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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
mardi 23 juin 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1891-06-23, Collections de BAnQ.

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Edition qnoiicüeimô Aï Quebec, Mardi, 23 Juin 1801 llo année flo* 328 fjuy DS VA BONNEMENT Si Ivu Zimox Qroni>iK.*xi .‘'ft .• •.Unit mo!i„.2 W Fix rroid.' ’ liob rooU.10C Lfetonncment ext strictement jraj&ble O'av&ccc *• .•, j j * ¦ ’ .EblTlCS llkLI-OMXDAia* Cous anccmpUMt, d’arsnet.BJ TIN TARIM DS* ANNONCES Prin'Viltnrilti.on A »*.n«i \ ortb u.» l »1 )ji t>iil»«jain.0 01 Tr»UI »ij per «s*»» ii jo .,.fl .• nt » to V » a avili u) il > t)«tl j u> o t > » »!>/ ji.— V »¦» ) l *m hi: a mum oj pjuijj.— An nmai I'iijoii pir 1 ti m trjitrJj.Pntoi hiim ot3 , o> mr i vit t*v I ni »*t i-vtiai.1i-vrlit *35*1 vI.jiiJji \ IJ ¦IC/j'C\'J -d OliS.Il.irsti 13 •*./ î .tir i) C lit.01*t f.\ ft Kill?».01 » itoi Ii'.tm, OMî'fui4.U l*JU3«Ios * t£.l.d£iC i’AJAÜJ, Uirjjlaar tjU cO l v:iri i ERNEST PA CAO), directeur «le la rédaction.BELLEAU & Cle., administrateurs.BUREAUX: Cdto Lamoataziio.Basse-Ville, Québec.ULRIC BARTilE, rédacteur.L'ELECTEUR , QUEBEC, 23 JUIN 1801 A OTTAWA (Çcrv’co special do l'EwcrWR) Ottawa, 22 juin.Le comité dca privilèges et élcc-t ions n'a pu siéger co matin, vu l'nbsonco do la plupart dca membres.Dans la pratique, lea séance* do comité le lundi sont uno impossibilité.On n’a pu réunir ce matin que quelques membres du comité des comptes publics qui ont interrogé l’architecto Fuller 2) propos du bloc Langevin.Dès lo début, on découvro dos choses bion extr&ûtolinaires dans l’exécution do cot important ouvrage.Lo prix du contrat originaire était do $295,000.mai» aujourd’hui 175-diiicc coûte nu-delà d'un million do piastres.Un peu partout, on avait laissé la porte ouverte aux demandes d'extra.Ainsi, il s'est trouvé 0 à un momont donné quo los chovrons du toit avaiout été oubliés dans lea plana et devis : uno bagatollo ! Rendu à cotte période do l’ouvrage, l’ontropreneur suspend les travaux et co curieux dialogue s'échange ontro lui ot les inspecteur* du gouvernomont : —Eh bien, il no reste plus quo lo toit à poser.—Oui, j’attonds les ordres du gouvernement.—Comment ! los ordres du gouvernement ; mais vous avez entropric tout l’édifico.—Non, la toiture n’eat pas mentionnéo dans mon contrat.Alors on décide de mettro dos chovrons en fer, puis, par U suite, on substitue des chovrons en cuivre.L'architecte du gouvernement dit que c’est sur avis .quo cotte substitution s'est faite, finis TOici quelque chose de bion singuliop.* Si l’architecte avait uno préférence pour lea chovrons on cuivre, pourquoi ‘cotte idée no lui cst-ello pas venue en faisant les premiers devis, et pourquoi a-t-il choisi pour recommander le cuivre lo temps où co métal était à la baisse, précisément à l’époque où un gigantesque syndicat avait monopolisé tout lo stock* de cuivre du momie entier et tenait les prix à un taux exorbitant ?Voilà ce qu’on a déjà découvert durant un quart d’heure d’enquêto.Vous entendrez parler do nouveau do cet outra mystèro du département des Travaux publics.•* Co qui presse le plus on co moment, c’est de fairo oxpliquor lo mystèro qui enveloppe la formation du cabinet Abbott.Lo nouveau premier ministre ox-ccllc, dit-on, dans l’art do Talleyrand.C'est un jeu pour lui quo do dissimuler sa pensée, de l'envelopper do nuages.La déclaration officielle qui a été luo aux deux chambres en est uno prouve.Il n’y est pas fait mention dos circonstances qui ont engagé lord Stanley à différer lo choix du nouveau premier ministre jusquea après les funérailles désir «John.Voilà uno déclaration absolument perfide : la règle constitutionnelle est qu’il n’y ait pas d'intorrègno.D’après tous Icb précédents, dès qu’un premier ministro meurt, c'cat lo devoir do la couronno do no pas rester une journée sans aviseur responsible.Aujourd’hui, on vient nous apprendre que pour certaines raisons lo gouverneur-général a cru devoir transgressor la règle établie par la reine elle-même.Voilà uno déclaration qui manque manifestement de franchise.Ello contient dans tous les cas une porfîdio dont le nouveau gouvernement devra reudre un compte sévère à la chambre.S’il y a ou des raisons pour lior los mains du gouverneur et laisser le paya tans gouvernement responsable pendant près d’une semaine, la chambro [a droit do connaître ces raisons.M.Abbott veut-il donner à entendre quo lo retard ost dû à un simple caprice du gouverneur ?Evidemment oui, à moius qu'il no soit prêt à admettre que cela a été lo résultat d’uno conspiration politique montée pour donner du temps à l’intrigue.Dana l’un et l’autro cas, c est une perfidie audacieuse.Mais uno choso est çortaino : c’est que la responsabilité de cette faute retombe tout en-tiero sur le nouveau gouvernement.En vain cherche-t-il à la rejeter sur le chef do l'exécutif.En entrant on offico M.Abbott a assumé la responsabilité do tout ce qui a’ost fait dopuis la mort du sir John.La chambre a droit d’être éclairée sur l'intrigue qui s’est jouée *tUa cet intervalle et dont le public a pu suivre les péripéties.Grilco aux indiscrétions des journaux, oax cris do D presse tory contre le converti Thompson, ot particulièrement aux menaces échangées entre los journaux de Langevin et do Chaploau.La Minerve a publié, samedi, à ce sujet, un nrticlo très remarquable dont la tête et la queuo sont bion différentes.Ello commence par déclarer quo l’ai-lianco des bleus, avec leurs confrères d’Ontario n’ost pas indissoluble, qu’elle ne durera qu'autaiib que ceux-ci respecteront ceux-là ; puis elle conclut humblement on avalant l'échec do sir John Thompson à former un gouvernement.Elle prétend quo sir John Thompson n’a pas été appelé à former un ministère, qu’il n’a fait pour cola nulle démarche.Ceci ost contredit par M.Clia-plcau iui-mêmo dans sos entrevues avec les jourr *ax, par les déclarations d’une foule de journaux tories do l’Ouest que nous pourrions citer à la douzaine.C’est contredit mémo par la déclaration officielle du gouvernomont qui conatato que sir John Thompson a été mandé auprès de Son Excollonco non pour affaires do son département, raaiB pour consultation sur la situation.Au reste, c’est contredit par la Miner-té oHo-même.En effet, s’il n’y a eu au-cuno intolérance de ht part des tories pendant la récente crise, pourquoi notre confrère élève-t-il si fort la voix ?Pourquoi ces menaces de ruptures ?Pourquoi dire aux tories : Notre mariage avec vous n’est pas indissoluble ?Eat-co qu’on crie si fort avant d’être frappé ?Lo lecteur a dans cot incident uno nouvelle proovo do l’incertitude do la situation du parti ministériel.Les deux éléments qui lo con sont comme chien et chat, et il n’y a plus person no pour mettro la paix.Aussi faut-il être témoin de8 transes ministérielles pour en avoir uno idée.II faut voir les trémoussements des douze whips dü gouvernement.Quelquos-uns d’entre eux font preuvo d’un manque de dignité et do déücatesso bien di^no du gouvernement qui les fait mouvoir.On les voit sans cesse aux trousses do certains députés do la gauche, les poursuivre de lours obsessions jusqu’à leur siège à la chambro.A l’approcho du vote, on les voit rôdor autour des banquettes do l’opposition comme ces sales oiseaux do proio qui voltigent sur les dorrières d’uno armée en marche.Lo temps est venu d’avertir ces mouchards qu’ils font mieux do changer do système, quo leurs obsoasions sont désagréables à ceux qui en sont l’objet.Pas un do nos ami», Dieu merci 1 n’a besoin d’être cabalé : tous sont en état do juger par eux-mêmos les questions qui leur sont soumisos sans l’aido de ces émissaires du gouvernomont dont quolques-uns du reste, quo je pourrais nommer, sont réputés ici pour des êtres inoffonaifs plus susceptibles d’être hypnotisés quo d'hypnotisor les autres.On no voit pas nos t chips so permettre do cas indélicatesses ; MM.Trow, Guay, Brodeur ot Carroll ont trop do dignité pour cela.Conçoit-on on effet la position humiliante qu’on fait à un député en allant lo cabaler à son siège sous les mille regarda de la galerio ?Si les whips ministériels sont incapables de comprendre cola, la presse libéralo so chargera do leur ouvrir les yeux on livrant leurs noms à la' risée publique.(Pius recent) Ottawa, 22 juin.Depuis que co qui précède est écrit et livré au télégraphe, un événement assez inattendu pour nos adversaires ost venu confirmer nos vues sur la situation.Jeudi dernier,lo ministre dos Finances annonçait que le lendemain il proposerait lo comité dos subsides.lJ\-dessus M.Laurier l’avertissait loyaîoment qu’il consulterait la chambre sur la question capitale du moment.Lo lendemain le gouvernement a eu peur ; pas un mot des subsides.Aujourd’hui, grand émoi dans le camp ministériel.Dès l'ouvorture do la séan-co, M.Laurier se lève, propose l’sjour-nemont de la chambre ot dans uno harangue superbe, pleine do fou ot do logique, censure la manière dont lo gouvernement a été formé.Notro vaillant chef et ses amis sir Richard Cartwright, MM.Mills, Davies, Edgnr ont pendant touto la séance entretenu un feu roulant de projectiles brûlants à travers les bar-roaux do la ménagerie d’en face.Aussi quels rugissements ! Sir John Thompson, à qui on montre los phiHp- LES COMMIS MARCHAND DE QUEBEC On cannait déjà l’existonco depuis quelques années à Québec do la Société des commis-marchands do Québec et notammont do Saiut-Roch et Saint-Sauveur.(Dette Société, qui naturellement compte un très grind nombre de membres, a pu obtenir pour los commis de magasins de nouveauté* des avantages importants au chapitre do la fermeture des magasins à cortainés heures durant certaines saisons do l’année.Ces avantages ont été et sont tout profit, ot pour les commis et pour los patrons ; los commis ont dos loisirs qui leur permettent de ae reposer du labour du jour, ot d’autro part, co qui n’est pas lo moins important, do fairs certaines études, de cultiver certains talents à leur bénéfico personnel et à celui do la société québecqaoise.D’un uutro côté, les patrons eux-mêmes bénéficient des mêmes loisirs et font des économies à l’article do l’éclairage et du chauffage.Nous l'avons déjà constaté avec uue profonde satisfaction, patrons et oommis sc sout parfaitement entendus à co sujet ‘ Mais le public, lui, a-Ml aidé à favoriser lo mouvémout î S'est-il donné la peinep do fairo scs achats dans le temps opportun / piques do la Presse do 'Montréal, piétine à pieds joints sur l'organo do M* Chaploau.II désavouo carrément la Presse.Voilà co quo collo-ci a gagné à jouer l’indépendance pondant uno semaine.Sir Hector s’asseoit sans cérémonie sur M.Chaploau.“Je no suis pas un traîtro à mon parti, moi, jo no 4’ai jamais été, s'écrie-t-il au milieu dos rires da la gauche.Jo n’ai jamais fléchi, moi.” Puis sir John défait d’un mot lo petit roman do la Minerve et do nos faux bravos, qui ont besoin' dans le momont do pouvoir dire que sir John Thompson n’a jamais été appolé pour former un ministère.11 donno lo dé-montià la déclaration ofliciello même do M.Abbott, et déclare avec uno nuanco d’amour-propro qu’il a été appolé par Son Excellence pour former un gouvernement.Quant à sir Hector, en tout ceci, il jouo le rôle do petit garçon, mais il a l'air content de son sort et laisso sir John Thompson prendre piod comrno leader do la chambro.Il montro cependant un pou les dents en affectant do prendre pour du sarcasme les potits compliments qui venaient d’êtro faits à sir John Thompson.Non, jamais ministère, jamais parti ne s’est fait roulé do plus belle façon.Touto la séunco n’a éré qu'un éclat do rire.Par moment, la situation devenait intolérablement pénible pour ces messieurs do l.\ droite, qui ne savaiout plus que fairo pour se donner une contenance.Mais pour les galeries encombrées, comme pour lo public qui lira demain lo récit do cotte scène, il y avait là uno source d’intense jouissance.N’allons pas oublier de diro quo sir Adolphe a eu aussi sa petite part de dérision.Quand M.Kdgir, qui manie le fiârcasmo lo plus agréablement du monde, a fait allusion à cot efféminé personnage, co fut pendant quelques instants un tonnerre d’éclats de rire.Bref, la Presse répudiée par sir John Thompson, M.C Impi eau dénoncé comrno un traître par sir Hector, sir John Thompson se proclamant chef, voilà eu trois mots lo bilan de cet amusant débat.Les autres nouvelles do la journée sont que lo?députés qui reviennent do lours comtés sont tout effrayés do la tournure alarmante qu’a priso l'enquête Langevin, et quo d'un autre côté, il y a un fort groupo qui a juré d’empêcher M.Chaploau d’arriver au dé-partomont dos Chemins do fer et canaux.On raconto .co soir quo la démission immédiate do sir Hector a été demandée à M.Abbott, mais quo sir Hector a bon no poigne et n’ontoncl pas lâcher son portefeuille.Voilà la jolie situation quo lo Courrier du Canada affecte de trouver ri satisfaisante.A propos, demandez donc au Courrier pourquoi il n’a pas donné samedi à ses lecteurs au moins un court résumé do l’enquêto do la veille.'