L'électeur, 22 décembre 1885, mardi 22 décembre 1885
O oo Edition Que £enne, QUEBEC, MARDI, 22 DECEMBRE 1885 6e annee.No 125 9 à JOURNAL DU SOIR PLAMONDON & Cie-.Editeurs-Proprietaires.BUREAUX: 34, COTE LAMONTAGNE,*QUEBHC.ERNEST PACAUD, Redacteur-en-chef.QUEBEC, 22 DECEMBRE 1885 Le devoir du moment Les deux élections locales rendues nécessaires par la résignation de MM.Joly et Watts 6ont un sujet de sérieuse ceflexÎQn pour les cohservateurs et les libéraux favorables au mouvement national.Nous tenons d’excellente autorité que les ministres fédéraux sont enchantés de la retraite volontaire de MM.Joly et Watts, non [as tant parce qu’elle les débarrasse de deux adversaires dittingués,que parce que les élections rendues nécessaires leur permettent de faire des calculs et des combinaisons qu’ils n’eussent pas opérés.Ils voit donc essayer de profiter de ce que la désorganisation de leur parti est moins grand : Kir le terrain provincial que sur le fédéral, et tenter un supreme effort pour remporter ces élections.MM.Joly et Watts se sont retirés, disent-ils, sous le prétexte qu’ils étaient eu désaccord avec le sentiment unanime de leurs électeurs.Si nous réusissons à faire élire des conservateurs partisans de la cordc, dans ces deux comtés,quel triomphe ji’en tirerons nous pas 1 Nous dirons que les élections, s'étant faites ?ur le point meme qui a amené la résignation des deux députés, le résultat indique clairement que ceux-ci vêtaient trompés et que le peuple était loin d’etre mtnté contre nous comme on nous le disait.Noua pourrons ensuite exploiter la province entière à l’aide de ce» deux triomphes,qui compor teront^une approbation de notre conduite aur la Question Kiel.* Ces considérations-là ne s’imposeraient pas si les sièges de Lotbinièro et de Drummoud-Arthabas) Ta»' \ vacants parla mort de leur leur acceptation de char" autre cause de même n* core une fois, MM./ feignent pareequ’»1 .antipathie directe pour * a actuelle, qui ml trop fiartA.' u:.ours comtés respectifs.‘ ' Nous admettons dono en touto franchise que l'élection de deux corserva-teurs, adversaires du mouvement national et amis du ministère, serait un échec formidable pour le mouvement national.Tout le monde admettra la justesse de notre raisonnement ; nous espérons donc que tous ceux qui sout dévoués à la cause des revendications nationales, quel que soit leur parti poli tique,considéreront la situation qui leur est laite.Les organes du parti de la corde annoncent maintenant que M.Cameron, M._l\ P., pour Huntingdon, va suivre l'exemple de MM.Joiy*ct Watts.Ce ne seraient dono pas des cas isolés, mais tout un plan de campagne, tout un mouvement monté en opposition au mouvement national dans le but de décourager les patriotes.Voilà qui nous confirme encore davantage dans l’appréciation que nous venons de faire de la situation, avec les complications que les _ deux gouvernements de Québec et d'Ottawa, de connivence, espèrent y apporter.C’est donc au nom.des intérêts les plus chers de notre cause nationale, c’est au nom do la vengeance que tous tes patriotes ont jurée le 1(3 novembre dernier, que nous demanderons à tous les patriotes conservateurs Mo Lotbinière et de Drummond-Arthabaska de s’entendre avec les libéraux pour résister à l’organisation puissante qui se dresse dovunt eux, pour se protéger et faire élire partout dc3 adversaires déclarés des ministres-bourreaux.À ou A?s,ou ) .< cuits ré- VILE IKSmtATION nous déctchc la Le Monde d’hier perfidie suivante : 11 h'Electeur de M.Facaud feuggère une enquête sur le compte de sept ou huit députés du district de Québec qui s'obstinent indignement à ne pas avoir confiance en MM.Langelicr, Pacaud et Cie.Il no serait peut-être pas hors d’intérêt pour la province de faire une enquête sur l’administration du bureau du Protocolaire des Trois-Rivières pendant les années 1878.70, 80 et 81.* M.Paoaud en connaît quelque chose.” Il est difficile d’être à la fois plus méchant et plus injuste.Voici en effet que, sans aucune autre provocation que l’attitude énergique de Y Electeur dans les intérêts du mouvement national, notre confrère du Monde entraîne le directeur de Y Electeur personnellement dans le débat.Nou6 réprouvons ce procédé peu honorable j tout de même, il faut bien nous défendre pour protéger notre réputation.Il est vrai que AI.Pacaud a ” été protonotairo du district de Trois-Rivières, non pas dans les années 1878, 70, 80 et 81 commtne le dit le Monde, mais du 15 juÎD 1878 au 21 février 18S0 inclusivement.Le Mt.nde dit qu’il ne serait peut-être pas hors d’intérêt pour la province de faire une enquête sur l’administration du bureau du protonotairo de Trois-Rivières du temps de M.Pacaud.Nous sommes du même avis, mais pour une raison diamétralement opposée.En effet, en consultant lw rapport fait par M.Waltou Smith envoyé expressément par îo procureur-général Loranger pour tacher de trouver prétexte do destituer M.Pacaud, on