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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
lundi 13 février 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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  • Soleil
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L'électeur, 1888-02-13, Collections de BAnQ.

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ÏJdition quotidienne QUEBEC, LUNDI, 13 FEVRIER 1888 8e annee.No 182 PRIX UE L'ABuNNEMENT PDmuX QUOTI HX1 • < • •••• cm.” Quitte molt.-.,‘^boonemeut est r-rlcteraenl pa-ftblt r£!!!!tn *r*dt$i j>&ron ¦DmON nBBPOUADAIftP .SS mol*.Al l'âbonneaienl a1—% pM p»yé d'avanc^, ’ «w «*• f»t an.TARIF DES ANNONCES JÔTJRÏTAL DU MATIN BBLLBAU a OIH.adminlsv "'mrs, QUEBEC, 13 FEVRIER 1888 entiers ufertlon.litre* Insert Ion* si publié tou* le* Jour.roi* fol* par semaine.tax foi* nar eemalne.G* de naissance, mariage ouucctc.Le* annonce* suivante* seront Insérées pour uncen-tbi lomot .—Demande d'emploi—Demande* île Dome* ti jue*ou employ le—An nonnes pour chambre i ou pen •ira - Annoncée d'objets perdus on trouvés, Toutes le/tres, etc., concernant l'administration de vronl Otre adressée* X Urllkau A Ct« Ilursou do ElpotsoB 111, Céte Lamontagne, et toute* tttres.eic ' onoernant la rédactlou X Ken air Pacaud, Directeur ' ~ a la rédaction * * 1 ~ 1 _________________________ A U ,®Of* BUREAUX : 111, Cote Lamontagne, Basse-Ville, Quebec.ERNEST PAOAUD, Redaoteur-en-oü 3_.«* Cl proie leurs chefs pour s’aliéner aussi sottement la moitié do la seconde province _ lu Dominion.Nous avons entendu nous.nv ,1.3* \Gmo des conservateurs importants, mô- Us ministres leueraiix «u _ 1 ’ .vaut le publie ' aux *ut*eB politiques, déclarer que le# discours prononcés par les ministres, samedi soir,étaient le signal d’un véritable désastre pour leur parti.Puisque nos chefs, disent-ils, n’avaient rien de nou veau à noua apprendro, malgré les alléchantes promesses qu’ils nous faisaient faire en grosses lettres dans leurs journaux, ils n’avaient qu’à rester chez eux.Mais pourquoi toute cette réclame, pourquoi faire pénétrer aussi profondément dans toutes les classes delà population la conviction qu’elles n’ont rien à attendre du gouvoruement ?C’est uno moquerie, I/i deuxième démonstration des conservateurs de Québec en l’honneur de leurs chefs a eu lieu samedi, sous l’agréable forme d’un grand banquet à l’Acadé-mifedo Musique.Noua le constatons sans jalousie, la fête a eu de l’éclat par je nombre et la qualité des convives, par la haute position de ceux qui y ont porté la parole, et par la présence d’une très jolio société dans les galeries.Comme "réunion sociale, cola a été très réussi et ont Hua «va * - certainement droit d Ütio tiers du succès de cette partie du I u“° pruvucauuu.pùut-Ctrc ur.c sotte vu: j gcance du mécompte du 22 février ; mais programme.I ce^^o rjdjcu]0 vengoanco peut coûter .Sous ce rapport puroment extérieur, I çj1(;r ^ ja caug0 ocnservatrico ; do fait, le banquet a même mis en relief, d une ^ tM irréruédiftbloment ,0 parti (lallB minière assez saieissante, un des signes )(j diglrict do Qu(Sbe0- distinctifs auxquols on reconnaîtra tou- , ., • i vu» ia,i„u T n I Rien n est plus vrai, en cllet.loua les ours 1 idée tory do 1 îdûo libérale.1.0 r ’ .parti quo nous combattons a l’instinct dlecu,ra de aamodl 0,lt M «nsolemmcnt des bouts de rubans ot du clinquant ; lo pwocanti.au peint do soulever un nié-parti auquel nous nous honorons d’ap- contentement visible dana l’auditoire, partenir est plus démocratique et ne Sir John a remonté à 1854 et rappelé cherche pas à rivaliser avec scs advor- l’alliance contractée entre les conserva-«aires sur la dorure et les médailles ; il tours du Bas-Canada et les tories du attache avant tout do l’importance aux Haut Canada, pour prouver quo lui et réalités, ot-adopuis longtemps appris à boh parti étaient les meilleurs amis des juger les hommes publies, non pas sur Canadiens-français.Est-ce une preuve 1 les décorations qu’ils peuvent avoir te- Le vieux brûlot de 1849 a-t-il oublié que rues du roi ou do la reine, mais sur leurs c’est lui