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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'électeur, 1891-07-06, Collections de BAnQ.

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SUPPLEMENT DE “ L’ELECTEUR ” .y- J-if J St.—!._____ EXPOSITION DE LA JAMAÏQUE.RAPPORT D’AUGUSTE DUPUIS, COMMISSAIRE CHARGÉ DE REPRÉSENTER LA PROVINCE DE QUÉBEC A L’EXPOSITION DE LA JAMAÏQUE.A L'Honorable Charles Langelïer, Secrétaire Provincial, Québec.Monsieur,—Au premier d'Octobre dernier l'honorable M.Sliehyn m'informa que le Gouvernement de la province de Québec avait décidé de me charger de représenter la province à l'Exposition de la Jamaïque.Il me donna les instructions nécessaires pour l'expédition du magnifique trophé construit avec les bois précieux de la province, et pour la collection et l'achat des produits agricoles les plus importants.L'honorable Trésorier me suggéra de m'entendre avec M.K.Turner, Président de la Chambre de Commerce de Québec, pour la collection des produits de nos fabriques qui méritaient d’être représentés a l'exposition, m'enjoignant de suivre les sages avis de M.Turner, sur ce qui serait à propos de faire à la Jamaïque dans l’intérêt do la province.Vous vous rappelez, monsieur le Sociétaire, mon hésitation a accepter l’honneur de la mission que m'offrait le Gouvernement, je me sentais peu quallié pour la remplir, j'en comprenais la responsabilité.Je vous avoue que sans les conseils de M.E.E.Taché, sans l'encouragement de M.Turner, je n'aurais pas accepté.Leur aide, leurs avis m'ont été prodigués avec empressement pour l'organisation, pour la collection et l'expédition des produits et du trophé.L'Ecole d'Agriculture de Ste-Anne de Lapocatière, celle de l'Assomption, la Société d’Horticulture gratuitement leurs assortiment de produits une collection qui fit honneur à la Province et qui a été dûment appréciée par les journaux de Kingston.Le transport du trophé, des minéraux et autres articles, par la voie d’Halifax, N.-E., a coûté énormément chèr, tel que l'indiquent les comptes et reçus produits ; et démontre la nécessité d’user de l'influence du Gouvernement et des Chambres de Commerce pour obtenir des taux réduits, aussi favorables que ceux des lignes américaines “ Atlas ", 11 Anchor " et “ Wessels ”, qui voyagent régulièrement entre New-York et la Jamaïque.Le trophé n’a pu être reconstruit dans la principale bâtisse de l'exposition, dans laquelle 65 x 25 pieds avaient été réservés.Il était trop haut pour être introduit à l'intérieur et à mou grand regret, nous avons dû renoncer a le placer à l'exposition, dont il aurait été l'un des plus beaux ornements.Les exhibits de la Province destinés à être installés sur les gradins du trophé, ont été placés sur des tables aussi avantageusement que possible, avec les exhibits des autres Provinces du Canada.être considérés comme la valeur courante, légitime et commerciale des objets représentés par ces échantillons.Je suis, cher Monsieur, ! Votre très humble serviteur pour les Commissaires de la Jamaïque, Auguste Dupuis, Ecr., Département du Canada, Exposition de la Jamaïque, J.W.WELSH.Kingston.iculture ae bte-Anne ae JLapocatiere, °.eue ne î Assomption, la Lorsque les juges eurent hui leur examen, ils dirent ure du comté de l’Islet et plusieurs cultivateurs fournirent fromages était very fair, le qualité bonne et quo le beurre était plus beaux produits agricoles et leurs fruits: et j'ai acheté un tique.M.Ashenheiin ajouta 44 Vous devez être fier do v luits, tel que mentionné au compte annexé.Le tout formait vraiment splendide." Son Excellence goûta les petits pains t Tel que promis par cette lettre les échantillons de ces produits ont été préparés et mis en caisses ; chacun est étiquetté avec son nom et son prix courant.Le gouverneur Blake a pris la peine de recommander que cette collection fût aussi complete que possible, pour nous mettre a même de former une juste idée des produits de la Jamaïque et de leur valeur.Aussitôt que les caisses seront arrivées, le gouvernement eu sera informé.La chaleur intense ne permettant pas d’exposer le beurre et le fromage à l’air, l'houorablo Commissaire du Canada fit