verra que M.Smith constate que le bureau du protonotaire Pacaud était incontestablement le mieux tenu de toute la province.C’était aussi l’opiuiou de tous les membres du barreau du district de Trois-Rivières, indistinctement de partis, ainsi qu’on peut s’en convaincre par le certificat que voici et qu’ils si-gnèreut tous pour être transmis au gouvernement : mli Nous soussignés, avocats pratiquants dans le district des Trois-Rivières, déclarons que nous sommes entière-nu ut satisfaits de la manière dont le bureau du protonotairo est administré et quo uous verrions aveo regret tout changement dans le personnel de ce bureau.Trois-Rivières, 19 février 1S80.C’était aussi l’opinion de l’houorable procureur-général Loranger, celui-là même qui a destitué M.Pacaud.Voici scs propres paroles prononcées à la séunce du 3 juin 1880 de l’Asscm.bléc Législative, telles que rapportées par le Journal des T rois-R vitres: “ 11 (Thon.M.Loranger) se plait d’ailleurs à reconnaître qu 'aucune Îlainte n’a été portée contrc'cc mon>ieur M.Pacaud) et qu'il a été demis uniquement pour maintenir le pacte de 1872." Ce pacte de 1S72, c’était la promesse que le gouvernement Ouimet avait faite àM.Panneton de le nommer protonotaire à la mort du titulaire d’alors, M.Barnard.Nous n’avons qu’un mot à ajouter à ces attestations concluantes.M.Pacaud a accepté de ses amis politiques ccttc charge de protonotaire ; il a pour cela abondoané sa clientèle,qui lui rapportait de $ 5,000 à $6,000 par an, vendu scs propriétés à Arthaska pour sc fixer définitivement à Trois-Rivières.Dix-huit mois après, les conservateurs l'ont destitué pour aucune autre raison, de leur propre aveu,que des raisonr politiques : c’cst-à-dire pour 6c venger des services qu’il avait rendus à la cqusc libéralo et de ce que fon beau-frère, l’hoa.AI.Turcotte, avait tenu lo gouvernement Joly au pouvoir pendant deux sessions avec sim vote prépondérant.11 semble que c’est assez pour nos adversaires d’avoir ruiné -complètement le directeur de Y Electeur, de l’avoir jeté lui et sa famille sur le pavé, et cela par simple vcngeancejsans venir aujourd’hui invoquer cette indigne destitution pour le vilipender.ACTUALITES L’iion.M.Blake est arrivé dimanche à New-York cfest descendu à 1’Albemarle hotel, Madison square.Le chef libéral ne quittera New-York pour 'Toronto que ce soir ou demain.L’hon.M.Laurier j-arlora à Toronto le 21 janvier.1 T3£ Protestations des conseils municipaux Les conseils municipaux suivants, dans notre district, ont adopté les résolutions du comité natioual.eu addition aux listes déjà publiées : St Augustin St Yalier Village lo Robcrval St Narcisse Portueu/ Bellcchasse Chicoutimi Lotbiuièr© UN MOIS APRES! Sir A.P.Caron, le héros du bau-quet do Winnipeg, celui qui télégraphiait à Sir John que, s’il ne pendait pas Kiel, il y aurait mécontentement géuéral parmi les oraogistes de Winnipeg, 1 un des auteurs de l'assassinat du 16 novembre, nous arrive enfin.Ce matin, il a télégraphié à plusieurs de scs amis en cette ville qu’il quitterait ccsoir Ottawa pour Québec et de emporter 6au9 faute a sa rencontre demain matin.I*.S.—Un concitoyen nous dit savoir que c’est ce soir qu’arriveront Sir Hector et M.Caron.C’c que (Ttt\ qui eonthaL leul aiijoaiririiul le ntoss-veiiEcnt cauiiioiial «liftaient nu lendemain «le l'outrage «lu IO nov«*na-brc.Ne us regrettons d’apprendre que M.D.J.Montambault, avocat do cette, ville a été victime d’uu aeney.grave accident di manche uprès-midi-En passant rue St Louis, près de la résidence de M.Dunbar, il fite un chute sur le verglas du trottoir, sc frappant violemment ilia tête.Ou l’a relevé presque sans con naissance.Nous espérons que tet accident n’aura pas de suites fâcheuses.M.Yanasse,député de Yamaska et rédacteur en-chef du Monde%hu cours d’uu discours prononcé à Montréal le jeudi, 19 novembre : contre l’exécution de NE VEUT PUIS LE GOUVERNE-NE MÉRITE PLUS LA CONFIANCE DES HOMMES BIEN PENSANTS.SIR JOHN EM.PORTERA DANS SA TOMBE LE DÉSHONNEUR QUI S’ATTACHE A SON NOM.Quant à lui,il est prêt à remettre son mandat ai ses électeurs n’approuvent pas sa conduite.” 111 rotesto Louis Rich IL SUPPORTER AIENT QUI “ Dans les circonstances, l’cxécutiion de Rit-1 Ferait un acte de cruauté dont nous repoussous la responsabilité.” Les députés conservateurs do la province de Québec qui ont signifié oe procès au chef du gouvernement ont traduit fidèlement îo sentiment do la population de notre province.Et ils ont la satisfaction do eavoir quo, à part lo groupe de fanatiques ignorants dont les cris féroces et les hurlements do bêtes fauves ont accueilli l’apparition du bourreau à ltégina, leur démarche sera approuvée par tout le pays.A part le besoin de satisfairo l’aveugle haine des orangistes d'Ontario, la mort de Kiel ne nous paraissait pas d’une nécessité absolue.L’état mental du malheureux chef métis, le besoin do pacification dans un moment où tant d’éléments concourent à désagréger