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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
samedi 12 juin 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1886-06-12, Collections de BAnQ.

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fcdttion Quotfdfenne.QUEBEC, SAMEDI, 12 JUIN 1836 fie an nee.No 267 JOURNAL DU SOIR PLAMONDON ii Cie-, Editeurs-Proprietaires.BUREAUX: 34, COTE LAMONTÀQNE, QUEBEC.ERNEST PACAUD, Redacteur-en-chef.QUEBEC, l'J JUIN 18SG " " liberale LesjeaQJ3 libéraux du Montreal font des préparatifs cousidérablûs pour assurer les succès de la grande convention libérale qui doit avoir lieu dans leur ville le 30 juin et 1er juillet.Une lettre du secrétaire général, M.Paul G.Martineau, nous apprend, ce matin, que les compagnies du Grand-Tronc,du Pacifique et du Richelieu ont réduit de moitié le prix du passage.Des billets—aller et retour—seront vendus aux délégués pour moitié prix sur présentation d'un certificat des secrétaires.On pourra 6c procurer ces certificats au bureau de Vélecteur.Les liôlcis ont aussi consenti à une réduction dans le prix do La peusioo.La convention aura lieu dans la grande salle Nordheimer's hull, rue St Jacques.Kilo commencera à 10 h.a.ui., le 30 juin.Le 9 au soir il y aura une assemblée préliminaire au W iudsor.Le soir du 1er juillet, la convention sera close par un grand banquet au Windsor, auquel prendront part tous les chefs libéraux du Canada.Six provinces de la Confédération seront représentées t\ cette convention, j D’Ontario seul, il viendra plus de 400 délégués.Nous no saurions trop recommander ù nos amis du district de Québec de s’organiser incessamment pour choisir leurs délégués à cotte convention.Déjà les clubs libéraux de Québec et de Montmagny ont nommé leurs délé- d;, une assemblée les électeur» du corn té de Dorchester à Ste Claire.L’hon.M.Mercier, accompagné des députés de l’opposition, partira de Lévis, à S h.demain matin pour se rendre en voiture à l’assemblée.11 est probable que l’bon.M.Laurier sera aussi présent.Nous invitons cordialement nos aura do Quebec, Lévis et St Henri à aecom pagacr les chefs libéraux duns cette ex cursion politique.gués.Nous prions nos amis de la Rivière du Loup, do Kimouski, do Kamouraska et de la Malbaie etc., de s’organiser immédiatement.Corruption en gros On télégraphie à la Gjzette de Montréal : A Halifax,Nouvelle Ecosse, 10 juin.Le ministre des finance* McLelan a porté la partie aujourd’hui à Kentviho, à une assemblée des électeurs des comtés de King, Hants ot Annapolis, il y avait une foule considérable.M.McLelan a fait une revue complète de la situation et termina eu disant que le gouvernement fédéral était disposé à accorder un subside pour assurer la construction du chemin de fer Nictaux et Atlantic et do compléter les autres chemins de fer qui traversent ces trois comtés *i U gouvernement local était battu.M.McLelan doit parler cc soir, à Caledonia Corner, comté de Queen.” Ainsi, voici qu’ua iniuislro fédéral vient dire publiquement, sans détour, aux électeurs do trois comtés, qu’ils a : ront des millions du coffre public, s’ils renversent leur gouvernement provincial, parce qu’il est libéral, mais qu’il» n'auront rien s'il est maiutenn.Et cette déclaration ministérielle est considérée connuoj tellement naturelle, tellement dans l’ordre, que la Gazettef l’orgaue persounel d’un ministre, Then.M- John White, le publie en gros caractères et à grands renforts de titres Le public éclairé réaliac-t-il bien où en est rendu notre état social et poli tique ?Un fait comme celui quo nous venons de signaler n’est il pai de nature à ouvrir les yeux aux plus incrédules et i\ frapper de stupeur tous ceux qui envisagent cette décomposition morale ?LES ELECTIONS DE LA NOUVELLE- ECOSSE Liste des candidats Aunapolis—Guuverni uient, lion.J.A.Longley, 11.J/unro ; opposition, Robt J.Ellison.Frank Andrews.Antigouish—Gouvernement, Angus McGillivray, Mc Isaac ; opposition, C.B.Whidden, R.McDonald.Cap Breton—Gouvernement, Ronald Giilis, George H.Murray ; opposition, Colin Cbishold, Dr Mackay.Colchester—Gouvernement, F.A.L au rance, Geo.Clarke ; opposition, W.T.Fat torso u, S.K.Gourley.Cumberland—Gouvernement, T.U.Black, C.J.McFarlano ; opposition, R.L.Black, Geo.W.Forest.Digby—Gouvernement, John 8.McNcil, Henry M.Robichau ; opposition, Robt.(i.Munro.Guysboro—Gouvernement, O.S Weeks, J.A.Fraser ; opposition, J- FL.Parsons, J.W.Hadley.Hauts— Gouvernement, Dr Haley, Arch.Frame ; Opposition, A.Spence, McDougall.Inverness — Gouvernement, John McKinnon, D.Mo Neil ; Opposition, Alex Campbell, MoLellan.Kings -G;mvcrneuient,Leander Rand, Alfred F.Wclton ; Opposition, W.C.Bell, T.R.Harris.J^Lunenburg— Gouvernement, lion.C.K.Church.Goo.A.liosi : Opposition, A.Smith, À.B.Caldwell.Fictou -Gouvernement, John 1).McLood, Jeffery McColl, Robt.Drum-moud ; opposition, Adam C.Bell.Robt.Hackin, Dr Munro.Queen’s—Gouternement, J.J/.Mack, Jos.II.Cook ; opposition, Ford, Wit-man.Richmond—Gouvernement : Chas Lenoir, Jos.Maiheson ; Opposition : M- McRae, D.A.Hearn ; A.G.McLean, indépendant.Shelburne—Gouveroemeut : lion.Thos Johnson, W.F.McCoy ; Oppo hition : A.K.Smith.Victoria— Gouvernaient, John A.1*raser, J.J.McCabe ; Opposition, John Morrisson, M.G.McLeod ; Dr Belhumc, independent.Yarmouth— Gouvernement, Albert Gay ton, Wm.Lay ; Opposition, Thos.b.Carnmg.Halifax—Gouvernement.Hon.W.S.Fielding, M.J.Power, Wm.Rache, jun ; Opposition, W.D.Harrington, J.Y.Payzant, J.N.Lyons.LES ELECTIONS A L’ILE DU PRINCE EDOUARD King, Queen et Prince