tJ mEride , { heure8 a>m 1 pouvait accepter les changements faits ;nCe choix qui ferait plaisir â M.Grant,5 ^ ^ heure» p.in.* adre-sées à] |m.Edwin Martin, Oswego, />* Ilette County, I Kansu», V.S A.Une de» tille» lb-ein iivaltl [été adoptée par un Ministre de l'Eglise llap-J |ilste, xoinmé Hopkiw*.Québec, 22 Janvier 1881.A LOUER.Trois l>ons logements, dans une belle rtlal-l on sltnéc, no.39, rue Dorchester.S: Roch,] |avec l’eau et le» closets, dans chaque étage.JOSEPH ARCHER, Jr.coin des rues St André et Ht Thomas Base-Ville.Québec 15 fév.1881.Changement de Domicile Le Sieur A.BRASSA RT.professeur-bota-j Inlste diplômé prévient sa nombreuse clien-J (telle, le public en général de cette ville et] le* environ» qu’il sera transféré de la rue St] [Georges 81 û la ru*- si Joseph, no.25 st i.n,j [le 17 de février courant.Il attend de l’aris.l [France, de Jour en Jour, un assortiment corn-jplet de médecines patentées ainsi qu_ des] [plantes exotiques «les plus ptéclousen poui [toutes sortes de maladie».II espère mériter la| inffancc publique |var suite «les nombreusî |cureH opérées en cette ville et les environs.Québec, 12 fév.1881_2m Les liqueurs, vin s et autres articles aux prix ré*luits, mentionnés flans la liste suivante : Nous invitons nos pratiques et le public en général A en profiter, vu que [nous ne faisons cette réduction que pour un temps limité et pour diminuer la trop [grande quantité tie liqueurs que nous avons en mains.| Eau-do-Vie, Rivière Oardrat, Vieux j LiqueurSancta Luda.parbouteilles Jlltre 0.10 Brandy 1879.*2.75 | Bière Anglaise Ind.CoopedtCo.chopl- |Eau-de-Vle, Rivière (ïardrat, Vieux Brandy IH • 2 .[Genièvre du Hollande (Gin), Johu de Kuyper pur.n«s (1 ans eu voûte), par «lu/.4.2 > Blèr»* Allemande, Lager Beer,(pinte-) par douzaine.- 1.75 1.«5 1.30 vin Iîlanc (Sherry ««t.;.I.80 T 11 K J TUE! THE! |Vln Blanc (Au.titktlluilo, Hherry, très- sec.4.00 |VIsi Blanc (Carlton Club Hhcrry, goût exquis.4.00 , [Vin de Malvoisie i>«»ur dessert.*.4.0a termeté en face de la mort, {misée dans une [conscience «pii avait toujours en Dieu pour témoin, et dans l'attente d’un 'monde meilleur, fléchit il la fin devant la douleur de# derniers adieux.Prête |à quitter les êtres qui lui étaient si •hors, elle les entretint doucement de la |vic ü venir et de l’espoir de les retrouver dans l’éternité.La séparation sur cette terre n’en jfut pas moins déchirante.Lmilie res-'ta anéantie sous le poids de sa douleur et le père, à son tour, était trop accablé pour songer à consoler sa fille.5977 25 février L’ELECTEUR s *v • 25 A 30 FILLES TKOUVEUONT DE L’EMPLOI ‘ de 1er Q.M.0- & 0- I i lu manufacture de C.ROCHETTE, Changement d’Heures.\:r°- °- 1{ueSL Va!ier-i pulalion lui lil cortège tlerriéro son mari et sa lillo, et «les larmes aincôres| furent répandues sur sa tombe.Au retour de la cérémonie funèbre.Saint-Aubert la pAleur sur le front,] mais le cu'ur armé de courage, convo-«pia au >uloii toutes les personnes tie sa maison.I( alla chercher Emilie qui s'était retirée dans sa chambre pour] pleurer ou liberté, et l'emmena en si-l'Vitv au milii-i; «U- l'assenii'léo.L:\, il] lu > dennt lleuient l'otlSe du soir, en y joignant une prière pour 1rs Ames Jes trépass La voix lui manqua plus d'une voiz pendant cette lectureJ il s'arrêta, s s pleurs coulèrent sur Ig] livre ; mais enfin les sublimes élans d’uue dévotion pure l'enlevèrent au-] dessus de ce monde, au-dessus tl«' lui-] même dans la région des consolations divines.Ce devoir rempli, et resté seul avec [Emilie, il l'embrassa tendrement.—Ma fille, lui dit-il, je me suis ef-Iforcé tie vous faire acquérir, dès vos premières années, eet empire absolu [sur vous même, dont l’importance se fera sentir dans tout le cours tic votro vie.C’est cette force qui nous soutient L'outre les tentations les plus périlleu-|ses ; c’est encore elle qui tempère Vcx* [eès de nos émotions le^ plus louables, [car il est un degré ob elles cessent do [mériter ce nom, c’est lorsqu'elles en-Igemirent un mal.Tout excès est blA-niable ; le chagrin même, «pielque légitime que soit son principe, devient [une passion répréhensible, quand on [s’y livr • aux dépens de ses devoirs ; et par devoirs, j’entends ce que l’on se [doit à soi-même, aussi bien que ce que i’on doit aux autres.Une douleur sans1 mesure nous énerve et nous brise ; et la vôtre, chère Emilie, la vôtre hélas, est |«léso.i: »is inutile.Ah ! ne regardez pas feet te triste véiité comme un lien commun «le consolation, mais comme une raison pour reprendre courage.Dieu D.R.BARRY, f AVOCAT.