la confédération canadienne, les laits qui ont amené, sinon justifié la dernière insurrection, la recommandation à la clémenco de la Couroime par un jury hostile à Kiel, ^expression unanime il opinion de la presso étrangère, en Angleterre, en France, aux Etats-Unis, les circonstances do la reddition de Kiel, reddition demandée et acceptée par celui qui représentait au Nord-Ouest,pendant l’insurrection, l’autorité du pays, étaient autant de raisons qui commandaient de ne êévir que daus les justes limites du besoin do la sécurité de l’Etat.Le Ur.rold a publié hier un article formidable contre le gouvernement ltcal.Nous avons omis de mentionner parmi ceux qui ont porté la parole à l’assemblée des Eboulemcnt8 le nom de notre ami M.J.A.A-artin, avocat de la Malbaic.M.Martin est un de ceux qui ont le pluB fait dans le comté de Charlevoix pour activer le mouvement natioual.AI le Dr Colin Fev.11, vient d’être nommé as>csscur de l'école de médecine à l’Université Laval en remplacement du Dr Marsden.C’est aujourd’hui qu’a lieu à Marie-ville l’assemblée des électeurs du comté de Rouvillc, pour protester contre l'exécution de Kiel.Voici les noms des principaux orateurs : MM.Girouard, M.P., Desjardins, M.P., Bergeron M.JL, Beaubien, M.P.P., Lareau, Poirier, 1\ II.Roy, G.Duhamel, Christin et autres.H n’y a pas eu un seul décès variolique dans la ville de Montréal samedi ui dimanche ; seulement doux ou trois à l’hôpital et dans les faubourgs.Les orangistes d’Irlande s’organisent pour entraver l'œuvre émancipatrice de M.Gladstone.Ils font appel aux préjugés contre le home ruie.Samedi, l'hon.juge McCord a donné un diner au consul américain M.Downs.au Garrison Club.“ La voix de Vhunianité n’a pas été entendue.Le droit et la force triomphent, o’ust vrai j mais la justice a les mains couvertes do sang et que le fanatisme.” [Le Quotidien du 16 novembre) En Espagne, tous les yeux sont tournés sur la Reine régente.La grande question est de savoir si elle va être mère et si l’enfant sera du sexe masculin» point très important au point de vuo de la loi salique.Le parti de l’ex-reinc Isabelle fait courir à ce sujet des bruits infamants pour la reine Christine.L’aventure du duc de Séville, jeté en prison pour insultes à Sa Majesté, ne serait même pas étrangère à un complot monté pour amener la reine régente à abdiquer en faveur de l’cx-reine Isabelle.“ Nous sommes pour toutes les protestations légales, pour tous les moyens capables de prouver que nous réprouvons l’acte odieux perpétré ce matin.” [L’A’ cénement du 16 novembre] “ Nous écrivions hier : “ C’eet pour la Puissance du Canada un jour de deuil quo celui où elle voit se dresser un échafaud politique.” “ Nous aurions pu ajouter que, pour la province *dc Québec surtout, ccttc date du 16 novembre était une date funèbre.“ En effet, à Montréal, à Québec,dnns tous nos centres populeux, la nouvelle de l’exécution a été accueillie par une explosion do pitié et de colère.11 est clair que la province de Québec attendait une mesure de clémence.Son attente a été trompée, et voilà pourquoi elle s’agite.” (^Courrier du Camdu du 17 novembre) Mais la rage du tigro orangisto rca* tait inassouvie ! Maintenant elle est satisfaite.L'élément français et catholique a payé son tribut à la haine des sectai-rrs.Ajoutons que le parti conservateur de la province de (J lébec a reçu ht récompense de l'alliance politique nui a.permis à cette minorité, méprisée' dailt s*, propre province?, de partager avec lui l'homeur du pouvoir.Notre députation a le sentiment du patriotisme et de l’honneur national.Elle a la confiance du peuple.Qu'cllo se concerte avec sagesse es agisse avec prudence, et elle peut compter sur l’appui de la Province dans t#ut ce qu’elle fera pour maintenir son prestige et lui assurer des alliances profitables.Car it est inutile de sc le cacher, To-rangisme qui a toujours [été un élément déxorganisateur dans le parti conservateur , r/ creusé un abîme entre nous.** (Le Nouvelliste du 17 novembre.) u Nous dénonçons le gouve* nement “ MacDonald ET DEMANDONS SA •• DÉC 1IÉ ANC HE.J’ (Le Nord du 2G novembre) “.Nous n’apprenons rien en di- sant qu’il sc rendra dc9 comptes à la prochaine session.Et nous le jugerons lui [Sir John) commo les autres.Si c’est, comme nous le croyons, le parti orangistc qui a présidé à l’acte impolitiquc do cc jour, IL Y AURA UN REGLEE EN T DÉFINITIF ENTRE CE PARTI ET LE NOTRE, HORMIS QUE L’ARRETÉ DE COMPTE DATE DAUJOUR-D’HI MEME, CE QUE NOUS SERIONS LOIN DE REGRETTER.Si lo gouvernement a eu la main forcée par ccttc coterie inausaadc qui vit exclusivement de haine, IL EN SUBIRA LES CONSÉQUENCES." [La Minerve du 16 nutc-aibre) Le drame de Régina a posé un problème difficile à résoudre ; mais qui n’est pas au-dessus de la sagesse humaine.Quel est la nature de la difficulté et comment la solution pc-it-ellc so trouver ?La difficulté se trouve dans le fait que le mal commis est irrémédiable, puisqu