représentés par 7 députés et en finq contés pour les fins locales, représentés par 30 députés.Voici comment c;s comtés sonut représentés aux communes.Lin era ex King.2 Prince.I Quecus.1 4 CONSERVATES US King.1 I rince.1 Queens.1 3 Voici maintenant comment les cinq comtés sont représentés à l’assemblée législative : CONSERVATEURS Kiog.3 Georgetown .2 Prince.G Quccn.J Charlottetown.2 IG LIBERAUX King.ft Priuce.4 Queen.5 14 Ces quelques informations permettront à nos lecteurs de mieux comprendre les rapports de la vo‘ation qui aura lieu le 30.ACTUALITES Le Journal de Québec dit que les discours de M.Mercier sont devenus un véritable supplice pour la chambre.Parbleu ! pour nous qui voyons chaque jour danser sur le gril toute la phalange ministérielle, nous esmprenons le supplice quelle endure.Tout ce qui nous étonne, o’c*t l’aveu dos coupable?(pie l’on flagelle.Le barreau de cette vi!h a adopté, hier, des résolutions énergiques protestant contre le bill Taillon dont noua avons, parlé hier.J i assemblée a aussi adopté des résolutions félicitant Son E * inence le Car dinal Taschereau de sou élévation à la pourpre.Une adresse de félicitations à l’cxjuge en ohif M.Meredith à l'occasion de son élévation comme chevalier a anesi été adoptée.Rassemblée de Ste Claire Ainsi que nous l’avons déjà annoncé, il y aéra, à 3 h.demain l'après-m:- Comine nous l’avons déjà annoncé,la législature locale do l’Ilo du Prince-Edouard a été dissoute.Nomination le 23.Votation le 30.Nous croyons intéresser nos lecteurs en leur donnant quelques renseignements sur le mouvement po.itiquo dans cette province.Les dernières élections générales pour la législature locale ont eu lieu le 20 mai 1882, juste un mois avant les élection» générales pour le Dominion.Ces élection» furent favorables au gouvernement conservateur qui tenait alors les rênes du pouvoir.Il J a cinq comtés dau» l’ile, représentés par le nombre de députés indiqué en regard de chacun d’eux : Comtés fédéral local KinS.3 8 George Own.» 2 Prince.2 10 Quoens.2 8 Charlottetowu.2 7 31 C’est-à-dire que la province est divisée pour le» tins %fédéral en trois comtés, fous les ininiMrs ledéraux tout Le* membres catholiques du Sénat ont transmis, par l'entremise de l’hou.j absents do la capitale.C.A.P.Pelletier, une adresse de félici- I - tâtions à Son Eminence le Cardinal Taschereau.A la Minerve qui répète après le Monde que M.White, de Mégantic, est •rungiste, nous répondrons VOUS AVEZ MENTI.Nous sommes justifiable de nou« sur vir de cette expres-ion parce que ce uV»t pas une erreur (pie vous commettez, mais une calomnie que vous proférez do propos délibéré.Vous savez vous mémo, en effet, que M.White n’est pas orangi-tc < t vous ne le représentez comme te! que dans le but do nuire à vos adversaires.Nous croyons intéresser nos lecteurs en leur donnant aujourd'hui le texte même de l’adresse faite aux jurés, aux assises de Montréal,par ce célèbre criminel, Louis Viau.Son Eminence le cardinal Taschereau doit visiter oct après Midi le couvent do Sillery.Tous les juges soul ailé* jeudi saluer S m Eminence, entre autre» Sir W.Meredith et le juge en chef Stuart.Lu cpnseil do ville doit aiier ;i J h.30 cet après-midi présenter ses hommages à Son Eminence le cardinal Taschereau.Les cadeaux continuent àaûlucr au palais cardiual.Bon Eminence a rci;u hier mutin un magnifique cadeau consistant en un plateau eu argent, avec théière, cafetière, sucrier, pot| au lait et bol, une pièce de centre et uu pot à lean eu argent.Le plateau porte l'inscription sui vante : Présenté à Son Eminence le cardinal Taschereau, par lo curé et la fabrique de Suiut Koch du Québec, le 10 juin 188G.Ce» pièces ont été achetées chez M.Emile Jacot.Sou Honneur le maire Bcaugraud est arrivé à Québec cc matin, avec une députation du Conseil de Ville de Montréal pour saluer Son Eminence lo Cardin al-A • chevêc i uo.Notre ami M.Gorman, correspondant du G ubc à Ottawa, est à Que bue.Il est allé, hier, présenter scs hommages et ceux du Globe à Sou Eminence lo cardinal Taschereau.Sa Grandeur Mgr Fabre a reçu une communication officielle de Rome, lui annonçant l’ércct:on do sou siège en Métro oie.M.O.Gauthier a été invité de reu-dre compte do «a conduite panumen aire, à i.i Malbaie, lo premier dimuocho nui suivra la prorogation du parlement.Les électeurs du comté do Charlevoix seront heureux d'entendre leur député dans une assemblée publique.Sir George Erriugton, ancien nmba»-leur an St Louis.sadeur anglais du St Siège, est à 1 hotel Les conservateurs colportent depuis deux jours par toute la ville qu il» sont sur le point de réussir à obtenir du St Siège une décoration pour Sir John, h* chef orangutc, qui u prêté lo serment de travailler à l’anéantissement de la religion catholique.Nous protestons énergiquement contre ce» propos injurieux.Ils bout un véritable scandale.Voici comment était disposé le quadrille d’honneur au bal de mercredi soir, à la citadelle : Son Excellence le gouverneur-général et M me Masson.Sou Excellence le lieutenant-gouverneur et la marquise de Lans-downe.L’hon.C.A.P.Pelletier et lady Streatfield.L'honorable Baring et lady Evelyn Fitzmaurico, fille aînée de Leurs Ex cellences.L’honorable juge Ilouthier et Mme Casault.L'honorable juge Casault et Mme Pelletier.Le lieutenant-colonel Duchesnay, D.A.G., et Mme Short.Le lieutenant-colonel Turnbull et Mme Collin Sewell.Une nuée d’employés civil» vient dêtre .ancée d’Ottawa sur la Nouvelle Eco.ss M» * MMMa* Le gouvernement fédéral fait du résultat de mardi prochain une