* M.Murphy, dit-il, continue sa déposition.” Très bion, mais qu'cst-ce qu'il a dit, co M.Murphy ?Los lecteurs du Courrier du Canada ont droit d’être renseigné là-dessus.Pourquoi donc co rngeur con-frèro cacho-t-il cos informations à son public ?Ah ! c'est quo celui-ci comprendrait alors les ombarras où so trouvent en ce moment scs chefs fédéraux.Los plnintos quo nous entendons formuler de temps à autro par les marchanda et Ica commis indiqueraient qu’une foule do gens n’ont pas oncoro compris qu’en se présentant cinq minutes avant l’heure de fermeture, ils forcent tout un personnel à laisser lo poato comparativement tard.Quo veut-on que lo patron ot los commis d’uno maison do commerce fassent lorsque tout à coup, au moment où l'on remot los marchandises en ordre sur leurs rayons où dans leurs vitrines respectives, uno pratiquo fait son apparition.Lo patron to voit obligé do faire bonno contenance et lea commis servent la pratiquo, souvent uno jolio femme, en pestant et maugréant contro la bello glaneuse.Au lieu do laisser le magasin à 8 heures, les om ployé» partent uno domi-houro ou trois quarts d’heure après et voient lour soirée flambée pour uno distraction, une fantaisie, un esprico do la-clietour ou do l’a diet eus o.Lo cas n’ost pas l’exception, ot si nous en causons, c’est tout simplement parce-qu’il est d’occurence presquo journalière.Vraiment, ça n'osfc pas raisonnable, ot il nous semble qu’il devrait suffire d'indiquer simplement du doigt cet abus plus sérieux qu'on ne lo ponso pour qu’il disparaisse complètement d’ici à peu de temps.Noua invitons donc lo publie à faire ses achats en temp* opportun durant U journée dan; !’i;Uérèo « une clsfso nombreuse do la société et qui a droit comme toutcc les antres classes à notre sollicitude et à notre sympathie.Qu’on se le dise ! ACTUALITES La journée d’hier a été une bénédiction pour lea cultivateurs de notre district.Une pluie bienfaisante est tombée touto l’aprèf-midi et la soirée, et los effets do »a sécheresse, qui menaçait de bo prolonger, lie sont plus à craindre.L’abondanco des matières intéressantes do toutes surivs et la longueur du compte rendu de la démonstration de dimanche que nous envoie par télégraphe notro correspondant p-.rticulicr, nous forcent d* remottro à demain notre dépêche ordinaire de Montréal.Pour aujourd’hui : L'exposé financier do M.Foster.D stvibution des prix aux élèves-institutrices do l’école normale Laval au mo-rmstèro des Ursulines, nous la présidence da l’honorable M.Garncau, Mercredi ii 8 h.15 a.in.,Son Honneur le lieutenant-gouverneur Angers, accompagné do l'honorable M.Garncau.recevra, à l’iiôtel du parlement, la délégation de la société Saint-.Ioan-Biptiste.Son llonnoui* et M.Garneau se rendront ensuite à l’égliso Saint Koch pour assister à la messe.L'iisnorablo M.Garncau a passé la journée do dimanche au Cap Santé, dans sa famille.L’honorable M.ilobidoux est attendu à Québec demain.Lo conseil des ministres siégera jeudi mat iu.L’honorAbio M.Buyer cat à Kingston.Nous apprenons avec un bien vif plaisir que notro arni et collaborateur, M.Napoléon Legendre, est beaucoup mieux.Les médecin» espèrent qu’il no tardera pas à entrer en con vide* ocnce.Lo drapeau était à mi-hampe hier à l'iiôtel-de-ville, à l’occ ision de la mort do M.Lcinesuricr, ancieu muirodu Québec.Avec la bienveillsnto permission du lioutonant colonel Prower et des officier*, la musique du Bièmo Carabiniors Royaux jouera co soir (mardi), à huit heures, le programme suivant : Marche— Inman Line.Warren Ouverture— Lo chevalier Breton.Valse-—Baisor du Printemps.Lanvtho Mosaïque—Torquato Tasso.Donizetti Polk»—Lo clairon des Zouaves.Vive la Canadienne—Ood save \he Queen M.Marcotte, député du Lac Saint-Jeau, est à Québec.Lo Journalt do Paris, publie une cn-trovuo avec l'ex-impératrice Eugénie.Elle déclare qu’elle quitter* incessamment le territoire françai?, le gouvernement lui ayant intimé que sa présence pourrait causer des troubles en France.Touchant la résurrection do l'cmpiro elle aurait dit : •* L’Empire est mort avec mon fils." On sait quo sir John Macdonald, on inaugurant sa politique de protection, proclamait hautement que son but était do favoriser nos industries, que nous pourrions nous suffire à nous mémos et n’avoir jamais besoin de recourir à l'é-t|*angor pour aucun objet manufacturé.Or, par une triste ironie du sort, on n'a pu trouver au pays un cerccuil convenable pour l’ensevelir.La dépouille mortelle de sir John Macdonald a été déposée dans un cor-cuoll yankee.M.Paul Langlois, un de nos compatriotes le» plu» en vue do Worcester, Massachusetts est actuellement en visite à Québec avec s» fille, Mino Lepage.M.McKinley, l’autour du fameux tarif qui porte son nom, a été choisi par les chefs républicains do l'Ohio assemblés à Colombus, pour être leur candidat aux fonctions do gouyerneur.L’un do nos ami*, député aux Communes, nous a écrit dimanche uno lettre intéressante sur les hommes ot los choses do la capitale.Nous en détachons quelques paragraphes.• • • i • • • » • * • • • • “J'admiro Ica efforts que vous faitos pour bion ronsoigner votre publie sur co qui so passe ici.Mais voua négligez, à mou sons, certains potits détails très intéressants.Ainsi, l'autre jour, il y a eu caucus dos conservateurs.C’était le premier depuis la criso.Nous étions, mes compagnons ot moi, bion anxieux du suivre co qui so passait.Anxieux surtout de constater ai plusieurs députés conservateur*, quo nous avions entendu pester contre la combinaison Abbott tiendraient parole.Noua avons donc observé comrno do véritables reporters loa mouvements do cas messieurs, .le dois vous dire d’abord qu’il s’est fait une cabale effrénée pour réunir le plus grand nombre possible de députés nu caucus.Tous les whips ministériels couraient d’un air effaré dans tous lea coins ofc recoins, suppliant lo» députes du los suivre, qu’on les attendait ut pour procéder ef les entraînant presque do force.M.Dupont, député de Ragot, refusa do se rendre et resta à son siège à la chambre.L’iiono-ruble M.Ouimet céda, mais il no lit qu’entrer et sortir ot revint rejoindre immédiatement M.Dupont, avec qui il causa longuement.MM.Tarte, Joncasot Dugas, du Montcalm, refusèrent positivement do so rendre.On poussa l'indélicatesse jusqu’à aller supplier uotre ami, lo Dr.Vail-lancourt, député de Dorchester, do Venir fairo simplo acte de prdsor.CO, mais il refusa, l.arivicre, du Manitoba ; Lépiue, do "MontréaI-E»t, jMackintodi, d’Ottawa, Pelletier, de L>prairie, sortirent 1 un après l’autre dans l’ordre quo je viens d'indiquer, pendant que les autres député* retardataires entraient dans la salle du caucus.Connue le parti ministériel çst divisé en pluhieurs groupes et (pie lo gouverne-mont avait peur de froisser quelqu'un do ces groupes on fais mt lo choix d’un homme important connue prénidenl, on tourna la difficulté en choisissant pour présider ccs délibérations lo plus jeune des députés, M.McDonnell, d'Algoma.” Les tori’B ont fait des leurs à i’IIc du Prince* Kdouard, comme partout ailleurs du reste.Ils ont trouvé moyen, après avoir accepté lo budget avec un surplus, de laisser à leur sortie d'offico un déficit do $80,912.Ce chiffre est énorme eu tenant compte du montant des affaires de cettu putito province.Les recette) pour l'année ont été de $222,892 ut los dépenses de $205,799.De la Vérité : *' M.Abbott est figé de 70 ans, étant 1)6 en 1821.Il est Atfi ié à U société des orangiste».Du inoin*, il l'a été, très certainement, autrefois, et rien n’indiquo qu’il ait rompu avec cette organisation hai nouée.“ Comme on lo vo»t, le parti libéral-conservateur, ou filcu-fory, semble fatalement C’indamué h avoir pour cliof un orangiste ou un franc-maçon.” Li journée do dimuicho dernier a été désastreuse pour les Etats de l’Ouest des Etats-l'nla.Mais ‘ c’est surtout dans le Kentucky et l’Arkansas que l’ouragan paraît avoir causé le plus do dommages.Les maisons ont été renversées par centaine», dos villages entiers complètement rasés, des personnes tuées sur la rm par des débris do maisons qui volaient dans l'air.Nos conseillons au lecteur do liro la lettre do M.l’abbé Gosselin ii l'honorable M.Charles LangeÜer.Il passor.% un quart d’heure agréable.Bion que l'honorable M.Merrier soit loin du psys, et occupé d'a(Turcs multiples extrêmement importantes, il n'a pas oublié toutefois que nous traversions une épouuojp.irticulièremont intéroisante pour l'éducation.Aussi n-t-il envoyé des instructions pour faire distribuer des médailles d'honneur destinée* aux plus méritantes de nus maisons d'éducation.La Cour Suprême n'a pis prononcé jugement hier, co.nmo L choso avait été annoncée, sur la constitutionnalité de la loi des écoles du Manitoba.La cour s’est ajournéo au mois d'octobre et no rendra probablement pis do jugements avant cet to époque.Nos lecteurs savent que nous avons reproduits plusieurs colonnes d'appréciations faites [tardes journaux bleu» sur la combinaison Abbott.Nous en avons agi ainsi, non pas seulement pour satisfaire la curiosité do nos lecteurs, niais aussi pour éclairer le publ c sur la situation, comme c’est du reste lo dovoir d'un/journal qui comprend bien sa mission.Or, le Courrier du Canada^ qui est fort agacé du tout co qui eo passe depuis quolquo temps, s’en prend directement à VJücelcnr pour tout cj quo nous reproduisons des journaux bious mécontonts.Nous comprenons Jo jeu de notre confrère.Pour no |>f s oe Lire considérer comme menteur par son public, lorsqu’il leur raconte tous les jours uue la plus parfaite harmonie règno dan» los rangs ministériels ot que touto idée do crise n’existo quo dans le cerveau des idiots, il s'est bien gardé do faire connaîtra l'opinion de la presse conservâtrico sur la situation.Dès lors, il ne peut pas s’en prendre à cette presse pour avoir prétendu qu’il y avait crise, anarchie, quo sir .Toliu Thompson avait été écarté à cause do la religion, car co torait faire connaîtra à sos leclour» ces divergences d’opinion dans son parti, cejqu'il tient Absolument a lour cacher.Voilà pourquoi le Courrier s'adresse à VElecteur qui n’a fait que fairo connaître des eecrota ministériels et des querelles révélés par dos journaux bleus comme la Presse, lo Star, VEceniwj Journal, lo Canada, le Mail, lo Canadien, la.St-John Gazette VJtish Canadian, etc., etc.Cetto tnctiqua peut être habile mais ello est certainement déloyale et malhonnête.il Encore uno pièce à l'appui de Ja prétention de l'Électeur quo sir John Thompson a été écarté de la direction du parti à cause do sa religion.La £t John lSawttc (archi-hlou) dit : ** Les conservateurs protestants du Canada suivraient :.ir Hector Langevin ou tout autre cithohquo romain qui pourrait être choisi par lo parti, pourvu qu’il fût né dans cette croyance, mais ils no suivront p.as un homme qui a l’esprit ainsi fait que dans son il go mûr il abandonne le protestantisme pour entrer dans l'Eglise catholique.” L» situation du prince do Gallos osb do plu: un plus compromise par lus complications qui surgiront à la suite du Bcat ddo de la partie de baocura de Tran by Croft.Le jeune empereur d'Allemagne a’oat permis de faire, û ce sujet, des remontrances à tim oncle, le l’rinco do Galles ; il s’ensuit que toutes relations sont rompues ontro eux ; il se peut mémo quo l’empereur roeulü sa visito on Anglo-terre, ou qu’il y roiimico complètement.Dan» tous les cas, s'il persiste dans «on projet, il o»t certain que lu Triuco do Galles no viendra pas lui souhaiter la bienvenue, lorsque la flotta allemande arrivera à Shoerness.Lo lTinco no l'accompagneru pas davantage pondant son séjour ou Angleterre.Mais l'ab-sonco du prince do G die» sera ample-mont compensée par la présence de la reine Victoria.La police do Birmingham craint quo lo Princu p.c soit mal reçu, lo 21 juillet prochain, lorsqu’il viendra en cetto villo pour l'inauguration des nouvelles cours vitrail sur lequel soronb mis en regard ccs deux événements ; sa propre visite au pays do soa ancêtres, ot lo départ do la France do son aïeul J u-lion Mercier, avec les doux dates : 1050 et 1891.Il so propose do plus de faire élever un potit monument sur IV» ci placement do l'ancien cimetière où reposent les cendres de ses aïeux, avec cette inscription A mes ancêtres, Honoré Mer* CIE K.De Bubertré, nous nous rendons on toute hâte à la garo voisine, afin do prendre le train pour Nonant-lo-Fin» Le temps est délicieux, ot les paysages toujours charmants, A Nonant-le-Pin, nous n'avons quo quelques instants pour nous reposer ; puis nous nous rendons en voituro au haras national.La visito d'un haras n’était évidemment pas de ma compétence.Cos messieurs, cependant, insisteront pour quo jo les acQOUipagnasso jusqu’à la fin.Lo haras du Pin est un immcnso établissement qui appartient à l'Etat, et dont la fondation remonte à Louis XIV.C'est lo principal établissement do ci genre en France.Il est aitué dans un endroit admirable : tout autour, des prairies d'une prodigieuse fertilité, et plus loin, c'a vaatea forêts : à travers ce3 bois verdoyants, de larges allées percées en droito ligne, où l’œil plonço à porte de vue.Dans les constructions, tout est grand, comme tout ce que faisait le grand Roi.L'établissement est sous la direction d’un homme très intelligent, M.Olivier, qui s’ost prêté de bonne grâco aux nombreuses questions quo lui ont posées lo premier ministre ot sos deux assistants, MM.Nes s ot Bornatchez.Vous la diroi-jo f j'adinirais autant loa questions que les réponses ; j’admiraia comme ces messieurs savaient romplir Jour devoir avec conscience et no négligeaient rien pour so procurer toutes les informations utiles à lour pays.• Ils visitèrent avec soin tout l'établissement ; puis l'on so prépara à partir.Il n'était déjà quo trop tard.L'orago qui menaçait depuis quoique temps commençait à éclater et à peine fûmes-nous on voituro quo la pluie tombait par torrents ; lo vont, soufflant avec rage, déchirait les ri du Vax de la voituro, et l'eau uous abîmait.La grêle ello-mêmo se xnit de la partie, lo tonnerro grondait, ot les éclairs nous envoloppaient do toutes parta.Il fallait bien marcher, cependant, car noua n'Avions quo juste lo temps do dîner à Nonaut-lo-Pin, puis de premlro lo train pour Paris.Enfin, nous sommes à l’hôtel, où nous fui ton» sécher nos habits et prenons un copieux dluor.Puis nous filons en toute hâtu à la gare.