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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
Supplément
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
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  • Soleil
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L'électeur, 1891-10-21, Collections de BAnQ.

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S XT æ» æ» Z.H 3MC BST T 21 OOVOBB 3L S3 *3> COMMISSION ROYALE ïlîTE des dépositions lèmoignags de l’honorable •P.Garneau Audîencc do vendredi matin.10 octobre 1891.Monsieur Garneau.— Je demanderai .honorables Commissaires ai on me riniieUrait de lire ma déposition, que !’ui préparée avec autant do soin que Possible, afin d’épargner du temps ; î nmiite n pourra inc questioiuiur si on le ildsire» je serai à la disposition de la Corn* 11 T,Honorable Monsieur Baby.—Avez-vt-u.4 quolquo objection à cela, Messieurs ?31oiiaieuv Cn*graiu.—Oui.Je no crois p.i quo Monsieur Garneau puisse lire sa déposition.u .ti’hon.Monsieur Baby.— Monsieur Garneau pourrait référer à ses notes en donnant sa déposition.Monsieur CVgrain.—Monsieur Gnr-juau peut référer à sos notes pour rafraîchir sa mémoire, niais lire une déposition fuite d avanoe me paraît être un procédé exceptionnel et extraordinaire.Monsieur Amyot.—Cca, le procédé qui a été suivi par oir Hector Lungevin et tout le inonde a trouvé ce procédé très rationnel, et tout le monde a pu le liana-questionner ensuite.Monsieur Garni au.— On pourra mo questionner sur tous les jioiuts si on Je désire ; c'est afin do faciliter la chose que je fais cette demande.Chou.Monsieur Baby.—Noua avons taché tic procéder autant que possible comme un procède généralement dans les tours et vous devez savoir que devant les cours ça no su fait pas.Monsieur Boïque.—Je pourrais mentionner un autre précédent.Devant une coiDinicsinu de cette nature-ci, dans l’affaire du Palais do Justice, l'honorable Juge Mousseau a été admis à lire sa déposition.Je comprends que l’honorable Monsieur Garneau fait cette application atin de donner plus de suite à son témoignage et i flVo en mémo temps de répondre à toutes les questions qui jiour* ront lui être posées.Monsieur Casgruin.—Son oflrc est bien généreuse.Monsieur Beïque.—Dans l’aflairo du Paciiiquo, la même chose a été faite par sir Hugh Allan.L’hon.M.Baby.—C’est bien, Monsieur Garneau, vous pouvez liro votre déposition.L’hon.M.Garneau.—(lisant).Au départ île Monsieur Mercier pour l’Eu-rojH*, j’ai été prié de le remplacer comme Prermcr-Miniatro ad intérim et j’ai aussi remplacé Monsieur Boyer, trésorier ad interim, pendant une panic de l’absence de Monsieur Shehyn qui accompagnait Monsieur Mercier.Parmi les questions importantes dont Monsieur Mercier me •laissa la gestion se trouvait cello de la compagnie du chemin do fer do la Baie de: Clvdmir*.réputée insolvable depuis quelque temps et incapable conséquent inent do terminer les travauxx de lu construction du chemin, malgré Ica subsides considérables qu'elle avait reçus dos gouvernements fédéral ot provincial.Lu difficulté était do foire disparaître les actionnaire» et directeurs de cette éj>o-que pour les remplacer par d’autres qui 'seraient en état do ac mettre à l’œuvre et de îKiusscr les travaux avoc activité.Peu do temps après le départ do Monsieur Mercier, c’est-à-dire au mois d’avril, Monsieur Angus, M Thorn, de Montréal, représentant un syndicat de capitalistes reoommandablos, so mit on rapport avec mon département et, après plusieurs entrevues cl discussions, je reçus du Monsieur Thont La lettre du dix-sopt avril (1891) mil huit cent quatre-vingt-onze que Monsieur Gagnon, le secrétaire) do mon département, a produite devant cetfco Commission comme pièce (10) dix.Je discutai avec oeuxda mes collègues qui étaient alors présents st j’étudiai moi-même avec tout le soin possible les conditions portées dans cette lettro et j’éprouvai beaucoup do difficulté» h en arriver à une conclusion définitive.Je me sentais mal à l'aist, de prendro la responsabilité d'une transaction aussi importante et do la conclure en l’absenoo de Monsieur Mercier ; malgré que jo fusse satisfait que cette transaction serait avantageuse à la Province, j’euB beaucoup de difficulté à vaincre mes répugnances à la conclure, ce que jo ne fis qu’aprè* avoir avisé Son Honneur le Lieutenant -Gouverneur de tout co qui so passait à ma connaisBanoe et obtenu l’opinion du Procurenr-Général sur la légalité do la transaction.Jo rédigeai et fis rédiger plusieurs projet- de rapport un cunsoil quo jo corrigeais, quo j’amendais après discussion et Consultation et, enfin, lo vingt avril dernier jo m'arrêtai au rapport en conseil qui est dovenu l’ordrocn conseil numéro (2117) deux cent tronte-sept,approuvé par le Lioutenant-Gouverneur lo vingt-trois avril (1891) mil huit cont quatre-vingt-onze, et dont le greffier du Lunseil exécutif a produit copio dovant ootte Commission comme pièce marquée.J’ai toujours ignoré jusqu’au moment u le fait fut dénoncé (lovant lo ¦¦¦¦¦¦-„ comité du Sénat, dans lo cours do l’été dernier, quo Ernest Pacaud, directeur du journal politique L*Electeur, eut quelque intérêt en cette affaire, et j’affirme solennellement que si j’eus3o connu à temps l'étrange marché fait entre lui et Monsieur Armstrong, j’aurais rompu touto négo* ciation et, autaut que je pou* lo savoir, /nés collègues présents à Québec étaient dnns la meme ignorance que moi, Joutes nies relations ont été avec Monsieur Thom et jo n’en ai ou aucune avec M, •nsieurl'acaud, oxeepté quo deux pu trois jours avant que le rapport en fonscil fut adopté, Momicur Pacaud étant vutré chez moimo dit que Monsieur Thom Commençait à s’impatienter de3 retards du gouvernement et pariait do paitir, éc (jue, du reste, Monsieur Thom m’avait -prouvéos par Monsieur Thom ot à mo au moyen des deux lettres suivantes.(Co sont les deux lettres qui ont déjà été mentionnées et quo jo n’ai nas besoin do lire, une lettre pour ($100,000.) cent mille piastres et une autre pour ($75,000.) soixanto-et*quinzo mille piastres.J o les lirai si on lo désire).M.Béique—11 vaut mieux liro les lettres.M.Garneau—(lisant) Québec, 28 avril, 1891.Au Caissier de la Banque Union du Canada, Québec.„ Monsieur, Vous êtes autorisé par les présentes à avancer, à Jean Chrysostêmo Langelior, écuier, commissaire, nommé par l'ordre on oonseil numéro 283 du 23 avril 1891, pour jwiyer les réclamations existant contre la compagnie du chemin de la Baie des Chaleurs, la somme de (§100.000,) cent mille piastres qui devra être employée au paiement de ces réclamations, on vertu do l’ordre en c^iseil numéro (237) deux cent trente-sept, du vingt-trois avril avril 1891 mil huit cent quatre-vingt-onze.Cette somme de (100,000,) cent millo piastres sera payée par le dénai temont.du Trésor de la province de Québec h la Banque Union du Canada le ou avant le dix juillet (1891) mil huit cent quatre-vingt-onze avec intérêt à cinq pour cent par au depuis le premier juin juin prochain jusqu'à lu date du paiement.Ce paiement sera effectué sur la subvention accordée par l’acte 54 Vict.chap.88, section 1, paragraphe J, dont le i>aieincnt a été autorisé par l’ordre en conseil numéro (237) deux cent trente-sept, le vingt-trois avril (1891) mil huit cent quatre-vingt-onze.J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Votre très humble sondeur, (Signé) V.G a un eau, Trésorier de la province et Premier Ministre par interim.(Voici maintenant une autre lettre de la mémo teneur, adressée au Caissier do la Banque Nationale à Québec.C’est exactement la copie de l’autre, excepté age 38 du dossier officiel de la correspondance échangée entre son Honneur le Lieutenant-Gouverneur et Monaienr Mercier ; explications rendues nécessaires à la suite des observations faites par Son Honneur dans sa lettre , du sept septembre dernier telle que rapportée à la page douze du même dossier officiel.J’affirme que cca explications sont vraies dans leur entier.Et j’ai signé, P.Gailneau.M.Casgroin.