L'électeur, 23 février 1889, samedi 23 février 1889
Edit! s 5 lotidiciinc Quebec, Samedi, ?3 Février 1880 0e amice !Vo.181 PIU3 H ^BONNEMENT.trrriojf qcotidtkxxr.rn an.$3 00 Huit mois.2 00 Fix mots.1 LO Trois citis.1 00 1/atonneir.rnt citetrictcfl.cnt pajaLle d'avanco.irtTicK iirbuomadriml r an, au comptant d'avance.(0 7L jro-ODE^mjSLx.sjncr tmk TARIF DES ANNONCES.Pmnita insertion.51 11 Autrv*lii«tfition» puhllüo tounlcs Jours .(.OJ Trois acu» »inc.0 01 IH*ux foi*» |*.i^ stMitaino .0 07 Atiido tn’tun 'j, niarU^s ou ddcèl .0 2J T.e« annonce» » titrante* *ont in*Srur unositla l« i» >t : Demands d'emploi —D.mii m le lui) ti -«U j*ioi mi d’einp! îvù* Vnnonwi pour ar rang d’âge, que le comporte sa valeur, pourvu que la résidence dure au moment de l'élection, et 3u*une absence accidentelle do pas plus e six mois ne fasse pas perdre La franchise.Co.Dans un comté un nôchour propriétaire d’immeuble et d’appareils do pêche, bateau, etc., valant en tout $150 Si une cité ou ville est annexée, en tout ou en partie, à un comté pour les fins électorales, la franchise y est sujette aux conditions imposées pour les cités et pour lus villes, et si des muncipaütéa qui ne sont ni ville ni cité, en tout ou en partie, sont annexées ù une ville ou portion do ville ou cité, la franchise est celle des comtés.Dana lo cas do co associés, co-occupants, co locataires, chacun do ceux dont la part indivise de propriété ou do loyor est suffisante pour le qualifier, a droit de vote pour tello part.Le droit du vote basé sur lo revenu s’exerce au domicile du votcur ; celui do tout autre électeur no peut s’exercer qu'au lieu où est situé l’immeuble qui lo qualifie ;ct si l'immeuble est situé partie dans un arrondissement do votation et partie dans un autre, l’électeur peut se faire enregistrer dans l’un ou dans l'autre arrondissement.Lo temps passé par lc3 fils de cultivateurs ou de propriétaires h la pêche, à la navigation, ou à l'étude dans un collège du Canada, sera considéré passé au domicile paternel.Faisons remarquer ici la grave injustice qu'on commettra à l’égard d’une foule d'électeurs en précipitant les élections avant qu'il y ait eu une nouvelle révision.Tous ceux qui n’étaient pas en 1S86 dans les conditions requises pour exercer leur droit de citoyen, et qui le sont devenus depuis, se trouveront défranchisés ; l'esprit de la loi, qui fixe à vingt-un ans l'Age requis chez l’électeur, sera violé, en co quo personno no pourra voter au-dessous do vingt-quatre ans.Mais on peut ôtro sùr d'uno chose : c'eut que ces considérations n’arrêteront pas le gouvermenont tory s’il croit do son intérêt do prendre lo peuple par surprise.Lo devoir do tous ceux qui portent un intérêt à la chose publique est donc de se tenir prêts aux éventualités.Révision ou scrutin, ayons l’œil ouvert ! ACTUALITÉS Le leetcnr trouvera en seconde page des dépêches fort intéressantes.Enfin la Fiance a maintenant un gouvernement.Les orangisles d’Ontario doivent tonir une assemblée monstro aujourd’hui, à Toronto, pour dénoncer l'incorporation des Jésuites et lo règlement de leurs réclamation par M.Mercier.L’agitation an* i-jésuite semble redoubler d intensité à Ontario.Tous les journaux do l’ouest regorgent de correspondances et de serinons des plus violents contre la société de Jésus et M.Mercier.M.Louis Dosaintes, lo spirituel auteur des Filles de l'oncle Sam, écrit dans la “ Sentinelle” de Thibodaux (Louisiane) et dans le 41 Franco-American ” de New-York de jolies choses en faveur d'un rapprochement intellectuel entvo les Français de Now-York, do la Louisiane et du Canada.C'est aussi notre opinion que ces groupes épars d'une mémo raco ne se connaissent pas assez et no pourraient quo gagner à l’échange mutuel de leurs sentiments.C’est ainsi que font au reste tout les autres éléments nationaux ; il n’est nue naturel quo nous les imitions.M.Deaaintes s’exprime ainsi dans lo dernier numéro reçu de la “ Sentinelle ” louisianaiso : “ Les Français du Canada et ceux de la Louisiane, comme d’ailleurs tous ceux qui parlent notre languo dans tous les Etats-Uuiiqont tous intérêt ù resserrer lus liens que leur donnent une commune origine et la même langue.Jusqu'à présent la presse française des Etats-Unis a trop méconnu cette vérité, jur