question de rie ou de mort pour lui.Le conseil de ville a adopté à l’unanimité.hier soir, sur proposition de MM.Ilearn et Rhauuroc, appuyée par MM.McWdliain et Chambers, des résolutions de félicitations à l'occasion de l’élévation de Mgr Taschereau au carO dinalat.Lo Nicole(ain} conservateur, annonce que ie» conservateurs du comté de Ntcolct ont demandé à M.Houdc, marchand du St (Vientin, de su poit r candidate^ opposition à M.Dorais, vu quo celui ci s’est montré pend rd.Lus libéraux do la ville de Winnipeg ont fait le choix do leurs candidats hier tant pour la législature locale que | pour le parlement fédéral.De Y Union des Ca tons de /’ L'st, j journal conservateur et qui a combattu M.Girouard à sou élection : 4‘ M, Girouard, M.P.P., était à St Valère de Bulstrode dimanche dernier pour y parler politique.Il fut très bien Un roman à sensation hc déroulera aux assises criminelles de septembre dans le comté (l'Ottawa.Madame Matte, une femme do guèr-plus de 20 au» et d une beauté remarquable, subira son procès pour s être débarrassée de son mari et de son unique enfant par 1 empoisonnement, poui épouser un jeune homme qui lui \ criait des atteutious.Madame Matte a été condamnée à subir son procès et enfermée dans la prison de l’Orignal.Il parait que le régime do cette prison est trè» sévère.Au dessous du corridor où l’accusée aura la liberté do fair» la promenade, est la tombe d’un criminel, qui a été exécuté à l’Orignal et dont le cadavre a été enfoui u cet endroit.Tous les lrao{ ris résidents ou non résidents à Québec «ont invités à assister à une assemblée qui aura lieu jeudi pro-cLaiu lo 17 du courant chez M J.Fuchs, No 93 rue St Jeau, à S heures p.m.pour prendre en considération la célébration de la Fête Nationale do la Franco, le M juillet prochain.llosmor, le fameux rameur qui doit lutter lu 25 aveu llaulun, est attendu à Québe c cet après-midi.Six Hector est à Québec.M.Anetil, du bureau do poste, remplace le regretté M.Sheppard comme inspecteur des postes et lo Dr Dionno prend la position de M.Anetil.comme député ministre.ECHOS 1)1 PARLEMENT reçu.St Valère de Bulstrode est la paroisse la plus conservatrice du comté.L lion.M.Joly est arrivé à Québec, cc matin.Hier aux communes, en Angleterre, Gladstone a déclaré que la dissolution aurait fieu en même temps que la pro rotation.Si le gouvernement est battu aux polls, a*t il ajouté, je convoquerai ic» chambre» p'*ur le mois d’août.S’il '*»t maintenu, la session n’aura lieu qu’en octobro.LusgftlerioH publiques étaient encombrées hier.La discussion animée qui s’est faite a retenu ce nombreux auditoire assez tard dans la soirée.*.* tk il y a des députés qui semblent n’avoir aucune notion des convonauccs.Hier soir, non seulement M.Leblanc, directement en causu dans le débat, a pris la parole ; mais il a poussé l’indédécence jusqu'à va 1er.*** Le Conseil Législatif a tué hier après midi, par un vote de 1 1 contre 10, le bill du collège théologiquo diocésain de Montréal, une institution protestante «pu demandait le droit du con lércr des degrés.I * M.l’échcvin Jacques Grenier do Montréal, et M.McIntyre, d Ottawa, assistaient à la séance d’hier, sur le parquet de la chu (libre.Se * L’hon.Arthur Turcoito a mis devant la chambre un bill décentralisateur ayant pour objet (l’amender la loi passé l’an dernier par la législature sur Di liquidation» de faillites commerciales, de manière à obliger le juge à suivre l’avis des créanciers dans le choix du curateur, qui devra, dans tous les cas.résider dans le district do l'insolvable.L’hon.M.Lynch et M.Gauthier ont fait leur réapparition à leurs sièges hier.*** Le bill du gaz combustibles ot celui de la commune de Laprairie, deux projet» de loi très (Imputé», out fini par passer Ho lecture hier soir, après av^ir subi do grands amendements.132333 C’ELV^TEUR La chambre a adopté »ans amende* nient* le but constituant légalement la p.uol>-c de St Jeun Baptiste de Québec.A SS EM B LE E LEGISLATIVE (Séance d'hier') Deux motion* de nou-con- Il mice 2WJI.Taillon et I,cblnnc nur la *ellette Le pr oenreur glnlral convaincu «le collusion avec den félon» Leblanc acquitta, main non alisoti* Le jeu du Kouvcrnenient avec le l’omis d'emprunt municipal > —* COUP DROIT M, Boyer a eu les honueur3 de la jeurnée.Il a proposé une motion de non 300fiance très élaborée, longuement motivée sur tous le» points, que nous publierons in rztenso — car elle résume admirablement tout l’historique de l'affaire Leblanc-Coruellier et fait voir dans toute sa laideur le rôle joué pat le procureur général dans cette circons-tince.On sc rappelle qu’en 1884, M.Jos.Ta.**»é de la Minerve fut cité en cour d avises par le chef de l’opposition pour libelle ; son procès devait passer en même temps que celui de MM.Bultner et Buntin.A la veille du procès, MM.Leblanc et Corneilllier se rendirent auprès de certaius jurés à la campagne, a St Mur.in et à St François de Salles, et cherchèrent à les persuader de rapporter ** uou lieu ” coatre M.Tas-é.Deuxjôe ces jurés, MM.Dageuais de St Martin, out juré que ces sinistres émissaire* avaient particulièrement iui-p’oré leur pitié pour le rédacteur do la jtfj/iervrdisaut que, quant à J/M.Bunt la et Buliner, c’étaient des hommes riches qui avaient le moyen de supporter une condamnation, mais que ponr M.Tassé, c’était un pauvre conservateur qu il fallait arracher aux griffes de M.Mer-fier, et qu’il fallait, dans l’intérêt du parti, écraser celui ci qui faisait tant dt mal à la cause conservatrice.