Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
mardi 14 juillet 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Soleil
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'électeur, 1885-07-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
JOURNAL DU SOIR PLAMONDON à Cie, Editeurs-Proorietaires, BUREAUX: 34, COTE LAMONTAGNE, QUEBEC.ERNEST PACAUD, Redacteur-en-chef.QUEBEC, 14 JUILLET 1885 .Aujourd'hui 14 juillet, les 1- runça.s commémorent avec enthousiasme le anniversaire do la prise do la Bastille.V Montréal, à Québec les colonies françaises célèbrent leur fête nationale avec toute la solennité possible, par des ban jucts, des pique-niques, etc.Tdmneau tricolore flotte au Le drapeau lat de France.COUSU- & * * Le Globe reproduit le récit complet des actes de barbarie commis par les trouées du gou reniement sur les bles-cs Métis au lendemain de la bataille de Batoclic, récit que nous avons publié nous-mêmes, et sc joint à nous pour Téclamer une enquête.Il faut, dit-il, laver l’honucur national 4e cette souillure.Il Faut que les cou gables soient punis, et que les innocents tic portent pas la solidarité de pareilles ^Homieur au graud journal libéral pour avoir ainsi le courage de braver les préjugés et d’affirmer hautement les sentiments de justice qui distinguent la cause qu’iJ détend ! *±* blement pas lieu avant lundi prochain.* * * N’y a-t-il donc dans toute la province un seul journal ministériel capable de nous dire ce qu’est devenu le million réclamé par le gouvernement provincial sur le subside voté l’an dernier par le parlemcut Fédéral ?- Eneore une lois, est-ce le gouverne ment local qui en Fait cadeau à ses amis d’Ottawa, ou bien est-ce le gouvernement Fédéral qui nous le souffle ?Il semble que le montant est assez respectable pour qu’on doive daigner en informer le public, surtout après avoir Fait autant do bruit à ce sujet à la dernière session de l’Assemblée Législative.• *** Les journaux conservateurs publiant avec beaucoup d’emphase le discours de Sir John sur les troubles du Nord-Ou# st, qui débute comme suit : “Sir John McDonald—M.l’Orateur, que l’hon.monsieur, dans son graud discours, ait .accusé le gouvernement avec raison, ou qu’il ait démontré qu’il est coupable de maladministration, c'est ce que je laisse à décider à la chambre et au pays.Mais il y a une chose sur laquelle ne peuvent hésiter à se prononcer ni un côté de la chambre, ni l'autre, c'est que l'hon.monsieur a préparé gratuitement un admirable programme pour l'avocat de Ricl, à Rcgind.“L’hon.monsieur de l’autre côté prciid un air moqueur, mais cette chambre verra, M.l’Orateur, si lors du procès, la substance, la base et la résistance des discours de la défense ne seront pas puises dans le discours de Thon, monsieur.(Ecoutez, écoutez.) Depuis le commcncemcut de la session, dans chaque retour qu'il a demandé, l’hon.monsieur a montré qu’il n’avait qu’un but, un but misérable, détestable, celui de trouver une cause contre le gouvernement* plutôt que de t Faire rendre justice aux habitants du Nord-Ouest.(Ecoutez, écoutez.) Je demande surtout à cette chambre si le discours de l’hon.monsieur n’a pas été d’un bout à l’autre une justification, une apologie et une excuse de la révolte du Nord-Ouest ?“ M.Cameron (Huron)—Vous êtes les criminels.” On voit que le premier ministre Fait un crime au chef libéral de s être constitué le défenseur des prisonniers métis.On voit qu’un député libéral important du Haut-Canada, M.Cameron, a interrompu tir John pour lui dire devant la chambre : “ C’est vous qui êtes lo criminel et non les métis.” Cependant les journaux conservateurs de notre province applaudissent au discours de Sir John et injurient les députés libéraux qui ont défendu la population métisse.Traitres, serviles U lâches ! ! *** - ' r~~ *** LA SEANCE D’HIER AUX COMMUNES | (Par sou bill des Franchises, le gouvernement a dépouillé les conseils municipaux du privilège de préparer les listes doctorales de leurs localités.A l’avenir, un jeune avocat sera nommé dans chaque comté, par le gouvernement, pour exécuter cette besogne.Il recevra, diton, tant en salaire, qu’eu frais do voyage pour faire l’examen des propriétés, une somme de $2,500 par au, ou $12,500 pour les cinq années que durent chaque parlement.C’est donc plus d’un demi-million de piastres par au, ou plus de deux millions et demi de piastres pour chaque parlemcut, que le pays va payer pour faire faire par de jeunes avocats ce que les conseils municipaux ont Fait jus-qu’aujouru’hui avec beaucoup plus de compétence et à la satisfaction générale.Mais c’est infâme, dira t-on ?Personne ue le conteste.La presse conservatrice a été unanimo à protester.Les sénateurs conservateurs de notre province sc sont tous insurgés, l’hon.M.de Boucherville, Fhon.M.Trudcl,l’hon.31.Bellcrose, l’hon., M.Armaud, etc.Mais aux communes, il ne s’en est trouvé que deux dans les rangs conservateurs qui aient eu le courage de leur •opiuion, MM.Dupont et Gigault.• Les autres se moquent avec cynisme dû la censure du public.“ Nous savons *’ bien, disent-ils, que c’est un projet “ monstrueux, mais notre servilité nous “ donucra*droit à notre part dos sous-t cript*0ü3 électorales que le gouverne* meut prélève chaque aunéc sur les publics pour emporter les (4< Sciions, it avec ces souscriptions (.®ous u aurons pas de peine à écrasscr de nouveau les candidats libéraux u “û:u louto la Foi tune consiste en ar- ‘guments.et eu discours.91 Est-il possible quo le Parlement .L expérience du passé justifie mal- s’ajourner sans avoir ordonné une en-Mureusement ce langage.Pour une quote sur les actes de brigandage et de centaine de mille piastres distribuées barb^ris commis par un certain nombre Pédant les élections de 1*81, on a lait de nos soldats au lendemain de la ba-tonsentir la province à so laisser dé- taille de Batoehe ?huilier jusqu’aux os.*ous est avis, cependant, que los 0SCî' onf bien changé depuis, qu’il y *uu réveil de l’opinion qui pourrait Le Courrier du Canada n’a pas un flouncr plus d’un de ces mandataires mot à dire du détournement du Pacifi-trafiquent des intérêts les plus* sa- cluc lîl province de Québec.Cfl-S de leurs constituants.Il consacre scs (olonnes ;\ la justifica lion do M.des Houx, directeur du Journal de Rome., .$ue voulez-vous ?Ces.gens-là con- “ cst donné à peu d’hommes de se sidèrent que la presse qui condescend à L°.lr chargés d’autaut d’honneurs à la entretenir scs lecteurs d’intérêts de ce nHuc Potrc estimé confrère, M.Beau- ëcnrcî tels que le terminus du Pacified, directeur de la Patrie.' que, nos réclamations provinciales, sont simple journaliste, encore jeune des fouryoyés,et quo les seuls journalistes jûpie,il s’e’at vu porté par la Faveur po- dignes de ce nom sont ceux qui ne s’oc-.rc è la mairie de la métropole corn- cupent que des questions religieuses.Snîü ^-Ouilui apprend o* , .