• Cinq houres ot demie do chemin do fer, dans un train-omtflbus, c’cst bien long ! Et copcudi»nt, la conversation intéressante du premier ministre, les aimable* chansons do notro ami Bornatchez, lo sommeil lui-mômo, nous aidèrent à tuer lo tomps sans trop d'ennui.Il était près do onze heures quand nous entrâmes dans la gr M le capitale.Je vous souhaite, on terminant cotte lotiro bien trop longue, cher monsieur Langolier, do pouvoir visiter un jour, vol* aussi, la Normandio.Cost lo pays do vos ancêtres, car, si ie no mo trompe, Sébaètîeu Langolier, cliof do votre famille, venait de PavÜly, on Normandio.Vous visiterez Pavilly, vous y trouverez des parents nombreux, ot, comrno votre illustre collègue, l'honorablo M.Mercier, vous y serez accueilli avec toute la faveur que méritent vos bonnes ot brillant es qualités.Croyez toujours à mua sentiments do haute estime.A.II.GoSSBLtN, prêtre.Docteurs en théologie.—MM, les abbés IL Aurard, O.Cloutier.Docteurs en droit.— Honorablo IL Mercier, honorable J.Blanchot, M.J» It.Quigley.Docteurs en médecine,—MM J* E» Vanasso, O.A.Lesage, L.J.A.Valois, A.IL N.Bel le mare, T.Cirou, La de Lotti Harwood, O.A.Rochon, A.Ca-tollier, cum lande, P.C.Laborgo, sum• ma cum lande, P.Pelletier, 0.Gar-riépy, cumlandc, G.Cloutier, cum lande, J.T.Dion, E.A.Lobol, J,-B.R.Dufoesne, P.McDuff, J.-B.Laccrto, sum ma cum* lande, N.A.Dussault, U.T.Lalondo, L.A.Charlobois, cum lande, S.Dorome, J.E.C.Daunais, J.-B.N.J.Augers, cum lande ; T.P.Roy, G.J.Roy, L.Côté, U.K.Aubray, i\ Bois-aeau, IL Fortior.cum lande.Docteurs èsdeUrcs.—Honorable F.G.Marchand, MM.P.do Cazos, J.Marinette, A.Décollés, l'abbé A.G ingras, A.Poisson.Licencié en théologie,— M.l'abbé C.N.Gariépy, summa cum laude.Maîtres h-arts.—MM.loa abbés J.Bolzile, J.Moyon, P.Rousseau, i\ Schlicküng, E.Itoiuaid, A.Orau, J.Cliarlcbois (S.V.) Bacheliers < n théologie.—MM.les abbés S.A.I»rtio, C.N.Gariénv.Bacheliers en droit.—MM.A.Bouchard, E.A.B.Ladoucour, R.do Lori-mier, IL Lopago, J.N.A.Chagnon, Z.C.do Martigny, C.IL Oiraon, C.E.Taschereau, A.Lnurlo, A.H.Faucher, F.E.Roy.Bacheliers en médecine,—MM.Ls A.Charlobois, R.A.Paradis, N.G.Cantin, J, E.L.Millor, F.N.Z.Dorion, M.T.Blais, I).Brouasoau, R.L.Paradis, A.A.Jobin, Z.E.Mathieu, La A.Fiéchotto, O.G.Ripcvurt, J.Leduc, E.E.Driudamouc.Bacheliers h-arts,—MM.II.Paré, J.E.Dubé, F.Boulanger, J.E.Uamelin, J.B.Marcotte, J.Cîuilbaut, Z.Doania-rais, J.C.Roy, F.X.Rosa, H.Picard, P.O.Iiacasso, \V.II.Oox, C.Goyottc, C.Boiuliou, II.David, J.Dovlin, A.Lagacé, J.B, Lagacé, E.Léonard, J.Marleau, A.Voraailles, C.A.Roy, «1.M.A.Rousseau, J, F, X.Bossé, J.O.Yoilloux, J.K.Frcnette, G.Fortin.Jtachcliers h-lettres,—MM.M.L.G, Eer^Joiit ; E.Mounior ; J.A.Ouil-bault ; IL R.BolIâroiC : ' • Çollotto ; T.Bélanger ; J.G mvréatTl ù* notto ; 1).R«.*bergo ; A.Bonin ; A.Trudoau ; J.Chovnlicr ; L.Racicot ;1 O.F.Dolage ; J.-B.Ménard ; J.II.Iliopollo ; F.A.Grondin ; E.Dessert ; E.martin ; J.W.Lavergno; T.Vanassc, F.-X.Cîuay ; A., Fortior ; V, Vachon ; W.A.E.Flynn ; J.Gaboury ; P.Lamontagne.Bacheliers h-sciences.—MM.J.Bergeron, Z.Malo, G.Pion, J.T.Lachance, F.A.A.Labollo, J.Boivin, N.Lum-bort, E.Véziua, IL Pelletier, O.Lapointe, J.Demers, J.Lapiurro, J.F.B.M.Duachônes, A.Turcot, A.do Beaulieu Pelletier, C.Gosselin.Ingénieurs civils.—MM.J.N.Giroux, E.IL Faribault, C.O.Sonéual, A.Boivin.Médecins vétérinaires.— M.W.P.Nelson.Faculté do droit.Sème prix, médaille présentée par Sun Excellence lord Stanley do Preston : M.J.O.Tousigimnt.Droit civil, 1er prix, médaille d’argent, présentée par Sou Honneur lo lieutenant-gouverneur Angers : M.Ach.Laurie.Prix Tessier, donné par l'honorable jugo Tessier pour les meilleurs examens do terme, médaille d'argent, M.Charles Archer ; médaille do bronzo, M.Archibald Laurie.Prix do droit criminel, présenté par M.T.C.Caserain, C.IL, M.C.Dolâgo.Facul do médecine, prix Morrin, 2mo année : 1er prix, M.A.Jobin, 2mo prix, M.Jules Dorion.Philosophie, médaille Stanley : M.C.St-A niant.Rhétorique, prix Angers : lor prix, M.B.Michaud ; 2mo prix, M.L.La-flamnio.Prix do mathémathîquos : M.C.St-Amant.Entre temps, au cours do ia collation des diplômes.Mgr I’âquat a fait l'éloge du regrotté M.l'abbé L.Boaudot, et lo révérend M.Laflamme a uuo étudo sur la vio dos plantes ot l’honorablo M.Flynn une étudo sur le droit romain.EXAMENS DU BACCALAUREAT A L’UNIVERSITE-LAVAL UNIVERSITE-LAVAL COLLATION DES DIPLOMES Hier eoir, l’élito do la société québee-quoir.o s’est rendue on foule |>our assister à la collation des diplômes.Nous avons remarqué parmi les personnes présentes Sou Honneur îo lieutenant-gouverneur Angers, l’honorable P.Garnoau.miimtru des Travaux publics et premier ministre intérimaire, Mgr Ma rois, V.G., représentant Sou Eminonco lo cardtuil Tua-ehereau.Mgr Pftquetî recteur de rUnivorsité, a présidé la séance ; il avait à ses côtés les professeurs suivants : les révérends J.C.IC Laflamtne et L A.PAquot, et M.Lnbrocque, le dootour C.EL Lemieux, l’honorable IL J.Flynn, les docteurs Verge, Catelier, «Simard* Brocha, Turcotte et Hamel, MM.T.C,Casgrain, G R , A.Bernier ot A.Fontaino.La fanfare du Séminaire h ouvert U séance par un morccaa de musiquo qu'elle a très bien joué» puis & eu lieu la eolistion des diplômes ot la distribution des prix aux élèvos dos différente» facultés.Voici la Hsto oflîcioilo des promotions académiques |wur l’annéo 1890-91 ’ Voici lo résultat dea derniers oxamona au Béminairo do Québec : Ex rnvsiQué.—Bacheliers is arts.—C.A.lloy (conservé 8S.09 sur 90 points), J.M.A.Rousseau* J.F.X.Bossé, J.O.Yeillcux, J.É.FreneUo, G.Fortior.Ex riiÆtobïqdk.—bacheliers èsdettres.—P.Lamontagne.En riiYsiQUE.—Bacheliersh-scicnccs.— J.F B.M.Deschênes, A.Turcot, A.E.Gosselin.1 n R storiqub.—ûdurcal.—Benjamin At-ud.BacheliersFerdinand Roy, Edouard Racette, Phil.Audot, Jog.Donaldson.SOCIETE ST-JEAN-BftPTISTE Section Saint-Roch Les membres do U société Saint-Jean-Baptiste, section Saint-Roch, sont priés do so réunir a la halle Jacques-Cartier, mercredi matin, pour do L so rendre sur l'Esplanade.Lo départ aura lieu h G h.45 précisos.Ij% société Saint-Jopn-Baptiste do Saint-Roch invite toutes les autres sociétés religieuses oa civiles h so joindro k clic.Pau ordre du i'Uésident.Section S nt-Sauveur Tous les mombros de la société Saint-Jcan-Baptiste, suction Saint-Sauveur, sont pries de se réunir sur la place St-Pierro à G li.30, ainsi qno toutes les autres sociétés do colto localité.Le départ aura lieu à 7 heures précises.La procession défilera par les rues Ohonest,Massue ot la ruo fuint-Vaîior, pour rejoindra la société 8aint-Juan-Baptiste do Québec sur l’Ksplanado.Tous les citoyens sont pri«> do décorer les rues par où devra passer la procession.En revenant de l'Esplanade pour la messe à Saint-Roch, la procession suivra lo programme de la société Saint-Joan* Bap'isto de Québec, c'est-à-diro défilera par Ica rues Saint-Ours, Colomb.Sauva-geau, Saint-Valier ot Baint-Joiepb.Par ordre du Président.Depart4n Itcnicnaiit Davidson pour DUley IjO lieutenant VV.Davidson, du 8ièrao bataillon, qui fera partio du détachoment canadien à Bisloy, on Augloterre, est Sarti par lo Pacifique hier soir pour lontréal, où^il s’embarquera demain sur le Sanxia pour Bisloy, où lo grand concours de tir commencera lo 13 juillet prochain.Un grand nombre do sos amis sont allés conduire M.Davidson à la Ecole Normale-Laval Liste dos prix aux élèves i instituteurs Voici la lifte des prix aux élèvos instituteur» do l’Eoole Normale Laval, que nous n’avons pu publier hier k cause du manque d’ospace : 2emb Division JSlbtes de Ire année Excellence—lor prix, Ernost Gagnon, 2o Hubert Raymond, 1er accosait, Achille Langlois, 2e Ulrio Perron.Instruction roligiousc.— 1er prix Hubert Raymond, 2o Hcrménégilo Simard, 1er scccossit Achille Langlois, 2e Joseph Godbout.Pédagogio.—1er prix, Achille Langlois, 2o Hubert Raymond, 1er accessit Ernest Gaguon ot Uiric Perron, 2e Sif-froy Simard.Enseignement pratique.— 1er prix, Achille Langlois, 2o Alphonse Hudon, 1er aco.Hubert Raymond, 2o Oscar Guiinout.- Dictée française.—lor prix Thomas Blais, 2a Achille Langlois, 1er acc.Ilor-méuégildo Simard, 2e Edouard Blanchot.Analyaoqjraramaticale.—1er prix, Er-ncat Gagnon, 2o Achille Langlois ot Hu.bert Raymond, 1er acc.Alexandre Taché ot Edmond Morcier, 2e Joseph Oucllet.Hiatoiro Sainte.—1er prix, Edmond Mercier, 2o Ernest Gagnon ot Hubert Raymond, 1er acc.Thomas Blais, 2e Ulric Perron.Histoire du Canada—1er Edmond Mercier, 2e Ernost Gagnon, lor acc.Hubert Raymond, 2o Ulric Perron.L'ulcul r’.entaL — 1er prix, Achille Langlois, 2e J.Horniéuégildo Simard ; lor acc.Alphonse Hudon, 2o Joseph Godbout.Arithmétique.—1er prix, Joseph God-bout, 2e Achille Langlois ; 1er Acc.Alphonse Hudon, 2o Erueut Gagnon.Tonne doa livres.—1er prix, Guillaume Pigeon, 2o Hubert Raymond; 1er acc.Ernost Gagnon, 2o Oscar Guimont.Géographie.—1er prix, Achilla Langlois ot Ulric Perron, 2e Ernost Gagnon; 1er acc.Borromé Dumont, 2e Guillaume Pigeon.j^hyaiquo.—1er prix, Eniest Gagnon, 2o Lugêno ïrombîay ; 1er acc.Ulric Perron, 2e GuiUaumô Pigeon, Agriculture.—1er prix, Horm77).La piété do notro Saint s'y accrut.Ail milieu du faste dangereux de U cour des Médi-cis, la lecture d’un livre sur le Rosaire inclina fortement son cœur vers Marie Immaculée.Lo séjour de Louis, à Florence, dura deux ans.Il no quitta' cotto ville quo pour bo rendro à la cour du duc do Man-tuo (1579.) Voi‘h les quelques reuseignomonts quo l'on possède sur les premières années du grand saint, donné comme modèle et ot patron do la jeunesse.Sa grande piété se développa de plus en plus avec les années et sa vio se continua :;i exemplaire et si sainte quo l’Eglise l’a tniso sur acs autols.Léon XIII, dans sa vivo sollicitude peur le» âmes do son immense troupeau, a montré son grand amour pour la jeûnasse on ordonnant dansi’Univers entier un jubilé solennel en l’honneur de Saint-Louis do Gonzague.Nous avons la satisfaction de dire que Québec n’est pas resté en nrrière dans cette grando manifestation do foi ot do piété.garo et ont poussé des hourras au départ Jjr ^cc* Hubert Raymond, 2o Maxime du convoi.CÔté' E M.Edmond Trudol a réussi h découvrir un nouveau lot dô Whitkoy dè con-trobando, do bonne heuro hier, dans un potit yacht dans le bas du fleuve.La saisio comprend 20 calssos do gin et 18 barils de whiskey, évalués en tout à $3,000.Depuis quelques jours les officiera do douane exerçaient une vigilance plus active qu’à l'ordinaire, étant avertis que la cargaison devait so trouver ou à l'Islo d’Orloans ou aux environs.Deux d’entre oux plus zélés que leurs confrères, partirent samedi avec dos pelles et des piques ot so dirigèrent ver* Etchoinin.Ils y travaillèrent pendant quelouo temps ; mais no découvrant non ils prironb le parti do revenir à la ville dès le lendemain matin.Union Typographique No 150 île Quebec Los membres dos doux unions typographiques Nos, 159 et 160 sont priés do se réunir à leur sallo de lecture pour 7 heures, mercredi afin do prendre part à la procession ùo la St-Jean-Baptiste.J.B.Jobin, > Soc.-Archivisto .- ^ ü.T.No.159." Cour Un Becorder Un individu, pour ivresse, ot brisant les meublas dans une maison, sur la ruo Champlain, $20 et les frais ou 1 mois do prison.Alf.Paré, ivroasc, $5 ot les frais ou 15 jours do prison.Elz.Matte, ivresse, $20 et los frais.N’ayant pas d’argent pour payer la susdite somme, il aura 2 mois de détention.P.Fitzpatrick, charrotior, stationnant devant i’hôtol St.Louis et n'ayant pas voulu laisser b:i voiture au posco comma il on avait été notifié, $5 ot les frais ou 15 jours do prison* Mary Ann Jones, pour vagabondage, 2 mois do prison.Cour de Tollce Rien à la cour do Police, hior matin.Hier après-midi s'ost continuée l’on-quête dans l’affaire do Frcnette, accusé d’avoir mis en circulation do faux billets do banques.Pompe» funèbres Lo public est informé quo MM.Portugais ot Le may viennent d’ouvrir un établissement do pompes funèbres, dans leur ancien établissement, côto d'A-brahnm.11 suffit do diro quo tout ost fait dATiC les derniers goûts et à des prix très modérés.Voir l’annonce» Ici chien» en cour Samedi dernier, on cour do circuit, s'est déroulé un procès au sujot do chiens.Un citoyen do cotto ville poursuivait un confrèro pour entrer un possession d’un magnifique chien qu’il accusait lo défendeur do lui avoir cnlové.A un moment donné, trois chiens do mémo gros30ur, do même couleur ot do mémo race furent introduits on cour, mais au moment où los avocats so livraient à do savantes argumentations, los trois chiens pour qui l'éloquence judiciaire n’avait aucun charme, ao prirent de quorollo et so mordirent à belles dents.Lo “ silonco ” do l'huissier audioncicr n’eut aucun effet sur eux, ot on fut obligé do prendre des moyens plus énergiques j)our fermer la gueul© des chions et rétablir lo siluucc.PolmoiiH cm; oWonnc» On noua rapporto quo lo poisson dans lo lac Boauport oat ompoiaonné, '*.%r on en trouve un certain uorubro morts sur la surface do l’oau.On dit quo cola ost dû à la quantité do ccndro qui est tombée sur lo lac lor.‘ dos feux de forêts.Accident Cos jours derniers M.W.E.Duggan, de la Malbaie, a été victime d’un accident.En faisant uno chute il s’est cassé une jambe.Lo docteur Sowell f.été appelé à lui donner ses soins.Examen-» de droll Voici les noms des candidats qui doivent se présenter aux examens do droit qui auront lieu à Québec en juillet prochain.K tt'ETUDE , * - .I MM.Benoit Casgrain, Jules S.Lo-sage, Jean Chs.Lanière, Chs.Aldéric P.iriaault, J.