nommer les juges pour l’examiner.En présence do Son Excellence le Gouverneur et des Commissaires des différentes Provinces, les juges MM.Aslienheim, Lewis et Benson commencèrent l'examen.M.Brown expliqua “ que le fromage provenait de 30 a 40 fromageries du Canada, et qu’il avo»> été choisi par le professeur Robertson.Il rendit compte de l'enorme quantité de c*.fromage exportée annuellement en Angleterre et aux Antilles et lit voir comme il ao couserve bien.Ces fromages sont en depuis 56 jours et sont aussi frais qui s’ils sortaient de la fromagerie." Lorsque les juges eurent fini leur examen, ils dirent que l'exhibit des était vraiment mugni-otre exhibit, *il est _ .petits pains fabriqués do farine du Canada ainsi que le beurre, le fromage et la bière Labatt et Boswell et en lit des compliments.Los prix furent accordés comme suit : sèches, de feuilles d'arbres et de palmiers nains et, en conséquence, le lait concentré venant de la Suisse, par voie d'Angleterre et des Etats-Unis, est consommé, en grando quantité a la Jamaïque, à Hayti et dans toutes les Antilles ; c’est le lait dont on fait usage sur les lignes de steamers et à bord des voiliers dans toutes les parties du monde.11 se détaille à Kingston à 12A cts la livre, en bottes de fer blanc de grandeurs différentes.Sans connaître exactement le§ profits que réalisent les cultivateurs de la Suisse et de la France, par l'industrie de la concentration du lait, il mo semble quo la province de Québec, pourrait lutter avantageusement avoc ces pays où le lait frais a une plus grande valeur qu'ici.Nul doute que le gouvernement de Québec n'aît étudié cette question et no soit en état de faire connaître bientôt au public le résultat de ses études.Vous me pardonnerez Monsieur, je l'espère, d’être entré dans d’aussi longs détails sur la n 11 oof t /%t% /li« lit « ^ « I •« K/«tt M«t#t .tf % % a 1?! 1.aa I.\ * i • a BEURRE.Prix.1— Isaac Wenger, Ay ton, Ont.2— Ecole d'Agriculture de l’Assomption, province de Québec.3— Bell, Simpson & Cie., Montréal, par Dep&rténicnt d'Agricultm J— Do do do do FROMAGE.Ottawa do 1— Duckett, Hodge & Cie., Montréal, par Département d’Agriculture, Ottawa.2— L.C.Archibald, Antigonish, N.S.,r ./,./ ,, .„ .3—Hodgson Brothers, Montréal, par le Département d'Agriculture, Ottawa.Vous avez appris déjà que les legumes et le beurre expédiés par 1 ‘‘Alpha en 4__rp.W.Fearmau Hamilton Ont Novembre, sont arrivés à la Jamaïque en très mauvais ordre.Placés a fond de cale gur qUatrc prix offerts pour le près des machines, les légumes ont pourri et le beurre a foudu.' Le second envoi de légumes, de fruits et de fromage, a également souffert, cette fois par la gelée, dans le port d'Halifax.Heureusement encore que des fruits, pommes de terre et autres légumes avaient été emballées dans la moulée de scie, ce qui les a préservés de la gelée et nous a permis d’exposer un assortiment passable.Regrettant infiniment cette perte d’une partie considérable de nos exhibits, je profitai de l’occasion de la réunion de la Société d'Horticulture de Kingston, société composée d'hoinmes distingués, pour demauder des renseignements sur les différentes lignes de vapeurs voyageant entre la Jamaïque et les Etats-Unis, et la Jamaïque et le Canada, afin de savoir quelle ligne donnait le plus d’attention au transport des produits aptes à se détériorer promptement (perishable)f et donnait le plus de satisfaction aux négociants par le soin accordé aux effets qui lui étaient confiés et par le prix modéré du transport.Les vingt deux membres présents furent unanimes à nommer un comité pour s'enquérir de cette question aussi importante pour les producteurs de la Jamaïque que pour ceux de la proviuce de Québec ; on ordonna que mes représentations et les réponses du comité fussent imprimées et distribuées en forme de pamphlets, dont copie devra être adressée au Gouvernement de Québec.beurre, la province de Québec en a remporté trois, savoir : L'Ecole d'Agriculture de l'Assomption.La beurrerie do St-Eustache, fourni à Bell, Simpson & Co.La beurrerie Eastern Townships, fourni à Bell, Simpson A Co.Messrs.Bell, Simpson m’ont informé du fait que leur exhibit venait de ces