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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
mercredi 5 mars 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1884-03-05, Collections de BAnQ.

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edition quotidienne.QUEBEC, MERCREDI, 5 MARS 18S4, 4me ANNEE, No 195 PRIX DE L’ABONNEMENT EDITION QÜOTIDISWNK 00 Un an.u0 BU mol*.*.7* \ oo Trois moU —•.abonnement ont «trlclemcntpuynblo j.ftvanoo «t Vonvol Un Journal équtvau-5r.k un reçu et pourra «tre InvoqutS comme toi A ">¦ "6a' EDITION HEBDOMADAIRE^ Un an.* BU mois.••.n of Trois mol*.•.-.°-25 JOURNAL DU SOIR PLAMONDON & CIE, Editeurs-propriétaires.BUREAUX: 11S et 120, COTE LAMONTAGNE, QUEBEC.TARIF DES ANNONCES - l*«r ligue l’rcnporo Insertion.$o lu Autri-h liucrUon», ni publiée* tou* le* Jour.o 06 TroS* fol* pur Moiuftlnc.o 0H Deux fol* ptir semaine.o 07 t ne fol» pur ?l'mnlho.o 08 Avl» de îialfsancc.mnrtage oudécê© U 25 l.**s annonce» Mil vante» «torcmLlimérét * P°ur un ccnlln lo mot:—Dvmundo rl’ern-P'ol—IkMimnrioft uo Domestique» ou employ é*—Auuoncespour chambres ou pen-hIoi»—Annonce* «l’objet* perdus ou trouvé*.Toutes lettres, etc., devront être ndrtn-séos A Plajionik» *w à.Oie.Bureau de I’Elxctxuk, 118 et 120, Cote Lumontu-g ne.FEUILLETON DE L'ELECTEUll No 35 A LA RI30HBR01HS d'un HERITAGE LE MYSTERE DE PONT ARME XXXIII —Pendant les quelques semaines qui précédé sa mort mou oncle supportait difficilement la présence de ces domestiques, môme celle de sou valet de chambre Honoré dont il ne mettait en doute cependant ni l'affection ni le dévouement.—Ainsi donc vous avez reçu l'expression des derniers volontés de votre oncle.—Il n’en a exprime qu’une monsieur.Philippe et sa mère tressaillirent.Une vague inquiétude s’emparait de leur esprit.—Quelle était cotte volonté suprême î reprit le procureur de la République.—CJelle d’etre conduit Compïègne après sa mort pour y reposer dans le tombeau de sa famille.Mme do Galonnés et sou tils respirèrent.—C’est tout T demanda le magistrat.—Oui monsieur.—Vous eu ôtes certain / —Absolument certain.—Lecomte de Vadans ne vous a pas dit qu’il avait fait uu testament.La baronne et /avocat sentirent un nouveau frisson passer sur leur chair.Philippe r>o demanda si uu double du testamout supprimé par mi ne se trouvait point dans les mains du magistrat 1 Raoul réj ltqua vivement ; —Une ma l’a pas (lit.Tout me porte à croire que mon oncle n’a point testé.Nous avons fait, Honoré cl moi* des recherches dans les meubles de sa chambre, dont aucun n’était clos.—Et vous n’avez rien trouvé ! —Pourquoi doue ?— Le comie Maximilien do Vadans n’avait point d’enfant.—Vous vous trompez.Le comte do Vadans avait une fille.—Une fille s’éclièrent les intéressés, les uns avec un étonnement véritable.Les autres avec une surprise admirablement jouée.—Une fille ! répété le notaire.—Oui.—Une fille naturelle, alors 7 —Parfaitement légitime, an cou traire, née à Oonpiôgno, le 17 décembre 18fi3, du comte Chai-leS-Maximilieo de Vadaus, de Jeanne de Viefville, sa femme, et inscrite à la môme date sur les registres de l’étal civil.—Je crois lover ! dit maître ilervieux.Comment n’aurait-on pas été instruit de cette naissance dans la famille et dans la maison du comte /Cela est impossible.—Rien n'est plus réel cependant reprit le magistrat, le fail est constaté par une pièce authentique.Foici cette pièce.Et il présenra au notaire la feuille de papier timbié qui lui avait été envoyée sous envelop pe par le docteur Gilbert.—C'est, ajouta-t-il, Pacte de naissance de la fille du comte de Vadans ; le comte a signé t'oiigi-nal avec deux témoins, je vous répété que l’anthouticitô de la piè ce est indéniable.Philippe écoutait et, en écoutant, il croyait sentir do plus en plus le sol manquer sous ses pieds Cependant il tenta de se raccrocher il une branche.—Voici un acte de naissance, c'est vrai balbulia-t-il tout-à-coup il faut se rendre à l’évidence, une enfant est uée mais cette enfant exiaie-t-ello encore f Qu’est-elle où ERNES P PACAUD, Rédacteur-en-cho^ —Lous ne croyons rien ; nous voulons savoir.-—Vous admettez qu’un crime a été commis ?—S’il Lilian h’en rapporter aux rumeurs populaires ce crime serait eertaiu.—Mais alors, reprit Raoul impétueusement eW moi qu’on soupçonne.C’est moi qu’oa accuse.—Pourquoi doue î demanda le magistrat d’un tou sec.Pourquoi vous plutôt qu’un autre / —Parce que je vivais avec mon oncle, parce que jo ne l’ai pas quitté pendant sa maladie patco que je le soignais pre>que seul.Ah ! c’est oiheux î c’est épouvantable ! Philippe prit hypocritement les deux mains de Raoul.—Calmez-vous ! cher cousin, lu dit il d’une voix mielleuse.Rien de plus désobligeant, j'ea conviens, que ce qui se passe, et rien de plus absurde que ce^ K».*%*.» .oStu’Miit (in in* sqif ni'i et sont propagés ou uu ©ait par qui Mais qu’avez vous à craindre après tout ?il importe pour vôtre honneur, pour le noire à tous deux, car nous sommes solidaires, de donner à l’opinon publique un démeu’i formel, et ce démenti sortira de l’enquête qui se prépare, enquête qu’il faudrait solliciter h elle ne devait point avoir lieu.— Vous avez raison, mon cousin, répliqua Raoul tm pou réconforté par les paroles de l’avocat, il faut (pie la lumière se fasse, sachant qu’un soupçon plane sur mo: je ne pourrais vivre* Monsieur le procureur de la République, je suis à vos ordres.AVIS PUBLIC lu re JULIE 8T PIKRHE, veuve de 8.Dumont, du St-André.1x*h ftounuxNiOu» weronl reç-'c» par jo houii-•Igné Ju*qu’ft mardi, 'o II mar* prochain* pour l'ovhat de* propriété* suivant*» 1 3 Culte magnifique propriété située »ur le premier rang de la paroisse de èt-Àndr^, du •3 arjKmlH do torro de front *ur 40 arpent* de profondeur, mulsou nyoo mansarde,à 2 étage-, hangar, fournil», grutigu ut étables, lo tout en ordre p .riait, avec dru l de chasm* et de pèche et avec une île plu» belles pèche* & aardlno do la province.2° l’uc autre terre de 3 x 10 arpents *ur le premier rang de St-André, susdit.3° Uno autre terre de 1] x 40 arpent*, sur le même rang.45 Une terio do 4- x 30 arp-nts *ur le deuxième rang do la paroisse de -Is 2 x 00 arpents sur le* 4ê et 5e rangs do St-Alexandre.6° 3 circuits de torre *ur le dit premier rung de St-André, contenant : 1 0 1x4 nrpouta.2 ° 1x3 “ 3® 2 x 4 •* I.a plus haute »ouml»klou ne sera pus nécessairement acceptée.Les soumissions pourront être faites pour le tant ou îauir une seule pro ».rlélé eu particulier Les propriétés Nos 1, 2 et 3 pourront être, vendues à terme « uveo Intérêt à o 0j0 pourvu «iu*un quart au moins soit payé comptant, lo Mounil»*lnnnnlro spéculant Us délais qu’il désir© av«ilr.t vendue* Le* propriétés No* 4, 5 et 6 Les créancier» qui n’ont pa» oncoro produit leurs réclamations dans cette utTKlro sont requis do le faire au plu» tilt, s’ils veulent recevoir leur premier dividende.Q,uéhoo, 0 février 188I GMk HOUGHA1U>, Cessionnaire.llfév lm Une G u erre A ffre use r*sT j 2 MAINTENANT DECLAREE CHEZ ÏÆ.JT, E RACICOT CHIMISTE No 38, rue du Pont, Si Rock, Québec.SOCIETE DE SIEGE SOCIAL Ruo des Champs, 19, Trols-Rivi?ros AGENCE GENERALE RUE DU.PALAIS, 18, A QUEBEC.GRAND J m M3 EH îzîrt O MO I i GG tq O* O l“7> o fl fl o u* fl O O fl o 'O o JO * V/* f tX, Vâiif.'