L'électeur, 29 août 1882, mardi 29 août 1882
Jdition quotidienne.MARDI, 29 AOUT 1882.3me année, No.Si' PLAMONDON 4 Cic., Editears-PwprieUires • • ERNEST PACACD.Redactear-en-Chef -x-r- axxo^ces nouvelle*.IWclamAtloa réglte.—Martin Dion.lKrruan«lés.—Eusèbc Legendro.p^m^DftKement.—Isaïe Nolet, Ecr., NoUilro.eociltl d'horticulture de ^u^bec.—F.Oliver.Ecole commerciale St Roi h.—D.Belanger, pcrulcr p^léiinage.Ou a IkmjIo.QUEBEC, 2g g 9 j Vous venez de mo consacrer prù* de deux colonnes dans YEvénemeid.En vérité, jo ne sais à quoi attribuer un tel excès d'honneur, et vous m’en voyez tout confus.yj , .u ) ' • Vous avez le verbe haut, l’expt essiou passablement ipiagée, en un mut rue phrase des plus agréables à lire.Si «o :eont ces qualités—indéniables chez vous, je le confesse-^que voua avez voulu mettre de nouveau de l’avaut,;vous y avez pleinement réussi.Il est seulement fâcheux que les Allemands—ce futur terroir de voire Alsace—n’en aient pas ou la primeur, cr " tout cela, je dois l’avouer, si j'en excepte le piaiair que j'ai éprouvé i lire votre joli article, m’a encore laissé touw à-fa* t froid .et insensible, sans parvenir à me couvapicre.Que voulez-vous, aussi, vous oubliez toujours avoir été transplanté dernièrement au Canada, ce qui voua rond la vue trouble.Effet de changement b T?' 'on.” l>es mésaventures -de ce héros phénoménal serviraient sans doute i calme.-votre sang par trop surchauffé et à remettre votre bile en équilibra.* Vrai, vous en avez besoin.* Car je ne jurerais pas que vos nuits ne .se passent, de roétne que k» héros dos f’XÏiaq cent millions de la Béguin,” A méditer quelque plan gigantesque pour 1 extermination en bloc de la nation teutonne.IVul-étre aussi, nouveau Cou Qniohot-te, vous refaites-vous de temps à notre 'la main en sabrant de votre mieux quelques mannequins, errpaii'és À.l’effigie de Von det Thanti on Von Molike.An moins si voua pouviez amonceler les cadavres*, tant désirés! Mais, volU, pas plus de Carcasse d’Allemand que sur la main.lié-, eolation, les vignes souffrent de cet état de choses désastreux et les pro-i •haines'1 vendanges sont en danger.Une calamité, enfin.Un service en appelle un antre.Vous m’avez offert, M.do Kastner, le crachat de je ne sais plus trop quel ordre.Je vous offrirais voloatter un fusil à sigrMle pour aller tuer votre premier Prussien.’ * *» Stlva Glapis.* n*V ~ Jiiz; L .ni n»/j, A VENDUE OU A LOUER delaÜtHÜe, .an.doute’ que |Vei, r a§ 1.hw0,,ton%yoir« déç-i», de rèrei je dégénérer tn‘u|ie querelle personnelle par prigném à U mer, et comme i’o —ayonsde.COuruge de ,;l avouer, bans 1 ^eur inoubliable des feuille* mortee.que le intdrôvpuoUBipour nos Ucteurs-trou- \fent n u6.loat à 1We T« bon, M.de Kusui.r, qae je voue n j,rolère ,.i4r.d.Fum.cite aujourdhui, coinuio mauière de péroraison, Us paroles suivante», , de Son-Honneur iç Maire Laugelier, Que le diable 1 emporta arec «a com parole» prononcées samedi dernier lors 1 plainte attriiuote.Lès papillon» noirs m» de la réception officielle des membres I bonruoanent plein la ceivallt.Il me »©m de l’Association Américaine pour