il no peut plus s'agir do commutation de peine pour Riol, puisque nous nftts trouvons en face d’une potence, qui a fait une pendaison politique, malgré les protestations de la province de Québec.Ou nuus demande quel attitude nous entendons prendre en présence de cette difficulté ?Notre réponse est facile à donner.Dans le cas de Kiel, il s’agissait d’une faute uc et le jmy avait r» commandé le prisonnier ù la clémence.Le jury est le représentant du pays et ?a voix n’a pas été écoutée,bien qu’elle méritât de l’être.C’est ici où est le mal, qui a provoqué une agitatiou si générale dans la province de Québec.Il n’est pas étonnant que cctto province soit si prompte à prendro feu en présence d’une telle procédure judiciaire.La province de Québec a déjà eu ses exécutions politiques qui furent les atroces pendaisons de 1839, et la répétition aujourd’hui de semblables tueries la blesse d’autant plus que l’exécution politique de Régina ect l’œuvre du fanatisme orangistc, le même qui dressa les gibets de 1839.Où est maintenant la solution ?Comment atteindre le but ?C’est une lutte contre l’orangiamo qu’il faut entreprendre, et il u’agit de trouver les moyens de vaincre cette m- 27 L'ELECTEUR fime coterie qui exerce, aajoard’hui, lifte preponderance relative, grâce à nen esprit de corps et à l’uaion de ses membres.Les moyens, d'après mous, ne toit pas nombreux, et noua u’ea voyons même qu'un seal : c’est de suivre l’exemple que nous donnent Isa orangis-me eux-mêmes.Soyons unis comme oux.Adoptons un drapeau commun, celui qu'avaient nos ancêtres lora des grandee luttes constitutionnelle*.Les Canadiens-français n’ont rien & redouter de cette union, et ila ne dou-?ent pai écouter ceux qui leur disent qut! le* autres nationalités pourraient eu faire autant et se ligner contre eux.id u’y a aucun péril dans cette évea-tualité.Les Canadiens-français unis n’auront jamais un programme injuste en -vers les autres nationalités.Les Cauadions unis ont obtenu, dans le passé, le gouvernement responsable au pays ; ils ont conquis toutes les libertés politiques, qui font actuellement l’orgueil et lo prospérité des diverses race du Canada.Les Canadiens-français, s'unissant de nouveau, Aujourd'hui, auraient en-care pour objectif l’intérêt général, et à cette condition, ils no manqueront jamais d'alliés pour triompher comme ils fait 60us les Lafontaine, les Baldwin et autres.vLe Journal de Québec du 20 novembre.] Mais pour cela, pour avoir maîtrisé notre plume et coitrùlé nos émotions, nous n avons ni moius souffert, ni moins gémi, durant ces jours de crise.Ceux qui crient le plus fort, et font le plus de bruit, ne sont pas toujours ceux qui ressentent le plus vivement, et comprennent le ûrinux la douleurcu-segravité des circonstances.Nous avons déplorée et uous dépb-rout l’ixécution de Kiel.Nou3 l’avons déploré en clic-même.N*ous Pavôns dépitrJe pour ëcô désastreuses conséquences, que uous avions prévues.[Le Courrier du Canada du 20 novembre.] “ Et si aujourd'hui nous n’avons plus le motif de sauver la vie do 1 infortuné Kiel, nous avons celui de venger sa mémoire et de sauver l’intégrité de l'honneur national.’ [Lo Quotidien du 20 novembre) persécuté.Il déclara que Itlel n'ftvait pas eu un procès équitable.Les député* onu servi leurs do la provinco de Québec avaient reçu l'assurance de ministres français que Biel no serait pas exécuté : qm'une commission médicale serait instituée,-qui ne pourrait manquer de tontafcer que Kiel n’était pas compos mentis au tamps de l’ouverture des hostilités, f’est un devoir pour les députés ministériels qui ont été trompés, si honteusement, de voter contre lo gouverne meat.Le discours du député do Beau-harnois fat & plusieurs interrompu par les applaudissements de la foule.M.A.B.Poirier, l’anoien adversaire de M.Chaplcau, l'orateur aimé, fat ensuite invité par M.le président à porter la parole.Il traita la question du Nord-Ouest avec une grande profondeur de vues.M.A.Morio jeune avocat de Napier-ville, qui a contribué pour uno Urge part à convoquer l’assemblée, remercia, en termes très éloquents, les assistants de s’étre rendus eu si grand nombre malgré le mauvais temps.I/ÀSSEMBLEE DES EBOULI- MEXTS M.le notaire J.A.Tremblay,desEbou lemeutfi,iouB a télégraphié hier l'apres-mtdi pour donner lo démenti au compterendu fantaisiste que !e Nouvelliste de samedi a fait de l’assemblée de protestation de mercredi dernier.Il y avait au moins trois ccits personnes à cette assemblée, qui toutes ont protesté contre l’exécution de Kiel et approuvé les résolution*, uioias un seul, Al* Ciéopbe Coté, qui a eu le courage de «'y opposer.Le meurtre de Scott COMMENT SCOTT A-T-IL ETE CONDAMNE?J* A H qCl MIS A MORT ?LE MO U V E M EN T N A T10 N A L ASSEMBLÉE ENTHOUSIASTE DU COMTÉ DK NAl'IEKVIELLX LES RÉSOLUTIONS DU CHAMP-DE MARS VOTÉES PAR ACCLAMATION î HONTE A MM.CH A PLEA U ET CIE L’assemblée du comté de Napicrvillc, avoquéo pour considérer la