(Jea dépositions accablantes fuient données devant le magistrat de police de Montréal, M.Dugas.M.Bastien, un conservateur, fut tellement indigné de cette conduite de deux avocats, duut 1 un était député, qu’il porta un* accusation contre les coupables.Le juge K misa y devant lequel il se présenta »e cou tout a de lever les épaules en disant : C’est très grave " et l’affaire eu resta là pour le moment.M.Bastien porta plainte devant le magistrat de police, devant qui les jurés vinrent dt.nir i les dépositions accablantes dont uou.* avons parlé.M.Leblanc fut appelé a a.justifier.C'est alors quo la main protectrice du procureur général commença à couvrir les coupable» ; mais tu dépit delà bizarre coudiiite d’un protégé du gouvernement, M.Dubrcuii, Leblanc et Corncillier durent venir devaut la cour d'assises.M.Ouimet, l’asi-ocié de l’un des accuaés, ne pouvait conveua blcmem agir comme substitut.M.Bastion offrait do choisir un avocat et de le payer ; mais non, il fallait à tout prix sauver les coupables ; le procureur général choisit comme substitut,M.Daguuclo, son propre associé, un avocat si peu fort eu droit crimiael que dès le début il fit une gaucherie qui fut fatale à l’ac-cusatiou.Les allégués essentiel» lu rent oublié» dan» rindictemcnt, «t les accusé» n’échappèrent à une condamnation qu à la laveur de ce défaut de forme.La collusion du procureur-général avec les accuséB est évidente daus cette affaire.Le substitut qu’il choisit, s: malheureusement, suivant l'expression pittoresque de M.Boyer, était plutôt un prostitut.— La justice, ajoute le député de Jacques Cartier, est ordinairement représentée bous la forme d’uue femme teuaut une balance et un glaive et ayant un bandeau sur le» yeux.Cette loi», je la soupçonne d’avoir triché «nregardant par dessous le bandeau, et comme je l'ai vue sur une vieille caricature, cli guuut de F«il aux accusés.La loi a été violée, et ce qui aggrave le cas, c’est qu’eile l’a été par de» députés dont la mission est de faire les loi».M.Boyer dit, en terminant, que les insinuations perfides, mais tiès vague», que le procureur-géuéral ne cesae de îairc centre le caractère du chef de la gauche Tout engagé à porter cette accusation directe.M.Taillon n’a-t-il pas dit ces jours ci que, s'il avait été à Montréal, il aurait voté contre M.Mercier comme bâtonnier général, et ne vient-il pas tous le» jour» répéter de vaut la chambre des nsi mations con ire le caractère du chet li «irai ?Ce provocation» justifient .’oppj-ition dam8 .» l'aitaque directe qu'elle porte aujour- | d’hui coutre le procureur général.DES BIAIS COMME TOUJOURS j Mai», suivant leur habitude, lauroite n’ose pas affronter la véritable question.; M.Leblanc feint de croire que c’est à sa personnalité qu’on en veut.Il plaide sa piopre cause, taudis que c est d un acte ministériel qu il s’agit.Au reste, U député de La esté dans ses attributions ordinaires : il a iusulu.* tout le monde, M.Mercier ; le» libéraux qu'il traite de mouchards ; M.Bastien, un homme, dit-ii, qui a plus de rancune qu* d’autre chose ; ” les juré» qui l’ont déuoncé ; ceux aussi qui étaieut appe lé» à le juger; il parle d’un M.St Amour, qui a agi dans son affaire avec M.Bastien, et le traite de misérable.’ ., La droite a écouté assez froidement cette tirade, dont le seul objet était de tenter de réhabiliter une réputation passablement avariée.M.Leblanc » a réusai qu'à cntbousiaMuer le toupet du père Picard.F1ER2 RIPOSTE M.Itobidoux a ramené le débat sur son terrain.11 a traité la grave accusation portée contre le procureur-général en avocat disert, établissant que 1 avocat choisi par M.Taillon avait omis une allégation essentielle dan» l’acte u'i* cotation formulé contre Leblanc et Corncillier.La réponse qu’il a faite aux insultas du député de Laval a été incisive.—Il ueus traite de mouchards ; mais si nous sommes des mouchards, que sont-ils doue, de l’autre côté de la chambre?Si les délateurs sont d'un côté, le» criminel» sont de l'autre.[Appl.l M.Itobidoux a aussi rappelé l’affaire Tassé et fait voir que, pour so J tenir la Mint rue dans ses attaques contre le chef de l’opposition, le paiti conservateur était tenu d’invoquer sou propre déshonneur.En effet, M.Tassé prétendait que les conservateurs avaient acheté le chef libéral ; »i c’était vrai, le {.arti conservateur avait commis uue turpitude.LA MORALE DE M.FLÏNN Le solliciteur-général a fait une do ce> réponse» entortillées dan» lesquelles il excelle.Il est venu tout près de justifier 1 offense commise par Leblanc et Corncillier ; \ l'entendre, c’est un vieux délit, tombé eu désuétude, qu*.M.Leblanc ne connaissait pas.il est si jeune î Eu cherchant à arraclur à des jurés la proues; 3 d'acquitter M.Tassé parc que c était un pauvre conservateur, l’innocent député de Laval pouvait croire bien faire ; il pouvais être de bonne foi : telle est la thèse do M.Flynn, Quelle morale ~ large, facile, élastique, quekcellc-là I.Le solliciteur général a du reste admis que M.Pagnuelo s’était trompé ; mai*, dit il, qurl est l’avocat qui ne se trompe pas ?Il a terminé, lui aussi, par des provocations ; il a accusé les libéraux de s’être institués dans ce pays le» critiques des décision» des tribuuaux.UN RÉQUISITOIRE DE M.GAGNON A U veillée, M.Gagnon s'est chargé de répondre à toutes ces provocations.Il a prononcé hier 6dir une de ses philip-piques acérées, entraînantes, chaudes, dont il a le secret.Il a traité M.Leblanc, ce grand cubalenr de jurés, comme il le méritait.S'il y a une grave offense.c'cst bien de chercher à corrompre les jurés.C'eut nu vieux péché usé, dit M.Flynn, qui ue se rencontre presque plus : oa sait bien pourtant que plu* un crime est grave, plus il e»t rare.