-Bto.M.Hector Verrct, do Québec, J os Henri Boisvert do Stu.-Croix, M.Jules Eîz.Fronetto do Sb-E;ionno (Malbaie) ; G'yrillo Arcèno Roy de Berthicr ; Alex.T.Simard do Ri-raouski.A LA PRATIQUA MM.Lucien Gilbert E.Fisot, G.Àdj.Ben.Rivard, do Québec ; Jos.Camillo L do Martigny, do St J érome.NOUVELLES Un ca» de diphtérie ï.Georges Boileau, fila do M.lo coroner Bolloau, vient d'être atteint do la diphtérie.Dopuis quelque temps, le jeune garçon, âgé do 13 ans et fréquentant la 6e clasao du Séminaire, était indisposé.Durant los premiers jours, on crutque co n'était là qu'un cas d'amygdalite Dimanche,lea médecins constateront 2uo lo malade était réellement attoint e diphtérie.Madame Boileau, ainsi que toute la famille, ost partie pour i'Ilo d’Orléans.M.Io coroner ost resté soul auprès du nnlade.Il a même fait placarder la porto do sa maison, donnant ainsi à tous nos concitoyens do cetto viilo un bel exemple do conformité à la loi.Si tous les chefs do famillo chez qui la terrible maladie a fait son apparition s'étaient soumis au règlement do l'isolo* ment, peut-êtro, pour no pas diro davantage, r»’aurions-nous pr.s ea autant do malades ot surtout autant do mortalités causées par co tcrriblo fléau.Mais non 1 aujourd'hui pour uuo raison, demain pour uno autre, on cherchait toujours à trompor le public au sujot de la maladio qui régnait dans U maison.Un médecin de cetto ville nous disait, dimanche, quo, pour sa part, il a ou à traiter dopais quolquo tempe, plas d’une oentaino do cas de diphtérie» La maladie est dono plus répandue qu’on no le croit.Sachons donc profiter de» exemples out noua sont donnés, ob en obéissant ainsi à la loi, nous espérons qu’avant longtemps la tomble maladio aura disparu de œtto ville.Pour affaires d'enquête, U faudra s'a-* dressot, d’ici à qoelquoe jours, à M.le député coroner Carneau.Rfnlrtinucvux Hier après-midi, un homme de cetto ville ayant uno jambe do bois, ot dont nous iravons pu nous procurer lo tiom, partait pour la pêche, au Sault Montmorency, son amusement favori.Après avoir tiré la ligno uno partio do l’après-midi, il se rendit à la gare pour prendre 10 train, houroux ot content do sa journée.Mais là un tristo sort l'attendait.En voulant embarquer à bord des chars 11 fait un faux pas, tomba ot so fracture la seule bonne jambo qui lui reste.Lo malheureux a été immédiatement transporté à Québec.Le flottngc de Doit On mando do St-Tito quo M.A.D.Ritchio a bien réussi dans la dériva do son bois do sciage.Plus do 50,000 billots sont rendus à son moulin.Cost le plus fort flottago do bois qui ao soit fait k est endroit.Echappe Belle Samedi dernier, quolquos jeunes gens se sont rend " nromenado à Now-Liverpool, Cw i-v•• * s’amusaient à jouer sur dos billots, 1 un d’eux, Arthur DLum, fila do M.8.W.Drum, tomba à l’eau ot fut sauvé avec boaucoup de difficulté par MM.Harold et Charles Scott, fils do M.Chas Soott.Heureusement quo ccs deux jounes gens étaient do bous nagours car sans cola lo jouno Drum so serait noyé, car il avait déjà dispara trois fois sous les flots.Trouve noyé Lo coroner du district do Richeliou & été mandé à Lanoraie pour tenir une onquêto sur lo corps d’un homme inconnu, trouvé noyé *u milieu du ileuvo par un M.Dalcourt, qui l'a ramoné sur lo rivage.Voici la désignation qu’on en donne : âge, 30 à 35 ans, grandeur, 5J pieds, chataln, moustache rousaàtre, portant corps gris, pantalon do tweod carreauté avec cointuro en cuir, mouchoir rougo autour du cou» On n'a trouvé sur lui aucun autre indice de manière à le faire connaître.Gomme il a été quostion qu’un ou-vrlor s'était noyé la semaine dernière dans le port do Montréal, en déchargeant un b&timont et qu’on u'avait pu retrouver lo corps, cela laisse à ponsor qu» o'est peut-être lo môme.Lo corps a été inhumé dans la paroisse do Lanoraie, Coneonrsàe tir A 2 houres, samedi après-midi, a ou lieu au camp dos Ingénieurs à Lévis, lo concours pour la caupo du 8o bataillon.Cotto coupe qui doit êtro gagnée trois fols pour êtro la propriété du gagnant a déjà été gagnée deux fois par le lieutenant Davidson.m.Ko comte Prlmoli et Leon XIII Ou raconte à Rome un incident bion curioux ot bion fin do siècle qui s'est passé pci.-lant la tenuo du dernier consistoire.Le comte Primoli, photograplio, amateur passionné, s’était posté dans la tri* buno du patriclat romain, prenant de nombreuses photographies instantanées des cardinaux, des groupes diplomatiques ot des tribunes bondées.Quand la cérdmcnio fat achovéo, lo trône portatif amena le Pape dovant la tribune da patriciat, Léon XIII rccorv nut lo comte Primoli, et retenant sa main qui bénissait, il se prêta on souriant à l’opération photographique.Distribution de prix Hier Après-midi, à doux houres, a eu lieu, au collège C j Lévis, la distribution dos prix.Leu tramps a Le vit 11 paraîc quo los f rampa sont nombreux à Lévis.Il ne so pa«so pat une journée sins quo nous ayions à parler do leurs oxploits.L'autre jour c'était au presbytère do Lé vis qu’ils avaient fait rendez - vous, aujourd’hui o’eat dans uno maison privée.Samedi dans la nuit, un do ces oiseaux de nuit tonta d'entrer par uno fenêtre dans uno maison do la ruo Sfc-Georges.Après avoir monté dans un arbre il essaya d’ouvrir la fenêtre, mais lo bruit qu’il fit ércilla lo maîlro do la maison qui bo leva tranquillement, prit son revolver, ouvrit uno fenêtre ot tira un coup au hasard.Lo bruit d’un homme qui saute d’un arbre et détalo à toutes jambes suivit biontôt lo bruit de la détonation.On n’a plus entendu parler du malfaiteur qui probablement no so risquera plus à ©lier opérer dan3 cetto maison.Enquêtes L’onquêto sur lo cadavre du jouno Murphy, noyé samedi dernier, a ou iieu hier après-midi à doux houres.Lo verdict a été “ noyé accidentellement;” —M, lo député oorooor Garneau s’ost rendu aussi hier après-midi à la prison fiûn d’y tenir uno enquête sur lo cadavre dé Diôlldouué Ajibipi décédé ce matin à 8 houres.Lo cLfunt est âgeaô fth A.H se vantait d'etre l’un des vétérans do Napoléon on 1812.t LX'nlon Commerciale On nous informe quo l’Union Commerciale a retenu loi services do la fanfare dqla batterie B, pour la procession do la Saint-Jean-Baptiste, morcredi prochain.Qui fflue le a verre» Toi paie Dimanche, vers uno * heure, trois jeunes gens de Montréal, arrivés lo matin, à bord du batoau Trois-Rivières, on excursion, se promenaient sur la ruo et semblaient passablement avinés, quand l'un d'oux,plus excité, peut-être, s'arrêta viB-à-vis lo restaurant du M.Jos.Rooney, rue Sault-au-Matelot, et commença à faire des siennes.Il réussit à donner un coup do poing dans uno vitro qu'il mit on pièces.La police fut appeléo immédiatement ot prit sous sa garde lo jeuno excursionniste.Lo propriétaire uxigoa la somme de $3, prix do la vitro ; mais notre Montréalais s'étant fait quelques égratignures à la main, trouva lo prix trop élevé.Finalement, ordre fut donné au policier de lu conduire au poato de police, co qui fut exécuté immédiatement.Mais lo pauvre malheureux n'ayant qu’une piastre dans son porte-monnaie, fut obligé d’attondre là l’arrivée d’autres compagnons qui s’étaient rendus à Sto Anne.A lour arrivée, lo jouno Montréalais qui bo croyait tout pormis à Québec, a réussi à payer la balanco do i’srgonc qu'on exigeait pour lo paiement do la vitro i»saée.Ifonnenr nu mcrilc Aux derniers oxamons du baccalauréat, qui so sont terminés samedi dernier au Séminaire do Québec, en Physique, MM.Arsètio Roy, Arthur Rousseau, Bernard Doschènes, Jules Frenetto ont été lauréats, ot MM.Jos.Veilleur, Jos.Bossé, Geo.Fortior, Arthur Turcot to, Arthur Pelletier, Charles Gussoiin, bacheliers.Rhétorique, lauréat, M.Benjamin Michaud ; bacheliers ; MM.Ferdinand Roy, A.Donaldson ot Ph.Audot.Pour êtro lauréat, il faut conserver loa quatre cinquièmes dos points accordés aux matières de l'oxamen, et pour être bachelier, il faut en conserver les doux tiers.M.Arsène Roy, au baccalauréat do Phyaiquo, n’a pordu que trois points seulement sur un oxamon si vaste ot si difficile.Nous noua permettrons do lui on faire uno mention toute spéciale dans les louanges quo méritent cette classo où ü Drille primus interprimos.M.Roy no déroge pa* ; il est lo frèro de M.l’abbé Eugèno R?y, curé de Hart-fort, Conn., E.0., ot autrefois professeur do rhétorique et dos études au Séminaire do Québec ; do M.l'abbé Philéas Roy et de M.l'abbé Camille Roy, occlésiastiquo nu Séminaire do Québec.Nous lui offrons, ainsi qu’à sa famille, nos plus sincères félicitations.Il marcho sur de nobles brisées qui lo conduiront à un brillant Avenir.Aprèü M.Roy, M.Arthur Rousseau s'oat particulièrement distingué, no per-daut quo six ou sept points &ur tout son examou.Loa élèvos finissants do cotto année ont Hou do se féliciter de lonrs succcès.Dix bacheliers sur uuo classe do dix-huit élèves, voilà qui témoigne assurément on faveur do Renseignement et des élèves.Petite» note» On a déposé 200,000 jeunes saumons dans le lac Aylmer.Los plus grands feux de forêts dans lo M ichigan ont eu lieu en 1871* 1831 ot 1891.- On croit que $50,000,000 on billets de banquo du gouvornomont américain ont été perdus ou détruits.On doit voter à Chicago un nouveau subside do $,2,500,000 pour Imposition.Lo commorce d’exportation do fodr-rures s'élève par an aux EtAts-Unis à $5,500,000.Trois vaisseaux do guctro chiliens en construction on France auront lours canons mû* par l'électricité qui *ora tiréo du circuit do la lumière électrique.Lo nouvel explosible, l'écraslto, ost l'invonlion do doux Autrichiens.Sa puis-canco comparéo à cello do U dynamit e est comme 100 à 75.et on peut le transporter sans aucun danger.Un fabricant do montres a inventé ud levier pour montres Avec lequel on n’a plus besoin do les monter qu'mie fois tous !ca huit jours.Los changomenLî los fors, sur les marchés Anglais pendant quatre pro- miera mou do 1801 sont poa ‘ ”* » U On prdtond quo les tiges do W,* donnont uno qrando quantité de fih'! .produisent un papier do premier cT, ^ La plante meurt après unesai:ou2t,,îh avoir porté son fruit, mais do «.JS* nos partent de» rejeton» nouvel?' numéro qu’elle ao reproduit incJJ.mont, «ans frais, ul0*w*» L'industrie américaine a’occuoo ».cetto nouvelle invention.** 4* Ncwe fle rcqulf tu .En reconnaissance d'un Ior» de S3Q0 fait dernièrement à leur hcïpice “w; Ÿ“uuor, los sLrsfcfc Chanté feront chanter dans leur pelle, jeudi.25 juin, è 8 heures, Ua service pour lo repos do l'âme do feu Sieur W illiam Vonner.Parents et sont înviLc.q k v .a ni ii JE sont invités à y assister.Mntsou de pension Mmo Godbout, autrefois do Sainte.nnnt0 No ^îï i01 rour la société St-Jo.'in-BaptiB'â do St-Sauvour, ajout ir qu’ollo a un très joli programme.Personnel M.le curé Gauvroau do Notrs-Dama do Lévis, ot M.l'abbé Mi ville sont partu hior matin |>our aller assister aux totes de la translation dos restes do M.1 chaud, fondateur du coliègo do bto-Anno Lapocatière, leur Âhna Mater.M.locuré Gauvroau fera lo sermon da circonstance demain, au service funèbre, Ht sora absent jusqa'è mcrcroai soir.Pclerl nage * Deux pèlérinago, l'un de Warwick cb l'autre do Lowiston, doivent auiver Sto-Anno do Beaupré colle samaiû°* MARIAGE CitAWFonD-BafcAKKV.—Le 22 coujintf à Chaudière Mills, Québec, io révéré^ êL A.T.Love, B.A., assisté du tM rend M.Duncan Anderson, M.A-,on^ do la financée, a consacré lo maiisp M.William Laurio Crawford,clo b quo des Marchands, Toronto, a\oe Mtnnio Brcakoy, fille aînée do 11.° Bieakoy, écn, mat châtia do bois.c2 fs.Arch ambauit-Latcur.—Lundi, lo ^ courant, a ou lieu à Roborvaî, Jean, lo inariogo do M.AviU A ^ bault, do Montréal, avec Molle AlpM sîno Latour, fille do êL lo uoUiro U L'heureux couplo est parti immédiate mont pour Québec ot Saguonay.Pas do carlo.DECES IiATULIfTE.—A.St-Bftïil®.C°”?w ^Î Portnouf, lo 21 courant.l'Aqo de CC «ns ot 4 moi*.D^d'*!,' d^u-Estiier Moffef, 4pou*o do M.Andr ‘“teu^Uioï-suront «ea mercredi.‘‘feSS.ont pria dV — Oj Saint-Paul DERNIEREMENT IMPORTES GRANDE GRANDE Feuilleton de L'ELECT EU Lxcarsion a Roberval ¦pj**.»''.Par le chemin de fer de Québeo et du lac St-Jean CHANOINESSE Compagnie de naTigatioi \ Richelieu et Ontario KXTBK QUEBEC et MONTREAL SAMEDI 27 JUIN Départ d» Québeo.Arrîvéo à Robcrval Taux, aller et retour 1ère claaao Pout adultes.$2.00 Pour enfanta.1.00 Les dames no soront pas admisos par le train laissant Québec à 10.30 du soir mais les billots d'excursion seront accep* tés sur le train de 8L30 du matin.^ x*ca billets seront bous pour revenir jusqu'au 2 juillet inclusivement, par tous les trama réguliers laissant ltobor-val h 8.30 p.nu Hâtoz-vous d’achoter vos billets avant le 27, afin quo la compagnie rotienidMa quantité do chars nécessaires pour v • *3 procurer tout lo comfort désirable.Un char dortoir sora attaché au train pourvu quo los lits soient retenus avant le 25 juin.Billots en vente chez MM.Sazor et Trudollo, agents do billets, 87 rue du Pont Québec.E.J.10.80 p.m Lo «Usmor Qu/U'r, tunilUa» R.Nel«a.partir.* du quai Napoléon, Iom lUrJi», Jeudis ot Samedis, S boarr$ do l'aprfa-mldi.Lo ttesaur C-r */>/.», eapttitas Ray, partira du Napoléci, loi Lundis, Mororedit et Voadrodls.Cc*dfiix Ttcamrn arrêtent k BUDcan, Troll* IU-Tièroo vt So roi.•O 5.2r MONTREAL et TORONTO A partir do lundi, lo 1er Juin Jusqu'au 15 sep-tombr».un hatean quittera MoutrJal ton* le « Jour» Uü h.i tu.