*>¦ T/|te risTL < «G • jJ;¦ s"' CO ,., 4b» ilélil.nujalwn», les * .% , .i I ple«l» toujours gelés* mal à la têt© et aux j ai quelques questions a lui aaces deuUf vou» avez do* panarl», «le* tour* ser fheuiiu faisant.ld’ongi©», de* fourchette*, Ir dlahèie Muoré* ‘ ' .' * i 1 los éioardUseinont», ota, aile* toujours là.Celte tonrtllle DOS lOoieiUS le I Certes CO monsioui u au*»l du Sirop T'oCt'»- •loviuent sans peine cachait la VO- toral qui o»t sans 6g%l H r lo globe entier pour , - , • .,i_ .| la toux.Ia rhuino iuBronchlio,ltOon»onaptlon lonté de ne point perdre de vue|el lftdy’if)cpKl0 Pouiro Tù’ulquo pour purifier le sang tri» Vite.La rhumatisme antl-ro/al, ce remède e»t t>«»ii pour tout»;»»irie» du rhumallfimos, Il e»l lnfaUilb.e.N'oublier, pa* Faire*»© : E.Itaclcot, 38, ruo 81 Janv.1SS4.possessiou do son bien dit Itaoul ,ai[.w h0rtit ja Cabii Tandis qu’il parlait lo uiagis- ot le ,,0 ia sur Irai Uxait sur lui un regard d une la ,ou8 jünx ,,re A vendre représen- la jeune homme sans cependant le mettre de façon ostensible en état d’arrestation Philippe et la baronne de*cendiieut les premiers .et montôreut dans le landeau de | du Pont, st aoch.louage qui les avait amenés.Le procureur de la République dit quelques mots A voix basse au uo ibinet avec Raoul relé elles nvi- _ ___________ rrendre place on expression singulièrement défiau- Vüiturü auprès de lui.On partit te, .pour la gare du Nord.Le laudau —Nous n avons qui nous inch- dü la baronne était d’une contai- unPJr°u$3200“ lu# ner murmura Philippe altéré l,il1 nü (iL» pas en avant.| d lo coup imprévu qu’il venait de —Eh bien ma mère damanda recevoir.Retirous-uo us, ma “^ Philippe que peusez-vous de ce VQ- .• ^ qui se passe.•—Uu instant je vous prie, lit —pense répondit Aime de le procureur de ia Républiquc.La Qûrenues, que tu -s joué folte-questiou de 1 héritage est résolue, meut une partie dangereuse ot pour le moment du moins.Mais tu pai per(j8 / Il était bien den reste une autre plus grave inutile de soustraire le tostauieut encore à traiter.I et de faire ensuite ce que tu as —De quoi s’agit-il ?demanda 1 pour arriver A un insuccès le uoiaire.complet i\ l’eftbndoment de mai —Depuis la mort de M.de > a|espoirs —A.VOZ-VOUS pour î.—Fratichetneut, oui.—De quoi f —De l’iuconnu, do l’imurévu tirage aura lieu au»*U«U aprê* 1» piHoe-mont «le* billot*.11 nora atimmoé dan* lo» dliîeronr» Journaux quinte Jour» àl'avanei*.Le départ da* exou‘*louiilnte» ne fera dan* lo mol* nul van t.1*0 prix de chaque billot est «D* 25 c.Ou pour.»i ?’on p o Juror « ho/, le* imuhnIuuih dont le* nom* Natvunl : VVf.Brunet ot Ole, phannadon»,rao Ht Jo.*t'pli, N«» 131*.J.V Vtldon, pharmacien», 120 rce Ht J«>-¦ebh.Iule» Horion, pharm iolen, ruo Ht Jo*eph, So lia.J.A Liiiigluls, ilhrutra, ru»HtJo»oph, No 117*! Ueo.'gr) Lomullii, éi>lolor, i uo Ht Joseph, No 1.E.Jacot.bljoutlor, 171 ruo Ht Jn»eph- O rhl » Ho îo nu r.J.m xroli i rl do uouveautê» ruo Hl JoNeph, No 1Ù8.Oota/o Fortin, Apluiur, ruo Ht Paul, No 217 Narct»*» Liforco proprlêlulre du Chien (i()r, rue Hua le Nn » empre»Mera oV d’orgue» ü’égll»© ot «lu »alon ft do» prix variant «lo $60 A $1,200, offrant aln»! le choix le d’y répon iro.Iplu# contldérublr qu'il unit en Canada.M, J.B.FLZEAR *- LAnilANCHE o»t Ouver do »opt heure* d a matin Janqu’à I no nmé agent do lo compagnie pour lo comté neuf heure* du »3lr.‘ Jo Pnrtnouf.J.E.UACICOT.Ruo L&otiüvroildre, vl*-à-vi* lo Bon Pasteur, une matâon en brique blanch© do 32 x 30 pied*, contenant onze chambre», cave ot grenier Hupcrbc*.AuhhI ON DEMANDE DES AGENTS L.N.CARRIER, Président |J.àfrCHBL., ftec.-Tré«orler.7déo ENTItliPOT BT SALLES DE VENTE : No 280 RUE NOTRE-DAME (PURS DK IS sa LISE NO T R K-DA MK.) AM PHI LE LbMAY 20 Janv lui oiiur iuiuivi ou wi| I *0(1110 chaîne», medalllo-, anneaux, Jonc», Lacqo*, LU(Jo.argcutcrle», horlogerie de tout yonre, lunette», |f.}>Unr« fin» Bhertinta.rspc!p°l eu 6JU,UÜ 110 m0r 01 arUCl°* I %iZ bUnoa mo;*nr«iT;i.és.Prix modéré*.| Coton» pour drap do liU, Oroillor» etc.Uno viHlte t**t Kolllcltée.19 dé3—3in XXXIV __Allons dit lo procureur do lai dans des rumeurs étranges de ta- République le secret a été bien cheuse nature circulent dans le cardé ! quartier au sujet de cette mort.Ces mots laissèrent Raoul fo?t|Oos rumeurs, arrivées jusqu au _______________ calme tuais causèrent un trouble parquet bous diverses formes nous I ^ jlas>ar(|| de tout euflo.Je cher-profond à Mme de Garennes et à uni émut.Notre devoir o=»i del ^»0j| viendra le coup qui uou» Philippe.usiner du degré de créance ulei)ace.Quelle iuterveution mys- —Y aurait-il uu testameut que méritent ces rumeurs.térieuse a mis entre les mains du iguoréde moi I s’écria le u^tai-1 ¦—Lclairrz-uôûs monsieur, dit) procureur de la République cet re- • I Raoul Quelles sont ces rumeurs j ac^0 (je naissance I —Vous n’en connaissons pas réjvkmt vous parlez/ .I ___Voilà ce qu’il faudrait savoir! pliqua le magistrat Mais notrsj î\e sont-elles pas arrivées jus j gj nous savions cela nous pour-) toa» doute» qui pourraient exui.er *ar ta va i ii VOUS / 1 KintiQ nm»i ran!iiTi»r laft (lAlIlSLrC.llÛ: tu ni d^etape; A l’usa «e «le Lnuau* dlère, non 4 a>u»e, par acte pa**é devant *tre ., .x , J.O.Lebtaac et coufrèro, notaire», 1© 4 fév.sans iudices et sans boussole.Ur, | ig$0.tlüébec 17 déc.1H83.Montambault* Langoller A Langellar.Avosat».21 dfc,—Jqo.la Corporation «I*m Clerc» parolssl aux oa co- Au»*i un aasorliment complet dan» les Iéchlitai d© 8t Vlato »r, dosblen-qal lui ont meilleure» qualité», été donné* par l’hon Bartbéleiul Jollette et | ^ p|ir cent d’CtCODipto au comptant.•'« SLOVtft.FRY ft CIE.NOUVELLES MODES POUR DAMES.CASQUES, MANTEAUX, MANCHONS, CASQUES POUR MESSIEURS noirs savons nou^, ofi la trouver.Voilà ce qui fait noire force.