L'électeur, 11 juin 1888, lundi 11 juin 1888
Edition quotidienne Quebec, Lundi, 10 Juin 1888 8e tannée, .uo 270 aig*otA>wa;7 i»r/ - TRIS DE L’ABONNEMENT KDU1UN qUOUDIB.’tNS Un tl) < I.¦ ¦ i min ••• mu»** — t>0 Tn.1 ! S mimiimMii'****""** Quit/cmaltf.a an.JOURNAL DU MATIN ERNEST PAOADD, dlrocteur de la redaction.BBLL3AU & Ole, administrateurs.BUREAUX: 111.Goto Lamontagne, Baaee-VUle.Quebec, tarif DES ANNONCES PrrruHrt Insertion.o jg Autre» lncrtlou» «l public toua les Jouis* \7.\\.06 I/ou foie pat êûRiaJne.0 Où rtu* foianar semaine.o 07 a\l Je oalmnce, mariage ou décès.o 52 I.t« annonces sulrautes seront Insérées rour un ctutio le moi Demande d'emploi—Detram! de Lrmeftil^uea ou employis—Annoncer pour ch.uu* lus eu pcujlcn — Annonces d'objets perdue ou tirmés.r Icutee k'-tree, etc., concernant ! 'administralion e^iont être adressée» A IUlljuü h Civ, Uureau dr LKlbcthi'D lil, Cite Lan.ont«jfne, et fouto Kttrc», eto., couceinant la rédaction a Cas ta r t talt, directeur do la rédaction.ULRIC BARTHE, rédacteur QUEBEC, U JUIÎÏ 1888 DUE CONSPIRATION DE TRAITRES Lc3 récents débZ de la WgM'turo ont révélé l'exil once d’un complot gigantesque tramé pour faire rater o projet de conversion de la detto provincial o, affaire ai désirable pourtant au point de vue do l’intérêt public, puisqu’elle aurait pour effet do sauver un quart de million par an pendant quarante ans.Si cette opposition venait seulement des intéressés, des porteurs de débcnfcu-rca menacés do la porto d’un excellent placement qu leur rapporte jusqu’à (> p.c , il y aurait encore une certaine excuse.Mais que les Gis do cette odieuse intrigue soient tombés entre les mains do politiciens éhontés ao concertant secrètement avec les porteurs de debentures, exploitant leur cupidité dans le but do faire manquer un projet dont la province attend la réalisation avec Impatience, il n’y a qu’un mot dans la langue pour qualifier cet acto : c’est celui de trahison.Les créanciers actuels sont bien naïfs, s’ils croient que toute cette meute travaille pour leurs beaux yeux ; ce qu cil0 veut, c’est simplement faire échec au gouvernement, empêcher une bonne chose par pur esprit do parti, pour en enlever le mérite a des adversaires poli tiques, et si ces conspirateurs revenaient au pouvoir, ils no manqueraient pas de chercher à convertir la detto sans se préoccuper des doléances des porteurs de debentures, pour peu que les circonstances leur en donnassent la chance.L’autro jour, lo premier ministre a réussi à faire honto aux misérables qui veulent faire do la politiquerio au détriment do la province.Plusieurs deputé0 de l’opposition ao sont récriés contre cc-n foudroyantes dénonciations ; mais ces messieurs crolont-ils quo lo public ne voit pas clair ?N’cst-ll pas de notoriété publique que lo président do la Banque de Montréal a, dans lo récentjrapport me me qu’il a soumis à son institution, dénoncé le projet do conversion comme une transaction qui ferait perdre 2 p* c* N’a t-on pas entendu vers le même temps lo Dr Ross proclamer en plein Conseil législatif quo U province »o déshonorerait en rachetant cos débentures avant éché* nnco pour les remplacer par des obligations moins sérieuses ï Est-ce qu on n a pas de série d’articles furilnnida que la GuzctU de Montréal, le plus importait organe tory do la province, a récemment publiés, cl dans lesquels elle représentai* lo situation sous do fausses couleurs, do manière h décourager les institutions européennes prêtes à reprendre notre dette h meilleures conditions ! La coïncidence est frappante -, l'oppo Bit ion fait cause commune avec les capi t;vlisto3 intéressés à ce que la province continue à payer do gros intérêts, quand elle peut so procuror l’argent à un taux bien inférieur.A seulo fin do causer quelques embarras au