-?i;8ouvcrQeinouti.français Sn2S‘,°'hcn“ aoktd' va *** La chambre des communes a consacré sa séance d’hier à diverses interpellations ainsi qu’à la considération du mode à adopter pour récompenser les volontaires qui ont fait la campagne du Nord-Ouest.En réponse à M.Vail, l’hon.M.McLellan a dit que toute la question des pêcheries serait prochainement soumise à la chambre.Sir John a expliqué que les négociations il’étaient pas encore complètement terminéos et que lorsque la question serait soumise au parlement, la chambre verrait que le gouvernement a agi avec habileté et pour le plus grand bien du pays dans ces négociations.En réponse à M.Royal, Sir John a dit que le gouvernement s'occupait on ce moment de la nomination de commissaires chargés de constater les pertes subies par les colons et les .métis pendant la dernière insurrection, et que le gouvernement avait déjà accordé des secours aux familles métisses les plus nécessiteuses.En réponse à M.Mills, Sir John a dit que le gouvernement se proposait d’ouvrir des négociations avec les provinces du Manitoba, d’Ontario et de Québec, afin d’en venir à une entente commune au sujet de la frontière nord de ces deux dernières.provinces, et que cette entente serait soumise au parlement Impérial pour ratification.M.Blakc avait donné avis de vingt questions au ministère sur des sujets se rattachant aux réclamations des Métis,à l’arpeutagc des terres dans le Nord-Ouest, mais les réponse sà ces questions ont été reluises au lendemain.Voici quelqucs-uiics des questions que posera M.Blake : A-t-on répondu à la lettre de M .Pearce au 19 mars 18S4, concernant le règlement des réclamations au sujet des lots de rivière, en ce cas qui a fait cette répousc et à qu’elle date a-t-elle été faite ?Des instructions ont-elles été données .subséquemment à la lettre de M.Pearce du 19 mars 1SS4, touchant le mode de règlement des réclamations au sujet de lots de rivière, et si oui, quand et par qui Font-elles été ?Quand les plans-études du St Lau-reut et des environs ontrils été adressés à M.Dock ?Le gouvernement a-t-il reçu quelque communication de l’archevêque Taché exprimant son opinion sur la question des Métis, qui n’ait pas encore été déposée sur le bureau, et quand ?Une réponse a-t-elle été faite à la lettre adressée par le Père André à Sir John A.Macdonald, le 16 janvier 1883 ; si oui, quand l’a-t-ellc été ?Les résolutions accordant 320 acres de terres aux soldats qui Ont servi au Nord-Ouest, contiendront les dispositions suivantes : Que toute personne ayaut droit, d’après les résolutions précédentes, de choisir et de sc faire inscrire pour 230 acres de terre, comme homestead par clic-même ou par son substitut, de la manière et aux termes et conditions ci-dessus prescrites pourra, si clic le désire, recevoir au lieu de terre, du scrip au montant de $80, lequel sera accepté en paiement d’aucunes terres fédérales offertes en vente, do droit de préemptions ou de la vente de terres de la Puissance louées pour pâturages ou pour la coupe du foin, mais toute personne désirant prendre du scrip, tel que prescrit ci dessus, devra donner avis de son intention au ministre de l’intérieur, le ou avant le premier jour de juin 1886.Aujourd’hui, le gouvernement soumettra à la chambre le budget supplémentaire, qui contiendra, croit-on, un nouvel aide aux chemins de fer de Qué bec et du lac St Jean, de St Jérôme, do la Gatineau et du Canada Atlantique, depuis Valley field jusqu’à St Jean.le défenseur des Métis devant la chambre.C’est le Globe} le principal organe du parti libéral au Canada, qui réclame du gouvernement de pourvoir aux frais de défense de Ricl et qui démolit l’acte d’accusation drossé contre lui.Cependant, pas un mot dans toute la presse conservatrice de notre province pour seulement constater la chose.Au contraire, cotte mêrn» presse crache des injures à ceux que leur montrent de la sympathie et exaltent ceux qui veulent les écraser.Il n’y a que deux députés conservateur qui out voté pour les amendements Laurier et Langelier contre les résolutions du Pacifique.C’est M.Shanley, le nouveau député de Grenville, et M.Cimon, député de Charlevoix.La Miner de et la Presse conseillent à leurs lecteurs de souscrire en faveur de la défcusc des prisonniers Métis.L’hon.M.Chapleau a été assez bieu, hier, pour se rendre à Sherbrooke.Il se rendra à Québec vendredi pour s’embarquer le lendemain pour 1 Europe.MM.Lemieux et Fitzpatrick sont arrivés à Winnipeg hier et doivent partir aujourd’hui même pour Régina.L’hon.F.Langelier partira ce soir pour Inverness pour assister au pique-nique politique qui doit y avoir lieu demain.La frégate anglaise le Northampton est entrée en rade à 10 heures ce matin ; elle avait pour pilote l’habile marin M.Joseph Pouliot, maire de St Jean de l’Ile d’Orléans.soit comme collaborateur à la ohroniquo de Cyprten.Tous les lecteurs de la Patrie regretteront, comme nous le regrettons nous-mêmes, la décision do notre sympathique camarado et ami.• M.P.M.Sauvallc sera son successeur à la rédactiou du journal.” Nous regrettons profondément le départ de M.Fréchette, car il était non-seulement l’un dos éorivains qui faisaient le plus honueur au journalisme de ce pays, mais il était aussi l’uu dc3 champions les plus habiles ot les plus vigoureux de la cause libérale.Nous espérons que l’éloignement do M.Fréchette de la presse ne sera que temporaire.>.Ceux de nos abonnés dont l’abonnc-meut expire demain, le 15, sont priés do reuouvêler au plus tôt, afin d’éviter toute interruption dans l’envoi du journal.Il est probable que le gouvernement fédéral va porter l’Indemnité dos députés de $1,000 à $1,500.Lo Canadian Gazette de Lonlres dit tenir de la plus haute haute autorité que le Pacifique et le Grand-Trono en sont venus à une entente parfaite.Nous doutons fort que ce soit là un arrangement dans l’intérêt du publie, car lo commerce va perdre lo bénéfice de la concurrence des deux ligues.Nous apprenons avec plaisir que M.le Dr A.Vallée, qui souffrait depuis quclqne temps d’une indisposition assez sérieuse, est bien mieux présent.Il est probable que le 9o bataillon partira de Winnipeg demain pour Québec.Eu ce cas, il serait ici au vers lemilicu de la semaine prochaine.Un comité nombreux et important a été nommé hier soir pour organiser une réception magnifique aux volontaires du 9e.L’hon.sénateur Trudel sc propose d’interpeller le gouvernement au Sénat au sujet du procès de Ricl : il veut d’abord lui demander do modifier la loi de manière à instruire le procès des rebelles devant douze jurés au lieu de six, puis demander de l’assistance pour les familles jetées dans la misère par l’insurrection, afin #dc les empêcher do mourir de faim ou de s’expatrier.La Batterie A a reçu l’ordre positif de stationner trois mois à Battle ford.La Batterie B restera pendant 1 même intervalle à Prince-Albert.e Nous apprenons avec plaisir • que la souscription pour la défense des prisonniers métis marche admirablement à St Sauveur.*** Veut-on sc faire une idée de la sincérité de M.Landry, député de Montma- e«y?.Pendant qu’il dénonce lo gouvernement en chambre, parce qu’il détourne ., le chemin du Pacifique de la province l’hotu il^rnl-o UQ-° *?k;rP?