l’a- ble qus je vient de voir passer aoo» me* fe vancement de la science, et qui, outre uèire* un de ce* eoierremeou de j*;une lu preuve qu’elles apportent à l'appui I toifc blanc» q>i latMsnt derrière eux de mes avancés, rendent parfaite-1 UQ do bouquet» lentement etiouil uvier.LES FREGATES DANS LE TOUT.ha visite, à bord des vaisseaux, de Aon Excellence et de Son Altesse.m * * M- < •« à » | C'est toujours un évéLameut loi'g-Kmps désiré d'avance à Québec que * • t Entrées.{ jfiUK I ntilfi Rai 4 i U.ii «U Filets d’Aristote et de (t L’hommb de'BIaton, émincé à la mode d'Aristote.Jambous du Chimborazo à la Humboldt.Vibration de Canard à la Galvam, linnsen et Volta.Le» Cétclettes d'Agneau à la Tjcho-Brahé.Galantine de Volaille à la Franklin-Langues à la Cuvier Newton.Gibier à Oersted, Jamin.Dana, Mayer.Aspics de Cléopâtre à la Gallien, Haller, Ùal lay.Milne Edwards, de Magendie.Hùt is.I-es Canards à la Darwin, Littré, Lockyer, Langley, et Maury.Le Roast beef à l’HIppocraU; et Bichat.La Téfte do Veau braisée à la Lavater.Logarithmes de mouton à la John Naper.Bombe Glacée au magnétisme terrestre du Général Sabine.Evolution de Faisan i la Galilée.Dessert.Eclairs Edison.Bêches de Monge ment la pensée que j'eàsayais de pré ciber dans mes deux articles précédents.M.Lange lier, s’adressant aux illustres délégués américains qui l'eutou-raient en ce moment, s'exprimait comme suit:— t • t.u Le savant qui affectionne l’élu de u des questions sociales trouvera ici 14 ur intérêt tout partie u lier à se trou-44 ver au milieu d une population ap-“ partenant à tant de nationalités xl diverses, lesquelles, loin de cou su-“ mdr JeuiB énergies pour acquérir *4 une suprématie dérisoire, sont a.n.-*l reuses el satisfaites de jouir des “ mêmes institutioas politiques, con-44 tri b liant chacune, et dans la masure de ses aptitudes particulières^ aider à •4 former une naiijn puLaantc à côté *4 de la vôtre.” Vous le savez, M.de Kastner c'est parc* que je jugeais que c rlainea paroles, proférées par vous, pou valent èlic de nature à empêcher le libre*' exercice de ces .‘‘aptitudes particulières” que j'ai cru devoir Vous m mifester ma |ien sée lâ-déssus.lilett autre rho^c.Vous le savii z du reste si bien, que, dans vos deux dernières colonnes, vous êtes sorti complètement du terrait! de la' discussion, vous bornaut à frire force gouaille!les sur mou compte, ce qui ne prouve lien.Oui, encore une fuis, l’émigré, et cela A quelque nation qu'il appartienne, qui nous apportera sou contingent rie li avail, sera le bienvenu pùrmi nous.Oui, toutes les lois qu’uu journal se fera le véhicule de phrases imprudentes, intempestives, brutales même— j’alfcclionne taut ce vocable—et de nature à créer des animosités parmi nous, à enrayer la marche eu uvaut de la giande uatiou canadienne* vous nous • r cuverez toujours aur la brèche, comme aujourd’hui, pretestaut du notre mieux.N'approfondissous pas trop, M.de.Kastner.Qui sait, je pourrais peut-être vous prouver que uou» n’avons pas eu jufqu’ici trop à uous louer de l’immigration partie des rives de la vieille France ! Savez-you?bien que vous devenez quelque peu chauviu, M.de Kastner, ce qqi doit être souverainement déplal- lé» ••.9 l • Voici'ce que m'écrit le grand Fl-rat— comme nou* rappelions au ceicle de» Gros Bébés.