—Devons-nous comprendre que cette déclaration doit être produite ou non ?Le Président.—Si vous le désirez elle ocra produite.M.Casgrain.—Oui, nous faisons Implication qu’elle soit produite do suite ’ar l’honorable juge Baby : Q.Vous me permettrez de vous poser uelques questions sur ce que vous venez ’énoncer.Je serai court.—Quelle a été la première démarche relativo a cette affaire-ci 1 Est-ce basé sur la lettre quo Mr.Thom vous a envoyée, ou si avant ça il y a eu quelque démarche do faite pour arriver à régler l’affaire ?R.Monsieur Thom s’ost rendu à mon bureau officiol pour m'entretenir do cctto question, avant l’époque de la lettre, je crois que c’est vers lo quinze avril.Q.Est-ce la premier© connaissance que vous avez eu do la chose ?R.La promièro connaissance que j’ai eue de la olioso, lorsque Monsieur Tiw un est entré à mon bureau, je no connaissais pas lo premier mot do touto l’alfairo de lu transaction.Q.Ceci se passait à quelle date î U.Environs 1« quinze avril.Jo no connais uns rien do cet tu transaction avant cela.Q.Avez-vous discuté, ou a-t-il exposé son affaire ?R, Monsieur Thom a exposé *on affairo, Jo lui dis quo s’il mettait quelque chose par écrit, quo nous consi» aérerions ja ouest ion, Q.G'cst là-dessus qu’il a ézrit la lettre maintenant devant noua ?R.Oui.Cotte lettre a du être changée ; jo n’ai pas voulu accentor cctto première lettre, Ces lettres ont été changées.Voici la lettre officielle, c’est celiodiv qui a été acceptée, Q.11 vous a soumis différents projots de Jottres, ou différentes lettres ?R.On iu'A montré le projet do lettro qu’on préparait et quo jo n’approuvais pas.On l’a changé, on l’a amélioré et la lettre qui est produite ici est la lettre qui est Ja lettro officielle qui a été acceptée.Q.Qui préparait 'Jûb lettres t R.Les lettres do Monsieur Thom, jo ne snis pas.Q.Uo n’élait pas préparé dans votre bureau ?R.Pas dans mon bureau à moi.Je o sais pas si ç'n été préparé dans la îûtisse, jo ne connais pas.Q.Dans le Département ?R.Je no sais pas.Co notait jms préparé par moi, ni dans won bureau.Q.Alox*s, était-ce fk*8 projets qu’on voüs apportait, eu une lettre cbmprumiut des conditions î R.Seulement des projeta.Q.Qui vous apportait cca projeta ?U.O’csl généralement Monsieur Thoiu.O'est toujours avec MoiiBÎour Thom quô j’ai négocié.Ï&Q.D té I Ç 2 ?> R.Je n’ai pas ©u d'autres relations qu’avoc monsieur Thom, représentant les nouveaux propriétaires de la compagnie.Q.Lo syndicat ?îi.Oui, Monsieur.Q, Voue dites qu'après avoir considéré la chose, voyant que c’était dans l'intérêt public, vous avez cru devoir eu arriver à une conclusion ?R.Après avoir conféré souvent avec mes collègues.Q.Quels étaient les collègues avec qui vous confériez ainsi î R.11 y avait Monsieur Robidoux, Monsieur Charles Langelior.Q.Monsieur Robidoux, le Procureur-général ?R.Monsieur Robidoux, lo Procureur-Général, Monsieur Charles Langelior, Secrétaire de la Province, Monsieur Duhamel, Commissaire des Torre# do la Couronne, ot l'honumblo Monsieur Koss, Président du Conseil ; mais durant quelques jour Monsieur Robidoux n'était pas présent aux séances a cause qu’il é ait malade, et jo suis allé souvent le voir û son lit.Nous avons conféré de l'affaire, même dans sa chambre.Q.Monsieur le Premier Ministre ?U.Monsieur lo Premier Ministre était en Europe avec lo Trésorier de la Province.Q.Monsieur Robidoux revenait d’une absence aussi t 11 avait fait une absence aux Etats-Unis ï R.Monsieur Robidoux et Monsieur Langelior /étaient récemment arrivés d'un voyage aux Etats-Unis.Q.Monsieur Robidoux, vous dites, était malade?K.Il était malade.Q.Ici à Québec, ou à Montréal ?Q.Les premiers jours, il est venu ici, il a été malade à Montréal, il est revenu ici, il a assisté au conseil, ot il a eu encore le malheur d'être malade.Il c.-t resté à sa pension, oè j’ai été constamment en communication avec lui.Q.Lorsque vous avez définitivement conclu l'affaire, si je ne mo trompe pas, par les documenta qui eont devant nous, c ost nu moyen d’un dépêche télégraphique du Procureur-Général, n’est-ce pas ?R.La première fois.Q.Etaib-co la première foi» ?R.11 approuvait la transaction la première fois, mais ce n’a pu* été sur ce télégrnmmo que la transaction a été conclue, ça été après Bon retour à Québec.Q.Do sorte que, lors juo l'affaire a été conclue, le Pr«>curcui-Général était ici, et vous avez reçu son opinion légale sur la transaction i R.Oui.J o dois dire que lo Procu-cureur-Général, que je voyais à unit instant, était, malade, et ii me dit «pie toute l'affaire était régulière, et qu il me ferait, aussitôt qu’il puunnir, luit^r son lit, un rapport jkit écrit, et que t«»ut était correct.C’est là dessus que j’ai dû en informer le Lieutenant-(Gouverneur ; j’ai dit au Lieutenant-Gouverneur, qui a pris ma jiarole.que j’avais 1 opinion du Procureur-Général, qui confirmait touto l'affaire, et ordonnait de jonclure l'affaire, qn’aussitôt qu'il pourrait écrire son rapport, qu’il le ferait.ÎSon Honneur a pris ma jttirole, et quelques jours après, aussitôt que le Procureur-Général a pu écrire son rapport, il me l’a donné, ot jo l'ai rais entre les mains du Lieutenant-Gouverneur, qui l’a gardé durant quelques jours, et me l’a remis.Je n’ai jamais entendu jwlor de l’affaire ensuite, jusqu'au moment où l’affaire est venue devant le Sénat, à Ottawa.Le rapport du Drôcnréur-Géiaéi-ni «»» paru satisfaisant partout.Q.Maintenant, Monsieur Garneau, vous avez convoi nù do cette a (lai ru a diverses reprises avec Sou Honneur le Lieutenant Gouverneur ?R.Oui.Q.Combien d'entrevues avez vous eues avec son Honneur ?R.Je ne m'en rappelle pas le nombre, j’en ai ou plusieurs.Q.Relativement à cette affaire ?.K.Relativement à cette affaire.Q.Pourriez-vous nous rapporter, r.’iî vous plait, d'une manière catégorique et •méthodique, ce que vous avtz pu dire, dans les entrevue» que vous avez eues avec Son Honneur,—h la première entrevue, quo s’est-il pasî>6 entre vous et Son Honneur ?R.J'ai dit à Son Honneur que j’avais cette affaire-ci devant moi.Je lui ai dit que j’en avais conféré «vec me»collègues, mais quo j’étais embarrassé, que jo connaissais la responsabilité qu'il y avait sur cette question.Q.Embarrassé par quoi ?R.Parcoquc, vu qu’on demandait de l’argent j>our ùtro rnis en possession du chemin, et ces paiement» devaient être fait» avant que l’ouvrage fut commencé ; j’étais embarrassé de prendre la responsabilité de recommander Jo paiement de l’argent avant que l’ouvrage fut fait encore, mai» après m'être satisfait d’une garantie satisfaisante et do la respectabilité des propriétaires et actionnaires de la nouvelle compagnie, du nouveau syndicat, je n’nvnis aucun doute que les ouvrages seraient faits d’une manière satisfaisante et que la province avait tout à y gagner de procéder à l'exécution do cotte entreprise, parce que tout était en perdition ; on mo rapportait de tous côtés quo lo roulant sur cctto ligne de chemin do for, quo la ligne même était en souffrance, et qu'il était de la plus grnndo imjiortanco detficherdo rémedier h cot état do choso lo plus tôt possible.C’était l'opinion do mo» collègues commo mon opinion.Q.Vous avoz, à plusieurs reprises, exprimé cette manière de voir a son Honneur le Lieübenant-Gouvci.^cur ?R.Oui.Q.Plus tard, n’êt-os vous pas allé un pou J'Iuh loin, Monsieur Garneau, n’avez veux nan.R.Je doi» dire que son Honneur lo Lieutenant-Gouverneur recoinmendait la prudence dans cctto affairo certainement.Q.N’avcz-vous pas dit, ou donné h entendre à son Honnour Je Lieutenant-Gouverneur que vous éprouviez nno grando hésitation, qu'on exerçait une pression sur vous, pour vous amener à donner votre consentement, ou des paroles comportant le même 6ens?R.Oui, j id dit ooia.Q, Vous l’avez dit ?R, Mais c’était la pression qu'on,, c’est à diro que quelques-uns do mes Cfjlègues qui étaient plus au fait de l’af- faire quo moi qui avaient eu connais-des T» étant entré dans les détails avant moi, srnice des préliminaires do cette affaire, ’autre» ne vous en ont pas appor- étaiunt plus satisfaits que moi que I’af« faire était avantageuse et devait Be régler.