L'électeur, 29 octobre 1881, samedi 29 octobre 1881
2ème année QUEBEC.SAMEDI 29 OCTOBRE 1381 %.• * i ifu.».n«m i — -i n in ERNEST FACÂDD, Redactear-en-Ghef TO $ LA COMPAGNIE DTMPRIMEKIE DE QUEBEC, i f Propriétaire ^ -.•.¦sîar-jKü ibcmion ciuotuiienne ANNONCES XOtTELIES.Encan de meubles.—Oct.I^mleux et cle.Encan de Livres.—Ocî.Lexnleux et cio.Dépdt de ln célèbre Emulsion do Patiner.— J.G.Dori on.SonmUslons demandée*.—M* Deschéne*.Prospectus de la Compagnie de Téléphone de O.uébcc et de Lévis.Avis public.—Félix Goardeau.Conr Rup.trt«*nre.—J.B.1t.Dufresne.Ecole des Aris et Métiers.— Avis.— 1).DesJardins.Leçons de Musique.— Magasin de tabac—IL Hou.le et cle.Mountain Hill House.—E.Dion.L'Indépendance Belge.— J A.Th.Le Vasseur.QUEBEC, 29 OCTOBRE.1881.Lettre de Montreal.Palais do Justice, 27 Oct.1881.L’intérôt créé par le fameux procès Sénécal vs Laurier s’accroît de jour en jour; il est vraiment curieux de voir combien le public est anxieux d'entendre la preuve de toutes les malversa tions de M.Sénécal.Ce matin encore, la Cour Criminelle, une salle de vastes dimensions pourtant,était littéralement remplie et notez bien qu’on voyait dans l'auditoire une foule d’homme9 d’affaires, de marchands, de citoyens les plus importants de Montréal.On a été, voyez-vous, réellement étonné ici du plaidoyer pro luit par M.Laurier; on savait bien que M.Séné-cal ne jouissait pas d'une réputation enviable dans le monde commercial,on savait aussi que c’était un brasseur d’affaires, mais peu de gens étaient au courant des désastres qu’il a causés partout où il a été mêlé.Aussi quand ou a vu M.Laurier armé de toutes pièces, ayant sous la main témoins et documents pour établir sa défense, l'étonnement S été à son comble.Comme je vous l’ai dit hier, votre rédacteur M.Pacaud a admis sans ambages que son collaborateur M.Laurier était l’auteur de Tartici* incriminé.Cette déclaration a naturellement bien Biraplifié la preuve de la poursuite.Après une pareille conduite de la part de M.Laurier et de ses amis, l’ou tenir la prétention des avocats d» M.Sénécal, puisque cette affaire est spécialement alléguée dans le plaidoyer.Après M.Pacaud, M.Henry Ro-bortsou fut assermenté, c’est ie frère du Trésorier-Provincial.M.Irviue ment comme Président de îa Chambre des députés sur division de 01 contre 29 députés qui étaient en faveur de Brisson, vice-président de la dernière Chambre.Gambetta s’est porté candidat à la iui demanda s il n’était pas vrai que j Présidence pour meiurer scs forces M.Sénécal lui avait escamoté près dans la nouvelle Chambre.d’un millier da piastres?Les avocats de M.Sénécal sc sout levés comme s’ils eussent été poussés pur un reisort.et ont prétendu qu’une pareille question était illégale, qu’on n’avait pas le droit d’entrer dans les affaires privées de M.Sénécal.La Cour a maintenu cette piétcntiou.Quand M.Lauiier a voulu prouver l’affaire de la municipalité de Grantham, ses adversaires ont formulé une nouvelle objectiou, mais cette fois leur prétention fut mise de côté par le tribunal.M.Caya.secrétaire de la municipalité, fut assermenté et déclara ce qui suit ; M.Sénécal avait contre le township de Grantham une