• .—Oui mon ch*r visux, nou» v •oinm#» revenu» cette année encore, dans cette chère mai»on où tant dé foi», tu •• venu accepter U traditionnelle cli imbre d’amî.Noue y somme» revenus, ma chère femme •t moi, comme pour un pèlerinage d'a mour, un de ces pèlerinage* dont oa .ue voudrait pas revenir et inondant lesquels oi retourne si souvent U tète dertière •oi.Ou a vécu des h Hires bienheureuses, ou a connu le» joie» grisante» dans quel que coin de natare, tranquille, cslrae, le coin dont lève*»* les poète», où l’on a de» arbres, de» pelOJiea, sv* * )ur «l’août courant, à sept heure**, du soir.au lieu ordinaire ou te Uennunt les séances du dit Conseil, à laquelle assemblée Le soussigné soumettra une usto supplémentaire de l'ex-irall du râle du cotisation et d'évaluslbui en d'évaluation eu force pour l’année 1880-81, ans çeUe cité, codtenant les noms.de toutes « b personnes.qui, depuis la transmission du dernier extrait, sont mortes ou ne résident pins dans la dite cité on qu’on a découvert avoir été inscrite» par erreur dau* ou omises du dernier extrait, ponr être alors e» la examinée, corrigée et approuvée par le dit Cou* •cil avant d'êt'è délivrée uu Shérif pu District du Quebec, le tout conformément aux dispositions de l’acte cl-dessus cité.Par ordre, L.A.CANNON, Greffier de la cité.AVIS- Toute* les personnes endettés onvers la suc-session de fen David Lallberté, en sou vivant fl>rgcron et armurier, de Québec, rue ML Pauli sont priées de régler sous le plus court délai avec ie notaire soussigné.Toutes les réclamations contre cette même succession devront aussi être envoyées Immédiatement à , L.P.81 KO IB, N.B.21, rue Couillord, haute-villa, 2 août ’' les FniiobeiM' ««lloisstnneiiMCi, • ' Kateanx a foiu nouveaux model eM de Ilrautford.• f r a ^ ç Des Instruments tTagrlcnltur© il© Brentford sont à la perfection t-Uenclenx, gracieux et légers.; ,.i Pas de moyeux extérieurs anx roue».Tous 1e* appareils sont renfermés dan» des boites en fer bien clone*, i.Parfait appareil trancbanL I .Uniformité de coupe quatrt pieds et quatre pOUCSM •-UX#» 1 i ' i Le Jeu du levier est grand; les couteaux manoeuvrent sur une barre ronde de fer forgé.Machine bien équilibrée.Pou d’endroits à huiler, JL ' Puisa» nt appareil tronehant, 24 oonpe de oouteau à claqua tour de roua.Simple dans tous ses détails.‘ ¦ '8i vous voules un Instrument d’agriculture qui durera votra vie entière, al qui n’est Ja.mais dérangé si on lf, tient, propre et bien huilé et qm puîné faire loci ce que demande cet instrument, nchetez-eu une Brantford qui vous sera garantie et livrée le.plus près possible de l’acheteur sans charge ex Ira.Nom prix sont très bas et les conditions sont très libérales.Yenez voir chez Agent général, 61, rue 8L Valler, 9L Sauveur, Québec.Vous trouverez aussi.Moulins à Battre de Gray, depuis un à trois chevaux, , Cultivateurs, à trois sections, à dents d’acier, manufacturés par MM.Moody et fils.