gouvernement, l'opposition travaille contre 1 intérêt delà province.Voilà ce que nouB qualificn do trahison.Ah ! messieurs les anti-nationaux, i faudra bien dos motions de non- confiance à propos do menues afTaires de bureaux, commo l’augmentation de salaire ou la destitution d’un tel ou d’un tel, pour faire oublier vos honteuses intrigues contro lo relèvement du crédit de Ja Lord Stanley est lo fils do feu lord Derby et a fait partie de plusieurs minis tores conservateurs.11 représenta aux Communes la division do Lancashire pendant plusieurs années, et à la mort de so i pérj il b\ :ga à la Chambre de3 Lords.Après avoir été ministre do la guerre, i jprésidale Bureau do Commerce.Dans son jeune ùgo il appartenait au corps militaire des Grenadiers.Son affabilité est très grande.La traversée a été très orageuse.Cependant lord Stanley, qui est un vieux marin, (il a[été locommodoxodu '‘Mersey Vacht club ” pendant plusieurs années et a voyagé beaucoup) n’a pas souffert de la tempête.En J oblique, lo nouveau gouverneu est conservateur et un grand admirateur de lord Salisbury.Il souhaite que les rapports les plus intimes existent entre les Etats-Unis et l’Angleterre.Quoiquo partisan avoué de la fédératIon’tirnpériale, il ne veut pas actuellement se prononcer sur ses effets pour le Canada.Lady Stanley parait avec beaucoup d’avantage.Pour son voyage elle était vêtue de brun.Elle est la tille de feu lord Clarendon et la sceur do celui quj porte actuellement le même titre.Le capitaine du Sarmatian dit que la traversée a été on ne peut plus joyeuse* Un concert a ou lieu auquel présidait lord Stanley, A son arrivée,Son Excellence a immédiatement télégraphié à Sa Majesté la reino ainsi qu’au Prince do Galles qu’il était rendu sain et sauf ainsi que sa suite.Un souper lui a été servi à bord des chars et le convoi est ensuite parti pour Ottawa.ACTUALITES Echos d’Europe : La Russie recherche l'alliance do la France.La presse ang’.aîso continue de publier dosarlielûR où perce la crainte do la guerre.Encore un bon démocrate canadien.Le l)r Daniel Wilson, président de l’université de Toronto, et ancien président do la Société Royale, a refusé lo titre de chevalier que lui avait décerné Sa Ma-ieaté le 2 l mai.Notre ex-concitoyen M.Antoine Rousseau, vient d'être réélu éebovin de Ilo-chelaga au conseil-de-villo do Montréal.ARRIVEE DE LORD STANLEY Lo nouveau gouverneur général, sa famille et Ba suite, sont arrivés d’Europe .r> .L » **» * '*« I ‘i .N'!-*»•.fl J,- f.» iM»U»OW4* teOAi *W —• • - - • • • Son Excellence a poursuivi sa route jusqu'à Ottawa, no laissant ici quo quelques personnes do sa suite.Il prêtera lo serment d’ofiico à Ottawa devant l’honorable juge Uitchio, de la Cour Suprême, et reviendra ensuite à Québec.Nous saluons respectueusement l’arri vée du représontant’de Sa Majesté sur le sol canadien.En attendant d'avoir l'honneur de le posséder dans nos murs, nous lui offrons au nom do nos concitoyens l’assurance de notre loyauté et de notre respect.Nous devons à la complais*nc3 d’un entreprenant journaliste, qui a réussi à avoir un entretien do quelques minute3 avec lord Stanley samedi soir, quelque8 détails intéressants sur lo nouveau gouverneur-général et sa famille, ainsi que sur les impressions de voyage de l’illustre person ns go.A l’arrivée du Sarmatian devant Québec, les soldats de la garnison tirèrent do la citadelle un salut de dix sept coups de oanoii.