L'électeur, 16 septembre 1887, vendredi 16 septembre 1887
Edition quotidienne QUEBEC, VENDREDI, 16 SEPTEMBRE 1887 Ee annee.No 55 PRIX DE L'ABONNEMENT 1DITI0K QrOTIDULïCS* .7.$3 00 L*n .1 60 Six mon.;.i oo Quatre .¦ bonnement cet strictement pvaWe d'avance au-«ment II ecra de ?l r»ran.05 nKr.DOMAHAiu.it Udw.S.x «DOIS.Si i xtonnea g; pxr an.ÇO 50 .0 25 est Fai payé d'a>ance, Il sera de JOURNAL DU MATIN TARIF DES ANNONCES —- l’nr ligne PêtnUre Insertion.ifO 10 Autres insertions si publié loua les Jours.OC* Trois fols par semaine.0 00 I»eu\ fois par semaine.0 07 A« la de twimance, mariage ou dé.ti.0 25 Les annonce* suivantes seront insérées i»our un cen* t’n le mot Demande d'emploi—Demandes de Doua s* ti-iueaou employ S«—Annen es pour chambres ou «ion—Annonces d’objets perdus ou U'ourè*.Toutes le :tres, etc., concernant l'&d Ministration devront Cire sdrenéea A Bkllxau k Ctx Bureau de PElkctxuI 111, Cote Lamontagne, t+\ toutes lettree.etc concernant la redaction il E»ks«t Pacacp, Directeur de 'h toü action BELLEAI oie, administrateurs, BUREAUX: 111, Coto Lamontagne, Basse-Ville, Quebec.ERNEST PAOAUD, Roûactour-en-chef QUEBEC SEPTEMBRE 1887 Nouveaux horizons politiques Los chiffres des majorities du candidat national dans le comté d’Ottawa tiennent de l'invraisemblable, de la fantasmagorie.Nos dernières dépêches parlent do 1100 voix de majorité : c'ait quelque chose de prodigieux, d’inouï.Nous no nous attarderons pas à tirer une vaine gloire de co colossal triomphe, non plus qu’à nous réjouir do la déconfiture Indescriptible de nos adversaires.Leur humiliation, leur disgrâce nous paraissent assez grandes en co moment pour nous dispenser d'y ajouter encore par les éclats do notre joie.Nous avons mieux à faire, du reste, L'événement’glorleux dont nous nous réjouissons en ce moment comporte d trop nobles enseignements pour l’observateur pour n’y voir qu'un simple motif de réjouissance pour le partisan.Comment se fait-tl que le 14 septom bre 1887 le comté d’Ottawa ait presque unanimement élevé sur le pavois .préci sèment l'adversaire de colui qu’il avait élu le 14 octobre 1886, onze mois auparavant jour peur jour, par près de 400 voix 1 A quoi tient ce prodigioux renversement do i'opiuion dans un comté où ja mais un libéral n’avait pu se faire élire, où au contraire depuis 25 ans les jrepré-seiitants do notre cause s'étaient vu invariablement, systématiquement repousser par dos majorités de milliers de voix ?ï a-t-il autre chose qu’un sentiment profond, puissant, qui puisse opérer de semblables merveilles ?N’est-ce pas la manifestation d’un L-riblo courant d'idées qui renverse tout sur son passage et va, demain, balayer la province toute entière I La cause de ee phénomène, la voici U province possède aujourd’hui ce quelle u a po3 eu depuis longtemps, un gouvernement avec lequel elle ost en parfaite liarmonio do sentiments.Ello a à sa tèto un homme supérieur qui a mé nté d’etre acclamé un jour comme un homme providentiel, un profond politique aux larges conceptions, aux vues à la fois sublimes et patriotiques.Il y a à peine quelques mois que l’hon.M.Mercier est arrivé au pouvoir après des années et des années de lutte opiniâtre et incessante.Il avait à remettre l’ordre dans le chao3 que lui léguaient ses prédécesseurs ; en quelques mois, cela a été accompli, et déjà le premier-ministre est prêt àdoveloppor ses propres projets politiques, dont la grandeur créera une sorte d’éblouissement magnétique aux jeux Ju peuple de cette province.Ces vastes projets, il en a déjà donné 1 ébauche à la dernière session de la Législature ; ils se dessinaient encore plus éloquemment dans ces éloquentes paroles qu’il adressait tout récemment aux colons du Lac St Jean : “Je tiens extrêmement, disait-il, à attacher mon nom à ces deux grandes œuvres sceurs : la construction du chemin de fer du lac St Jean et la colonisation do la vallée du lac St Jean ; la construction du chemin de fer do la Gatineau et la colonisation do la vallée do ta Gatineau.Je veux les pousser en meme temps, parce qu’elles se tiennent, leur but est lo même, leurs espérances Sf'ut les mêmes.Ce que je ferai pour 1 une, je le ferai pour l’autre, carco sont a mon avis deux entreprises solidaires et toutes deux dictée par l’envie bien entendue de aervir les intérêts généraux de la province.” l’ar une disposition providentielle, les eux de la Gatineau prennent leur source, dans les hautes latitudes, pour ainsi dire à côté de cellos de la Vallée du Lac 8t Jean.Dans l'intervalle qui sépare ces deux grandes artères,» étond un pays immense, presque inconnu,sur lequel on n’a encore que des notionsimparfaitos, mais suffisantes pour faire prévoir qu’il y a là de quoi bâtir toute une nouvelle province de Québec.Quel beau champ d'action peur un homme d’Etat ! Quels horizons aouveaux pour notre population ! Depuis des années, le peuple gémit ®ar le tîésu de l'émigration ; depuis des eanées, ou supplie les gouvernements prendre des moyens énergiques pour remédier au mal.Eh bien, voici un homme politique qui ao donne pour mission d’agrandir la province do Québec, d’ou vrir à l’exploitation toute» les ressources do sou sol, do la relever ot de lui rendre dans la Confédération le rang supérieur quo mérite d’occuper, par son droit d'al-nesse et d’ancienuoté, lo berceau du Canada.M.Mercier rêve de reprendre possession de l’aire immense qui forme la partio septentrionale de notre province en l'encordant d'un bandeau de rails,dos rives do la Qa tinea u à celle du Snguo-nay.Ce cercle gigantesque formerait bientôt la basé d'établissements dignes do rivaliser avec les vieilles paroisses du St Laurent, marquerait de nouvelles limites à la province ot pourrait enfermer à l'aise dans ses fertiles vallées tout co surplus de population, ces centaines de mille Canadiens que l'émigration a déversés depuis tant d'années au sud do nos frontières et dont un grand nombre no demanderont qu’à revenir quand la patrie, rodevenuo riche et prospère, rappeler» ses enfants sur son sein.Voilà une de ces conceptions hardie^ dignes du véritable homme d’Etat.Voilà une de ces œuvres éminemment populaires qui répondent fidèlement au vœu général.Et c’est parco quo Thou.M.Mercier a fait de cotte œuvre grandiose et patriotique son œuvre à lui, que d’une extrémité à l’autre de la province il n’y a aujourd’hui qu'une voix pour l'approuver et pour l'encourager.C'est là, à nos yeux, la véritable cause de son triomphe dans le comté d’Ottawa.Les électeurs l’ont salué avec enthousiasme comme on salue un bienfaiteur public, un homme politique qui Bait comprendre les vrais besoins du peuple, dont les destinées lui sont confiées.Il