beurreries, par lettre annexée.Sur le fromage le premier et le troisième prix ont été accordés au fromage acheté de deux maisons de Montréal.Ce résultat doit ètie satisfaisant poui le gouvernement et pour le peuple de la Province.M.Fisher de Knowlton, P.Q., m’avait confié une boîte do beurre fait en Novembre, paqueté avec soin dans des pots on ver ri* et des petites boîtes de fer blanc.C’était un très bel exhibit, mais on a trouvé ce beurre un peu doux.Ceux qui aiment le beurre du Danemark en boîtes de fer blanc, n'auraient pas trouvé de différence.Le beurre et le fromage canadien ont été vendus à l'encan, le beurre trente-doux, trente-six et quarante-deux cents la livre ; le fromage se vendit do dix-huit à vingt-cinq cents.Les marchands qui avaient acheté le beurre rôtiraient le lendemain dans les journaux “Beurre de choix! ‘Prize Canadian Butter, 50 cts per pound"', le cliés nouveaux, plus avantageux que les marchés actuels.Les grains du Canada no trouveront pas aux Antilles un marché considérable.L’avoine est peu en demande, elle se vendait $2.25 les 100 lbs, à Kingston.La nourriture des mules employées sur les chemins de fer urbains, et des chevaux de voiture consiste eu guinea grass coupé au hache-paille, sur lequel on répand du blé d’Inde moulu.Le guinea grass est donne vert aux animaux, on le coupo et l’apporte au marché tous les jours.Soit dit en passant, les noirs 11e se servent pas de faulx ;.ils coupent le loin, à genoux, et se serrent de couteaux longs d'environ deux pieds.Cuba importe de grandes cargaisons d’avoine qui partent de Mobile, Ala, de Tampa et de la Nouvelle-Orléans.L’orge n’est pus en demande.Us pois fendus dont lu demande est bien limitée sont importés a Kingston, des Etats-Unis, les pois dont on se sert à la Jamaïque pour la soupe croissent sur des arbres de la taille de nos pruniers et donnent des pois toute l’anuée.On voit des cosses vertes et des cosses mûres sur le même arbre.La niasse de lu population 11e connaît pas le blé, l'orge, le sarrazin, le seigle ni les pois.^ Les pommes de terre se détaillaient à (J cts la livre.On s’en nourrit par luxe.Mlles so détériorent vite, et germent promptement ; les commerçants n’en achètent que de petites quantités à la fois parce qu’ils ne peuvent pus les conserver.Il est donc inutile de songer au marché des Antilles pour remplacer celui des Etats-Unis, pour cette importante récolte de la Province.Le yarn (Igname) du pays, variété de l’Inde et du Japon produisant des tubercules de 10, 20 jusqu'à 40 livres chaque, remplace la pomme de terre, produit toute l’année et est aussi nourissaut que le pain.Croissant dans les bois, les pauvres n’ont qu’à aller l'arracher, et cela no leur coûte rien.Lu farine du Canada que l’hon.commissaire du Canada, M.Adam Brown a réussi à faire apprécier à la Jamaïque par la réclame la plus habile, la plus persévérante en distribuant tous les jours jusqu'à 1500 pains ou buns ou Scotch Scones fabriqués avec la farine du Canada, mettra du temps, je crains, à remplacée la farine des Etats-Unis.A ce sujet M.Uscelles (de la maison importante l^iscelles, Demacado & Co., de Kingston) 1110 dit : “ Quand même la farine du Manitoba et de Montréal serait “ aussi bonne et coûterait aussi bon marché à Montréal, que la farine américaine, “ «ou* pouvons nous procurer la farine plus vite de New-York que de Montréal “ ou d’Halifax et le fret coûte 40 ota par barrique, moitié moins de New-York que “ d'Halilax.Si, dit-il, notre provision de farine diminue, la veille du départ du “ steamer de New-York, nous envoyons un mot par le cable à notre agent pour “ 100 a 200 barriques de farine et 7 à 8 jours après nous les recevons.Il faudrait 14 hw® semaines à un mois pour les avoir d’Halifax, et la compagnie do steamers “ d’Halifax charge 75 cts par quart de fret et 6J cts do quaiage.” hi compagnie Atlas charge 20 conta par cent livres pour le bourre et la compagnie d’Halifax 60 cents pur cent livres.Je crois qu'il sera utile de donner ici quelques extraits d’une lettre de l'agent de cette compagnie, qui contient des iétails importants : l'agent TAUX DU FRET.Quelques membres presents déclarèrent de suite que la ligne “Atlas ” donnait second choix se détaillait à 3G et 40 cts >ji livre, en peu de temps lé beurre ’fut vendu et les marchands nous demandaient si nous on attendions d’autre.M.Toezer de la maison Pennock, Bailey «fc Co., me dit que ses pratiques demandaient du beurre du Canada et qu'ils en vendraient beaucoup, pourvu qu’il fût de première qualité comme celui que nous avions exhibé.Cette maison reçoit beaucoup de beurre des Etats-Unis, en tinettes de bois de ., , double épaisseur de celles que nous emplcyons ordinairement ici et qui contiennent colonies ne pourront s accroître que par 1 établissement d une ligne de vapeurs jusqu'à 150 livres chacune, ce beurre est‘bon pour la cuisine et leur revient de 20 hebdomadaires, réguliers, rapides et munis d appartements faciles à refroidir à 22 cts la livre, je crois que c'est Je Üeiirre vendu à New-York sous le nom de et à ventiler.( “ Western”.11 se détaille à Kingston beaucoup d’oléoinargarine au prix de 25 cts J ai fait connaître ù cette assemblée la quantité et la valeur des produits agn- la livre, il est consommé par la classe pauvre coles du Canada et le montant que nous exportons.Le Daily Gleaner ayant publié Le benne qui avait le plus de vogue avant l'arrivé du beurre du Canada, était mes remarques, j ajoute aux documents annexes le numéro qui les reproduit.\ celui du Danemark et de la Hollande, importé d'Angleterre et des Etats-Unis Ce entière satisfaction pour tous les effets qui lui étaient confiés,.Le beurre et le fromage arrive de New-York daim tous les mois de l’année en ordre parfait et le fret est moins élevé que par la voie d’Halifax.Mr.Sturridge, de Mandeville, déclare que les oranges qu'il envoie à New-York par cette ligue, s'y rendent en très bon ordre.Tous s'accordaient à reconnaître que les relations commerciales entre les deux Le Gouvernement verra par les journaux ci-joints que la Société d’Horticulture de Kingston, a bien voulu, à ma demande, organiser une exposition des fruits, fleurs et autres produits végétaux de la Jamaïque.J'offris vingt-cinq piastres en prix pour la meilleure collection.Le Commissaire du Canada offrit aussi $25 séance tenante.Le lendemain Sir Henry Blake, le gouverneur de la Jamaïque, désirant prouver son appréciation d'une exposition de ce genre, souscrivit aussi $25.Ces montants, joints à celui fourni par la Société permirent de faire une brillante exposition.Au centre do la bâtisse principale (Main Exhibition Building) furent placés avec goût les fleurs, les fruits, les légumes et autres riches produits apportés avec empressement par les citoyens do Kingston, le Gouverneur y étalait les plants les plus beaux de Kings* House ; les belles collections des jardins botaniques de Castleton et de Hope et celles de Cinchona firent l’admiration des visiteurs nombreux, pendant les deux jours d'exposition.Une liste complete des produits de la Jamaïque accompagne ce rapport.Lo secrétaire des Commissaires do l'Exposition de la Jamaïque, m’adressa une lettre dont j'inclus copie en réponse l'annonce que j’avais fuit iuserer dans le Daily Gleaner dans les termes suivants : ANNONCE.Aux marchans en gros de Kingston : Veuillez envoyer à mon adresse, avec les plus bas prix, échantillons de graines de cocoa, chocolat, café, gingembre, doux de girofle, muscade, piment, poivre noir, graine d’annatto, divi-divi tel que préparé pour exportation, fibres de sumac (croissance de la Jamaïque).Aussi le prix coté pour les suivants, délivrés à bord du vapeur ici : Rum de la Jamaïque, degrés, âge, en bouteille et en barrique Sucre de la Jamaïque, Vin de gingembre Huiles Parfum Lance wood Cèdre Cerisier Acajou Satin Wood Lait concentré do do do do do do do do Lard, Farine, Beurre, Fromage, Par volume, Par pesanteur, KINGSTON : pur brl, •i 100 11.a, «I «I U II m^ I*'___________ a_______ jgle H qu'aurait pu ______ __ gouvernement de demander une indemnité pour la perte des légumes, des fruits et du fromage.J’espère que cet arrangement rencontrera l’approbation du gouvernement.Revenant à la question do la farine du Canada, un autre grave obstoble se présente à son introduction à la Jamaïque.Les principales boulangeries do Kingston