qucstioQ tel a eu lieu, dimanche après-midi, le ) courant, à la >alle de 1 hôtel de ville, i village do Napiervielle.La question passionue tellement les prit et soulève une telle indignation ms les cœurs patriotes, qu’à l’heuro téc, la vaste sulle de l’hôtel de ville ait littéralement comble.Les électeurs aient venus de toutes les directions, algré qu'une tempête de neige fit gi et eût rendu la circulation excès rement difficile, pour ne pas dire im-esible.L’assemblée fut ouverte aptes 1 heu-des vêpres, à trois heures do l’après-idi.M.Toussaint Catudal, maire de apicrvills et préfet du comté,l’ut appc-à la présidence,et M.le notaire An-iuc Mérizxil et M.T.T.Moisau turn nommés secrétaires.M.b président expliqua le but do ssetnblée, après quoi il invita 1 houo-blo M.F.G.Marchand, député de int Jean, à porter la parole.M.Marchand rappela que les patri#-î de Napicrvillc s’étaient réuni»*, en 137, dans la salle même où avait lieu ssembléc d'aujourd’hui, et il était ureux de constater que les fils n'a tent pas dégéuéré,ct que,comme leu s cotres, ils étaient prêts à réclamer ‘tice poui tou*.Buis il fit un exposé ir et succiuct de la question du rd-Oucst.AI.le président présenta alors à l'as-nbléc M.J.G.H.Bergeron, député Beau harnois, qui, avec tant d’autres, stdistingué dans la crise actuelle par i patriotisme et son désintéressement a consacré au succès de la bonne ise ses connaissances, son zèle et son qucoce.il dit que Iticl n’avuit jas incité les îtls à la révolte, mais qu’il n avait constitutionnellement dam la réflation des droits de ses compatriotes qu’à ce que le premier coup de feu été tiré par les homme de Crtzicr.rl demandait justice pour bob peuple Le C iiadici ayant publié la versiou orausista du meurtre de Scott en 1870, nous croyoas devoir donner la version des canadiens français, telle que publiée par Y Etendard d hier : ê» Nos ennemis sc sont obstinés à toujours représenter l’exécution de Scott ! comme l’acte pcrsonuel do Kiel, comme | lo résultat d un caprice ou la satbfac-tion d'un sentiment de haine,de cruauté ou de vengeance.C est sous cette couleur que l a représentée M.Chaplcau.Or, il suffirait, pour repousser celte odieuse interprétation.do nous rappeler ce que disent les documents déjà c ités.± * Plusieurs mois avant l’exécution, McTuvish, seule autorité légitime du Territoire, abdique toute juridiction gouvernementale.Alors 1 î penple du Nord-Ouot.comme c'était son droit, constitue un gouvernement qu’il appelle “ Gouvernement Provisoire.” Et ses quarante députés, dûment élus, siégeant en convention sous le nom d'Assemblée Législative, éliseat à C unanimité moius un, Kiel comme président du Nord-OueBt.Ils nomment en même temps les priucipaux fonctionnaires de ce goivernement : Lépiuc, adjudant général, commandant eu chef de la force militaire ; Elzéar Goulet, lieutenaut-général : Koss, juge en chef ; Bun-i, Secrétaire Provincial ; Bruce, ministre des Travaux Publies ; Bannatync, maître général des postes.Ce gouvernement était altrs le gouvernement régulier, le seul gouverne ment légitime du pays.0r, sous l’auto rite de ce gouvernement, des prisonniers ont été faits, plusieurs d’entre eux ont été cités devant un conseil de guerre pour attentats contre la paix publique et contre l’existence même de co gauvenumeut légitime.Deux ont été condamués à mort et l’un d'eux, le ucmiué Thomas b’cott, a été exécuté.*.r- X Ce conseil de guerre s’ost tenu sous l’autorité de l’adjudant-géuéral, et c’est sous la même autorité que le prisonnier Scott a été fusillé.Comment donc alors, est-il possible d’imputer cetto exécution à Kiel comme acte personnel ?C§m ment piut-on arriver à la conclusion qu'il est le meurtrier de Scott.La seule chose que l’on pourrait reprocher à Kiel, serait de u’avoir pas empêché l’exécution.Mai* avaitril le pouvoir de l'empêcher ?D après les documents, il semble évident que non.A tont événement, eetts exécution est l'acte do i'autoritê militairo cous tituéa tous le gouveruement provisoire.L adjudant général tenant scs pouvoirs do la même autorité que le président et devant être iftuvcraift dans le* limitée do sa juridiction, I on ne voit pas que Kiel ait eu le con trôle du oaaaeil de guerre et do l'exécution.La présomption est plutôt, qu’il ne l'avait pas.Gemment alors, encore uno fois, est-il possible d’accuser Kiel pertouuelU-tnent du crime de meurtre de Thomas Soott ?Et d’abord, voyons quelle était la composition du caaseil de guerre qui a tendamué Scott.Joseph Nolin, secrétaire privé de l’adjudait-général, va nous le dire : Q—Scott out-il à subir ifti procès ara at sen exécution ?K—Oui, devant le conseil de guerre, dans la soirée du 3 mars 1876.Q—Quels sont ceux qui composaient ce conseil ?Il—Les membres du conseil étaient Jauvier Kitcbot, Àudré Nault, Elzéar Goulet, Elzéar Lagiuiodière.Jean-Baptiste Lépine, Joseph Delorme et Ambroise 1) Lépine.