n’entend pas être bienfaiteur à la manière de ces prédécesseurs qui gaspillaient inutilement les deniers destinés à l'œuvre de la colonisation, en bâtissant» des petits bouts de route ça ot là pour faire plaisir à tel ou tel ami politique, et faisaient do cet'.e distribution de secours un origin d’élection.M.Mercier dédaigne ces méthodes étroites : l'argent do la colonisation appartient à tous, adversaires comme amis ; il en a distribué dans tous tous les comtés où la colonisation l’exigeait, sans se demander s'il allait favoriser un député de l’opposition ou mécontenter ses propres partisans.Nous assistons aujourd’hui à une innovation.nous devrions dire à une réno-ation complète dans l’administration de la chose publique.Les partisans étroits, habitués au régime du favoritisme, sont tout déconcertés, noua le concevons, do ces nouvelles méthodes.Mais ils pou-ent en faire leur deuil ; il» n’auront plus, avec le gouvernement Mercier, cette politique de nrirmiduns dont les plus hautes visées s'arrêtaient aux petites intrigues de l’intérêt personnel cupide, sordido, insatiable, ayant toujours la bouche ouverto prête à happer tous les morceaux, au détriment des vrais intérêts publics.Quelques journaux de l'opposition font perfidement remarquer que le gou-emoment a dépensé des douiers de colonisation dans le comté d'Ottawa.Certainement, il l'a fait.Nous savons qu’une somme de §7,550 a été consacrée à i’ou-erture d'une magnifique route dans la partie la plus déserte du comté,de Hartley à la colonie naissante de la Petite Belgique aur les bords du LsoNoiuimin-gue, où les RR.PP.Jésuitosont fondé un établissement.Ce chemin ouvre toute une vaste région au Nord de Papineau-ville, qui, par ce nouvoau débouché, prend l'importance d'un centre et aéra avant longtemps une ville.Voilà uns œuvre durable, qui vaut dix fois ce que les gouvernomenta précédents obtenaient pour les 820,000 qu’ils jetaient de droite et de gauche on pâture à leurs chefs .'élection.Qu’on ait pu, avec 87,550, faire une route carrossable, large et unie, comme celle du |Lac Nominingue, c'est tout bonnement morvoilleux.La chose s’explique pourtant.Avant de faire procéder aux travaux, l'hon.M.Mercier s'est consulté avec Mgr l'archevêque Duhamel, qui a vivement approuvé ses projets.L’argent destiné aux travaux a été déposé entre les mains du R.P.Nolin, supérieur do la colonie dos Jésuites ; do cotte manière, le premier-min istre était certain que les fonds seraient bien employés, et ne sorviralont pas à payer des services illégitimes de cabalcurs.Au reste, l’agrandissement du comté d’Ottawa fait partie, comme celle du comté de Chicoutimi, du vaste et patriotique projet que nous venons d'exposer sommairement.L'hon.M.Mercier no compte pas sur la corruption pour gou-vorneo.11 veut frapper l’esprit et lo cœur du peuple par le développement do son œuvre politique.La gratitudo pu-bliquo fera lo reste.Les électeurs du comté d'Ottawa vien-nedt dolui prouver qu’il n’avait pas eu tort do compter sur cette gratitude.Poursuivez votre grande et ;>atnoti-que entreprise, monsieur le premier ministre ; vous avez avec vous le sentiment unanime de la province.attribue l’élestion do M.Rochon à l'influence des marchands de bois, a l'affaire du H.P.Paradis, à cot autre fait que lo gouvernement Mercier coat rôle les dépenses do colonisation.“ Toutes ces forces combinées, termine la Gazette, et les efforts d'une véritable arinéo de cabaleurs libéraux, ont causé la défaite de M.Cormier et ont valu au gouvernement local un succès dont il serait inutile de nier le prestigo, bien quo nous soyons convaincu que le résultat de la journée d'hier n'interprète pa3 fidèlement lo sentiment général do la province.” l'ne charmante primeur La victoire nationale dans le comte d'Ottawa Opinion de la presse Extrait do VEtendard : “Nos lenteurs verront par les rapports do la votation que M.Rochon, battu aux dornières élections générales par M.Cormier, par 357 voix, a été élu hier, contre le mémo M.Cormier, par une majorité de 1280, co qui fait une différence d’au moins 1600 voix dans le résultat de la votstiou.Fait remarquable : L’éclatauto victoire do Mons, Rochon est due, dans une grande mesure, ù l’appui ties man-hands de hois, Cet évènement a le même effet : lo De montrer jusqu’à l’évidence co qu’il y avait de mal fondé dans la prétention que la politique d’augmenter de$2.00 à 85.00 par mille carré, la taxe sur les terrains sous licence pour la coupe do bois, était injuste, vexatoire et allait être une cause de ruine pour le commerce de bois ; 2o D'établir que, dans .la lutte qui vient d’avoir liou, les véritables intérêts des colons et ceux des marchands de bois de bonne foi étaient identique».Co qui a été vaincu, comme nous l’expliquions l’autre jour, co n’est pas lo.vérita-ble fabricant do bois do construction : c’cst l’armée des spéculateurs véreux, toute cette légion de détenteurs de limites à bois qui doivent leurs titres à la faveur ministérielle et dont un sur dix peut-être sont mêlés sérieusemont au commerce ou à la fabrication du bois de construction.Les limites à bois étaient à ce point absorbées, monopolisées par les spéculateurs véreux, que grand nombre de marchanda et facteurs de bois de bonne foi nu pouvaient plus s’en procurer ni pour or, ni pour argent.Rejouissons-nous donc de cette victoire.Car c'est le triomphe 'conjoint de doux des plus grands intérêts matériels du pays, celui de la colonisation et celui de l’exploitation régulière et l(gi-time de, nos richesses forestières.Uno fois de plus, co qui a été vaincu, c’est la fraude sordide aux doigts crochus, qui de la politique cliquante, corruptrice et voleuse, était passée, sous de faux prétextes, dans le commerce do bois.Il y a donc, pour Dub les honnêtes gens, lien do se réjouir do la défaite de l’abus et de la fraude, tout aussi bien que do la double victoire de la colonisation et do la loyilo industrie des facteurs de bois do construction.Nous publions avec plaisir la pièce do vers suivante, adressée à M.Louis Fréchette par une charmante muso française quo plus d’un de nos lecteurs a probablement déjà admirée sous son pseu-dongmo de Louise d’Isole.M.Fréchette doit être fier de cet éloge qui lui vient d'une personne dont le cœur et le talent „ sont h une égale hauteur.A Mossir-cit Loris Fréchette, pendant qu’il composait son poème dans la solitudo du Pollerin.Trois do nos jeunes concitoyens s’em-barquont ce matin pour l'Europe : MM.Ludovic Brunet, Edmond Paré, avocats, et M.lo Dr Cinq-Mars.Les deux premiers vont passer quelques mois à Paris et visiteront Jtomo.Lo Dr Cinq-Mars] passera uno année à Pari» pour y étudier.Plusieurs amis des jeunes voyag®.