qui, à la tête du parti tory, faisait mérites réels.Chez nous, on s’appelle lancer des œufs pourris au gouverneur et tout uniment Blake, Laurier, Mercier, incendier lo parlement à l’occasion d’une Langolicr, comme lo chef du parti libé- demande d’indemnité pour les victimes ral anglais a refusé do so laisser appeler de la guerre civile de 1837, demande à autrement quo M.Gladstone tout court, laquelle il s’opposait de toutes ses forces, co qui no l'empêche pas d’être la plus tandis que l'hon.M.Blake, à la tète dos noble figure de tout l’empire ot peut- I libéraux du Haut-Canada, prêtait main être do toute l'Europe politique.L’a- forto aux libéraux do notre province?niopr instinctif dos tories pour ces dis- I Comment sir John peut-il prétendre en tinelions honorifiques que, du roste,noua I imposer à co point à un public éclairé, ne songeons nullement à déprécier est I aujourd hui que nous avons la prouve trop souvent pour eux uno distraction des efforts qu il a faits an Angleterre, lors qui les empêche de voir au fond des cho- de la rédaction du pacte federal, pour y scs ; nous connaissons des gens que la substituer 1 union législative,a tin do noyer simple vue d’une croix portée en sau- P^us aisément la minorité française du toir dans le cou, d’un bout dt ruban à la Dominion et détruire nos franchises proboutonnière, plonge dans un enthou- I vincialea qui sont la seule protection de siasme ridicule ; cela leur ferait oublier “‘>3 droits les plus sacrés?Comment peut-pèro et mère ; un air John, un sir üoe- I d parler ainsi à la face des consarvati uis ter.un sir Adolphe, peuvent,aux yeux de canadiens français qui ne se gênent pas ces pauvres naïfs, refuser impunément défaire un titre de gloire à Cartier d avoir les actoB de la plus simple justice, se mo- I contrecarre ses ténébreux projets en quer insolemment des Québecquois, par- 1807 ?Pour qui prend-il donc .notre 1er du pont avec l’accont de la plus mor- I population ?Quel dagré de crétinisme dante ironie, pourvu qu’ils agitent gra- lui suppose-t-il donc pour croire qu’ello cieusement dans leurs mains les colifi- » déjà oublié 1885, arec sou agitation iin-chota reçus do la Couronne,comme si ces j menso de deux millions do CanadieiiB-emblêmes de loyauté britannique pou- j français et irlandais qui, sous la direction vaient faire oublier l’intérêt qu’on doit du clergé, sur tous les points du conti-aux affaires do son propre pays.Dans nent ot jusqu’en Angleterre rt en France, lo parti libéral, il faut autre choso pour demandaient inutilement la grâce d’un créer do l’onthousiasmo ; il faut des actes compatriote coupable d’avoir cédé à un qni appellent la confiance ot la gratitude, sentiment inné à sa race, la haine do la des vertus civiques qui stimulent les tyrannie î Sir John a daigne dire qu en hommes de bion.Il y a quolqucs mois, agissant ainsi, nous avions codé à un les citoyens do Québec se réunissaient mouvement bien naturel do sympathie, dans cette mémo enceinte pour rendre J 44 a natural feeling of sympathy.Mais hommage au chef du gouvernement na- alors, pourquoi n’avoir pas tenu compte tiônal de cette province ; on ne voyait J J® oc sentiment si naturel i I oui quoi là, aux tabacs d’honneur, que l’habit noir ft*t-il écouté les ciis sanguinaires do quol-ct la bourgeoise cravate blanche, co qui (luca douzainoa do loges orangiates plu-n’ompêclia pourtant pas l’enthousiasme tot que do légitimes prières / Et cest d’être cette fois de bien meilleur aloi quo homme qui a I audace do venir ici, en devant cette rangée do décorés qui «ont plein Québec, nous parler «le sa sympa-venus, samedi soir,à la Salle do Musique tbie pour notre race, lui qui, forcé d’a-poury figurer comme dos pièces de dé- bandonner ses projets d union législa»i\e, cor, mannequins suporbos et dorés sur travaille aujourd hui à nous jeter dans tranche, mais impénétrables.une fédération impériale qui serait cent Aux yaux des hommes qui pensent, foig Pirü ! “n® nier : le» dèclu- tout ce clinquant no pouvait mall.oureu- rations publiques deM.Daltor McCarthy, son premier lieutenant dans Ontario, son i Bernent cacher