réclamation au montant de 8872.0U.La municipalité consentit à M.Sénécal; uu billet pour cette somme.A son échéance, ne pouvant pas le payer, elle donna à M.Sénécal uu nouveau billet pour renoti*-veler le premier.M.Scuécri, sans retirer ce premier billet, transporta Brisson et Philippepoleaux ont été élus vice présidents.Grantham.Bref, la municipalité eut à payer les deux billets en question, j ce jcurnaj?jc suppose que vc plus les frais de 1 action instituée par n êtes pas l’auteur do cet at tide, e Nous réparons aujourd’hui une erreur commise hier dans la mise en croyait que M.Sénécal qui se plaint I page du feuilleton, d’avoir été calomnié, donnerait à son Nous reprenons la publication du accusateur la même facilité.Cet espoir feuilleton à 1 endroit où acté co m-était bien justifiable quand on se rap- | mise cette erreur, pelle les vantardises de la Minerve qui L’intelligent maire Brouseeau a refuse hier, pour des raisons conuues de lui ssul, de signer la pay list hebdomadaire de la police municipale» et nos sergents de ville sc sont vus ainsi refuser la maigre pitance do soixante et dix contins i>;»r jour que le Conseil dé- noua cornait dans les oreilles que M.Laurier aurait toutes les chances possibles de prouver scs accusations.Cependant, qu’est - il arrivé ?On veut, dès le début, arrêter M.Dési-lets, le grellicr de la Couronne du district de Trois-Rivières, qui vient pour établir que M.Sénécttl ti été trouvé | vülcieura 'i^üu coupable cle détournement par les petits jurés de ce district, en 1859.Heureusement que la Cour a renvoy objection aussi futile».Le second témoin produit Laurier, a été M.E.L.Paucaud cat d’Arthabaskavillc.Là encore.Ica | tard, une appréciation, avocats de M.Sénécal so sont énergiquement opposés à ce que co témoin Cour (l'assises a Montreal.Séance du 26 octobre.PRKCVK DK LA POURSUITE.ERNEST PACAUD, Avocat, de la Cité de Québec.Q.M.Pacaud,vous êtes rédacteur en chef du journal l Electeur, publie dans la Cité de Québec?R.Oui, je suis le rédacteur en chef du journal l’Electeur publié dans la Cité de Québec.Q.Quand vous parlez du journal l’Electeur, voulez-vous nous dire si ce numéro-ci est un numéro de ce jour-ual?R.Oui, c'est ce journal l’Electeur qui contient l’article incriminé intitulé *• la Caverne des quarante voleurs, ’ dont je suis le rédacteur en chef.Q.Pas de la caverne, mais du journal n’est-ce pas?l’autre à M.George Couture, de j R.Du journal l’Elictkcr qui con- Léris, qui poursuivit la munieipalité.de tient cet article là.Q.Cependant, M.Pacaud, malgré que vous soyez le rédacteur etl chef vous , et à tout évènement, si vous l’étiez, you* ne seriez pas forcé à vous incriminer.Mais je suppose que ce n’est pas vous qui êtes l'auteur de l’article intitulé •• la Caverne des quarante voleurs?R.Non, c’est le fait d’un de mes collaborateurs les plus distingué*.Q.Je n’en ai pa>.de doute, mais pour que nous puissions l’apprécier nous-mêmes, vous pourriez peut-être nous dire son uotn.R.Je n’ai aucune objection à le dira : c’est Thon.M.Laurier.Q.Le Défendeur dans la cause, n'est-ce pas?R.Précisément.Q.Voulez-vous nous dire si la personne désignée sous le nom de Louis