-.» louriont donné un dîner d’adieu hic^soir à l’Hôtel Dion des majorités considérables,nos amis ont jubilé partout.A Hull, la démonstration a été d'autant plus enthousiaste que la majorité a été vraiment écrasante pour M.Cormier.Dès quo les premiers rapports furent connus il fut évident quo la victoire nous était acquise ; aussi dès 51 heures l’onthousiasmo n’eut plus de bornes.Uno procession composée d’envi-ron'JVflO électeurs avec ttambleaux en tète, se forma tje*eiçs»iulit au comité cen- Nos meilleurs souhaits leayaccompa- ira! en défilant par le?i'riiliïpl-a rues Dites-moi vos beaux vers ; trop tôt viendra l'ai»- [sep.ee.Entre nous s’étendra l’Immensité des mers ; Avec l’isolement viendra lo lourd silence ; Approchez-vous, ami, dites-moi vos beaux vers ! Quand votre esprit en fièvre esquisse la genèse Du poème, j’entends les notes retentir, Et puis Invitant éclate 1 Ainsi, de la tournais*, S'élançant vers le ciel, les chants purs du martyr ! Cea vers qu'appla^diront tout homme et toute [femme, J'ai leur éclosion et leur premiere flamme ; lia sont k moi d'abord, j’en jouis sans rival ; Nul ne peut tne ravir leur parfum virginal.Qui peut reprendre aux nuits U sereine veeprée.Ou sa première aurore h la terre enivrée ?Vous allez repartir pour un autre univers, Mais qui pourra jamais me reprendre vos vers '! Chacuu l'a répété : tout passe, fuit, e'efTac-e ; Un flot précède un flot qu'un autre flot remplace.Ainsi, tout ce qui tient a ce monde réel Nous quitte tonr à tour : l’art seul est immortel ! Aussi, quand de l'adieu tinteront les «las «ombres Qui font passer auccur le frisson «les hivers, Ami, dirai-je encor, |K>ur écarter le» ombres De ces derniers instants, dites*-moi vos beîM* -'**¦* .Louise d’ gnent dans leur long voyjgC Vingt huit artistevt'c choristes, formant le second et dernier contingent de la troupe française d’opérette de M.Maurice Grang sont arrivés à New-York par lo paquebot La Bourgogne.Au nombre des nouveaux arrivés so trouvont Milo J ulia Bauuatl, première chanteuse, MM.Maris, baryton, Stephen, ténor.Merle, régisseur, Mlles Nordall, Tour-nyaire, M.Vinchon, etc.Mlle Bennati, qui est descendue à l’hôtel Belvodèré, est une jolie brune aux yeux très vifs.Ancienno penaionnairo des théâtres de la Renaissance des Bouffes, à Paris, Mlle Bennati a créé plusieurs opérettes restées célèbres, comme lus Mousquetaires au courent, les Nocesd’Olirette, etc., ot tout récemment encore elle a chanté avec beaucoup de auccès au théâtre Français ot au Casino do Nice.Mllo Bennati débutora ù New-York dans le Grand Mogul, l’opérette par la quelle commencera, le 26 courant, la série de représentations que doit donner la troupe frarwyûjje au Stay Jhéâtl'C, Là, .huit solides gaillard», s’emparèrent de M.Si dean lo président actif, et le portèrent, en triomphe jusqu'au marché où, au milieu des acclamations et des applaudissements, il adressa la parole pour remercier les patriotes do Hull du verdict intelligent qu'ils venaiont doYendre.Des discours furent aussi prononcés par lo Dr Beandin (président, général) Le Dr Savard, MM.Hoch- ., M.P.P., H.J.Clorau, P.E.Tremblay ot D.B.Barry.La foule se dispersa vers minuit.Le gouvernement fédéral continue à vouloir dégoûter les Canadiens du territoire do la Baie James.M.A.H.Lour, du département d'exploration géologique, est do retour d’une expédition à la Baie James.Il rapporte que cette région ost absolument impropr» à l'agriculture.Cela n’empècliera pas M.Mercier do réclamer le territoire qui nous appartient.ACTUALITES L'hon.M.Laurier a assisté hier matin aux funérailles de Madame Carneau et est reparti hier soir pour Artlmbaska-ville.Mgr D.Racine, évêque de Chicoutimi.et Mgr Gravel, évêque de Nicolet, sont allés rendre visite a l'hon.M.Mercier hier.Lo Herald de Montréal dit que la prise du comté d’Ottawa porte un coup terrible à Sir John, le plus formidable qu’il ait essuyé depuis nombre d’années.Il a eu beau inonder le comté de cabalcurs et d’employé» fédéraux, différer la nomination d’un administrateur de la province de Québec afin de lier Its mains à M.Mercier ; ces sales intrigues n’ont j>as empêcné le candidat tory d’être broyé en pièces.Le Herald voit dans cot éclatant triomphe la rupture complète de tous le3 liens qui jusqu’iciavaient tenu la province fiée au char do Sir John.Cola assure une longue vie au gouvernement Mercier.La Minerce ost toute piteuse et toute honteuse.Elle explique la défaite de M.Cormier paice qu’il est résident d’Aylmer ot que U rivalité de Huit contre Aylmer lui a été fatale.La Minerce oublie que le comté a été unanime à repousser M.Cormier ; partout il a été en baisso.Il y n donc dans sa défaite plus qu’une simple question de clocher.La Montreal Gazette admet franchement le succès du gouvernement.Elle On estime que la production du charbon à la Nouvelle-Ecosse s’élèvera cette année à un million et demi de tonnes, contre un million les années dernières.Où va tout ce charbon si grassement protégé par le tarif tory f En général, à Québec il ne se consomme que du charbon américain, sur lequel l’acheteur paie un impôt de 50 cents par tonne.C’est encore une des anomalies de la fameuse protection.Un assez curieux procès politique ù lTle du Rrince-Edouard.L'instruction de la pétition d’Edward Hackett, ex M.P., contre l’élection de l'hon.S.F.Perry, M.P.pour Prince, a eu lieu ces jours-ci à Summerside devant le juge Hensley.Jugement sera rendu le mercredi, 21 courant.M.Perry fut élu au parlement local en juin 1866.En février dernier il résigna, et fut élu député fédéral.M.Hackett prétend qu’eu vertu d’une loi provinciale.M, Perry ne pouvait résigner qu’à la première séance do la législature locale, à moins qu'il n'acceptât une charge salariée, ou fût directement ou indirectement intéressé dans un confiât du gouvernement.Lo gouvernement tory do la province donna a deux de ses mombresun emploid’uno jouméepour leur permettre de résigner, mais refusa d’en agirainsi avec M.Perry.Cedernieracheta alors un intérêt dans un contrat du gouvernement pour rendre son siège vacant, et prétend que son élection est valide en loi et équité.Un incident assez bizarre s’est produit pendant lo discours du gouverneur-général à l’ouverture do l’exposition do Sherbrooke mercredi.Son Excellence parlait de l’opportunité d’oncourager l’immigration des habitants delà Grande Bretagne et de l’Irlande en Canada, quand il fut tout à coup interrompu par un nommé Lynch, do Boston, qui se permit de faire lea remarques suivantes : “ Que dites-voU3 do l’immigration des pauvres I" ot d’ajouter hautement : “ Vous êtes un tyran, monsieur, le plus grand tyran de l’Irlande." “Que