sont entre les mains de sociétés dont le capitol est américain ; les gérants sont américains et naturellement ils s’opposent à l’emploi de farine autre que celle des Etats-Unis.La morue sèche exposée par MM.C.Robin & Cie de Paspébiac, et par MM.LeBoutillier & Frère de Paspébiac, et la morue désossée de MM.Stuart, Munn & Co.de Montréal, ont été grandement appréciées par les visiteurs à l’Exposition.AIM.Robin & Cie et Stuart, Afunn & Cie m’avaient chargé de vendre leurs produits, et j’ai obtenu facilement de MM.Boetchor, marchands de East Streep Kingston, $7 par 100 lbs et ces messieurs payèrent les droits qui sont de 3f6 stg par 112 livres.11 se fait un grand débit do poisson à la Jamaïque, on n’y connaissait que la morue de la Nouvelle-Ecosse mise en baril de 400 à 500 lbs.MM.Boetchor m’ont déclaré que de tou9 les poissons exposés par les Provinces et Terreneuve, la morue de MM.Robin & Cie était la mieux préparée pour bien se conserver aux Antilles.Le foin que le gouvernement a exposé (venant de MM.J.Hamel & Cie) a été trouvé bon, mais les charretiers n'ont pas confiance dans ce fourrage et préfèrent le gui/nm grass.Une bien petite quantité de mil est importé d’Angleterre pour les chevaux de course.Les minéraux de la province de Québec, préparée et assortis avec le plus grand soin sous la direction de M.E.E.Taché, assistant-commissaire des terres de la Couronne, et de M.Obalski, ingénieur des mines, ont été beaucoup admirés.Aussi la collection était considérable par le nombre et le volume des échantillons! L’&mianthe, le mica, le cuivre, les pyrites de cuivre, les fers de différentes sortes ont surtout attiré l'attention de» américains et donnèrent lieu à beaucoup de discussion sur leur valeur économique et sur les meilleurs procédés de séparation des matières étrangères etc.(7 j SUPPLÉMENT DE “ L’ÉLECTETTR" Le phosphate (Apatite) semblait surtout intéresser les Anglais et les Allemands ; leur opinion était qu'il était plus riche que celui de la Caroline et de la Floride.A ceux qui s’intéressaient à nos produits miniers, j’ai distribué le pamphlet sur les mines de la Province, que le gouvernement avait fait préparer.Cet ouvrage m'a été bien utile pour répondre aux nombreuses questions qui m'étaient faites.Le phosphate est aujourd’hui un article de commerce si important qu'il serait à souhaiter que les riches dépôts de la Province fussent plus connus et que nous fissions des efforts énergiques pour leur développement.Dans la Floride et la Caroline, les gouvernements donnent de grands encouragements, ce qui u'empêche pas les particuliers de faire des efforts extraordinaires pour pousser la vente de leurs phosphates sur tout les marchés d’Europe et môme d’Afrique.Ayant été obligé de passer trois semaines en Floride par suite des avaries qu’éprouvèrent les steamers Juniata et Lizie Henderson, et en attendant un autre steamer, pour traverser à la Jamaïque, j’ai visité les principaux ports do mer, et j’ai été frappé de l’énorme quantité de phosphate que l’on expédiait à l’étranger.Des navires à voile, des steamers prenaient partout des chargements de phosphate.Chaque port offre des avantages aux compagnies minières comme aux compagnies de chemin de fer, en mettant à leur disposition gratuitement le terrain, les hangars et les quais.PLANTES FIBREUSES.Il y a un nombre de plantes produisant d’excellente fibre, croissant à l’état sauvage, partout à la Jamaïque et dont la culture est encouragée par le gouvernement.Ou remarquait parmi les exhibits de la Jamaïque, de longs écho vaux de fibres produit de différentes plantes, entre autres l’Agave, Agavâ Rigida, le Sisal lump du commerce; l'Agave Gigantisia des Antilles,qui croît le long des routes et dans les terrains secs.Le Silk Pass est aussi très soyeux et fort.Le Bow String et le Sterculia Colaroda sont aussi remarquables.Toutes ces fibres sont préférables à la Manille et avec les efforts du gouverneur Sir Hy Blake, les plantations et la bonne culture des espèces mentionnées et autres, dans les jardins botaniques et pépinières du gouvernement, on doit anticiper que cette culture sera vulgarisée dans l'Iale et que le produit sera bientôt un