““ 1 aussi J • 1 -l 500 Moulins à coudra Raymond, Singer et Wauzer.au prix coûtant, eu gros et en détail.12 lulllet 8zn .: nnuxvt: KOiiih a vendre Le nousslgné offre en venté de la brique uouge, Uequalité supérieure, manufacturée à l’ancienne Lorette, et qu’il livrera à Québec sur les chars.OVIDE GRENIER, Epicier, rue «lu Pont, St- Koch.Si Juillet lm - ' ¦ -» ( ¦ • ü V .J -4 EN RECEPTION Ex t Brig.Alice Boy : .100 Tonnes Sirop Porto Rico, de qualité supérieure.Ex : Barque Adah E.200 Tonnes Sirop Barbades.Ex: Brig Little Anny.200 Tonnes Sirop Tnnldad.LECLEC & LKTELL1ER.4S, Rue St.Pauli Québec.Entrepôt: itou SL André.N.11 —Toujours en main*, an assortiment d’Eplccrles des pi us complets.8 lull gui TESSIER ETJPOÜLIQT , AVOCATS.(Ancien bureau de la société Suzor et Tetsler) No.i J, rue Ruade, Québec, Jules Tessier, I.LB.Alphonse Poullot, AB.LLL.18 août iïüÂTÎôS dkmamSee^ Un Jeune homme actif, bien /lest ru U, parlant couramment les deux langues, et pouvant fournir les meilleures recommandations, désirerait se pincer soit dans u i magasin de nouveautés, une épicerie ou un bureau quelconque.Ce Jeune homme nu regarde pas au Rululrc.Pour Information» s'adresser à ce bureau.Québe\ 18 août- *3 3 •c ?3 K | a n O B < _ 5 m § co 1 M ¦e a p m — 3 2 H E a CL o cr V a *» E c O c o a « P * xr 5 9 2- e 3 o a 0 W > M % M CO Q W > M % m U1 Q » t» M w co MACK’S MAGNETIC MEDECINE.Aliment nutritif du cerveau et nerfig Est xm remède sûr, prompt, et efficace pour affuctlon* nerveuse, dans toutes leurs phases, faiblesse 4a mémoire, Impuissance Uu cerveau prostration sexuelle, pertes nocturne*.* perm a torrhée, faiblesse séminale, ai lm;>otence gé nérale.Elle répare le système nerveux, ra)ea nlt l’Intelligence, renfbrclt le cerveau affijjhll et rend une vigueur surprenante aux générateurs épuisés.L'expérienoe de de personnes prouve que c’est un rem: timable.La médecine cet agréable au goût, et chaque boita contient sises de médicament poor deux semaines, et c’est la meilleure et la plus économiquefnédedne.ta 11*complets dans notre pamphlet, que nous désiroaa envoyer gratuitement par la malle à n’importe quelle adresse.LA MEDECINE MAGNETIQUE DKMÀCK est vendue par les pharmaciens pour 50cent» la boite, ou 12 boites pour $5, ou bien sera envoyée franco par la malle, sur réception du montant, en s'adressant MAC 1TB MAGNETIC MEDECINE CO Windsor, OuL, Canada Vendu à Québec par J.J.VK.LDON, 122, BL Joseph.' K.LAROCHE A Cle., Vis-à-vis ie bureau de Poste.89 déo.College Montmagny BT.THOMAS.La rentrée des pensionnaires aura lieu, MARDI, le 6 septembre.Le bnt dn cours d'études qal est très pratique est de former de* Jeunes gens pour les finances et le commerce.En conséquence, on porte une attention particulière à renseignement du calcul et de l’Anglais.Cde DUFRESNE, Principal.5 août lin - Henri C- Bossé & Cie.AGENTS GENER ATTN D'ASSURANCE ET COURTIERS DE CHANGE.Agents pour lu Citizens Insurance Co.14 lull.1882 lan 116, rue fct.Pierre, Qnébec.AUGUSTE PA0AUD.AVOCAT.St Joseph Beau ce.80 septembre 1881.