la iuo du vide déplorable (le cette fête organisée à grands frais,sous le fallacieux prétexte qu’elle allait avoir les plus bienfaisants effets sur los destinées do cette partio du pays En effofc, tous ceux qui y onb porté la parolo et propro discours au club Saint-George de Londres so nt là pour le confondre.Lo premier ministre a aussi incidemment parlé de la protection, qui, d’après lui, a substitué dos surplus aux déficits dont on attendait au moins uno bonne I des libéraux.On ne saurait justifier plus parole, sir John, sir Iloctor, sir Adol- cyniquemont uno extorsion ; los surplus phe, l’hon.Thos.White, l’hon.M.Co«- fédéraux, déjà dévorés pnr ios frais de ln tigan, s’étalent donné le mot pour ne >r\ d*.rr: : ï!s ov»ît*i«t phra- ses avec soin, de manière à n’y laisser percer aucune lu sur d’espoir, affectant do faire uno grosse atfairo de la discrétion ministérielle, ayant inêuio le soin do dire qu’ils parlaient comme simples députés et non comme membres du gouvernement.Quelle différence, nos adversaires sont enx-mômes forcés de l’admettre, avec la conduito do l’hon.M.Mercier,lorsquo l’an dernier il venait danscette même salle,avant mémo d’avoir pris l’avis g des personnes à consulter, promettre aux citoyens do Québec qu’ils auraient l’exposition, une affaire qui a joté près d’un demi-million parmi notre population ! C’était sa parole do premier ministre qu’il engageait ; cependant il n’hésita pas, parce qu’il s’agissait d’un acte de justice qui nous était refusé depuis plus do dix ans.11 ne manque pas on co moment, à Québec, de conservateurs qui so demandent avec ofiroiàquellobcrration sonton guerre civile, ne sont pas dûs à l’écono mi* daim l’administration, puisquo la deputise tiuguieaco L-i.’ d’iini.cc on armée, mais à un surcroît d’impôts prélevés sur la population entière.Mais co n’était pas là ce qu’on attendait de l’orateur.L’auditoire a été cruellement désappointé • sir John n’a presque pas parlé des questions d’intérêt local.Il s’ecfc ronformé dans la formule ^banale : sous considération, rien do plus.Lo discours de sir Hector a éto une serte do fumisterie lugubre à l’adresse de son collègue le ministre do la Milice.Se mettant lui même hers do concours commo faisant partio de la vieille génération dont l’éloge n’est plus à faire, il a parlé de l’élément dont l’heure est arrivée pour recevoir non pas sa récompense puisqu’il n’a pas encore de passé, mais un encouragement pour l’avenir.Cotte allusion au mouvement organisé pour le supplantera été fort remarquée.Au reste, pas un mot d’éloge pour son collè- gue : un simple espoir de le voir suivre les traces de son père ot bien mériter du parti.Sur les questions du jour, rien,absolument rien.Effet sur los convives: murmures des partisans do sir Adolphe, sourires ironiques des Languviaistcs, au grand amusement des spectateurs libéraux.Sir Adolphe, le héros de la fête, qui avait parlé lo premier, s’était But tout adressé à la galerie, dans uno harangue très longue, dans les doux langues.Rion quo du badinage déplacé.Il raille gaiement sir Hector sur son discours peu compromettant de jeudi soir et espère que le premier ministre trouvera le moyen d’iuiiter ce tour de force ot de parler beaucoup du pont et dos steamers sans kiiîïcr échüîirsr nromnino iinnru* donto.Sur un point, il fait un léger correctif au projet do souscription des clio-mius do fer émis par sir Hector, eu disant quo 1’Intercolonial, propriété dr gouvernement, devrait «tru ajouté à la listo de souscripteurs ;on a beaucoup remarqué cette malice à l’adresse de son collègue.Au reste,sir Adolphe affecte de parler de tout cela commo simple député du comté de Québec,et termine par une allusion cynique à saréélection, en déclarant avec ur.e emphase qu’il cherche à rendre comique, qu’on faisant pendro Riel, il a risqué bu popularité pour sauver sa nationalité.On peut se figurer le désappointement causé par co discours, qui devait •tre lo grand morceau do la circonstance.L’hon.Thomas White a affecté de saluer le retour du district de Québec au bercail conservateur ot de voir dans cette démonstration la réhabilitation