des articles importants d'exportation où le Canada pourra s'approvisionner pour ses fabriques de cordage de tapis, etc.Une machine décorcicatrice installée sur le terrain de l’exposition, préparait la fibre avantageusement et promptement.Des charges de feuilles d'agave, longues de 3 pieds en moyenne, étaient coupées et apportées à la machine qui débarraissait ces feuilles de la couverture enveloppant la fibre et la laissant nette et droite comme si elle eût été peignée.Ceci se faisait sans exiger d’autre manipulation que l'en grainage de la feuille verte, dans la machine.Il n’y a pas de fabrique de cordage sur lTsle, industrie que Sir H y Blake désirerait beaucoup voir établir.' Une compagnie sérieuse, ‘qui se formerait pour fabriquer le cordage à la Jamaïque, devrait prospérer; elle serait certaine d’obtenir des privilèges importants du gouvernement et des municipalités.Est-ce que les canadiens laisseront prendre le devant aux américains ?Je le ciûius beaucoup, si je dois en juger parce que j’entends dire de tous côtés.MATÉRIAUX POUR LA MANUFACTURE DU PAPIER.Il v a un nombre de plantes, croissant à la Jamaïque, qui pourraient être utilisées pour cet usage, entre autres le bananier, avec les déchets duquel l'on pourrait faire un excellent papier.La tige portant fruit, une fois dépouillée de ses fruits, est coupée et jetée de côté, et elle est remplacée, de suite, par une des nombreuses retiges qui poussent continuellement sur la même racine, de sorte que, du 1er Janvier au 31 Décembre, la même plante continue, sans interruption, à donner du fruit, et, sur du bon terrain, et avec les soins nécessaires, sa fertilité peut être aiusi prolongée pendant une dizaine d’années.Des millions de ces tiges de bananier dont on pourrait extraire la matière nécessaire pour fabriquer un excellent papier, sont ainsi gaspillées, chaque année.ANNATTO.Nos manufactures de fromage importent, chaque année, des milliers de barils d’annatto O11 matière employée pour colorer le fromage) tout préparé, à grands frais, tandis qu’elles pourraient se procurer Yannatto, à la Jamaïque, à l’état naturel, pour la modique somme de 33.35 le quintal, et le préparer facilement, elles-mêmes.Outre la grande économie, l’on s’assurerait d’un article parfaitement pur, et l’on éviterait des falsifications qui, comme de raison, doivent nuire à la qualité de nos fromages.Le mode de préparation est des plus simples.Si l’on réfléchit il la quantité énorme de fromage manufacturée au Canada, (nous avons exporté plus de quatre-vingt-huit millions de livres il la Grande Bretagne en 1889) l’on comprendra comment la moindre réduction sur le prix de revient, peut, représenter des sommes considérables, lorsqu’elle se trouve appliquée ù une si grande production.FRUITS.Le Canada achète une grande quantité d’orauges, à New-York, et en importe encore plus de la Sicile.La ligne Allan, dont les steamers sont pourvus de compartiments préparés pour la conservation des fruits, importe des quantités considérables d’oranges à Halifax.De là, elles sont distribuées dans toute la Puissance, et l’Intercolonial, dans des chars dont la température est maintenue à un degré assez élevé pour empêcher tout danger, les transporte ii de grandes distauces, sans que leur qualité, soit affectée par la gelée.Les oranges de la Jamaïque sont bien meilleures que celles de la Sicile ; une fois rendues au Canada, et grace à ces précautions, elles peuvent être transportées eu sûreté ; le risque est pendant le trajet par mer, et l’on peut facilement y obvier du moment que le gouvernement consentira à donner un subside à une ligne de steamers aménagé pour transporter en sûreté les fruits à des taux qui ne seraient pas plus élevés que ceux des lignes de New-York.Les agriculteurs, les horticulteurs, au Canada comme à la Jamaïque, sont également intéressés à l’établissement d’une bonne ligne hebdomadaire de steamers.Le Canada, lui aussi, produit des fruits et d’autres articles dont le transport exige des soins, et de la rapidité, et qui trouveraient un marché favorable dans les Indes Occidentales.Nos pommes ont une réputation universelle.En 1889 nous en avons exporté 616,217 