un esprit d'exclusivisme ug etfable.Il n'est quo temps de revenir sur cotte erreur, et nous sommes heureux de voir des hommes comme M.Louis Fréchette, l'iric Barthe, Alfred Mercicr,ct quelques journaux, V Electcm* de Québec, la 8-n4iueUt de Thibodaux, ot le Franco-Américain de New-York travailler activement à resserrer nos rangs.La concentration est à l'ordre du jour, ot n'aurions-nous pour point île ralliement que la languo française, que c'est déjà bien suffisant.Le» Américains du Nord no considèrent pas une éducation complète sans la connaissance du français, et.vous qui i'apprenez des lèvre s do votre mère,vous dédaigneriez d’en parler ( Non, ce li ent pas possible.Tariez l’anglais, rien de mieux ; c’est nécessaire en Amérique; mais soyez fi th de parler lo français,mô-me incorrectement.En tout cas, la langue française est un point de ralliement tt nous ni us étonnons que notre presse en ait fait si peu de cas jusqu’à co jour.Le Canada a avantage à connaître la Louisiane, la Louisiane 1e Cana da, toutes les fractions de la population parlant français en Amériquo ont intérêt à se connaître.C’est une tache utile qui incombe ii la presse et qu elle peut remplir dignement en entrant dans une union p'.iihétroite, en empruntant souvent les arti-cles dos autres journaux, leurs nouvelles, en citant libéralement los écrivains du pays—et ils ne manquent pas,surtout au Canada:—quo notre presse sorte du corde trop étroit,trop égoïste dans lequ ocelle se renferme,ot l'élément français en Amériquo se connaissant mieux,foi niera bientôt une unité puissante enj able do faire sentir son influence sur les destinées de ce continent.” Lundi prochain 25 février, M.N.Olivier donnera une conférenco sur la Confédération au cercle de L Union Libérale, 235 rue St-Yalier.MM.Sorrensky & St-Tierro, tailleurs en renom de Montréal, sortis le la célébré maison Milloy de la rue St-Jac-qpies, seront à l’hôtel S -Louis depuis co matin jusqu’à mardi soir pour prendre des commandes de confection pour dames et messieurs.Le directeur do Y Electeur a reçu hier la lettre sympathique qui suit de M.15.H lie, président de la cour d'Appel à RcnncB, Franco : “ Rennes,5 février 1889.Monsieur, J'avais reçu aux environs du premier jour do l’an une carto aimablement annotée avec ie numéro illustré de l Electeur.Vous avez dù vous étonner de ne recevoir ni accusé de réception ni remer-cimcnts.Je lus ai adressés, par méprise, à un de vos parents, portant le mémo nom et demeurant à Arthaluskaville.Je vous en fuis mes excuses et vous en ex-primo mon regret.J’accepte votre gracieuse proposition avec autant d'empressement que de reconnaissance.Vous avez, monsieur, raison do penser que tout co qui toucho le Canada, sa législation, son journalisme, ses mœurs, sa vie intime eu un mot, doit m’intéresser vivement ainsi que ma famille.• Tcrmottoz-moi de vous offrir un exemplaire que Mme Hue a écrit pour ses petits-enfants.J'espère que les vôtres liront avec plaisir des pages qui sont depuis quelques années mises entre les mains d’un grand ni mbre do leurs petits frères de Franco.Veuillez agréer, m< n»ieur, l’expression do mes sentiments les plus sympathiques et les plus distingués.B.IliiE, Président do la chambre à la cour d'Apj>el de Rennes, 5, rue de Vinnnes, Franco.' C’est l’Union Commerciale qui s'entend à composer un menu do concert : celui dont nous arrivons et que nous entreprenons témérairement do raconter, à cette heure do la nuit, en quelques traits de plume, en est la preuve.Rien que du premier choix.D’abord, co merveilleux clarinettiste do vingt trois ans à peine, qui fait murmurer, gazouiller, parler son instrument, et cette jolie pianiste étrangère qui nous tombe pour ainsi dire des nues, entourée d'uno sorto d’auréole romantique : deux primeurs qui ont littéralement ensorcelé l’assis-tance.Xhrouet et Mme Huynberg for ever ! On les a couver:** de (leurs ; la pianiste a reçu entro autres cadeaux, une corbeille de fleurs naturelles d’un grand prix.Puîb Mme Taquet, notre fauvette qué-becquoiso ; M.Gabriel Marchand, qui r« chanté à revoir ; M.Jos.Lamontagne, plus en voix quo jamais ; lo Septuor Haydn, avec son clas&iquo répertoire ; lu musique de la Batterie 15 remise à nouf par M.Joa.Vézina, lo sournois ! qui ne disait rien et nous arrive tout-à-coup, sans crier gare, avec un coipr de musique de première force.Enfin la crème Si nos adversaires considèrent quo lo gouvernement national commet un «i grand crime en refusant do donner plus de détails sur lus dépenses de la conférence de Québec, comment se fait-il qu’ils se contentent de l’état suivant fourni par lo gouvernement fédéral sur les dépenses de la conférence de Washington ?Sir Charles Tupper.