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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
mardi 21 février 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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  • Soleil
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L'électeur, 1888-02-21, Collections de BAnQ.

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Edition QUEBEC, MARDI, 21 FEVRIER 1888 80 année.No 189 i>RlX liE L’AB' iNNKMENT sotnoN qjon ski JJa .JJ! .JO L’abonofineut est tirloteineot payable cI'atadc* auraient 11 wr* de Ü par an «umojt fisBttWADAma ad «••••••••••••••••• * * ».$0 60 mois.*.0 25 dl l'abonnement u'cat pas payé d'âranco, Il sers de par an.JOURNAL DU MATIN TARIF DES ANNONCE ornière livertlo».utroi inertioua al publié tou» les Jou .ota fois par semaine.dix folqtor semaine.'Isde u iwanre, mariage ou décès.«.Les annoncée suivantes seront Insérées po ur un -In le mot .—Demande d'emploi—Demandes de l>o tiquoaou employ le—Annoncée pour chambres ou «iru—Annonces d'objets perdu* ou trouvés Toutes le.’trfa, etc., concernant l'admlnlstratioti vront Ctre «dremtées & Hillrau & Cil Dura» Klictiuü 111, Côto Lamontagne, et toutes I ttre* once ruant la rédaction & K.k.nmt Vxüivo Dirjj e U Tédactloo BELLEAU & CIE, administrateurs, BUREAUX : 111, Cote Lamontagne, Basso-Vlllo, Quebec.ERNEST* PAOAUD, Rodactour on-cho QUEBEC, 21 FEVRIER 1888 ) >OlVlM,î, ETUDE Slllt LA * QUESTION lit JOUR La quoation immense soulevée par lo nouveau traité qui vient d'être signé à Washington n’est pas de celles qu’on peut traiter dans un seul article.Nous avons donné hier les grandes lignes de ce débat, cité le^ texte même àes traités et fait voir en quoi consistent les concessions que les représentants an-¦dani et canadiens ont laites aux diplomates américains.Co quo demande sans doute lo lecteur maintenant, c’est un précis plus complet qui lui permette d’embrasser d'ensemble,d’un coup-d œil, cet imbroglio des pêcheries qui vient de se dénouer d’uno manière ni désavantageuse pour lo Canada.Nous allons faire notre possible pour satisfaire cette légitime curiosité.Ajoutora que le rapide historique qui va suivre est absolument impartial : c’est celui qui a servi de i»8e aux plaidoyers de Sir John devant la conférence do Washington eu 1871, de Thon.Geo.Brown devant la commission de Washington en 1874, de MM.Dontro et Thompson devant les arbitres à Halifax en 1877, et du présent gouvernement fédéral dans la correspondance qui a précédé la récente convention de Washington.La question remonte à la séparation des Etats-Unis do l’Angleterre.Parle traité de Paris le 3 septembre 1783, les Etats-Unis se tirent concéder lo droit de pèche dans le golfe St Laurent, ainsi que le droit d’atterrir sur les points inhabités du littoral, mais ce dernier privilège devait dispnraitre peu à peu, à mesure que les cotes se peupleraient.La guerro de 1812 ayant invalidé ce traité, et les Américains persistant à convoiter l’usage de nos pêcheries, on chercha à renouveler le traité ; mais les commissaires réunis à G and pour dresser un traité do paix durent abandonner la partie, cl le traité de Gand fut signé le 24 décembre 1814 sans faire aucune mention des pêcheries.Les commissaires nommés par les deux pays ho réunireut à Londres et passeront le 20 octobre 1818 la convention dont nous avons cité _hier l’article principal, concédant aux Américains le droit de pêche à trois milles au large des côtes canadiennes, et interdisant l'accès des porte canadiens à leurs vaisseaux do pêche excepté dans les cas d urgence, comme pour fuir la tempête, réparer leurs avaries, prendre du bois et de l'eau.Les choses restèrent en cct état jusqu en 1847, époque h laquelle les Canadiens tirent requêtes sur requêtes pour demander un traité de réciprocité.Peux ans après, les autorités impériales se décidèrent à entamer des négociations en ce sens, ot