¦Son Exceller c , rendu à Lévis, est entré avec sa suite dans un char spécial du Grand Tronc, mais n’a pu partir immédiatement parccque le gardien do la station n’avait pas été prévenu à temps.Lo nouveau gouverneur général était vêtu do noir avec un habit Prince Albert.l/*rd Stanloy est d’nno grandour au-dess is de 1« moyenne,; il mes ro 6 pied* oi 10 pouces et est doué d’une forte constitution.11 est quelque peu chauvo, et * barbe commence à grisonner.Un français qui a visité Jo Canada, a baptisé le chemin do for du Pacifique du nom étrange de Cipiar (C.P.it.) Un article de M.l’abbéLaflammodans 10 Canada» Fiançais sur les minéraux canadiens a éveille l’attention de la presse française, et probablement aussi des capitalistes français.M.Paul Couture, député do Chicoutimi et Saguenay aux Communes, dont la conduite parlementaire avait paru si singulière, vient do f.iiro une confession pleine et entière devant ses électeurs.Représentant d’un comté grand comme une province et qui a besoin des subventions publiques, il avait eu la bonne foi de croire aux promesses dos ministres, qui lui promettaient mer et monde s ii leur donnait son appui.M.Couture s’en revient désillusionné ; il n'a lien obtenu et il a le remords d'avoir voté contre ses convictions.Il a déclaré avec franchise quo le vote qu’il rogrettait le plus et qu’il voudrait pouvoir rotirer, c’était celui qu’il avait donné contro la motion de sir Richard Cartwright en faveur de la réciprocité.Profondément dégoûté de la politique, 11 h ajouté que son mandat expiré, il se retirerait.L’incident est significatif.C’est ainsi que sir John mène «on monde.Deux explorateurs sont arrivés à Ottawa, du ranche Cascade.Colombie Bii- Uui.’qUo avec un xncrccsu d*rr presq»** pur (1 line gmnuo •*.» w» ù .t.»Lv $3,000 comptant d’un spéculateur d’Ottawa, et ils refusent do dire l’endroit précis où cet or a été trouvé.Lo précieux métal a été expédié à Montréal.Un lot de terrain minier dans lo district de Sudbery avait été revendu hier pour On annonce do Paris que lo catalogno astronomique résultant de l’observation des 48.000 étoiles dans “ l’histoire Céleste ” de Lalauder, est presque complété.Cet ouvrage a été commencé on 1835, mais on y a travaillé activement depuis dix ans.Douze observatoires, y compris celui de Paris, seront prêts l’an prochain à faire la part qui leur sera assignée.On croit que l’ouvrage sera terminé d’ici à iroii ou quatre ans.ECHOS DE LA CHAMBRE Le grand nombre de mesures présen.tées cette année concernant les différentes municipalités do la province, prouve que lo peuple prend un intérêt toujours croissant aux affaires civiques.C'est un excellent signe.L'un de nos confrères, M.Rémi Trem* blay, a publié en 1884 un grand roman historique intitulé: Un t «tenant, épisode de ta gtierre de ticitsion.La galerie des journalistes veirait :.veo ' pYuir cet ouvrage reçu dans la collection de* livres de prix pour écoles.14 L’union dos tailleurs de cuir de Québec ”, qui demande à être constituée en corporation, est une association do bienfaisance, destinée à venir en aide à ses membres en cas do maladie et Je leura familles au cas deduces.L honorable M.Sliohyn e3t le parrain du bill.%4 L’hon.M.Turcotte s’est chargé do l’acte constituant en corporation la Ciot de chemin de fer St.Laurent et Nord-Ouest.LE C0KS£KL LEGISLATIF Nous avons l’autre jour visité la salle oh siègent nos députés.Jetons aujourd hui un coup d’œil dans la pièce d’en face, do l’autre côté de l’antichambre.C’est tout aussi intéressant, mais dans un autre genre.Là-bas, c’est l’image du peuple, avec ses eflfei vescen-ccs, ses emportements, ses éclats de voix, ses sanglants défis, ses cris do victoire.Ici, c’est censé être l'imago do la chambre des lords ; au moins en était-il ainsi dans la pensée des créateurs do 1 institution.Qu’on se figure une enceinte aussi vaste que colle do la chambre populaire, dans laquelle les vingt-quatre conseillers ont l'air perdus, en dépit d° leurs efforts pour éloigner leurs fauteuil» les uns des autres.Us siègent en quelque sorte en tirailleurs.