Adélard Sénécal dans cct article est la même personne que celle que vou9 voyez ici en Cour et le Poursuivant dans la cause?R.Oui.Q.Ce journal, M.Pacaud, a une certaine circulation, n’est-ec pas, non seulement à Québec, mais aussi à Montréal et dans le District de Montréal ?R.Oui, une circulation hsîx»z considérable.Q.Parlons par exemple de la Cité de Montreal, pouvez-vous dire queii* y est à peu près sa circulation ?R.Je n’en connaissais ritn personnellement, maW j'ai enlendu établir, dans l’autre procès, trente cinq à trente-six abonnés, mais je n’en sais l ien.Je ne m’occupe pa.-s du tout de l'administration du journal.Depuis le quinze Décembre que je sui» là je li ai jamais vu adresser le journal.J* fais lo jour Mv Couture.M.Sénécal avait posé zéro et retenu tout! M.Gouin, protonotaire du district de Richelieu, compléta le témoigna"* de M, Caya en produisant les billets en question.Je dois m’arrêter, si je ne veux pas manquer le courrier de ce jour.M.Tourvillo donne en ce moment# un témoignage accablaut contre M.Séné-cal.Ce sera le sujet dune prochaine lettre.ACTUALITÉS.néralément au bureau de l'Electeur— que le journal est regulièr ment adressé de Québec aux abonnés de Montréal ici À un certain nombre de personnes qui le reçoivent.R.Je ne sais rien de cela.Je n'ai jamais vu adresser le journal et je ne puis pas vous dire s’il est adressé régulièrement ou non.Je ne savais pas même si M.Gagnon était abonné.Je pouvais bien le supposer, mais je n'ai jamais vu adresser le journal.Q.Voulez-vous me dire, M.Pacaud, à qui a été adressé cct article-là la 41 Caverne des quarante voleurs ” pour être publié dans le journal?R.C’a été adreasé à moi-même.Q Par qui ?R.Par l'honorable monsieur Laurier.Q.L’Hon.M.Lauri*r est un des directeurs de la Compagnie d’Imprime-ris de Québec, n’est ce pas?R.Oui.Q.Par conséquent c’est un de vos chefs?R C'est un de mes chefs.Q.Vous n’auriez pas osé sans doute lui reluser dinsérer cet article-là dans les colonnes de votre journal ?R.Je n’aurais pas voulu par déférence pour lui, par suite de sa position.Et du reste, je partageais entièrement ses opinions, j endossais tout ce qu’il y avait dans cet article là.Q.Et vous connaissiez aussi toute la responsabilité qui en résultait?R Parfaitement.Q.Et M.Laurier aussi probablement?R.Parfaitement.Q.Vous aviez quelques instructions sans doute qui accompagnaient cette correspondance qui vous était adressée ?R.Oui.Monsieur Laurier, quand il m’a transmis l'article, m’a parle dt la gravité de l'article.Q- Vous a-t il parlé de manière à vou* faire entendre qu'il connaissait les conséquences qui pourraient en résulter.J/.Irvinc.—Si les instructions sont par écrit, nou9 voulons avoir l’écrit s'il y a possibilité de l'avoir.Mou «avant ami devrait demander uu témoin s’il a cet écrit on sa possession* M.Archambault.—Si monsieur Pacaud dit que ce* instruction* tout par écrit, nous verrons s'il y a lieu de tes produire ou non, mais mon savant ami n’a pas droit de me dicter quelles questions je dois faire au témoin.J/.Irviue.