$ 5,378.35 Hun.J.D.S.Thompson.1,691.53 lion.G.E.Foster.890.00 J.McCourtney.158.22 Major-général D.It.Cameron 2,769.60 W.Graham, ($3.13 do pourboire .1,298.48 C.C.Chipman.512.55 Douglas Stewart.655.70 S.J.Jenkins.358.56 G.Johnson.829.33 Dr Geo.M.Johnson.147.40 lion, juge Gray.250.00 lion.J.S.Winter.44.70 Provisions du char officiel .63.35 Dépenses du Dupt.des Pêcheries .960.«»I MI'EM S DIVERSES.4,530.US $19,979.78 Pourquoi nos adversaires no demandent-ils pas îles détails sur l’item ** Provisions du char officiel ”— et encore 44 Dépenses diverses ” $4,580.98.” de la crème : au piano, MM.Emery La-vigno, Léon Dcssane, T.A.Roy ; nos meilleurs virtuoses québocquois, MM.Arthur Ijavigno, Pal’d, Courchesno, Princo, Gauvrcau, Leclerc, Porval.Salle comble, décoration profuse et do bon goût, beaucoup de toilette ù l'orchestre, enfin un enchantement continuel : l'Union Commerciale doit ôtro lièro do son concert, lo plus beau peut-être qu'on ait encore entendu à Québec.Par uno erreur typographique nous avons publié hier le nom de M.S.S.Hall, au lieu et place de M.S.S.llatfc, dans la liste dos invités au dîner do l’hon.col.Rhodes.Toutes ces rumeurs qu’on fait courir au sujet de la distribution, par le Saint l’ère, des $400,000 dos biens des Jésuites, no doivent pas être fondées, car nu Palais du cardin il comme au bureau du premier ministre, on n’a reçu aucun avis do Rome à ce sujet.Ei^TRENOUS L S GRANDES IHVEKTiOHS DU SIECLE Les libéraux do Kingston ont invité l’hon.M.Laurier à aller leur porter la Cxr«»Io dans une grande assemblée pu-lin lie.L’hon.M.Mercier a reçu hier do Rome un ouvrage précieux, contenant lo compte rendu complet des grandes fêtes du Jubilé papal à Rome.I*o gouvernement fédéral a consenti à intervenir dans l’incident des frères Lc-buurdais, emprisonnés en Angleterre dans les singulières circonstances qu’on connaît.Un ordre en conseil a été transmis aux autorités impériales, los priant d’ouvrir uno enquête sur ce procès.Les citoyens do Somerset font prouve d’un esprit d'entreprise et do progrès qui monte d’ôtro cité comme oxemplo.Notre collaborateur JL L quo nous avions envoyé expressément pour se renseigner donne, dans uno autre colonne, une description do co village et du scs établissements indush c’a sur laquelle nous attirons l'attention do nos lecteurs.(Suite) J’en viens maintenant ?v quelques autres inventions qui sont beaucoup plus connues, mais quo l’on aimera pout-êtro à voir repasser sous ho» yeux.Et il n’est pas bus >in d'aller bien loin.Entrez clins la première maison qui se trouve sur votre passage, vous êtes certain d’y entendre lo bruit do cotto merveilleuse machine qui fait à elle seule, dans un temps donné ot sans so lasser, plu * d’< urrage qi c vingt des couturier jb les plus habiles.C'est lo mécanisme ingénieux quo nous devons à l’esprit inventif ilo Elias IIowo.Elias IIowo, né à Spencer, Mass., en 1819, est encore uu de ces modestC3 artisans auxquels nous soinmos redevables de la plupart des grandes inventions.Et il serait pout-ftro à propos do remarquer ici que presque tout ce qui s’est produit de grand et d'utile dans le monde a été l’œuvre do personnes placées dans les conditions les plus difficiles d'existence.La gêne a ceci de bon : si elle n'enfante pas lo génie, on dirait du moins qu’elle lui offre tout ce d «ut il a besoin pour .ui 'dr à la surfaco et se développer.Ce n'e t peut-être pas uno raison pour fairo m pri.sor les richesses, qui ont biei leur b< n côté ; mais, c’est à coup sûr un motif -ie plus pour nous engager à envisager la pauvreté avec moins d’amertume ot de mépris.llowe n’était encore quesimplo ouvrier dans uno fabrique do Boston, en 1839, lorsqu’il conçut l'idée de sa machine à coudre, ou plutôt do son aiguille percée par le bout inférieur ; car c’cst dans cette aiguille