—(Jest vrai, dit la baronue, la note auuext‘6 au testament noue A vendre ou a louer ties eu l’art da la dissimulaiioi, I —Oui, pour assister à l’exhuma al)L>rei, 1 que Geneviève a été C Û* Ils cachèrent sous une apparence, tiou du corps de M- de Vadau* à une futniUe de puy&aus oe uesimple étonnement leurs an- qui sera ramené à Paris afin iT&-\j^umeuil-le-Haudouiu.gois^es et leur épouvante.A vous entendre monsieur le procureur de la République on croirait qu il s’agit d’un entant lé gitime ht maitre Hervieux.Or ce ne peut être cela.lie soumis à l’aulopsie.Raoul deviut pale .—Uue exhumâtiou ! Une au-z topsie ! H*éoria-t-il.Vous croye doue que mou oncle n’est point mon de sa mort naturelle 1 A continuer.M.' ROBES DE VOITURES EN BUFFLE SPECIALITE DANS LE GENRE DE COMMERCE DE FOURRURES.MTTNV k CO., et th©._ _ tlnue u» *rt n* SolldtOf» tor Mark*.Copjrlxht».for th© UtilKVTTHaL Knxland, rninM-, German?, etc.;^U»nd Tatvnu »ont fri-*.Thirtr Pivt«>nt»r>titulnè-ccs, il y a pourtant une diff* rence es-sentiedo.Si incompétente qu’on la suppose, uno cour d'Appel est nécessaire, pendant que l’appel do l’appel ne présente quo des embarras incontestables, compensés par des avantages pour le moins problématiques.Pour en revenir à la cour Suprêmo, il est clair que lo plus tôt on nous en débarrassera, lo mieux nous serons.Il est possible qu'elle soit utile comme cour purement féJérale.Mais qu’on donne à ee tribunal où, sur six juges, deux seulement connaissent nos lois eiv îles, le droit de juger les arrêts de notre cour d’app d, c'est une înons-truosjté Avec la cour de Révision et la cour du Banc do lu Reine, nous avons déjà, dans les limites de la province, autant do cours d’Appel au’il nous faut.En théorie, uno troisième jurisdiction d’appel se conçoit diffici- îin soient amei d~»s, et considérés et tenus désormais comme amendés à toutes lins que de droits, en ajoutant à chacun d’eux, dans le dossier, les allégations suivantes, savoir : Que le dit testament du 27 novembre 1877.et le legs universel y contenu en fweur de ladite Julie Mo in, sont ausd unis par cause d’er-t re u*.1.dit William Russell ayant 1 ut le dit t stanrnt et le dit legs parce qu’il croyait (pie la dite Julie Slorin était sa legitime épon-e,pend uit qu'en réalité elle ne l'éta t pas ; et en ajoutant aussi aux conc lusions du dit document une demande que le legs uni-v» rsel fail à la dite J die Morin par le ait testant mt ïoit mis de côté et annulé.\Et celte Cour, procédant à ren Ire le jugement que la dite Cour Supérieure, siégeant en première instance, po»ir le Bas-Cana la, sur l’upi el de 11 dite Elisabeth Ru-sell, aurait aussi r mire, a ordonne et adjugé que i«- dit appel delà elite Elieibcih s* i*aî t, et i ce mi a ète accordé, et (jue les dits jugements seraient, iceux ont été renversés, et que la contestation par la dite Julie Morin du la demande en intervention de la dite Elisabeth Rus-^ Userait, rt icelle a été déboutée, et que la dite intervention de la d te E i->.»b»tli Russell s< ra t, et ieGle a été m ûnteiiiip, et qua les conclusions de ia dite intervention seraient, et icelles ont été accordée- avec dépens de la dite Cour Supérieur * contre la dite Julie Morin.o El cette Cour a de plus adjugé et ordonné que l’action de la dite E iza-betli Russel conire la dite Julie Morin serait, el icelle a été maintenue avec dépens contre la dite Julie Morin.’ .Saus entrer plus en détail dans le mérite de cette décision, le résultat de ce procès est peu satisfaisant, et môme inquiétant.L)’.-bord, de bonne heure n décembre IS82.à vnéb c, c‘e t-à-dire plus d’un mois avant le pronoo- pourra, sur requête de l’uno des per-tiçs, ou en l’absence do telle requête, faire tous amendements qui pourront êtro nécessaires aux fins de prononcer sur l’appel même, ou sur la véritable question ou contestation entre les parties, ressortant des plaidoyers, de la prouve ou des procédures,” 43 Vie.eh.34, Ou pourrait peut-être risquer une supposition adroite sur le sens des mots u litispendence de l’appel,” mais il est impossible de comprendre quel besoin il peut y avoir d'amender ce qui ressort do la plaidoirie, do la prouve ou des p roué Jures.La majorité do ia cour suprême a évidemment considéré que lo statut lui permettrait d introduire au dossier uno nouv.Ile cause d’action.Dans leur empressement avenir à la rescousse de ^Appelante, les savants juges no se sont pas arrêtés un instant pour se demander si le Parlement avait bien le pouvoir de permettreà la Cour Su.*rôme d’introduire dans son appel une no jvello caille d’action.Lo parlement a lo droit de créer une Cour d’Appel : changer la litiscontestation n’est pas du ressort d’uno Cour d’Appel.Le prétendu amendement n’en est pas un, il n’amende rien, et ne fait qu’introduire au dossier uno prétention à laquelle les plaidoyers des parties ne font pas mémo allusion.R plus, on essaie de justifier ce procédé violent,en l'étayant d un motit désavoué par les faits.L’amende ment n’a pas été fait parce que la Cour Supérieure ou Ja Cour du Banc de la Reine a’éiaiont trompées sur la question de droit, mais seulement pour donner uno base plus largo ait jugement do la Cour Supérieure.R.D üuebert'> ,, .Emile Bureau , , ; * CAU.Edouard (jikimVc /tl .° .Lus C loutier, \?.pa.d n lisière.Philippe Gingra*.ZZl"] A Gabon*y.N Auelair.Isidore Voyor.Claris Picard.Pierre Blondeau.1ms Fuguy.W Hand ford.1 »! B-izm.Jes Fabudeau.Les personnes qui délireront eriie à c tte couvre nationale.rout !e faire au b ireau de M.Octave Lemieux, No 253, rue St Jea i, où les «istes sont déposées pour jusqu’au 8 m us courant 2 o o 2 2 2 0 m 2 1 1 1 1 1 l 1 80J- poor- TEP.RIBLE ACCIDENT Nouh :tp{>n nous à In dernière bo ire un accîd-nt Hlîreux qui vient «le jet* r l’émoi dans la Haute-Ville.Madame veuve Balziretti, q*ii dem *ur«* rue Hébert, sur le^ H m parts, a terrassé par un cheval emuorté.Le choc a tué rai te M ue Bdz iretti.Le cheval q ii est !.i cau>e i icons-»*iente de ce inalb ur aupartie.it au Dr Rinfret junior.Nous ‘lonnero is de pl u t iij .-d d »-(•dis dem tin .Jja Minerve confirme ee que nous avons dit l’autre jour au sujet de la prochaine session.“ La session sera courte, dit For- ganc du gouvernement, et n’aura il trait qu’aux choses essentielles, le *•' gouverne ment avant l’intention de rétablir l’ancien systèmo des sessions « “ d’automne.” .’ j ce du jugement, d s g- ns alfirmaieni, invnlid^i>'-nast comme Ilütel des d’un aircomiais‘an,qu 1 appel allait • „ i Hpepssitoux.Mais, en Ulrc maintenu.La conuai su ce de ce pratique, I appel a la cour oujucm^ | w.r M.Beaugrand, directeur de la Patrie , est parti avant-hier, avec sa famille, pour un voyage de quelques semaine.-* à Chicago, St-Louis et la Nouvelle-Orléans.Le major Ilonri Delagravc, ei-dg-vunt capitaine des Voltigours de Québec, a obtenu son congé avec lo privilège do porter lo titre de major.