(lo dimanche exccp .1 Cl apré# OOUO dato, trou foi» par «omxtne, loi lundi», merurodla ol vetviro lif, luaquVl SO sopteiubrs ; partira d« La* chine a 13.30 U.p.nu et du Oot**u Landing & G.JJ b.p.m.sfysTlilfe LA UG.NK DU SAGUENAY B 3 o?Lo vapeur i&imtWtK ospltalno Lecour», partir* du quai St-AmlrO,A 7.JJ hra.A.M., MARDI si VENDREDI, smiUnt X la Dale St-Paul, Kbottls-inenta.Uurrav lUy, K'vk'ro du-Loup.Tadoumo, Dole des lia I lia I et Chicoutimi.Un second bateau ocra olacd *ar cotte routa le 23 loin Jusau’aa 15 ooptoinbro et fora lo oorvloé avec On demande Uno fille sachant faire la cuisine,au No.28 Côte do la Montagne.Québec, 22 Juio -E.E.Jno.Uû H CculMtera : en musique in&f r.unctr.?nUloexécutée pw la célèbre fan tare américaine do Roevet, Provi-Quire R.I.; en musique vocale exécuté a par dos aril« fi di»tinyu6* qui accompagnent lo» 4;AEll>i:* , ri d uu IV'vtiution do certaine» manœuvres militai.te», jar lie membre» do U 49 lin rdc Moulgo.met y." U» recette* de la séance sont destinées au para-Chèrement du monument Short-Walllck.Porloi ouvertes A 7.30 p.ra., ouverture d«j la ftiàooe A S.15 p.m.Admission 2ôc.Slèjros rtserrés, 10c.siègos de la flltrie Nord-Ouest GOc.UT Man de la pâlie exposé A U librairie du G&.l, C.E.Ilohwell.Québec, 19 Juin—E.«¦îRPP'L «.M / •'1 V -,w xm.Excursion Patriotique SAINT-RAYMOND LG Si JUIN PROCHAIN psr un train rapido sons lo patronage do la Société St-Jean-Baptlsta do Québec Prix populaire, idler et retour : 60 cU loalemonti.Arrêt un Lao St-Josoph en allant et retenant.Amusements variés aur lo joli paro Cantin.- Tablo do mets et rafraîchissements do lor choix.Départ de Québec h 1 heure préciso p.m.ot do St-Raymond & 7.80 p.ni, U» fanfare, en costume, do l'Union Musicalo accompagnora les excursionnistes.Balle occasion do s'amuser en faisant lo bien, allons donc on foulo à ST-RAYMOND LE 24 JUIN ! Québec, 11 Juin—E.J.Fcte St-Jean-Baptiste ,-„ |Q«- GRANDE EXCURSION Autour de l’isle -le- 24 J~ XT X 2nT Uno bollo occasion pour daraos ot messieurs do passer uno agréable après-midi on bo reposant Lo vapeur Brothers laissera lo quai Champlain à 1 hôuro et demie p.m.pour fAiro le tour de Hie d’Orléans passant par lo côté nord d’ubotdût remontant par locôté sud, irritant à St-Miohel pour permottro aux Dxouraionnistü8 de visiter ce beau villsgo, l'égliso et la grotto do N.-D.do Lourdes.Il y aura concert h bord par uno bonne fanfaro qui jouera los plus Loaux jnorcoaux do eon répertoiro.Dos arrangements «ont pris pour quo l'ordro lo plus parfait règno pendant toutlo trajet, tablo do rafraîchissements sans liqueurs sloooliques.Retour avant la soirée.Prix du voyage 50 conta ; billots limités.o —au 24 UH MAGNIFIQUE .^Sera donné par les “Gardés Montgomery” A U Salle do Drill, sur lo Grandc-Alléo, mercredi prochain, 24 JUIN 1891 -:o:- Bous le patronage distingué do Son Tlon-; nbur io Lioutonaut-Gourorneur do la y Province do Québec, du Lîcutonnnt-i Colonel Duchcanay, D.A.G.et des ' officiers du 7o District Militaire.Dramatique et Musicale A LA Polnto-aux-Trcmbles LES 23 ET 24 DE JOIN.Lea Jeunes goni dn cercle Neuvîlle do la Pointe-ina-TromUee donneront, A l'occasion de la Saint-JeAn-Uaptlste, U^ianda piece trafique KdouirJ III R>l d A i^iotcrac.Cetta piece renferme les inoi-â«oU les plus éra mvant* qnl ont caractérlîd Taré-û«ni«ni a'Edouard III au trûne d'Anç!et«rre.Il leradouué aussi uno oomédie iistitulôo " Chicot." Cfttc pièce est uno boadounciic nouvelle.Le vapeur rt8to-Croix" prendra loi pa»«açers à Québec, pourcoUo soirde, lo 23 A 4 heures do l’aprte-midi et les ram>nera aprèi la »olrde.Sièges réservée 25 cts., aux seconds 15 ct^.; LAURENT DELLKAU, .SornSUire.tj : 1801—15-17*13-22.GRANDE EXCURSION lr -A LA- BAIE ST - PAUL Pour le 1er JUILLET DOMINION DAY ibirtl du bateau A vapeur U JACQUES-CARTIER Kir lo profit do riloqilcê Ste-Anne de ta Bile St-il.so us le patronage de M.le curé de 1a Baie St- nul.Wput du marché Champlain, mercredi, le/ JuilLt i Oh.s.ra.Hslour de U Baie le soir du mGme jour 4 6 heurt! p.m.Prix de rexourfcon, $1.00 aller et retour.ÎUdèbarquexnsntl la Halo St-l'aul «e fera au neuf, e'est-à-di re de plein plea »ur la terre »rma Des vclturos eeront appelées en nombre snfll-•*8i j «Tif hrtr f'' r®»»de, semoir A sllloapour ch mipi et pour Jardine, Roulivix.Ihlllntiiih, Soariflîstsif * *rac'4heu»cs t»our gpron, Machines 4 bourro et Instrunienta agricoîo de toutes aépèotA.l «chines h vapours, Chaudières, Moulins h, firisa et tonte csp>c)d« taxohmæ pour travailler Ij plus, Bieycles assortis, prix modérée «t qualité supérieurs.K3T USE visita EST SOLLICITA K f Otlalogu* et prix seront expé.iiiles franco sur demande \ 30 Rue Rdéc—E lao Québec Allons a la Campagne pour la fie.ic Saisoi Achetons les toilettes dosage Que Monsieur voit à ses habits, pantalons, vestes, chemises collets et poignets, cravates, corps et caleçons etc., etc., otc.' Que Madame s’assure que sa garderobo soit suffisamment, pourvue.Lingeries da tous genres, Etoffes à Robes, Indiennes Chambres etc., etc., etc., tout ce qu’il faut pour organiser un “ Ladies Sea Side Sporting Suit La Maison FORTIER, ROYER & BELLE AU a prevu tous ces besoins.Le stock est complet, le père la mère, les jeunes demoiselles et jeunes messieurs, ainsi que los euiants peuvent s’habille r pour la campagne en cinq minutes.En allant tout droit chez FORTIER, ROYER & BELLEAU Que l’on soit certain d’une chose.Nos prix sont les meilleurs marches de la ville.Nous*avons un tailleur et des modistes attachés à l’établissement.203 Hue Saint-Joseph Pour l’information du Public L'a autorité» do {'Intercolonial ont blon voulu consentir 1 faire arrêter 1*r xprejs de vendredi matin, lo doux2 courant, a l'Inet, atin do p:rmeuro aux personnes qui ont nvanife-té le d&iro do s'y icnire, |*our assister .ux expérlsncos agricoles qui doivent 6e fairo le douxe courant, au malin, sur la ferme do l’Kon.Jugo Caron ( .L»lat).A cette occasion, des billets d’excursion seront émU d* Lévi; et Rivièro du Lcup, (et des station» intorm tiaire») à l'Islct ot retour pour ie prix d ut] seul passigo.Les personnes résidentes dans les localiiox situéosentre Lévia ou la Rivière du Loup et l’Ulet, devront 6o rendre par les train» réguliers qui précéderont l’Express de readredi matin A.BARNARD, 8cc.ConssU d’Agri.Directeur Journal d'Agr.Québec, Il |u!n—E.J.Tnyaoï .00 Train (aocommo-daUon pour la Rivièrs du Loti}* B.li Malle pour Camp.hellton.A.ML 10.30 Train mixte de p M Ut*Joseph.g.jOExpreu ds 8hsr brooks IDTTS^Eî^SXEl EAU ST - LEON 1 L’rau de SI-Léon e»t 'tout A la fois nutrlHre, fortifiants st d'une eflio*-cité vrainiout marveillvu-ac pour la L'Uériaon d'on prrand no-uhrs d»» mala-die*ut spécialcmeut pour : DYSPEPSIE, bronchites, luauxde tête et indigos-lion, conatijvitlon, la inv l.vlie d* Bright, Diabète, cto , etc* Faites tisane de DE TOUTES LES QUALITES ET DE TOUTE LES GRANDEURS jfj» Client Ihcs lmaii+n sur cosunianilo» V inc ent Banpe Union § Canada DIVIDENDE No.49 ÀVI3 K*T MAINTENANT DONNE QU’UN DIVIDENDE DK * trois roirn cent ptur U présente année, sur le Fond» Capital ds cet tu Institution, a Hi déclaré, lequel sera payé k la Banqtieou X chacune de »e* Braiiuhci a |orbr do Jeudi, le 2 juillet prorVtnln Le* livres ds tr>n*fertssrout fermés du 16 au 31 jtitît incluiivetoeuL L’AS'-EMBLSK OKNF.RALK ANNUELLE des a *>c)é* aura boa kta Banque ds o»tte ville Lundi, le 13 Juillet Ole commencerai mUli.Car ordie du comité, L.E- \YEBB, Caissier.Quéhco, 1er juin >K.lmi.—H6 ! dit-il, monsicur-lo vicomte ! monsieur le chevalier ! madame ! A l’appe! do Coquelicot, trois personnes entrèrent.Ce fut d’abord Fleur-de-Mai, l’œil brillant de coxirroux ; ensuite le vicomto dont la pâleur trahissait une émotion suprême Enfin, une femme vêtue de noir lo visage à domi-caohô sous un masque do velours, et dont lo regard fixe avait cotte atonie étrange qu’éprouvent ceux qu’une douleur sans trô-veea lassés.Le chevalier poussa nn cri et ses traits devinrent livides.Fleur-de-Mai prit sa sœur par la main ot la conduisit auprès du lit : —Ma sœur, dit-il, vous avez fait un serment à M.le chevalier, n’est-cG pas ?—Oui, répondit Bluotto eu détournant la tête, comme si lo visage du chevalier lui eût inspiré un dégoût insurmontable, —Un sonnent solennel?— Oui, fit-elle d’un ciguë.—Sur un crucifix ?• —Oui, répondit-elle encore.Lo vicomto s’approcha comme un homme brusquement reveille par un coup do tonuerre.Tout son sang se porta à son visage, ses veux lancèrent des flammes.Son corps fut agité d’un tremblement convulsif.Bluotto ôta soumasquo et étreignit lo bras do 6011 mari, comme pour lui commander le silence.Dn Vernais avait reconquis un peu do sa présence d’esprit otle génie infernal de cet homme s’était do nouveau fait jour au milieu dosa stupéfaction et do sa terreur.— Madame so trompe assurément, répondit-il avec cynisme ; elle ne m’a lait aucun serment.—Vous montez ! s’écria Fleur-de-Mai.—Monsieur, ricana lo chova-lier, c’est réellement fort courageux et fort noble à vous d’insulter, par un démenti, un homme couché et mourant.Flcur-d-eMai, sans daigner répondre, ko tourna vers sa sœur.— Madame, dit-il, jureriez-vous que cet homme a menti?—Je le jure, dit Bluetto d’une voix ferme.—Cela inc suffit.Alors lo jeune homme se retourna vers le chevalier : ^—Monsieur, lui-dit-il, je vous demande si vous voulez rendre sa parole à Mme la vicomtesse de Mailly, ma sœur.Le chevalier se lut.— Monsieur, dit Fleur-de-Mai tremblant do colore, je vous ordonne.—p rêtez, dit le vicomte de Mailly d’une voix rauque.Du Vernais, c’est à moi que vous devez rendre compte.Du Vernais les regarda tous les trois.Un éclair do rage satisfaite parut duns ses yeux.Fuis il dit ces mots, assez bus, mais d’uuu voix ferme, au milieu d’un silence profond : —.Te n’ai rien à dire.Jonedi rai rien.Le vicomte prit un pistolet û sa ceinture, l’arma et lo plaça sur la tempo de du Vernais.—Remettez votre pistolet eu Ïdace, monsieur le vicomte, dit Coquelicot avec la plus parfaite aisance.M.de la Morlière fora pour moi, de bonne grâce, ce qu’il refuse A vos meir ce*.Du Vernais jeta un regard suppliant à Coquelicot, qui no parut pas s’en apercevoir.—Il y a dix ans, dit-il, M.le chevalier du Vernais, qui s'appelait alors M.do la Morlière, et 3ni commandait une compagnie e rcitres, fut chargé par son général do porter une dépêche dont dépendait lo solut de l’ar* méo.Lorsqu’il out passé les grand’gardcs, M.de la M >rlièrc piqua des deux, et se dirigea vers lo camp euuemi.Il se croyait sûr do n’ètre pas observé ; mais lo hasard.c’é* tait pout-ôh' !a Providence, la Providence voulut que je fusse placé aux avant-postes cil sentinelle perdue.Ce changement d’itinéraire me surprit.Je m’avançai, en rompant, jusqu’à une éminence d’où je voyais toute la plaine devant moi.Bientôt je vis le messager descendre do cheval, et donner un signal auquel ou répondit.Un officier ennemi sortit do derrière un bouquet d’arbres, et M.de H Mor-lièrc lui remit sa dépêche.Je m’élançai aussitôt pour les atteindre, ils s’enfuirent en m’apercevant.J’avais mon arquebuse que je déchargeai à tout hasard.M.de la Morlière fut blessé à la jambe gaucho.Sou compaguou le prit sur son cheval, et parvint à lo sauver.Je n’eus pourtout butin qu’un cheval et uue valise.Maigre butin en vérité, car lo cheval était fourbu, et la valise uo contenait t qu’une correspondance sans aucune valeur pour moi.C’est seuloment aprèj l’arrestation du choralier, qu’eu lisant cetto correspondance restée depuis dix ans entre mes mains, j’y ai trouvé la preuve irrécusable do votre ideutité, cher monsieur, et do quoi vous envoyer en place do Grève, quand il plaira au pauvre Coquelicot où à sou maître, M.le chevalier de Chas-tonay.Bluotto avait écouté immobile lo réoil do Coquelicot Quand il se tut, elle so tourna du côté de du Vernais quisomblait anéanti.— Que nous importe un serment fait à un traître ?s’écria Fleur-de-Mai.Parle, ma sœur.# —-J’ai juré jure, sur lo crucifix —Co serment est un crime.Tu parleras.—J’ai juré par lo nom de nom père .•••*•••• —Eli bien ! c’est au nom de notre père, au nom do notro honneur, que moi, le chef de la famille, jo Portion uo de parler.,— Madame .dit lo vi- comte, les yeux pleins de larmes.Bluotto lui jeta un regard d’iuoflable tendresse en faisant un geste de refus; puis elle recula de quelques pas, et se tint immobile, semblable à la statue du désespoir.Il y eut quelques minutes d’un silence solennel.Ce fut Coquelicot qui lo rompit.—Monsieur le chevalier du Vernais, dit-il, vous savez que \ otro vio ot votre honneur sont à ma merci.Je jure par mon salut éternel, que ai vous no déliez pas madame de son serment, les preuves de votre félonie seront remises demain on» iro les mania do Mgr lo chancelier.# Lo chevalier pâlit affreusement, mais il garda lo silence.—Vous m’entendez?dit Co* quelicot.La place de Grève .et la potence.car ou ne décapite pas les traîtres, on los pend.Du Vernais fit un mouvement rapide pour porter la main à ses lèvres : mais Coquelicot fut plus uorapt que lui, et lui arracha a bague qui, sans doute, contenait du poison.— Allons, dit-il, voilà un écusson qut sera brisé par la main du bourreau.Nous trouverons bien ici quelque charot-te pour transporter M.lo chevalier jusqu’au Châtelet.—Voulez-vous, dit du Ver* nais, me rendre les papiers, si 'j je consens ?.t —Un instant, dit Coquelicot vous délierez madame de so \ serinant, et vous remettrez à mou maître la cassette de M.Fouquot.».— Un profond étonnement se peignit dans les yeux dj du Vernais.—Allons, monsieur lo chevalier, décidez-vous.Songez que je ne suis plus seul maître de votre secret .—Je consens ! Du Vernais prononça ces mat s à voix basse, mais ils furent entendus de tout le monde.—Ah ! dit lUuotte on joignant los mains, mon Dieu ! Donnez-moi donc la force de leur dire que je suis innocente, , et que cet homme a été mon persécuteur implacable et mon ’ bour-cau.