—J'ai droit de m’objecter à une question.Le témoin dit quu i’arti :1e lui a été transmis par M.Laurier et mou savant ami lui demande quelles instructions out été donnée* a M.Pacaud par rapport à la publication de cet article.J'ai droit de demander ai ces iuatruciiou* sout par écrit, et si elle* *out par écrit, j’ai droit de les avoir.Le Juge:— M.Laurier vous a t-il écrit une lettre ?K.Oui,Votre Honneur.L'article m’a été envoyé par la poste avec une lettre.Le Juye :— Avez-vous la lettre?R.Non je n ui paa la lettre.Mai» ’ai entendu parler de la lettre par de* km sonnes à qui je ne Tai jamais mou-.rée.J/*.Archambault ?—.I*'t s-vous dans ’impossibilité de produire celte lottre-à ?et si oui,vouiez-vous nous dire pourquoi ?U.Je suis dans l’impossibilité de la R.Q- ver?Mon.Vous ne pouvez pas la retrou- Cité do Montreal, parce qus jt l’ai en tendu dire dans la cause qui a précédé celle-ci.t , n- in /.riminnlU I Q- Vous n’avez aucun doulc que fut entendu, avant même de savoir ce I es ri an 1 I vous avez ici dans i a Cité de Montréal qu’il établirait.En discutant la pré- Pour .^e^ucc sc *unl er' un certain nombre d'abonnés, n’ebt ce teotion des avocats do M.Séné.-nl, M.mil,4e* mercredi dernier.pas?Irvine déclara qu'il était on masure V.ici le» sentences qui ont été prono.- it.Non.Js u’su ai aucun doute, d'établir par M.Pacaud le, laits .uI J cé*: Ig.P-radi.pour assaut indécent, noua avon.de.abonné, dan.la Cité vants : En 1859, M.K.L.Pacaud était a ulé °°nd!Unn4 à vlngt ,,10,s i1l‘ ?rlSOn ; Q.K.t-ce'qûc vou avec MM.Séu îcal, 8t.Louis et Sévère Thélesphoro Roberge, pour vol, tru.s aucune pci Dutajuiiu, actionnaires dans la Corn - *"• 1,0 pénitencier et Marie Carrier, pouv,z donner les nom*, qui reçoivent pagaie de navigation des Troia-Bi.Pour m4mo d41it> un au do l,ri50n com‘ ^ kabitucllcuant et régulière- ?«res.M.I’acaud était pour prouver munc- ' ]{.j0 r„, entendu dire.que M.Sénécal avait trouvé moyen de —- Q.Je ne vous demande pas ce Yendte le steamboat de la compagnie, ^ » que vous avez entendu dire ; je vous et d’empocher lWent toujours d’a- Le terme d office du lieutenant gou- demande Bi vous savez personnelle* * 6 » j ** 1 yerneur des territoires du Nord-Ouest, | ment T ouH ne connaissez, sonne dont vous près la célèbre formule : je pose zéro et j j n tiens to al II aurait aussi établi est expiré.Mais les autorités fédérale 1’.flUiro du détournement et la con- K"”1 pU8 ^ ** viction.Ei.biH„, ohoto étrangei on h1 ll0U0rubl° La,rJ- s est obstiné à empêcher cette preuve R.Maintenance sais que M.Merck r le reçoit, pareeque jo lo lis à sou bureau, depuis une quinzaine de jours que jo suis ici «t Montréal, pour ce* difficultés de L’Electeur.Mais personnel émeut jo ne stis pas quels sont les produirtL parce qu’elle m’a été volée ; je ne l’ai pas.Q.Pouvez vous dire, sous votre ser mont depuis quand celle Uttrc-U est disparue de votre possession ! R.Je ne puis pas le dire positivement?Q.L'avez-vous jamais revue depuis ?U Je lie Tai jamais revue.Q.Savez-vous »i vous l’avez détruite ou si vous t’avez égarée?R.J’ai trouvé devant le Grand Juré, quand j ai été assigné comme témoin, uu écrit que M.Laurier m’avait envoyé, qui m’avait été volé et que Ton avait rui* entre les mains du foreman des Grands Jurés.Monsieur Archambault —je ne crois pus qu’il y ait du Tindiscrétiou à due cela,— m’a paru comme s'il connaissait le contenu de la lettre que M.Laurier m’avait envoyée.Alors j’ai cru que la lettre de M.Laurier m’avait été volée et q -o M.Archambault pouvait en avoir eu connaissance.d être faite et la Cour a pris l’objection La réouverture des Chambres a eu ajjonn^s# ¦ous considération.Je ne vois pas I Heu, hier, en France.I Est-ce que vous ne savez pas comment Son Honneur pourra main- Gambetta a été choisi temporaire- non plu*, M.Pacaud—al vous êtes gé- devenue?Q.Je veux savoir si vou* l’avez revue depuis ce temps là ?R.Jo ne Tai pas revue.Q.Vous ne «avez pas ce qu’elle est R.Non, je n’ai pas pu la retrouver.M.Irvine :— Avez-vous quelque.-' raisons de croire, et quelles sont ces raisons, que cette lettre est en la possession du Poursuivant ou de queh-qu'autre personne, ou ai la lettre existe actuellement M.Archambault-Jo m'objecte à cette question parce que c’est une opinion que I on dcinandn à M.Pacaud, ce n’est pas un fait.J ai déjà fait établir les fails aussi clairement que possible et je ne crois pas qu’il soit légal de demander à M.Pacaud ce qu’il [ ense au sujet de cette lettre.Je crois que la question posée par M.Irvine comporte une provocation à M.Pacaud de donner 600 opinion par i apport à la disparition de la lettre.On doit se limiter aux faits qui sont ceux-ci, monsieur Pacaud a reçu la lettre et il ne peut pa* la produire.Mm Pacaml.—Ou m’a averti qu'il y avait eu beaucoup de mes papiers de volés.Le Juge.— Avez-vous quelque raison de croire que cette lettre est en la possession de quelqu’un?R.C'était justement ce qua j etais pour dire Puisqu’une personne à qui je n'ai pan montré la lettr»* rn’a «lit ce qu’elle contenait, j’ai raison de croire qu’elle m’a été volée.M.Ar< h utibauil m’a dit ce qu’il v avait dans ln lettre et je suis sous L impression qu’on m’a volé cettre lettre.Je ne veux pa* accuser M.Archambault d’avoir volé in lettre, mai* la personne qui T* voi*e, a pu ht montrer ù M.Archimbault.Le Juge.—Avez-vous quelques raisons de croire que celte lettre-là est en la possession de quelqu'un personnellement ?R.Non, Votre Honneur.Je n’ui pas vu prendre U lettre, je n’ai eu connaissance de rien à part ce que j’ai dit.M.Archambault—Et vous êtes dans 1 impossibilité de lu produira comme vous l'avez dit iout-à-1 heure?R.Gai.Q.Vous rappelez-vous co que contenait la lettre, et voulez-vous dire cj que c’était?R.Jo me rappelle que M.Laurier m'a envoyé cat article en disant qu’il était très sévère et du le publier si je voulais, inc disant que je m'exposais à une poursuite criminelle ou civile mais qu’il fallait prendre l*;it!iludo qu’avait prise le Times deXew York,et par n’importe quel moyen éclairer le public sur fadministration du chemin île 1er du Nord ; qu’il fallait que le public fftt éclairé sur ces abus.il a dit : **je t’avertis que tu t’exposes à des poursuites criminelles et civile* mai- il faut bru ver tout cela et avertir le public de e* qui •c passu sur le chemin de 1er du Nord.” Q.Von* ête* convaincu qusM.Laurier savait parfaitement ce qu'il fanait ca écrivant cet article?B, Parfaitement.Q.lit