lo 5 juin 1854, Lord Elgin signait à Washington un traité de réciprocité par lequel on reconnaissait de part et d’autre _ que la liberté d’accès à nos pêcheries méritait, comme équivalent, la liberté du commerce général en’ tro lo Canada et I03 Etats-Unis.Lc3 Etats*L nia ayant décidé de ne pas renouveler ce traité on 1880, les pêcheries retombèrent par le fait mémo sous le coup du traité do 1818.Comme adoucissement aux rigueurs cîe ce régime auquel on s’était déshabitué, les autorités canadiennes essayèrent du système dos licences, mais sans effet ; les péchoun américains se passèrent du permis etcontinuèrcnt àprendrj du pois-sou dans les eaux canadiennes.Le 8 mai 1871, les plénipotentiaires anglais, lord do Grey, sir Stafford Northcotc, sir Edward Thornton, sir John A.Macdonald ot M.Montague Ber- Yukon, Porcukine et Stikine où le Canada possédait déjà ce droit on vertu d’un traité passé par la Russie.Enfin, il y avait si pou de compensation en notre faveur que les Américains concontirent ii ajoutor l’entrée en franchise) du poisson canadien sur leurs marchés, ce qui n’était encoro qu’une compensation insuffisante, puisquo les arbitres do Halifax devaient, par la suite, y ajouter encore, do ce chef, une somme assez, ronde que les Etats Unis ont été forcés do payer au Canada.On constate en ce moment un drôle de phénomène.Les principaux organes du gouvernement fédéral, qui ne savent trop comment prendre le désastreux échec de leurs chefs à Washington, ont imaginé, pour détourner l’attention publique, de chanter à tuo-têto les louanges du traité do 1871.C’est comme s’ils disaient : Nous venons do nous faire rouler proprement par les diplomates américains, mais en 1871 ils nous avaient simplement blagués.Libre à ces messieurs do s’enorgueillir de la convention du 8 mai 1871; si leur parti n’a’pnsd'autre titre d’habileté diplomatique, il est à plaindre.Nous venons do faire connaître îa substance do ce traité, et l’on a pu voir quo sir John n'avait arraché aux Américaine que des concessions bien inégales en comparaison de ce qu’il leur livrait.La vérité historique, c’est (pie le gouvernement libéral de M.McKenzie, à peine arrivé au pouvoir, reprenait l'œuvre informe de ses prédécesseurs pour en tirer quolqve chose de substantiel ; comprenant l’inanitédes prétendues compensations obtenues par Sir John, il ouvrait de nouvelles négociation» avec Washington.En 1874, l'hon.Geo.Brown, do concert avec sir Edouard Thornton, obtenait du gouvernement américain un traité provisoire vingt fois supérieur à celui de 1871, embrassant tous les intérêts des pêcheries, du commerce et do la navigation.Malheureusement, le sénat américain refusa do sanctionner cot acte, qui néanmoins mit ou lumière les prétentions canadiennes et contribua notablement à préparer l’houreux dénouement do l’arbitrage 1877.C’est dans les débats do ce mémorable procès qu’éclata l’inégalité des concessions stipulées de part et d’autres au traité do 1871.Les habiles avocats du gouvernement libéral d’alors, MM.Dou-tre, do Montréal, Thompson, do Saint Jean, N.B., Davies, de T Ile du Prince-Edouard, ot Weatherbe, de Halifax, firent valoir arec tant do force la cause du Canada que les arbitres décidèrent sans hésiter quo l’unique compensation donnée au Canada, l’entrée en franchise du poisson, valait un demi-million de moins par annéo que le droit de pêche cédé aux Américains.Ils adjugèrent 85,500,000 à la charge du gouvernement américain.C’étsit là le plus clair prolit tiré du traité de 1871.et puisque nos adversaires cherchent à faire du capital politique dans un moment où ils devraient plutôt ho cacher de honte, il ost bon do leur dire «pie ce qu’il y a eu de bon pour e Canada dans la première convention de Washington, c’est le parti libéral qui l’a obtenu.Pour reprendre notre récit, lo traité do 1871 eipirait on 1883 ; sir John, revenu au pouvoir depuis 1878, no fit