„ Les petites manœuvres (le Su* John Une rumeur assez extraordina re nous artive d’Oltawa.Sir John, se voyant à la veille de subir quelques élections paibelles dans la province de Québec et craignant que les électeurs ne ae tournent contre lui au moment où toutes ses injustices à f égard de notre province éclatent eu même temps, auiait résolu d essayer à notre égard du moyen qui Kn a réu&si dans Ontario.Il serait question de délimiter les comtés où les conservateurs sont le plus menacés de perdre leur majorité.Ainsi Méganlic serait agrandi aux dépens d'un comté voisin ; on lui adjoindrait une couple do paroisses contribue pour beaucoup à 1 £[ jmuvris-scinent uu peuple d^us fcj’ùte lt Puissance el a p-iLuïe l arge ni moins abondante •' ** Une seconde cau?e de la r .retô de l’argent est l’investissement de capitaux dans certaines m *uiLiIacture3 qui u’ont pas réussi et qui re donnent par ton sequent aucuns profits.Evidemment, ie peuple a été trompé par les fttu3ses promesses du ministre des finances et certaios capitalistes, .^ous cette fausse impression, ont inve.>ti dans les ma-factures des sommes énorme5 sur lesquelles ils perdent b aucoup.Une troisième cause de la rareté de l’aigent existe dans l’absorption eonsi-déiabl * de capitaux dans le Nord-Ouest.11 v a duns lo Nor .-Ouest des w millions et des millions de piastres qui ue donnent a tueilem ni aucun reve-mi.CVtte absorption de capitaux es .ale en grande partie à la précipitation avec .aquelle on a coih'iiu.t ie chemin du Pacifique.Si le gouvernem ut avait accepté le conseil du ch :f Ue fc-po»i ijn, ia construction aurait été pliiL lente; li fièvre de spôculition, qui a été si nuisible à ce beau pays, n’aurait pas eu heu et la construction du chemin aurait été plutôt une source le prospérité générale pour le pay.* qu’une cause de cri e et de dépression commerciale.Une autre causa du m daise considérable q ii existe aujourd’hui parmi G est avec chagrin,Que nous enregistrons iiV'ff.or! de l’hon.juge Okill SlIRirt, juge de la Cour de Vioe-ami-r utè.Le tri.-te événement est arrivé la nuit dernière.Les funérailles de M.J.-B.Renaud ont eu lieu ce matin avec pompe à la Basilique.Il y avait une foule immense.Les céiémonie» fixées à 10 heures n’ont commencé que vers onze heures.PARLEMENT FEDERAL Sir John a déposé hier son projet de loi modifiant Facto pour mieux assurer l'indépendance du Parlement.On sait qti-* lo seul objet de l’amendement proposé est do régulariser la position de Sir Charles devant la Chambre.M.Blake dit que pour être juste, ou devrait ajouter au titre du projet do loi les mots : “ à Foliée de diminuer la valeurdudit a-te concernant i'iudé- • ki — • M w u .11*,., O est absurde.Quand il voit trois jugesI manière subreptice; mais c’est mil- de la cour du Banc de la lîeino casser tll;uru,.!,s (lu’tl 8,cm ivé un acci le(!t , ., , tel qu il donne lieu do soupçonner un le jugement do trois juges de lu «>ur Lc£nge ,ie cunüj01)Cej UI‘ure le3 par- ^fu, érieure, le public en a tout autant i i8ajI3 de rinléressmt î nièce désheri- qu’il peut en supporter, et sans le tée, et ceux qui devaient èlro ses ju j ige de la cour S ipérieure qui triom- oCâ* phe eu appe .il se refuserait trop sou- Vn autre éié“enl P®tu batei‘r da“s xent a eioire que K* aornicr arrêt est J de quatre juges renversant le meilleur.* i sept autre a juges sur une* pure ques- Mais que ne peut-il pas (lire lors-1faR,surtout dans unecauscoù • , • ., , • ., I le fardeau de la preuve retombait sur qu on lui apprend que lo jugement do ., ., } .11 1 .r ° .rappelante.Coinm j de raison, la pré- huu juge», trois en revision, et cinq^ fompliondégule, c’e&t que le demie ert appel, a été cassé par trois juges de jugement est le bon.et que la déci la cour Suprême, dont doux tout au Uiou de la majorité doit êire considê- plps connaissent nos lois civiles?L’n r^° comme aus.»i infaillible que le ver.», ,, diet unanime de toute la cour.Impo- pared état de chose est intoltfrablcl lbltf „è coutevoir une aulre theo.de; Autant %ftUîtrait tout de suite aller en maj8 on ne guère à l’aise i e*prit üppol devant le Shah do Perse.* »ies gens, en leur disant qu’ils doivent La cour Suprême est un excellent [être satisfaits.Gomment empêcher un outil pour annihiler notre sy.-tème ju- P'iblic^peu logic! n de dire: uou.savons • , .* .quel s exigences politiques, bien pms diciaire, et nous conduire peu a peu a ^ lcg cap® cilés intellactuelles, font l’union législative.Elle doit son exis-| ,ouvtln choisir les jug^s, et presque tence à l'idée ccnti John.Pour être lo ^ sans de l'autonomie provinciale no la c,e I)UI^,,C d doivent rien négliger pour hure dis- (jtlawa que dans un district rural, et paraître cette dangereuse institution.qUe l’fiermine et 1 écarlate augmentent, Laissons la parole à M.R.même à un ;dégrè infinitésimal, le dis- P.L.I cernement des juges.En outre, nous avons eu un sixième juge qui aurait pu, siéger j et il e»t fort pos-ible RUSSELL vs.LEFRANÇOIS Ique la cour siégeant au comp.let eut rendu un autre jugement.Le jugement de la Cour Supreme Nous aV0I!B donc ici le jugement de dans ia cause do Russell vs.Let ran-1 co»irs renversé par trois juge çois a été rendu lo 11 janvier 1^S4, et Con(re deux, tandis que l'opiuion du n est pas encore rapporté., -v «ixème juge est en quelque sorte sup-daus les procédures sur 1 appel à la primee.tf-, qu’il convié.! -le faire connaître .ne iaD,r;“1 aUacil®r f en dehors de l’humble asile où la pius a fargutiunt que la ca.=e ou étaU haute cour du pava dévoile le résultat u,lc de 011 uon devor était ci pal o p étemion dans la cause était d’infirmer.Lorsqu on dit que les tnou* que son oncle avait fait un testament uau\ u lufi.meiu p.is vulon.ieis sur en sa faveur moins de quatre mois les questions de la.t, on lelère à une avant conii dont elle se plaignait ; opération intellectuel!*!, et non a une qu’il était sain d’esprit à la date du fonciion de la Cour.M ilheureusemont premier testament, et ne l’était posa »us iroi?juges de la hour Suprême se la date du second.En second lieu, crus ju.