^ft**l0n de de Québec, son journal à Québec, le hier que la nrormJr »û a.ddclaïé* Nouvelliste, n’a pas ut: mot à dire con-P 1 O la prorogation n’nurait proba- • tro lo gouvernement à ce sujet.On nous apprend que, dans le cas où les avocats de Ricl plaideraient la folie de leur client, le rév.M.Lalibcrté, curé de St Michel de BMleehas.se, serait ap- , pelé en témoignage à 1 appui de ce ciers de la police montée.Je dois spécia- LETTRK DU NORD-OUEST Calgary, 6 juillet 1885.Nous venons de recevoir du général Middleton l’ordre de retourner à Winnipeg.# Dans quelques jours, nous aurons le plaisir et la joie de revoir nos braves amis de Québec.Maintenant que la guerroyât terminée et auc la paix est rétablie, nous sommes tous joyeux et contents de retourner dans nos loyers.Nous serons de retour vers le 20 juillet.Nous allons donc quitter bientôt notre cher Calgary, où nous avons passé deux’mois eu garnison.Les citoyens noua ont témoigné de la sympathie et des égards ; nous avons rencontré ici de amis dévoués qui ont su apprécier nos services.Je ne puis passer sous silence l’hospitalité cordiale et bien connue des offi- plaidoycr.Le rév.M.Lalibcrté était le directeur spirituel de Ricl pendant le séjour do ce dernier à 1 asile de Beau port.M.C.A- Lebel est en villégiature d'Orléans.lenieut mentionner le nom de mon bon et brave ami le major Dowling.Depuis notre arrivée ici, ce monsieur n’a cessé de nous traiter avec tous les égards possibles.Il s’est toujours moa-1.avocat de Montréal,'ttré extrêmement poli, affable et bienveil-3 à St Laurent, Ile lant pour tout le monde.Souvent le major Dowling nous a rendu de grands services ; connaissant parfaitement lo pays et étant au courant de tous les événements, il était toujours en état d< Le steamer Union partira demain matin pour Chicoutimi et les ports intermédiaires.ACTUALITES réponse ù V , C’est aujourd’hui un fait admis que les libéraux des autres provinces se joignent aux Canadiens-Français pour sauver la tête de lliel, que réclament les tories avec rage et avec exaspération., C’est M.Blakc, leur chef, qui se fait L’hon.Win.McDougall, d’Ottawa, l’un des jurisconsultes les plus distingués du pays, prétend que tous les procédés faits jusqu’à présent dans la cause de Ricl sont une farce et qu’ils seraient immédiatement mis de voté par un tribunal supérieur dans le cas où Ricl serait condamné.La récompense que le gouvernement propose de douner à chaque volontaire qui a fait la campagne du Nord-Ouest consistera en 320 acres de terre, ou un scrip de $80.Nous lisons dans la Patrie : “ M.Louis Fréchette a donné, jeudi dernier, sa démission comine rédacteur de la Patrie.M.Fréchette no sera plus responsable des articles qui paraîtront dans le journal soit comme rédacteur en chef.nous fournir les renseignements dont nous avions besoin.Le major Dowling remplit l’importante charge qu’il occupe avec beaucoup d’habileté et.à la satisfaction générale il est toujours à son poste.Coiyrne la force de la Police doit être; augmentée , je n'ai nul doute qu’on lui accordera la promotion qu’il mérite si diguement.C’est un des plus anciens officiers et uu homme d’une haute expérience qui peut rendre d’immenses services.Tous les officiers du 9e bataillon ont rencontré en lui un ami dévoué et sincère, uu gai et aimable compagnon ; nous éprouvons tous un profond regret du nous séparer d’un aussi charmant ami.Le rév.P.Lacombc est venu nous saluer avant notre départ ; il était visiblement ému ; il a toujours été très hou pour nous.Dimanche dernier, tout le bataillon a assisté en corps aux vêpres.Le Rév.P« N L’ELECTEUR Lacombe nous fît un très joli discours ! coup-d’œil sur la preface des éditeurs d’adieu.‘ I français pour se mettre au fait de l’cxé- Après le repas,le bataillon s’est rendu j cuti ou intelligente du travail qu’il exi-au cimetière,où nous avons fait une cour- j geait.prière sur la tombe du soldat Murui?que nous laissons ici.La Providence a voulu que son corps repose loin de nous.Les adieux que nous fîmes ù notre cher camarade furent tristes et touchants.Nous partons demain matin pour les Montagues Rocheuses.Pc là nous retournerons directement à Winnipeg et de là à Québec, par la voie des grands lacs.Au revoir, à bientôt.Capt.Pinault.LA PRESSE CONSERVATRICE ET LE NORD-OUEST La presse conservatrice française semble avoir pour mot d’ordre de jeter la responsabilité des afîuires du Nord-Ouest sur l’opposition.Contraste frappant avec ce qu’elle disait au début de ces troubles; alors, sir John était le seul coupable, mais qu’importe à un Tassé, à un Landry et à un Vauasse de se rétracter, pourvu qu’ils obtiennent des contrats ou des jobs de toutes sortes, et pour cela il faut conserver sir John au pouvoir.* Elle a commencé par accuser le gouvernement MacKeuzie d’avoir refusé justice aux Métis, et, par ce déni de justice, semé le premier germe de lu récolte.Ce ministère a été cinq années Mais il y a plus : à Larousse, déjà si classique, déjü si populaire dans les institutions enseignantes, les entreprenants éditeurs montréalais ont eu l’heureuse idée d’ajouter un Dictionnaire historique et géographique du Canada, dans le but de rendre leur livre mieux approprié aux besoins des maisons d’éducation qui fcont adopté eu notre pays.Leurs prévisions n’ont pas été déçues.En effet, ils nous apprennent, dans une lettre qui accompagne le gracieux envoi ‘de l’ouvrage, qu’au milieu de beaucoup d’éloges que leur a valus cette publication, M.l’abbé Huart, préfet des études au séminaire de Chicoutimi, leur déclarait il y a quelque temps que le supplément dont uou< venons de parler comble une lacune.Plus récemment, le nouveau préfet des études au petit séminaire de Québec, 31.l’abbé O.E.31athieu, les félicitait d’avoir ajouté à Larousse Ct si répandu au Canada, un complément toutrà-fait indispensable à tous ceux qui s’occupent de notre chère patrie, ” -et, tout eu constatant que le nouveau dictionnaire aurait u surtout sa place dans 1 humble pupitre de nos écoliers, ” 31.l’abbé Mathieu affirmait de plus que cet ouvrage “ rera d’un très graudo utilité à tous les hommes d’étude et d’affaires.” * Muni de telles appréciations,le nouveau livre, fruit de plusieurs années de travail et de patientes recherches, recevra au pouvoir et, durant tout ce laps de partout le meilleur accueil, temps, le parti conservateur n’a jamais j ^>our notre part, nous sommes heu-proféré une seule accusation à ce su- j reux de k placer en évidence sur notre j* tion ?Sincérité et Sir John sont deux choses tellement antipathiques, qu'elles ne se rencoutrônt jamais ensemble.Dans le discours de Sir John, devant lequel la Minerve se pâme d’enthousiasme, aucune des accusations, aucuue d.*s preuves, aucun des arguments de 31.Blake n’est réfuté.U s’est contenté, comme toujours, d’éluder la discussion et de dire des balivernes.Il s’est emporté, preuve qu’il sentait sa causé mauvaise ; autrement, il aurait ét.