aucune démarche pour lo ronouvoler ; les Etats-Unis proposèrent un répit de deux ans, mais en 18S5, rien cncoro n’avait été' fait, et les pêcheries canadiennes retombèrent une seconde fois scus lo régime rigoureux du traité do 1818, c’est-à-dire que co fut le renouvellement de toutes les chicanes, avec un surcroît do procédés vexatoircs.Au lieu de commencer par où il a fallu finir et do faire nard signèrent qu'on est convenu î nommer uvk ceMe opaque h* commÎHMÎon j d appeler le traité de Washington, par lequel l’affairo.do 1’Alabama ot colle des pêcheries furent réglée» du même coup.Gu pourvut à la fois à la formation do deux commissions d’arbitrago, l’une qui siégea à Genève en 1872 et accorda un dédommagement de 15 millions quo l’Angleterre so vit forcée do payer aux lEtata Unis ; l’autre qui siégea à Halifax [en 1877.On a surfait à plaisir les avantages que le Canada devait retirer du traité do Washington, qui cependar.t'était de cent pour cent plus équitable que la convention partiale qui vient d’être signée sous protêt par air Charles Tupper.Lo traité do 1871 était en apparence équilibré et bilatéral, mais on apparence seulement.Le Canada ouvrait &es pêcheries aux Américains, lea Etats-Unis ouvraient leurs pêcheries aux Caria-liens; mais où étaient les pêcheries américaines ot pouvaient-elles dan» tous les Pis être comparées aux nôtres^?Lo Canada ouvrait lo Saint-Laurent aux Amé-icains, ot ceux ci cédaient aux Causions la libre navigation des rivières qui devait être envoyée à Washington on 1887, le gouvernement tit saisir et confisquer lea vaisseaux américains, au point de provoquer une véritable tempête au soin mémo du congrès américain, c’est-à-diro d’indisposor dea gens avec qui on allait être obligé d’avoir des relations diplomatiques.Et à quoi ont abouti ces préparatifs belliqueux, toutes ces llamboyantes circulaires et cos longs réquisitoires du prolifique ministre do la Marine et des Pêcheries, tous les solennels avertissements qu’il faisait signifier aux capitaines des schooners américains par les importants marins d’oau douce de sa tloUe ?A une redition complète.D'après ce qu’on connaît jusqu’ici du traité que sir Charles vient de signer avec tant de répugnance, les commissaires chargés de nos intérêts ont cédé aux Américains : lo Lo droit d’atterrir ot de commercer clans les ports canadiens ; 2o Le droit d’entrer dans les ports canadiens pour tout objet quelconque, excepté pour acheter la bouetto ; 3o Le droit de transborder le» cargaisons de poissons ; 4o Lo droit do recruter leurs équipa* ges ; 5o L’abolition de toute pénalité pour vente do bouetto aux pêcheur» américains : Oo L’abrogation virtuelle du traité do 1818 quant aux pêcheries et la reconnaissance pleine et entière du droit de commerce depuis si longtemps convoité par les Américains ; 7o Lo désistement de la théorie des lignes de promontoire comme base de la iiimiu de trois milles astuguuu aux pêcheurs américains.Or, nous avons sous le» yeux toute la volumineuse correspondance éd attgéo outre les trois gouvernements anglais, américain et canadien, et nous affirmons qu’il n’y a pas une lettre, pas une ligue portant la signature des autorités canadiennes qui ne condamne chacune des concessions que nous venons d’énumé-rcr.Nous mettons les organes du gouvernement au défi de nous citer lin mot de la correspondance officiello de leurs chefs en faveur d'aucun do ces désistements.Au contraire, nous pourrions citer des pages du verbeux M.Foster désavouant avec énergie tout compromis.Dans une lettre du 14 juin 1883, Lord Lansdon no, parlant au nom du cabinet fédéral, écrit entre autres choses : .14 (Le rapport de mes ministres) fait aussi clairement voir quo, la convention (de 1818) ayant été remiso en vigueur, non par l’acte du Dominion, mais par l’acte des Etats-Unis, le gouvernement de ce pays no saurait logiquement,sans faillir à se* devoirs, ali.