-LtiabKs d oruomier l a-eüe prétendait être héritière légale do I mendement de l intervenuiou de lap-son oncle Dans un jugement rendu | pelante, en y ajoutant l allégation que bien connues pour leurs opinions conservatrices afin que M.Fréchette, au | lu peuple et surtout dans la Cia3ï*o ou-cas où il échapperait à la déqualitiea- vnure, c e»t * augmentation considéra -tien devant la cour Suprême, ait une b e dans les dépenses ordinaires, d .e chance d’être réélu.aux impôts considérables sur Ds arti- Le mandat de M.Cuthbert à Ber- des les plus nécessaires à la vie l>e ihier est également menace ; on vieu- peuple paye, non seulern ait les reve-drail à son secours en travailla lt son j UÜS du trésor p.ibiic ; mais, outre cel « comte d’une manière analogus.des montants rond lérables comm Eufin, on parle aussi de joindre ea Pro^ct°n aux manuf icturiers, sur un seul comté Jacques-Cartier et La- p^ articles fkbiiqies et consommes val et de sahdiviser la ville de Mout-jdalîs Ie pays.réal de manière à 1 :i lonner un dépu* Sir Richard Cartwright estime qu^ té de plus.eliaque ouvrier paye en impôts an Cette opération, déjà connue dans montant équivalent à au moms vir.gt-La province voisine sous b* nom dé deux jours d’ouvrage par année.ejarry rzndering, a déjà sauvé le parli Les dépenses, pour l’année finissant conserva:enr d’une défaite.I! n’y a pus Ln juin 1884, seront de pas moms d.à *'eu> aer.pie Sir John veuille y re-1 $31.200,000, soit en chiffres rond» $8,000.000 de plus que ne dépensait le gouvernement McKenzie.II faut admettre uno augmentation legitime par l’agrandissement du pays el f augmentation de la popul lion ; mai- personne ne peut nier que £25.-OOd.000 à S2G.000.000 svriit un ni»»n- M.P.B.Oasgrain, député de Flslet a fait ob erver que la majorité des membrt-s du comité nommé pour étudie; le bill à i’ellet de prévenir la fraude dans les contrats publics, n aval t pa> encore trouvé le moyen de se réunir un; seul*; fois.Lo comité cependant ne se cou: «ose que de neuf membres, et le quorum est de cinq seulement.On a repris le débat sur le budget.C’est M.Thomas White qui a ouvert le l’eu, suivi de près par M.Patterson, qui a fait uno verte critique des promesses fallacieuses faites par les chef.* conservateurs depuis 1 STS, et du fiasco complet qu'on constate aujourd’hui.La Chambre a ensuite voté quel qaes articles do budget et s*e»t :?éparée à minuit.ju'ro Meredith, et où l’on reeon- lv legs était nul par suite .teneur, » suite la main et le discerne- T1 d avait été fait a la femme du tes-lu savant juge-en chef, lo testa- lateur, et que Ju.ie Morin n était pas par le ju uait de ment du .y-0-, - JWl .ment lui maintenu.La nièce appela la femme legitime flu testate «r.L-* et le jugement fut confirmé par la pouvoir d’amender de simple* erreurs la Peine, le iu^e-en v>t très avantageux, et doit être éten- e second jugement la nièce interjeta jamais emeiiüti air * qu ou pu.muo m nouvel appel.L:i cause fut plaidée duire toute une nouvelle cause d ac levant la Cour Suprême vers la tic d lion dans un dossier en appel, youi .882.La cour, composée du juge-en-1 étayer la cause de 1 Appelant,ni même Cour supreme courir de noav.5an.LETTRE PARLEMENTAIRE Ottawa, 3 mars 18*84.Sir Richard Cartwright a fail, ven-di*adi dernier, en réponse à sir L.to-Qiudj un diHC«OUi*3 6-vceasivemer.r- inte-j .iul tl qu° le lufplustii; celle dêpen-e est coiap.ètemtml dépense en rossant.J o no pourrai toucher que quelque* pointe dans cette lettre.pureeque je ne pjre perte, pour extr^vag i;.- ces du ministère actuel Nous reproduisons ci-dessous, du Legal Sexes du 23 février dernier, un article dont l’importance n’échaopera à personne.La critique qu il contient de^ procédés qu’a adoptés la Cour Suprême pour casser les jugements de no?cours provinciales, est dans un langage fort dégagé, et sur un ton qui sera désagréable à certaines oreilles.Ce qui donne à cette communication un intérêt plus qu’ordinaire, c’est qu elle e-t due à la plnme originale et très indépendant d'un jurisconsulte éminent, d’un membre distingué de ia Cour da banc de la Reine, que I on Cour du Banc de la ICome.le jnge-e II ., .chef étant .-oui d’avis d’infirmer.De du Mitant que possibie.Mais on n avait ce second jugement la nièce interjeta | jamais ènleudu dir * qu on put mtro un d ¦¦¦¦¦ 1882.La cour, composée du juge-en chef Ritchie, et de.*» juges Stroi g, I ec première instance, sans (lonner a Fournier, Taschereau et Gwynce (le- ! la partie adverse l’occasion de conte-deux premiers di$sentienlibus\ ren-J Wr la nouvelle allegation.La com versa le jugement des deux cours pro-j «K rème ne pouvait pas savoir legate-vinciales, et rendit ie jugement sui-1 uient que Julie àlonn n était pas la vant .* ' feuiin** de William Russell, et il n’y a “ Con-.dc-r .nt que da s le jog - au^“« Pre“v° kgaIu ‘Ie cu fi,t- .w ment rt-ndu par h Cour Supérieure I i-a face d une procedure aus.dé-pour le B^Cauudu, stfgeiat à Que- loyale ot aussi cont.a.re aux usage, œc, dans led.rt.ict de Québec, il v » Mc" tl’ib“Dauxi on.pe ditli-1 let rreur * * mont a lu conclusion quo I amende- ** Et considérant qud da' S 1*» juge- menj indique* qu en Cour Fupiêine, ment d*j la Cour du Banc de la R me r11 ^ avait pas une loi très robust*, pour le Bas-Cannd (s .ge ml f n app.i) dûQS 1:1 décision que l on a lait renare rei.du àQaeb'C le *1 février 1882, sur cn cotle l’appel de la dite Elisabeth R .ssell du ^ Le pouvoir d’amender, que la cour dU jugement de la Cour Supérieure.Suprême, siégeant comme cour d’ap-it v a ansssi erreur.pel, prétend posséder d’une manière "•Cette Com orlonne et adjuge exceptionnelle, repose sur un statut que D demande f n intervention de la I dont la phraséologie est remarquable, dite Elirab.tn Russe'i,leâ moyens d’iu j mè ne parmi les curieuses reliques de tervecition Clés et de xocord t*D cette notro littérature légale.u Lu tout etuse.et la d^c aration de la dite Eli- temps durant la litispendence d’uu ap-aabeth Riiibeiicoutie ia dite Julie Mo-1 pei devant la cour bu})iême, la cour SOCIETE ST JEAN-BAPTISTE SECTION ST JEAN Dans le courant de janvier dernier, la section »St Jeun alressaiL à ses membres et amis la circulaire suivante : “ La Société St Jean-Baptiste de Québec a dé idé *e faire un appel au patriotisme de ses in inbres, pour parvenir à éteindre la lourde dette contractée par la célébration de la grande lête du -4.juin 1880.Cette dette a été par une résolution du comité-général de régie, divisée entre le- trois sec-tiens.Le comité de régie de la section St-Jean, se mot à l’œuvre : dans quelques jours, des membres de ce comité frapperont à votre porte, pour vous demander l’aumône nationale.Connaissant votre dévouement et votre attachement pour cette société St-Jeau-Baptiste, qui porte dans les plis de ses bannières, nos institutions, notre langue et nos lois ; connaissant, aussi votre inépuisable générosité, ils recevront chez vous, nous n'en doutons pas, une généreuse souscription, qui fera l’honneur do la section St-Jean, et aidera notre belle société nationale, à se libérer de sa dette.’ Trois membres de la section, mes sieurs Ainédée Robitai le, Joseph I)o-nati et Octave Lemieux, ont fait souscrire en quelques heures 8423.50.Cette souscription fait le plus grand honneur aux citoyens du faubourg St-Jean.Vendredi soir, il y a eu réunion de la section Sr .le m, dans les salles de M.U tave Lemieux, et il a été piopo-se par MM.François Laroche el P.J.Bazin, secondé par MM.Ferdinand De Yarennes et Louis N.Lemieux : “ Q ic des reinerciments so ent votés aux personnes qui ont si généreusement souscrit, dans la section St-Jean, pour aider à éteindre la dette de la i-ociét»; St-Jean-Baptiste et que la liste de leurs nom» soit publiée dan» les journaux de rette ville.Reverend M F N Plauion- d o n.8 j.* i MM.William Venner.15 Victor Château vert.15 Amedêe Robitaille.Jos*‘pli Donatie.Oct Lemieux.Olivier Robitaille, M D.Ovide Picard .Fi s R A Yezma.R F Rinfret, M D,M P P.1 11 hei.b (_ i 1^ : * m a ».El/.\ in cent.J E L vernûis.J o ^ a 1 o lilt) .Dr Kd.Morin et Cie.Napoléon Déiy.E louard Malle.Satuu *1 Bussiè^es.J F Pesch v.« •1 o eph 1 ox ira s.•••••»••••••••••»».B&rlhelemi Hou de.10 l’hjm *s Pampalon.10 Georges Co»iolcw.5 J I La very.5 Z pluiin Vaudry.5 A .I Caron.Ij our\ •••••#••••••••! •••••••* m Alphonse Roy.J B (J ui Hotte .G T Tremblay, N P.Georges boiteau.F rs f x ud i n .Victor Desplats.J 11 xi *rt.Lo u i ^ L11 ose, sr .Joseph Marcotte.Chs.Cloutiei, sr.5 Louis Boivm.5 Damien Matte.5 Théophile Bsla d.G*r Tessier, N.i.10 10 11) 10 1(1 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 5 5 5 5 5 5 5 5 5 •» o 5 5 o 5 5 E.Oddou Bjuh t.5 » Jos.Décrochés.F.Berin guei.1* :U.Riuliel, Al.D.» jr.I*.Y.Lacroix.Ferd De Yarennes.uyii i s D «ou.•••»»•••••••»»• Emile langnay —- Chs.Jobiu.2 Louis Marcotte.2 Hocher Desplats.F E Gauvr* au.J os Le be au.A \N alters, 51 D.I os B ussiôrea.Isidore B izui.Victor Marier».t »*•1.el de Mlle de Dion.Un Ccitaio nombre d’élèves avaient répondu à l’appel dos deux professeurs et se pressait dans la salle du septuor linyliL Les inscriptions continuer} malgré tout à être reçues au Mountain Mill hôtel (liôul Di ou) côte Lumonta-gne.COUR I)E POLICE Le club des marchands,dont lt cause avait été pr sj en délibéré, a été condamne à 875 d amende po ir vente deh Îvsodj sans ht* uct*.CONCERT l’UüM ENA DE A lin d * payer une paille de la dut te du pavillon de.* PaMnturs, on u l'in-tctilion d organism pom le mois ie mai un grand coiuser.-piomeuade.Nul doute, si cette iuée se realise, que nos conitoyeus s'v rendent en foule.•j « LHOTEL ALBION • L’hôtel Albion a changé d# mains.C’est M.Thomas Lovalléoqui en prend la direction avec l’intentioadolo mettre sur lo meilleur pied possible.A lin de pouvoir s’occuper plus exclusivement do la direction do sen nouvel établissement, M.Levalléo abandonne son restaurant do la rue St-Jean et son hôtel de la Canardièro.Les furoncles, plaies et ulcôies indiquent un sang vicié.La Salsepareille d’Ayer expulse toute humeur malsaine.53,olfre en veute—150 pièces de tweed do 80 cents pour 50, 100 pièces de fia nolle grises de iû cents pour 20.Drap et Casimir s, etc.à job dans les pr.x.reduction—Chez A.JE.Boisseau rue St-Josepli No 29, toutes les marchandises sont vendues à réduction pour cans * d’inventaire le public acheteur est Di ié d y voir.Rien n’égale la Salscparcile Ad'ycr pour purifier lo sang.C’est la médecine du printemps.OU l.ON I'EUT SE PROCURER u L’ELEC- feur ”—Chez F.Bélanu, marchand de tabac, 264 rue St Jean et à sou magasin d’épicerie, G rue d’Artigry, Chaperon et Cie,libraires.38 rue de la Fabrique; I.- G.liépine, libraire, 10 rue Blinde: A.F.K.Daiveau, libraire.151153.rue St Joseph, St Rocli; L.Drouin et frères, libraires, 96 rue St Joseph; Win Felletior, épicier, 0*2 rue Grant ; Déliés Gastonguay et Faillaneourt,libraires,75 rue St Valier St Sauveur ; Elzéar Ma rois, libraire, 248, rue St Jean.% ^ ° * % V:« lnt que son corps entier en fut couvert.Je vous assure, messieurs, que sa )H>sition était bleu critique quand il commença A so servir de votre médecine.Maintenant il y a très |«q d’honnnes do son Ago qui jouissent d’uno meilleure santé.Jo leurrai facilement nommer cinquante personnes prêtes A certifier de la vérité des fait* quo j’avance.A vous sincèrement, W.M.miLurs.’* DU PÈRE: Bronchites.'Me souffrais depuis huit ans dos Bronchite*; en valu J’avais essayé de tous les remèdes {tosslblei, quii>ù l’idée mo vint d’essayer lo 'KCTORAL-Cerise d'Ayrr, uuo bonuo Inspiration, comme vous voyez, puisque Je suis guéri.JOSKrn WALDK.V.” Byhalia, Mies., 5 Avril, 1882.Il n’exlsto pas de cas où uno adccMon do ‘.a gorge ou des poumons ne puisse être grandement soulagée par l'emploi du I'ECTOltAb-Cf.iusiî d’Avkr.La guérison est ccrtalno quand la maladie est prise A tempi.PRÉPARÉE PAR Or.J.C.Aycr& Co., Lowell,Mass.Vendu par tous les «lroguistcs.vcOARTIER NT ROCII 28 Encoignure St François et I.vi ChapeFi.A tl 47 51 52 53 u tl II II Caron ot En helne.La Helno et Lu CourouuG.La Heine et du font-Ht Domlulqueet rtt FraoçOl*.Dorchester et Hylucd."C’est pour mol r»n plaisir, en mémo temps qu’un devoir, de venir auprès de vous attoster et reconnaître les bienfaits que j’ai obtenus par F usage do la Salsepareille d’Ayer.lî y n six mois mon corps était complètement «ouvert d’une terrible humeur et «««» plaies acro fuie unes.Celte humeur me causait des démangeaisons constantes et intolerable*, et à chaque mouvement do tuon corps le peau so fendait en ditlcrculs endroits, et lo sang coulait.Mes soulfrances étalent torribles, la vie était pour moi un fardeau.Jo commençai l'usage de la Salhepakkilm: un mois d'Avrll dernier, ot Jo Uni coutlnué depuis lors, l’u changement immédiat commença n t'opérer ; pou * pou let plaie* se sont cicatrisées, et ma santé est devenue parfaite en tons les poiuts.de sorte que je BU U) capable de fuiro une bonne journée do travail, quoique J’nle soixante treize ans.Plusieurs tue demandent comment Jo suis parvenu A obtenir uuo guérison si complète, alors qu’ils me croyaient incurable ; et je leur ills co que jo vous raconte aujourd’hui.Glover, Vt., 21 Oct., 1882.A vous sincèrement, 111 II A M Pini.I.IP8." 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Fortin & Belanger Transporteront leur établissement nux 112 et 11/3=, HUE ST- DANS LE MAGASIN CI-DEVANT OCCUPE PAH] M.LS.PARADIS En conséquence Ils ont décidé de vendre à uno GRANDE REDUCTION toutes leur* marchandbo*.^ÉT“AVIH AUX AGHKTEURH.Il* ont aussi besoin do plusieurs commis d’expérience et bien recommandé*.12 fév 1881.lun VENEZ ! VENEZ ! 