Ça arrivait devant moi comme uno allaire nouvelle ; je désirais prendre mon tompB pour me satisfaire que tout était régulier, Q.Avez-vous dit qu’on exerçait uno pression sur vous pour vous amener à.?R.J’ai pu mo servir de cette expression, mais il n'y a i>as eu do pression vraiment.Il n’y a pas eu do pression d’aucuue autre jiersonno, seulement qu'on me disait.,.Q.Il y a eu pression moralo ?R.IJ y a eu.Monsieur Thom se plaignait qu’il y avait des délais, quo tout était en souffrance, si la question n’était pas réglée lo plus tôt possible, vu que tout était en perdition la-bas, quo U*5 choses pourraient changer, qu’il pourrait.v avoir un dommage considéra- ble.C'était-lh.il n’y en a pAg eu d’autre.Q.D’après Iob expressions dont vous pouvez vous êtro servi, croiriez-vous quo vous pouvez avoir mis Bon Honneur lo Lieutenunt-GouvernouraouB l'impression qu’on exerçait sur voue une pression morale ?R.Je déclare que je n’avais pas de pression du dehors.Q.Les jiaroles dont vous vous êtes servi ont-elles pu fairo croire à Son Honneur que réellement vous étiez.R.Je ne sais pas du tout l’appréciation qu’en a faite lo Lieutenant-Gouverneur.Q.Quelques menaces vous ont-elles été faites ?R.Non, Monsieur, aucune menace.Q.Directement ou indirectement ?R.Non.Q.On ne vous a pas menacé du mauvais vouloir du Premier Ministre t R.Non, et mémo si on in’en avait menacé, cela n’nuniit jvis changé mon opinion, vu la reK)v)nsabilité que j’avais dan» toute cctto affaire, et dans l'administration de toutes les aflkiros généralement.Q.Voulez-vous m’expliquer.vous dites qu’aucune menace ne vous a été faite, vous a-t-on dit (pie l’on télégra-pllierait de suite à l’hon.Premier Ministre hi vous no vous hâtiez pas do conclure l'affaire ou quelque chose dans co soi is là ?H.Que si cm concluait.____?Quelle est lu question,*s'il voua plaît ?Q.Vous a-t-on dit qu'on télégraphierait do suite à l'honorable Premier Ministre, Monsieur Mercier, hi vous no vous Initiez jwis du conclure l’affaire ?R.Je ne me rappelle pas qu’on m’ait dit telle chose.Q.Vous a-t-on dit quelque autre choso comportant le mémo sens ?R.Je ne m’en rappelle pas.Q.L’avoz-vous dit a Son Honneur le Lieutenantsïouvcrncm* ?K.On a pu mo dire, quelques-uns do mes collègue» ont pu mo dire que si cette affaire n'était pas réglée que lo Premier Ministre serait bien désappointé, quelque chose comme ça, |*as plus que ça.Q.On a pu vous dire ça?R.( hi a pu mo dire ça.Q.L’avez-vous dit à »ositivoment.Jo no nie rappelle jjas do l'avoir ru auUen'cnt.Q.Revenons s’il vous plait main o- résiguer.’" I positivement, mais je suis sous-Umpre sion (juo jo ne l’ai pas dit.Volais' i peut m’avoir dit ceci, quo pouf fni; liant à ce quo je voua demandais U ^ h un instant.A votre bureau, lo jour du .transaction, à quelle heure avez-vous quitté votre bureau ?R.Ce jour-là ?Q.Oui.R.Jo no pourrais pas diro précisément, aussitôt que ces lettres ont été signées, c’ost peut être vers quatre heures et demie, cinq heures, je ne suis pas certain.Si j'ai du attendre, c'était pour signer les lettres (pii étaient ii se préparer, il n’y avait pim autre chose.Q.Voua avez eu des communications télégraphique» du pu* lettre, avec le Procureur-Général, les avez vous par devers vous ?IL Tout ce qu’il y a do télégramme», et tout ce qui est officiel se trouve dans le département dans les records, ça peut être retrouvé.Tout ce qui est officie) est dans le» records, dans le dénarteinont en la possession do Monsieur Moreau uns les dossiers.Q.Monsieur Moreau est lo secrétair« du département ?R.Monsieur Moreau est lo directeur des chemins «le fer.Q.Co département ao trouve sons votre contrôle ?IL tîa »o trouve dans io département des Travaux Publics et sous 1(5 contrôle du Commissaire de» Travaux Publics.Q.Maintenant jo reviens au mémoire de Son Honneur le Lieutenant Gouverneur.Jo lis dans ee mémoire, à la |»ag© douze, deiixièino paragraphe, les mots suivants : “ Du vingt-trois au vingt-six avril, l’honorable M.Garneau vint «h» nouveau conférer avec moi sur cette affaire de la Paie des Chaleur» ; il mo dit «jii’il subissait de fortes pressions, qu’on voulait ui faire faire des choses eut-être télégraphier à M.Mercier, mais ça n'a pa» été fait comme une raenneo, ot jo ne l’ai pas d:.t au Lioutonant-Gouvernour quo c’était fait commo uno nienneo.Q.On déhiro que jo voua pose uno autre question : vous dites quo vous n’ôtes ]#is oertain ou’on vous « fait îr.menaco d© télégraphier à l’honorable M.Mercier ?IL Non.Q.Est-il nos» 1 blo qu’on vous ait dit cola qu’on allait télégraphier à l'honorable Monsieur MorcJcr ?R.Si on me l’a dit, ça pourrit êtro dans ce sens-ci, jmjut faire.Q.Jo veux savoir b! on vous l’a dit ?IL Jo no suis pas certain ni on mo l'a dit.I ' ;figl Q.Quel était lo mlnistro qui vous parlait plus poïliculièroment do ccs cIiobos-là ?Qui paraiasait y |>ortcr le pliu d’intérêt ?• R Tous.Tous les ministre» portaient le mèmj intérêt.Jo voyais lo Pivcurew Général, le Comminsairo dej Terres de la Couronne.Q.Qui est co qui scinhLit y prendro le plu» d’intérêt ?IL C’était à peu près égal.L' H n’y en avait pa» un qui se dis* fiiwmit plus que les autres 1 it.Nun, jo no mo rappelle pus.Q.Voua «Uu*s quo cos ministres-ofciicut Monsieur Duhamel, Monsieur Lungolier, Monsieur Robidoux, Monsiour Ross et vous ?IL Oui.Jo dois diro que Monsieur Robidoux, M.Langelior et M.Duhamel portait un intérêt plus direct quo M.Ross, qu’ils connaissaient mieux l’affaire.Jo dois diro quo ccs Messieurs, Monsieur Luigeher, Monsieur Robidoux et Monsieur Duhamel étaient ^lus au fuit do l’alVuiro, ils étaient plus prononcés* quo Monsiour Ross.M.Duhamel n’était pan allé à New-York.Q.Jo vais vous poser une mitre question ; jo regrette d'avoir à revenir »i souvent là-dessus, c'est vin sujet m délicat.Pourriez vous nous donner en substance, autant que votre mémoire peut vous lu permettre de lu faire, ce que voua avez dit , le» parole» dont vous vous êtes servi dans i entrevue du vingt-tro's au vingt- • \i n ° n six «1 avul i R.Jo no me rappelle pas de plu» quo ce que j’ai dit déjà.Q.Pourquoi avez vous mis tant do célérité à conclure uno affaire «pii von» rémignuit i Pourquoi avez-vous terminé cola avec tant de presse i C’était clans le nioia d avril ?R.Oui, Momnour.Q.Si jo ne me trompe pas, lo subside devait venir le dix ou lo douze do juillet, n’est-co pas ?IL C’est-à-dire quo l’argent était «lia-poniblo l«i six ou lo «louzo do juillet.Q.Donnez la raison, s’il vous plait, do la liât© que voua avez mise à émaner cos lettre» «le crédit, cetto promo»»© «lu payer 1 IL C’est parce quo cos gens, la Compagnie, ne pouvait pas prendre possession du chemin pour commencer les ouvrages sans désintéresser Monaienr Armstrong et la ehoau était on |HM*tlition, le roiuunt et une partie.lu chemin.On mo rapportait quo beaucoup «le choso» étaient en perdition, «*t c’est eo quo Monsiour Thom mo représentait lui-même, qu'il était «le la plus haute importance «lu se mettre en possession immédiatement pair surveiller la chose «)t.commencer le» travaux le pins tôt possible.Mémo on voulait.il y a certaines dettes à payer, on voulait «pa i lles soient, payées immédiatement.Nous avons obtenu jusqu au dix «lo mai.II» «lisaient : il faut payer le» dette» avant-«lu pouvoir se mettre ii l'ouvrage, ut l’nf-fairo a pris huit ou di\ jours.Q.Avez-vous soumis l’ordre en conseil, lo projet d'ordre en conseil au Procureur-Général avant «lo lo soumettre au conseil 7 IL (h ét«^ discuté au conseil.Q.Le Procureur-Général était-il présent ?IL Jo ne pourrais pan diro exactement si lo Proctirour-Géiiéml était présent, main ça lui a été soumis, il l'u étudié et approuvé.Q.A votre ooiiimissanoo ?R.A ma connaissance.Q.A votre conimissanoo personnelle ?R.C’ost à ma connaissance personnelle que l’ordre on ©m»*«»»! « été unanimement par tous les ministres.Q.A-t-il été Bouiui» au Procureur-Général ?U.Oui il a été soumis au Procureur-< rénéral.Q.Y avait-il un rapport écrit du Procureur-Général qui l'autorisait, ou y en a-t-il un maintenant ?R.J'ai dit i! y a un Instant quo lo Proeuroiir-OCuiéral, ayant pris connaissance do uuito l’affaire, était, dans «on lit.Il nie dit qu'après en avoir pris connaissance, il était, satisfait quo tout é* lit correct, «%t qu'aussitôt «pi’il pourrait laisser non lit, il écrirait son rapport ruir eus faits-là, et qu’il justifierait lo département de passer eet ordre en conseil, et c'est sur ee que l'ordre on conseil a été j«asr.