pensez vous de Luggaciirrau ?” ajouta-t-il.L’interrupteur fut jeté du haut do l’estrade et la police s’en est chargée ; elle l a arrêté sous accusation île troubUr la paix publique.Lynch a dû comparaître devant le magistrat de [«dice hier.Dans la nuit Je mercredi, l’explosion d’une lampe a causé lui incendie considérable sur le Terrain do l’Exposition à Sherbrooke.30 chevaux magnifiques estimés à 830,000 ont péri dans les flammes.Le gouverneur-généralr.reçu io titre de Docteur en droit civil du Collège “ Bishop ” de Lennoxviüe.Noua regrettons d’apprendre que notre ami M.Albert LeMay, avocat de Lévis, est dans sa famille a Lotbinière gravement malade.Le Call, journal tory da Winnipeg, demande une conférence entre lo gouvernement fédéral et le cabinet provincial pour en arriver à un coin promis dans la présente difficulté des chemins de fer.C’est en petit précisément ce qu’a proposé et ce que va faire^l’hon.M.Mercier eu réunissant en congrès les représentants autorisés de tous les gouvernements du Dominion.Il y a uno foule de difficultés et de conflits d’autorité entre lea provinces et le pouvoir central, et une conférence générale seule peut aplanir tout cela, Ce qui «e paaao au Manitoba, l’aveu du Call en particulier, indique bien éloquemment combien l’idée émise par l’hon.M.Mercier était juste et profondément politique.HEKMEKES HEU£1 UES NOUVELLES HE MONTREAL (Service appelai de l’Jÿleefeur) Nouvelle reunion du Conseil d’hyglenc Terrible aeeident a lloehelnga Un proves a sensation Echos du ceinte d'Ottawa Montréal 15 sept.—La nouvelle de la victoire d’Ottawa a rejoui tout le monde ici.Une assemblée des membres du bureau provincial de santé a eu lieu hier après midi.Etaient presents .Lo Dr Lachapelle (président), les docteurs Lvmieux, Rinfret, Garneau et 51.L’ex-Echevin Gray.Le bureau a exprimé sa satisfaction du fait que la plupart des municipalités ont répondu presqu'immédiate-ment à l'appel qui leur avait é’.O fait d'établir des bureaux locaux.La Cour d'Appel s'est ouverte co matin a dix heures sous la présidence des honorables juges riir A.A.Dorion, Church, Tessier et Cross.J'apprends qu'un grave accident vient d'avoir fieu aux usines à gaz à Hoclie-laga.Comme on le sait, l’on est actuellement à faire construire une nouvelle bâtisse semblable aux deux autres.Cinq ouvriers étaient employés depuis lo ma tin à percer une fenêtre lorsqu'une pierre d'un poids considérable tomba sur l'échafaudage où ils se trouvaiant.Le tout s’effronda tt les malheureux furent précipités d'une hauteur de 60 pieds.Tous sont gravement blessés.On lee a transportés à l’hospital.L'un d’entre eux, Giroux, ne survivra probablement pas.La cour criminelle est actuellement bondée de monde.On y a fait lo procès d'Oacar Daoust accusé de viol.La plaignante madame Brunet est une femme d'une grande beauté.La Bresse doit, dit-on, opérer une évolution demain.M.Blumlmrt eu prendrait la direction et elle serait nationale.C’est demain qu'aura lieu àKnowkon, chef-lieu du comté de Brême la démonstration politique en l’honneur do l’hon.M.Lynch, l’ex-commissaire des terres de la couronne.Je vous transmets ce quiauit île Hull : “ Des manifestations ont eu lieu dans toutes les parties du comté d'Ottawa, ui plupart des paroisses nous ayant donné NOUVELLES 1>E LA CAPITALE FEDERALE ' Réjouissance publique Ottawa, 15 septembre.—La victoire immense de M.Rochon a été célébrée hier soir dans tout lo comté par des feux do joie.Un pareil verdict, ] ce par le» électeurs , pour ainsi dire sous les murs du Parlement Fédéral, est un défi patriotique lancé à !6ir John et au parti tory.(Service spécial de l'Gsscrsi'R) La majorité «le .M, Rochon Plus tic quatorze ccnls voix Les soumissions pour le service ties malles transatlantiques Les reclamations P°nrta.nt» Je.lai ca' chai mon dégoût, —\j essayai do sourire, — et moi, jadlfi nnfitoyablo dans mon mépris pour là Arompouso humeur des' antros femme?), j° fus aussi fausse que la pire d’entro elles,» aussi fausso quo lo Judas dont les lèvres venaient do toucher ma maiB.Jo n’anrals pas pu consorvor co sang-froid dégradant, — et la corti-tudo que j’on ai mo relève sculo âmes propres yeux, —s’il avait persisté plus longtemps à tenir ses yeux attachés sur mon visago.Lo fauvo jalousio do sa femmo vint à mon secours au inbment où il s’emparait do ma main, et détourna forcément l’attention do co redoulablo scrutateur.Los yeux bleus do madame Fosco, scs yeux si froids, p'illu- '' sos nuance normale, ùlais la main dont elle me montrait le cadran du baromètro semblait encore frémir q elqno peu.Avait-elle déjà conté à son mari qu’elle venait do surprendre Laura Jo traitant en ma présonee, do “ vil espion ?” Lo soupçon très-fortement enraciné en moi, qu’elle avait dù lui signaler cette injure ; la crainto (d’autant plus .irrésistible qu’olio était plus vague ) dos .conséquences que pouvaitavoir upepareine.dénon-ciatiou ; là conviction que m’avaient laissée millo petites révélations involontaires, échappées à madamo Fos-oo ot qui no pouvaient qu’en dépit de sa civilité do commando, ello en • voulait oncoro à sa nièce do so trouver à l'état d’obstaclo vivant entre ello ot lo logs do dix milles livres sterling ; — toutes ces idées firent en mémo temps irruption dans mon jsprit ; toutes mo poussaient à parler dans lo vain e3poir d’atténuer par mon iniluenco, par mon éloquon-co plus ou moins persuasive, l’imprudente offense do Laura .— Puis-je espérer quo vous m’excuserez, madame Fosco, si jo mo permets d’aljçrdçr avec voua un sujot particulièrement pénible ?.Elle croisa scs mains devant elle, puis, solennellement, inclina la têto sans prononcer unoparole, et pendant quelques instants sans détourner ses regards desmiens.— Lorsquo vous avez été assez bonne pour mo rapporter mon mouchoir, continuai-je jo crai ns beaucoup quo lo hasard sit fait arriver jusqu’à vos oreilles quelques motsprononcés par ma sœur ces mots, jo no veux ni les répérer que vous uo lesavezpoint jugés assez importants j»onr on entretenir lo comto.— Leur importance on effot, est riullo à mes yeux, repartit madamo Fosco, avec uno brusquoriosignifica-ti%-e.Mais, njouta-i-olle, prompte à prendre son attitude glaciale, môme quand il s’agit de bagatelles, jo n’ai pas do secrots pour mou mari.Lorsqu’il a remarqué, tout à l’heure quo j’avais l’air poinéo, mon dévoir étnit, jo lo rogrotto, do , no pas lui cacher la cause do mon chagrin ; et jo vous avouoral franebemont, miss Ilalcombo, quo jo la lui ai fait connaître.J’avais pressenti le coup ; et cependant, lorsqu'elle prononça ces paroles jo me sehtis, do la têto aux pieds, envahir par un froid mortel.