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J'en moment de l’apothéose.Laborieuse veux pas de ce pierrot-la î ’ nient, non sans à coup un immense —C'est tout, reprit Je dilecteur, le praliq* able sortait dt-> dessous, cliat ‘a î appelleras-tu, cette phrase '( Veux-gé d une geibe de femmes peu-vèlu» » te 1 écrive sur uu bout de pa- aectochées dans tics lianes par des ai - P*cr • % matures do for* Laides, coultaclée», I ~Ca n est pas la peine.Je me rap-bail liées par lauuiiihe n régulière de I pel le rai.l’asceu»ion, elle» s’ellorç»ient «le fain I ^i, Icuu-inont.sans intonation sans bonne contenance, mu»* u aient de lu expreosiun, Cnqutlte, pour »o moitié C âueiie et souriaient niaisement, le- 1* phrase duu» la mémoire, s; br a arrondis avec des geste* faux.ll cl»e-méuie.â demi-voix : Ei, du ci lit e, eu même itriilp», torn 4 Ah .zut .ll eai trop lai i.bait une immense grape de loin me.-, ^ eu \t>UA P*6 de ce pu rio.-la ! ' encore moiuo vêtue», qui.Sous uni Luis, «» adieaaaui au diie« leur : reâ ôta misse ne ait ni de tmière électrique, Veuaieni, dans les espace», a ia r« u-cOlltrede leurs camarades Ou eu tendait grincer le» treuils, t-; ion fier les moufles.LAi plancher ne la scène était secoué par une sourde trepidation l» masse entière de l'edifioe tremblait k-gèiement.Vue de ces pauvres filles laissait, de temps en temps, échapper uu petit cii de terreur.fc* A’ayez pas peur.tout va bien.ii n y a pas ue danger î criait alors, de la coulisse, le ch»*l machiniste, uü p» u pâle cependant.La fanfare aomiuit, piu» haute et plu* violente, avec ie uéchalnemcnt ue» cuivres.Des feux de bciigale, projetant de tons côte», dan» le» coulisses, des flammes vertes et rouge-, enveiup-prient les deux enfan b dis lujiii>kU’ii:-Ceudic.Dc-s soicii» tournant» s'al- lumaient eu pleine scène, dan» le ci« 1 derrière ces guirlande» ue femmes qui se rencontraient, se cioisaicnt, s eu-chüvètraient.ht le grand rideau rouge tombait lentement, leniem nt, lentement.il fallait prolonger, autant que possible, l'émerveillement.Cette upoiiiêose était le clou de le soirée.Criquette était bouleversée.Au premier feu de Bengale, elle avait saisi la main de Pascal, et, d'admiration, jusqu’à la chute du rideau, lui avait enfoncé ses petits ongles dans la chair.Dans son émotion, Pacul ne sentit rien ; ce n’est «pie le lendemain qu il retrouva dans la paume de sa main, ei qu’il montra, en riant, â Criquette.“ les marques de ses g rifles.* L’acte avait bien marché.Les quinze journalistes avait gouùté tiè» fort l’apothéose.Les trois auteurs étaient complètent* nt remontés.Loi»quc l’acte terminé, ils vinrent dans le» coulis ses, en Compagnie du directeur, Bi-dache les attendait, fier du suClùs de son expédition.—Voici l’objet, dit-il, en leur présentant Criquette.Moi, je vais m’halftller .Je n’ai «jue le temps.Mais vous penserez â mon costume.—C’est eir.oudi:.c'est entendu.Du ptemier, couj, Cr.pietto g;igoa le cœur de ses juge*.Un : chose, en elle, frappait tout d'abord: l’éclat et l’intelligence de sou legard.tp Tu nés pas une figure, lui avait dit un jour Pascal, tu es des yeux.” E c’était vrai.La beauté de Criquette était toute dans sts yeux, dans ses yeux tendres et brill uns, qui parlaient, -ourlaient avec les lèvres, don naieut de l'Ame et de l’espiit à tout le visage.—Eli bien, dit le directeur A Criquette, tu veux donc jouer la comédie?—Oh oui ! monsieur, oh oui ! Sa voix tremblait ; elle n’avait \ a-encore lâché la main de Pascal.— Tu as d» jâ peui ?—Ce n'est pis pour çi.monsieur.c'est que tout à l'heure .c’était si beau, c'était ti beau î J’eu ai encore plein le» yeux.—Voulez-vous, dit le directeur aux auteurs, que nous allions tout tie suite au petit foyer, pendant l’eutr’acte.pour voir ce qu’elle peut faire t —Allons, allons.Et le directeur s’adrcéB uit au ré gisseur : —Envoyez-nous, nu foyer, le petit Edouard, les deux ambassadeurs et le souffleur avec le manuscrit.Qiulques instants après, tout le monde était réuni au foyer, et M ie Rosi ta, la cliva de la fee rie, em mi-tou fée dans un manteau de loutre,jeté sur son costume de théâtre, venait par curiosité assister â la repetition.—Ecoute-moi bien, dit le directeur à Criquette.Je vais t’expliquer la scè ne.Tu n’as qu’au phrase â dire, mais ii faut la bien dire.et puis il y a be&aooup de petites choses â faire en pantomine.Tu est la fille d’un grand loi, très puissant, très licho.Tu t’appelles la princesse Colibri.Tu arrives, précédée d’un brillant collège: des soldais, dts soigneurs.Tu as un beau costume tout eu or, avec une couronne »ur la tête comme une reine, et un grand mana a i de velours avec uue grande queue.Il y a deux petit- nègres derrière toi pour sa porter.Tu de-cends do ta voiture, une petite Vulture où lu es toute seule, trvinèe par qunlre «Uevaux bUuca Ta descend a avec de grands airs, des airs 'le fièreté, dejnoble»se.Tu me comprends bien ?—Uui, monsieur.Allez.allez.—11 y a en scène, une rangée de seigneurs «jfli s’inclinent devant toi: 1res bas.très bas.Tu leur don- nes t « main à baiser, mais le boat des doigts seulement.et tu passes d«v*.n' eux, «ans a\ob l’air de lt» voir.et toujours avec de grand* air».et plus lu aura- de grands airs, iiin-ux ç* vaudra, â C>itise ne 11 fia.Tu t’arrêtes à cinq ou six pas de l’endroit où il y a «le» bot* de gaz en ligne.et U ’monsieur,—tu vois —Je f ai- i.t phrase malilteu.iut.Al i z.\ a-t-»l encore que que cho»e i —Oui, il q a eu oie quelque chose* Eu leriuiuaui cette phrase-là.e« j*our qu\ lie fasse plus ü’cLfci.lu sais naturel.euuiit ce que c’est qu un pied de nez ?—Tour ça, oui.—Eh bien, lu feras au jeune prince un pied de nez.el b.eu hardiment.avec uu geste un peu.?t iiouitnul p a» iiop.CompreiKls- tu?Aior» Criquette, avec ia plus tran-quitle assurance : —Oui, Ciiuaille san» l’èlre.Cela lui dit »i bimpieiuont, si nettement, que tous »e regardèrent interdits.—Ah 1 s’écria le directeur, si celle «à île lait pa» notre affaire ! (.’omuieii- ÇeUs.Alloua, commeuÇülls.\ u-t’en »tt-oa».au fond de la »aile.CcS tiois me»»icurs auront la « omp aisance de faire les 11 ois seigneurs.Tu le» trouves a ta gauche, en uesceudaut de voiture.cl tu leur tend» la main droite.wü.vous y sommes.Tu des* en as.