é.Q II n'y u pas eu «le rapport par écrit?R.Lo rapport a été fuit par écrit aussitôt quo Monsieur Robidoux u pu luiu-ser son lit, et il a été soumis au Liouto-nant-Gouveniour «pii m’avait demandé de le voir, je lo lui ai mis en mains moi-même, il l’a gardé plusieurs jours, il mo l'a renvoyé, ot il ne m'a jamais fait d'observation».Je n'ai jamais entendu parler de l'affaire ensuite, jusqu'au moment où l'affaire est venue «levant lo Sénat.Q.Quelle différence) faites-voiih entre uno lettre de crédit et los deux lettre» quo vous avez mentionnés», une pour soixante-quinze mille piastre», et l'autre j tour cent millo piastre» I IL Je comprends par uno lott.ro de crédit proprement «lit quo si un service particulier devient nécessaire, et qu'il n’y ait jtas de fond» votés par la Législature, alors lo gouvernement est obligé do contracter un engagement, il »c fait autoriser do donner des lettres do crédit, c'est-à-dire il s’ongogo à faire voter l’argent ii lu session suivante ; «huis co cas-ci, l’argent était voté et était disponible pour l'objet on question.La lettre «lo crédit est quand l'argent n’est pas voté.C’est mon interprétation de la lettre do crédit.Q.A quelle date êtes-vous devenu Proinfor MinistreetTnjmrior/jannfenm?R.Jo 1 ’ai toujours été depuis la formation du gouvernement, on l’absence du Premier Ministre, c’est toujours moi qui ai agit comme Premier Ministre pur interim, et dans ce cas particulier c est vers le dix do mai».Q.Et cos fonction» ont cessé ?IL Cos fonctions ont cessé vers la fin du mois do juillet, au retour do Monsieur Mercier.Q.Los doux ensemble ?JL Non.Comme Trésorier, Monsieur Boyer était appointé par Monsieur Shehyn pour agir on son absonco comme Trésorier, ot au meilleur do ma oonimis-sanco dix ou quinze jours après lo déport de Monsiour Shehyn, Monsieur Boyer vint mo trouver pour mo diro qu’il avait nue affuirc importante qui nécessitait sa présence en Europe, Jo lui ai fait observer que Monsiour Shehyn l’avait appointé pour administrer son département, et que Monsiour Shehyn no serait peut-être pua content que le département tombe dans les mains d’un autre, quo j’avais beaucoup d’hésitation à consentir a sou absence.J'ai dit: au moins, remettez un peu votro départ.Il a remis son départ pour huit jours.Au bout do huit jours, il est venu mo trouver do nouveau me disant qu’il fallait absolument partir.Il mo demanda si je prendrai» charge du département, si jo voulais lo remplacer durant «on nbsonce, eo à quoi io dus consentir, parcoqu’il voulait s’eu aller absolument Q.Quelle était la dato ?R.Ü’étaiL je crois, vers lo commencement d’avril, par:© que ces Messieurs étaient partis vers lo milieu do mars.Q.C'était trois semaines après lo départ de Monsieur Mercier ?IL Quinzo j*>ura à peu près, apri» lo départ do Monsieur Mercier, ou trois semaines, jo ne me rappollo pas précisément les dates.hiUrroyépar Moniteur Catyrain, Q.Lorsque Monsieur Mercier est parti pour l'Europe, vous a-t-il laissé des instructions écrites ?R.Non.Q.Vous a-Lii donné do» instructions générales ?U.Instructions d'administrer le» affaire» comme jo faisais toujours en Oon absence, pas autre choso.Q.Vous a-t-il parlé spécialement do l’nffairo do la Raie des Chaleurs ?JL l'im du tout, Q.Vous dit!)» quo M première fol» qu'on vous a parlé de cetto affairo de la Baie de» Chaleur», en rapport avoc lo statut «pii avait été, passé a ln dernière fu ssion, c’oal Monsieur Thom qui voua en a parlé V IL Oui, Monsieur.Q.Vers quelle date ?IL Vers lo quinzo avril je crois.Q.Qu’avez vous dit à Monsieur Thom t IL J’ai «lit à Monsiour Thom nue s’il avait «Us propositions à faire du lue mettre par écrit.Q.Qu est oo quo MmiHieurTIioin vous a die.lorsqu'il est allé vous trouver ?IL Je no mo rupjHjllo pas de» mots, mais voilà.Q.A peu près, »'il vous plaît?IL June me rappelle pas du tout d© ses mot».Q.Autant «juo j>os»iblet j«» voudrai» que von» donneriez un moiim la substance uo co (pie Monsieur Thorn vous a dit lorsqu'il est allé vous trouver lu quinze avril î IL Monsieur Thom m'a jxirlé, il a ouvert los négociation» de cette trail-«action là, ot je lui ai demandé do mettre par écrit co qu'il avait à soumettra.Q.Comment lu» a-t-il ouvertes t H.En me disant qu'il était député par le syndicat, qu’il était en négociât it*ns d’acheter le» actions de l'ancienne comp.’igiiK*, et désirait c mtinucr Ja const ruction «lu chemin.Q.Quoi était ce nouveau syndicat ?JL C'était.Mon«iourC«*opur, Monsieur Dawes, Msusioiir Kwing, Mcmsiour Thom lui-même, et encore un autre.Q.Ton» «km gens quo voies connnin&iex parfaitement t IL Je connais Monsiour Thom, Monsieur Ewing, Monsiour Cooper, je ne lo connaissais pa» porsoniioltomoiit, mai» j'avais onUmdu parler do «4m nom cl quolqucs-un» do nma collègues lo oon-imissaient.Il étj«it réputé p*ur un homme.Q.Avant ça, aviez-vous vu vos collègues I U.Non.Q.Vous connaissiez Monsieur Dawes ?IL Oui.Q.Vous saviez que tous ces gens-là étaient de» gens parfaitement en état do remplir 1e» engagements quo Monsieur Thom proposait ?JL Oui.Q.(Tétaient de» hommes d’uuo hauto position limiiicièro V JL Oui.Q.NVst-co pas ?JC.Oui.Q.JTutre le quinzo ©t lo (lix-sopt, avez-vous eu de» entrevue» hvoo Monsieur Thom Y R.Je pense quo oui, j© l’ai vu souvent.Q.Il a été souvent à votre bureau ?U.Oui.Q.Y allait-il «oui ?R.Oui.Q.Entre le quinze ©t le dix-sept.d'autre» jKJrmnnoH vous ont-elles parle de cetto affaira Y t * A\.J U IK) 11111 lll|'Jt’ll»I J'W», OAVtpiO (pielque»-uns «lo mes collègues.Q.Oui ?IL Je ne m’en rappelle pas.Q.Monsieur Charles Laïq^dim* ?R.Je ne m'en rappollo pa» du tout.Q.Monsiour Duhamel 7 IL Je ne me rappelle |»«u» lequel.Q.Monsieur Jtobidoux était-il tu ville V JL Monsieur Robidoux avait été eu vüh* à jK*u i»rè« dans co Umqiu-là.Jo no sais jMv» s’il y était dans lo temps.Q.Monsieur Robidoux était-il en ville du quinze au dix-sept avril Y IL «le ne puis dire précisément.Q.Vous ave» reçu un téUvgramine de Mi msieur Robidoux lo dix-sept, jo crois ?JL Oui.Q.N’est-co pas ?U.Oui.P.Par co télégramme, Moniteur Ro-hidoux vous dimiit de vous en rapporter h oo que Monsieur GharJtm Langelior vous dirait ?IL Oui, Q.Que l’arrangement qui vous serait projKisé par Monsieur Thom avait été convenu, à New-York, entre MM.Mercier, Robidoux ot Clmrle» l^angolior ?R.JI ne rno disait p«s ipic l arrango-mont avait été conclu.Q.J1 von» a dit nuo J’Arrangera en fc quo M.