(Appl.] Quant aux députés qui comme M.Lublaiu sont les insulteur* banal» de la chambre, M.Gagnon leur a douné une raclée dont ils »c souviendront.il a noblement vengé son chef des calomni.B relatives au règlement de la contestation de feu M Mousseau.J’ai eu, dit il, la preuve que les $5,000 n'eut pi» profité à M - Mercier, mais ont été employées dans l’intérêt de la cause libérale.[Appl.) Je crois que mon chef n’a eu qu uu tort eu cette u fa ire, c’est de ne pas en avoir exigé davantage, et j’espère bien que, ri jamais le» conservateurs nous retombent taus la pa tte, ils ue s’en tireront pus à aussi bon marché 11 Hires et appl.] Ce qui m'a-mme, c’est de voir nos adversaires nous reprocher sans cesse de manquer d’ha bihté, de cette astuce, do cet art qui les distinguent.Ils devraient pourtant trouver que cette fois notre chef a fait preuve d’une certaine habileté.Le député de Laval nous défie, du plus petit au plus grand, d’aller le rencontrer dans sou comté.Défi amusant, et en même temps peu courageux ; il n’y u que ceux qui ont peur qui provoquent les adversaires à aller battre sur lenr propre terrain.Jo pourrais lui renvoyer le gant : qu’il vienne dans mon comté, et je lui promets uue soupe à ion goût, brulaute s’il le veut.[Rires].Franchement, le comté de Laval est bien tristement représenté.Le solliciteur-général noue appelle le» insulteura de la magistrature, Et pour* taut ceux qui font métier J'itisulicr tes autoi ités les plus sacrées, n’est ce pas les conservateurs qui ont abreuvé d injures les juges Caron, Doriun, U tu ri Taschereau, Jean Thomas Taschereau, qui ont insulté les gouverneurs, 1 Université Laval, l'archevêque ?[Appl.) Tory veut dire taré.Quand uu libéral cesse d’êtrî v rtuoux, il i-e fait conservateur.Le parti qui gouverne depuis trop longtemps la province est corrompu jusqu’à la moelle ; il le prouve tous les jours.(Jn a parlé de justice prostituée; oui,elle l’a été trop souvent ; «lie l’a été à Moatmagny dans la cause de la Heine us Lépinc, elle lest ici t*us les jours daus cette enceinte, où les violations de la loi sont approutées, où toute la législation se fait au point de vue du parti, comme le public a pu le voir par les révélations qui viennent d’éeiater au sujet de l’affaire de S e Barbe.L'OPPOSITION a LE DERNIER MOT Ce mot de Sainte Barbe agit comme un ressort sur M.Cameron, qui sent le besoin d’expliquer la position scabreuse dans laquelle 1 out mis les imprudences di MM.Martel et Leblanc.M, Stephens demande s’il sera dit qu’en ce pays on peut impunément, tenter de corrompre les jurés.En cocas la démoraiiration est rendue à uu degré désolant.L’hon.M- Bianchet cherche à défendre sou collègue lo procureur général : mais scs arguments u’ont rien de neuf.D’après lui, il n’y avait daus la loi aucune formule appliquable au cas de MM.Leblanc et Corncillier.—Pardon, l’interrompt M.Mercier, voici le volume, vous trouverez la for mule ù la pago 2«>l.Très embarrassé, le secrétaire provincial finit bientôt par laisser la parole à M.Taillon, qui commence par la banalité ordinaire : l’affaire a déjà été discutée l'au dernier et la chambre s’est prouoncée.Il n’y a plus à y revenir.11 prétend qu’il n’est associé de M.Pagnuelo que pour la forme ; lorsqu il est devenu ministre, il a demandé à M.Pagnuelo la faveur de mettre son nom sur l'enseigne, voilà toute la société.Son discours n'c»t qu’une longue suite d insinuations malicieuses, trop va gués pour être relevées, assez explicites pour insulter.Ce n’est pas le iauga gc d'un homme frauo : on attaque directement, on ne louvoyé pas de la »or- te.“ 11 y a de» hommes,dit-il, .il y a de»journaux .” Rica de catégo- rique.Le procureur général suppose ainsi toute» sortes de motifs et d'actes disgracieux à ses adversaires et va jusqu à déclarer qu’il va des hommes dans le parti libéral, —sans oser les nommer— aux côtés de qui il ne voudrait pas servir, mémo pour rervir sou pays ! Quelle nobles ! j telle grandeur d ame ! L'expérience de J/.Lemieux en droit criminel le désignait ijiituicileiueüt pour prendre part à ce débat et a été d un précteux secours - •.eiiambrc.Le dépu té de Lévis a ti5.c cent arguments pour établir la complicité du procureur-géuéral dans la conspiration montée pour r-auver deux amis de lu prison et du déshonneur.Quant à ceux-ci, Isur audace est étonnante : iis n’ont pas le droit de sc prétendre disculpés, M.Leblanc n’a pas le droit de veuir dan» cette chambre poser en innocente victime.Ils sont encore sous le coup d’une accusation infamante, tout comme un meurtrier qu’on relâcherait par suite d uuc informalité dans 1 acte d’accusation.[Mouvement.] L'hou.VI.Merciers cio» le débat par quelques observations supérieure» »ur 1 honneur et la déconsidération dont cetto vertu incomprise est l’objet de uos jours.Il a réponiu aux insoleuoes du procureur-géuéral par quelques mots dont le calme et la dignité faisaient contrast! avec les attaque» de nerfs du chef de la droite.Il était p ô* de 2 heures quand le vote fut pris sur ta motion Buyer, qui a élé rejetée par 40 contre IG, l’hon.51.Turcotte votant avec l’opposition.A la demande de uos ami», la majorité se déclare prête à voter sans débat sur uue nouvelle motion de uon confiance.11 restera acquis dans l'histoire de notre province qu'il fut un Parlement où la discussion était inutile,où l'on répoa-dait à tout par le vote ; quelle disgrâce pour notre pays !.M.Lalibcrté a proposé de censurer le gouvernement pour sou injuste favoritisme à l’égard do Sherbrooke daas le règlement des affaire» d emprunt municipal.Sa motion, dont nous publierons le texte, est en soi-môme une étude complète de toute la question.Lu majorité, sans rien vouloir entendre,)’» repoussée machinalement 3y voix contre 15,puis s’est einpresséo d’aller se coucher.11 était près de 3 heures ; le» premières lueur» crépusculaires .