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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
lundi 29 octobre 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1888-10-29, Collections de BAnQ.

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% Edition quotidienne PRIX DE L’ABONNEMENT.Quebec, Lundi, Sîi Octobre 1888 **•+ « « WI-.-JB V.»»- edition quotidiens».lTn on.f3 00 Huit moi».i! 00 ix moi».1 .*>i et do la civilisation.Chacun des diocèses sortis de sou sein est devenu à son tour un centre do aagosso spirituelle ot de progrès matériels, elle a vu dans ses murs* plus do consécrations épiscopales probablement qu’aucune autre ville du Nouveau-Monde.Pour ne parler quo des évêques du Canada, c’est dans la vieille cathddralo de Québec que furent consacrés Mgr.James O'Donnell, premier évêque de Terroneuve, 1790 ; Mgr.Edmond Burkoj premier évêque de la Nouvelle-Ecosse, 1818 ; Mgr.O’Donnell, premier évêque de Kingston, 1820 ; Mgr.McEaeliran, premier évêque de nie du Prince-Edouard, 1S21 ; Mgr.Dullard, premier évêque du Nouveau-Brunswick, 18-13 ; Mgr.Horan, IVc évêque de Kingston, 1S58 ; Mgr Langcvin, premier évêque do Rimouski, 1807 ; et Mgr.Dominique Racine.Parmi les évêques de Québec mémo, Mgr d’Esglis, VIlIo évêque, 1772 ; Mgr Hubert, Xc évêque 1780 ; Mgr de Mes-sien, coadjuteur, 1788 ; Mgr Plessis,X Te évêque, 1801 ; MgrPanet,XIle.1807 ; Mgr Signay XIITe évêque et 1er «archevêque, 1827 ; Mgr Turgcon,XIVeévûquo et lie archevêque, 1834 ; (1) puis enfin monseigneur Taschcrau, IVc archevêque, 1871, et élevé à la dignité de cardinal en 1880, ont tous reçu le complément du sacerdoce à Québec, soit à la chapello du Séminaire,soit ;i la basilique.A celle longue liste de pieux et savants prélats sortis de son sein, l'Eglise do Québec vient d'ajouter un nouveau TK»m.Sa Or.mdcur Mgi Bégin, lie évêque de Chicoutimi, a reçu hier ii la basilique la consécration épiscopale des mains de Son Eminences le cardinal Taschereau, avec Mgr 1 «a fl écho et Mgr Lau-geviiricommo évêques assistants.M.le grand vicaire Poucet, de Chicoutimi agissait comme archi-prêtro, MM.les abbés Gauvrcau de Lévis et Laflammo comme diacre et sous diacre d’honneur, MM.McMillan et Boilard connue diacre et sous-diacre d’ofïîcc.M.N.Bouflurd du faubourg St-.Jean et A.Vaillancourt do la basilique remplissaient les fonctions do-chapelains auprès des évêques assistants.Plus de 200 membres du clergé assistaient.au chœur.En voici la liste aus- i complète que nous avons pu nous la procurer : Son Eminence le cardinal Taschereau, NX.SS.les évêques des Trois-Rivières, de Sherbrooke, de lii-mouski et do Nicolot avec leurs suites respectives, Mgr Lcgaré, Mgr Hamel,do Québec, et Mgr Marquis, de Trois-Rivières, protonotaircs apostoliques, Mgr Boucher, de Louisville, Mgr Méthot et Mgr Bolduc, do Québoo,prélats domestiques do Sa Sainteté, Mgr Tanguay, Mgr Têtu et Mgr Marois, cumériers secrets, des représentants de tous les diocèses de la province, dont les évêques sort actuellement iiRomopour assister a l'inauguration du nouveau collège canadien, entre [autres MM.les grands vicaires Maréchal, do Montréal,et Uouthicr d’Ottawa ; La société do Jésus, représentée par les RU.PI'.Désy, Caron et Rottot, l’ordre des Uédemptoristes, représenté pur le R.P.do Bognic, l’ordre des Dominicains, par les RU.PP.Couct et.Gauvreau, la congrégation des Oblats par les Rit.PP.Augier, Royer et Jcdoin ; MM.les abbés Douccb, grand vicaire, et Roberge,secrétaire do l'archevêché do Chicoutimi, NV.Tremblay, curé do St-I'idèle, Delamarc, curé dos Eboulements, Deluge et Lizottc, tous