— Souffrez*quo jo vous supplio, madame Fosco,.ot quo josup- plio lo comto, avec touto l’ardeur dont je suis cnpablo .do fairo la part do la tristo position où ma sœur est placée.Ello parlait tout à l’heure sous lo coup des insultes des injustices quo son mari lui a fait subir et quand elle laissait échapper ces expression téméraires, j’aflirmequ'el-lo avait cessé d’être elle-même.Puis-je ospéror qu'elles lui serons sagement et généreusement pardonnéos ?— Vous lo pouvez en touto assurance, dit derrière moi la voix du comto, toujours calme et gravo.Avec son allure féline, il s’était glissé hors do la bibliothèquo, son livre a la main ; et, sans que jo m’on fusse doutée, so trouvait à deux pas do hôUSi Lorsque lsuy Clyde s’est per misoces paroles irréfléchies, continua-t-il, ello a commis envors moi une injuatico que jo déplore.— ot que j'cxcuso.Ko revenons plus jamais sur co sujet, miss Ilalcombo.Accordons-nous pour la laisser tomber dans l’oub'i, à partir do co moment même, h bon, lui dis-jo ; ii-delà do.iilinuor, mais il jouos, d’un blunC torno, se leigim»*.do vives Couleurs : en ^ une secouas, elle rajeunit do plusieurs années.__Comte, dit-elle, vos formes do po'itesso étrangère ne sont point appréciées .par les Anglaises.— Pardon, mon ange ! la meilleure Anglaise, et la pins aimée nui soit au monde, sait parfaitement les apprécier .A ces mots, il laissa retomber ma main, et, au lieu d’elle, il porta tranquillement à ses lèvres colle de sa femme.Je remontai précipitamment pour mo réfugier chez moi.Si j'avais eu le temps de la réflexion, mes pensées, quand je me retrouvai seule, m’auraient amèrement fait souffrir.Main ce n’était pas l’heure de m’abandonner à de vaincs révories.Fort heureusement pour lo calme et lo courago qu’il mo fallait conserver, c’était l’heure d’agir, d’agir sans repos ni trêve.Mos lettres à l’avocat et àM.Fsir-lio notaient pas encore écrites o| sans hésiter un moment, jo m’occupai do lour rédaction.Jo n’avais pas l’embarras dr.choix entre mille ressources ; — et du moins pour le début do la hutte je no pouvais compter que sur moi-même.bir Percival n’avait clans Îo voisinage, ni parent ni amis dont jo l’interces- û£ RETOUR LES MEMBRES —DU— SYNDICAT DE .qui sont allés à Toronto examinor un STOCK de marchandises diverses qui leur avait éié offert privément par uno des irrandos maisons do Toronto sont du.retour en notro ville après avoir fait l’acquisition do co stock qui sera lo JOB le plus considérable qui n’ait encoro été offert a Québec, savoir : 250 pièces Flanelle de toutes les cou- j leurs i 11c.JOO pièces Wincey à chemises do 20c pour 8c.450 pièces Etoffe à Robes i 7c, 9c, 10c 12c, 15c, étant moins que la moitié du prix ordinaire.50 pièces Cachemire noir do 45c pour 25c.275 douzaines Gants soio noire et couleurs à 24c.En un mot nous offrons les mémo -avantages sur ce stock que nous nous sominêâprocurés, et Sont la iiâïo sentit trop longue à énumérer ; mais la plus extraordinaire do tout est sans contredit la balance do nos 1500 doz.do Bas cachemire de coulours à 24c.dont nous sommes la sculo maison à Québec qui possède cotte marchandise.N.-B—Nous avons fait on mèmetemjs un achat de 1500 Pairos do Couvertes quo nous no recevrons Bur notre demande que la Bsmalno prochalno afin do no pas nuire à notro grande vente qui commencera VENDREDI à midi N’MÎtetjoz.Kw vos couvertes, ayant do •-“nir voir colles du SYNDICATt QUEBEC 207, Rue St-Joseph.VIS-A-VIS L B COUVENT ’ ; ' Stt-Bocu.LOTERIE NATIONALE DE COLONISATION Sous le patronage 4c 31.LE CIRE 1.LAP.RLLE CLASSE 3D liragos, le troisième Morcredi do chaque mois.Le quatrième t iragô mensuel aura lieu lo MERCREDI i 21 SEPT.1887 -A- 2 HEURES lEAItÆ.VALEUR DES LOTS J ) $60000 Premiere Sérié Valeur des lots.$50,000.00 Gros lot, un immeuble.5,000 00 NOMENCLATURE DES LOTS LA MAISON -A_.JB.IDTXIPTTIS _ 57-RUE SASNT-PAUL-57 Tient tou jours le premier rang pour les bas prix, la variété et la pwi'ete de son stock « Biscuits, Confiseries, ce -o o - Une coin mamie d’essai vous eu couvaiucra EN GROS SEULEMENT 50, Par Telephone.••.v.-.-uO j • .1 Immeuble $5,000 2 Immeuble» 2,000 2.0M 8 Piano» 300 3,000 10 Terrain» à Montréal.200 3,000 15 Ameublement- 200 8,000 20 do 100 2,000 100 Monttes d’or 60 5,000 1,000 Montres d'argent 20 20,000 1,000 Montres d’argent 10 10,000 2,147 Lot» valant tSO.CTc $1.00 LE BILLET Deuxieme Sérié Valeur des lots.Gros lot, «» immeuble ae.« 1,000 NOMENCLATURE DES LOTS ntssyti: A VENDRE Une magnifique terre de cent arpent en culture** quatorze arpenta de i’éffüse St» Julie et A un mille ae la elation—arec maison.grange et hangaxd en parfait ordre.La terre eet bien préparée pour n’importe quelle culture de céréolea.Condition» très facile*.S'adresser * LOUIS ROBERGE, Marchand, Ste Jtuie, Somerset.Québec, 17 Août 1W.E.J.—2 ma.Albert Lemay, L.L.M AVOCAT Rue Commerciale, Levis aiëji' dxi-dessut du magasin d'épiceries de ' v— M.Joshua Thompson, En face de la Caisse d’Economle LEMAY, ci-devant de la société Darveau et a transporté) ron bureau à l'adresse ci-haut née.ES DE RCF.EÀ :-De 8.80or« h.à5h — Vous ê;e.vous mo sonla: J’essayai d avait le» y> u>.i,i 10 : junro ];!.Cut impiaca-¦quo toutes scs , inflüxibl-e et et rxilio, La Paul Parent, Ferblantier, Plombier, Cour i’enr -ET- .Poseur d’Appareil à Gaz UO, RUEST-FATRIGE .QUEBEC Le soussigné informe ses pratiques et le public en général qu’il exécutera toutes sortes d’ouvrages sous le plus court délai et à des prix défiant toute compétition.G août 1ÜS7 lui—JE de 11,000 $1,000 de 600 1,000 de 250 1,000 de 40 2,000 de 5 6,000 *10,000 IG57 Lots vaÎAnt 25 Cts le Billet LE SECRETAIRE, S.E.LEFEBVRE, SUREAU : _ I», rue St-Jacques, MONTREAL VICTOR MARIER, MAGASIN DE 7c.ET UNE PUSW :ES2Sr ZELETX o o"o GRANDE OUVERTURE SAMEDI LE 20 COURANT Grande Reduction do 75 pour cent mir tous les effets endommages -PAR LE- Feu, TEau et la Fumee Agent pour U N(x 83 rue d’Aiguillon.A VENDRE Brigues ! Brigues / MM.DUPUIS CIE., ny.déairent inner le public qu il» onl contl utilement en rente un stock considérable es k des prix modérée.qlOJulnlbCT Sun-JE de St-Themus de Montai» ont bri Jacq Sauviat TAILLEUR 117, Rue St-Joseph, S T - Ht O G 1311 31 août JE—lm pusso tenter do réclamer sion.11 était dans les termes les plus froids, — et, pour quelques-unes, dans les plus mauvais termes, -avec Ica familles do son rang qui ro-eidaient près do lui.Quand à nous pauvres femmes, nous n’avions ni père ni frère pour venir dans ce château proudre notre cause en mains.11 no restait donc qu'à écrire ces deux lettres d’une portée si douteuse — ou à mettre Laura dans son tort, ainsi que moi, ot à rendre impossible pour l’avenir touto négociation pacificatrice, en