quo so trouvo tout le secret et le mérite de l’invention.Cependant, il n'avait pas d’argent pour mettre son idée à exécution, it ce ne fut qu’en 18-14 qu’il réussit à obtenir les fonds nécessaires pour faire sérieusement scs experiences.Lo premier essai eut lieu à Boston, en 1845, ot l’inventeur obtint du coup un succès éclatant.Apres avoir pris son brevet, Elias IIowo passa en Angleterre où il fit un séjour do deux années.A son retour aux Etats-Unis, il s'aperçut qu’un avait répandu dans lo public un grand nombre do sontrofaçons de sa machino.Do là surgirent une foule de procès qui lui causèrent toutes tor te s d’anxiétés et d'mnbarras.Les avocats étaient entrés dans ce délicat mécanisme,et il n’y avait plus moyen do les en faire sortir.Ils allaient peut-être même l'embrouiller à jamais lorsquo, en 1854, lo plus haut tribunal des Etats-Unis rendit un jugement qui condamnait les contrefacteurs et confirmait l’inventeur dans tous pcs droits.Do ce moment, les richesses et les honneurs lui arrivèrent en abondance et jusqu'à sa mort, qui eut lieu en 1867, il put jouir en paix dos fruits ot du succès de sa bollo invention.Depuis co temps, on a fait des machine* «à coudre de toutes espèces et de toutes formes ; mai* loi modifications quo l'on a apportées au modèle ne sont quo clos détails do peu d'importance.Au fond, c’est toujour*l'œuvre admirable de llowe qui sub»U'd.rct,dnns tout l’uni vers civilisé, il n'est pal une mère do famille qui no garde, j’err suis sfir, dans un coin de son cœur, un souvenir de reconnaissance pour l'habile ouvrier qui lui a épargné tant do veilles pénibles et lui a portai* de consacrer au repos bien du* heures données autrefois à un rude labour.11 y a encore beaucoup d’autres in voûtions merveilleuses qui si ut dues h notr t siècle et qui ont une importance réelle ; mais il serait impossible do les étudier en détail sans donner à ce travail une étendue qui fatiguerait pi ut-être les lecteurs les plus bienveillants.Jo me contenterai donc de les signaler aussi brièvement que possible.Nous avons d’abord, dans les arts nié* O iniques, ccs machines admirables qui substituent la force inerte au labeur humain et qui travaillent, sous la direction de l’ouvrier, avec une rare perfection.Ce sont les machines à tisser, à tricoter, à raboter ot à tourner lo bois et les métaux, et tant d’autres mécanismes que l'industrie moderne offre à notre admiration.C’est encore lo nouveau procédé qui consisto à dépolir une plaque do voi re ou bien à y tracer en quelques instants les plus riches dessins, au moyen d’un jet de vapeur ou d'eau, mêlé du sable ordinaire.C'est l’art do tremper lo verre et d’en faire uno substance aussi peu cassante que le bois.C’est l'utilisation du papier à la place du bois et des métaux : on fait pour les wagonsdo chemin do fer des roues en papier durci qui «ont plus sûres et plus durables quo les roues île fonte aciéréo.On fait des boiseries el jusqu'à dus maisons en papier enduit d’une composition qui le rend iueom-bustiblo.On parle souvent des châteaux de cartes et on en parle légèrement, avec raison peut-être.Cependant, avant longtemps, vous verrez des châteaux un papier, ot on no le* renversera pas d'un souille ; bien au contraire, il» résisteront encore mieux que le fer et la pierre aux plus forts boulets lancés par des canons do papier.Mentionnons encore la dnguerréotypie, et surtout la photographie dont l’importance est si grande aujourd’hui, non-seulement au point du vue dus souvenirs do la famille et de ll'histoiro, mais encore comme auxiliaire dos liantes sciences par la reproduction instantanée et fidMc des phénomènes astronomiques, des météores et des curiosités de In nature.Nous en avons eu plusieurs fois la preuve lors du passage do Vénus sur lo disque solaire.C'est encore la décolcomanio, la chro molithogmphio dont nous avons tous le» jours sous nos yeux les admit aides résultats.C’cBt le phonographe, co curieux instrument qui enregistre sur une feuille métallique la voix et la parole hunmino et qui répète à volonté tout, co qu’on a dit en sa présence.11 est heureux qu'on ait donné à co nom le genre masculin, autrement, on pourrait voir là une allusion quo mes charmante* lectrices mo pardonneraient difficilement.C'est