„ Quand les voix s’élèvent en c0 lieu, on dirait qu'elles parlent dans un tonneau vide.L’étiquette est rigoureuse ici ; les tapis ont beau être épais, il faut glisser et non marcher.Nous avons vu dos séances où ces messieurs, toujours de mémo avis, tuaient lo temps en ao distribuant do 1' “ honorable ” à pleine bouche et des saluts d’uno civilité vraiment édifiante.Quand l’orateur ao lève, fuc-co pour interrompre un débat irrégulier, il doit d'abord saluer devant lui,puis à sa droite puis à sa gauche,au nord,à l’est et à l’ouest, avant d’ouvrir la bouche.On conçoit ce que cet auguste cérémonial doit avoir do gênant pour la vivacité des débats et pour la promptitude des dédions.Aussi, à ce jcu-là, los|chosec so font-elles lentement, ob pas toujours sûrement.Jusqu'aux petits pages qui ont l’air do petits vieillards ; no jamais s’empresser, semble être la devise de ce lieu extraordinaire, d’où le rire semble êtro banni de par la loi, et où un aouriro eat presque un scandale.C’est là lo Conseil tel que nous l’avons connu jusqu’à présent ; mais les choses sont déqà bien changées.D’un jour à l autre, arrivent de nouvelles figures ; les banquettes de droite sont déjà com* plèteinent regarnies à neuf, et les débats se sentent de ce changement pour le mieux.Qui soul- les Conseillers L’Orateur: lion.D.Do la Bruère, di- [vision do Rougemont Hon.U.Archambault, division do Ko- [pontigny Hon.G.Bresse, division de Laurentides Hon.George Bryson, division de Inker- [man lion.Ch.L.Champagne, division de [Mille-laies lion.C.B.DeBouchcrville, division do [Montarvillo Hon.E.Dionno, division do Grand ville Hon.J.A.Dorion, division do Sorol Hon.P.Garneau, division de la Duran- [tayo Hon.F.E.Gilman, division do Wellington Hon.John Hearn, division de Stadaco Dans quel ordre .siégeât les Conseillers} Diaukamme DL LA CHAMBRE H At TB fauteuil du Licutenani-go-uervenr ORATEUR (2) > M O mmé P 3 Z c O n ci *-* e «V* S Greffier U o ta «y & *-> C «z "ta a o M • S—* D V> O Ci P H D 8 o i- o & o t* to 3 3 S 3 » O • P P CJ JC o 3 O W 4-1 •o t* tC p O P 'O c* S «r n c-2 •y 3 Masse ?t o -1 o ta CT » O ./» CO b o îT M • O n T O a M & 3) C fcc U O a a wm « Ci jr.U V.Ci a ¦ • c JD wm * lü o « o 3 E o 3» Ci P CS Oj M rt •v « O •C «J 4,) lo comité des chemins de fer auquel i été référé co bill, reçoive instruction 3o le remettre à cetto Chambre pour qu’il mit référé au comité de législation, a tin de décider aur la constitutionnalité do eette mesure.L’hon.M.GARNEAÜ dit qu’il n s’agit par ce bill que du faire revivre une charte autrefois accordée et qui est de* venuo caduque vu que la compagnie n’a pas complété scs travaux dans les délais, accordé.Le bill a déjà subi sa troisième lecture dans l’assemblée législative et il n’y a pas de doute que la législature do la province h le droit d’accorder à cetto compagnie do chemin du fer la charte qu’plie demande.^ L'hon.M.GILLMAN dit qu’il ne voit pas lo but de la motion de i lion.M.Mothot.11 est certain quo la charte demandée est purement du ressort do la législature provinciale, va qu’il s’agit tout siraplemont d’uu chemin local qui partira do 2St Hyacinthe, gagnerait l’est et qui cat connu sous lo nom do compagnie do chemins do for des comtés unis.L'hon.M PREVOST dit qu’en principe il n’est pas opposé a la motion de l’hon.M.Champagne, mais il n’en voit pas l’utilité.SI on veut une décision, que la Chambre la donne et qu’elle no perde pas do temps en la référant au comité do législation.Du reste, la bcuÎo objection à cetto charte serait que l’octroi d’tcello serait du ressort du gouvernement fédéral.L’hon.M.METHOT demande permission de dire que c’oat parce qu’il entretient des doutes sur la constitutionals de la voie fédérale qu'il a fait cette motion.Iïho.M.PREVOST dit qu’il est hou-1 reux d’entendre dire à M.Mothot qu’il est jaloux des droits provinciaux.Tant qu'à lui 11 croit que lo premier devoir des