-m-donner ni suspendre un seut des privilèges que ce traité garantit a son peuple.” (No 1)4 de la correspondance, Gouverneur-général nu comte Granville.) Dans un rapport do comité du Conseil Exécutif, approuvé le 1er février 1887 par S.Exc.lo gouverneur général en conseil, on trouve à presque chaque phrase des déclarations aussi formelles que celles ci.A propos des prétentions américaines sur lo droit d’entrée dans les baies : “Souscrire à cette théorie serait CAI'ITU-i.ku sur des droits do pêche qui ont toujours été regardés comme la propriété exclusive du Canada.KL plus loin, dans lo même rapport, les ministres s’insurgent en ces ternies contre lu seule idée do céder le droit de commerce aux vaisseaux de pêche anié-caiii8 : 44 Une telle capitulation de fa part du Canada impliquerait l’abandon d une riche portion do l'héritage national du pouple canadien, qui se soulèverait certainement contre les mandataires coupables qui sacrifieraient ainsi lo pro-cieux dépôt confié ù leurs soins.” De quelle grâce nos adversaires, comme le Canadien d’hier par exemple, nous reprochent-ils de porter un jugement de partisan lorsqRempruntant les paroles même du fgouvornement fédéral, nous appelons capitulation le» concessions que les commissaires chargés de représenter le Canada sc sont laissé imposer par les diplomates de Washington ?LE LIVRE UE ROM *ARIU Le pape intervient pour en cm-perlier une fausse interpretation Lo public a été témoin do tous les of-forts que la prosso bleue a fait» pendant quelques semaines jour exploiter contre lo j>arti libéral canadien ce livre d’un religieux espagnol : “ Lo libéralismo est un péché.” Le Journal de Trois-liicicres, la Mi- * ^ f J .V / * •t* i|7ptirM 4 #• • entr’autros, ont entassé colonnes sur colonnes peur démontrer que notre parti était condamné, d’autant plus condamné que le St Père avait approuvé avec éloge lo livre on question.Nous nous sommes hâté de rappeler la décision du souverain Pontife, en 1881, déclarant qu’il.» font mal ceux qui condamnent notre parti libéral.Puis, nous avons aussi protesté contre cette odiouso exploitation de principe», contre cette manie ae travestir le titre d’un livre [approuvé par le pape en un cri do guerre contre un parti politique.44 Tout ae résume ici, disions-nous alors, à une question d’application.La thèse de Doin Barda est Correcte, mais «eulement pour co qui concern* des erreurs sociales et religiouaes.Or, on sait bien que ces eirours, pour pou qu’il en existe chez neus, ont leurs ramifications dans les doux partis, indifféremment.Il no faut pas confondre lo libéralisme catholique avec le libéralismo politique ; ce sont deux choses bien différentes, ot la prouro, c'est qu’il y a do la libre-pensée et de l'indifférentisme dans les deux partis, indépendamment do toutes distinctions politiques.Pour un libé-fal qu’on pourrait nous citer comme un esprit fort, nous [pourrions citer deux conservateurs professant les mêmes erreur».Mais lo nombre do cos dissident» J est si petit qu’on se les montre du doigt.' lis détonnent telleuieut au sein de notre société qu’ils forment uno infime minorité dépourvuo do toute influence.Il n’y a doue pas lieu de calomnier toute une province en criant à tue-tête que lo libéralisme est un péché ; pour lo ;peu do bien qu’on peut faire, on peut causer un mal énorme et des torts réels à son prochain, car bien des gens, en entendant ces fulminations, se demanderont avec émoi qui elles visent, et, no voyant autour d’eux, en fait do libéralisme, qu’un parti pcliti- niw nm»*L* IîL/tîJ nnt>l?mi»rnnf naïvn- meat à celui-ci la terrible thés 3 de Horn Sard a.Mais si nos adversaires veulent par ce moyen insidieux faire porter au parti libéral une condamnation qui ne s’applique qu’à une erreur sociale ayant le malheur d’avoir le même nom, ils choisis-sente bien mal leur moment, etc., etc.” 11 nous fait plaisir do pouvoir mettre aujourd’hui