aussi le graphotypo avec lequel vous pouvez imprimer plus do cinquante ^copies d’un même écrit en no faisant jouer qu'une seule fois lo clavier.Ce sont encore les grandes presses améliorées qui impriment du même coup los doux côtés de la feuille ot livrent en quelques minutes dus million* do copies.C’est la méthode du clichage dont tous ceux qui s’occupent do l’impression des livres reconnaîtront sans peine l’extrême importance.C’est l'éclairage an gaz qui «’est ré pan.lu si rapidement dans tout le inonde civilisé.Co sont toutes les récentes découvertes dans l’art de la guerre : los mitrailleuses,—dont l'invention est certainement enooro due à un autre Canadien de grand talent, M.Laro-chulJc,do St* Ansel mo, qui mis cotto idée en pratiquo vers l'époque de la guerre do Crimée,—les fusils à aiguille, les cirions Krtipp, les monitors, les bateaux-torpilles, et autres inventions qui, pour donner des résultats désastreux au point de vuo do l’humanité, n’eu sont jai moins de merveilleuses applications de la science moderne.Ici, cependant, j’avoue quo mon enthousiasme est singulièrement refroidi.On pousse un pou trop loin l’art, ou plutôt la science do détruire.Les guerres de nos jours ont presquo complètement supprimé le courage et la valeur : on no so bat plus, on se foudroie ; on tic vainct plus son ennemi, on le supprime.Autrefois, les rois so battaient à la tôte de leur armée ; aujourd'hui, i!s font la guerre de l’intérieur de leur palais, assis tranquillement dans un fauteuil.Ils n'ont plus do généraux ni do capitaines ; ils ont des chiniistos et dos artificiers.La poudro n’a plus assez do force, on emploie la dynamite et la nitrô-glycé-rine.11 semble que le plus puissant monarque soit celui qui pout, en un moment donné, non pas mettre le plus grand nombro do soldats sous les armes, mais faire disparaître, en s’approchant le moins possible, l’armée do son ennemi.Les guerres sont devenues des boucheries organisées ; et c’cst pourquoi je préférerais n’avoir pas à constater les progrès que nous avons fait sous co rapport.J'aime mieux les inventions qui sont utiles à l'humanité, comme, par exemple, lo procédé par lequel on fait do l'eau potable avec l'eau do mer.Que do services cetto ingéniouso invention n’a-t-cllc pas rendus 1 Et combien do voyageurs, pendant un séjour prolongé sur l’océan, ont béni lo savant qui, avec son précieux appareil, leur a épargné les tortures do VLKW IS.U!T1!L\ riMlacteiir l i soif en lour apportant chaque jour le verre d’oau douce qui leur rendait le courage et la vio.O li y a encore la machine à congeler qui permet do transporter a des distances considérables et j»ar los plus grandes chaleurs toute espèce do viandes fraîches, sans avoir à redouter lu» effets de la dé composition.Cet ingénieux appareil a été essayé pour la première foi» il y a quelques années sur un des bâtiments do la baie d’Hudson, la iJiaua.Co steamer cat arrivé à L nulrca à la fin de septembre avec une cargaison du saumons gelés par co procédé qui repose sur le principe de l'air comprimé mis soudainement en liberté.Au sortir du récipient, on a mi* le saumon dans un bain d eau froide et, au bout de deux heures, il piésentait la même fraîcheur qu'au moment de sa capture.A bord du steamer, l’appareil fonctionne continuellement ot peut soi' vir à toute autre tin, comme, par exemple, à entretenir une constante fraîcheur.Co sont enfin les nouveaux instrument » de chirurgie, de \ hysiquo ot do chimie qui ont déjà rendu tnnt de servi ces à la science et 1 humanité.Et, dans un autio ordro de clios« »,itc pourrais jo pas mentionner aussi les grands travaux quo la science moderne a accomplis et.qui, pour n'être pas des découvertes, n’en sont, pus moins les résultats directs dos inventions de nos jours ?Le percement du mont Bénin et du mont St-Gotliaril : voilà des travaux auxquels runtiquité n’a rien à comparer.Ce n’est pas la Homme do travail qu’il y a ici à considérer, ce sont los donnée* scientifiques sur lesquelle* ces œuvres gi gintcRquo» ont été entreprises et mcuécH a bonne tin.Quand on songe à la précision nmtliémat iquo qu'il a fallu apporter dans les c tlculu pour que Ici percées, commencées du «huinio côté d une énor- * mo montagne du près do huit milles d'épaisseur, vinssent