• ' U y eut alors un moment de terrible silonce parmi les cinq personnes que renfermait la : chambre du chevalier.Fleur-de-Mai fit asseoir Bltx- j etto daus un fauteuil.• —Parlez, lui dit-il avec l’autorité d’un chef de famille.¦ Bluetto acheva de maîtriser; son émotion, ot à ces deux horn- \ mes, qui se suspendaient au-| xienx au moindre mouvement de ses lèvres, elle fit co récit,’ que nous transcrivons textuel lement.41 Ce fut à Florence que nous rencontrâmes le chevalier du Vernais, et co fut là quo commença sa liaison avec M.de Mailly.Au bout de quelques jo^rs d’iutimiditô, je m’aperçus * qu’il m’entourait dieses hommages et osait espérer mon amour.J’aimais M.do Mailly, mon époux, devant Dieu ; je n’opposai au chevalier qu’un dédain glacé.Il no se découragea point il continua à m’accabler de ses obsessions.Je lo menaçai alors d’instruire M.de Mailly de sa conduite abominable.A partir^ de co jour, M.du Vernais parut-respectueux et évita avec soin*j de me rencontrer en téte-à-tèto^ 44 II avait loue uue villa au* bord de l’Aruo, à quelques lieues de Florence : il nous in* vita un jour à l’y venir visiter.M.do Mailly accupta.Je ne 6ais quel funeste pressentiment s’cfeipara do moi dès son arri^ vôe, mais je suppliai M.de Mailly de retourner à Florence lo soir mémo.(A contt nuit) 5806 général do J’avoîr écarté au méprlrfîta ( loua les précédente pour obéir à la dictée dee pros boursiers do Londres.Nous avons eu raison, et l'on no saurait se faire uno idée aujourd'hui do co que ce sentiment auquel nous avons donné expression ost accentué dans l'esprit do milliers d'hommes politiques.Nos amis do l'ilo du Prince-Edouard, en prenant lo pouvoir, ont, parait-il suivi la méthode américaine et ont balayé leurs adversairos de tous les bureaux publics.Nous regrettons cette démarche anti* libérale des libéraux du Prince* Edouard, quelles qu'aient pu ôtro les provocations nue nous no pouvons apprécier à cette distance, Lo gouvernement Mercier n’a pas ou de pires ennemis quo scs principaux fonctionnaires.Il a cependant toléré cctto situation afin do ne pas dévier des frauds principes do libéralité qui sont apanage de notre parti.1/as semblée des directeurs de la compagnie de l'hôtel Forteresse n’a pas eu fieu tel qu’annoncé, par suito do l’abaon-co du président.Un dos deux actionnaires récalcitrant a déposé son chèquo pour §10,000 entro les mains de M.Cook, avocat.11 no resto plus maintenant quo §10,000à percevoir pour compléter lo montant requis par la loi pour commencer les travaux.Si le dernier actionnairo ne paie pas il sera poursuivi/ La nouvcllo d’uno révolution au Portugal est contredite.On estime quo lo procès intenté par sir William Gordon Gumming à ceux qui l’ont accusé d'avoir triché au baccara, lui cofitor.a §12,500.M.et madame J.H.llolt sont arrivés d’Europe dimanche à bord du Circassian.L’hon, jugo li.A.Billy et mademoiselle Billy sont do retour depuis dimanche de leur voyage d’Europe.Le lord évêque de Québec est rotonu h Montréal par uno grave indisposition.Un télégramme reçu hier h l'archôvéchô de Québec, do Mgr Bossé, Préfet apostolique do la côto Nord, contredit la nouvelle publiée il y a quelques jours au sujet de sa santé.Mgr Bo'sé et son vicaire sont très bien.Il y a encore beaucoup do malades h la Pointeaux Esquimaux, mais l’arrivée du docteur Fiset a fait renaître l'espoir.UN JOLI MARIAGE C'était fête hier aux moulins de M, Brpftkey, si admirablement situés sur les bords de la rivière Chaudière.M.William Laurio Crawford, de la Banque dos Marchands do Toronto, y épousait Mademoiselle Minnio Breakey, fille aînée de notre excellent concitoyon M.John Bretkey, un des rois du commerco cîo bois dans le Dominion.La température était superbe,et tout «c quo notro société anglaise compte de plus distingué était rendu h Chaudière Mills pour assister à la cérémonio do l’union do l’heureux couple.Les deux fiancés avaient reçu une foule de cadeaux des plus riches et des plue artistiques qui étaient installés dans les luxueux appartements de la maison d'été de M.Brcakey ; parmi ces cadeaux on remarquait tout particulièrement un splendide servico en argont massif d’uno vnleur inestimable présenté par les employés des moulins et du bassin de la Chaudière.Le salon oh a été célébré le mariage était décoré avec un goût exquis; l’art et la richesse réunis ne pouvait Imaginer rien de plus Admirable.Les trois sceurs de la mariés et Molles Linton et Ethel Crawford agissaient comme filles d’honneur.M, Archibald Laurio accompagnait M.Crawford comme garçon d’honneur.Immédiatement après U cérémonie a eu lieu le dojuûncr qui, il serait oiseux do l'ajouter, a été on ne peut plus sotup-tuoux.Lorsque les convivos eurent fait dignement honneur aux mets, lo révérend M.Love s’est levé et, dans uno improvisation aussi brillanto que délicate, a proposé la santé des nouveaux époux, au milieu des approbations enthousiastes, émus do 1 assistance.M.Crawford, nu nom de sa jolie épouséo et au sien, a répondu avec infiniment d’à propos, et a été suivi du docteur Henry Russell eb du révérend M.Anderson.Les nombreux employés de M.Brea-koy ont eu, eux aussi, leur largo par! do lu fête, grâce à la munificence do leur généreux patron.Le soir il y a eu danses, chansons, etc., dans U salle de bal, oh ils s’en sont donnés à cœur joie.On ne saurait imaginer scène plus gracieuse que cello qui se passa au départ des jeunes époux pour leur voyago do tioccr.Tous les invités les inondèrent littéralement do nuages du riz emblématique, tandis que trento charmantes petites filles portant des paniers remplis do fleurs sauvages jetaient sur leur chemin leur moisson parfumée.M.et madame-Crawford sont pattia pour les chutes Niagara.Lcb meilleurs souhaita do l'Electeur les accompagnent.Clmmbre des Communes 7èino PARLEMENT—1ère SESSION TBrXTDIE SEANCE 22 juin.Aussitôt après les affaires de routine, M.LAURIER dit qu'il saisit cette creation pour proposer l'ajournement de la ) mmbro et faire la critique do la politique ministérielle qu'il avait promise pour vendredi et que lo gouvernement ne lui a pas donné l’occasion de faire.Il quai.fie cette déclaration de maigre, lèche, incolore et ne faisant pas connaître tous les faits.Le public a été mis au courant dos dissensions au soin du cabinet par les organos personnels do l'un des ministres, et La Clnmbre a le droit do savoir quelles promesses on a laites à l’honorable secrétaire d'Etat e>ur l’engager à garder son portefeuille.'un autre côté, oile a droit de savoir si c'est en conséquence d'intolérance religieuse de la part do certains organes conservateurs que sir John Thompson b’» pas entrepris la formation d’un cabinet.Le choix do l'honorable M.Abbott, Su'il ayouû lui même Otro le résultat un compromis, est do nature à donner à une grande corporation uno prépondérance indue duns les affaires du pays.Il est vrai que M.Abbott a abandonné sa Charge de directeur du Itacifiquo et qu'il .A vendu ses actions, mais on ne brise pas ainsi du jour au lendemain dos liens qui duront depuis plusieurs années.Depuis dix ans, M.Abbott a mis toute ton ' énergie, tous ses talents, toutos scs aptitudes au servico do la compagnie du IV eifique, et l’on voudrait, aujourd'hui que M.Abbott ost devenu premier ministre, maintenant qu'il est devenu ?• capjUino de l'équipage dans lequel il n'était quo •impie matelot, qu'il brise d’an seul coup sossymivithics et soit indifférent à l'égard do cette compagnie.Non, lo publie comprend mieux que cela, et dès la Dominât ion do M.Abbott au poste de premier ministre, le stock de la compagnie a commencé à monter.Aujourd'hui lo gouvernement est entre les mains do la compagnie du Pacifique.Lo parti conservateur a accepté pendmt les élections les sorvices do cotte compagnie, et colle-ct en counilt touto la valeur; mais on dit que M.Abbott a donné sa démission comme directeur du Pacifique ot vendu ses p rts dans la compagnie, et que colt suffit.Oui, cela suffit peut-êtro pour remplir la lettre, mais non l'esprit do la loi.Il y a un grand danger do mettre ainsi h la tête du pays un homme dont touto l'o-nergio, toutes les aptitudes ont été, depuis dix ans, non pas données à son psrti où à son pays, mais h une corporation déjà trop puissante dans lo pays.Maintenant à quel concours da circonstances M.Abbott doit-il d’être arrivé premier ministre du Canada.Lo promier ministre a donné lui-tnême la réponse à cetto question l'autro jour au Sénat, lorsqu’il a dit qu'il considérait qu’il avait été choisi comme premior ministre, non à cause do ses qualités, mais comrno un compromis entro d'autres personnes qnt avaient des titres à la position, tout comrno lorsqu'il s’agit do faire choix du candidat présidentiel aux Etats-Uni*,on ne choisit pas la personne la plus 'méritante bien souvent, mais lo candidat qui offre lo moins do priso à la critique et s’est fait le moins d'ennemis.M.Abbott est donc un compromis ontro les différentes factions qui so disputent l’honneur do conduire lo parti conservateur.Ces factions n’ont consenti à suspendre les hostilités que pour lu temps do la session.Est-co là un état do choses dans l'intérêt du pays?Est-co parlementaire ?La Presse, l’organo parsonnol do M.Chaplcau, noua assure quo sir John Thompson a été appellé pour former un cabinet.Pourquoi n’a-t-il pas accepté ?Lo ministre de la Justico pourra peut-être vous le dire.Pourrait-il nous dire en même temps qu'cita vérité il y a dans les dires de U Presse, qu'un remaniaient du cabinet aura lieu après ta session ot quo certains ministres sortiront du gouvernement tandis quo d’autres recevront une promotion.Si cota est vrai, voilà un état de choses qui est loin d’êtio parlementaire et qu’il est (lu devoir do tout véritabiu ami de son pays do fairo cesser par son vote, par ses actes et pir sa parole.Sir JOHN THOMPSON répond à M.Laurier.11 dit quo c’est par malentendu que M.Laurier n’a pas pu proposer ta motion de non-confiance vendredi et co malontcndu vient do sa part, car M.Laurier a toujours eu pour habitude de faire part au gouvernement de la nature de ses motions do non-confiance, et en cotte occasion-la il ne l'a pis fait.I! est bien vrai que M.Laurier avait dit ta veillo en réponse à sir Hector Langevin qu’il se proposait de montrer à la prochaine opportunité quo nous nous éloignons do la politiquo de sir John, mais il no nous a pas dit alors en quoi nous nous éloignons do cette politiquo et il no nous l’a mémo pas montré aujourd'hui dans son discours.Conséquemment, nous étions en pleine obscurité et nous attendions l’avis de sa motion pour nous éclairer.En quoi le choix do M.Abbott comrno premior ministre noua éloiznc-t-il de la politiquo de sir John A.Macdonald, lors juo air John A.Macdonald lui-même avait depuis quatre ans confié à M.Abbott le poste honorable do guider lo parti ministériel dans lo Sénat.Le patli conservateur uo pouvait choisir un meilleur guide et il est heureuxau-juurd’hui de marcher sous ses ordres.Iln’y a pas de dissension, [tas do divisions au sein du cabinot ou dans les rangs ministériels.Le gouvernement n’a pas à so laisser guider par tout co qui pariit sur les journaux el am tout sur des journaux ennemis comme le Uérahl.L’honorabîo secrétaire d’Etat a répudié publiquement et distinctement tas paroles qu'on lui a mis dans ta bouche.Quant aux événements .auxquels il a été lié personnellement,sir John Thompson dit qu’il est vrai quo Sion Excellence lui a demandé do l’aviser quant à ta formation d'un cabinet et lui a mémo offert de lui en confier ta tâche, s’il désirait l'entreprendre,mais il a immédiatement refusé, non parce qu’il craignait de no pas recevoir l’appui du parti tout entier, mais parce qu’il considérait qu’il y avait dans lo parti des hommes plus âgés, plus méritants et do plus d’expéricnco quo lui.Quant au retard dans lo choix du auccosseurde sir John A.Mcdonahl,Son Excellence a agi do sa propre autorité et personne uo peut l’en blâmer, car pendant cet interrègno aucuno affaire )>ohtiquo n4a été régléo ot aucun intérêt du pays n'a souffert.Sir R CARDWRIGI1T dit que ta compagnie du Pacifique no pouvait désirer un cabinet plus propre à favoriser soo intérêts.Cetto compagnie a travaillé de toutes ses forces pour ta parti conservateur dans la dornièro lutte électorale, ot aujourd'hui clic ospèro ôtro récompensée do scs efforts pourvu que les dissensions dans lo parti ministériel n’amènent pas ta chute du gouvernement à brève éclmnco, M.Abbott dit qu'aucune promesse n'a été faite au sicrétairo d'Etat, mais il no nie pas que le secrétaire d'Etat ait fait des demandes, et ta gouvernement pourra peut être s’apercevoir ovant longtemps quo M.Chaplcau n’est jamais si dangereux quo lorsqu’il est empêché par ta maladie de prendre part aux affaires publiques.Sir Richard Cartwright dit qu'il regrette l'absence do ta Cbambro d’un député (M.McCarthy) qui aurait pu jeter beaucoup de lumière sur ta formation du ministère.Autant M.Chaplcau est im mobile J dans le moment, autant M.McCarthy est rapide dans ses mouvements.La vapeur l’emporto on co moment de l'autre côté do l'Attantiquo.Sir Richard termino en faisant l'éloge des qualités de sir John Thompson.Son Excellence en Tapotant à former le cabinet a rendu hommage à ces qualités, mais sir John Thompson a bien fait de refuser une tâche qui aurait peut-êtro été nu-dossus do tea forces.Sir Richard Cartwright termine en disant qu’il a hâte de voir M.Chaplcau de nouveau à son siège pour entendre sus c - olications.Sir HECTOR LANGE VL* dit qu’il n’est pas surpris des critiquas de l'opposition à l’adresse do l'honorablo M.Abbott.Elle est dans son rôle.Avant lo choix do M.Abbott comrno premier ministre, les iournaux.de l'opposition disaient qu'il était lo seul méritant, aujourd'hui qu'il est choisi fi a perdu tous ses titres ot ce sont ooux qui n'ont pas été choisi qui auraient dû l’êlre.Sir Hector Langevin fait l'éloge de M.Abbott.Il dit que lorsquo celui-ci lui a demandé son concours, il ta loi a donné sans restriction et sans hésitation, nonobstant le désir ouvertement exprimé p?.r plusieurs de favoriser l'avénement d’une autio personne.Lo parti conservateur no veut pas de divisions et saura rester uni malgré les offres et tas attaques de l'opposition.Sir Richard Cartwright, a dit sir Hector on term'.naut, m'a choisi oororoc i but principal de ses sarcasmes, mata ta Chambre aéra jugé à oe sujet et elle continuera comme par le passé à peaor à leur uafco valeur los critiques de celui auquel e pays refuse avec raison do confier ses destinées financières.M.MILLS ot M.T UPPER partant tous deux et à six heures ta eésuoe est suspendue.