— A Vendre.A des conditions des plus avantageuses, une splendide résidence privée située Avenue de* Ernblee.S’adkkssv* a A.J.Tu.LEVASSEUR, Notaire* 17 îév.1882.AV LS.Touscenx qui oat trouvé de* dormants de chemin de fer [sleepers] et qui les rapporteront an quai de Archer A Cle, Québec, seront payés du fret et du sauvetage.NABCI83E GARIEPY.18 Juillet A VENDRE.A bon marché.une maison en brlqnes ronges, deux étages, aveu toit français, située No.114 rue Scott, et 95 rue Amable.Conditions avantageuses.S'adresser sur les lieux, A LF.LECLERC.9 août lm Compageie du Saint Laurent 1882 1882 ¦ VAPEUR, ALLANT AU SAGUENAY, TADOUBAC, OA-COUNA, HiyiERE DU LOUP ET MALBATE.-¦-.LU A commencer le 25 du présent, les vapeur* de première classe bien connus, BAG UT.N A Y.BT.-LA WJiENCE .Capt.M.recourt, .Cupt.Ain.Barrat.partiront du quai Saint-André comme suit; * Les MARDIS et VENDREDIS, à 7JO hra.A.M., le Btgunuiÿ, pour Cblcouilmf et la Baie de* Ha! Ha! et arrêtera à la Baie Saint Paul, les Rbonlemonte, Mal baie, Rivière du Loup et Tadou'a*.' Les MERCREDIS et SAMEDIS, à 7JO hr* a.m , le Lr/ nenee.poor In Raie des Ha 1 Ha ! et arrêtant à fa Rule SL Paul, Le* Bhoule-ments, rie ntrxCoud»©*, Malbale, Cep à l’Aigle (si In chose e-*t praticable), Rivière du Loup, Tadousac et l'Anno BL Jear En rapport à Québec avec le* vapeurs de 1a Cnopaiîndï de Navigation du Richelieu et d’Ontario, le chemin de fer de Q.M.O A O., et le chemin de fer du Grand-Tronc; et à la Rivière du Loup avec le chemin de fer Intercolonial pour et de* Provinces Maritime» et des Etats de l'Atlaullque.Laissant la Rivière du Loup pour le Saguenay à 5 hr» p.m.le même Jour, et pour Québec, le* Mercredis, Jeudi» et SAmedlA à 5krs p.m., et /e» Dimanche» à 7 hrs p.m.On peut se procurer de» billet» et retenir des • ablues au Bureau Général dea Billets, vls-à-via l’Hétel S'- Louis, et au bureau du in compagnie, quai St.André.Pour de pl s amples Informations, s’adresser au bureau de la compagnie de Navigation à V apunr du Sal ut-Lau rent, quai BL-And ré.A.GAB0URY, secrétaire.25 Juillet 1832.CH AM HUES A LOCEK Chambres de première ela-ss à louer, avec ou sans pension, No.65, vis-à-vis de N.Fortin, épicier, ruu BL Vuller, 8t.Roch.25 Juillet feuilleton de ,é L‘tLLCTEUR, n -J , .1 ¦ - r, j J - f • > I i.’TTI / Il 28 LÀ CELLULE N°7 .«f s, .•J , »., )lt ‘Mi iJ 11 • > PA» PIERRE*/ VCCONE.P it B ÎI [B Ü E PARTI B?- ; IX • "" « f4 II |i J/ CJI «a liai J 11 I il] I • 1 » I 4 ' 1 LA FIN DK UOUQUILLAUT Quand ils pénétrèrent dans’ la Mille, la chandelle ue jetait plus quad e faïbléa ïûeursi mais dès les ptéfAVefy ^püs leurs regards furent ithpéiieuseineut attirés et retehns par un spectacle dont 1 hoVrible réalité le8 saisit eu mô Jne temps.Uo pauvre liauquillart était étendu sur le soi, les jambes raides, les bras tordus par une suprême convulsion, et le visago hideusement gonflé et tuméfié.Il ue respirait plus, les mou bres étaient régides; une écume noire fraugeait ses lèvres.X L’HOTEL INHABITE C’était horrible, et Buvnrt ne put réprimer uu geste de dégoût.—Ma toi ! je crois qu’il a son affaire ! dit Beo-de-G’az, on laissant retomber une des jambes du mort, qu’il avait essaye de soulever.