devant nos lecteurs une lettre du St Père, justifiant absolument chacune de nos remarques.Quelques fidèle* d’Espagnei appartenant au parti libéral, s'étant plaint au Pape de co l'on exploitait contre leur parti le livre de Dora Sarda, Sa Sainteté fit adresser par Son Eminence io cardinal Préfet de la S.C.de l’Index à l’évêque de Barcelone et ii l’évêque Je Madrid la lettre suivante : Rome, 2'J août 1887.Illustrissime et Kévérondissimo Seigneur, Lo siège apostolique a reçu lino supplique «le quelques fidèles do votre diocèse.désirant savoir quelle est la véritable signification qu’il faut donner a line I lettre adressée à N otre Grandeur, le lo janvier dernier, par le R.P.Secrétaire do la Sacrée Congrégation de l’Index sur l'opuscule du prêtre D.Félix Sarda y Salvany, intitulé *' Le libéralisme obt un péché.” Ce qui h donné lieu a ces doutes et à ces anxiétés, c’est que quolqucB-una ont voulu étendre le sens de cette lettre à des questions politiques brûlantes parmi les catholiques espagnols ; de.là dans Us journaux de vives discussions propres d troubler les consciences et d entretenir les divisions.Après avoir, \ ar ordre du Souverain Pontife,examiné avec soin la susdite supplique, il est devenu parfaitement clair que l'approbation donnée au susdit opuscule pur la lettre du I*.Secrétaire, no sa rapporte absolument qn’a la thèse et aux principes généraux, «jui sont exposés,suivant l’enseignement do l'Eglise, clairement et avec ordre par D.Sarda duna san livre.Mais elle n’a aucun rapport quelconque avec certaines propositions incidente» ou certaines allusions qui y sont peut-être (contenue?, .et qui regardent l’ordre concret des faits et l'état des affaires publiques do l’Kepagno ; on n’a certainement pas eu le dessein de les y atteindre.Donner d cette approbation un sens qui, comme quelques-uns sc sont efforcés de le faire, favoriserait un parti no: tique a « détriment de l'autre, n’a pas été et n'a pu être dans l'intention de.lu Su-erée Congréqmtion Ils n’ont aucune raison de craindre «le ae tr omper, les catholiques «pii,mettant de côté l’autorité d’écrits privés, pronnent pour règle do conduite dans la défense de» droits eb dus intérêts do la religion, les enseignements et les avertissements solennels donnés par lo Pontife romain, notamment «iau» lis lettres encycliques Cum multa et /m-moi ttile lui.En s’attachant à cette règlo trèsbûre donnée jar lo Siège apostolique aux fidolc» «le l’uni vers,et de l’Espagne en particulier, ils peuvent être certains que, non seulement its remplit ont un devoir imposé à tout catholique, mais encore ao rendront dignes d’éloges, et par conséquent que c’est a tort «ju’ila ho sont laissé trou Dior à cause d’interprétations fausser, données, tous l'inspiration «le passions * ue», ù une lettre du Secrétaire de l'Index.Considérant toutes ces chose*,la Sacrée Congrégation a cru bon d’ndreasor cette lettre à Y.G.afin que, par les principes du droit public, la véritable interprétation soit donnée dan» votre paya à l’approbation que Dom Sarda a méritée pour son livro, et quo tout prétexte Boit écarté, qui puisse encoro troubler los consI mette*» et ettireœriir do* discussion» acrimonieuses, puisque tout ou ôtant stériles pour *o bien, celles-ci tournent encore au détriment do l'Eglise, dont la fin est lu salutdes âmes et lo règne de la vérité et do la justice.Je prie le Soigneur qu’il vous accorde tous lea biens et jo me souscris avec le plus profond respect, de Votre Grandeur, lo tiès dévoué serviteur, Fr.Thomas Marik Cari».Martjnf.lli, Ev.do Sabino, Préfet.Si lo livro de I)oin Sarda no s’applique pas au parti libéral de l’Espagne, où il est publié, pourquoi l’appliquerait-on au parti libéral du Canada ( Serait-ce parco que le parti libéral au Canada est infioiment plu» soumis et plus dévoué aux autorité» religieuse» que no peut l’ôtro le parti libéral en Espagne î Le» journaux bleus