—Oh ?ne me dites rien : j’ai corn pris, Alors Criquette, avec une imperturbable dignité, mima touie la scène de l’arrivée ; hautaine, froide, dedaigntlise, insolente, recevant du haut de sa grandeur le» félicitations d«?a trois sci-gueurs, ue laissant pas â leurs lèvres le temps d’effleurer »e bout de ses doigts.Elle Viiitse camper devant le petit prince et, pendant que parlait i ambassadeur, elle regarda son fia u ce, fixement sans un geste, sans uu mou \cui nt, e t ouün, ai» moment précis où ‘a réplique devait par.ir, e le laissa ccU r le : u AU î Zi t ! ” « te., avec une leiie diôleiie, tuu*, à corn ineaeer par le vieux foufllmr, parti-lent u’un eclat de i ixe fou.t^uani au pied de nez, ce fat un ctief-i l’œuvre.Eu J iLêrne temps que lt*& eine oü mettre à Criquette la robe de la p(iuces»c Colibri, mais Criquette était beaucoup p*us petite, beaucoup plus mtguoaue que Cüariolle.La robe lui causait sut icS épaules.Alors, la costumière s était conlentee de lui placer »ur la tète une courouue de pienenes et de lui attacher lu gra.id manteau par deux pattes ouns le do».Criquette lut lié» étrange lor»que Criquette apparut, la dernière '«ans te cortège etmeelaut, avec sa liame de velours rouge doublée de satin bljuc, purdeS-su» »a méchante iobe u’àlp.iga noir liés Usée, et »*:» gro» soutiers, tout biütic» de la poussière de Beheville.Ces tio's auteur» étaient inquiets, " Jamais, »e disaient-ils, elle ne retrouvera son mipioâsation de tuut à l’heure.” li» avaient tort d être ef-trayes.Criquette se surpa»sa ; elle détailla tous aeaeîlets avec une élouuau-te precision, lança la phrase avec le même bonheur ; mais uu diet uou-Veau so pioduisil, ma.tendu, iusUil-l né, iriesisübte, fouaroyaut.Lorsque Crt«|Uelle, uésespérée, se retourna pour le monter A giundes en jainbeC» Ver» o fou t du vh at.e, cite eiuraiuavioUmmêut les deux petits nègres qui, ne » attendant a ri»*u de scmulabie,—ce jeu de scène appartenant eu propre à Criquette,—lurent suiuris car ie brusque mouvement Je rotation de ia princesse, et tombèrent, eu ilCoim Lemp», de toute kur *on-gtleur, sur te nez Dans ia saîie, ce fut un deiire.Les quinze journalistes applaudissaient, U s meroVde danseuse-, euiasoees au fond ou parterre, se ta rdaient «te rue.Les muaiciens de l’orchestre trépi-guuieut.El le» trois auteurs d accord, ce qui leur arrivait rarumeui, criaient : —C’est excellent ?Les deux petits nègres par terre ! ll faut garder ça ! 1» faut qu’ils tombent tou» les sous.Seukmeui ns a éU:ent fait mal, ie» iianvrcs petita, pA» beaucoup) m*i» u 1 pvu .*.'l» p.eul U1 h -i-.il.L» Üia» dis ligai.u.l •», et tou», joaiuali».le», mere» ue daU.-euSe» et mU9;cieu», Je rue de plus belle# Aiors, uu de» trois auteurs.—11 ne faut pas «ju ns pl urctit, les petits nègres, c’est triste.—Non, «lit un aune.«*'esl 1res drôle ii faut qu'ils pleurent.Un scène \iolenl éclata entre les deux collaborateurs-Le troisième était -4 striure Vente Spéciale l)E LAMPES D’EGLISES .1 un prix extraordinairement bas î ! ! ün ma^nlflQue assorti ment de lampes nouvelle» et (' égunie- convenable* pour le* /gaae» vt *e» chapelles.DE SPLKNDIDES C.VNDELAUKBS A t, J, i et G lumière, ELEGANTE» LAMPES SUSPENDUES A *ue tfc«iio lumldre», -ET DES— L A M P 12 S - A P P L 1 Q ü E S Etau*»l uu* grande varlét* de PtTlTtS *AMJtS COLORltJS Aj DéinJt d’hutle A«ir le.06, ruo «le la Fabrique Q uébec, 21 fev 1884.6 u j IAN0S et harmoniums % JOURNAL 0 otidien ei Hebdomadaire LE MEILLEUR MEDIUM ENTRE L'ANNONCEUR ET LE PUBLIC REUÜGTION DES PRIX Ayant «ctuellement en aa ra-ln rassorti ment U» plu* c n l(l‘raKl*i de piano* et H or moniuruH AinértcalnR et 1 îiuallODs, i.ous a vont décidé dVffectaer une diminution de uoire nRHU’tliiipnl et atln l’écouljr le plus *rana nombre po nlbie «rinhtruinents, nous feront» une ré *u :tlou extraordinaire sur le* prix réguliers de no» piano* et harmonium».Non- »vons en ra»g isin les pianos de rocooi Mulvant»: •* HCKO A ^CKVit," i cordes u*or, K VA E *t O.H « It DMA N, DOWLING PE K.WEBER VTEVEN**ON A CO, II INTZMvN «t CO, NEWCOMBB «^ CO, OZ UT, etc,, etc, e*c.t et les h «1 monlumr nu 1 vanta : DOHERTY A CO, DOMINION ORGAN, BELL A C J, J.A R.KILGQUE, fctc< Aoftnl es mn hlnes à coudre suivant*»* : siNGER, NEW WILLIAMS, NEW-YORK DOMESriC, HELPMATE, etc.MUSIQUE EN FEUILLES Romances françaises et morceaux de-j)uis 10 contins en montant.Homard £z ülloiro, Editeurs de Musique.No 6, rue La Fabrique, Québec.AVIS Est par le présent donné one le soussigné s'adressera à «a législature «la Québec à sa prochain* iouIoq, |>oir obtenir un aete autorisant l Barreau *le la Province de Québec 4 l’ad mot tre uprA» examen il la pratique delà proie.Mon d'avocat.PHI LEAS A.CORRIVEAU, Québec, 21 Janvier 1884.â vendre Mela®se de choix do la Trinité (Triaidaij en barils, tierces et tonueaux.S’adresser à UüBT.MITCHELL.128, ruo St Pierre.Québec, 15 Janvier 1884.» n bon fermier demandé A Descharabaclt par GY RT LL K 'BENOIT.OtU* brreMt la plus belle propriété du* fonds de Dt*-chainbaull.M.Benoit f »urntra les 1 strum -nt» arntol es, tels n re son dit époux lo Défendeur.Québec, 42Janv.13H4 GIBSON A AVLWIN.Proc, do la Demanderesse.20 Janv.lm La7 affaire Sougraine Roman plein d actualité par M.Le May Prologue—I-cs «leux fugitifs.Prerub^ro partie—Lo bal do madame Dau-cheron.Deuxième partie—La Langue Muette et la Longue Cbevdturu.Troisième partie—Lci assises criminelles.Uu beaii volume d’environ iOO pages.Nos amis le Iac«mp*gno pourront hLe Catherine, Lac St Joseph, Lac Sergent et Bourg-Louis.4&*Lefl train* marchent sur l’heure Ju uouveau méridien, Le* train* coïncident à flt Ambroise avec a diligence de Lorette (village .ndlen), à la dation Valcartier avec la diligence du village Valcartler, et à St Gabriel avec le nouveau chemin pour l'établissement de la Rivière aux Fins.Le fret reçu après 3.00 P.M.ne *era pas expédié avant ie lendemain.r-EVE A ALDEN.J.G.SCOTT, Agents de* billet».Bec.et GéranL Commercial Cnamber» 1er ocl 1883 ALLANT A L’OUEST 11 00 a in—Train mixte pour Richmond, Montréal, Sherbrooke, Is an I Pond et toutes les stations locales.8 00 p m—Train express de nuit pour Sher b'ooke, Island Pond, Gorham, Lewiston, Portland, Montréal et tons l#s points A l’est, h l’oue-t, a u sud-ouest et au nord ou* st.ALLANT A L'EST Quittera -îoniréal.10 00 p m Arrivera à la Pointe Lévis.7 Uü a m Tram mixte qult*era B cbmond .9 30 a u- Arrivera à la Pointe Lévis.3 « 0 p m Tr*tn mixte quittera Richmond .12 45 p m Arrivera à la Pointe Lévis.6 45 p iu JOSEPH UICKflON, Gérant Général.Montréal, 13 octobre 1893.17 Janv i ÎdyesÎ I (BXrtOUL) U»TtX.) I 1 7LKCTRO-VOLTAIC BELT and oilier Kuktmc J Amutco »re *en* on »u I^ra’ Trl*l TO MEN O.VLV.YOUNG OR OLD.who are niter, true from Starves Dmunr, Vrrarrr.Wastwo ami eJ! tho»e C •*t l'uniQuo vole t* communication avec esc'lèbre* minesd’i de la Chaudière; c’est au*d a lime la p iuj directe outre luéb-c, Boston, ot toute* le êtalloa* dans lu Nouvelle Angleterre.Raccordement* : à Bt Henri \onction avec l’Intercolonial po ir Halifax, Si j0l4n et tout autre po nt «laus le* Province* Mari, times; \ Québec, avec le chon.Iu i’e fer q,.* Nord et tous autres po'nta en haut du qa
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