le* termes dont il »c servait dan* la lettre prouvait qu il en ci ait convaincu ?B.Parfait ornent.Il l’a fuit en parfaite cuimai**:tnce de cause, il savait à quoi il s’exposait.Il savait que Monsieur Unocal paierait d audace.Q.De sorte qu'il n'a pas été pris par surprise ?il.Non.Q N’csl-il pas à votre connaissance personne 11* que vous échangez régulièrement votre journal aveu les differents journaux publiés ici à Mont-rcrl ?R.Je ne le sais pas,parce que l’envoi se fait aux journaux de Montréal com me aux autres abonné*, t*t je n’ai pus vu adresser le journal.Q.Je crois M.Pacaud, que v • avez le contrôla sur tout lo journal et sur tout* l'administration?II.Pas do l’administration, je n’ai rîcil à faire ld dedans.J * lie m’oc u -• • de rien autre chose que la réduction du journal.Q.Vous ne savez non plus à quel titre vou* recevez les échanges qui vous sont adressées de Montréal?R.Je crois bien que les journaux de Montréal 1* reçoivent,mal* c’est uue autre chose de croire et ce que je a a is persomiallement.Ju n’ai pas de doute «pie la Minerve, La Patrie et les autres journaux publiés à Montréal reçoivent l'IClkcteur et que nous échangeons av.c ‘.Oi* le» journaux que nous rcce-vous nous-mêmes, mais je ne leur ai ja nais adressé ni vu adresser.Q.Puisque vous n'avez pas de doute que vous échangiez votre journal avec les journaux de Montréal, vou à L’ELECTEUR octobre -*"T- y~i **3FT3CJ» rr rt'T.r.T •y""1* - r ¦ v r-v-t îcz-ro*j*> u ï• js cîiro >i le rlngt avril dernier, à la date de la publication tie l'article en question, le même échange sc luisait.K.Je no sache .*a- qu’il y ait eu de changement.Je pense que la uiôme « hen • existait dans ce temps-là.Q L’état de choses qui existe aujourd’hui olistait alors ?U.Je n’eu ai aucun doute.Q.Vous avez parlé «le la lettre qui vous «*tait adressée en même temps que T • % # i », « • » • ^ i •un1 ic ci mua a i v- «.l- _ .l'écriture de M.Laurier?R.Oui.O.Vous n’en avez pa* .le doute non plus ?R.Non.Q.Les manuscrits de cet article étaient ils de la meme écriture aussi ?R.Oui.Q.Disait-!1 dans la lettre que c’étai* lui qui l’avait écrit ?K.Il n'entrait pas dans ccs détailla.Ce n’était pas nécessaire non p us.C’est M.Laurier qui l’a écrit: il n’y a pas de doute U dessus ; il n'y a pas de difficulté sur ce point-là.Quand même cc ne serait pas dans la lettre, il me l'a dit depuis ce temps là.Lecture est ici faite de l'article aux jurés.Nouvelle*! «lu Lac St Jean.Monsieur Emile Roy, autrefois de Québec, et qui est devenu, il y a huit mois, l'un des colons du Lac St Jean, nous communique les nouvelles suivantes que nous publions avec plaisir.Notre ami arrive du canton Nonnan-dinoùilscst établi, et il nous affirme que la nouvelle colonie peut compter avec raison sur le plus brillant avenir.Les colons du canton Normandin sont pour la plupart de courageux Que-bccquois, qui n’ont pas hésité à t#ut sacrifier pour a lier,en dépit do tout, se livrer à la culture dans ces parages éloignés.Fait digne do mention, c’est que la nouvelle colouie de Normandin n’est composes que de gens instruits.Elle n’existe que depuis un an à peine et elle se voit déjà en état de faire vivre un