-Il aura en une attaque d’apoplosie., — Probableuieut.répliqua Üuvarb d’uu toa ironique ; , et, comme il u’a voulu donner à, peibQi.uq.10 spectacle do sa mort.il aura fermé les portes avaut de tomber.Bec-de*Gaz regarda son interlocuteur avec une sorte de surprise mêlée d’admiration.—Tiens 1 tiens / fit-il avec uu cligueuieut d’yeux.vous n’e- tes pas si bête que j’en ai l’air.et vous veufz de parler comme un juge d’instroctiou.Ab ï çà.mais ça en fait deux dans la même journée.— Comme tu dis.— Et peut-être bieu que les deux affaires pourraient être jointes sans trop de diflicul té.• .; - liuvard se tourna brusquement vers le gavroche.; , — Oh ! oh ! dit il, étonné de tant de pénétration et de logique/’: .Quand ils ont taut d’esprit, les enfants de ton espèce sont bien près de la correclioit-ndlle, mais, pour cotte fois, tu feras prudemment de garder tes observations pour toi.—Cependant, objecta Bec de Gaz, vous n’avez pas l’intention d’abandonner là le cadavre du pauvre vieux inaimezingue / —Tu as raison, et tu vas me suivre.—rom quoi faire T.—Tour aller faire notre décla ration chez le commissaire de po lice ?.A , .Cette proposition était ou effet la seule chose sensée, qu’il y eût A faire en pareille circonstance.Aussi, une heure plus tard, tou tes les formalités étaient remplies et Buvard se séparait de son coin paguon pour rentrer rue de la o Bern in 0* Sali 8 Tête, dans la Cité.i J tf w IJfiw CiO l.f # 10 / •])!!• • I! **• /f Au moment où il passait de ¦ «à , ' à J * • • • é vant la loge do la maison, il s'en tendit appeler et se retourna.—Une lettre pour monsieur, dit Cfuérisondela Consomption un rienx médecin, retiré le poq| la guérison Infaillible et pertnauuut© d« 1* Consomption, Bronchite*, Catarrhe, Asthme, et pour toute* le* maladie* nerveuse * ; ap'è* en avoir éprouvé *os mervelüeux pouvoirs curatiûi dans de# milliers de e.*-, U * const* déré ds son devoir de le falie connaître à l’humanité souffrante.Animé pnr eu motif, et 1* dé-lr d’a’légrr les oonflYpnoiA humaines, renverrai à tou» ceux qui le dureront cett© Recelt«> «•Tur la préparation ©t PrHragi*.Envoyé» par la Tuât© une Etampe, nommant ce papier] W.A NOYES, A 16 roar* 1882.H3I Courtier et agent de change ) A l’honneur dMnfvrraer ses amu »t le pnbli» en général qu’il vlenl de transporter *e» bureaux au No 45 EUE ST PIERRE En face du maga*in do MM.Martineau à fll* marchand* de fer oh il continuera comme par 1» passé à changer, ohèqo* au*pair, achat d’Or monnaie et d'argent étranger etc, et tout e» qui concerne en général le» flhaneevrt profit» de cette occasion poor remeVclercordlalomeot le public et ses ami* de l'encouragement qo’Il en a reçu Ja»qu»à ce Joor et ©opère pàr «a manière de faire les affaires continner à le méri- ter; — AUSSI - Agent pour la vent© due btlleu de chemin» d» fer.- - 10 mal 1882.Dentelle nîira espirio DENTELLE B LANGUE ^VENITIENNE, DENTELLE CREME, PARASOLS, EN-TO US-CAS, L CI1APELU7X.PLL3LES U AUTRUCHE, BLANCHES.