-i- SEAJVCE Dr SOIS Vu l'houro'avanoée,—-D houros du matin,—nous sommes forcés, bien à regret, do remettre à demain ta suito do cet intéressant débat, auquel ont pris part MM.Davies, Amyot, Devlin, Beausoleil, Savard, Lister, Ilazen, Curran,Cos-tigan, etc.Cependant, afin de satisfaire autant que possible ta légitime curiosité do nos lecteurs, nous donnons ci-après lo résultat du voto sur ta motion d’ajourno-ment proposée par ~ .l’honorablo M.Laurier : Pour :—MM.Allan, Allison, Amyot, Armstrong, Bain, Barron, Beausoleil, BécJmrd, Bcith, Borden, Bowers, Bowman, Brodeur, Brown (Châtoauguay), Brown (Monok), Burdott, Cameron (Huron), Campbell, Carroll, Charlton, Cho-quotte.Christie, Colter, Davidson, Davies, Dawson, Dolialo, Devlin, Edgar, Edwards, Fauvel, Feathorstone, Forbes, Fraser, Gauthior, Ceoffrion, German, Gilmor, God bout, Griewc, Guay, Hargraft, Harwood, Hyman, Innés, King, Landerkin, Langolior, L»urior, Lavergnc, Leduc, Lister, Livingstone, McDonald (Huron), McGregor, McMillan, McMullen, Mignault, Mills (Both-well), Monet, Mousseau, Mulock, Murray, Paterson (Brant), Perry, Proulx, Rider, Rinfret, Rowand, Sanborn, Savard, Semple, Simard, Somerville, Spohn, Sutherland, Tarte, Trow, Truax, Vaillancourt, Watson, Welsh, Yea—83.Contre Adams, Barnard, Bergeron, Bergin, Bo well, Burns, Cameron (Inverness), Carigrmn, Carponter, Caron (sir Adolphe), Olovolaud, Coats-worth, Cochrane, Cockburn, Oorbould, Corby, Costigan, Craig, Curran, Daly, Daoust, Darin, Davis, Denison, Do-sau!niers, Desjardins (Ilochelagn), Desjardins (L’lslet), Dewdncy, Dickey, Dugas, Dupont, Dyer, Earle, Fairbairn, Ferguson (Leeds ot Grenville), Ferguson (Renfrew), Fréchette, Gillies, Girouard, Gordon, G rand bois, Hnggart, Hazon, Henderson, Hudgins, Hutchins, Ingram, Jamieson, Kaulbach, Kenny, Kirkpatrick, Langevin (sir Hector), LaUiviô-re.Léger, Lépino, Lippé, Macdonald (King).MncDonncll (Algoma), Macdonald (Winnipeg), MacDowall, Mackintosh, McAllister, McDonald (Victoria), MacDougald (Pictou), McDougall (Cap-Breton), McGreevy, McKay, McKeen, McLean, McLennan, McLeod, McNeill, Madill, Mara, Marshall, Masson, Miller, Mills (Annapolis), Moncrieff, Montague, O’Brien, Patterson (Colchester), Prior, Putnam, Robillard, Uoomo, Ross (Dun das), Ross (Lisgar), Rykman, Skinner.Sproule, Stairs, Taylor, Temple, Thompson (sir John), Tisdale, Tupper, Tyrwhit, Wallace, Weldon, White (Cardwell), White (Sholbourn«), Wood (Brock ville),—103.DEENIERBSD1PE0HK LA GRANDE DEMONSTRATION POPULAIRE A LA COTE DES NEIGES ï)LT.iILS COMPLETS LE DEFILE DE U P30CESSI3H Discours des orateurs du jour VIVE SUSATIOM CAl’StX PAR IX DIS* touts nu Ur MA U Cl L Une prolrsfnflon de In “ Patrie/*—Eue lettre de 31.J.X, Perrault (De notre correspondant régu'lor) Montréal, 22 juin.— En dépit dos oxcommunicaiuns dont certaine presso et" certains journalistes avaient frappé d'avance ta démonstration d'hier, elle était innombrable la foulo qui a fait lo £ieux et patriotique pèlerinage do ta ôte des Neiges.Vers une heure, toutes les avenues, toutes los routes et tous )e3 sentiers qui conduisent au cimetière étaient remplis do voitures et de piétons ot on s’apercevait qu’il s’agissait d'uno fêto extraordinaire.Sur ta rue Ste-Catherino, do la rue St-Denis à la rue St-Liurent, des milliers do personnes étaient massées sur los deux côté) do ta rue, formant uno haio d'honneur ontro taquollo l’immortel Chénier devait passer escorté par uno immense suite, pour aller retrouver là-bas, sur la Montagne, scs compagnons d'héroïsme ot do gloire.Mais ta désillusion populaire a été accablante lorsqu’on a vu ta défilé do St-Eustacho si modeste ot si incomplet et qu'on a découvert quo' le bravo patriote do Deux-Montagnes n’était pas là, sur un chariot, dormant sous Ica trois couleurs do la France, comme on l'avait promis.Non, Chénier u'était pas là, Mgr Fabre ayant cancellé ta permission qu’il avait d’abord nccordéo do la translation ds ses restes.Voici l'ordre do ta procession : Lo commandant général avec deux assistants, tous trois à cheval ; ta fanfare philharmonique do St-J can-Baptiste ; le char funèbro chargé dos couronne* destinées aux présidents généraux de l’association nationalo et escorté par uno gardo d'honneur ; la section d'ilochelaga ; \\ section de Maisonnouvo ; ta section de Lon-guouil ; uno cinquantaine de carrosses contenant les délégués dos sociétés nationales ; los parents des anciens présidents ou des victimes ; la section de St-Vincent de Paul ; la section do Ste-Brigido ; los sections St-Jean-Baptisto ; lo char funèbro chargé dot couronnes destinées aux victimes de 1837, escorté par ta gardo de Sataberry ; les officiers généraux do l'Association nationalo, accompagnés desofficiers do Saint-Jacques, de Notre-Dame et des diverses sociétés et organisations indépendantes, présentant des couronnes aux monuments, comprenant les sociétés St-Joseph, St-Pierre, St-Vincent ; les Artisans canadiens ; le club conservateur ; ta Club National ; le club Lotollier ; l’Union ty-pogTuphiquo ; ta société des marchands ; l'Institut Canadien ; les carrossiers ; les tailleurs de pierre : les étudiants ; la section Notre-Dame, sous les ordres do sept commissaires ordonnateurs a cheval, ta section comprenant 25 voitures doubles et 100 voitures simples.Dans uno des voitures, on voyait le président do ta section, M.L G, Crease, ta maire McShane, MM.Narcisse Beaudry et S.À, DeLorimior, La voiture du président était escortée pur 1a gardo Ville-Marte.Li section St-Charles ; la section Ste-Cunégonde ; ta section St-lionri ; ta section St-Joseph.Avant ta cérémonie publique, uno démonstration touchante a eu lieu.Les membres des deux clubs National ot LcteUier sont venus déposer une couronne pour les patriotes do 1837» uuo autre pour Bienvenu et une anporbe croix en porcetaine,r6couverto de fleura, pour le regretté Edmond Lareau, qui fut avoo Bienvenu l’un des fondateurs du Club National et plus tard l'an de ses plue dévoués présidents.Vers trois heures environ, trento millo personnes étaient réunies, silencieuses et recueillies, autour des tombeaux.Au loin, dans les gorges du Mont Royal, retentissaient les marches funèbres jouées par les fanfaros, ot lentement a'avançaiont à travers les méandres des routes de ta nécropole le char des couronnes et los différentes sections de la société St-Jean-Baptisto do Montréal et des environs.Enfin au bout de quelquo temps, le défilé s'arrêtait au pied du monument des présidents do notro association nationale.La cérémonio commença au pied du piédestal.Les porte-drapeaux avaiont fait ecrcle ot Icb gardes à chenal tenaient la foulo à ta distance d'uno aune.Les couronnes ont été suspenduos au-dessus du nom do chaque président, et onsuite lo curé Sentcnnos a récité quelques prières à haute voix.Do là on s'ost rendu nu mouumont des patriotes do 37 et 38 pour accomplir le mémo devoir ; on y a suspendu trento et une couronnes.Mais pendant que toutos cos chosoa s'accomplissaient, la foule apprit quo lo Dr Mar-sil n’avait pas apporté los restos do Chénier, parce quo Mgr Fabre avait défondu do laisser enterrer en terro sainte co sublime révolté, co saint martyr do la liberté.On devisait généralement.Los uns trouvaient étrange qu'on out ta permission de graver ta nom do Chénier sur lo monument ot qu'on refusait d'y mot-tro ses condrcs ; d'autres so demandaient si Duquct ot Cardinal étaient moins rebelles quo Chénier, et tous (lisaient qu’il est impossible que ta religion ait doux poids et deux mesures.Tout ta monde avait hàto d'arriver aux discours pour avoir des éclaircissements, pour savoir co qui s'était passé depuis samedi ot pour pouvoir donner cours à son enthousiasme.Un voulait applaudir, on voulait battre des mains ; enfin les cœurs vibraient patriotiquoinent à l'unission et battaient à se rompre.La foulo s’est masséo à peu de distance autour do l’estrade, sur laquelle on remarquait MM.les juges Loranger et Char-land, MM.Dr Marsil, A.Pu pineau, U.Archambault, J.X.Perrault, L O.David, G.Gauthier et autres.M.J.X.Perreault s’avance le premior au bord do l'estrade.Comme président, dit-il, je viens ouvrir cotto assemblée réunie aujourd’hui peur commémorer lo souvenir do non grands hommes.Ces hommes-là ont écrit les plus belles pages de notro histoire do-puis soixante ans.Qu’ils fussent à ta têto des gouvernements ou de l’opposition, que co ffü à l’heure où lo pays, agité, demandait des libertés, toujours ils étaient prêts à défendre les intérêts du pays, à mourir les armes à la main ou sur l'échafaud.Si nous avons eu dos hommes do cœur autrefois nous avons encore uno population patriotique, ot si nos propres droits étaient attaqués nous retrouverions des hommes pour Ica défendre avec lo même cœur quo les héros morts pour le pays.Par 1a démonstration d’aujourd’hui, les hommes publics comprendront que s’ils font leur devoir la patrie viondra aussi un jour leur présenter des couronnos.Vient onsuito M.le jugo L.Loranger, frère de Thomas Loranger, qui avait été chargé de prononcer lo premier discours lors de l'inauguration du monument Du-vernay.M.le juge Loranger est salué par les applaudissements.Ce n’est pas sans émotion, dit-il, que jo répond à l'appel du président.Jamais dans ma carrière passée, il m’a été donné do mo trouvé en face d’uno foulo aussi imposante, groupée pour un objet aussi important.Il y a 3G ans, j'étais alors bien jeune, je prenais part à une grande démonstration, l’inauguration du monument Duvcrnay élevé psr la société St-Jcan-Baptisto.Comme aujourd’hui, tonte la population do Montréal s’était réunie pour témoigner son respect à ta mémoire de ce grand citoyen.Il y a trente-six ans, du haut du monument Duvcrnay, quelqu'un disait les paroles suivnntos qui peuvent s’appliquer aujourd’hui.‘Rappelez vousjque ta postérité portera votro nom en amour, ai vous servez bien votro pays.” P.icn n'honore un peuplo comme le souvenir et le respect qu’il porte à ses morts.S’il était permis aux braves dont nous vénérons aujourd’hui la mémoire do soi tir Jo leur tombeau ot do jeter un coup d'œil autour d’eux, ils so trouveraient bien récompensés des sacrifices qu'ita so sont imposés, et des services qu'ils ont rendus à lour pays.S^na égard au parti auquel ils ont appartenu, vous êtes vomis rendro hommage à leur dévouement.L’association St-Jean-Baptîstc n’appartient à aucun parti politique,mais si par malheur un jour elle déviait do cotto ligne de conduite, Duvcrnay sortirait de sa tombe ot viendrait lui-mémo détruire son œuvre.11 a fondé cotte association pour perpétuer les grandes leçons quo nous ont données autrefois los chefs do notro nation.Cetto association no so compose pis seulement dos citoyens do Montréal, mita do tous les Canadiens français de l’Amérique, dent elle fait uno grande famille.Kilo a été fondée dans un temps où ta constitution était suspendue pour fairo respecter et maintenir les droits à ta dé-fonso desquels les hommes publics s'étalent épuisés pondant trente ans.Nous voyons sur lo moutiimnt lo nom do Vigor qui fût uno de nos gloires.Il a soutenu dos luttes difficiles : U est allé défendre r.os droits en Angleterre ot a ouvert le chemin aux libertés constitutionnelles.Nous voyons ensuite lo nom di M.Morin, ce beau et noble vieillard devant qui on s'inclinait toujours avec respect.M.David a coinmoncé sa brogr.a-phio par ccs mots : Arrêtons-nous ici et découvrons nos fronts.Nous avons eu Cartier et Dorion dont ta tombe c^t encore nnlformée.En terminant,rappelez-vous les enseignement.do ces patriotes quo nous sommes venus couronner et vous no dé vire/, jiinais du droit sentier (les vertus civiques.Si jamais un moment do danger arrive, tournez vos regnrds vers la tombe do ces braves ot mourrez comme eux.M.J.X.Perrault présente alors M.L.O.David à l’assemblée.Ce dernier déclare qu’il est chez lui et qu’il doit faire des politesios aux étrangers ot so retire en présentant M.Jo docteur D.Marsil, M, Marc!) s’nvanco pour dire que la bello musique so paie par ta belle musique, que ta courtoisie so paie par ta courtoisie, et qu’il s’effsco devant M.David.Evidemment nous sommes bien Français, h'écrio M.lo président, car nous luttons mémo do courtoisie.Enfin sur les solliciations répétés do M.David, M.lo Dr Marsil ^apparaît do nouveau au mlliou ao bruyantes acclamations.Jo no suis pas venu, dit-il, pour vous faire un discours et je ne voulais pas parler.Pourquoi?Cost quo j’ai laissé là-bas chez moi les cendres d'un hommo dont lo nom est un talisman, los roliques de Chénier.Silencieusement j'avais obtenu ta permission dos autorités civilo et ecclésiastique d'exhumer les restes da co héros.Jo devais vous les apporter lorsouo hier midi j’ai reçu uno lottro de l’Arcliovèquo retirant l'autorisation qu'il m'avais donnée.