(ffiarlos I^angolior vous rapporterait serait l’arrangement conclu, à New*York, outre MM.Thom, Morcior, et lui, M.Robidoux Y JL Non, jo ne crois pus qu’il a dit qu© l'arrangement avait été conclu.Il en avait été question.Q.Je vois ici un télégramme, à la page d des documenta officiels, c'est là lo télégramme quo vous avez reçu ?lie télégramme est lu au témoin.R.Jo penno «juu oui.Q.Jyu Monnimir I^angolior aikjuoI il est référé dan» co télégramino est Monsieur Charles Langelior, Secrétaire do la Province ?IL Oui.Q.Alors, à cctto «lato, Monsieur Uo* bid mix n était donc pa» china U ville ?R.Oo jour-là, non.Q.Et il n’était pas en ville lo seize?R.Non.Q.Ni lo quinze ?IL Je ne crois pas.Q.Par conséquent* le» wudn collègue» à qui vous en avez parlé, a Québec, sont M.Charles Langelior, M.Duhamel, Monsiour Rom no s’occupait pis beaucoup do l'affaire V IL Monsieur Boss ne connaissait pas l‘affaire dan» le moment.Q.Ceux qui vous en parlaient—jo voudrais une réponse précise h cetto question,—étaient donc Monsieur Charles Langolicr et Monsieur Duhamel ?R.Oui.Q.Ils vous pressaient de conclure l’affaire avec M.Thom ?IL A cetto époque, l’affaire ne pressait pas considérable mont.C’était Ica préliminaires.Q.C'est venu à presser onsuito, n'est-co pis ?JL Oui.Q.QuW-co quo Monsiour Charles Langolicr vous a dit entre le quinze et» lo dix-HCpt ?0 est lui qui était le député do Monsieur Jtobidoux, u’est-ce pas ?C’est lui qui devait vous «humer les vues do Monsieur Robidoux d’aprè3 lo télégramme ?IL Oui, quand l’artairo est venue devant lo conseil, quand nous on avon parié, Monsiour Langelior était disposé quo les négociations so poursuivent, s complètent le plus tôt possible.Q.Jo no porlo pas d© ce qui s’esfc pansé dan» lo conseil, jo parie dos entrevue» quo vous avez eues nveo Monsieur Charles Langelior, on deliors du coiuoil, entro lo seize ot !e dix-sopt ?R.Jo ne crois pas que j'ai ou boau-coup d’ontrevuoa on dehors du conseil.Q.Je veux savoir ai vous ou ave* eues ?R.Jo ne m'on rappollo pa».Q.Jo voudrais quo vous rAffraiohic-riez votro mémoire et mo disiez si entr© lo quinze et le dix-sept vous avez eu quelques entrevues avoc Monsieur Chor-lufi Langelier à ce propos ?K.Je ne puis nas dire précisément.Q.Vous no vous en nqq>elox I K.Non, Q.Est-co que ça peut se faire T K.Je ne mVn rappelle pas.Les négociations qui ont été fuites out toujours été faites par Monsieur Them et jo les ai rapporté* s à mes Collègues.Q.Monsieur Duhamel voua en a-t-il parlé outre le quinze et le dix-sept ?R.N un, il ne m’en a pas parlé Autrement nue quand nous avons discuté tous ensemble en conseil.S Q.Dites-vous quo Monsieur Duhamel lie vous en a pas parlé en dehors du conseil ?R.Il est possible qu’il m’en ait parlé, je ii'ai pas remarqué particulièrement.Q.>as si c’était le matin ou l’après-midi ?IL Je ne m’en rappelle pas.Q.Il ne s’est écoulé que trois jours entre'le moment où la lettre a été mise devant voua et le moment où vous avez fait rapport au conseil ?Co n’était pas bien long l R.Noa.Q.Il ne pouvait pas être bien impatient alors V R.11 Tétait joliment.Monsieur Thom menaçait de s’en retourner.Q.Corabieu de temps Monsiour Pacaud est-il resté chez vous ?IL Quelques minutes seulement.Q.Comment a-t-il commencé la conversation T R.Si je me rappelle, il a commencé F, faire, si elle ne ec réglait pas bien vite.Q.Comment se fait-il que co soit Monsieur PacAud qui soit allé vous trouver t U.Ça, je ne puis pas dire.Q.À vait-iTcoutume d’aller vous trouver pour de» affaires comme ça ?R.Nma, Jamais.Q.Il ne vous a jamais parlé, en d'autres temps, de presser des réclamations t R.Non.Q.Etait-ce la première fois qu'il vous parlait do choses de cette nature 1 IL Des affaires d’importance comme ça, c’est la première fois.Q.C’était la plus grosse affaire dont il vous ait parlé î IL Monsieur Pacaud m’a vu très rarement par affaire.Q.Vous avez dû être surpris I R.Je ne voyais pas à quel propos c’était.Q.Ça ne vous a pas frappé ?R.Je ne connaissm pas du tout ce qui existait alors.Q.N’est-il pas vrai que Monsieur Pacaud eat allé vau» trouver, non pas à propos de Tordre en conseil, de la passation de Tordra en oonseii, puisque Monsieur Pacaud ne pouvait pas savoir ce qui se passait entre voua et les ministres, mai* à propos de l'émanation des lettres de crédit t R.Non, ô propos «les let tres de crédit, je n’ai pas vu M.Pacaud du tout» Q.Pas du tout I R.Non, je a’ai ru que Monsieur Thom.Q.C’est la seulo personne que vous avoz vue, et qui vous a preaso d'émauer des lettres de crédit î IL O’est la seule personne qui demandait un montant pour désintéresser les ancien* actionnaires et lo contracteur, qui étaient en possession du chemin.Q.C’était le but?C’était pour désintéresser les anciens actionnaires qu’il voulait avoir l’argent ?R.Pour désiiitérvaser Monsieur Armstrong, qui avait une forte réclamation contre la Compagnie.Q.Contre la Compagnie ?Vous avez dit il y a un instant que 3IM.Cooper, Dawes et les autres étaient des hommes d’une haute position financière ?R.D’après les informations que nsus avons obtenues.Q.Est-ce que ça no vous a pas frappé que s’ils étaient si pressés d’obtenir possession du chemin, ils auraient pu avoc leurs propres moyens eu obtenir possession, au lieu de faire émaner des lettres de crédit, ou les lettres dont vous avez arlé ?Ést-co quo ça no vous a pas rappé ?R.Non, parce quo l'argent était voté pour un objet, et «i c’éta>t leur argent, le conseil croyait qu’on devait leur payer ce montant, puis qu'il leur appartenait.Q.Alors, plutôt que do vous fier à leurs propres ressources, et d’attendre qu’il y ait de l’argent dans lo Trésor, vous avez pris une j>oaition irrégulière en émanant ces lettres 1 R.Je no la considérais pas irrégulière, parce que j’avais la recommandation du Procureur Général.Q.Aviez-vous, oui on non, l’autorisation du Lieutenant-Gouverneur pour payer cet argent 7 R.L'autorisation a été signéo lorsquo le paiement «% été fait.Q.Aviez-vous l’autorisation ?R.Non, il n’y avait pas d’autorisation pour écrire cos lettre», ce n’était pas jugé nécessaire.Q.Vous avoz parlé de votre expérience comme homme politique, et de votre position de ministre pendant dix ans?R.Oui.Q.N’est-il p»aa vrai que des sommes d’argent do cette nature et ce ce montant no sont jamais payées excepté arec l’autorisation du Lieu tonant-G on vemour, ou sur un mandat signé par le député Lieutenant-Gouverneur î R.Pour des sommes votées régulièrement comme subside aux chemins do fer, qui né »ont payables quo lorsque l’ouvrage est fait, ça se fuit do cette mauière-là.Q.Habituellement, dans le gouvernement, paie-t-on par des lottres aux banques ?R.Non.Il y a maintenant les anciens subsides qui sont votés pour dea compagnies, ils ont toujours été payé», et le sont encore, de la manière dont vous parlez, sur un ordre en Conseil, niais pour l’objet pour lequel cette somme a été votée, il n’était j[>a-s jugé nécessaire .c’est peut-être irrégulier, mais enfin.- je ne sais pas, mais c’est le Procureur Général qui donnait son rapport qui autorisait l’affaire et j’ai agi.Q.Le Procureur Général vous a-t-il donné un rapport comme quoi vous pouviez émaner des lettres de crédit, ou les lettres dont vous avez parlé ?R.Il a sanctionné ût approuvé toute la chose, il Ta recommandée.Q.Par écrit ?IL Jo ne me rappollo pas si c’est par écrit, mais son rapport qui est clans le dossier parlera par lui-même.Q.Dites-vous que dans le rapport du Procureur Général il vous dit qu’il est régulier et légal d'émaner des lettres comme celles que vous avez émanées aux banques ?R.Je no me rappelle pas s’il dit cela.Le rapport |>arlera pour lui môme.Q.Avez-vous examiné les créances ou réclamations do Monsieur Armstrong contre la compagnie 7 R.Non.La réclamation do Monsieur Armstrong contre la compagnie m’a été soumise ; Monsieur Thom nio Ta montrée lui-même, elle était signéo par les officiers de la compagnie, etr»ardeux ingénieurs, et lui l'approuvait.Il m'avait dit qu’a près des négociations, il avait réussi à faire accepter cent soixante et quinzo mille piastre», pour deux cent quatre-vingt-dix-huit mille piastres et quelques cents, et qu’il l'approuvait, et qu’il désirait régler pour être mis en possession du chemin do fer.Q.Vous Baviez que cotte réclamation était payable non pas on argent, mais en débenturcs 7 R.Je ne lo savais pas.Q.Vous ne vous on êtes pas ennuis î R.Non, je no lo savais pas.