de ses doux collègues do Québec et la transformation do notre population libérale en uno majorité conservatrice.Eh bien, nous avions jusqu’ici pris M.White pour le plus intelligent du cabinet,mais, après son di&cours de samedi, il risque de passer pour le plus nigaud.Comment a-t-il pu prendre pour une réhabilition une démonstration dont les organisateurs ont pris eux-mêmes la poino d'expliquer dans leurs journaux l'objet tout intéressé et qui avait sa raison d’ëtro à cette époque do réveil ot d* progrès où il convenait de mettre lo gouvernement fédéral en demoure do faire sa part ?N'en déplaise à M.White, l’opinion est encore la même ici que le soir du 10 novembre, lorsquo 20,000 patriotes so réunissaient sur la place Jacques-Cartier pour protester contro l’exécution do Riel.}Aux yeux de notre population, ceux qui ont sacrifié notre nationalité ne sont encore que des misérables.Mais ils ont gagné un nouveau terme àe pouvoir; les intérêts publics sont sous leur contrôle, et comme noua sommes ou dehors de» périodes électorales, nous acceptons le fait accompli en ltonunes pratiques.Voilà pourquoi l’intérêt général a fait taire l’animosité politique chez nous.M.White, qui est do Montréal, doit savoir que les partis no disparaissent paa pour tout cela.Au lieu de dénoncer ios ministres.que la majorité du Dominion noos a imposés, avec la même virulence qu’il y a deux ans, lorsqu’ils étaient obligés de se faire escorter par la police dans les rues de Québec, nous avons adopté une attitude passive, parce que leu»s rares partisans prétendaient les gagnera la cause du district de Québec en les festoyant.Si nous avions cherché k entraver le succès de ces démonstrations, nos advcrsuircs, nos amis même, seraient en droit de noua rendre responsable do 1 échec que nous venons do subir tous ensemble.On nous accuserait d’avoir encore, par partuaannerie outrée, nui à la cause commune.Voilà pourquoi nous avons jeté mu-montanoment un voilo sur le hideux passé de ces ministres indignes et incapables.Nous répondions, en agissant ainsi,à un profond sentiment public, partagé par nos amis, dont plus d’un, Apres oA.ûà «voir consulté, ?>?!• «»«* ban- quet do «umeüi atin u entendre uu leurs propres oreilles ce qu’il fallait attendre do l’esprit do justice des ministres fédéraux.Ceux-ci sont venus se moquer de la population do Qrébecà sa face mémo ; mais cela ne nous fuit aucunement regretter notre attitude, car noui Bavons qu’en tout cria lo plu» mystifié n’est pas colui qu'on pense.L’impression qui reste do ces doux démonstrations, c’csb que, dans l’opinion mémo de conservateurs importants, elles sont désastreuses pour lour parti dans le district de Québec.Au point de vue du parti, noua noua en réjoui rion» ni d’important» intérêt?, communs à tous nos concitoyens, libéraux comme conservateurs, n'en souffraient cruellement.ACTUALITES Nous apprenons la réélection de .los.Lavorgne, dcr.avocat et M.P., a la maire d’Arthabaaka\iUe.Nos félicitations.Ont aussi été élus maires ; Nuz.Dion, écr.St Christophe ; Jules Iloude, écr.Stanfuld ; Joseph Brisotte, écr.Princoville ; Landry Uheau, écr.Victori'Avillo ; Nap.Parent, écr.,St Louis do Blandford.Notre ami M.Auguste Tessier, avocat, vient d’être, pour lu huitième fois, unanimement réélu maire do la paroisse do Kiniouski.Nos félicitations.ni.n W •• V f Il y a eu 19 élections fédérales depuis la dernière session : Bruco-Est, Victoria-Sud, Riatigou-Digby, TV'ofrnw-Snïi.Charlevoix.Bruce-Ouest, Colchester, Cumberland, H aid irnand, Victoria, N.B., Yarmouth, N.E., Sholbourne, N.E., Northumbor-land-Est, Dorchester, Queen, Victoria, C, A.Carleton et Ifalton.Voici quelle est la représentation à la Chambre des Communes eu Angleterre .Membres Population Angleterre et Pays de < iules.Irlande.Eco&be.Total.495 103 72 27,132,440 4,902,693 3,866,521 070 35,961,063 Nous regrettons d’avoir à annoncer que l lion.sénatour Pelletier est gravement indisposé depuis quelques jouis.Nos confrères bleus de Québec no peuvent s'empêcher do donner libre cours à la mauvaise humeur causée par le fiasco do jeudi.Les deux entrefilets suivants, traduits