do cotte vfilç ho contentent do «juelques lignes do per-»i filage ii notre adresse en parlant do lu question des pêcheries.C’est un travail plu» facile quo celui quo nous nous imposons ! Mai» chacun naturellement a b % façon de faiiw du journalisme.Une foie a St Jean Uhrysos- tome Li paroisse «le St Jean Chrysostômo a été dimanche le théâtre d’une belle démonstration.Sun curé, le rév.Y.1*.Legaré, célébrait le vingt-cinquième anniversaire de sa prêtrise.Les paroissien», désirant lui montrer leur ultime et leur affection, avaient préparé uno fort jolie fête.Ils avaient organisé uno souscription pour lui offrir un cadeau à l’occasion do .ses noces d'argent.( >n aura une idée, à la fois et de la popularité du M.Lcguié ut du lu goitérooiié de sc» paroissiens, par le tait suivant ; bien «ju'une bonne partie do la paroisse soit composée do journaliers et do poisontics peu favorisées des dons de îa fortune, U souscription a rapporté, nous dit-on, au-delà Je $150.Avec cotte nomme, on a acheté un magnifique service à thé, un plateau, une aiguière et «leux coupes, un couteau et une fourchette à poisson et dsux douzaines de couteaux, le tout un argent de la Meriden Cumgany.On avait acheté aussi une superbe canne en ébène à poignée en argent massif.I n certain nombre d auiis du rév.M.Legs ré de Québec et de Lévis, avant entendu parler du cadeau quo voulaient lui faire scs paroissiens ont cru devoir eux aussi lui marquer leur amitié «.t leur affection et lui ont acheté un très beau paletot en mouton «le Force.Ces divers cadeaux devaient être offerts à M.Legate à l’issue «le la messe.Inutile de dire «pie tous les paroissiens étaient à celle-ci, et beaucoup «le gens de» paroisses voisines s'y étaient aussi rendus.l’eu avant le commencement «le la niCHSC, ou vit arriver «le Québec, de Lévis et du 81 Komuald plusieurs voitures amenant des parents ot dus amis de M.Lcguré, ayant à leur tôto le député aux Communes.M.le Dr Guay, et le député à l’Assemblée Législative, M.Lomioux.Farmi les étranger» placés au bas chœur avec eux, noua avons remarqué l’hoii.F.Lan ge-lierctM.Narc.Lemieux, beaux-frères du curé, le» jaunes Lemieux ses neveux, MM.N ftp.Carrier, Geo.Denier», J.C.Hamel, J.B.Michaud et «juelques autres.M.Louis Fréchette, notro grand poète national, à Québec depuis «juelques jours, ayant entendu parlor «lo co qui se préparait, s’était empressé do so joindre à la démonstration faite à son ancien ami.La messe a été chaînée jmr lo curé lui-même.On voyait au «lueur ses deux frèruB, Mgr Legaré Y.G.et protono* taire apostolique, et M.le curé «le Beau-port.Un chœur de voix bien exercées chantait à J’orgue.A l’évangile, Mgr Legaré est monté un chaire, et dan» uno courte allocution, aussi solide pour lo fond que soignée pour la forme, il a félicité les paroissiens, et à fait ross«irtir les avantages de l’union entre les paroissiens et leur curé.Les vêpres et la bénédiction du St Sacrement ayant eu lieu, le St Sacrement a été enlevé, afin de pouvoir faire la n connaît los faits.I/automne dernier, le Itévd.Père Fa-radis, missionnaire de la cmigrégation dus Oblatfl, écrivit sous signature une lottro dans lu Vallée d'Ottami accusant lo gouvernement Ross da lui avoir fait offrir $15,000 pour î’ongagor à abandon* ner la cause do ses col»ms au profit des marchands do bois.i >*r» i or I•••âWA >«.