(Cris do désapprobation.) Pardon, messieurs, nous n avons pas do ceusure à prononoer et nous devons accepter le jugement rendu.Attendons patiemment et dignoinent et Avant longtemps ostto Affaire-là sera éclaircio.Toutofoù les condres de co pauvro Chénier no sout p a* perdues, je los ai chez moi sous olef, ot pour mo les ravir il faudrait passer sur mon cadavro.Le Dr Marsil a alors fait Thistorlquo des causes de l’insurroction de 37-38.Puis, partant de Chénier il dit : Cet ardent patriote est tombé en «e battant, il a reçu uno ballo on pleino poitrine et non duns lo dos.On a insinué quelquo part qu'il a voulu bo sauver, mais Gagnon (l'ours blanc) était là ot il a vu Chénier qui tirait toujours ot qui a rondu lo dernier soupir en lançant une dernière ballo à l'ennemi.Il est mort pour ta liberté.L'orateur suivant a été M.lu jugo Charland, nevou do Duquot qui a été pendu on 1873.M.Charland dit qu’il est heuroux do voir ses compatriotes réunis on aussi grand nombre et fraternisant dans un grand mouvement national.On a parlé des granda patriotes, on a cité les noms d’hommes illustres comme Duvernny, Vigor, Morin, etc., mais il y en a beaucoup d’autres qu'on no doit pas ignorer.Il y a do ccs dévouements qui soulèvent l'enthousiasme, il y a de ccs sacrifices qui excitent l'admiration.C’est à la jeune génération quo jo m’adresse, on partant do Duquct, lo frèro do ta pauvro mèro quo jo pleure encore, Duquot exécuté à 20 ans.Il pouvait entrevoir un brillant avenir, car la Providence l’avait doué do talents extraordinaires.Il était lo seul soutien do sa mère et de scs pauvres sœurs, ot pourtant il n'eut pas peur do ta mort.Du fond do son cachot, il disait : “ 11 n'y a ou'uno cho3o qui a vaincu chez moi l'amour maternel, c’est l’amour do mon pays." C'est à ce jeune héros-là quo jo suis venu rendro mes hommages sincères.Aujourd’hui, lc3 spéculateurs étouffent tout et il est bon do dérouler aux yeux do la jeunesso los grandes choses de notro Jiistoiro.81 un jour nous avons eu à nous ptaindro do l'ingratitude du public, rappolo îs-nous les hommes du passé qui nous ont acheté à forco do sacrifices et do luttes les libertés dont nous jouissons 'aujourd’hui.Soyons loyaux mais no soyons jamais vils.Sachons toujours faire respecter nos droits et que cette démonstration fasse époque dans notro histoire.Tous nos héros no dorment pas sous co monument ; mais qu’importe que des cendres manquent, qu'importe quo les cendres de ceux dont Dieu a déjà couronné les fronts n'y âoient pis, les hommages quo nous sommes venus rendre aujourd’hui s'adressent à tous les grands hommes du passé.Enfin rappo-lons-nnus que, lorsquo l'àmo d’un patriote monte à Dieu, ta liberté du ciel descend sur la patrie.M.J.Papineau, do Montréal, le fils du grand Papineau, déclare qu’il croit être lo seul survivant des FIs do ta liberté.Je ne regrette rien, dit-il, de ce quo j’ai fait dans le passé.Il no faut pas fausser l’histoire.Lo3 patriotes de 37-33 n'étaient pas des rebelles.C’est l’autorité, c’est l’oligarchie, c'ost la bureaucratie qui était en révolte.L'orateur a passé on revue les événements do touto cetto période tourmentée de notre histoire et il a parlé avec beaucoup do chaleur.M.L O.David a clos cotte sério do * discours par uno harangue à l’cmpDrtc-pièco.J’avais demandé si lo peuple était pour Chénier ou pour Globensky, et trente mille personnes sont venus aujourd'hui nous répondre qu elle notaient pas chmiHyau.J’aurais voulu voir ici ceux qui depuis quolquos jours ont insulté Us patriotes do 37.M.Marcel devait nous apporté I03 cendres da Chénior, mais on l’on a empêché.Bientôt pourtant nous apporterons loi cendres de co héros avec le consentement des autorités et avec uno pompé «aussi éclatante que celle d’aujourd’hui.Nous ferons uno autre démonstration, et on ta fera grande, parce que Chénier es: lo brave des braves.Pourquoi co bruit li où d'ordinXlre on n’entend que le bruis-soniont dca feuilles et dés prières près des tombeaux, c’est quo le temps est arrivé d’houorer le* morts, J s rendra homnuga à ceux qui ent souffert pour noua.Cetto fête de larcconi:j!isaa:o îappellera aux hommes d'aujoerd’hui qn’cn doit braver ta persécution; J'cxil ot ta mort pour ta défense d’uno bonne cause, et qu’autrefois on sa fahau r.m*a?vcr pour so faire respecter.C’est calomnier ta religion quo do croire qu’elle condamne ceux qui meurent pour la patrio.La religion qui a fait les martyrs no peut p.-is condamner les héros.L’Assemblée s’est terminée vers six heures et demie.* —Do ta Pafr/c do co soir : '* On nous dit qu’on va s’adresser à Rome pour obtenir la permission d’inhumer les condres de Chénier au cimetière do la Côte des Neiges, et qu'il est tout probable que ta* permission aora accordée.Tant mieux.Car si cetto permission est refusée, lo devoir des descendants des patriotes et de coux qui so réclament des patriotes do 1837 sera tout tracé.Il faudra élover au docteur Chénior, en dehors du cimetière et 3ur une plicc publique, un monument qui redira aux générations futures qu’il reste au paya des Canadiens-français qui vénèrent et qui honorent ta mémoire de ceux qui verso leur sang pour It cause sacrée de ta liberté nationale.” —Jo vous envoie l’extrait suivant d’uno let tro que M.J.X.Perrault a adressée aux journaux do co soir : 1 * Lo comité n'a qu’un regret, c’est quo les autorités épiscopales n’aient pas permis nu dernier moment la translation des cendres do Chénier.Ce n’est qu’après uno onquèto rogulièro sur les circonstances do sa mort que sa Sainteté Léon XIII pourra Otro nppellé à réhabiliter sa mémoire et à lo relever dca censures ecclésiastiques prononcéos contre lui à uno époque malheureuse do notro histoire.Celle enquête Bera demandée, dit-on, sans retard et nul doute que d’ici à quelques mois ta translation dos restes do Chénier pourra avoir lieu régulièrement avec l’autorisation pleine et entière des autorités religieuses, avec lesquelles l'association nationale vont avant tout maintenir J'ftccord le plus parfait dans toutos nos démonstrations nationales.” M.Dupant condamné par le juge Gill (Service sp&Ul de I'Elbcikck) Saint-Hyacinthe, 20 juin.—Samedi M.Dupont, député do Bagot, a eu un léger ennui au sujet do sa contestation.L’incident soulevé il y a quelques jours, en cetto affaire,par les avocats du défendeur^ été déridé contre lui samodi matin, par Son Honneur le jugo GUI.La cour a jugé quo le protouolairo do ta cour n’avait fait qu'accomplir son do-voir en adressant une socondu copie do ta contestation à M.John Morello, l'officier-rapporteur, en conformité aux exigences do la loi.M.Dupont a été condtmttu aux frais on laveur do MM.Fontaine, St-Jacques et .Fontaine, avocats du pétitionnaire.UNE LETTRE DE M.L'ABBE A.H.GOSSELIN A L’HON.CHS LANCELIER Nous détachons da _iFarfr-CotVicfu du Cjuiu la lettre ai palpitanto d'intérêt qui suit : M.l’abbé Gosselin, cl i t lo P(\vh-Ca)icidnf veut bien noua communiquer uno lettre qu’il alresso à l’honorablo M.Chs Lxn-golior, secrétaire provincial.Taris, lo 2 juin 1891.Cher Monsieur Lanoeuer, .Je revonais la acmaino dernière üo mon pèlérhmgu aux endroits principaux où a vécu Mgr do Laval en Franco : Chartres, Moutigny-aur-Avrc et ses environs, Evrcux, Caen.Baycux : ot j'allai aussitôt rendre visite à M.Mercier, que jo n'avais pas encore ou le plaisir do rencontrer à Paris.44 J’arrive moi-mêinc do Chartres, mo dit-il; Mgr Lagrange m'a accueilli avec uuo sympathie quo je n’oubiterai jamais, et mra donné l'hospitalité dans son palais.Dimanche dernier je suis allé à Santeüil, où le bravo curé do l’endroit, l'abbé Cantonot, m'avait invité à adresser la parole à ses paroissiens à la suite do la tnosso.Dimanche prochain, jo vais à Tourouvro, pays do mes ancêtres.Voulez-vous m’y accompagner ?—Très volontiers, monsieur le premier, lui répondis-je.Moi aussi, je suis origin.itro de l’Orne, diocèse de Scez ; j’aurai donc lo plaisir do voir avec vous la terro do inos aïeux.” Jo dis ma messe do très bonne heure dimanche matin ; puis j’allai mo joindre à l’honorablo premier ministro et à ses aimables cumixignons, MM.Bernatchcz, Ness et Clément, pour me rendro avec eux à ta gare do Montparnasse.M.Shehyn était retenu par les affaires à la maison.En quelques heures, lo train rapide de Paris à Granville nous conduit à Lai-glo, et nous voyons sc dérouler successivement (lovant nobs ccs tableaux ravissants que vous connaissez : Maintenu», Versailles, Dreux, Verneuil, les plaines si riches do la Bcaucc, |>uits los campagnes non moins intéressantes do l'ancien Porche.- A Tillièrca-sur-Avre, où l'on no s’arrête pas, jo snluo de loin Montigny, qui n’en est distant quo de quelques kilomètres, Montîgny où est né Mgr de Laval, et où j'ai couché trois nuits dans lo château même où il a passé les premières années do son enfir.ee.Nous voici à Lalglc, et tous ensemble, dans lo compartiment où nous sommes restés seuls depuis Paris, nous répétons joyeusement le refrain quo nous avons déjà clmnté bien des fois : Je vais revoir roa Normandie, C ost lo berceau qui m'a donné le four.Ici, il faut changer de convoi pour aller à Tourouvro.Nous avons maintenant un train-omnibus, qui nous permet d’examiner plus à loisir )o pays quo nous traversons.Comme ce?paysages sont bien canadiens ! Ces collines verdoyantes ot élevées que nous voyons là-bas, ces ravins pittoresques, ces forêts de ltd-ties, de chênes, do sapins, ot surtout do platanes qui imitent si bien l’érable, ces txntacns disséminées un peu çù et là, tout cola est-co bien ta Normandie, eu n’eit'oo pas plutôt le Canada, surtout dans les environs de Québec, ou mieux encore dans les cintor.s do l’Est.Déjà aux différentes stations nous avons pu constater la grande similitude du type canadien ot du type normand.Ah l oui, nous sommes bior.normands ! Examinez ces physionomies, ces allures, ces gestes : tout céta ne so retrouve-t-il p\s au Canada ?Ecoutez parler ces Normands, ces Normands de l'Orno surtout : comrno au Canada, ils disent presque toujours on au lieu de nom», et je voua assure qua leur a, je l’ai bien remarqué.est presque aussi accentué quo celui des Canadiens.Voyez encore ces femmes si bien misez et en même temps si réservées, si polies et si bienveillantes 1 N’es'.-co pas encore ta femme canadienne, du moins dans la plupart de nos bonnes localités 1 A Tour ouvre, !\L Mercier est l'objecb d’une véritable ovation.M.lo Curé ot son vicaire, lo maire dû la commune ot tou?Ica principaux personnages des environs, lo comtd des Charancey, entro autres, ot lo docteur Chamouuet, qui sont venus de plusieurs lieues, des centaines do personnes ront à ta station pour coahaifcer la bienvenue à l'hôte illustre qui vient revoir lo pays de ses nncêtroi.La joie la plus cordiale «3t peinte sur tous ?cs vis«age3.Nous nous acheminons tous ensemble ver3 le presbytère, par uno magnifique allée plantée d’arbres, pour la circonstance ornée de drapsaux et d’orillammcf.A l'entrée du presbytèro so lisent ces inscriptions: Vice le Canada ! Honneur à notre illustre compatriote ! Lo presbytèro est monumental.Il faisait autrefois partie do l’ancien château des De Vove, cette illustre famille ennoblie à l’époque des Croisades, qui possédait la seignourio de Tourouvro, et qui, vers lo milieu du xvnc siècle, organisa, avec l’esprit chrétien qui l’animait, plusieurs corp3 d’émigration pour lo Canada.En uno seulo fois, d’après la tradition, près de quatre-vingts familles quittèrent Tourouvro pour so diriger vers la Nouvelle-France.Do co nombre était Julien Mercier, l'ancêtre do notro Premier Ministro.Nous entrons au presbytère, où nous attond l’hospitalité la plus cordiale et où lo digne curé, M.l’abbé Marre-Dcspé-riers, nous a fait préparer un magnifiquo goûter.Mais voilà déjà l'heure dos vêpres : il est près do trois heures.M.Morcier ot scs compagnons se rendent à l’église, où on leur a placé des fauteuils dins le chœur.M.lo curé veut absolument que, comme prêtre canadien, jo préside à ta partie religieuse de ta fêto, quo jo cirante les vêpres et quo jo faaso ta procession du Saint-Sacrement (c’est on effet lo di-msncho dans l’octavo do ta Fêtc-Dicn) : comment lui refuser co plaisir 1 11 veut même, ce qui est plus grave, quo j’adresse quelques mots (l'édificalirm à ses pi» roissiéns.Je me résigne à tout.L’église est pleino ; car il faut vous (lire quo fo département do l'Orno est encore un das meilleurs de la Franco.Vous .avez dû remarquer lo mxiro associé à M.lo curé pour ta réception du promier ministro.11 y n un très grand nombre d'hommes (Uns la nef et dans lo chccur : il y a même un certain i.cmbro de gendarmes, qui y paraissent un peu dépayaé.9, et quo ta curiosité, autant quo la dévotion, aura sans doute attirés aux vêpres.Entre parenthèse, l'égliss do Touroa-vrc est très ancienno et très belle.L’or-nemontation du choeur m’a rappelé beaucoup colle do la clupello des Ursulines do Québec.Lca vêpres chantées, M.l'abbé Marre-Dospériors monto en clniro et, dans uno allocution chaleureuse, rAppello à ses paroissiens ta scèno du départ d'autrefois.“'ll y a deux sièctas et demi, dit-il, quatre-vingts familles do cetto paroisse ouatant dans ta mémo église où imua ommos réunis on co moment pour demander \ Dieu do bénir leur résolution.Elles avaient décidé do quitter lour patrie pour aller fonder uno colonie en Amérique.Réunis au pied des autels do Mario, cos hardis colons jurèrent do rostor toujours Français et cith„r L un cu do mots le (cite qui .0 twffifi sur toute, ccs livre, cl.rili’nne, -ï*
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