-calme et souriant.Un député conservateur, le Dr Orton, a dit que la cause de 31.Blake devait être bien mauvaise, puisqu'il lui a fallu sept heures pour essayer d'établir la culpabilité du gouvernement.nos libraires canadiens.SOUSCRIPTION POUR LA DEFENSE DE RIEL A MONTRÉAL Nous lisons dans la Patrie d’hier : “ A une assemblée de citoyens tenue au bureau de 31.L.O.David, samedi, le onze juillet courant, i* a été proposé et résolu que Its citoyens soient invités à souscrire pour venir eu aide aux pri- sonniers impliqués dans les troubles du Nord-Ouest en >ubvenant aux dépenses C’est parce que les méfaits dn minis- ! tie leur procès ; que tous les journaux tère étaient si considérables, que le dis- i soient priés d’ouvrir des listes de sous-cours de 31.Blake a été si Ion::, et cj-ï criptions à cette fin ; et que 3131.Jéré-pendant il n’a touché qu’aux prinei- mio Perrault, J.O.Dupuis, Chas C.de qu aux ju* paux.3Iaintenant on va plus loin.Le correspondant du Mail accuse les libéraux d'avoir envoyé des émissaires pour sou lever les métis, et qu’il serait facile d'en faire la preuve devant un comité parlementaire.Une pareille accusation ne peut qu’exciter notre mépris.Quels ont été les chefs de la révolte ?N’est-ce pas Riel qui abandonnait son siège à Sir George Cartier, en 1872 V N’est-ce pas Dumont, que la MLncrc.se faisaituu honneur, il n’y a pas longtemps, de compter au nombre de ses lecteurs assidus ?Eàt-il croyable qu il auraient pris les armes seulement dans le but de nuire au gouvernement ?31.Laurier a touché la note juste quand il a dit qu’un peuple ne se soulevait Lorimier et Lr O.David soient char-de reméttrê à qui de droit les fonds r.cueillis ” L’ECOLE DES ARTS ET 3IE- TIERS Les citoyens de Québec apprendront sans doute avec plaisir que les travaux de construct von de notre future Ecole Jjs Arts et 3Iéticrs, ont été repris le printemps dernier avec une nouvelle vigueur, et qu’ils sont maintenant en pleine voie de progrès jil est certain maintenant qu’à l'automne on entrera en possession du nouveau local.On sait que le terrain sur lequel on é.-ige la nouvelle école est celui où s’é- vée.Napoléon.BIBLIOGRAPHIE pas sans avoir de graves raisons, de ; levait autrefois la fabrique de chaussu-véritables griefs.j res de 31.Woodley, sur le côté sud de Il faut que les lecteurs des journaux j la rue Saint-Joachim, coin du la ruelle conservateurs soient de fiers imbéciles, Stuart, faubourg Saint.Jean.Ce terrain s’ils avalent de pareilles bourdes.I qui mesure 414 pieds de front sur au- 3Icssieurs les conservateurs désirent | tant de profondeur, est uu don géné-un comité parlementaire sur les allai reux de l'honorable 31.J.G.Ross, lores du Nord-Ouest.On se rendra à leurs quel u’a pas seulement donné le terrain, désir l’année prochaine, et, devant cj mais aussi tous les matériaux de cous-comité, il sera prouvé clair comme k- truction qui s’y trouvaient : ruines do jour que c’est la politique de demain, d.l’ancienne fabrique dont nous avons 8’ir John, qui est la cause de la iévoju 1 parlé.On estime à $5,000 la valeur du du sang versé et des millions dépéri j don fait par l’honorable 31.Ross, la sés.; moitié étant formée des matériaux qui Voila l’accusatisn que le parti libé- itaient sur le terrain, et qui ont pu être ral a lancée et qhe ses chefs ont prou- ' utilisés dans la construction du nouvel * éiifîee.Ce nouvel édifice, dont 3I;Peachy est l’architecie, aura 70 pieds de façade sur la rue SaiutJoachim, sur 30 pieds de profondeur, avec un avant-corps de 35 pieds, au centre, en arrière ; il comprendra un sous-sol élevé, un rez-do-chaussée et un étage.A l’intérieur, deux grandes salles de 27 pieds sur 44, destiuée» aux cours ou conférences pu-pliques, et pouvant aussi servir de salles d’exposition de dessin, occuperont la partie centrale du corps principal et l’avant-corps.Il y aura daus le sous-sol une vaste salle d’atelier pour les travaux manuels des élèves.Quatre salle destinées aux cia ses de dessiu ec-cuperont le reste de l’édifice.Nous n’avons pas besoin d’énumérer ici les nombreux services que l’Ecole des Arts et 3Iétiers est appelée à rendre à la classe ouvrière et à la jeunesse de notre ville ; le public intelligent a compris depuis longtemps toute l’importance et toûte futilité d’une pareille institution.A quelque point de vue que nous envisagions l’Ecole des Arts et Métiers, Dictionnaire complet de la langue française, par P.Larousse, 30e édition illustrée et complétée par un dictionnaire historique et géographique % du Canada, édition spéciale pour le Canada ;—près de 1400 pages.—Editeurs : Beauchemin & Valois, libraires-imprimeurs, 256-258, rue St Paul, 3Iontréal, 1885.La maison Beauchemin et Valois, de Montréal, vient de publier un ouvrage dent le besoin se faisait sentir et qui sera certainement bien accueilli par tout le monde.Le petit Larousse qu’elle offre au public est en effet un livre de première utilité dans presque toutes les mains.Le mérite de Larousse n’est guère contestable.Ceux qui ne connaissent j>as l’ouvrage n’auront qu’à jeter un nous reconnaissons son utilité ; non-seulemeut elle offre aux ouvrier.-1, la facilité d’acquérir les connaissances théoriques et pratiques dont ils ont besoin dans Texercice de leurs métiers ou professions, mais elle contribue aussi grandement à donner à la jeunesse, surtout à la jeunesec pauvre,le goût de l’étude et des choses utiles, et à développer chez le peuple le sentiment du beau ; en outre, elle contribue, dans une certaine mesure, à détourner bon nombre de jeunes gens des futilités et môme du vice où l’oisivité et l’ignorance pourraient les entraîner.Ou se demande naturellement où la section québeequoise du Conseil des Arts et 3Iauufactures preud les fonds nécessaires h la ' construction du vaste édifice dont nous avons donné plus haut la description ; c’est ce à quoi nous allons répondre.On estime que l'édifice seul, lorsqu’il sera complété, coûtera $13,500 ; le Conseil de Québec a reçu en pur dou : de la part de l'houorable 31.Ross, des matériaux de construction pour une valeur de $2,500, et, de la part du conseil des Arts ec manufactures de la province, $5,000, partie de l’allocation annuelle que le conseil reçoit du gouvernement provincial,et dont il a bien vou lu, pour une année, se dépourvoir eu faveur de la construction de notre école ; il reste donc à trouver, pour compléter l’édifice, une somme de $0,000.Nous croyons qu’on se propose de faire uu appel à la générosité des citoyens,en ouvrant une liste de souscription dans le but de se procurer les fonds nécessaires à l’achèvement do l’édifice en question; en reconnaissance des dons qui seront fait.