— aussi — Un grand lot de cachemires noirs.Un grand lot de cr$pe noir En réception cho* J.E.LATU LIPPE, MARCHAND de?rçuE3 £t Joseph LA CHAPELLE 8T ROCH * SOCIÉTÉ BE Prêts et placemsÉ da Quebc $16.000 _â PRETER La société prêt© par romna*** de $100 et plus et pour ule période varlaut depuis un an Jusqu’à dix an*., , r .L«* condition» auxquelles la société prêt© •ont très avaotagduiiect Toot notaire qulf era faire des ptedumenU à la »oélété passerai»» acte* que cécossliemnl les trail-actloos.Four toute* Informât Ions.' s’a-ïrewser au bureau de la société.No.13,racBL Jacque-basse-vllllu.; 4 ’ 8 J ull Bout Laroche Sec.-Tréa A.LEARMOMTH & CIE., Mec AN I CI ENS ET FONDEURS rce st.paul, quebeo Man ufacJu reurs de Machine» à vapeur, Pompe* à vapeur, et an» Variété d’autres Pdrrtpeà.Engin* “ propeller’* pour yaLshs et remorqueur.C-rue.i pour magasin*.« Jock Screws • toateii sortes de machinerie* l'ounulne*.mot» lin» à *cle, mou lin* à farine et luslrumenta aramiré», tous ouvrage» en fer et en culvr» fait* à ordre, aussi ouvrage» pour forgeron».Scie» ronde».1 ' En mal ns,actuellement, uno b«lle machin© à vapeur, d’une force du 4U chevaux nour monlln à scie à vapeur.13 Juillet lan .• Ie concierge, en présentant un pli à Buvard.; —Une lettre ! pour moi ! fit cô dernier.—Voyez plutôt.Bt Buvard lut sur lenveloppe.A monsieur Constant Richmond à Paris.—Hum ! balbutia t il à part lui ; cela sent mauvais.Qui doue a apporté cette lettre î —Uu grand m onsieur.J’ai voulu lui dire qu’il se trompnit; » muis il a si bien donné votre si goalemeut, que Gertrude et moi uous n’avons pas hésité û vous reconnaître.Buvard remercia.—C’est bien, dit il.Et il monta lestement à son a cinquième étage.La première chose qu’il fit, nue fois qu’il eût allumé sa bougie, fut de décacheter la lettre. L’ELECTEUR Chemin de fer Q.M.0- & 0 Changement d’Hetres.L151U ?PARTIR DK J4 J AX\ isaa Dm Lr«kia* circuleront comme» toit ; Dip art d'Hochf*- U^a pour Ottawa.lixU.grriv/e à Ottawa.Départ d’Ottawa P-*• pour Uochelaga.Arrivé* à llochaia- t* • mm • »••• »•••••••• ••• p.m.8.20 .m.7.66 m.10.00 a.m.9.45 Dipart d'Hoche-pour Québec ! km a.m.8.80 p.m.1.20 a.m.8.10 p.m.L00 ».p.m.p.m.6.40 .n.8.00 p.m.6.80 .m.7.80 Arrivé* à Québac.Dipart de Québec pour Uochelaga.Arrivé • IHochola- Dipart d’Hoche-, laça pour Bt.Jé-P m- rôaie.«-M 4rriv/e à Ht.J^rO- me .Di part du H u Jérôme pour Hoche- u4* vis l’hôtel 8L Louis, 7 Janvier 1882.Changement de domicile- la Dr L.A.Gauvreau a transporté bureau au No 152 rue de* Fo»»ès, porte voisine du Dr Verge.HrjRKB DB _____________8 à 10 A.M., 1 à8 P M., « à 9 P, M.Publié par Plamondon A Cle, pied de la Cdle La Montagne, Bax»e Ville, Québec, «a ac« du bureau do Chronicle, C’était colle «le madarao Mur d er t.— Elle était ainsi conçue : 11 Madame veuve Murder préseu te ses salutations à M.Constant Riclietnoml, et le prie de vouloir bien la venir voir le plus tôt pus sibie.w Buvard lut i\ plusieurs reprises la lettre qu’il avait sous les yeux, su demandant, ébalii, ce que pou vait bien lui vouloir la jeune et belle veave.