••»»*•«.ri-i.in »klntn»A >«*•* V • * w «• • •Ikl k>uiH.iiiUt V|%4« tUiWA.U (iIMit Votili.M.Ross «’adressa alors au Rév.Fère Augier, Provincial desObiats.Celui-ci fut do suite circonvenu par l’hon.sénateur Lacoste et autres amis du Dr Ross qui lui conseillèrent d’étouffer l'affaire, sous prétexte d’éviter lo scandale.On informa lu Provincial que le Dr Kor* se contenterait d’un compromis, c'est-à-dire d’une lettre incolore du Provincial, qui exonérerait l’ox-premier ministre «levant le publie.Lo Révd.Père Augiory consentit et sa lotte datée du 20 décembre fut plus tard publiée par tous les journaux bleus.Lo Révd.Fère Paradis no fut pas cependant satisfait de ce procédé.Lo 14 janvier suivant M.lo Provincial fut obligé d’écrire à notre confrère de la Vérité : 44.Jo n’ai pas prononcé do jugement sur la plainte «jui m'a été adressée par l'hon.M.Ross contre lo R.P.Paradis.” Alors lu Vérité fhi Justice et Y Etendard s«j réunirent pour demander l’enquête.Ce qui s’est pi km) depuis nous est révélé au rapport d’une entrevue de l’nu des rédacteurs de La Justice avec lu Rév.Père Paradis et quo nous publions aujourd'hui.Nos lecteurs liront sans doute ce rapport avec beaucoup d’intérêt.35 L4 JüjjECT E Ülv FEUILLETON DE L'ELECTEUR LA BRESILIENNE —Un séjour à la oampagno vous forait cortainoraont grand bion; avez-vous pensé à co quo nous vous demandions, l’autro jour, Durantol ot moi ?Si voua pouviez passer doux ou trois mois aux environs do Paris fc.- -Inutile d’y songer I intorrom-pit-elle vivomont.Jo no peux pas quittor Paris ! —Vous no pouvez pas ?vous êtes libro cependant.—Si jo suis libro I s'écriât ollo.Ah 1 oui, jo suis libro, certes ! libro do quitter la Franco ! on no so con-tonlo pas do mo lo permettre, on rao lo domande.Et plus jairai loin, mieux co sera ! Oh ! Ton est bien d'accord là-dessus avec les médecins 1 Robert comprit.Maugiron so fuirait de plus en plus rare chez Mine Maroussot, ot, gêné par sa présence, s’était efforcé do l'éloigner; c’était là le Sujet uo raiiercation qu*il avaient dû avoir ensemble, —Quand jo disais quo jo no poux pas quitter Paris, reprit Octavio, le terme n’était pas juste; jonc veux pas quitter Paris, voilà la vérité, docteur.Jo sui-* déjà bien astoz soa-lo 1 —Houlo ?—Oni, seule ! c’est do cola que jo souffro, c’est do cola que jo meure.—Enfin, vous avez des amis ! dit Robert.—On a des connaissance», doc-teui; a-t-on jamais tant d’umw ?Moi, je n’en ai plus.Jo lésai perdus.Par ma facto, pçyl ?tre.j'en Avais un, bion ancien, bien dévoué, bien profond.Vous le connaissez, au moins do nom; il a vos opinions, jo crois.C’est Pierre Aubrior., l’avocat.Certes, jo lo connais, dit Robert; c’est un graud talent et uu grand coeur.Il était lié avec mon mari depuis sa prcmiôro jeûnasse, roprit Octavio.Il avait pour moi beaucoup d’amitié, et mémo, ajouta-t-ello en souriant, quoiio choso do pius peut-étro que do l’amitié.Mais si jo m’on suis aporçuo, c’est quo les femmes s’aperçoivent toujours do ces choses-là, car jamais il n’a laissé échapper un mot ou un signe qui ait pu le faire soupçonner.Après la mort de mon mari, pendant l’annéo de mon absence, il m’a écrit les lottres les plus tendres.A mon retour, il est accouru lo premier.Mais, que vous dirai jo?Il m’intimidait! Il n’ost pas plus figé qu’il ne faut assurément; il a quarante-cinq ans tout au plus; mais il ost si grave si sérieux ! j’étais heureuse do son amitié, son amour mo faisait pour.Jo voyais bien quo ma froideur le rofroidissait.Il est vonu d’ubord plus raremont.Et il ne vient plus, depuis.depuis quelques mois.o’est dommage 1 dit Robert; ii était bion celui qui fallait pour vous conseiller, pour vous consoler.Ah ! jo l’ai pensé bion souvont-roprit Octavio.Un autre ami sûr, ot qui ne m'inquiôtait pas, celui-là, c’était votro ami à vous, lo docteur Lurantol.Mais il no m’a jamais laissé lo consultor quo commo médecin.Elle secoua la tèto avec un sourire un peu triste: Jo mo doute bion pourquoi, ajoutu-t elle; il avait tort, je pense, dans scs appréhensions, mais jo ne peux pas lui en vouloir.Vous voyez, doctour, combion vraimont j’ai peu d’amis.Car jo vous connais depuis trop peu do tonips pour oser vous donner co titro.Il ne faut, en effet, reprit Robert, 1; donnor à porsonno qui no l’ait gagné par uno longue éprouve.Dites-vous donc seulement, chèro madame, quo jo suis un homme qui a pour vous uno réelle et profoude sympathie, et do pins, que jo suis un honnête hoir.mcàqui l’on peut so fier.Eh