nous échappant secrètement do Blackwator-Park.Pour légitimer cotte seconde alternative, il no taillait rien moins que les dangers personnels les plus imminents.On devait avant tout tenter l’épreuve des lettres c’cst ce qui mo les fit écrire.Je no parlai point d’Anne Catlio-rick à M.Kyrlo, parce que ( jo l'avais insinué à Laura ) co sujot so trouvait compliqué d’un mystère quo jo n'avais encoro pu éluircir, et dont il eut été par conséquent inuti-lo d’ontrotenir un homme d’affaires, l'abandonnai à mon correspondant le soin d’attribuer s’il le voulait, do nouvelles disputes sur les question d’argent, l'avilissante conduite de sir Percival ; ot je lo consultai simplement sur la protection quo les lois pourraient offrir à Laura dans le cas où sen mari no voudrait pas permettre qu’elle quittât provisoirement Blaclrwater-Park et révint à L'mmcridge avec moi.J e le renvoyai à M.Fairlie pour lu> détails accessoires do cette dor nicro combinaison ; je lui donnai l’assuranco quo j’étais autorisée à lui écrire au nom do Laure, et jo terminai ouïe suppliant do faire pour ma sœur, — commo la représentant ot sans perdre uno minuto — tout, co qui lui sornit humainsmont posai ble.La lettro à M.Fairlio m’occupa immédiatement après.iùn invoquant son appui jo fiis valoir prici-palcmcnt les motifs quo j’avais in diqués à Laura comme les mieux faits pour lo tirer do son éternelle torpeur ; jo lui envoyai conio do ma lettre à l’avocaL pour lui bien prou ver qu’il s’auiBSait do choses sericu- Venant reçu nae la barque “ Kite Iîurrlll.^ .• j P j.A a A • | OTD tonne» de Milkei barre, charbon anthracite, pour ses î et jo lui présentai notro reliai- j 5l0irlrt À fcjcr.te à Limtnoridgo commo le seul compromis capable d’erapôchcr lo peril et lo chagrin actuols do Laura u’abouti.-scnt inévitablement ci et-dans un bref délai, à mcUro son oncio do moitié dans les einhurras qui la v'oadraiont assiéger; • ( A corAjnmr) VOUS INVITONS LES DAMES ET LES MESSIEURS A ALLER VOIR CETTE GRANDE REDUCTION' let b eter les effet» presquo pour tien.î • , .-09 Albums de toutes sortes, voitures d’enfant, vmm, jets de bureau, fouets, Pot» à Tabac, arreatew ferblanterie etc,, etc._ ., ; AUSSI 2ô0 milles cigares légèrement endomüiagés par la fumée.I r , j ' N’OUBLIEZ PAS L’ADRESSE 242, RUE SAINT-JOSEPH, SAINT-ROCH Au Magasin de 7c.et une Piastre CHARBON ! 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TJ UNE VISITE AU MAGASIN DE THE LE SEUL DE CE GENRE A QUEBEC Vapeur Orleans A partir du 10 maJ 1SS7, re vapeur quitttera L’IbLE 6 15 a m 5 00 •» 10 00 a m 1 30 p m 8 80 p 5 SO p m 11 30 a ui 1 45 p m 1 00 )> m 0 00 p m DIMANCHE QUEBEC 15 a m 15 a rr.Il RH a m •2 30 p ru ¦î 45 p m 0 15 p U.1 00 p m 2 30 p rn 5 UO p m Succession de l’Hon E.IL J.Duchesnay A VENDRE Magnifiques Propriétés ste-marie] be auge Un* terre située au village de Ste- M?ir ze arpent,-* de l'égllrt contenant environ quatr t-dix arpents en guperflcle avec maison d’hab n et dépendance» et maison deferme et dépen dance».L'habitation principale est en ordre parfait, mesure 40 x SO pieds, contient 18 appartement»,est pourvue d’une fournaise li air chaud avec serrice d'eau k chaque étage, etc, etc.Le» dépendances consistent en une grange avec écuries, étable», remises, etc., une glacière, un petit Jardin d’hiver, une buanderie, un cr.veau à légumes.Le» jardins potagors et fruitiers «ont soigneusement cultivés et contiennent un verger et de» % igné».Les bâtisse» «ont parfaitement entretenue».Le» bâtiment» de ferme sout complet» et isolé» du reste.2* Une prairie de 46 arpent» en superficie située but le cote Sud-Ouest de la rivière Chaudière en face de la terre cl dcssu», aveo grange dessus construite.8* Une terre située au second rang de la paroisse de Ste Marie, concession St-Gabriel, contenant environ quatre-vingt dix arpenta en superficie dont la moitié en bois debout.4* Un emplacement de moulin avec pouvoir d’eau, dan» la dite concession 8t-GabrieL Tour plus ample» information», s’adresser à Theberge & LaRue Notaire», Ste-Marie, Beauce.H.J.J.’B.Chouinard Avocat, JB 111 Rue Ste-Aone, Qu é Le3 dimanche» les prix de passage seront le» même pour aller â St Joseph qu’au bout de l’Isle Les jour* de fûtes ‘l’Orléans partir» de l’Isle a Québec â 8 heures du matin.J.E.LE NOUVEAU Vapeur Levis Grande importation de TIIE par ü.la maison j CET IMPORTANT ETABLISSEMENT S?seul de co irenï- à QuéBec vient de rfeevoir un ÏA s 20 ÔÔ ptwioeta de thé: Doîtcs de 5 et de 10 lt>9, importe spécivleoient pour le fre-o-n des lias clioi-d n\ oo beaucoup de soin.BOITES de 5 lba “ 10 “ valant 50 cts pour 40 cts la livra “ “ 38 Capt Desrochers, laisser.- (le temps tances le permettant) comme et le» circons HEW LIVERPOOL QUEBEC 5 15 ü 00 a m 8 00 0 00 a m 10 00 1 80 a m 1 co l 00 p m 3 CO 4 00 p m 5 00 0 15 p m DIMANCHE 2 00 1 SC p ra 5 CO 3 00 p m 6 00 p ci Arr-’tvnt à St Romuald et nu quai, de lt.Rowen llery, en mootant et descendant.Tou.Ici samedis ü y aura un voyage de St-Ro n aid et S lllery 4 québeo, à 7 heure» p.m- COLLEGE MONTH AON Y ST-THOMAS L’ouverture des classe» de cet établissement aura Heu le 13 septembre.Les jpen»ionnaire» devront entrer la veille.Le cours d'études qu’on suit au Collège Dufresne est pratiqué et propre â former le» gens aux affaires dans le» deux langues : K)ur U vie.Il y a six heures de classe out e’y fait avec ordre a’aprés un règlement ‘.uivi de près par des professeurs d'expérience.Pour conditions, etc faire la demande du prospectus.Le piano y es enteigné i oout-lm J F Qu'on se le dise et qu on no manque pas une belle occeasion de faire uno provision de Tri* VINGT POUR CENT DE REDUCTION | et celapour du the do la nouvelle récolté.J.IB.EOUSSEAU Z40, ItBE ST-JOSEPH—-00, KÜE ET FABHOïltO STJtS| Succursale Cote des Marchands Levis 1er sep—\ moi» JE BIERE ETPORTER LABATT Lea bolsocn» par excellence par le» chaleurs BOnt le» CELEBRES BIERE ET PORTER LI I Un£îp,u.hautes autorités médicale» en recommandent l'usaso oomme tonique le plu» favorable à la santé.L'analyse du RCr.P.J.E.PaKé.proteweur de ehin .e d l ^^ .prouve qu'il» sont fabriqués avec le» meilleure» qualité» d orge et do q n jrcùienUt'-i-nll avec les meüieiUM bières et s innwrtes, et ne contiennent ni acide, ni autres mçn | la santé.La célèbre bière L batt de Tandon e9t reconnue la meilleure du Canada par la contrefaçon et ric>l c’est l'école par jour et ou a — AUSSI — Toujour* Y’tr en 1HU4C, Uriques â fol Coke* * sortes rte < h»rl>on ;f««délie, Htl, etc., LA COMMOjfTK TVf I PHOTOGRAPHIE M.josTbêaudry CWcvant opérateur dans les principales maisons de Montréal désire Informer le publie Québecquots qu'il a ouvert un Atelier PHOTOGRAPHIQUE — AU — No 103, Rue St-George (COTE D'ABRAHAM) Il sollicite respectueusement du public une par de patronage, étant en mesure de d nner pleine fa tlsfaction.be» prix sont comme suit : Carte» de vbit-, pardos.Si M .Colnnet« *' .2 50 l'oit roi ts 8x10.’