Àiuai, Kiel no faisait pas partie du conseil de guerre.Plusieurs autres lé-m)ins le déclaruet.Au reste, c’est uc fait sur lequel il uc peut y avoir do doute.Mais coutinuons : Q—Qui en était le Président?K—Ambroise D.Lépine, le prison* nier.Q—Et vous-mêmh ?K—J’agissais camme Secrétaire.Q—Quelle était l'accusation portée contre Scott?Il—D’avoir pris les armes contre le gouvernement provisoire et frappé l’un des capitaines -des gardes.Q—Est-ce qu’on entendit des témoins ?f K—Oui.Q—Quels étaient ces témoins?K—Kiel, Joseph Delorme et Edward Turner.Q—Par qui furent-ils examinés ?K—Par les capitaines constituant le conseil.Q—Leurs témoignages étaient ils donnés sous-serment?K—Oui, c’est moi-même qui l’administrais.(Procès Lépine, dép.do Jos.Nolm.) qu’il n'avait aucun pouvoir en la matière, se trouve en aocard avec co que M.Bunn, témoin déjà cité, déclare touchant la nature dea pouvoirs de Kiel : Q—Lea pau^irs de Kiel étaient-ils définis ?K—Je ne l’ai jamaia su.Q—Avaitdi le droit de vote, de sanction f K—Ntn.Il était reconnu comme le président de l’assemblée.Il résulte évidemment do tout cela quo Kiel m'avait aucune autorité per-souuells à exercer on cette matièro ; c’est la seule ooucluiion logique à laquelle on puisse arriver.Lépine tenait, tout comme lui, ses pouvoirs directement da lu convention.Comment Kiel aurait-il pu lui commander dans les matières de sa juridic lion ?Quoiqu'il en soit, il est prouvé que Kiel fit des afforts pour empêcher l’exécution de Scott.• Mais nous avons à citer en sa laveur d’autres témoignages encore plus ]>osi-tifs.L’ASSEMBLEE DU CHATEAU- KIC II ER J/.Casgraîn M.P.en répinte U Id.a Valin ron.G n.V.Bouchard,da.,, ri ’ llV j Vincent, délégué du “ Waves » >> ^ *1 dflé-ufi du « Frum„.nao.V.* Il ressort également de divers autres témoignages de la même enquête, que ce n'était pas Kiel qui exerçait l’au torité en cetto matière.Le llév.Young, ministre protestant mandé par Scott, a été obligé d'obtenir de Kiel la permission d’entrer daus le Fort Garry, siège du gouvernement provisoire.Mais, pour tout co qui co icernait le droit de vie ou de mort sur lea prisonniers, il parait que le pouvoir résidait en d'autres mains.Questions par le juge : Q—Quel était la position de Kiel dans le fort ?• •••••• ••»•••••••••••••• Il (Kiel), avait, selon ce qu’il disait lui-même, “ im conseil de guerre.”.Il m’a parlé de ses officiers, de son ad judant-général et de ses capitaiuc*.Le défunt m’apprit qu on lui avait fait subir une espèce de procès, et qu’il était condamné à être fusillé.Il s’était opposé à ce prooès, parce qu’il était conduit en français, langue qu’il ne comprenait point.Je me reudis chez Ricl et lui demandai s’il était vrai qae Scott eut été condamné, et si c’était leur intention de mettre cette sentence à execution.Il me répondit que Scott, en effet, avait été condamné, et que leur intention était de donner à ccttc sentence sa pleine exécution.Je le priai de retarder cette exécution de 24 heures.Il me répoadit qu'il en parlerait à l’adjudant général.Il ai sut a que Scott a vait été con damné par le conseil qui, à l'excption d’une voix, avait été uuunimc daus sa décision, mais, cepindant, il soumettrait tout demon* ma requête à l'Adjudant généra l.D’après ce que j’ai compris, celui ci devait être le président du Cause it.Kiel fit appeler alors l’adjudant-général daus l’appartement où nous étions.Cet officier était le nommé Lépine, maintenant le prisonnier.Lépine prit un siège et tous deux entrèrent eu conversation Je demandai do uouvoau que l’existence de Scott fut prolongée de 24 h.de plus.Jliel s'adrets i à Lépine, et, rjirài que'ques mots, cé dernier st leva, so cou ant la tête ce s’y ne de refus, et sortit.• Kiel me déolara alors que ma demande était rejetée.(Procès Lépine, déposition du rév.M.Yoong.) Ainsi agissait l'homme que M.Cha-pleau appelle : ** le meurtrier du pauvre Ncoff.” Cette attitude de Biel, montrant Mon honorable collègue préféré s’adresser à la presse plutôt que de so présenter devaut ses électeurs.Il l’admet : premier point.Sou serviteur, son homme Vallerand, était parmi les émeutiers et c’est lui qui des premiers a notifié clairement, aux débuts de l’assemblée, les honorables MM.Pelletier kl Garneau qu’ils ne parleraient pas, et il a réussi : second point.M.Valin est-il responsable de lu conduite ie son serviteur, qui, s’il vous plait, parlaitct au nom de s*n maître.La loi le dit.Deuxième point.La police correctionnelle a en mains le procès d’uue huitaine do ces fiers à-bias, dont quelques-uns sont des repris de justice bien connus.Ces messieurs, ceux d’outre eux surtout qui ne sont pis meme électeurs, se tout-iis * baitus gratis pour le bien public, ou bien outils été soudoyés pour empêcher l’assemblée ?Ne préjugeons pas le procès.M.Valin est libre de sc purger do tout soupçon en venant témoiguer pour ces gens là, et jurer devaut la cour de police (ju’i! n’a contribué ni directement, ni in licitement, à la solde de la gang, et qu’il n’a fourni ou ne doit payer aucune partie de la boissou bue pour réchauffer en cette circonstance, ou bien de dire que l’argent provieut des 810,000 envoyées d'Ottawa et distribuées par les trois individus qu’on connaît, pour enrayer le meuveuent national.Troisième point.Quatrième point.Si mou honorable collègue ne refuse pas avec la majorité du parlement, comme clic l’a refusée en mars 1884, la grande enquête demandée sur les giiéfi d-es Métis et des co-lous du Nord Ouest, le public découvrira le nombre d’âcres de terres obtenus par M.Yalin dans co territoire et leur localité ; et de plus les faveurs particulières accordées i\ certains autres députés aux dépens du doinaiuc Uc l’Etat.