éclairèrent cc triste défilé de uullité» et d'inoa-pacitéa courbées sous le poi d» de deux autres mauvais votes.LE PLAIDOYER D'UN GRAND CRIMINEL Le forçat Viau b eat défendu lui-même en cour d’Assise à Montréal.Le juge l’ayant invité à adresser la parole aux jurés s’il le jug»* à propos, Viau demanda si quelqu’un voulait parler pour lui.Personne no se présentait.Il était onze heures et viugt cinq minutes; la cour était encombrée : il parla en ces ter- me» : Messieurs les jurés, comme vous avez pu lo voir par les dépositions données contre moi, mes accusateurs et leurs témoins se sont grandement contredits.Au commencementdo leurs témoignages, ils disaient une chose, et si je les questionnais ensuite, ce n était plus la même chose du tout.Au cocumeuccmeut tous m’avaient vu, à la lin personne ne m’avait vu.Vous voyez lo peu de sympathie que j’ai pour moi.Jo suis un misérable prisonnier et j’ai étS traîné ici pour me faire écraser.On sait qu'un condamné u’u jamais les sympathies du public.Ou ne peut avoir de sympathie lorsqu’on est forçât, qu’on s’est enfui, sans faire aucun mal cependant.J’aurais pu faire du mal : je n’ai pas voulu.Je n’ai fait de mal à personne ; ma conscience ne me reproche rien.J’ai voulu recouvrer ma liberté ; je vous dirai pourquoi.On m’accuse d’avoir voulu tirer sur le garde Cliartraud.Comment peut-ou dire que j’ai tiré sur lui; que c’est moi, plutôt que Peter».?Chartrand lui — même dit que nous sommes montés droit» sur le mur, eu htmmes ; qu’il m a crié, que j'ai retraité.Il dit m’avoir vu la socende fois dans l’espace entre la planche et le mur.Il m’a donc reconnu par le iront.Comment, à GO pieds do distance, dans un jKîtit espace de trois pouces, peut il reconnaître un homme eu ne lui voyant que lo front recouvert cl* partie par uu chapeau, casque ou calotte./ Messieurs les juré», en dit que c'est moi qui ai tiré.Cependant les garde» vienneut jurer que icpt à huit coups de revolver ont été tirés em JJuue demi minute.Il fallait donc que plusieurs vinssent tirer ensemble.Le gar le Saunders, qui du fiant du mur était plus que n’importe qui à portée de voir ce qui »e passait, jure «qu'il a vu cinq ou six prisonniers monter ensemble ; que tous ont tiré.Il u’u pu les distinguer.Cependant, il cat au nombre deb gens qui sont coutre moi, chose bien naturelle pour ua garde d’être opposé à un prisonnier.Le député préfet Ouimet a dit lui-même, dans son témoignage outre Lévêquo que ce dernier avait tiré, et aujourd'hui, il dit que je suis le seul à avoir tirer, peut-être Deters.Messieurs les jurés, voua voyez qu’ils sc sont donné ):t main au pénitencier de St Vincent de l'aui pour venir m'écraser ici ; iis ont tous juré la même chose, sans broncher.Mais lorsque jo leur ai posé des questions, ils se sont embrouillés, coutredits et ont dit le contraire de ce qu’ils avaient dit.Donc, ces officiers se sou t parjurés.Ah 1 oui, messieurs, on veut m’écraser ; ma mort est décidée.Si je u’ai pa« é* î tué dan» la dernière révolte, c cat q .o u ont pus ou la chance de me tuer.St j- u ai pas été tué, c’est uu cas Miraculeux.oui, uu cas vraiment miraculeux.J’étais à’treute pied» du muret les balles inc sifflaient aux oreilles, mou pauvre compagnon cat tombé mort à mes côtés.Uu tirait en dedans des murs, oui en dedans des murs, sur- nous qui étions à 20, 30, 40 et 50 pieds du mur.ÜQ voulait me tuer.J’ai été pris de désispoir ; j’aurais bieu pu me suicider, mais ç'aurait été trop mal ; Dieu qui m'a donné la vio m’aurait certaine-meit puni.Ou tirait 6ur moi, pourquoi ?Pourquoi ne tirait-on pa» sur les autres qui travaillaient dans le mur pour s’évader ?C’est mti qu’ou voulait abattre.J’ai voulu avoir justice.J’aurais désiré que M.le préfet Lavoilcttc fût présent à cette boîte ; lui voua aurait dit oe qui en est.Il était là dans la cour ; remarquez ce fait.Il est tout naturel qu’on fasse passer que jo suis uu de ses ennemis.Je ne suis pas un de ceux qui ont voulu lui faire du mal j loin de là.J’ai été un de» premiers à prendre »a part.Même, il m’a remercié de l’avoir protégé coutre uno baude de fous, d'idiot» et de fanatiques.Deux gardes armés de carabine» étaient chaque côté de nous, ils tnt tiré, il n’y a pas de doute.Il disent n’avoir tiré qu’un coup daus toute cette bagarre.Où ont-ils tiré ?On ne sait où.Je voua rappellerai qu’autrefois il est déjà arrivé qu’un garde ait tiré sur uu autre officier, Wrs d’une évasion ; il l’a tiré dans le ventre.; Le garde Paré, qu'a-t-il fait ?Il n’a pas tiré sur les fugitifs comme c’était ion devoir, non ; c est sur ntui qu’il a tiré, tur bous qui étuus à 50 pieds du mur.Il D a vait pas le droit do tirer sur notre Krou pe.Vous ne savez pu» pourquoi ?Je vais vous le dire.Ou sait très bieu au pénitencier qui! y a «leux partis parmi les offocier* • M.Lu violette, le préfet, a le sien, le député préfet M.Ouimet u l’autre.U y des gardes qui n’aiment pas M.La vio.letic.Quoique» uns de ces gardes étaient sur le mur.Au lieu de tirer sur les |\i-guils qui escaladaient le mur, ils 0q; tiré sur uotre groupe, il» out tiré bur le préfet