législateurs do la provlnco est de défendre les droits de la provlnco qui sont continuellement menacés par l’esprit de centralisation qui prévaut à Ottawa.L’hon.M.J.J.Rois dit quo la question est de la plus haute Importance* ot qu’il désirerait voir le débat ajourné jusqu’à la prochaine séance.L’hon.M.Garneau dit ’qu’il no volt pas l’utilité do cet ajournement.11 croit quo la législature a le droit d’accorder la charto çu'on lui demando.Tout de mémo si c’est le désir do la chambre il consentira à l’ajournement du débat.La discussion ont ajournée à la prochaine.8ur motion do l’hon.M.Gilman le nom de l’hon.M.Wood est» ajouté à ha liste des noms des membres faisant partie du comité des ordres parmanonts, Après motion faite par l’hon.M.Gar-nrau le bill.41 Acto déclarant qua les territoires érigés on paroises, en vertu do l’acto 34 Vio., chap 8, sont municipalités scolaires et faisant disparaître tout doute à co ¦ujot ” est lu une troisième fols ot passé.11 on est do *même du bill intitulé : 4‘ Acte demander l’acto 48 Victoria, chapitre 7, relativement à T agriculture.” L’hon.M.GARNEAU proposa la so-eende lecture du hill intitulé.“ Acto pour amender le chapitre 39 des statuts Refondus pour le Bas Canada, quant aux lettres patentes émises avant le 2 Août.” Motion adopté.A quatre heures trente l’hon.M.Starnes propose que lo conseil s’ajourne jusqu’à lundi à trois heures.Le conseil s’a journo.lotOtl i»di-*>Vr II) i t- r.i j»r t>*«*ton qui a é'.é pris pour iiistrutin nt «Lite !\pt*/|.i-•Ration do mensonges riuai viLetautsi m ilheu reux.Jo no saurais souhaiter aux femmes do notre pays une plus grande bénédiction quo d'avoir un intérieur ausii affectueux que le mien.Agréez, etc.—Si y né : F k as ces F.Cleveland.Cost plus quo no vaut une aussi bi«se intrigue et plus qu'il n'en faut pour b signaler au mépris des bonneted gens.Les d8vardeiif3 et M.Co' e 1 Vendredi il y a eu réunion des débardeurs dans la grande sallo do la halle Champlain.M.Dobell u adressé la parole aux débardeurs réunis, et lour a demandé d'amender l’article de leurs règlements qui défend l’usage do grues à vapeur pour rembarquement à bord des steamors de l’énorme quantité de merisier nul depuis quelques années est expédiée a Montréal dans des barges et qui est ensuite mis à bord des transatlantiques.M.Dobell a déclaré être prêt à faire 1 impossible dans les intérêts du port.Il chargera son bols à Québec si les ouvriers consentent à amender cet article do lours règlements ; il leur permettra l’usage do gruos ordinaires pour l’arrimago du bois carré dans la cale, mais il veut qu’on permette l’usage do grues à vapeur pour rendre le bois sur le pont.Il délaro ne pas avoir objection aux prix demandés, pas plus qu’il a objection aux règlements concernant les heures do travail.M, Dobell ajouta qu’il ferait tout en Hon'pouvolr aoprèejdes autres marchands afin des les amener à s’engager de ne plus donner l'ouvrage par contrat.Cette question sera amené devant uno assemblée génér tie qui aura lieu lundi prochain eu quinze, ot alois on prendra en considération les demandes do M.Dobell.Nous aimerions bien savoir pourquoi en no convoquerait pas une réunion spéciale afin do garder à Québec 1 argent qui va être dépensé à Montréal durant co délai.LE MENACE DU PRESIDENT On lit dans un journal dea Etats-Unis : ‘ qu-wlqu: iczspz, h Tvvt-^v -V Washington a été fort otonnéo par une rumeur miio en circulation on no aait par qui ni à propos do quoi, ob qui so colportait sans quo rien la justifiât à aucun titro.On disait quo Mmo Cleveland, on dépit des apparences, était malheureuse dans son intérieur, qua son mari la maltraitait, ot quo môme sa mère, Mmo Folsom, avait quitté la Maison Blancho ot était allée vivre on Europe avec l'intention de no pas revenir à Washington pour no pas