à l’institution, on fera inscrire les noms des principaux donateurs sur une tablette de marbre, qu’on fera placer dans le grand vestibule de feutrée principale, et, ceux de tous les donateurs indistinctement, dans un ré-gistre spécial.Ceux qui donneront en faveur de la nouvelle école des Arts et 3Iéticrs n’ont pas à craindre que plus tard l’édifice serve à un autre but que celui pour loquel il est construit, car une clause spéciale de l’acte de donation du terrain dit expressément qu’on ne pourra jamais changer la destination première de l’édifice.Nous applaudissons à l’idée d’une souscription en faveur de la nouvelle école, et nous avons confiance que la recette sera digne du noble motif que l’on a en vue.L’école des Arts et 3Iétiers, une fois terminée comme elle doit l’Gtrc, sera un véritaole ornement, une précieuse acquisition pour notre ville.En parcourant l’histoire de tous les pays du monde civilisé, nous trouvons dans chacun un grand nombre de bien-faiteursqui sa veut toujours venir en aide à l’établissement d’institutions consacrées à l’instruction populaire et gratuite.Les Etats-Unis, pour un exemple, comptent les siens eu grand nombre.Nous mentionnerons entre autres Benjamin Franklin, Etienne Girard et George Peabody, nés de parents pauvres, abandonnés dès leur bas âge à eux-mêmes, mais qui, une fois arrivés à de grandes richesses, devinrent les patrons de l’instruction et les bienfaiteurs des pauvres, en léguant la plus grande partie de leur fortune à des institutions d'enseignement gratuit.Pour donner une idée de la grande générosité de ces bienfaiteurs de la classe pauvre, il nous suffira de signaler ici les legs seuls de Peabody, qui s’élèvent a $570,000 ; dont $70,000 furent consacrées à la fondation d’un institut et d'un lycée dans sa ville natale, Danvers ; puis en 1856, le don énorme de $500,000 pour la fondation d’un institut à Baltimore, spécialement dédié aux sciences, à la littérature et aux arts.Avant de terminer, nous devons dire que nous trouvons aussi eu Canada de ces hommes qui savent toujours venir en aide à une institution vraiment utile et profitable à f enseignement du peuple, surtout quand cette éducation a pour but de développer et favoriser davantage toutes les industries et manufactures de notre pays.Espérons qu'un bon nombre de citoyens a l’aise suivront l’exemple de l’hon.31.Ross, se feront un devoir même une gioire de contribuer à la création d’une aussi belle et aussi utile institution que celle qui fait le sujet de cet article.ANNONCES NOUVELLE» Soirco instructive et amusante.Grande kermesse.Soumissions demandées.Les célèbres piauos Knabc—L.E.N.Pratte.Déménages—Bernard à Allaire.Le Montmagny—Capt.D.Lord.Pèlerinage à Sto Anne.Ligne de la malle Royale—A.Gaboury.Articles de modes—Glover, Fry a Cio.Voyages de plaisir.Vente à l’enchère d’un moulin à farine.A vendro—Cyrille Tessier.NOUVELLES LOCALES AUJOURD’HUI 14 JUILLET -.S.Bomi-venture—Lever du soleil à 4 h.11, cou cher à 7 h.31.Quarante-Heurcsdemuin à St Laurent, lie d'Orléans.Tcrapt-J: clair ètchaud, nuit fraîches—Thermomètre : 85 °.'• •• • .LA MEDAILLE D’OR Voici les nouis des élèves du couvent des Suiurs de la Charité qui out mérité la médaille d’or, à la fin de l’année scolaire qui vient de se terminer ; ce sont : Mlles 3Iaria Dugal et Georgiaua Lachance, de Québec ; Julia Dumont, de St André ; et Alma Bourgoing, de Ta-do il sac.• *NO U VEAU BUREAU DE POSTE Un nouveau bureau de poste vient d’être ouvert à St François, comté de Beauce, côté nord-est de la rivière.31.Renaud, marchand, en est le directeur.BÉNÉDICTION A St Evariste de Forsyth, comté do Beauce, dimanche dernier, a eu lieu la bénédiction d’uu magnifique calvaire sur la terre de M.Ursurien Beaudoin, riche cultivateur de l’endroit.Plus de 300 personnes de la localité et des environs y assistaient.Le sermon de circonstance fut pronoucé par le rév.31.N.Proulx.ECHAPPE BELLE Un brave cultivateur de Tadousae, du ncin de William Hovingtou,qui tend une pêche-au saumon à la Pointe Rouge, a failli être enterré vif avec le plus jeune de ses fils, par un éboulis, causé par l’abondance de la pluie dans la nuit de mardi à‘mercredi derniers.Une glacière, qui se trouvait à peu de distance de la maisonnette dans laquelle le père Ilovington et son fils étaient couchés, a été complètement détruite, et la maisonuette elle-même, arrachée violemment de ses fondations,a été en gran de partie défruite, et les debris ont été transportés à environ quatre-vingts pieds plus loin.Chose merveilleuse à dire, la toiture est restée intacte, et c’est sous cet abri vraiment providentiel que le père Ilovington et son fils ont pu passer le reste de la nuit, heureux, après tout, d être sortis saius et saufs d’un danger qui pouvait leur coûter la vie.l’association pharmaceutique Le conseil de l’association pharma ccutique de la province de Québec a élu les officiers suivants : Président—M.E.Giroux de Québec ; 1er vice-président—J/.iJ.D.Lain-brosse ; 2èmo vice-président—31.S.Lachance ; Trésorier—M.A.3Ianson ; Assistant-trésorier et secrétaire régis-traire—31.W.Ahern.UN BEAU CARILLON La paroisse de St Henri de Lauzon vient de faire l’acquisition d’un carillon de trois magnifiques cloches représentant un poids total de 4,853 livres.La plus grosse pèse 2,097 livres; ladeuxiè-me, 1,50S et la troisième 1,188 livres.Ces cloches out été importées de Londres, de la maison 3Iears et Stainbenk, par 31.N.S.Hardy, libraire, basse-ville.La bénédiction aura lieu vers la fin du présent mois.TERRIBLE CHUTE DE VOITURE Ce matin, rue Fraser, à Lévis, un triste accident s’est produit.31.Jacques Chinguc, commerçant à Beaumont, passait eh voiture en co£ endroit,lorsque l’un des timons s’est brisé par accident, la voiture a dévié et est allée donner sur un poteau de télégraphe où 'J“- d’un noyé au Cap Déboulé, à g" 2* de la Paik-Riviérc.0„ pense f|UL J le corps d un nommé Thomas Bouchai du Port au Persil.,ir^> PONTS* EMPORTES Le pont sur la rivière *Baude sur I parcours du chemin maritime sur i'' côte nord, et au moins huit autres non do moindres dimensions, ont été euino tés par la crue subite des eaux.’r* C’est un dommage de plusieurs n-n tames de piastres.’ TELEGRAPHE ET TELEPHONE M.H.McIIiigh, inspecteur du 6ervi- ce des signaux du département de U Marine, est de retour eu ville aprij avoir présidé aux réparation do l’iiucien câble télégraphique et æ.:* :____________.P .-l .'-m surin tendant médical à l’hôpital et aux autres dépendances de la Quarai^ taine.PELERINAGES Les paroissiens de St Nicolas S* Agapit, St'E tienne, St Lambert ont,fait hier un pèlerinage à la bonne St Aune sous la direction de 31.l’abbé 3Ioulmi! uy.Les pèlerins te sout arrêtés au retour à Saint Pétronille, où ils sont allés prier au sa net liai re de Sainte PJiilomèue.—L'Echos de Laurcntidcs dit qu’il-y aura, le 20 du présent mois, à Sainte Anne de Beaupré, un grand pèlerinage, dos paroissiens, do la Baie Saint-Paul.