du Chronicle de samedi, confirment absolument ce que nous avons dit nous-mêmes.Lo premier est uno réponse détournée, mais explicite, à l'insultante déclaration do sir Hector ail sujut du pont : “ On achève de construire,dit le Chro-nide, le pont do la rivière St Jean à Ere* derickton, N.B.; cest le gouceniement du Dominion qui fournit les fonds pour cette construction, et l'ingénieur du gouvernement, qui a fait ces jours-ci l’inspection des travaux, a exprimé sa satisfaction de leur rapide avancement.Lo pont n’est qu’à 80 milles environ, en remontant la rivière St Jeau, du pont “ cantilever ” récemment terminé à St Jean, encore un pont qui vient d'etre construit, à même Vtrqent du Dominion.Le pont de NY Jean est beaucoup plus employé qu'on ne s'y attendait, et promet de donner dejjrands profits." Et plus loin, à propos de la démonstration du club des jeunes conservateurs : “ Sir Hector n’a jamais^ mieux parlé, mais il a fait bien trop de réserves sur la question du pont et d user rice maritime pour avoir répondu au sentiment publie.Il s’est arrangé do manière a il’engager en rien le gouvernement.IjO pont, nous pouvons le bâtir à nos dépens, si le cœur nous en dit ; D youxernement n' y fera pas objection.Eh bien, nous savions déjà cela.Sir Hector n’a rien dit non plus do bien encourageant à propos d’un meilleur service de paquebots-poste.Il a été très sucré là-drssua, mai» Il faudra qu’il change d’idée sijious devons espérer quelque chose de réel.” Il reste encore oinq sièges vacants aux Communes : Kent, Ont.Glengwy, Ont.Prince Edouard, Ont.Juliette, Q.Russell, Ont.Il est possible cependant que co résultat soit modifié, car lus jugements annulant les électiono do Prince Edouard, Russell et Glengarry seront soumis b» semaine prochaine à la Cour Suprême.Au carnaval do l'an dernier, son épouse a été tuée par un projectile do fer échappé d’une pièoo pyrotochniquo pendant l’assaut du palais do glaco.M.Forget tient la corporation responsable de ce fatal accident.M.L.(J.Houle, avocat de Victoria-ville, vient d’être nommé réviseur des listes électorales en remplacement do M.Dargis, décédé.Vendredi, lo morcuro est descendu 33® au-dessous do zéro à Montréal.a Mgr Gravel, évêquo de Nicolct, cat do retour do Rome.Sa santé est excellente.Le Courrier du Canada no contest j pas quo les discours des ministres fédéraux à la démonstration de jeudi soir étaient décevants.Il dit seulement quo sir Hector ne no1.*vuit îndiacrot.Allons donc ! c’était là un excès do discrétion.À qui fera-t-on croire quo sir Hector n'aurait pas pu so faire autoriser par scs collègues à annoncer au moins uno seule bonne nouvelle à s os concitoyens ?Est-ce quo l'hon.M.Mercier, à poino arrivé au pouvoir, ne s’est pas empressé do venir au même endroit annoncer, mémo avant do consulter lo conseil d’agriculture,que Québec aurait cctto fois l’ex-posilicn provinciale i Et n'a-t-il pas réussi à racheter noblement sa purolo ?Quel rôle inférieur joue donc sir Hector à Ottawa pour aveir ainsi la bouche cousue ?Il est vraiment curioux do voir les organes bleus réclamer M.Chouinard, le nouveau député national de Dorchester, comme un des lours.C’est jeudi do la semaine prochaine qu’aura lieu la rentrée dos chambres fédérales.La presse bleue ne semble attacher aucune importance & la démission do l’hon.M.Lavallée commo conseiller législatif.Elle no semble pas se douter que, du moment qu’il donnait formelle meut sa démission, son siège est devenu vacant, et qu'il nu lui sulliimit pas d'une lettre uu lieutenant-gouverneur pour en reprendre possession.On devrait pourtant savoir quo*c’osb le lieutenant-gouverneur en conseil qui décide en pareille matière.Personnu ne peut prétendre quo M.Lavallée, s’étant démis formellement, a le pouvoir do se renommer do nouveau.On conçoit quo,dans la précipitation do notre compte rendu du bal de Bon Honneur le lieutenant gouverneur Angora, quelques erreurs se tuienfc fatalement glissées.Aiiibi dans la liât o du quadrille d'iiou-nour, le nom du Mme Colin Su well n été émis par inadvertance : Mme Seweil dansait avec Son Honneur le juge Ca-sault.Noua