se correspondre exactement au milieu du parcours, on reste étonné en préscuco d'un semblable résultat.l.n méthode de forage et la venti lut ion il ii tunnel, ont à clics seules exigé une somme de connaDsaiices scientifiques dont peu du personnes ;e font nue idée.11 y a encore lo porccmont do l û t lune de Suez, ce travail de géant qui «utfir.iit h lui seul pour perpétuer dans !o» âgus futurs le nom do Ferdinand de Ee .iu ps ; el le eau il de Panama qui sera terminé dan* quelques années.On a beaucoup parlé d’un tunnel sous la Manche, on a même été jusqu’à proposer la pose d’un iubo-tuuncd à travers l'Atlantique : c’est la plus étonnante idée qui ait encore germé dans le cerveau humain.Du reste, ces grands travaux n'ont pas so u loi non t une valeur au point do vuo de la science ; iK sont encore précieux parco qu'ils tendent à supprimer les nhtilacloft qui empêchent les peuples de se rapprocher, h ouvrir au commerce de nouieuux débouchés ot à faire naître par ce moyen une communauté d'idées et do sentiments qui ne i out que coucou rir nu bien être do l'immunité.N Aroi.r.o.N Lp.GrNDKB.(A suivre) Hier Fustina < îtiidi.l'Italien qui a mis le fou a la boutitjne de M.GurJi, tjq Notre Dame, il y a quelques jours, a .evant lo magistrat du police Dosuoyors sou* lu double accusation «t incendiât et d avoir menacé ceux qui I ont arrête avec un couteau.L’accusé ho vante do 1 .avoir fait par vengeance et dit «|n i! en voulait a la famille Curli.II subit a son procès aux prochaines assises.I u jeune Anglais d’une mino correcte ut aux allons distinguées, employé nu journal The Star coinjKaraisanit co matin durant lo magistrat do pulico sous fine usât ion de vol d’uno lunette d’opéra à un compagnon do chambre du nom do W illiam Robert Lo malheureux l'avait vendu pour la somme du 75 ctsufin dcHatisfaire une misérable pasaion.Il est aniyé au jia\s depuis un an, et vouait ii Ecosse.l.o poursuivant n’ayant pas insisté pour une condamnation vu qu’il .avait recouvré l’objet volé,le magistrat a libéré lu pi itounier.r-C’cst demain soir,' à 7 heures, au Saint Law ronce Hull, qu'aura lieu lo grand banquet de* journaliste* donné par l’A social ion du li pret-so do la province de Québec.Le» discours do circonstance seront faits par lu* meilleurs orateurs do l'Association et île» convives.l'Cparf «Ir nlr i liarlr* Tiipjirr Londres, 22 février.-Sir Charles et holy Tupper mit pris hier lo steamer Trane on route pour l'Amérique.Il* débarqueront à New-York vers lo 2 mars.Ir «'liritiln «Ir f«*r «le l*rr*n»(f l ca liulfr Ottawa, 22 fév.Mgr Taché présidera une gianilu assemblée «lus Hainan Catholic:» qui Fera tonne dimnncho s »ir pour réprouver lus indignités auxquelles lo Smivctain Pontife uni en but-tout l'injustice perpétuée par koh ennemis en lo privant du pouvoir temporel.En outre d un tiv» grand nombre do membres du clergé cpii y n* Hâteront, on montioiino aussi Jok noms du sénateur Scott utile M.1, J.CViirnn, député aux Connu un or.IjO» évêques catholiques américains ont) aussi adressé un mémoire a Rome dans lu môme son».la cm v «îr-* llsnrrnii«l« n < orimall Cornwall, Ont.22 f< v.A I asscrnhléo annuelle de» directeurs du la fabrique do coton Saint Orinmit, tuiiuo hier, «U a décidé de fermer la fabrique ut d'un suspendre les opérations tant quo lus gré-visfes no so plieront pas aux conditions de salaire qui lu ir ont été impu tée*.ST-JEAII N.-B.COMME PORT D HIVER POUR LES ET:/» DELA M L E DEMIERE3DEPECHES Nouvelles de fiant ruai DenegalIon* «Ir 44 La !*rc3üi HAGUSLO»?;^ 5*rlcur %&étlaille8 iVOr:Bruxelles mo londresiSH Lis plus hautes rWierr.pcr.$03 INVENTS fl P a F» LS 1 ICXC’n EN L'AS t i rauçois.21 fcvrltr— c 15 js.A VENDRE- (1ETTE M AISON CONFORTA PhK F.T COMMODE, s située rue «I Auteuil.No.l/l, contenant neuf Chambre» ; 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aucun masque sans permission.Il ne sera pas permis aux personnes do représente lo sexo féminin.Sièges peuvent être réservés et billet» pour patinour on costume achetés au j«-tinoir, lundi après-midi, lo 25 février, entre 3 h.30ot 5 h.30.Admission : Spectateurs 25 et» et 10 et» extra pour siè^os réservés.La fanfare des hussards canadiens exécutera un magnifique orograninio.Robert c.welch, Secrétaire do l'Association