du dioccso do Chicoutimi, clmnoino Yézina, curé des Troia-Pistolcs, Fafard, curé de Rimouski, Leclerc, curé do llébcrtville, Plainon-don, curé du faubourg St-Jcan, Bélanger, curé do St-Roch de Québec, Gauvreau, curé do Lévis, Desjardins, curé de St-David, Lessard, curé do Notre-Dame do la Garde, Chaperon, curé do Ste-Mario, Martel, curé do St-Gevvais, Dion, de la Rivièro-Oueîle, L.Paquet, P.Roussel, Audottoot Mathieu, du Séminaire, Dcfoy, supérieur, et Dupuis, Pampalon, Labouvièro, du collège do Lévis, Dionno, du collège Sto-Anne, le supérieur des frères St-Viatcur do Jo-lietto, et un très grand nombre d’autres.Lia invitations bo bornaient exclusivement aux ecclésiastiques; nous avons cependant remarqué dans l’église Son Honneur lo lieutenant-gouverneur Angers et un nombre considérable do citoyens marquants.L’église était encombrée d’une foulo innombrable do fidèles ; dans la nef, les Allées, les chapelles, les sacristies, por-tnot une masse tellement compacte qu’il était presqu’itnpossiblo de s’agenouiller.Lo mailro-autel resplendissait do lumière ; au milieu du chœur étaient étalés les vêtements épiscopaux du nouveau titulaire, ot h gaucho, vis-fc-vis lo truno do Son Eminence, so dressait,aima quo lo prescrit lo cérémonial, l’autel do } éwfrpm élu.La cérémonie a com mon-cé par une procession solennelle du clergé 11) Mgr Bàlll&rgeon fut consacré il Itomo en 1S51.autour do l’église.Los t rois évêqueset l’évêque élu ont ensuite pris place devant lo maître-autel, et monsignor Marois a donné lecture du haut do la chair du mandat apostolique nommant lo nouvel évêque du siège do Chicoutimi.Nos lecteurs connaissent déjà pour l’avoir lu dans ccs colonnes l’imposant cérémonial do la consécration d'un évêque, nous n’y reviendrons donc pas.Qu'il suffise do dire que tout à été solennel et magnifique.Lorsque le nouvel évêque, revêtu pour la première fois de ses orne-monts pontificaux, a levé la main pour donner aux fidèles la bénédiction apostolique, la foulo est devenue subitement plus recueillie et nombre do personnes étaient visiblement émues.Pondant la messe, on a chanté la seconde messe do llaydn, M.Ernest Gagnon tenant l’orgue et M.Gustavo Gagnon dirigeant un chœur puissant, composé* do dames et de messieurs do la Haute-ville et des membres de l'Union musicale, soutenus par un orchestre do vingt instruments.Les solistes étaient madame Lcgondro, madame Chouinard et M.Laurent.Le sermon devait être donné par Mgr (•‘ravel, évêque do Nicolot, mais au dernier moment, 8a Grandeur so trouvant indisposée n’a pu monter en cliair.Lo mot latin Fpiscopu>, surveillant, indique, dit le rituel, la sollicitude d’un premier pasteur pour son troupeau.Alon-s* igneur Bégin, par sa science, son expérience, sa vie consacrée toute entière à l’étude et à la direction do la jeunesse, est éminemment digne de cette haute fonction.Il présidera au développement d’une région nouvelle destinée sans doute à devenir un jour un dos endroits les plus populeux et les plus importants de la province et nul doute que son influence no contribue puissamment au progrès moral et matériel de la région du Saguenay.L’AFFAIRE CAROM-C0STIGAN Nouveaux aperçus Tout ce quo les journaux bleus ont cil la permission de publier sur ce sujet délicat leur a été transmis d’Ottawa par télégraphe, après avoir paru dans le Citizen.CVs premières explications, tout laconiques qu’elles sont, laissent entrevoir sur quoi va rouler la défense des accusés.lo On va alléguer quo c’est on 1S83 quo coux-ci ont demandé à acheter les terrains à phosphate de Leclaire.Or, sir Adolphe admet