être témoin du malheur do aa fille.On n'a pas d'abord fait attention h ces propos, qui heurtaient trop les idées reçues ot la vraisemblance pour qu'on s'y arrêtât ; M.ot Mme Cleveland oux-ruêxnes, à nul ils ont été rapportés, ao sont bornés à lovor les épaules en souriant.Cependant à force de so répéter, la calomnie a pris uno cortaino consistance, et les personnes qui ontouront le président ont fini par en prendro quelque alarme, d’autant plus que la politique commençait à s’en mOlor et semblait vouloir so faire,d’une si misérable invention,{une armo électorale à l’usage de ses adversaires.Il n'est quo trop vrai que les partis on lutte, ou au nv>ins les politiciens de bas étage, ne dédaignent pas toujours ces ignobles perfidies.Aussi est-il devenu nécessaire d’y couper court, et fort opportunément le Herald a publié le compto-rendu c'une visite faito à Paris par un do ses correspondants à Mmo Folaom, qui a donné lo démenti lo plus catégorique à l'allégation, suivant laquello elle so tenait intentionnellement à l’écart du ménage présidentiel, ot déclaré dans ton indignation qu'olle allait partir la semaine prochaine, et, aussitôt débarquée, su rendrait sans tarder un instant do New-York à Washington.Mais ce n’est pas tout, Mmo Cleveland, intorrogéo par uno dame do Boston à qui lo bruit venimeux était parvenu, s'est emproa*ée do répondre : Chère madame, tout ce que je purs dira en réponse à votre lettre, c’est que chaque mot que vous me rapportez de Votre entrevue avec le Iiév.C.U.Pend- N ouvelles PERSONNEL L'hon.Ed.Blako sera do retour au Canada au mois d’août prochain, A VENDRE Voiture à quatre roues (T cart) avec deux siégea.Viaiblo aux écuries de M.Hough, ruo Ste Anno.S'adresser à U.Tessier, étude d’Hamel 0 pour $1.0© -AUSSI- Parasols Entoucas Leplus g; ra s nasortiment de beaux iustramems qu'il y 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O C 5*3 Ci « $ p 2 M- O d en o d s tsi '4 LB ET ATRES LE 14 MAI (le temps et 1rs cit.constances io permettant), co bateau fora le trajet comme suit: lu LTrlh Ds Qlirec.5 16 A.M.fi 00 A W.1000 A M 1 30 P M 830 P M 6 30 PM C 15 A M, 0 15 A.M.^ 11 30 A M 2 30 I» M 4 45 P JÜ b 15 P M LES DI MA XC UE 3.1 45 P kl 816 r M 6 90 P kl ; 17 JO P M MIDI 1 00 P M 2 30 P M 4 00 Pif le 00 PM Le nouveau vapeur 1 tî P.O » tt H i ?¦ B « tt O « ?ft * ft O to a W Z ?9 2 a w i a o r- 53 C/3 H tt H O Cj W a a > a 03 3 i i » tu P ** tt O g?W H »** O •Q H4* ^ tt s T.TaHH Grn^JEl^l 401, RUE ST.VALIER, ST SAUVEUR, QUEBEC i HOwtO»! à SAMUEL BEDARD HORLOGER ET BIJOUTIER A L’ENSEIGNE DE L’AIOLE hue sa?-3P^vcrr,, l’is-a-vis la (jarc du Pacifique, Québec.kf.BEDARD Invite re»per tutuitmtnl I» public à viflter son élabllisf.meat, l’un dr« mieux aMorlls d» uotrs vllls.Ou y trouvera couilam-*m»t.entre autre», les aivortimcut «ulvanlt I MONTRES D’OR ET D’ARGENT, montre» Patente couverts» df (4 »»e su Mftulabt, PtoduJss ae toutes variétés depuis 9uo.eu tnonianl BIJOUTERIE, ce que l’on peut avoir ds mieux dans cette branche ds l'orfêTcrls.Lunstte» et pinces ner.en er, Lur.«tf«», )iour toute» lesvuc», depuis Bct» en montant.Aocordéou».les plus beaux et les plut variés ds la célèbre malion Impériale.Pipes en bets, la plus grande variété poitlklo.A l/sn*ct|(n» dt YAvjlt est le isnl magasin du Finn Marché et les prix •ont d'autant plus bu que jss achats sont pour d-i comptant.et bijoux sont faits» prompts- L«s réparations de peodales, montres meat et avio le plu» «ranci tel».Un beau trycicle simple, aussi que ’ mettre double pour deux personnes, nd ea bon marche.u sj uiaj^uw •-.wCUv UU.i.l U u i cuti|i l’ombre.Etionno était bâillonné, ligoté, entraîné a travers los arbres, avant mem® d’avoir compris d’où venait ce rude assaut.Do co côté, los bois do Chavrj ont uno ôtonduo do plusieurs kilomètres.' Lo