Ça formait un montant dû et que M.Thom re-conxaissait.C’était à lui à s’enquérir de cela.Q.Vous no vous on êtes pas ennuis î IL Non.Q.Vous n’avez pas examiné la chose ?R, Non, auaud ça venait certifié par tout le monde, ingénieur» et officier» de la Compagnie, et approuvé par Monsieur Thom, je ne me suis pas cru, moi, compétent à entrer dans la discussion.Q.Dites-vous que ce rapport était ccr-fié par les ingénieurs 7 IL Oui, Monsieur.Q.Etes-vous certain de ça \.IL Oni Monsieur.Q.L’avez-vous ?IL Non, l'original est quoique part dans le département.Q.Common t se fait-il qu’un aussi long espaco de temps so soit évoulé entre la passation de l’ordre on consoif, lo vingt-trois, et Témauation dos lettres do or&iit lo vingt-huit avril, ou do c© que, pour sauver du tcinjw, nous sommes convenus d'appeler dos lettres do •: rédit ?IL Nous avons fait lo rapport., Q.Est-ce que ça parait signé par lo Liûuteiumt-Gou vemour ?R.Le vingt-trois, il y a ou probablement tonte ccttc question de négociâtes, d’établissement do comptes., Q.Qnela comptes î IL Les comptes do Monsieur Armstrong.J© no sais pas, mais ça doit être entre Monsieur Armstrong et Monsieur Thom.Q.N’e»t-il pas vrai.Monsieur, quo dès lo vingt-trois avril, Monsieur Clirj- sottôme Langelier avait entre ses moins une lettre de Monsiour Thom disant qu'il paierait la réclamation d’Aruis-trong jusqu’à concurrence do cent soixante-quinze mille piastres î IL Je n'ai pas va cette lettro-là.Q.Jurez vous que le délai qui s’est écoulé entre le vingt-trois ot 1© ringfc-huit d’avrii est dû au fait que Ton voulait établir 1» créance do Monsieur Armstrong Y IL Je no me nmpello pas do ces détails-là du tout, il est possiblo que c'est quelque choso comme ça.Jo ne me rappelle pas de ça.' Q.Alors pourquoi le délai t K.Je ne sais («as du tout.Q.Quant-est ce qu’on vous a demandé pour 2* première fois d’écrire les lettres Silo vous avez écrites aux banques, les eux lettres T IL Quelque» jours après la passation do Tordre en conasil.Q.Alors ck-s Messieurs n’étaient plus pressés î—Vous avez dit, il y a un instant, qu’ils étaient tresj>rcs«é* ; ont-ils attendu deux jours avant do savoir comment ils allaient retirer leur argent ?R.Je no poux pas rendre compte do ces détails, il peut y avoir eu un dimanche (Uns l’inrcrvollo.Je ne sais pas.Q.Quant vous avez passé l’ordre en consuil,comment espériez-vous payer les doux oenfc quatre-r je mille piastres ?R.C'était do mciuo cos goua en possession du chemin.Q.Quand vous avez passé l’ordre eu consoil, comment espériez von» payer les deux cent quatre-vingt mille piastres ?R.Je no mo rappelle pas les détails de cette affaire-là ; jo sois qu’il a été question do payer l’argent dans lo toraps, do donner dos lettres qui aéraient payabioa au mois do juillet, Q.Alors, lorsquo voua avez passé Tordre en conseil, il était déjà compris quo co devait être payé vzsr des lottres sur les banques r»vliutable* au mois do juillet ?R.Jo pense qu’il en avait été question.Q.En ôtes voua certain ?R.Jo !c crois.Q.Qui vous a demandé do signer la première lettre de crédit de cent soixante-quinze mille piastres 7 R.C’était décidé par mes collègues.Q.Répondez à ma question t IL Quo jo devais exécuter.c’est moi qui malheureusement avait a exéinter tout coin.Q.Remarquez bien une choso ; et j’attire votre attention sur ceci : •: est que l’émauatiou des lettres do crédit n’est pas une exécution stricto, r.u une exécution nécessaire do l’ordre eu conseil, puisque l’ordro en consoil no le mentionne pas, no mention no pas le mode do paiement ?R.Jo no sais pas s’il y a ou irrégularité.S’il y a ou irrégularité, ça été fait en tous los cas avec l’approbation du conseil, do tout lo monde.Q.Jo voudrais quo vous mo diriez qui vous a demandé de signer la première lettre do crédit de cent soi Xante-quinzo mille piastres ?IL J o no puis pas diro ça.Jo no puis pas diro qui m’a demandé ça.Q.Est-co Monsieur Charles Lango-lior ?R.Non, jo no le crois pas.Q.Est-eu Monsieur Duhamel ?K.Je ue crois pas.Q.Est-co Monsiour Robidoux ?H.C’est venu incidemment parmi tout lo mondo.Il a été décidé que ça devait se faire.Jo no mo rappelle pas s’il y a eu initiative.Q.Qui a rédigé la lettre de crédit do cent soixante-quinze mille piastres ?R.Ces lettres ont cté préparées dans mon département ou au Trésor, jo ne m’en rappelle pas.Soit chez lo Trésorier, ou au déjiartemunt des Chemins do fer, je ne me rappelle pas au juste.Q.Vous avez dit, il y a un instant, qu’il y r.vait d’abord eu une première lettre de cent soixante quinzo mille piastres 7 R.Oui.Q.On vous l’a apportéo toute faite 7 IL Oui.Q.Qui est-co qui vous Ta apportée ?R.Pour la signer ?Q.Oui ?R Je crois quo ça c’esfc fait dans lo département du Trésor.Q.Qui est-ce qui vous Ta apportée ?IL Jo ne m’en rappelle pas, ie no mo rappelle pas do tous ces détails-là ; nous avons taut d’affaires, je ne puis pas me rappeler tous ces détails.La lettre ni est venue, je sais qu’ollo était ordonnée, elle avait été ordonnée et préparée, jo l’ai signée, parce quo c’était décidé que nous devrions donner unelettre.Q.N’est-il pas vrai qu’elle a été faite dans lo bureau de Monsieur Machin ?IL Jo le crois, elle a été faite chez lo Trésorier ou chez.Q.N’est-il pas vrai que c'est Monsieur Duhamel qui vous Ta apportée î R.Jo no puis pas dire, je no me rap- pelle i>as do ca.Q.Vf Q.Vous no vous on rappelez pas 7 R.Non.Ma mémoire mo fait défaut dans beaucoup de détails.Q.Dites-vous maintenant que votre mémoire vous fait défaut 7 R.Oui, Q.Votre mémoire n’est pas bonne î R.Dans certains détails ; je no mo rappelle pat tous les i>oUts détails.vfe.Vous avez parlé il y a un instant du rapport du Procureur Général î R.Oui.Q.N’est-il pas vrai aussi que vous avez mentionné dans uno autre circonstanco un rapport que vous avez eu do Monsieur Charles Langelier ?R.Il y a eu un rapport do Monsieur Charles Langelier, oui.Q.Sur quoi î R.Sur cette question là.Q.Comment cela se fait-il quo Monsieur Charles Laugelior a fait un rapport sur cette question ?R.C’est à la demande du Procureur Général.Q.L’avez-vous ce rapport ?R.Co rapport doit ôtre dans le dossier.Monsieur Cosgrain demande à lu Commission la permission do faire produire le dossier, après Tajourucraent, par Monsieur E.Moreau.Q.Monsieur Charles Langelier n’était ni Commissaire des Travaux Publics ni procureur Général ?R.Non.Q.H était Secrétaire do la Province î R.Oui.Q.Par conséquent aon rapport n’était pas lo rapport quo vous vouliez î R.Non, j’ai exigé le rapport du Procureur Général.Q.Maintenant vous étiez prêt à accepter co rapport, mais le Lieutenant-Gouverneur vous a dit que co n’était pas lo rapport de l’officier compétent î IL Moi, je l’ai dit aussi, que je voulais avoir le rapport du Procureur Général.M.Caagrain, demandoà 1% Commission qu’ordro soit donné au témoin do no communiquer avec personne au sujet de son témoignage, pendant l’ajournement.Monsieur Béïque : Jo crois, s’il plait à vo» Honneurs, qu’il nV»t pas convonablo do prendre une précaution comme colle-là avec un minstre de !* Couronne, surtout avec un témoin do U respectabilité do Monsieur Garnoau.Monsieur CaKgrain : J’ai dntinctemcot entondu quelqu'un faire une suggestion à Monsiour Gameau, ot c est contre ceU quo jo demande à prévenir le témoin.De co que jo dis-la no s’adresse pas du tout à mon savant confrère Monsieur Béique.M.Béique.-Je u'ai f»as pris la suggestion pour moi, tuais je soumets, dans mou humble opiuion, que la suggestion n’est pas convenable, eu autant que lo présent léûioin est concerné.M.Ca3gi ain.—Sur 1 ta questions de convenance* je n'ai pas do leçons à recevoir de mon savant confrère.Lo Témoin.—S il plaît à la cour jo dois dire qu’aucune suggestion neuTaété£utc.Personne ue m’a .suggéré aucune chose, personne tic m’a insinué aucune chose nou plus.“ Mr.Casgrain.—Avant quo la Commission «’ajourne, jo demande la porraission d’emporter avec mot U dé durât:ou écrite do Monsieur Gameau.Jo la rapporterai à deux hou res.La séance est ajournée à deux heures.A doux heures et demie do l’après-midi l’honorable Monsieur Gameau comparait do nouveau et ton examen est continué par Monsieur Casgrain.Q.Monsieur Garnoau, vous avez dit co matin qu’il y avait eu do fait» plusieurs projet» do rapj>ort que vous deviez faire au conseil avant de passer l’oidro en conseil du vingt-un avril î IL J’ai dit qu’il y avait eu certains document» de préparé.