des patineurs do Québec E&J.j.n.a MAISON A VENDRE Cett« çrantl© et m*çn!fiqre iriJnon tn hrtiu* blanche, » (f«ux étage*, complètement finie.»ur U nie du mut, dans U ville de Frastnrilte, Loup, en Ixx», à quoique» cent» pied» eeulement etatlou» de» chemina de fer Intercolonial rt de T6- • *-oitfn, «Itutîe dan» un dos plu» beaux et d»» pu* •— ix site» de la ville pour le commorco ; *vro * I win opooUux divbé et fini dau» le» dernier» I i condition» «*odrewer au propriétaire.J.ii.i f\ Kiv>u»trom, No.10, nie Wolf, LOvn», ou au JJ oiai.o iouwicné, A Fra»«rville, T, 2 ruo hraesf.4- a A.CH AM BElU/AND, Naul f a 904629 f > ; rtrrry r*’.n» n.r>-«ir ! 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QUEBEC Nouveau Directory Ala demande dun grand nombre de marchands de cette ville, les soussignés publieront pour 1889-UO, un Almanac des Adresse» (directory), on français ot en anglais, contenant lo» adresses do Québec, St-Sauveur, Lévis et des environs, par ordre alphabétique et par rues, ainsi que tous les renseignements utiles aux hommes d’affaires.Listo com pie to des membres ot officiers des gouvernements fédéral et local, du Con-aeil-de-Ville, des compagnies, des manufactures, des bureaux do poste de la province do Québec, etc., etc.LL.LLLUNCFR & ID.KAFfOTTL Propriétaires-éditeurs.AU PUBLIC Les soussignés auront l'honneur do solliciter votre patronage dans lo cours de cette semaine.T.L.LOLUXGER & Ed.ÏÏIALCO EA0 STJ.E0N ! ï UcTlilie.it «ta rcdicücitc de cette eau merveilleuse.T-û lettre qui suit parle par elle-mâmet CIILKS MLhâlKUI1S.— l>urant lioi* au*, j'a! ft lutter contre relie maladie mortelle, 1\ Iiywj epjle.tellement quo j'riui-» privà de presque toute nourriture mai* hurtout de viande.A> ant entendu parler de* dtveite* iruénrun* opérée* par l’ta i Ut-Léon, Ja ceiTiineriV-*1 » tu prendre régulièrement, deux uU îi* \ rtre* |«ar Jovir* aprè* lex repo*, et uialntcnaiit.e n.anjte tout cr qui me plaît et jouta d'une exntc )»rlAite.Ce rendtut, Je r*Uribue a le.iu M Léon, a plu* mu veilleuse dt h eaux minérale».Jucoiihi'iIIo ft tous aeux qui snufîrmt de quelquo imli«pr>stti o i ft.uu.if i v.Kf lie M«*lnri(ti( -, >1 uiiiii i l l un i mv Qiiclu grande vénlc de lu balance du Tonds de banqueroute de BLAIS & EÜK2D cj oiYjnvor j.3 i\r oœ ka CT SE CONTINUERA PHARMACIE ST-ROCII KN O HOS BT B N DETAIL Dr S.LEFRANC0IS llnlcrln, iauo-stools)pour nianoé ou orgues et du Tapi.» (couvertures) pour uianos droit» vient d’être reçuo chez l'éditeur do musiquo Feuilleton de L'ELECTEUR A.3L.ÉX Jïl îiirii Lo murinuro sc continua sous la voulu ot dos reproches éclatèrent sur l'estrade même, tout auprès do Molly-M iguiro.Ln maiu do l un des lionnnoH masques s'avança ot ho posa sur répaule du chef, par-dessus sa mante roimo.«ri —lin ôtes-vous venu là, Mac-Diannid, prononça-t-on, do parler ainsi de votre propre pore ?Molly-Mairuire repoussa iviln main et redrossu liorement «sa haute taille.—Miles Mno-Dinnnid n’est qu’un homme, répéia-l-ello on taisant viînvr «sa voix sonore ; il a des (ils pour le défendre ou le venger.1! ne lait point partie de l'association.Occupons-nous de la vengeance do 1*Irlande ! l u mot suffit par tout pays pour faire tourner les idées d»'.la foule.En Irlande,'lu foule est plus versatile el plus changeante que partout ailleurs.Ou s’agita ; des paroles incohérentes se croisèrent entre les feux diamanté.s de la colonnade.On oublia le vieux Mac-Oinrinid comme on avait oublié lord George Montrât h et le monstre, loup, tigre ou lion, confié à la garde du pauvre Eat.—.1 ai à vous parler contre le candidat d’O’Connell.reprit Molly-Maguire.No murmurez pas ’ Vous ne parviendrez point à e tou tier ma voix.Te veux que vous sachiez quels sont vos ennemis, et que vous mettiez au premier rang les partisans du Rappel.Quelqu’un a-t-il une demande à former avant que je parle ?— Moi ! répondit le géant TVLr hony.Le Ihuleur s'était couché sur la terre auprès du foyer, au centre de I*espace laissé libre.11 se remit d’un bond sur ses pieds et redressa sa taille gigantesque.A voir ce rude visage surgir tout à coup au milieu du cercle et s’éclairer de sanglants relicts, 1 Héritière, sans savoir pourquoi, se sentit monter un Iris-son nu cœur.1C lie rejeta son e:\puee en arrière pour mieux entendre et découvrit un coin de sa joue pâlie, L* géant parcourut du regard son auditoire invisible.