capitaino connaissait tous cos taillis où il jouait dans son enfance, où plus tard, il bo promenait à cheval.Il tâchait do rogardor & droito ot à gaucho pour so rendre compto du cliomin suivi par scs ennemis.Mais la nuit l’enveloppait.Un rideau humain so drosaaitjjà sos côtés.Il entendait à peino quelques mots échangés & voix basso.Do tomp3 on toraps, un juron étouffé, lorsqu'un do soa agresseurs buttait contre uno pierre ou s’accrochait à uno branch©, \Enfin brus-quomont on’s’arrèta.JJUnoJvoixdit : “ Nous sommes bien ici.” Entro dos arbros épais s’étalait uno clairiôro étroite, mais très exactement formée.Alors souloraont ho dénouèrent los lions attachés aux aux mombros du jeuno hommo.D’un bond il so trouva sur pied mais sans armes.Autour do lui, uno vingtaino do gardes nationaux huvos, déguenillés, vaguement estompés par lo reflet jounûtro d’an fou de broussailles.D'antres vautrés à terre avoo des faces abruties d’ivrognos, cuvaient lour oau-do*vio, ot regardaient, indifférents, en fumant do courtes pipes.CÀ là, dos fusils on fuiscoaux.t ' J* '‘•'t* A4'* r-*» V/ %J as Ma Wa«4 04 W O* mf *v- * M* démons évoqués d’un enfer inconnu, c’était le silonco lourd qui pesait sur eux.Ils étaient soixante, à peu près.Et depuis la grande défaite, ils restaient là, tapis dans cos bois, com ino des bêtes fauves.On lour avait distribué quarante-huit houroe do vivres avant do quitter Paris.Mais la plupart, depuis lo matin, los au-tros, dopais la voillo, manquaient do biscuit ©t do viando.Etienno comprit tout d'un eoul regard.Iî était pordu.Jamais .on no luilorait grâce.Sans doute, la plupart do cos fédérés, qui, l’a van t-voillo, bq battaient encore ©t rudement, avaiont des âmos"do soldat».Mais la haine ^’emporterait, Il no lui l'estait plas qu’à bien mourir.Pas uno chance de saint.L’armée do Versailles ignorait Inwl 1 „ I you: tUrr.rr vioîonre.*¦>¦?•» j T/un d*t»uX ê'avar.yUit noirs brillaient.Uno nature métro la main eur Euonne.quo cotto bando campât si près d'elle.Los feux rares, lo silence rela- tif qui se gardait, prouvaient autant do prudcnco quo do crainto.L’i /un d’oux, qui portait les galons do Bergent-major, sortit d’un grou-po ot s’avança vers le capitaino : —Ecoutez, citoyon.Voua voyez quo vous êtes pris.C’ost moi lo chef ici : n’oubliez pas mes paroles.N’cannyoz pas de vous enfuir.Vous êtes ^soigneusement gardé.On va délibéror sur votre sort.C’oBt-à-djro quo vous allez discuter à quoique sauco on me mangera î risposta l’officier avec un Bouriro gouailleur.Lo Borgent-major eut un geste brusquo ; Etionno l'examina avoc plus d'attontion, Un grand gail- implacablo, mais non féroce.—On va vous juger, roprit-il.Vous autres, vous massacrez nos frères, vous égorgez mémo los femmes \ AU \ on nous u raconté les jolies (horreurs do Versailles 1 Si nous vous tuons, co no sera quo jus-jo.Ooil, [dont pour dont.Si nous no vous tuons pas, co sera pour vous échanger.Mottoz-vous dans co coin, ot no bougez pas.* Etionno demeurait très calme.Ses lèvres souriaient.Il s’étira lé-gèrcmoln,Jcommo un'jiommo fatigué, ot d’un ton railleur : —No craignez rien .citoy- on ! Je tombo do sommeil.Jo vous assuro qu’au liou do pjondro la faito.jo vais dormir tant que jo pourrai I Lo courage frappo toujours los hommes.11 lour impose uno sorto do respect fait do crainte ot do &ur-priso.Copendant la réponeo d’Etienno soulova un murmure do colère.Son accent exprimait tant do raillerie que ces gens so sentaient bravés dans leur forco.| J—Pas d’échange^! dit un vordâtro ot Jcrofuioux, aux plisséos, aux yeux tornos.dos blaguoa ! Qu’on nous lo donno pour nous amuBor.On s’ombèto trop ici ! .—Silence, Cadet 1 or lonna io bous-officier, io sourcil froncé.C’ost moi qui commando.—Il n’y a plus dé chef ! Il n’y a plus do chef ! hurlèrent cinq ou six énorgumônos, r.r iuais io T!f vwxnf.