* Au reste M.Valin n'échapperait pas en prétendant, pour se justifier, offrir une simple négative, et en dUant : vous m’accusez d’avoir pris un mouton, ce u'est pas uu mtutou que j’ai pris, c’est uu agneau.* J ajouterai de plus que, si M.Valin et ceux de ses collègues ci parlement, qui sout accusés de spéculations au dé trimeut du bien public, sont trouvés indemnes do taut blâme, je me ferài un devoir, moi pour un, par respect pour l’honneur du corps et le leur, de proclamer hautement leur inuccence de la manière la plus soleunellc.De l’ensemble, je couclus que M.Va.lin, tout considéré, ne veut pas se prononcer contre MM.Langevin, Caron et Chapleau.cinquième point acquis.Donc.P.B.Casorain, Député de 1’Islet.^Paquet, délégué, du •' JacqB^nar_ M.Hear.délégué du « Emerald.” La presentation du magnifique drv peau portant inherit en kUrM (1 ur dans eos plis, le motto du “ Muni* K-aia" “A ciel ourert ».a été ftuTt étâmSLlmairc> 6ur r^isitL“ Le maire félicite le Pni.id ect hou* rajre, M.Bilodeau, de la génér osité qui le distingue ; il félicite aussi les meîn-bres du club de l’honneur qui lsur est fait et termine en les enoouragoant A s* livrer à l’exercice de la raquette qui en un exercice sgréable et propre i développer chez l’hohime la vh'vur tt la santé.° Le président du Montagnais a rC*.pondu avec bonheur au uoui des meuj.brss du club ; ii remercia M, et madame Bilodeau ainsi que Son IIuüQcur je maire.Exprimèrent ensuite leur félicitations les délégués des différents clubs,puis Its invitéa firent honneur à la table au champagne et à divers autres vins délicieux.Des fantés à la Reine, à Son lion, nour le maire et au esnscil do-ri’i,-.\ M.Ls.Bilodeau, aux clubs col /ères aux clubs étrangers, aux dames à la presse, furent bues avec cntboudasme.L?* invités se retirèrent «nsu en.chantés de la réception qui leur avait été faite et allèrent reconduire le maire et le président du Moutagnais à leur demeure respective.LIVRES D ETREms J.IIKTZEL i Civ.Editeurs.—IVrh, Io’rne Jacob.LE CLUB “ MONTAGNAIS ” Kéceptiou princièrc hier soir chez M.et madame Bilodeau, Graude-Allée, à l’occasion de la présentation par eux d’un drapeau aux membres du club Moutagnais.Parmi l'assistance, on remarquait Son Honneur le Maire, 31.1 échevin Delisle, M.le conseiller Duquet, MM.A.Trudel, Vandry, Chs.Bergcvin, F.M.Djchêne, A.Fontaine, A.B.Garou, Carrel), du Diily Tclegtaph et Aug.Edge de ['Electeur.lies differeuta clubs do ccttc ville étaient représentés comme suit : MM.Thomas Potvin, président du “ Montagnais ” Campbell, délégué du Québec”.Shipman, délégué du “ Lévia Frank Pennée, délégué du“ Huron.” MATHIAS SANBORF Par Jules Verne Un volume grand in-8 * , i’iustré far Bennett Broché, 10 fr.; coi tonné, 13/r.j ni J, 15 fr.Mathias Sandorf le nouveau gran 1 roman de M.Jules Verne, l’or* datof dans la carrière littéraire, A brilum».’, de l’incomparable conteur.L’ucti.i, qui fie déroule dans le bassin de la .'iê-diterrannéc, est des plus émouvantes * a fourni un cadre suoerbe ù ce réci*.C’est le plus étonnant roman d’av-.n-turea extraordinaires que nous ait donué l auteur applaudi de tant d: chefs-d’œuvre.L'imagination de M.J.Verne, loin de s'épuiser, nous é:n r-Teille au contraire chaque année par l’originale nouveauté du scs production-1.Itien de plus dramatique et uc plus rapide que l’action de cette œuvre de lougue haleine, où l’intérêt ne fléchit pas un seul instant, et qui tranche d une façon magistrate sur tant d'inventions littéraires d’aujourd’hui.Mathias Sandorf très artUicmcnt illustré par Rennctt, est le digne pendant de “ 1 lie mystérieuse, des “ Enfants du capitaine Grant ” de “ Viugt milles lieues sous les mers.” J.HETZKL ruo Jacob.\ Cle, Editeurs.