lui-même, dans sa lettre du 3 septembre 1884 à l’honorable M.Lynch, qu'il lui est impossible do prouver cela.8a prétendue demando do 1883 n’a pu être retrouvée, dit-il, et tout co qu’il n pour suppléer aux documents qui lui manquent, c’est une preuve de oui-dire, et outre autre3 lo témoignage du not >iro Cosgrove.Voici comment il cherche à établir son point dans cette lettre du 3 septembre 1881 : “ H va un pou plus d’un an, autant quo je mo rappelle, en juillet ou aofit 1883, AL Costigan est allé lo choi.siv(1o lot) ce qui a nécessité do ce fait un travail et une dépense considérables.Sur le l'apport qu il m’en a fait,nous avons produit notre demande pour cinq loin, dont il On no dira plus quo tout va d’un seul coté parmi nous.Enfin, l'heure do l'émancipation a sonné.M.Mercier nous a promis“ justice égale pourrons." Il tient parole.Que les patriotes en prennent note.’’ L’auteur d'un article préparé avec soin paru dans le Times dû Now-Vurlc, est arrivé à la conclusion quo l’univcr.s devient plus tempérant.11 y a une grande augmentation dans le nombre des hommes qui no prennent point do liqueurs enivrantes.Le nombre des grands buveurs diminue, surtout chez la classe dos hommes d'affaires et des gens (pli se prétendent respectables, Lo changement pour lo mieux est attribué ii Untlucncc des journaux.U.I.J Nous apprenons quo le* kivovncmcnt provincial a choisi M.Dennis Murray, greffier de la Cour do police, comme commissaire chargé do faire uno enquête sur les accusations de vénalité portées contre certains membres du conseil-dc-villo do Québec en rapport avec lo contrat do Québec et l'octroi au chemin do fer du lac Saint-Jean.Lc3 partisans do la fédération impériale continuent leur néfaste propagande.Lo Times do jeudi conaacro son premier article à ce projet.11 dit qu’il n’y n pas do danger quo la bourde qui a amené la révolte lies Etats-Fnis no ko réputé, mais quo cependant l'Angleterre devrait éviter do fournir îles armes ii la jaluusio et au mécontentement.Rien ferrées est toujours délicate et a donné lieu ii bien «les difficultés aux Ktat.s-l’nis.Mai depuis quelques années, lo droit public l a emporté sur l'intérêt des compagnies et l’on a fini par établir uno sorte de jurisprudence» là-dessus.L'opinion des ingénieurs civils est quo lo pii-vilègo de croiser les lignes no so refusa pas, moyennant indemnité pour la perte do temps qu'ontrauiont l’arrêt des trains aux traverses chaque fois quo b* sémaphore en indique la nécessité.Dans l'Ohio, la loi inet mémo à la clmi go dos deux «* so bleue persiste à garder le r.ilence.Les accusés plaident coupable.Le nombre total de.*» «lé.mit est *; indus dans lo monde entier et occupés aux tr i-va u x d o m i ni m i .• ¦ ¦; ¦ R puissance do Sarah ou «;uo Sarah fût douce do la merveilleuse beiiutéde Jane.” La .semaine prochaine, ectto excellente compagnie jouera Lu Tu i rn et L’itrun- iivre.t ne dépêche do Paris annonce quo Ton louera prochainement au l'alais-R -yal un Fn r tu i ville sans nom, Le public sera appelé, après la roprésenta-ti n,ii loi «1 muer un nom : un seul met, et celui qui trouvera le mot lo plus heureux recevra .séance tumulo uno suiiuno do cent francs.('est la uno idée essentiellement nmé-i icaino qui ne peut manquer son ollbt sur un public parÎMi ii.On K'efforce do co temps *ci «lejn'rsua-der au:; deux mu ieicua «li.-.f inguén MM.< ’.-jarles ( ’oimoilet Camdle8aint Sa» us «lo donner uno série do grands concerts en Amérique.l,i,inM ««ltm rtc cr • tlnuulM' fol «lu ministre Ottawa, 27 «3ct«'bro.lél.mi» tablo M.\.M.L •, ti< uiier «h: la pvovin-ee d'Ontario, et l’hohomblo M.»