—Aujourd’hui, c’est le tour des p*.roissiens du Rév.Père Whelan, d Ottawa, à bord du Canada.SOIREE Une rare occasion de s’amuser, tou: en contribuant à une bonne œuvre, s’offre à nos lecteurs.Le R.P.3Iarsao.O.31.I.du collège d’Ottawa, se trouvant dans sa ville natale pour quelques jours, donnera une grande soirée lundi soir, dans la salle du conseil de St Sauveur.Vues magnifiques expériences étonna”, tes, belle musique,tout contribuera àta faire une des plus belles soirées qui se soit donnée en cette ville.Nous apprenons qu’à la demande de ses concitoyens, le Rév.Père veut bien répéter sa séance le lendemain pour 1-s enfants.NOUVELLES DE BEAUPO K T 3Icrcredi dernier, 76 Qniliats les deux sexes ont fait leur première c :u-munioii en l’église paroissiale.Des fidèles de cette paroisse, au nom bre d'environ 600, sont allés dimanche en pèlerinage à Ste Aline de Beaupré.Cardinal, qui a survécu à la terrible catastrophe de l’église St Jean, est en convalescence, et il a commencé à sortir de chez lui.Il est bien douteux ccpea-dant qu’il puisse jamais reprendre le travail.» • « • \ 8,000 DE RECONPENSE Le chef de police de cette viii • vient d’être informé ‘par l’agence Pinkerton de New-York, que la compagnie 3Jnn* hattan ofî’re $5,000 de r.compense à quiconque arrêtera le nommé Richard Seaman Scott, commis-payeur de la banque du même nom, qui a pris la fuite le 1er juin, en enlevant plus de SI00,000 de la caisse de cette institution.Scott est un assez bel homme & 45 ans, portant une forte moustache.Il a 5 pieds 6 pouces de taille et d’assex forte carrure.ETUDE DU DROIT Candidats admis à l’étude du droit, à l’examen de Sherbrooke, rangés par ordre de mérite : Eug.Gélinas, Nicolct ; C.Pouliot.Séminaire de Québec ; J.B.Cisson-nette, St Hyacinthe ; A Ilochct, Séminaire de Québec ; 31.Larochellé, Nicolct ; C.Ducharme; l’Assomption ; PJ-Cardinal, Ste-3Iarie ; E.Godin, Trois-Rivières ; II.Panche, Ste Thérèse ; E-Tliuot, St Hyacinthe ; J.G.H.Méthot, Trois-Rivières; Z.Beauregard, Saint-Hyacinthe ; D.3Ionet, L’Assomption ; A.Geoffrion, L’Assomption ; 31.Bud-deu, 3IcGill ; G.Labinc, Ste Marie ; A.Chagnon, Saint Hyacinthe ; J- A* Cloutier, Ste 3Iarie ; W.II.Lconaro, Sherbrooke.• NOUVELLES NOYADES Samedi soir, un matelot qui retournait à bord de la barque Octavia, amarrée aux estocades Hall, enlevait son gilet tout en marchant, lorsqu’il a trébuché sur un obstacle qu’il ne voyait pas, et a été précipité à l’eau.Comme ses bras étaient encore engagés dans 1& manches du vêtement, scs mouvements ont été paralyses et il n’a pas reparu.Hier matin, on a trouvé sur la gr^ près du bassin de carénage, à St Josep de Lévis, le cadavre d’un enfant de onze ans nommé Joseph Myrand.On ^ v •* " ' .* • •' .' •'• • • : .v * -j * • * fvFLFCTEUR X ^fwu v l.TV Jt; a ' hr, ¦¦•7 ; >i3 fÂ?.’'-7tiK^V*.4- s_ f.aitcomment ce petit malheureux .*«* “S » «°* XjS a cadavre u“.n*iu5 transporté à Que- »PPortf y coroaer Belleau tiendra une enquête aujourd’hui.termine U pont Scott sur ia ri vièrçjt Char 'îgfA * >¦-*' >»* * «meur.D ECU ELLE DE SAUVETAGE gi le temps le perina.-, JEUNES 0EN6 USEZ CECJ T .Voltaic Beh-Co., de Marshall Alichi-un.offre d’ènvojer i l’essai pour S ims leurs célèbres ceintures elec * tolUe5 personnes jeunes ou 535 souffrant de délibiUS nervcjise,.lïdé vitalité et de force et ;uu» de.fer'ïïn'V-a donc pas de- risC ‘.-îc/.n'nn accorde BU jours d’essai.Fermeture (le bonne heure Société des Commis-AI>reliands de St-Roch et St-S'uveur Le public est prié de sc rappeler que d'après les arrangements pris avec messieurs les marchands de St^Roch et de St-Sauveur, les magasins fermeront îx huit heures à partir du J 5 juillet.11 juillet Cf Vient rtc paraître z Le premier volume des SOUVENIRS D’UN DEMI:S1ECLE ou Mémoires pour servir u 1 histoire contemporaine • Pau J.G BARTH E, auteur du Canada reconquis par la France.Prix-:du 1er volume - - $1.50 En vente ït Québec, au bureau de L'Electeur ; chez MM.J.L.Filteau a Frère, libraires, rue Ruade ; E.Vincent, libraire, rue Bt-Jean (hors murs) et rue St-Paul, Bnsse-Vîllc ; Drouin A Frère, libraire, rue St Jo.seph îi St-Roch.13 juin jno ., DEMENAGES Nous avons transporté le siège de nos affaires dans notre .nouvelle bâtisse aux Nos 77 et 79 rue St-Jean, Haute-Ville, en face du magasin d'épiceries deM.Grenier.Notre nouvel et spacieux établissement nous permet de garder constamment en magasin l’un dés assortiments de FIAXOS; KAinioxinis et ixi.striixuci&tsrtc Jïusique île toutes espèces, le plus considérable de la Puissance ; entre antres célèbres marques de pianos nous avons le fameux Xe\V-coniho.dont le volume, Ja richesse, la so- 1 norité, le fini, l’élégance§ et la solidité ne .tout égalés par aucun autre facteur des deux ’ continents.Lu meilleure preuve est le j PILULES PURGATIVES (S’EXTRAIT âÉUXLR TOSIQÜE ASTIKLAIREIIX du Dr GU2L.L.SÉ PréparéparPADL GAGE, Ph'w, seul Propriétaire, 9r.de Grcnollc-St-Gcrmain, PARIS L’nctlon de 1* ÉLIXIR G DILUÉ toujours bienfaisante.Comme Purgatif, il «ut tonique en mémo temps quo rafmichisMint ; il aide et I corrige toutes les sccrtHioiui et donna de 1h force aux organes, ^’exigeant ]*n« «//.•> ticirf, il peut être odministn' arec un cgul sliced nnr enfunt» et nux vieillard* sîuir orainto d'oucuno espèce d'occident.Une cxpérîencodo plus de soixante années u dêmontni quo Y Élixir Unfit id était d'une efficacité incontestable contre toute* les FIÈVRES ÉPIDÉMIQUES, DYSSENTERIES, CHOLÉRA.AFFECTIONS GOUTTEUSES ot en general comme dépuratif dan* toute* les blfî-LADIES OOZTCZZSTXVSS.Les l’ilitlcH d'Kjrtrait d'Éltxir du I)T Guiltid contiennent, sous un petit volume, toutes les propriétés Cotii-purçativcs et dépurutivesde cet Élixir.Elles conviennent surtout a la classe ouvrière.à laquelle elles évitent les dépenses considérables des maladies et les pertes de temps.IV-pôtn Québec : Dr Ed.MORII^ & Cu, Pharmnclen-Chlmbite, 314, ruo St-Jean.grand succès obtenu par les fabricants MM.j Nev/combe a Co à la gigantesque exposition i ; / b __« — ’ ÊPILEPSIE.1 i QÉcim ! ! J.I.on accon jours &^u*.do suit*, Ct.on vous enyurra ,.rati5 un catalogue illustre.65 i * .* .• 1 •.• PLMANDE7.les savons médicinaux du j)r Perrault qui guérisseut toutes es maladies de la peau.£a vente A lu pharmacie du Dr M.ic-kay, 42 rue de la fabrique.1 an.’ 1 "“AiiiioiÎccs Nouvelles salledüconseil,st-sauveur LANTERNE MAGIQUE GRANDE Soiree Instructive et Amusante PAR LE R, P.C.F.MARSAN, 0.M.I.Professeur au collège d Ottawa, LUNDI, LE 20JÙILLET 1885 Billets : 25 cts.Sièges réservés : 50 cts.Le lendemain, 21* Soirée pour les Enfants.Entrée, 10c* A vendre à St-Roch, chez MM.J.A.T.an-;:îf.is.L.Drouin a Frère, K.Guuvin, libyai-res, rne St-Joseph.^ # A St-Sau vêtir chez M.F.X.Lacroix, nnrehand de tabac, rue St-Valicr ; Aille üastougiiuv, libraire, i.ue St-Valiur Nani/c Xachuncp, épicier, rue Massue ; J.D.Marsan, épicier, rue Bayard.Faulouig.chez M.Béîuud, rue St-Jcan.Au profit d'une bonne œuvre 14 juillet.* KOXD A MERCREDI, 15 JUILLET 8I1.P.M.GRANDE TERMESSE Sous le patronage distingué de Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur et.Madame Masson, Mesdames bbeliyn, Spaulding, Duchesnay, Pierre Deblois et autres da-nitseUlemoisclles de la société Québiy-quoise.Les recettes aideront è la réception que les clubs deraquettCB préparent aux volontaires h leur retour de l'Ouest.Les corps de musique dcst8e ct 9e botail-lons vont fournir leur généreux concours.Ryaumdos tentes où de nos jolies Qué-ecquoises serviront des crèmes,des glaces, oea fraises, etc.• M.K.B.Spaulding a bien voulu se met-ùc à la disposition du comité et se cbuiger de surveiller les décorations de la salle.Qu?on s’y rende en foule : c’eBt pour les volontaires.Les bateaux do Tile ct do St-Uomuald feront des voyages spéciaux.fdmiKsiou.£5cts.Rafrakhiesements cjctra CarteB en vente par MM.A.Lavigne, E* Bonwell, leo officiers et membres des clubs Qe raquettes et à la porte do la salle.Portes ouvertes ù 7.30.Par ordre.J5 juillet Soumissions demandées Les soumissions cachetées et adressées au ussigno et endossées : •« Boumission pour J) co°blruction de |deux piliers en pierre pur le pont do la municipalité de St-Ttay-onq 6ur la rivière Ste-Anno,” seront reçues in n* uRE (Suite) -—Si fait, mais je n’ai pas remarqué.Vous disiez doue qttu cette entrée V.