*, je ne me rappelle pas lu nombre.Q.C’étaient des projets de rapports que vous deviez faire, n*e€t-co pas 7 .IL 11 y a ou des écrit* de préparés qui n’ont pas été complétés.Q.Los avez-vous encore cce écrita-là ?IL Jo jKjnse que oui.Q.Voudriez vous avoir Tobligeanco do les produire devant la Commission î IL 8i la Commission l’exige il n'y aura pas d'objection.Q.Monsieur Gameau, voulez-vous prendre connaissance, s’il vous plaît, du dornier paragraphe», à la pago huit de la corrozpondanco officielle entre lo Liouto-nant-Uouvemour et lo Premier Ministre, et me diro quand cco mots-ci ont été ajoutés à votre rapport : “ en par le dit A.M.Thom et los personnes au nom desquelles il agit et qu il représente, oblc-luiur- le transfert de lu charte de lu compagnie de la Baie des Chaleurs et vu que les personnes qui sont mentionnées ont les moyen» voulus, etc ” l Ces mots-là étaient-ils dans vos projets préliminaires?U.Jo ne nio rappelle jwis si c'était dans los projets préliminaires.Q.\ ous n’avez aucun souvonir de cela ?IL Non, je no me rappelle pas si c’était dans lu projet préliminaire.Q.Maintenant, voua avez dit il y a un instant que lorsqu'on vous avait promis de transporter $500,000) cinq cent in;l!o piastres de débenturcs du chemin voii3 avoz cru quo le gouvernement était suffisamment garanti, n’est-ce pas 1 IL Oui, pour garantir lo paiement que noua faisions à cotte époque là.Q.Maintenant, voulez vous diro quelle ost la moyenne des débontgres que Us compagnies de chemina do fer émettent généralement par mille ?IL C’est ($20,000), vingt mille piastres irir mille, jo crois ; souvent c'est (20,000) vingt mille piastres, au moins.Q.Et ce chemin-ci devait avoir à peu près cent mille* ?R.La partio dont il ost question était de quatre-vingts milles.Q.Maintenant, voux avez donné les lettres do crédit dont vous avez pnié co matin, j»arce qu'il n'y avait pas do fonds dans le Trésor, n’est-ce p.m ?IL A ce momont-U, uni.Q.Bien, avez-vous jamais eu un rapport du Trésorier ou du département du Trésor vous informant quand il y aurait des fonda sur lesquels voua pourriez payer les ($260,000), deux cent quatre-vingt millo piastres I R.J'avais lo rapport do Tasrdstant-cominissairo disant qu'après lo premier juillet çi pourrait être payé.Q.Maintenant, voulez-vous dire, s’il vous plaît, sur quels fonds ont été payées les lettres en question ?IL Sur le fonds provenant de la conversion do ces huit cent mille acre* de terro qui formaient ($280,000) deux cent quatre-vingt mille piastres.Q.Sur quels fonds avez-vous pris l’argent pour rencontrer a échéance les lettres do crédit en question 7 IL Sur les fonds à la disposition du Trésorier alors.Q.Quels étaient los fonds à la disposition du Trésorier alors à ce moment-là?IL Jo crois que lo Trésorier serait plus en position de dire cela quo muL Q.Alors, vous ne vous êtes pas inquiété do savoir sur quels fonds ces lettres de crédit devaient ôtre payées ?IL Le Trésorier disait que ça pourrait être payé à cette époque-ld ; qu’il y aurait des fonds disponibles.Q.C’était vous qui étiez Trésorier dan3 co tomps-là ?IL Oui, mais ce n’était pas moi qui était Trésorier quand ç’a été payé.Q.Si vous étiez Trésorier à ce tonips-là vou3 deviez savoir sur quels fonds vous pourriez rencontre l’échéance des lettres de crédit vers le dix juillet ?IL Sur les fonds votés pour ica chemins do for.Q.Y avait-il, le dix juillet, des fonds votés pour les chemins de for?Vous étiez encore Trésorier à ce tomps-là 1 IL Le dix juillet, non, je n’éUis pas Trésorier.h.Qui était Trésorier 7 IL L’honorable Monsieur Boyer.Q.Vous remarquerez.Monsieur Gar-neau, quo le» recommandatious sont faites de manière à ce que ces lettres de crédit là soiout rencontrées sur l’argent «e trouvant dans le Trésor en vertu do l’acte 40 Viet., chap.2.C’est Tacto relatif au fonds consolidé des chemins de fer, n’est-ce pus 7 R.Je pense que oui.Q.Maintenant, pouvez-vous dire, Monsieur Gameau, s’il y avait dans ce fonds-là quelqu’argeut sur loquel ces lettres de crédit là ont pu être payées à la date à laquelle elles ont été payées 7 IL Je no peux pas le diro, moi, j’étais absent do Québec à l’époque où elles ont été payées ; mais l'assistant trésorier, Monsieur Machin, a fait ce rapport ot il \ a été vérifié par l'assistant auditeur, Monsieur Verret, ot je pense que ça doit être correct.Voici La recommandation : “ Recommended that a warrant do isssue for tlio sum of one hundred thousand dollars in favor of The Baie des Chaleurs Railway Co., represented by the Union Bank of Canada, being the amount advanced by the Bank to J.C.Langelier, commissioner, by order of the Honorable the Commissioner of Public Works, to pay claims against the Baie den Chaleurs Railway muic* n excédant pas en in*.mille acres, à tout! personne £*** g&to cjui établiront quelles a.***& do faire les dits travaux -u?cn SJ matériel roulant peur toute !« la maintenir en Lui état ec At et(*« remarqué ce atatut-Li », ni 1 ordre eu conseil ?1 IL Oui.Q.Avez-vous remarqué oSni* .conseil dit ooci : “ 2o.Do f .°^r° «o mettre en exploitation le ct trente-un décembre (18D2) mil l.-?utlf quatre-vingt-douze, les c4t m ïi ^ chemin de fer compris entre M , ot Paapébiac, et à là su^ Wii do (Jaspé.Mmàu&iïÿ&Zlk tances le permettront ] Ynu* Irtur4, cola, n ost co pas î ^ H IL J'ai vu cela, oui.Q.Maintenant, pendant U, ^ bons entre Monsieur Thom et v ^ avez écrit une fois uno lettre a Tl loin, n eat-cc pas 7 * IL Si j ai écrit à Monsieur TW doit être dins les record»officié-pas écrit ds lettre particulière à m’J,'.; Thom.‘ *^3! J“*1' '»(, R.La cojno doit être dant 13 , lettres, si c est un» lettre officiel!.Ci| £ -i voua en a’LV, IL bi j ai écrit.M.Casgrain—N'est-il i*s Tra: voua avez écrit à Mnmdeur TW, ^ lottre dans laquelle» vouj lui diiU ?* vous Alliez, le lendemain ou losurlÆ main regîer 1 affaire ?Ui* IL Jo no nie rappollo pas.S’il v.uno lettre d'écrito elle te tre«,e dLi” records ou dons les bureaux u IL Non* n° ,Wl“* "“"a»«H Q.Vous no Lavez pas à v.tx» cu*.w IL Non.Q.N’cat-il pas vrai, M.,mi art 54 Vic., cap.88, sec.I.a (j) ; under ordera in council Nos.2Ü7 and 233 of April 23-01.” Q.Maintenant, lorsquo vous avoz fait votre rapport au conseil, vous avez sans Company, the same being on account of ?d land subsidy , cap.88, see n council Nt 01." enant, lorsqu rapport au conseil, doute lu le statut 54 Victi, chay.88, p.J, n'est-ce pas T R.Oui, c’est lo paragraphe J, j# crois, 54 Vict.Q.Qui disait que c'était pour aider à compléter lo chomin de fer de la Baie des Chaleurs dans toute sa longueur pour sa partie non conimoncée et colle non terminée, environ nuatre-yingts milles à aller à ou près au bassin de Gaspé, d’accorder dix mille acres de Urro par { !>o paid in tho following manner : lo $30,000 on completion of the bridge aero»* tho 'Grand Case*podia River, in accordance with paragraph 1 of 54 Viet., ch.88 ; $£0,000 on com-ptatiuii of the 10 milrs, section between miles bO nul 70 ; $70,090 on completion of ihu 10 miles auction between mile» 80 & 90 ; $70,000 on completion of tho 10 mille», section betweeu miles 98 sad 100; 3o Tho secured 35 per acre on the 200,000 aero* earned oti the first 20 mile» to l*e paid s\s provided by Uw ; 4o Tho balanco une ip*« tided of tho 800,000 acres of land voted last, session converted into cash at ?0o.per acre, after payment ot tho claims a* stipulated in tho saitl order in council No 237 to bo paid according t«* law and tho terms of tho said order.In reply, lam to stato that the above subsidies According to «oc.5,,of the Act.62 Viet.chap.88, and to the other acts referred to in »;ii«l order in Council, aro to bo paid in tho manner above described in conformity with tho terms of tho said oriler in council.I remain.Your obedient servanf.Signed, K.MukkaU, Director ot Railway.R.Oui, momieur, c'eut parfaitement correct.Ju reconnut» ce» deux lottiva du dép*rteiu’mt.44 Payable suivant la loi," ceci est un vote de» doux .années précédentes, Ci’lTOCt.Q.Maintenant, monsieur, M.Chry-sostômo Langulitir vous a-t-il jam xi» laie un rapport sur lus réclamation» qu'il a pay as.Q.Vous no vous rappelez avoir ré; jmlu ?R.Si on a la réponse, ça pourrait rafraîchir la mémoire.Q.Y avez-vous répondu, oui ou non ; avez-vous accepté î R.Nous répondons toujours aux lettres ordinairement au département.Q.Avez-vous accepté cette proposition ?IL Si la proposition a été acceptée lo document qui ?’y rapjiorte doit sc trouver dans lo dossier.Je réponds que si ça été accepté lo