!pa.Shcbyn, t lé.^orier «î«* la |»roviuce do une parade dt* pas moins «le I Québec, sont partis d’OtUwii ce c«ér.La hommes d .ill iiivs d«hnociat .*:>, dans les rti«*H do la métr«*j»'ile.I ne grando asrom-bléo à la lUello a istait M.Cleveland a terminé la démunhtration.Trioni5>he sur‘trl«nn;»lie Now-York, 2S octobre.Lo concert donné hier soir \ v le M ; in a été un immense tuiccva.Lt * artist* qui b* supportiiient ont pnit igo avec lui les bonneui'H do la soirée.no prouve quo les colonies soient d’ac- a alors donné la description a Cosgrove.} cord sur un modo quelconque de fédéra-’“ “ r’ “ -'-L °* 1 • • 1 tien ou soient consentantes à s’imposer LE NATIONALISME ET LE PROVINCIALISME Ei{ ANGLETERRE Ceux qui voient dans le nom seul du parti national un objet «le répulsion cl îo croient incompatible avec lo jeu des partis existants, se font uno bien étroite conception des choses.On dirait, à les en croire, quo lo nationalisme, leur bête noire, est une espèce toute jiarticulièru à la province do Québec.Th semblent ignorer qu’on Angleterre même, l’Ecosse, 1 Irlande, le pays do Galles ont chacun leur parti national, faisant cause commune avec le parti libéral anglais, ayant Glad, tuiio a sa tête.Le pays de Galles en particulier nccupo dans la Grando-Brc agno uno position absolument identique a la province do Québec dans la confédération.Comme les Franco-Canadiens, lc3 Gallois ont une langue, des usages, de3 traditions, des institutions eux pro])ron,auxquelles ils tiennent comme à leur tête.Ils aiment mieux rester bons gallois plutôt quo devenir uno mauvaise imitation d'Anglais, tout comme nous voulons iv ter français, ce qui no les empôcho pas d’être comme nous d'excellents sujets britanniques, d'une loyauté à toute éprouve.Qui combat lour légitime patriotisme, qui travaille h les absorber ?Les tories.Qui les défend ?Le parti libéral.Exactement comme ici.En A ngleterre comme au Canada,il est de mode de lancer dans les journaux tories do ccs tirades dédaigneuses comme on en lit souvent dans les colonnes do la Mont) M Gazette contre l'étroit provincialisme.A quoi les libéraux répondonfc avec justesse quo le vrai provincialisme, dans son mauvais sens, consiste plutôt à exiger des diverses nations qui habitent la Grande Bretagne l’abdication do leur âme, de leur cœur, de leur sang, au profit du l’Angleterre,qui n’est après tout qu’une fraction du royauino-uni.Lo Times dirait il y a quelques années que lo plus tôt on effacerait do la surfaco du globe les distinctions galloises, lu mieux ce serait.11 y a quelques semaines, lo Chronicle s’écriait avec sir Hector qu’il y avait beaucoup trop do provincialisme au Canada.C’est là l’idée tory.L’idée libérale est au contraire de fonder la prospéri té commune sur la sat isfaction large des intérêts sectionncls, consacrant l’égalité parfaite des races et des croyances.Notre crimo n’est donc pas si grand, à nous nationaux de laprovincodc Québec, qui voulons rester ce quo nous sommes ôt il no doit donc pas y avoir tant de répugnance à s'appeler national, puisque nous faisons cause commune avec les nationaux irlandais, écossais et gallois, c’cst-à-dire avec la majorité du Royaumo-üai.De plus, Cosgrove a «lit à Stewart, lorsqu’il est revenu do visiter ces lots cet été, et qu’il se disposait ii aller à Québec pour les retenir, qu'il n’avait pa ; besoin d’aller à Québec pour en faire la demande, vu «pie lo lot en question était couvert par la demande faite par M.Costigan, il y a un an.Ceci démontre évidemment qne J
de

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