prêtre.Elle se propose d’ériger au culte une cliapelle, dans le cours de l’hiver.Les travaux vont commencer au mois de décembre*.Noire ami est venu à Quebec dans le l ut d'intéresser «les personnes in llu( utes à l’exécution «le cette louable entreprise et il a parfaitement réussi.La première semence, il ans le canton Normandin, n’a été faite que le printemps dernier, et la récolte a dépasse tontes les espérances.La terre vierge de toute culture jusque là, «’est montré • «l’une fertilit.» extraordinaire.Les gtanges regorgent «le produits- Dés le mois de mars prochain, les colons comptent avoir un prêtre établi d'une manière permanente au milieu d’eux.Nul doute - obtenus npiès une seule année de travail n'en owragent une foule d’autres Qiu beCquoisà aller se joindre à ces bar dis pionniers de lu colonisation.l.n Cour CJriiMinriW*.Séance d’hier.M.Ch difour.jugo de paix, est accusé d’avo r administré le serment sans y être c.ûun*nt autorisé.M.E.C.Cksgiain est l'avocat de la poursuite et M Vallée celui de la défense.Le tribunal a pris la cause en délibéré.Octave Gauviu, ancien jardinier de M.Dinning, Avenue Grande Allée, est amené à la barre pour avoir déchargé le contenu d’un arme à feu sur un certain nombre de petits garçons, malicieusement, parce qu’ils avaient refusé «le descendre do la clôture du jardin de M.Dinning, où ils s’étaient placés sans permission, jour assister à une partie de jeu dt* crusse, sur le terrain du Thistle.Gauvin a été acquitté.Le juré jl rendu, après audition «les témoins do la poursuite et de la défense, un verdict tic non-coupable.EXPOSITION AGRICOLE PU COMTÉ PC QUÉBEC.Liste des j)rix qui ont été décernés.1 TAI.ONS AGRS.1 Jacquet ’Hellene, 2 Piorro Gauvin, 3 Cht.Dorion.ETALONS UK 2 ANS.1 Jean Dion.KTAI.0NS DE 2 ANS.I Th»\ Beithioume, 2 TDir* Jobin, 3 Ch*».E.Levey.JUMENT.*.^ 1 J«)s.ütasière.2 Jean Robltaille, 3 | Michd Oatitin, 5 P«>rrc P»ç«a*J, 5 J os.Beaumont, 6 Joseph Tremblay.POULICHES UE 3 ANS.1 Jacques Dion, 2 Frs.Jobin, 3 J.C, j A.Paquet.POULICHES DE 2 ANS.1 Geo.Drolet, 2 Etienne Paradis, 3 Hubert Gauviu.POULICHES D UN AN.1 Jacqtiaa Alain, 2 Pierre Lé garé, 3 Jean Auciuir, VOLAILLES.1 lt.Beaumont, 2 Al.Fraser.TAUREAUX AGES.I B.Parent, 2 P.Beaumont, La.Pla-mondon.Taureaux i»e 2 ans.1 Ja«.Trudel, 2 Ch».E.Levey, 3 J.B.A.Paquet.TAUREAUX D’UN AN.1 LevU Falardeau, 2 Fr.Dubeau (père), 3 B.Fraser, 4 Mad.Chs.Montreuil.VACHES CANADIENNES.1 I.Drolet, St.Ambroise, 2 Ls.Durand, 3 I.Drolet, Ancienne Loretie, 4 Ant.Dion, 5 An».Roy, C J.B.A.Paquet.RAC1S DIVERSES.1 Ch».E.Levey, 2 Levis Falardeau, 3 Joseph ^Blondeau, 4 Jean Allard, 5 Ls.Durand, 6 N.Langlois.GENISSES DE 2 ANS.1 Levi* Falardeau, 2 Ch».A.Stuart, 3 R.S.Toxer, 4 Jos.Fie et, 5 Jean Allard.GENISSES D’UN AN.1 Fr».Boivin, 2 Levis Falardeau, 2 B.Parent, 4 A.Fraser.TEAUX.31 Jean Drolet, St.Ambroiie, 2 Ls.Durand, 3 Fr.Beaumont, 4.GENISSES DU PRINTEMPS.1 P.Dubeau, fila, 2 Levi» Falardeau, 3 Pierre Trudel.BELIERS* 1 Levin Falardeau, 2 Arch.West, 3 J01.Biain, 4 Frs.Boutet, AGNEAUX.” 