—Est celle du patron et ne regarde pu* 1 es autres.Voyons, dépêchons-nous, si nous prenons quelque chose, dit sèchement le bossu.J'ai mes affaires, moi aussi, et no veux pas perdre xnou temps.—Qu’est-co que vous buvez ?Du vin, du rhum, du cognac ?— Un petit verre de fine champagne.-*-G arçon, deux fine* ! Deux fin*’* ! Dieu sait quel mélange * le marchand de vins donnait sous ce nom.Mais c était toujours do l’alcool.C’est le principal pour le consommateur.•• • Le bossu tressaillit lorsqu'il vit verser la li qnenr dorée.-^A votre santé, dit Jean-Baptiste Palaiseau.—A la votre.—Itedoublons-nous ?Le bossu le regarda avec défiance./—U est que je n’ai pas l’habitude.dit-il : je crains que ça ne me dérange.—Allons donc ! Les deux font la paire.D’ailleurs, avant de boire nous avons à causer d affaires.—Oui, nous avons à causer.d’affai- res.répéta le bossu, dont les yeux brillaient.—Asseyons-nous donc, répondit Palaiseau, puisque vous verrez votre patron arriver.Garçon, deux autres fines 1 —.Oui, je verrai le patron.c’est juste.Garçon, deux autres fines ! —Ça fera quatre, défiez-vous 1.dit en riant de son bm rire le grainetier, —Comment quatre ?-‘-Oui, deux que je commande et deux que vous commandez.Ali ! tant pis, nous les boirons bien.—%Oui, nous les boirons, dit lé bossu, sur qui le premier verre faisait déjà son effet.Le garçon apporta les quatre verres.Le bossu avala les deux siens avec avidité.Ses petits yeux brillaient comme deux lanternes.—C’est sain, par les temps froids, dit Palaiseau.M linten.mt, monsieur l’employé, voulez-vous que je vous raconte :noi* allai- de manqué.Je ne saurai rien dj plus par celui-là.XXIX OU LB’ütIKK DD LX SIHIKTE COMPItENI) TOUT A K AIT rc —Oui, racontez, je vous ccoutc .Vous disiez.—Je vous dirais que j'avais un procès imminent pour une livraison que j’ai faite.—Mais vous parliez de votre cousin,murmura le bossu dont la figure s’empourprait.—Justement, c’est lui qui m'a procuré la clientèle de celui avec qui je vais avoir uu procès, un n oblo, uu comte.—Ah î un comte parfaitement.—Ce comte, qui passe pour être très riche.Dites donc, prendriez-vous enco- re quelque chose, vous?—Non, merci.* —Si.encore un petit cognac-Garçon, versez-nous deux cognacs ét.laissez la bouteille.L**s deux hommes trinquèrent encore.Le grainetier continu i : —Je vous disais donc que mon client, M.U* comte de Priniry.Il regardait fixement le bossu.Celui-ci tressaillit.—Le comte cl • Pringy, murmura-t-il d'une voix pâteuse.uu bon____celui-là.il ne vient pas.c’est dommage.—Le connaissez-vous doue ?demanda vivement le grainetier.—Moi .non .c'est-à-dire.c’est le p:itr**n qui.lui joué.un tonr.il lui dit.: Ah ça ?pourquoi me demandez-viuts ça.vous ?.hein ?—Dam.je su»* en affaires avec le comte.—Le comte.le comte de Pringy.I Oui.il paye bien, lui .c’est un brave homme .je lui dirai finit .-Quoi donc ?qu'avez-vous donc à lui | dire ?—Qu'on la trompé.que le patron j .Tiens, le patron, vois-tu .ch! bien ! outre nous, c'est.c'est une canaille.dit le bossu qui était tout à lait Sans perdre une minute, Fauvette se tendit à ia sûreté' racontur à son chef ce qu’il venait d’apprendre./—Ainsi, dit le'chef en réfléchissant, cç Lco il-Francœur a une armoire cachée dans laquelle ou trouverait bieu de* choses utiles, sans doute.Mou Dieu ! que de secrets de famille il doit y Avoir là ! que de mystères dont on pourrait trouver l’e.xpli-ation, que de crimes jusqu’à présent inexpliqués et sur lesquels la vérité nous serait enfin conuuc! Il prit sa tête dans ses deux mains et se mit à réfléchir.Fauvette le regorduit eu silence.—Oh ! reprit le chef, si on avait son libre arbitre ; si ou pouvait, sûr de bien agir, empoigner carrément ces gens-là et faire une perquisition en règle, à fond, dans leurs Uu niéres !.Mais non, iis shut commerçants ; ils paient patente; la loi les protège.comme elle protège les banquiers voleurs d les empoisonneurs établis en boutique.C’est du commerce.ils sont sacrés !.—Alors, patron, dit timidement Fauvette, nous n'avons rien à faire ?—Que sais-je ?Si pourtant, il faut agir 1 une façon on ’l’une autre : le bossu qui t a raconté cela, on ne pourrait pas l’acheter ?—Je ne crois pas.Gris, il a parlé.Maintenant il va sc défier.—Et les agents de ce Loyal-Fnmcceiir ?—Oli ! ceux-là, on les aurait plus facilement car les malheureux gagnent è peine de quoi vivre.J’cii ai rouan un, dans le temps, ue ces employés aux renseignements.Triste métier!.Le meilleur d’entre eux u’a pas plus de.cinq francs par jour,.Et il faut pour cola être sur pied du matin au soir quand ce n’est pas plus.Il y en a qui n’ont que 4 fr.50 et même 4 francs et ce sont ceux qu’on fait le plus courir.Et avec cela, défense de prendre même l’omnibus, sinon à leur compte, et le renvoi s’ils ne réussissent pas dans ce qui leur est ordonné.— Mais alors, ces employés, nous devrions facilement les mettre dans no* intérêts ?—Parbleu, oui ; malheureusement ils ne aveut rien.Leur directeur leur donne ren-sdoz-vous dans fuujcubotilot où il leur fait connaître la consigneras de danger qu’il le admette dans son sanctuaiic.Déplus, la plupart du temps, ils agissent sans savoir le fin mot de 1 affaire, chacun apportant sa part et le diet centralisant tout ça.comme chez nous; parbleu! .sauf qu’ils sont plus durement menés.— Assez caus£, Fauvette.Il faut agir.—Comment ?, —Comment ?Je ne sais.Mais je trouve-*ui.Avant tout, il faut que jo voie le juge.mm :C-‘ LEGRAND DOCTEUR DIO LEWl SON OPINION EXPRESSE] Les témoignages si directs do profession, de la faculté, de médecins éminents et de tant d’autres personnes intelligentes et honorables en faveur du WARNER’S SAFE-CURE m’avaient grandement surpris à mesure que les meilleurs journaux reproduisaient ces attestations dans lenrs principa-sejjJcolonnes.Comme je connais plus d'un de ces messieurs, la lecture de leurs témoignages me donna l'idée d’acheter quelques bouteilles du WARNER’S SAFE CURE afin de l’analyser.Mieux que cela, j’en pris moi-même, ayant soin de tripler la dose prescrite.Je m’assurais ainsi que ce remède n'a rien d’offensif.T'ajoute même en toute franchise que j’en ferais usage s’il m'arrivait de souffrir des rognons.De fait, la médecine s’arrête toute déconcertée et est obligée de confesser son impuissance en présence de plus d'un cas de mal des rognons.D'autre part, les attestations de centaines de personnes dignes de foi et en possession de toutes leurs facultés ne laisse guère à douter que M.II.Warner ne soit tombé sur l’une de ces heureuses découvertes auxquelles l'humanité soutirante doit parfois le soulagement.1* C* • • • • • Le lendemain, à quatre heures, il se rendait au Palais.Justement, M.Daufiin était en train do faire subir à son inculpé uu nouvel interrogatoire.Depuis cinq jours qu'il était prisonnier, Pringy avait énormément changé ; si con-tiant qu'il fut resté en l’infaillibilité,de la justice, il avait eu à subir de ^douloureuses épreuves.Quand, transféré du Dépôt à Mazas, il lui avait fallu revêtir le costume de la prison, tout son être s’était révolté.il avait eu envie de se débattre, do4 résister.Quand ensuite, le lendemain, on l'avait fait monter dans le “ panier à salade ’’ quand de ce véhicule infâme il avait fallu passer à ce cloaque qu’on appelle la “ souricière ” et où les accusés attendent co a là *3! ».