.20-1 Yannelrt par doz.4 60 Boudoir “ .0 0a portrait sur zîno wùt toujourstrea bien réussis î’ortraHs ropies Agrandis, mit s'Vëdnlitc» ccieure üicre u imh uc x^.vav.vo.—-— -• .imttx tlon du VERITABLE BELLE par de» brasseurs et cmbouteiUeurs i>eu ssrupuleUA.M.Y.MONTREUIL, " tw.Eu mains lo eteek le plus eonsldérallc de Québec de Bicrc en Bouteille».et W‘\ PS.- AUX FAMILLES ! 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PA RIS, 23, Hue de Chûlseul,PA RIS as de c «cours ouvert courroies à machine et de cuir à cour- ; pour les machineries, rjie, cuir à lacets, peau de vache cirée et a grains, peau de veau ciré et à grains, do la manufacture de J.L.Goodhue & Cie, de Danville, P.Q.On y voyait des rouleaux de courroies variant do 5jl6 de pouces jusqu'à 311 pouces.L’un de ces rouleaux avait à lui seul une valeur de 8400.La [dus grande partie de ces produits était déjà vendue à M.John S.Murphy pour un moulin qu'on érige en ce moment à la Rivière à Picrro.Dans la même série d’exbibits, on remarquait' tout un assortiment de seaux, tinettes, boites d’allumettes et planches à laver de la manufacture d’Eddy, do Hull ; des tinettes doublées en ferblanc à l’intérieur pour empêcher la saumure do couler, et munies do courorcles se soudant hermétiquement au pourtour de la tinette, si la choso est nécessaire.C’est ainsi a’ailleurs que l’on empaquète le beurre d’exportation en Suède.Ces tinettes sont manufacturées par la compagnie de tinettes à bourra du Canada (Dominion Butter Tub* Co).Et plus loin, au même endroit, des poulies en bois, divisées en deux sections et mesurant depuis (j pouces jusqu'à 5 pieds de diamètre.Elles provenaient du la manufacture dite Ihxi'je injft munufaetic rmtj de Toronto.Les exposants de tous ces produits d'étape étaient MM.F.if.Andrews & Cie, de Québec.La blanchisseuse Godin n’a pis manqué d’attirer l'attention.Elle blanchit, en une journée,autant do linge qu’une femme peut en laver on trois jours.Un met tremper lo linge blanc toute la nuit e.le lendemain ou fait un bon savonnage bien chaud ; on met trois ou quatre soaux d'eau bouillante dans lu moulin, selon la quantité de linge à laver, on brasse le tout pendant dix minutes, l’on retire le linge.Si l'on a des indiennes à laver, on f longe dans la mémo eau de savon on brasse.Le deuxième lavage ou riuçage de et les et du ciuq linge ne doit pas durer plus minutes dans la blanchisseuse.Pour les grands hôtels et les maisons d’éducation où il y a de considérables quantités de linge à laver.M.Godin vend un appareil de son invention qui permet à uno seule personne de faire fonctionner facilement ensemble trois machines à laver.M Herman Young, quincaillier, rue du Pont, Québec, avait apporté au Palais de l'Industrie un assortiment aussi brillant quo varié de coutellerie, le seul à pou près dans le genre qu'il y eût à l'Exposition.Citons les échantillons de cordages de toutes sortes du l'ancienne corderie de J.Brown A Cie., de la Canardière près Québec.do ! w.I linages de Mentionnons au pa sage ios vernis et couleurs de laCie du Yorkshire, pour la carrosserie.Cette compagnie a une agence a Montréal.94 rue St François-Xavier .L’exhibition de peintures dels fabrique Wm iphnaon & Cio, 572 rue Williams, Montréal, mérite plus qu une simple mention.Les exhibits occupaient un esjiaco de 12 pieds sur 13 pieds, eu tête d'une de3 allées centrales, en face des pianos et harmoniums de la maison Gcr-vais A lludon.Les représoiitanta.do la maison distribu.eut à profusion des imprimés, circulaires et catalogues avec échantillons classifiés de couleurs de toutes sortes employées dans le peinturage des uuiLons à l'extérieur et à l'intérieur, des voitures, des meubles, etc ; aussi des couleurs pour fresques, les nuances les plus délicates assorties les unes d’après un devis arithmétique, les autres portant des noms comme suit : rouge de Pompéï, olive français, jaune bronze, bleu d'Anvers, canellc, cardinal, jaune toscan, terre-cotte foncé, terre-cotte simple, lavande, olive foncé.Toutes ces couleurs pour les artistes et toutes broyées pour le pinceau.Pour les ponts, les chars et toitures do maisons, on signale sur uno carte spéciale les couleurs suivantes faites d’oxyde de fer et d’euilo do lin et toutes préparées : Rougo léger, rouge cottage plus foncé que Te dernier, nuance ardoise, oxyde pourpre couleur très foncée.Un charretior peut faire badigeonner sa voiture avec du vert brillant, du rou-go toscan, du jauno citron,du blou azur, do La laque magenta, une couleur vin léger, ou pourpre pur, du vert quaker léger, de l’ocre jauue doré, du bleu cobalt, du vermillon^ anglais pâle ou foncé, du bleu marin, du jaune citron, du chromo D.O., du jaune do Naples léger,du rougo carmin, du jaune orange, de la la-quo rougo Johnston, de la laque anglaise cramoisio, du carmin foncé, de la laque do Munich, du vert foncé, du rougo oriental, etc.Un propriétaire do maison a le même assortiment à sa disposition, et en plus lo brun Vandyke, lo noir ivoire, la bieu do Prusse, -celui do Chine, lo vert do Paris, lo rouge Indien, celui de Venise, le rouge royal, les vermilonnettes, O.J.X.X., O.J.X.et O.J., le rean, lea ocres, les imitations do chêne, do noyer, do hêtre, d’érable, etc., etc., etc.On peut se barbouiller à moins.MM.Johnson et Cie ont remporté une médaille d’or à l’Exposition de Sherbrooke en 1886 et uno médaille d’or à l’Exposition de Toronto, aussi en 1886.L’ilOll.'ll (A continuer).Mercier et posants les e.v L’ACCIDENT A STE ANNE Résultat deplorable (Service ipéda) de YEtectivr) .St Joachim.6 h.p.m.15—L’accident d’hier soir continue à faire le sujet do toutes les conversations.Le malheureux qui a nom Clis Bolduc qui a été la principale victime du l’accidcut d’hier a eu un bras tellement mut ilé que l’ampu tation a du être faite co matin.L'ope ration a été faite par MM.les doc tours Bolduc ot Sftcsfaçon île Beauport qui sont d’avis que lo blessé a très peu de chance do guérison.Bolduc C3t marié ut pèro do deux enfants.Un autre homme a été grièvement brûlé mais li a pas subi do blessures très graves, du moins telle semble être l’opi nion des médecins.Note de la induction.