devons aussi, en toute justice, reconnaître d’une manière particulière la façon courtoise et digne avec laquelle M.lo,capitaine Bhoppard, uide-de-camp du gouverneur, a conduit toute l'organisation do cctto brillante uflairo.Dans son discours à la démonstration ._ _ conservât! ico Je jeudi toir, M.Cornel- «niitniiro, on y et.pjro quo quand lier s’est répandu en invectives contre nés allié» los conservateurs nationaux.M.Cornellier a oublié qu’en septembre 1877 la Minerve, son évangile politique, exprimait l’opinion suivante : *• Prétendre que les conservateurs du Bas-Canada no doivent jamais s’allier aux libéraux du Bas-Canada c'est de l’esprit do parti qui touche à la cotono ; c’est un siiuplo entêtement, condamné par le public, odieux surtout à notre honnête et paisible population, et si lu parti con-sorvatoui portait sur son programme *' pas d’ontento ot pas d’union ” lo peuple briserait co parti comme un vaso condamné.” »»“» là la plus bulle justification ûo la* MwJii.' tours-nationaux ?.'*•!« »*»f n W — ».%» k.fl.• i' On lit dans lo Caii(*dien de i'iunedi matin • 41 L’hon.Henry Starnes, conseiller législatif, est gravement indisposé à sa résidence à Montréal.Les journaux invités à ae faire représenter au banquet do co soir sont le Gancufitfu, la Minerve, lo Monde, la Presse, lo Courrier du Canada, la Ca'.ette d* Montréal, l'Empire de Toronto, le Journal dos Trois liieières, lo Morning Chro• niclt ot V Evénement J’ Nous no voyons pas sur cette liste le Joumol do Québec ni le Quotidien de Lévis.Le reporter chargé de représenter cotte dernière feuille à la démonstration des jeunes conservateurs en l’honneur do sir Hector s’est même pUint de s’être vu refuser accès à la table des journalistes.Lo public se demundo avec intérêt quelle peut êtro la cause de ces répudiations publiques.Un M.Forget a intenté à la ([corporation de Montréal une action de 625,000 de dommages-intérêts pour la cause suivante : joints, ” vous afiiruioz ou vous essayez le fairo croire au public : lo Que j’aurais reçu à titre d’arréragea de taxes une soramo do neuf cont mille piastres pour le compte du gouvernement local ; 2o Que je n’aurais pas rendu compte do co montant au Trésorier ; 3o Que co montant serait encore cous mon contrôle dans quelque banque et porterait à mon profit un intérêt do deux mille six cents piastres par mois ; 4o Quo j’occupuraia à l’égard du trésorier et du gouvernement une position anormale et inconstitutionnelle.i'ennettez-moi, pour l'information do vos lecteur», d’atlirmer dans vos colonnes .lo Quo je n’ai pas reçu £900,000.00 d’arrérages de taxes, ni rien d’approchant ; 2o Que j’ai rendu compte do toute ma collection à l'honorable Trésorier î 3o Ouo i ai versé dans le Trésor, ot cela depuis longtemps, tout le produit de ma collection ; 4o Que ma position à l’égard du gnu-vernenemont n’est pas différente de celle de l'hon.M.Lacoste, qui a agi comme avocat houh le ministère Chnpleai),«t qui a rendu compto moins promptement que moi de sa collection.le demeure, N otre obéissant servDour, C.He a un oi.k il.Montréal, 10 février 1888.Le gouvernement fédéral a accordé $20,000 de dommages à McNamea, de Montréal, pour 1a résiliation de son contrat concernant la construction d’une cale sèche à la Colombie Britannique.Nous saluons avec plaisir le retour à Québec de nos jeunes amis, messieurs Edmond Paré ot Ludovic Brunet, avocats, qui sont revenus d’Europe samedi matin.Nos délicieuses Lettres de Caris, toujours si instructives, ni originale», si vraie» de forme et d'appréciation, no viendront plu», pour quelque temps du moins— prendre dan» nos colonnes leur place accoutumée ; les gourmets de notre littérature feront curêmo.à moins quo M.Paré veuille bien sc souvenir et nous fuiio part da ses impressions de voyage, pour lesquelles notre journal est cordialement mis à nu disposition.Nous 1e remercions tu notre nom comme au nom Je nos lecteurs et espérons qu'il no laissera paa se rouiller à Québec la plume qu'il a si vaillamment maniée on voyage.Sir John A.Macdonald et Sir A.P.Caron sont allés, hier après-midi,[rendre visite à sir N.F.