•A tm ™ — ^ 3 ÏC s * M î?s 1* r p* r> • t ^ J* •• £ •» ¦“* t * - " a CO gris.—Oui, je le sais .—Tu le sais.Moi aussi.Mais toi, tu n’as pas de preuves.moi, j’en ai des preuves.vois-tu : à ta sauté, mon cher Chose .Machin.comment t’appelles-tu ?—Palaiseau.Mais vous disiez que ces preuves.-«‘-Tout !.j'ai tout ! dit le bossu avec emphase.Tout !.j’ai regardé, vois-tu.par le trou.un trou que j’ai fait.dan* le mur.Il ne le sait pas.J'ai vu l’armoire.-^-Quelle armoire?.Parlez, voyons, parlez doue ! Le bossu se mit à rire.—Ah ! ah ! ah ! tu voudrais le savoir, Bol-oiseau.ah ! ah ! aii ! je su;S plus malin quo toi.je ne te le dirai p.is.—Voyons, triuq .cz avec moi encore un coup.—Non, j’ai assez bu.Quand j’ai bu, je parle trop et tu me chiperais ma fortune.Car j y ferai ma fortune.entends-tu, mon ami.Bagneux.car tu es mon ami, pas vrai?.dis.Chose ?/—Sapristi, je l’ai trop fait boire, sc dit arec colère Fauvette, car c’était lui qui, déguisé eu grainetier, si tait introduit chez l'agent de renseignements, pour examiner les lieux et questionner le commis.Eh ! voyons, monsieur l’employé, de quelle armoire parliez-vous ?hein.^-Ne me secoue pas.comme ça.dit le bossu eu riant toujours, ça me brouille les idées.Ah ! et ne tourne pas,ô Antony.Tu tournes.ça me fait tour- ner, moi aussi.Ah ! tiens, j’ai mal à la tête.Montrouge.je tombe.soutiens-moi, ChAtillon.Glissant de sa chaise, le bossu s’affaissa comme une masse sous la table.—Allons, dit Fauvette, encor?un coup leur tour d’interrogatoire, chaque étape de ce calvaire lui avait creusé une ride au front.C’est brisé, anéanti, qu'il comparaissait devant le juge d’instiuctiuu.M.Daufiin, lui, considérait avec complaisance cette agonie.II y voyait l'action toute-puissante de l’appareil judiciaire, sur une conscience bourrelée de remords et espérait de prochains et complets aveux.Au » ontruirc, las de tortures, le pauvre Pringy s’était décide à ne plus tien dire.—'Ainsi, prononçait .solennellement pour la centième fois M.Daufiin, ainsi, accusé, vous persistez dans vos dénégations ?—Oui, monsieur.—C’est uii système déplorable, auquel je voit* conseille de renoncer Des aveux francs et loyaux seraient pris en considération par la justice.Eli bien ?que di- tes-vous ?—Rien, monsieur.—Bien .quel endurcissement ! Je pourrais .ontptvndre cela citez tin paysan p.ivc ulj uic.iiuita du i education.Mais un h ont aie du monde, un noble, un ancien officier de l’armée.Voyons, ne vous déciderez-vous j ms ?Pringy se tut.—Ileia ?Qu’avez-vous à dire ?Voyons ?—Mais rien, absolument rien.—Pas même ce qu’est devenue Mlle de Uieurnc ?—le l'ignore.—Mais, pourtant, cette lettre écrite par vous au pète : car c’est bien vous qui l’avez écrite ?.—Parfaitement.• —Eh bien, vous y promettiez, moyennant une grosse somme, de rendre Mlle de Rieu-rne à son.père.—C’est que j’avais pour cela un moyen.Ce moyen, faites-nous, le connaître?,—Non.—Mais vous vous perdez, malheureux ! s’écria le juge, sortant de la majestueuse dignité dout il avait l’habitude.Vous accumulez sur votre tête les foudres de la justice 1.r-Teu m'importe.M.Dauftitv regarda son greffier, qui haussiez* épaules.A ce moment l'huissier du palais frappa.—M.le chef de la sûreté demande à parler tout de suite à monsieur le juge, dit-il, —.Faites-le entrer.Le chef de la sûreté entra, salua le juge et regarda avec intérêt le pauvre Pringy, qui s'était levé à son arrivée.—J’ai deux mots très pressés à vous dire, murmura-t-il à demi-voix.—Pour quelle affaire ?-Celle-là____ .—Venez.c *'•; * Z te là £ s a » l -Z « * $ fi ^ là I X * * N * X A continuer j ® 15 fs © LOTEROATIONALE DE Jï.le CUHÉ A.LABELliE VALEUR DES LOTS Première série- $50,000.00 GROS LOT : $10.000.00 deuxième série-$10.000.00 G nos LOT : $2,500.00 Le Deuxieme Tirage • Ara A LÎKC AU ^ CABINET DE LECTURE PAROISSIAL Vis-à-vis le Séminaire à Montréal MERCREDI, le 15 JUILLET AJ)EUX HEURES P.SL Si le tirage ne peut se terminer lo 15, il se continuera les jours suivants à la même heure.natez-vous (Tacheter vos billets COUT DU BILLET Première série .$1.00 Deuxième série .25 ctrî.Pour obtenir des billets, s'adresser soit en personne, soit par lettres enregistrées, au secrétaire, S.E.LEFEBVRE, No 10 rue St-JacqucM, Montréal.Envoyez 5 its pour port et enregistrement de l’envoi des billets (Etats-Unis, 8 ctfl.) La liste officielle des numéros gagnants sera transmise le 20 juillet à toute personne qui en fera ia demande et enverra un timbre-poste de 3 cents.13 juin lm "L'ELECTEUR" Journal Quotidien et Hebdomadaire ORGANE DES LIBERAUX du district de tfcuebec • Edition quotidienne.Un an.$4.00 x mois .2.00 Trois mois.1.00 ., Edition hebdomadaire ' U n an .$1.00 Six mois.0.50 Trois mois.0.25 H£TLe prix de l'abonnement est strictement payable d'avance.DE B.4LT1MOR® Cette fabrique est établie depuis près de 50 ans, et ses instruments ont acquis une Reputation Universelle par l’EXCELLENCE DU SON, do la TOUCHE et de leur DURABILITE à toute épreuve.Je Tiens de recevoir un assortiment choisi de PIANOS A QUEUE, CARRÉS et DLOI PS, et j'invite cordialement les musiciens et les acheteurs à venu: les examiner.N.PEATTE, A SEUL AGENT POUR LA TROVINCE DE QUEBEC, 1676, RUE NOTRE - DAME, MONTREAL, 1676.A.B.DUPUIS 57, RLE ST-PAUL.57 En face de MM.J.B.Renaud té Cie.Spécialité our la Dyspepsie ou indigestion.Un approvisionnement fmis reçu aujourd’hui.GINGRAS, LANGLOIS* CIE, .No 3, Port Dauphin.20 juin lm ' A ccmmonccv le 23 JUIN les vapeur.-dé première classe bien connus SI.I.jiv* ronce et Union partiront du qui.r-André comme suit : Les MARDIS et VENDREDIS,à.7.3**.> rca a.m., le St.Lawrence pour Ch!cou:.ai et lu Baie des Hal 'Ha-l et arrêtera i * Bnie St-Paul; Kboulemonts, Malbaie, i-i* vière du Loup et Tadousoc.Les MEuukE I ’IS et SAMEDIS, à 730 A.M., le Union pour Chicoutimi et Baie des Ha I Ha! arrêtant à la Baie St-Paul, file aux Coudrcs, les Ebouicmcnts, Mulbaie-, Ri-vjère-du-Loup, Tadousac et L'Anse St-Jean.Laissant la Rivière du Loup :—Pour le Saguenay, à 5.00 p.m.le même jour, et pour Québec, les mercredis, jeudis et samedi?i 5.00 p.m.et les dimanches à 7.00 p.m.On peut se procurer de.» billets et retenir (las cabines au Bureau Général des Billets, vis-à-vis l llûtel Sfi-Louis, et au .bureau de la Compagnie de Navigation à vapeur du St-Laurent, quai St-AndréJ et à bord ‘.u vapeur.A- GABOURV» Secrétaire.22 avril I VENTE A IAEACIIEKE MERCREDI, 15 JUILLET d’un magnifique Houlin A Farine en parfait ordre, moulin à carder, à fou 1er, à presser et à teindre les étoffes, tou: situés sur la rivière du Chêne et appartenant à M.Eric Marchand qui ne les met en vente que parce que j etnt de sa santé nv lui permet pas de faire les réparations de h chaussée,qui s'est brisée ce printemps.Vente à 10 h.a.m., à St-Jean Deschnil Ions.Conditions de paiement les plus fa ciles.A 30 juin 2s q*h
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.