—N03 lecteurs constateront aisément que cette dé pêche n’est pas des plus explicite, mais vu que le bureau do télégro phie à S te Anne est fermé nous n’avons pu nous procurerd'autres détails.D’après ce que disent plusieurs personnes qui étaient à Ste Anne jusqu’à une heure assez avancée mercredi soir il paraîtrait que la cause première de l’accident serait dû au fait que les lilessés auraient négligés de nettoyer leur canon avant do le recharger do suite après pu’un coup aurait été tiré.Il est permis de croire qu’il u’y a pas ou explosion do l’armo mais qu’uno cartouche est venue en contact dans l’àme de la pièce avec un morceau de bourre encore enflammée.Il est aussi dit que l’écouvlllon servant à pousser la cartouche au fond du canon a été la cause directe des blessures do Bolduc.UN INVENTEUR DE MERITE Pondant l’Exposition provinciale, le premier-ministre a reçu plus d’un témoignage de reconnaissance de la part des exposants.L’envoi suivant s ajoute à cet aimable chapitre : St Jean Port-Joli, 15 sept.1887.L’kon.H.Mercier, Premier-Ministre, Québec.Monsieur, Veuillez accepter un échantillon du miel qui a obtenu le premier prix à l’exposition dont votre patronage distingué et votre générosité ont 'assuré le succès.J'ai l'honneur d’être Monsieur Votre obéissant serviteur.Loti?Lapointe.M.Boivin, secrétaire du Premier mi-tiistrc.a de suite adressé les reniercimcnts de celui-ci à M.Lapointe.CORRECTION Un de nos concitoyens bien conn U3, M.J.Williams, barbier do la ruo St Louis, exhibait à l'Exposition Provinciale deux Inventions d’uno très grande uti lité, qui font lo plus grand honneur i son osprit de travail, et pour lequoiiesil a obtenu'des diplômes de mérite.Les objets en question sont un ceintu ron hygiénique et un ventilateur à rotation.La ceinture hygiénique consiste eu un large c .in: u ron qui se bouclo par en avaut et qui est renforcé par dos lamelles d’acier qui en le faisant adhérer au corps ne lui enlèvent rien de sa souplesse.Ce ceinturon protège très bion les parties du corps qu’ils recouvre et qui sont très exposées au refroidissement, il est percé en outre d’ouverture?destinées à laisser passer la chaleur do la transpiration.Co ceinturon est d'une très grande utilité pour les personnes faibles do reins, pour les ouvriers et tous ceux qui se livrent à des travaux violents ; il est très durable et se vend à un prix réduit.Sa seconde invention, le ventilateur à rotation, est un objet de première utilité pour les salles publiques, les écoles, les usines et tous les appartements en général.Ce ventilateur a l’avantage do pouvoir être placé eu n’importe quel endroit, dans une fenêtre, dans un trou h tuyau etc.' Il fonctionne sans produire le moindre bruit et renouvelle très promptement l'air d’un apjiartement sans donner lieu à ces courants d'airs si dangereux.Tout considéré, c’est un immense perfectionnement sur les ventilateurs ' actuels et nous ne saurions trop en conseiller l’adoption.Des inventions joignent à l’utilité la modicité du prix.Les ceinturons se vendent 81.50 et les ventilateurs 82.50 et 83.00 Nos félicitations à M.Williams.Rimouski, 14 sept.1S87.A M.Ernest Pacavd, Rédacteur en chef du Y Electeur, Québec.Monsieur, Ju vous remercie d’avoir publié ma petite correspondance, mais je remarque que votre proto a passé environ une ligue au milieu de ma correspondance, ce qui enlève tout sens à ma phrase.Voici où est l’erreur : Après “ Textuel ' , j é- crivais : “ Cette assertion n’est pas véridique et jo mets les savants procureurs en demeure de prouver que j'ai été partie à la proposition qu’ils mentionnent oit à aucune autre proposition dans le même sens.” Votre proto a supprimé tous les mots que je souligne ci-dessus.Je demeure toujours, Votre bien dévoué, ArnrsTF.Tessier.Nouvelles du Jour gravos qu'elles auraient pu l'être.Hier après-midi, M.Tarte arrivait au bureau do rédaction du Canadien accompagnée do sa petite fille âgée d'à peu près quatre ans.M.Tarte ae mit à écrire et l’enfant monta au troisième étage là oit réside lo gardien de l’établissement.La dernière fois que l'enfant tut vu avant l’accident, elle était debout s"r la tablette d’une fenêtre dont les persiennes était closes.Quelques secondes après, un marin delà Jlinerce qui patsait alors rue do la Fabrique fut plus qu’étonné en septant tomber sur ses épaules l’enfant qui do là est allé rouler sur le trottoir qui à cet endroit est en pierre.Il est vraiment heureux que la présence do co matelot à cet endroit ait amorti la chute de l’ciifaiit, car sans cela la pauvrette aurait certainement été tuée de suite après cette chute d’un troisième étage.Le docteur Dionne, mandé en toute hâte arriva de suite, suivi de près par M.le docteur DoBlois qui lui aussi avait été appelé.Ces deux médecins constatèrent qu’une des cuisses da l’enfant étajli cas-séo ot que la victime do l’accident avait uno forte ecchymose à l’œil droit.L’enfant a été transporté chez le gardien où les première soins lui furentdon-nés.A dix heures hier soir l’enfant n’avait pas perdu •¦onnaissvnce et tout permet d'espérer quo l’accident n’aura pas do suites graves.Par mesure de prudence l’enfant n’a pas été transportée chez son père hier Boir, mais ce matin à huit heures les médecins décideront si la victime sera en mesure d’être transporté.Noua prions M.Tarte d’accepter l’ex-pressions de nos regrets et d’espérer que l’accident dont son enfant a été victimo n’aura pas do suites fâcheuses.Arrestation Hier l’après-midl les détectives Welsh et Fleury ont opéré l’arrestation d’un nommé Louis Plante, accusé de vol.Plante qui a été de BUito conduit en prison n’en est pas à ses premières nrmos.11 y a une couplo d’année3, ou à peu près, il a été oondamné à être Interné ;ans la prison de Québec.S’étant évadé il est revenu se remettre entre les mains de la justice et a fait son temps do prison.Dcccs d’un marin Au moment oii la frégate anglaise la Tourmaline quittait Québec pour Montréal, un des matelots, qui avait été mis au clou pour causo d insubordination, est décédé subitement.Il s-r» enterré à Montréal.Rumeur Il était rumeur en ville hier soir que lo Courrier du Canada avait été vendu à M.Thomas Chapais, actuellement rédacteur en chef de ce journal.CET ESPACE EST PESEftW OCT.LEMIEUX éciE.Encan de meubles de .t(.Par OCT.LEMIEUX A C1F ‘ Vendredi, 16 septembre R(l deuce de JL -e.M-ls major Frémit, v .Aniable, (autour,; SMcè'.t “ Nous avons i tçu Instruction rit Ml., nitte, de vendre à l'encan, a -a MsujJf f» bt-AlmaWo (autour,- St-Louls c, Ménnredo ni rc-idencc, cuu-i-îon* in «Ion en novtV uoir couvert en rene' j, de centre des,us en martre, i.vlji *-»Û çramle berucrc de (antalsle, ghees .- atsariftSni prélat-, mtai _ .’ir-3 iiucuu ti arci.e, L’/Afl le 1-,' t» i ! r>- sur un soul n od, saldetord.chaises de saiil .itlcs de passage, node .,ÜV files) magnifi'iue ameublement de ch„, i a (*»
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