Üclleau,qui, nous nommes heureux de lo dire, va de mieux on mieux.A son passage à Boston, en route peur New-York, M'»r O'Brien, archevêque d'Halifax, n'a pu échapper à l'inévitable reporter.En répomo à ses questions.Imminent prélat u déclaré que les Canadiens ne faisaient (pie protéger leurs droits par leur attitude sur la question des pêcheries.*' Les Etats-Unis, dit Sa Grandeur, ont voulu nous en imposer ; leurH pêcheur» ne devraient pas être tolérés dans nos eaux sans compensation.Je crois que le commerce devrait dre libre entre les produces maritimes rt les Etats-Unis." I! a ajouté à propos do l'annexion : '* Le seul avantage (pii pourrait résulter du l'annexion serait l'établissement, do meilleures relation» commornialus.Le véritable sentiment public à la Nouvelle-Ecosse n’est pas pour l'annexion.Au notre pays xera plu» puissant nous pourrons nous annexer quelque» parties de» Etats Uni»,les Etats Maritimes de la Nouvelle-Angleterre, par exemple.” 8a Grandeur a ajouté qu'avant son retour à Halifax, Elle irait a Washington voir sir Charles Tupper r.u aujet uo la question des pêcheries.On croit généralement en Europe que lo papo a cousant i à intervenir dans les affaire» d’Irlande, sur lesquelles il est maintenant suffisamment renseigné,grâce aux rapports do Mgr l'ersico.Lo sens do son intervention consisterait dans la recommandation de l’adoption partielle du plan do M.Gladstone.Il approuvo- } ndi MÎlifti Î* Ô4Ïj«CM**Cn i l'Ifedc d’vu-législature locale, postéuaiu.de» pouvoirs moindres que ceux qui lui étaient assignés par le chef libéral de l’Angleterre.De plus, l'Irlande continuerait à êtro représentée dans le parleniont impérial.D’après la Pall Mall Gazelle, le clergé anglican ot les ministres des différentes églises protestantes d’Angleterre font circuler actuellement uno roquèto qui sera prochainement soumise à la reinê, au premier ministre et nu chef du Foreign Office, pour protestor contre le rétablissement de» relations diplomatiques directes entro lo gouvernement britannique et le Vatican, aussi bien que contro la mission récemment confiée au duc de Noifuik.Sir John A.Muodonuld tst retourné a Ottawa, hier l’après-midi, par voie du C.P.R.Aujourd’hui Sou Honneur lu lioutc-nant-gouvemuur Angers visitera U couvent do Bellevue, où l’attend uno réception magnifique.Une dépêche spéciale nous apprend que M.NV.11.Korr, célèbre avocat do Montréal, est mort hier l'après-midi, d'une inflammation de poumons, après une courte maladie.Los funérailles auront lieu demain, mardi, à Montréal.Ce soir,à l'Académio do Musique,troisième et dernière soirée dansante des Quebec assemblies.Du 4 à fî h.cet après-midi, des membre» du comité d'organisation Feront au St Louis et pourront procuror de» billet» à ceux qui en feront demande.Echos du hauquut Caron ; ht presse, k part quelques exceptions privilégiées, n’avait pas accès auprès des potentats fidérujx, samedi soir.Co n'cat qu’aprèu bien des sollicitations et d«» pourparlers qu’un représentant de notre journal a pu s’introduire dans le sanctum sancU>ruuv ut entendre la parole des ministres.C’est ainsi q«»u lo» tories de Québec comprennent le rospoct du public et le» franchises do la presne.Noue leur rappellerons eu procédé délicat en temps et lieu.Autre détail : Lo toast à la presse, inscrit au programme 'dfiriel, a été remplacé, au dernier moment, par un toast à M.loin.Chase Casgrain, l’homme au 7io surrender.Vu que nous étions chez (les adversaires et quo, par cotisé-qaent, notre opinion pourrait parnftro suspecte, nous demanderons nu rédacteur du Courrier du Canada, qui était présent, co qu’il ponso do cette intelligente substitution.M.Pilon, député du comté do JUgot ô la Uiriftlahnrn nrovincinlo.vient d’êtro élu, j/vUr i.cv.ir.r.’n*: iv:z, •:¦>•••'« J« Eplirem d’Cpton.Dit une dépêche spéciale : L’élection du Portage-Lnprairie passionne l'opinion à NVinnipcg.L lion.M.Prondergast sera élu.Jusqu'au premier février courant,plu» de 6 million» de minota de blé ont été expédiés du Manitoba otdu Nord-Ouest.M.Beausoleil, député de Berthieraux Communes, a adressé h La Miner ce la lettre quo voici : A M.le directeur do 1* Minerve, Monsieur, Dans un article publié co matin sous lo titre do *4 Deux trésoriers non con- Proffpcrite La fabrique do l’égliso 8t .lean, pour no compter que deux ans d’existence, n’en est pas moins uno des plus prospère».La première annéo, scs affairossu soldaient avec un surplus do $1,200 (X).L’an dernier, lo surplus s’élevait a 82,500.00.L'an dernior, los quêtes appartenant à la fabri.