âfwt r! u nu r»no £maa raKnlloa ,tt k'kJVoîvt» VuUuâ -vuw du Jstua iutu et do plus haut.Depuis l’origino dos sociétés, un abîmo s’est creusé ontro los docilos ot les indomptés.Los uns toujours prêts à respecter la loi ; les autres toujours disposés à l’avilir.Abel otCaïn n’oxistont pas soulo-mont dans la poésio grandiose do la Biblo.:ill* fiont|Io double embléme;dofl lut-tos fratricides qui ont déchiré ot dé-chiroront éternellement les flancs matornols do l’humanité.Fils do Cain, les diHciplesdos Qracquos qui onsanglantaiont lo Forum pour dé-fondro les lois agraires i fils do Cain ccs débauchés et ces énervés qui, pondant lo vote dos sections romaines, couraiont à travers les tribus on criant : Vivo Catilina;consul l” Fils do Cain, les bandits de Septembre, los setnires do Marat, ^los amis sergent-major bü jeta dovant l’offi- voyou lèvres C'e3t cior, ot d’uno main rude écarta los assaillants.—Tu a.i rai»on, citoyenne, dit uno voix mâle.Un prisonnier est sacré.lit «i los Vci’saillais sont des assassins, co n’ost pas uno raison pour quo nous soyons dos bandits ?— Ali c’ost toi,J Piorro Rosny ?Tont mieux.A noua deux nous leur ferons entendre raison, peut-être.L (y mari do Françoise so tenait los bras croisés,, {immobile otl résolu, à côté du eorgent-major.Autour d’eux, remuait lo groupe sinietro des vaincus.Ceux qui dormaient ou qui rêvaient s’étaient lovés.Une curiosité avido flnmbaitdans leurs yeux.Uno quercllo ?Voilà qui les distrairait pendant uno demi-heures.Et puis ce| prisonnior les oxci-tait commo uno promesse.Non, ils souffraient trop.Bientôt, ils n’auraient plus d’autro ressource que do eo livrer à la clémence du vainqueur.Et ils la connaiBsàient bien cotte clémonco des guorres civiles ?C’étaient tous ou presque tous dos fils ^'insurgée, des fils d’iosurgéa, de» hommes nés du mauvais coté do la barricade, les descendants do Juin broyés par los mains de fer do Ca-vaignao.ils gardaient au fond do leur cœur, comme uno légendo hainouso, i’hifitoire de ces Ainôbres journée*.do Babœuf, les insurgés do Juin, ot maintenant cos défonsours do la Commune agonisante.La haine ot lajeuriosité remuaient en eux.Ils tona ion t donc ontro leurs mains un do ces ennemis qu’ils oxé* •Traient I Certes, laissés à oux-mô mes, ils auraiont senti quoique pitié bo glisser dans leurs âmos trou-bléos.(i eent ¦*» ^ LECTEUR Chaque 31 décembre, Ifaîdlmamî .n aît k faire acte do présence au Uuiquet j#v Iriotiquo organisé pour commémorer iv déroute dea Boa ton nsi a au SaoU-au-Matelot et à Pièa*de*villo i la trônaioo , k côté dea vétéran» do la bataille dui P Plaines d'Abraham, lo major Samuel Holland, le col.11.Caldwell, brader, James Thompson et autres ; les preux de 1775, Taechercau, Finlay, Collin, Le Maitre, La Naudièro, le comte Dupré, Nurvin, Darnbourgès, Thos.Alnshe.Haîdimand avait pour intime, le jugo Maham, qui résidait à Sillory, dans son délicieux manoir Sair.os : 1«, nous dit l’abbé Bois, Son Fxctdlonco allait do temps a autre faire la partie de cartes.J.M.LkMoine.M.le Dr Trudel est le promoteur du bill demandant la constitution civile de la compagnie de chemin de for St.Mau-rico, dont les Itevd.Messieurs L.K.A.Dupuis et J.13.Chrétien sont les prin-ripaux directeurs et qui so propose de :onsiruiro une ligne depuis Trois-Uiviè-ree jusqu’à la Tuque sur le Su Maurice.L’arto médical de la province do Quc-Kïc (M.Lafontaine) devant so7lever, lelon toute apparence, une assez vive opposition, il serait p_*ut-être intéressant l’en connaitro quolquoi-unea des principales clauses,que'nou i résumons ci-après-l.Les pouvoirs co itérés à la corporation lont exercés par un coiifoü appelé : “Le :onsoil du collège des médecins et chirurgiens do la province de Québec, ’
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