barriques, eu Angleterre et 152,720 barriques, daus d'autres pays, représentant, en tout, une valeur de $2,613,000.Nous produisons des cerises, des prunes, des pois, des pêches, du raisin, il y a des vignobles, dans Ontario, de 40 k 60 arpents eu superficie ; nous cultivons des champs entiers, en fraises.Nous avons une abondance de groseilles, de framboises, etc., et de grands établissements ou tous ces fruits sont préparés pour la conservation ; de nombreux échantillons ont été exposés à la Jamaïque.' BOIS.Le bois de construction le plus commun eu Canada, l’épinette, ne peut pas être employé à la Jamaïque, car il est sujet a être dévoré par les fourrais.Le pin blauc et jaune, sert à l'intérieur des bâtisses.Les planches et les madriers de pin pour ce marché doivent être aussi longs que possible, de 16 pieds en montant.Jai vu décharger à “Holland Bay” des cèdres venant de l’Etat du Maine, pour la Cie du chemin de fer.C’est le pitch pine des Carolines et de la Floride qui est le plus eu vogue de tous les bois, et il est importé dans tous les ports de la Jamaïque, de toutes longueurs et grosseurs, brut et préparé.Il s’importe de la Floride de grandes quantités de bois préparé pour les boîtes d’oranges.La “ Boston Fruit Company ” à importé pour plusieurs de ses grands établissements, des maisons complètes, prêtes à monter.Le défaut de scieries sur l’Isle oblige lestons à envoyer le cèdre rouge aux Etats-Unis, pour le faire scier de proportion pour les bottes à cigares.Les bois francs do la Province de Québec ont été fort admirés et les prix étant bien plus bas (pie les bois durs de 1*116 nous y trouverions un marché passable, quoique limité.La plupart des planchers des maisons sont en acajou on en pin résineux (pitch pine).L’épinette rouge et le merisier remplaceraient avec avantage l'acajou qui devient rare.Le bardeau de cèdre que le gouvernement à exposé à été trouvé beau, Ornais bien trop court.C’est encore le bardeau de pitch piue de 24 pouces de loiîg 6 pouces de large et J pouce d’epaisseur qui est employé.Le bardeau, est uniforme.Depuis l’introduction des bardeaux métalliques, les bardeaux en bois sont moins en demande.Beaucoup de meubles s’importent de Boston, Ac., où ils sont préparés prêt k monter, les agents des meubliers les montent à la Jamaïque et leur donnent là nue couche de vernis.Les meubliers sauvent par ce moyen un montant considerable sur le transport.Les chaises et les couchettes du Canada auraient du cours g à l’isle à des prix rénumératifs.Les meubliers de la Province devraient être capables de lutter avec la Cie Paine de Boston.MM.Davidson et Colthurst de Kingston font un grand commerce de bois.Dans la ligne des meubles MM.Alex.Berry A Son de Kingston ne distinguent et les meubliers Cauadiens qui s’adresseraient à eux ne manqueraient pas je crois, d’avoir satisfaction.La Banque de Nova Scotia a une succursale à Kingston, où les Canadiens peuvent s’adresser .pour connaître la position financière des personnes avec qui ils désirent traiter.M.Moresco gérant de la Banque Coloniale à Kingston que j'ai eu l'avantage de consulter, sera des plus empressés à aider aux commerçants du Canada à développer le commerce avec la Jamaïque.Il peut rendre de grands services vu ses connaissances des marchands de lTle et de leur valeur.Il n'y a pas à la Jamaïque d'agence mercantile daus le genre de celle de Bradstreet et Dunn Wirnan.Les hommes d’affaires, à la Jamaïque, s'accordent à recommander aux manufacturiers canadiens de se faire représenter, par un bon agent, à la Jamaïque.Un homme actif et sûr pourrait leur rendre de grands services, non seulement à eux mais encore à nos cultivateurs, eu plaçant leurs produits.Il faudrait qu’il eût, non seulement des échantillons, mais un dépôt de marchandises.Un représentant de notre gouvernement nous serait très utile, mais un agent choisi par nos industriels réussirait probablement encore mieux à créer un mouvement commercial et la commission qu’il recevrait pour les ventes faites par lui, activerait son zèle.Gomme dit le Proverbe : “ les absents ont toujours tort ; ” maintenant que le Canada s'est fait une si bonne réputation à la Jamaïque, il