^uo ont produit $1,600.00 ot colles qui ont été consacrées à des oiu-vre» oxternos ont donné la jolie scrara î de $800.00. L UïCTEÜK FEUILLETON DE L'ELECTEUR LA BRESILIENNE Il fallait so hàtor de battre lo fer chaud.Lo lendemain matin M, de Sorgy recovait la lottro par laquollo M.do Maugiron rèoliicitait de lui rhonncur d’un entretien.M.do fcior-gy lui donna rendez-vous pour le jour suivant dans la soirée.Maugiron présenta dans les règles sa demando ofTiciello de la main do Lucie, et il lut écouté avec bienveillance.Mais la demande, il faut le dire, tourna vite à la conversation d'affaires.On parla surtout do la grande combinaison financière, et on convint tout d'abord qu’elle était admirable et que ce serait une mino d’or.Pour dépouiller io dialogue qui s’engagea à ce sujet des artifices et des fieurs de la réthoriquo spéciale, dison» simplement que Maugiron lit à M.de Sorgy la proposition que voici: Les banquiers amis, pour no pas perdre de temps, avanceraient, garantis par l’aliénation projetée des biens en terro do Lucio, deux millions cinq cont mille francs; sur lesquels lo gendre prêterait un million à son beau-père.M.de ^erg}’ y ajouterait sur scs propres fonds cinq cent millo francs; et les irois[miIlions unis auraient dans la grande affair* uno nart qui les doublerait immanquablement oii Jeux ans et les décuplerait en dix.Nous avons lo regret d’ajoutér quo la question do ces chances magnifiques fut beaucoup plus agitée dans cetio causerie intime que cello du bonheur do Lucie.Maugiron, invité pour le lendemain a venir diner on iamillo, fut, a tablo, à la droite do Balda, et à la gauche do Lucie.Il causa avec beaucoup d’esprit ot d'ontrain, il fut très attentif ot très gracieux pour Balda.Il so relira vers dix heure» et demie : Balda était là, depuis quelques instants chez ello.Il se pansa alors dansjlo salon une petite scène, rapide et terrible comme un coup do foudre.M.do Sorgy fit un pas vers la porte pour sortir.Lucien vint lui serrei la main, et Lucie lui présenta ton front à baiser.i k—Vous avez va M.de -Maugiron, ma chère Lucie, dit M.deSergyà sa fillo.Il m’a demandé voire main, hier.Lucie tressaillit, puis demeura immobile et altérée.Lucien lui-mème resta une xainute avant de pouvoir dire : —Vous avez répondu non, n’est-co pas, mon pèro ?—Jo n’ai répondu ni oui, ni oui.—Mais, reprit Lucien, cette demando ne peut pas ètro sérieuse.Vous savez, mon père, tout co qu’on dit do M.do Maugiron ?— Oh ! quant à cela, mon tils, on en dit tout autant do moi.Et jo pente, Lucien, quo vous n’en honores pas moins votre père.Ià-dessus, M.do Scrgy, qui était arrivé près do 1a porte, sortit, XVI Les auxiliaires.— L'enfant Lorsquo M.do Sergy fut parti, Lucio eo laissa tombor sur un fauteuil, comme anéantie.Elle était d’une naturo énergique et tièro, ot, quand ello so croyait dans lejusto et dans le vrai, ii v avait en olle un resaori quo rien ne faisait plier.Mais, précisément pout-ètro, parco quVdo sentait combien urour cenvecir ^ ce* deux fio*.Leur capacité d'exten-*ion e>t de 40 pied» chique, en faisant ainsi un des plu* beaux postes de commerc* eur 1a rue St Jean, possédant actes le* ameliorations modernes, avec une façade de 40 sur 45 pied*.S’adre.'wcr à r.H.O'REGAN, SI, rue Ste Genevieve.Cap.Ou ik A.Tremblay, Notaire.* rue St Jean1 24 janvier 1SS3.—liu.Traverse de Quebec et Levis 4 •— — ^ 1 • •.é% a 1 Ai '« •• • V CIDRE DE POMMES b-.j .y, - U-Z*KT r*r- A TANT JUSTEMENT REÇU D’ONTARIO MON •fock d hi\er de CIDRE DE POSIES DOUX ET PURIFIR ’informe me* patron* et le public que je pui* lètii ournir crt article délicie'ix au ba* prix de #1.25 la oueaiae.Diacompto ordinaire p
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