—11 y a du inonde ici ce soir, dit-il ; s’il faisait jour, on verrait autant de caboches qu’au grand “ meeting ” de Tara ! Ga lait plaisir.Je nie suis levé pour vous conter comme quoi nous Hommes engagés cl'hou- n c neur a faire quelque chose au major 1 Vrcy Mortimer.< >n grogna pour le ma jor.-Rien, bien, mes fils ! Je suis monté ce matin au premier étage de la vieille maison do Donner street, .l’ai mis autour d’un « ai lion un pet it papier blanc sur lequel j’avais d*>siné notre cachet de mon mieux.—Je l’ai vu, murmura Gib I î oc i n vo 1 on f a i rc mont.Mac-Duil lui planta «sa main sur la bouche pour réclamer .silence.—J’ai mis au-dessus du cercueil, reprit lo Ihuleur, le joli nom du major saxon, et j’ai lancé le tout à travers les carreaux de la mnron de Sa under Flipp, au beau milieu do la poitrine de Mortimer.— “ Och ! ” fit la foule avec approbation.—11 y avait tout un troupeau de ces porcs orangistes : le juge Mac l oot, le bailli Payne, le sous-bailli Munro, et ce misérable scélérat dcCrakemvell ! —Oh ! le damné ! dit Pat.—!! y avait un gentleman do Londres, assis devant la fenêtre avec une jolie miss, une vieille folle et un garçon qui ressemble .mais je n’en suis pas sûr et je lie voudrais pas faire mourir un chrétien à la légère.Gib tremblait dans sa peau.A deux ou trois pas de lui, l'Héritière, droite et froide en apparence, écoutait et dévorait les paroles du géant.—Qui donc as-tu cru reconnaître, Mahony, mon garçon ?demandait-on dans la foule.—Quelqu’un qui n’est pas à la noce si se?, oreilles m’entendent, répondit le Brûleur ; mais ir importe ! une autre fois je regarderai mieux.Quand le caillou est tombé dans la chambre, après avoir touché la poitrine du Saxon, tous ces coquins peureux et hypocrites se sont éloignés de lui comme s’il eût été le diable.Ils regardaient do tous côtés, pâles et tremblants ; la vieille folle s’est évanouie.—Hurrah pour la vieille folle! cria une voix.Et la voûte trembla sous un formidable concert de clameurs et'de rires.—La paix ! mes fils ! la paix ! cria Mahony.Puis il poursuivit on conte-inut sa voix davantage : —Voilà bien des ibis que nous envoyons à ce major le cercueil de Molly-Mngu.re ! Les cris s’étaient changés eu murmures sourds.On chuchotait.II y avait dans les voix uno expression de crainte et de doute.—(Vest vrai, murmuraii-on, mais ce diable d’homme est protégé de Satan, vous saviez bien ! — “ Arrah ! ” on a fait co qu’on a pu r Mais quand l’esprit malin met s.t grille au-devant d’une poitrine .Le géant se signa.—Moins on parle du malin, répliqua-t-il, mieux cela vaut, mes jolis bijoux ! Quoi qu’il en s oit, si nous laissons vivre !o major, il nous trouvera i« i comme il nous m dénichés partout ; et s’il nous trouve .“ Ar- rah ! ” mes garçons, vous savez aussi bien quo moi que la galerie n’a point d is me.Il y «uu dans l’ombre, un frémissement ; c’était une sorte do silence agité, un peu do bruit étendu (‘t divisé sur uu vasto espace, connue s'il y avait eu là un millier d'hommes à trembler tout bas.Lo Brûleur fut quelque, temps avant de reprendre la parole.Les gens do l’estrade restaient lroid.s et immobiles.Molly Maguire semblait une statue taillée dans uu bloc do granit rouge.Le feu languissait ; les cristaux des colonnes éteignaient leurs facettes pâlies.La luniéc, après avoir rempli uno à uno les cavités mystérieuses do la haute voûte, descendait lentement et tendait son voile gris au-dessus des tètes faiblement éclairée i du premier rang des spectateurs.Eu co moment d«* silence et d'immobilité générale, quiconque eût vu ce cordon d'hommes masqués entourant un feu pâle, el ce géant dont, la noir silhouette se détachait sur le brasier, aurait cru assister à quelque ténébreuse lé te do l’ère païenne.Ainsi devaient êtres les pontiles celtes dans ces noires cavernes, à l'heure sanglante des sacrifices humains ; ainsi les diamants séculaires do ces voûtes devaient allumer jadis 1 urs étincelles au feu brûla;.t tous le trépied, et dévorant a i hair de la vit ! hue.Le siège de Molly-Maguire était l’nugo de pierre où tant de sang avait coulé.Quelque part,
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