—C’est égal !.dit-il au bout d’un instant, quelque surprise qui me soit réservéa de ce côté, l’afl'aire se corse, et je me trompe fort, ou nous avons le nez sur une véritable piste î Si maître Lionel n’eU pas eojitent, il fau dru qu,il y mette de la mauvaise voiouté ! Sir Lionel pvait quitté l}botel Sainte-Uarie et ét$dt allés’iniUl 1er dans un churiuaut aparté mtnt qui avait été loué avaut son arrivée par les soins d’AÎRié Buvard.Cet appartement faisait partie d’un immeuble dépendant de Vhô tel inhabité des Lucenay, qui avait été longtemps occupé par uu jeune auditeur au conseil d’Etat.C’était un vrai petit nid.Il y avais là, au rez-de-chaus sée, une salle à manger, une cuisiue et uu fumoir; puis au premier étage, une chambre à coucher et uu salou.Le tout admi ruble me ut aménagé.Ii y avait deux portes à ce pavillon.L’une, bauale, à la portée de tout le monde, et qui ouvrait sur un vrai parc, à travers lequel il fallait passer pour atteindre la sortie donuant sur la rue Saint* Dominique.L’autre, qui ouvrait sur une petite rue, la plus souvent déserte, et dans laquelle, par conséquent, on était à peu près certain de ne jamais rencontrer personne.La salle à manger et le fumoir communiquaient de plain pied avec le jardin, et, malgré ia sai sou ligoureuse qui régnait en ce moment, c’était une véritable jouissance de plonger son regard fi jus ses allées dont les sables jaune était jonchés de feuilles mortes et de branches d’arbustes desséchées.Mais, au premier étage, le tableau prenait des aspects inattendus ; du 6alou surtout, la vue •’étendait sur uue succession de jardins, de kiosques et de serres, ou des myriades d’oiseaux ba-vards’entretenaient à toute heure du jour une animation et un mouremcRt dont le* autres quartiers de Paria sont déshérités.Depuis la veille, Lionel ne pouvait se rassasier de ce spectacle, et il était resté une partie de la nuit accoudé à la fenêtre, le front dans la main, le regard perdu du a s les piofondeurs du jparc, où la lune tamisait ses pâles et doux rayons.'J outefois, ce n’était ni les élégantes constructions des hôtels voisins, ni les serres aux plautes exotiques, qui provoquait sa rêverie, • .• Pour lui, il semblait n’y avoir d’autre hôtel que celui de Luce nay, et l’on eût dit qu’il prenait uu âpre plaisir à contempler cette morue demeure, envahie par les plantes parasites, et qui rappelait vaguement le calme saisissant des nécropolos.Et puis une chose invraisem- blable l’avait profondément èmn durant cette nuit, la premiiee qu’il passait daus son appartement.fi * #.fiv fcab V RS 1 wém * J* I! était environ une heure du matin.Le froid était vif, le ciel sciu tillait plein d’étoiles, et Lionel ue pouvait s’arracher à cette coq templation qui éveillait en lui tout nfi monde do souvenirs— soevenirs tendres ou terribles qui tantôt imprimsient une cantrc-tion farouche â ses sourcils, tantôt amenaient une larme dans ses yeux.‘ — Itieu ! toujours rien ! mof" mura-t-il en pressaut sa poitiioe de ses deux mai ns.Nilfi Ÿ*6 de la vengeance assouvie 01 l’apaisement qui permet d’oubli Mon Dieu I n’éclaireiez- vous p*fi ne sombre abime où je m© batsf._ (4 continuer.)
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