serait malheureux qu'il se laissât oublier.Parmi les envois du Canada qui ont été le plus appréciés, je citerai : les poêles de cuisine de Toronto, semblables à ceux manufacturés à Québec, Montréal, Lotbinière, Lévis et Plessisville les poêles plus légers avec ornements de nickel, se sont bien vendus, ainsi que nos pelles d'acier, nos faucheuses à un cheval et nos moissonneuses devraient être essayées, pour couper le Guinea grass et le mettre eu bottes.Notre Asbestos (amiauthe) manufacturé se vendrait très bien à la Jamaïque.Les échantillons envoyés par le directeur de l’Arsenal du gouv supérieure, dans les grands ateliers de construction et de réparation de bâtiments que nous avons visités, au Port Royal, en compagnie de M.T.A.Smith, ingénieur des Travaux Publics.Les voitures, surtout les plus légères, sont en grande demande.Les 25 voitures envoyées par la Compagnie de Gananoque se sont vendues, en un seul lot à un prix très rémunératif.Les carossiers de Québec et de Montréal pourraient il me semble, essayer ce marché avec d’excellentes chances de succès.L'on ne manufacture ni allumettes souffrées ni sceaux en bois ou en pulpe à la Jamaïque; c’est encore une industrie qui nous est ouverte.Les manufactures de bottes et de souliers de Québec trouveraient là un excellent marché pour écouler leurs produits.Les Messieurs Marsh, de Québec, ont fait des ventes considérables dans Pile.Je pourrais encore citer une foule d’articles qui trouveraient uu marché avantageux à la Jamaïque, mais ce serait une répétition du rapport que le Commissaire du Canada doit publier.Le but que s’est proposé le gouvernement, en faisant tant de frais pour faire connaître et apprécier nos ressources, aux Inde3 Occidentales, est évidemment de créer des relations commerciales, entre elles et nous.Mon rapport serait incomplet, si je ne vous soumettais pas le résultat de mes observations, sur cette question si importante ; je le fais avec une certaine hésitation, sans vouloir imposer mon opinion personnelle, et pour m’acquitter d’un devoir.Vous savez que les Américains ont augmenté considérablement leurs relations commerciales avec la Jamaïque, au détriment de l’Angleterre.Dans les villes, dans leâ campagnes et sur les plantations yous voyez les Américains s’emparer du commerce et de l’industrie.Leurs plantations de bananes et de cocos sont les plus belles de l’ile, la “Boston Fruit Company” possède 20,000 acres admirablement cultivés.Le chemin de far construit par le gouvernement de la Jamaïque appartient maintenant à une Cie Américaine, qui s’est engagée à le prolonger tout autour de l’ile.‘ Le gouvernement croyait qu’il serait avantageux de vendre le chemin de fer à cette compagnie.L’on s’attendait que les gages qu’elle payerait, seraient aussi NOMS DES EXPOSANTS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'EXPOSITION DE LA JAMAÏQUE, 1891, ET LISTE DES ARTICLES EXPOSÉS PAR EUX.Beauchamp, Madame W., Montreal, Québec; Sisal Hemp, (chanvre sisal).Leul, J.& T., Montreal, Québec; Chaussures.Agent, John Fulton, Département Canadien.Burns, John & Cu., Montréal, Québec ; Poêle à cuisine et grille.Agent, R.J.McLaren, Département Canadien.Canada Veneer Company, Sherbrooke, Québec; Ouvrages en bois,échantillons de marqueterie.Agent, E.W.Burch, Département Canadien.Canada Shipping Co., Montréal, Québec; Tableaux encadrés SS.“Ontario”.Canada Meat Packing Co., Montréal, Québec ; Viandes conservées.Agent, R.J.McLaren, Département Canadien.Chemin de fer du Pacifique Canadien, Montréal, Québec ; Portes fabriquées de ^ bois provenant de la Colombie Anglaise, photographies encadrées représentant les paysages des Montagnes Rocheuses sur le parcours du C.P.R., et deux milles copies du pamphlet intitulé “The New Highway”.Chemin de fer du Grand Tronc; Carte du système du Grand Tronc, photographie du pont suspendu du Niagara.Compagnie Canadienne de Conduits d’eau, Trois-Rivières, Québec; Conduits d’eau en fer.Davis, S.& Sons, Montréal, Québec; Cigares.Q manutacturé 9,e 7,en;jrait très, b/efn 11 * Jamaïque.Dominion Type Company, Montreal, Québec ; Caractères d’imprimerie.A
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