La violette, (Sensation daus l’assemblée).Oui, il ont tiré sur lui.C’est si bien vrai que la balle qui l’a frappé a traversé le chapeau d'un homme «jui le tenait.C est pas d'autre qu’une babe de carabine qui l’a frappé.Mes accusateurs Chartrani et La-belle ontjoré que Peters avait tiré comme moi.Il pouvait le blesser comme moi.Les faits »ont là.Pour, quoi n'a-t-on pas amené* Peter» ici ?Vous voyez le peu de sympathie qu’ou me porte.Ceux qui ont eu la conscience de ue pas compter dr mtntt-nrs ont dit que les coups out été tirés ensemble.Mais c’est à moi qu'on en veut.Je ue sais ce qu'on veut faire de moi.Messieurs, on veut mo condamner encore.Eh ! bieu, je dois être assez indifférent à cette condamnation.Mon idée est que jo ne vivrai pas huit ans que ^ dois encore faire au Pénitencier.Je suis malade, à l'heure qu’il est.Oui, je auisjmalade pour avoir été enohaioé au fond du dougeOD, comme une brute, pire qu’un assassin, uu meurtrier.Ah ! oui, messieurs, j’ai vu là des assassins, qai respiraient uu air pur loin des dougeons, loin des boulet» et des chaînes.Moi, ou m’a enseveli dans uu .* vu-terrain infect, où aucun air ne pénétrait.Là, lié par une chaîne de vingt liveres, attaché par un ca-Uaaas de sept livres, j'ai tombé unlade.Deux médecins de Montréal ont tu.assez de sympathie pour venir me visiter.Ils ont eu pitié de mon état, et ont supplié le surintendant Moyian d adoucir ma captivité.J'avais, demandé le Dr Pominville pour me soigner.Il est venu, ma\>.il est entré comme urs accu^atcur.Ue u était ni son droit,ui sua affaire de me traiter de la sorte.Uuc chance, uu* punition «in bon Dieu peut être le môme soir le même méJi-cin s'est dimanchi nue jambe.(Rires bruyaut'j.) Lo juge rappelle l’accusé à la question.Viau reprend : je suis, M.le juge, à démontrer que ma dernière punition a altéré ma santé.Quels traitements j’ai soufferts/ On m’a jeté dans un dou-geou ; le» autres révoltés étaient gardés par des gardes.Il» respiraient un bon air.Moi, au dongeon ! I Quand on m a vu très malade et affaibli, M .Moy-lan m’a remis à l’air, dans les cellules comme les autres.Mais pour avoir dit deux mots a un autre prisonnier ou m'a jeté de nouveau au dongeon, les chaiues aux pieds et uux mai us et dix jours au pain et à l’eau.Je n’en suis pus sur M.Ouimet, mais jo raconte les souffrances que j’ai endurées.Voyez cette plaie que j’ai sur la tête, c’eut un coup de cadenas que j’ai eu.J’ai souffert des douleurs atroces par cette blessure.J’ai un mal do tête qui me rend fou, enragé ; et ce» gardes que j’ai protégés viennent m’accuser w».J’étais malade, ou m a mi» à l ouvrage le plus dur du péuiteucier, au milieu du bruit des tailleurs de pierre.J'étais là tioi» minutes au plus, la tête me fendait, je me plongeais la tête daus l eau, j’ai demandé do me changer de département, parce que cet ouvrage était mortel à ma santé.J ai demaudé, supplié, inutilement.Le docteur m'a rcDouduque je mourrai» avunt de sortir de cette boutique.Ou veut me faire mourir, en me faisant travailler contre xaa santé.Ou dit que je suis l’archi-ohef.Je uc connaissais rien trois heures avant.Cotte révolte a été causée par )a uourmure servie aux prisonniers.Si le prèle! était ici, il te dirait.* Le vendredi, tes prisonniers ont eu pour manger une sorte de graisse noire fondue.Vingt prisonniers ont été malades.J’ai déjà été assez puni.On m’a jeté au dongeon, non pour me garder, puisque les faits ont fait voir que je me suis sauvé.Il est naturel que si te gardien me dit : 11 Va-t en ”, je m en vais.(Rires.) .Je uc suis pas envoyé au pénitencier pour me garder moi-même, mais pour être gardé.Je n'ai pas tiré sur Chartrand.i5i je suis coupable, uu’«n mo o.nJanine, mt»i« demande justice.Viau termina son adresse à uno heure moins le quart.Le juge fit sa charge au juré qui se retira.00 LELKCTEUIÏ A une heure et douze, les juré.* rendirent un verdict de coupable d tentative do meurtre sur le garde Char traud.NOUVELLES LOCALES & SOUSCRIPTIONS Liste de ceux qui ont souscrit S 1.00 et au-dessus, ado do présenter uu témoignage u caUuie et do vénération à S.E.le cardinal Tasche reau.Le montant souscrit jusqu’à ce jour dans ia paroisse de îSt Koch est de $8*17.32.$ 30.0 0—Gaspard Hochet te.$25.00—G.Bresse, Charles Brochu.£20.00—Uu ami, J.Leuiesurier, J.B.Laliberté.$15.00—Joseph Gauthier k frères.$10.00—01.Rochette.J)és.Guay, J.A.Mailloux, Oh» St Michel, Dr D.Cateilicr, P.V.Valin, J.E.Martineau, W.E.Bruuei, 1*.P.Khéuume, Turcotte et Pi ovost.$7.50—il.Gagnon.$5.00—Uu ami, Geo.Roy, J.V.Dugal, Ls.Falurdeau, J).Drolet, Renj.Rousseau, Wm.Carrier, Ant.Bonhomme, F.X.LatLmme, G.Bernier, E.Marcoux, Cbs Samsou, A.B.Dupuis, II.Bédard, Joseph Mathieu, Dr D.Brochu, J.A.Lan "Lis, R.Allard, Mme Ls Provost, J.AUJOURD'HUI 12 JUIN: Vigile de la Pent« côte—Lever du Hided ù 3 h.57, COUcher il i h.22.Quarante-Heures dem du ù nôral.i : '*8 : ensoleillé, call e cl u.otx ù’tu : 70 ° .PHopital-Gê-•hau L-^Ther- fcUI E.Rigauctte, J.Duchesneau.Elie Martineau.$L00.—J .P.Uhéaume, Jos.Picard, Maur.Marcoux, E.Jacot, ltobitaille et Savard.$3.00.—Félix Gourdeau, A.Beaudoin, Ov.Bouchard.$2.50.—M.Doyle.S2.U0.—A.A.Cantin, Ls Julien, Olivier Bégin, E.kJ.Dubcau ; F.X.Lepage, Frs Brouard, P.Dugal, Ls Poiré, J.E.Latulippe, La Leclerc, U.Goulet, Aug.Laberge, M.Giugras, Capt.Boulanger, M.Normand, P.1*.Giguère, Et liadon, Dr W.A.Verge, W.Miller, F.L.Gauvicuu, F.X.Giguère, Jos.Martineau.Ant.Paquet, R.U., Valléo, B.Ans.Àaruieu, L.A.Coté, K.Loriie, Mme Théop.lludou, Alex, llhéaume, P.B.Dumouliu, M.SON KM IN &NOJB LE CARDINAL A I.