[No 2, Coin «le» rue» Donooona et Dc-*v)anlln», Haute-Ville, Québec.Québec, 10 décembre 1880 me garde de vouloir étouffer votre sensibilité, mou enfant ! je ne veux qu’en modérer les élans.On peut craindre les maux dont le cœur est la cause ; ou ne doit rien uspérur de celui qui n’a point do c«cur.Voub savez si ma douleur est profonde, vous savez si mes paroles sont «e ces propos légers qu’on jette au hasard pour dessécher l'émotion dans sa source, et pour faire étalage de philosophie.Je vous montrerai, mon Emilie; que je sais pratiquer h Conseils que j«* «Tonne Si je ne vous ai pas parlé plus tôt, c’est qu’il y a un moment oil tous les raissonnements doivent céder A la nature ; mais si nous le prolongeons A l’excès, l’accable ment devient une habitude qui use tous les ressorts de notre esprit.Vous touchez à cet écueil,mon enfant ; faites voir| que vous voulez l’éviter.Emilie, en pleurant, s’efforça de sou-[rire.•Oh! mon père! s'écria-t-elle, jo (veux.Mais sa voix s'éteignit dans un san-!glot.Elle aurait sans «Toute ajouté : Je| Dame Lucie Dupuis dite Gilbert, Epouse do toneph Folrler, Eculer, cultivateur, do Ht roseph,district do Beauce, dûment autorisée » [ester en Justice.Dvmandere»»e.v».Le dit JOSEPH POIRIER, Défendeur.Une action en réparation du bl^u» a été, c»| Jour, Instituée.Ht Joseph, 21 Janvier 1881 H.TH L BERGE, Procureur de la demnnderoshe.Québec, 28 Janv.1881.—lm.EMPLOI DEMANDÉ Un mnttre cardeur demande un emploi «oltj [ooinme gérant de moulin, soit à cnK«-** Il est muni du In unies ruccorn mandat Ion».S* A DU ESSE K A P.LA FORTE.JZwnller Charnplnln Quélieo.ou à STANISLAS La RUE.Ottawa.Québec, 20 Janv.1881.—2m veux me montrer digne «T’être votre Ifille.Quelques jours après, Saint-Aubert] [reçut la visite de madame Chéron, l’u-j nique sœur qui lui restât.Elle était* |veuvc depuis plusieurs années et vivait] dans ses terres, près de Toulouse.(Dès qu’elle arriva, ce ne furent pas W |plnases de condoléance qui lui man-(tuèrent, mais cette puissance sympa-] [thique du regard, cette voix de i’Amo, [cet accent inimitable dont la douceur! [verse un baume sur les blessures ; rien] de tout cela n’était A son usage.Elle |assura son beau-frère ei.».'« nièce qu'elle prenait une part sincère à leur] douleur; elle loua les vertus de la dé-] (finite, et ajouta ce panégyrique tout [ce qu’elle put imagimer de plus conso liant.Après quoi, elle fut la femme la plus étonnée «II*, monde de voir «ju’Emi-] lie n’avait cessé de pleurer en l’écoutant.Saint-Aubert, plus calme,Ta laissa [parler tant qu’elle voulut, et changea] de conversation.En les quittant, elle les engagea :\] (venir bientôt la voir.(HOTEL DION) COTE DE LA MONTAGNE QuebeQ Nouvellement meuble.Tout le conîortahl |d'un hotel vupérleur.A proximité de» Chatnbte» du Parleruerx4* E DION A CIE, ’ _ IToprlétolre*.Québec, 28 nepteiubre 1880J IMPBÎME ET PUBLIE FAR La Compagnie d1 Imprimerie de Quibtc Au No.76, ltue St.Jo»cpb, St« Roch.QUEBEC.— L«« changement «le lieu vous dis-Itraira, dit-elle, c’est un tort de sc eoui-[plaire ainsi «ians sa douleur.Saint-Aubert sentait la justesse «le fees paroles, mais il lui en coûtait plus [que jamais de s’éloigner d'un licu.-auc [tifié par tantile bonheur.A chaque pas ¦il retrouvait les traces de celle qu’il [avait perdue, et chaque jour, en cal [niant l’amertume de ses regrets, ravi-[vail le charme de ses souvenirs.Il avait pourtant certains devoirs i |emplir et le premier «le tous était la (visite promise à M.Qucsnel, son beau-'frère.Il désirait d'ailleurs tirer Emilie [du son abattoinont ; il se «lécida donc i [prciidru avec clic la route d’Lpourville.^ Quand la voiture pénétra dans ia [forêt qui eutourait son ancieu patrimoi-îie, et qu’il découvrit l’avenue «lo chA-jtaigniers et les tourelles du château, il [soupira profondément au souvenir «les (jours écoulés.(A Continuer,) C$C
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