bien, b’ëcria-t ollo avoc uno vivacité charmanto et touchante, voulez-vous quo jo mo fie?voulez- 'e confie ?Je lo voux bien, madame! ro-pondit d’un ton sincèro ot résolu Robert.Et jo dois eneoro vous dire à vo iB-mCmo, commo jo l’ai dit déjà à Durantol, uno choso quo vous ignorez; c’est quo vous pouvez mo servir autant ot plus peut Giro quo jo vous servirai, et qu’à votre insu nous avons, jo crois, un intérêt commun qui nous ft it uuo cause coin mu no.Eu vérité ?.dit Octavio sur- prit-o.Je n’hésito donc plus et je veux vous ouvrir tout mon coeur.Lo commencement do sa confidence n’apprit quo peu do choso a Robert.Les conjectures do Durantol étaient justes do tout point.Oçtatie s’était laissée aller à aimer Maugi-ron, éblouie plutôt quo séduite par l’appnrcnco d’nno passion, nouvelle pour ol o, qui flattait Htm orgueil et surprenait son cœur.Eilo avait eu j six semaines d enivrement, cil tb j vécu comme dans un lève, Qu’est co qui l’en avait révoiliéo ?) voilà co qu’ignorait Durantol, voilà * co pi’oilo dit a Robert.Un iuur.Maugiron était arrivé,! chez elle pàlo ot déso&péo.Il no répondit d’abord à se* questions inquiètes qu’en lui rappolant que, dopuis quelques jours déjà, el- 10 l’avait trouvé soucioux et triste.La catastrophe qu’il redoutait était arrivée: if était dans uno situ-tion terrible ! il était déshonoré, il était perdu 1 il no lui restait plus qu’à mourir 1 II avait seulement voulu la revoir uno dernière fois, ot 11 venait lui diro adieu.Touto glacée d’épouvanto, elle lui demanda, avec larmes, do lui diro au moins quel était co coup soudain dont il était frappé.Il s’y refusa aveo énergie.Il eu avait trop dit déjà I il voulait sortir; il sortit.Mais elle s’attacha à lui, ollo so traîna à scsgonoux; elle lo pria, lo supplia do parler.Il finit alors par avouer qu’il lui fallait dars la journée, qu’il lui fai-fait sur-le-champ uno somme considérable.Il no l’avait pas trouvée nulle part et à aucun prix; il no 1a trouverait pas.Il n’avait plu», pour présorver au moins son honneur, qu’à ho brûler la cervelle.Octavio n’avait pas à sa disposition toute la somino nécessai.o ; mais il était possible do la parfaire sur sa signature.Toute alloléo elle l’offrit à Maugiron.Il Comporta et so révolta.Acceptor celte offro d’ello 1 OHt-ce que co ne serait pas uno autio formo du ,déshonnour ?Xon non la moit était mille lois préférable pour un gentilhomme ; lu mort seulo mot-trait fin à tout.Ce fut encore uno lutto torrible.La pauvro femme éperdue recommença à lo conjurer on pleurant, uo se laisser suuvor par ello.S il mourait cllo.inourrail avoc lui.S’il consentait à ce qu’elle lui preetat cot argent son honneur sciait sauf-la chose resterait secrète entre oux il la rembourserait un jour.KUe fut éloquente, touchante, irrésistible., Il accepta, Ello lui donna en tout halo sa signature, pour qu’il courût chercher cot appoint qui lui était nécessaire.Octavie no dit pas à Robert quel était le chiffre de la somme, cl pourquoi Maugiron eût été, des honoré en ne l’acceptant pas.Quand il fut parti la laissant bouloverséo par tant d’émotions, ( Inl •» r»< reprit lentement ses sens \> Ü $60 OOO Premiere Sérié Valeur des lots.$50,000.00 Gros lot% un immeuble._ 5x00v 00 NOMENCLATURE DES LOTS 1 Immeuble.da 96,000 Çfi.GOC 1 Immeuble.— do 2,000 2,000 10 Terrains À Montréal.de 800 8,000 15 Ameublement*).de 200 8,000 20 do .de 100 2,000 100 Montrée d’or.di 60 6,000 1,000 Montres d'argent.de 20 20,000 1,000 Montresd’anrent.~.de 10 10,000 2.147 Lots valant ISO.CCo $1.00 LE BILLETS Deuxieme Sérié Valeur des lots.$10,000 Gros lot% un immeuble ae.1,000 NOMENCLATURE DES LOTS 1 Immeuble.« de fl,000 91,100 2 Immeuble».— de 600 l,Q0f i îlcullsat battre_ d r5C t.COC 60 Chaires dor.de 40 2,000 1000 Service® de toiletta.de 6 6,000 1067 Lot» valant 110,002 25 Cts te Billet LK 8SCRETAIRK S.&.LEFEBVRE, BUREAU ! 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