ÉVIH Lundi prochain, Son Kmiueme le Cardinal Taschereau ira dire la mes-e dj première commua ion et don lier la cuuGruj*tiou dan.*» 1 église de Notre-Dame à Lévis.C’est la première fois, depuis sou élévation au cardinalat, que Son Etui oence laissera la ville pour aller présider ù une cérémonie religieuse dans fare hi diocèse.La ville Ue Lévis, à l'occasion de ce mémorable événement, se propose de faire une réception digue de l’honneur qu'elle reçoit.Il est probable que les cituycus présenteront une adresse à Son Eminence.On se propose de pavoiser les rues par où le cardiual et sa suite passerwut pour se rendre à l’église.La cérémonie religieuse à l'église commencera à Ü.3U du matin.A SS EM ULÉK Demain, à l’issue de la grand'messe, il y aura à la salle du conseil de »Saiut Sauveur, une assemblée publique pour alfaircs importantes.ST K ANNE, BTE ANNE Pour faciliter les personnes qui désirent faire leur pèlerinage à Ste Anuc de Beaupré, séparément d'avec celui de la société St Vincent de Paul, le magnifique vapeur l*c :rin, capt.Baker, laissera le quai Champlain, demain, dimanche, le 13 couraut, à 6 h.a.m-, et touchera au poulon de la traverse a Lévis.Prix du passage, 50c.quai corn pria.SNriir InOyspep.Hie ou mie faible «lig*»*.lion, buvez l’Kau de Nt-Léon apra:sss\s n ou ve a ux i ld»i t» galvnnbé», vases .\ snbido ou à nuit-*, wl vit u h ibé, etc.Jidtus bniloges « t ornementa en brouie Ubj-'ts en argent avec b »lte« couverte» »*w pelii'bu.cuillèivn d argent, fou rebut te», Mer vice •• devKert, porte bnuq’ll t>./, lien t'tini , bulb h emplumée» et valantes (à.EUROPEAN R A Z VA it Gpnv la :: l, rue de la Fabrique TE El IC ES A UNE BELLE TERRE au Cap a J O .ml dan» la paruinsu du Bic, 44 ) upunt^ i.pertlcie, uvec mai ou « t deux bmu - .u».gu», une bonne pé< bu A rautnau, li « i o.-u C’est uu endroit mvorab'e • • .o des touristes pour la suiitou ou» "«».««.I LOT DE 'J'ERRE dans la |mriri-*e d/1 St FabiefjJ du 2 h 4!» arpent», a v-o uuu bonus pèche 4 hareng, luudiiiu, saumon, etc.5 LOTS DE TERRE dans le deuxième mu u do St Fabien, fondant 18 arpenta d»* front sur la profondeur, PRES DE LA G A UE DU CHEMIN DIC FER, du IEG LISE et de» MOULINS A SCIE K P A K A RIN K 1) LOTS DE TERRE, formant 30 aq»unU du front sur la profondeur, dan» le troisième rang de St Fabien.TOUS CES LOTS SONT DE TERRE Tiku semble avoir crée tout exprès pour poiter la capitale du monde la régnèrent Mahomet le Victorieux, Selim le Ti., u cto tu ber héroïquement sous 1 effort dos i énorme* cuiru-ec* russes.Après avoir donné à ces réjouissante* i images Battent ion qu'elles méritaient, des | Orgerie* confi a u se rapprocher de lu j eu le fenêtre par laquelle il pût apercevoir I lu signal.K«i faction quotidienne allait prendre lin i sycomore.I dans quelques instants, car la nuit appro être virant cj[|Uitt et du haut d’un des minaret: île la mosquée de Bajazot tombaient les graves harmonie» de la prière du soir.C elait 1 heure indiquée dans lu lettre de Bûla, cl le capitaine allait braquer do nouveau son télescope, pour voir si la journée al luit ne terminer comme les piécédonte* p »r un ré-ultut négatif.Mais, par extraordinaire, le veilleur d* service venait d'interrompre ra promenade autour de la lanterne et de s'accouder sur 1 appui, de'«a feuétre.Il regardait avec beaucoup d’attention vers Vlanga-Bori&o, et il adressait, sans se retourner, la parole en langue turque à se» camarades assis sur des escabeaux ati centre de la cage.Des OrgnicB ne supposa point que ci-brave guetteur cherchait aussi lo drapeau attendu, et, comme il était très pressé de savoir à quoi* s’en tenir, il appuya sans céiémouie sur l’épaule do cei homme honj excellente lunetle et y appliqua bon œil.Soit que le jour eût baissé plus qu'il m le supposait, soit que de* vapeur* 8'étévissent de la mer de Marmara, le capitaine ne distingua d’abord que très coufurément les objets.M*is bientôt 1 air, un instant obscurci, s’éduicit.et Robert poussa un cri do colère et de douleur.Il venait enfin d apercevoir lt drapeau noir.CX XX HAZ*'™* cLîüà 4\ 1KTTK LIGNE se compose des puis-J eaut* steamer* en fer de Ire classe suivants, bâtis sur la Clyde, à double engin.Ils sont construit* j*ar compartiments étanche*, surjxiSH&iit les autres en force, rapide* et confortables, renfermant toutes les améliorations modernes que l'expérience pratique peut suggérer et ont fait lu plus courte traversée.Vaisseaux.Ton.Commandant.NUMIDIAN.« iOü (en construction) PARISIAN.5400 Capt Jaxne* Wylie sabdinia;t.ig:>o Lt Smith, u n b POLYNESIAN.Il ourtant.» il n’était pus noir?Le guetteur regardait avec plu* d atten-i tion l^quc jamtti*.Seulement, il » était redressé.Le capitaine voulut , l’écarter pour braquer de nouveau fa lunette, ruais rhotume tint bon, tt,.*ai’.s *e retourner, lit -igné ù l 'étning r , qu il < roytiil un peu fou, üe ne pa* lu déranger.Ce n était pa* le moment pour Robert de» Orgerie* Intcrmédiaîfc.$30.00 Entrepont .20.00 DÛT Un vapeur avec le* malles et le» pu-ort» du continent poiu toutes leg parties du Canada et de* Etats d* l’Ouest Pour plus amnlcH détail*, s’adresser à ALLAN,RAE é Cio., Agent X I.OUElt Logement dans la rno Q am eau No 18, confortable, chaud, avec ainéliorations modernes — longtemps occupé par le juge Dou- S’adresser à 15^jan\ Jno P.B.CA SG U A IN, 4, rue Collin*.Messieurs !e S Marchands flV»v(‘nl se proeurer eoii.staixiaiient à bits prix im as» «irliiiient très varie île H5S4 i ïTS eu fous genres, l 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