-*-Paiia HS » • L’ÉPAVE DU CYNTHIA Par Jules Verne et André Laurie Uu volume iu-8 ° illustré par lieux.Brecht, 7fr.; cartonné, 10 fr.; relié 11 fr Un livre signé de deux noms cornue ceux de MM.Jules Verne et À"dré Laurie, ne peut être qu’uue œuvr* exceptionnellement- intéressante.L épate du Cynthia prouve oe que peat produire une telle collaboration.avons rarement lu œuvre plus at incluante, mieux composée, plus riche péripéties, et en même temps plus J** turelle et plus simple.Une intn-uo touchante, admirablement conduit^ qul débute en pleine Norvège, Pjur dérouler à travers ce fameux passage du Nord-Est, découvert par Nor kiold, des épisodes inattendus et situations palpitantes assurent a ^ livre un succès bars ligue.UnarviSe du plus grand talent, M.Roux, a enn* chi ce beau volume d illustration* c premier ordre, digues du texte qui Y * * inspirées.LE PSEUDO-PARLEMENT Les membres qui désirent aller au lunch du bazar ce soir, sont priés de se réunira?h.et demi à la salle ro>\ Lpn lies.Lunchs, soup r-, déjeuner* «le noces en tous goure* apprêtés dans les meilleurs gouts et ù lui* prix.W.McWILLIAM, 1 Itî Rue .St-Juin, Hautes i lie lî) déc lui DECES ê Au b SHtn de Gaspé, le 11 décembre, Demeriso Morin, épouse bien aimée de F.A.Morin, airée de 31 ans, R.I.P.A n nonce» Nouvelle» ATI» PERLIC Aspiranu à l’dtude : ; MM.T.N.vi 1JLoi,i-I>i8‘olcB ; T.Lcfctrre, lo ntf aux TrcmWos ; U.G.Carroll, ^uiouraska • * ~ A.G.Boucher, St • • % _ l _ i*et, va^ , .» xjouener, bonard de Lotbiiiôre : Paul F Ancienne Lorette.N0trvgLLE8 »R LA BAIE DES OIIA- LEURS .ieriLlït?Chaleurs est encore libre ueélacce| depuis quelques jours müue Provxxck de Qi-suec ) District de Kamcumuka.) Avis public est par le présent donné par réiM,tation P’oêmincnte qu’ils ont obtenue ni Housbignés, Maxime Dsmond, cultirshnir r \vn[* différents point* d’excellence." - * ' .Toujours en magasin les pianos favoris (Us morgues suivantes : WEBER les «1e Ca* oann, agissant en sa qualité de tuteur duoment élu en justice à Maximu, Justine, Amédèe, Ernestine, Marguciito et Juan-Bte Dumond, enfants mineurs issus de son mariage avec feue dame Mûrie Vir-giaie ltenouf, son épouse,-, Louis Roy, cultivateur do la paroisse du Ut-Simon, époux camman en bien* do dame Clémentine Ke-nouf et agissant aussi comme tuteur due-memt élu en jiibtice à Narcisse et Théophile ltenouf, enfants mineurs de feu Théo, pkilo ltenouf,—Prudent Renouf, rcrtKc:, Joseph Rioux, timrchsnd, Alphonse Uloux, marchand, Gonzague Rioux, marchand, Krnent Rioux.mécanicien, Alphonse Rioux, fils de Narcisüe, cultivateur et Fran-çoi» Lemieux, commis, ces derniers tous de la paroisse «le* Trois Pistole*, que, eu vc* tu d une sentenco rendu t par Son Honuesr U.le Juge Henri T.Tasehsreaup’on «les juges d«^ la Cour Supérieure pour la Province «le Québec, en date à Fraser vide, district «Je Kamouraska, du seize décembre courent, f 1885) ils ont obtenu la permission d'accepter nous bénéfice d'iLventaire la succession de feu Cyprien Renouf, man baud de la dite parois*o «les Tiois-Pistolcs, décédé nU intestat, et qu ils ont accepté la dite succession comme tels héritiers bénéficiaire*, et les intéressés sont notifié’! d'agir en conséquence.Ce 21 décembre 1885.MAXIME DUMONT, ès-dito qualité.LOU R» ROY, ts-dite qualité.PRUDENT HEN01F, JOSEPH RIOUX, > ALPHONSE RIOUX.GONZAGUE RIOUX, ¦RNBST RIOUX, ALPHONSE RIOUX, fils de-Nsrcisso.FRANÇOIS LEM1 EUX, «f: CO) MUE ART) STANLEY & Co.Ainsi «pie les Imnnoni' m* «te \\\ Holier ty A €o, Dell A (!o, T oronlo Standard Organ Co.Reparution et Accord de Pianos et hnrino ni unis.BERNARD & ALLAI UE, Editeurs de Musique 77 & 79 rue St Jean Haute-Ville 22 déc 2f ON TROUVE A LA librairie Théâtrale 14, BUE DE GRAMMONT, PARIS Un Assortiment complet de IGNQLOGUES en vogue, tels que : Lu irtf Inrohéraots — U Bal des rieurs Bébé — Le Billet de larenr — Botjonr Philippine Un Conseil i.v.p.— U Bonnet de raton —Déveine Contes français — Do coup de tête — On Bêlant U Divorce — L'Echelle de Corde — L’épreme Dli Minutes trop tard - On Esclandre — Mon mtnr La Guigne — Hydrothérnie comparée Min Shocking — Mémentori d’un Amoureux L'Omelette — Un Monsieur ni din* en ville Onne excepcheune — Onne Histoire |aoü«—La Pice Psttt-in-l'Mr — Le petit doigt de Maman La Pendait — Oralsen funèbre de Polichinelle La Moustache — Porte-Veine — Le Potache Quelques râbles de Lafontaine - Les Kéfomus Dis Renseignements?— U Rente de Victor Lo Violon — Solo de Fiât# Ma tinte Angélique Le Trae d'an Gendre Envoi franco contre 1 (r.en timbres-poste.ON TROUVE A LA MÊME LIBRAIRIE : Un CHOIX &• PXàQSSpour Salons 4 2 «t 3 PorsonnagM.H ÙS de plus haul rang Le* pianos «le Xotvcattih (V Cl© ÎM ceux du He! Ilf/.mail et: CI© ne sont égalé* par aucun sur le continent pour leu | qualité* suivantes : Volume Jlichtsse et Sonorité Jr ton, Fini) Soli lité.Les pianos de NEWCOMB * CIE ont obtenu le* PL UN HAUTES DISTINCTIONS n l'exposition universelle & la Nouvelle-Orlèans en mut 1885, MEDAILLES, DIPLOMES et MENTION HONORA BUE pour le MEILLEUR PIANO AMERICAIN et CANADIEN.Le* pianos de flEINTZMAN a CIE sont si fa vorablemcnt connu* du public musical de notre pay* que nous uc pouvons qu’ajouter notre certificat ù leur grand mérite et à la b { Les boissons par excellence pour les Fêtes saut le* CY‘lt‘brin man dent lurago comne et comme le breuvage le plus Ihvombio à In sauté, l/aualyno d i Rov P.A.R FRg«x tu»*eur«le cbiinfe «le 1 Uuivemlé Lavpl, prouvj
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