1 Arch.West, 2 K.S.Tozcr, 3 Àmb.Falardeau, 4 La.Durand.BREBIS.1 R.S Tozcr, 2 Levis Falardeau, 3 Louis Durand, 4 Tlios.Villeneuve." AGNELLES.1 A.Fraser, 2 U.S.Toxer, 3 Levis Falardeau, 4 Jos.Blais.VEKR ATS.1 L».Durnd, 2 Henry Ross, 3 F.X.Giroux, 4 A.Fraser.TRUIES AGEES.1 R.S.Tozcr, 2 Jos.FLet, 3 B.Parent, 4 Tlios O’Neil.TRUIES DE I.'ANNEE.1 .T.Drolet, St.Ambroise, 2 J.Durand, 3 Levi-.Falardeau, 4 Ant.Bedard.BEURRE SALÉ.1 Chas Paradi-, Ancienne lurette, 2 Ls.Durand, 8 Jos.I\»g*,.û.1 Pr.«î mvin, ô J.B.A.Paquet.BEURRE IRAIS.1 Le.Dumnd, - Andrew West, 3 Arch.V» ert, 4 John West.RLE.1 JI.Faquot, 2 Ch».Paradis, Ancienne lurette, 3 Tlios.Villeneuve, 4 Andrew West.POIS.1 Andrew West, 2 Pierre BeeaumorJ, 3 John West.ORGE.^ 1 Andrew West, 2 Pierre Martel, 3 C.A Stuart.AVOINE.2 John West, 2 Levis l'nlardeau, 3 And* rew West, 4 Azarle Bedard.SARRASIN.1 Aich.West, 2 F.X.Giroux, 3 Pr.Martel.GRAINE DE MIL.* 1 George ^Drolet, 2 H.Taquet, 3 Fr.Beaumont.ble d’inde.1 Clé.Bedard, 2 Jos.Pageau.PATATES.1 John West, 2 Arch.West, 3 II.Paquet, 4 B.Parent, 5 C.A.Stuart.CHOUX.1 II.Paquet, 2 Fr».’Jobin, 3 Tho».O’Neil, 4 Raphael Giroux.CHOUX DK SIAM.1 Jo».Renaud, 2C.A.Stuart, 3 C.A.Levey 4 R.S.Toxjr.OIGNONS.1 Ch».Fortier, 2 Pr.«Iob*n, 3 Ch v Para* di*, Chiuebjurg, 4 TUoj Villeneuve.C VROTTHS.I Ant.Bedard, 2 Isidore Bcdard.BETTERAVES.1 Clé, 3edard, 2 LévL Falardeau.BETTES A SUCRE.1 Jac.Trudel, 2 Tho».VilleneuvJ.FETES.1 Jérémie Villeneuve, 2 Pierre Martel.POMMES.1 Ant B-dôrd, ?YA: Tob?«s SUCRE D’ERABLE.1 H.Paquet, 2 Geo.Drolet.TABAC CANADIEN.1 Pierre Jobin, 2 Raphael Leclerc.GRAINE DE LIN.1 U.Paquet, 2 Gre.Giroux.FILASSE.1 Jean Giroux, 2 Piorre Martel.* ETOFFE.l^Jean Paradi», 2 Jean Drolet, St.Ambroise, 3 Jean Paquet, 4 Jacques Belleau, 5 Clé.Bedard.FLANELE CROISEE.2 Je*n Petitclcre, 2 Michel Petitclerc, 3 Jean Drolet, SL Ambroiie, 4 Jean Durand.flanelle simple.1 Jean Petitclerc, 2 Arch.West.TOILE.1 Jo».Genest, 2 Jean Giroux, 3 Jean Drolet, St.Ambroisse, savon du PATS.1 la.Durand, Levi» Falardeau.OUVRAGES EN LAINE.1 Pr.Robitaille, 2 L».L’Hérault, 3 Nap.Drolet.Québec, 18 octobre 1SS1.Vnie Copie, J.B.Dslagh, S.A.C.Q.JRuIlcUu Imllclnire.Cêur du recorder.—Le tribunal a entendu les plaintes pottêes par certain» propriétaires,comme Henry G.Woods, Joseph Poitra» et David RoberUon, pour surcroit de taxes et les a prises en délibéré.Daniel L&ndrigan, pour ivre»?e a été coudamné à uno amende do $2.00 et aux frais de la poursuite ou à 13 jour*.Dominique Langlois, pour même délit a été condamné à un mois de prison com mune.Edward Hammond peur mémo offense, a eu le plaisir d’une complète absolution.Deux chartiers, pour avoir laissé leur» chevaux seul» et «an» le poids réglementaire, ont été condamné * une amende de cinq centius et aux frai» de la poursuite.Vol sacrVije.—Mercredi dernier,dans le cour» de la nuit probablem?ut, ua voleur a fait main basse »ur une somme de $4 00 environ que contenait un tronc dan» l’Eglise St Roch.• On suppose que le mécréant est resté dan¦* l’Eglise après l’A ngelus.Il n’a pas manqué que d’être assez habile parceqtie le gardien de nuit qui a lait sa tournée dans l’Eglise aux heure» ordinaires n’a rien remarqué que d’ordinaire.Jeudi matin, il s’est aperçu 4 son grand etonnement qu:uuê |xnt« 4a* e
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