dossier est là ; toutes ces affaires-là sont de record au déjKirte-ment et ça doit être de record dans le dossier.Q.Alorn, vous no vous rappelez pas si vous ayez accepté la proposition ou nou î R.Je ne m’en rappelle pas.Toutes ces transact ions-là jo ne garde pas cela dans ma mémoire ; toutes lez affaires officielles sont de record dans le département.Q.Etait-ce une proposition que vous considériez comme importante » IL C’était certainement une proposition importante qui méritait une réponse.Q.Qui méritait d’être prise en considération Y IL Qui méritait d’être prise en considération.Q.L’avez-vous prise en considération?IL Je dis : Je {>ense que j’ai dû le fairo, mais je nu me rappelle pas des détails de ces affaires-là.Tout ce qui a rapj#ort à cette affaire-là si ou veut avoir la bonté de référer au dossier on le trouvera.Q.Alnrs, vous no pouvez pas vous rapjK-kr si vous avez accepté la proposition ou si vous ne l’avez pas acceptée î U.Joue m’en rappelle pas.Q.Maintenant, voulez-vous écouter lecture «l’une lettre qui est en date du Beize juin (1891) mil huit cent quatre-vingt-onze, adressée à Monsieur Thom et signée par vous, dout copie est maintenant produite comme exhibit numéro 22?U.Ces documents-là s’expliquent par eux-mêmes, je n’ai rien à y ajouter.Q.C’est voua qui avez écrit cette lettre Y B.C’est moi qui ai écrit ceUro lettre.Q.Maintenant, y a-t-il un ordre en conse.l basé aur la lettre que vous avez écrite à Monsieur Thom et que je viens de vous lire i H.Je ne le crois pas.Q.En êtes-vous certain, oui ou non ?R.Je crois que je puis dire que j’en suis certain.Je ne pense pas qu’il y ait un ordre en conseil, mais jo me renseignerai, je pourrai me renseigner.Q.S'il y a un ordre en conseil vous le produirez Y IL Je le produirai.Q.Si vous ne le produisez pas c’est signe qu’il n’y en aura pas.Trans^ueUianné par Monsieur Béï*p;e.Q.Vous avez dit quo vous aviez fait des recherches pour trouver cctio lettre que vous aviez reçue de Monsieur Mercier ; à la demande de qui avez-vous fait ces recherches Y R.J’en ai parlé un jour avec Monsieur Mercier ; Monsieur Mercier m’a demandé si on avait encore ces lettres ; je lui ai dit que j'avais cherché pour trouver cette lettre dernièrement.Q.Et vous n’aviez pas pu la trouver Y K.Je n’avais pas pu la trouver.Q.Maintenant, en vous a demandé dans les questions qui vous out été p« par Monsieur Casgrain s’il avait c.c exercé une pression sur vous ; vous avez déjà réjiondu à cette question-là, vous avez dit, je crois, que co qu'un avait, fait c'est qu’on avait essayé à hâter ïe règlement do l’affaire ?R.Oui, Monsieur.Q.Avez-vous jamais eu connaissance qu'on ait essayé à exercer aucune pression illégitime sur voua an sujet du règlement do l'affaire Y JL Non, jo n'en ai pas eu connaissance.Q.Auriez-vous permis qu’une pression de cette nature fut exercée sur vous Y JL Non.Q.Auriez-vous permis, quo soit Blondeur Pacaud ou d’autres ]>ersonn68.von3 fissent des menaces de faire revenir Monsieur Mercier dans lo but de vous engager à régler l’affaire Y IL Non.Q.Vous auriez, sans aucun doute, pris dos menaces de cotte nature comme une insulte, n’ust-ce pas Y R.Certainement.Q.Vous n’étiez pas dans dos termes tels avec Monsieur Pucaod qu’il put- se permettre de telles menaces Y R.Je no penso pas que Monsieur l'acaud su serait permis telle chose, jamais.Q.Maintenant, vous avez parlé de l’intention quo vous aviez eue do résigner et vous avez dit quo vous aviez communiqué cotto intention à certaines personnes ; voulez-vous dire pourquoi vous aviez songé à résigner Y R.Bien, j’avais déjà Bougé à résigner depuis longtemps, j'avais déjà manifenté cette intention-là et cctto affaire-la je la considérais d’uno ni grande importance que je sentais la responsabilité que l’avais et j’aurais été disposé à m'en débarrasser.Q.Vous étiez alors chargé do deux ou trois départements?IL De deux ou trois départements.Q.Et vous sentiez que c'était une responsabilité trop considérable Y IL Trop considérable.Q.Votre santé était-elle bien bonve Y IL Ma santé n’est pas très bonne ; et à cette époque-là elle n'éiait pas très bonne et j'étais bien fatigué ; jo sentais la responsabilité que j’avais qui était trop considérable.Q.Mais cette idée que vous avez eue de résigner n’avait aucun rapport à aucune pression qui pouvait être exercée sur vous ?IL Aucune pression, aucuno menace qu’on me faisait, que l'on prétend m’avoir faite.Q.Maintenant, le subside à même lequel les (§175,000) cont soixante-et-quinzo mille piastres ont été payées à Monsieur Armstrong devait être pris sur quelle année Y R.Sur lo vote qui a éto fait par la Législature en décembre (1890) mil huit cent quatre-vingt-dix, en vertu de l’acte 54 Yict.Q.Alors, ce subside-là ne pouvait être payé quo durant l’année qui commençait le premier juillet (1891) mil huit cent quatre-vingt-onze, n’cst-co pas ?R.Oui ; c’était pour les finances do (1891-92) mil huit cent quatre-vingt-onze —quatre-vingt-douze, ça no jKiuvait être touché, qu’après le premier juillet (1891) mil huit cent quatre-vingt-onze.Q.Alors, vous no pouviez pas toucher du Trésorier cette somme do ($176,000) cent soixante-quinze mille piastres avant le premier juillet (1891) mil huit cent quatre-vingt-onze ?IL Non.Q.Vous avez déjà dit quo voua aviez considéré qu’il n’était j>as nécessaire d’avoir un ordre en conseil pour payer cctto somme-là vu que c’était uno somme qui avait été votée par la Législature ?R.Pour un objet spécial.J’ai déjà dit cela ; c’était l'opinion do mes collègues et mon opinion.Q.Et l’ordre en conseil numéro (237) deux cent trente-sept avait d’ailleurs pourvu à cela Y R, Oui, l’ordre en conseil mentionnait ce vote-là.Q.On vous a demandé hier si vous aviez eu quelques rapjMjrts avec votre üis au sujet .« M.Casgrain.—La Commission me permet tra-l-cJJu de faire Cette application-ci : Comme je l’ai mentionné il y a un instant, le dossier n'ayant été mis devant nous qu'hier après-midi nous ii .v voua pas eu le tenqxs de le compulser comme nous voudrions lo faire.Eu examinant de nouveau le dossiei m nous y trouvons quelque those qui requiert des explications de Monsieur Carneau nous demandons la permission do le rappeler et de lui poser de nouvelles questions, et je demanderais que la Commission nous reservo ce droit.Lo Président.—-Du moment quo voua démontrerez quo ces questions sont nécessaires nous seront prêts à voua permettre de les faire.Séance du 20 octobre 1891.L’honorable Pierre (Jumeau est rappelé et examiné de nouveau comme suit par Monsieur Béïquc.Q.A-t-il été trouvé une lettre qui avait été écrite à Monsieur ’Thom lo vingt-sept avril (1891) mil huit cent quatre-vingt-onze et qui a été oignéo par vous Y JL Oui, Monsieur.Q.Voulez-vous lire cette lettre-là Y R.Avant de lire cette lettre jo dois dire ceci : L'autre jour quand on m'a demandé s’il n’existait pis une lettro do cette nature-là, je ne m’en rappelais pan.Depuis, j’ai donné instruction de faire des recherches, et Monsieur Mer eau n trouvé celte lettre ot me l’a mise en mains.44 Quebec, 27th April, 1891.41 A.McIntyre Thom, Ksq., Québec.44 Dear Sir, 44 Referring to tho letter of credit of 44 $175,000, about which he had a con-44 vorsation to-day ; in the absence of *4 the assistant treasurer it is not conve-44 nient ro issuo tho sa mo before to-44 morrow.44 This letter will bo issued to-morrow 44 and the prooçeds of tho same will be 4 4 paid by tho Government employed in 44 accordance with tho terms of the order 44 in council No.C47.44 Yours truly, 44 I\ Gauxuau.44 P.S.This sum of $175,000, will 44 not bear interest between this and the 44 1st of July.After the first of «Juno 44 interest at five per cent will be piid.44 P.G.” Dans la lettro, on mentionne le numéro (647) six cent quarante-sept comme étant le numéro do Tordre en conseil ; c’est uno erreur, ça devrait être (237) doux cent trente-sept.C'est moi qui ai signé cotto lettre.Q.Il y avait d'abord dans le projet originaire do la lettre lo mot “July,” n'est-co pas.IL Oui.Q.On lui a substitué le mot4 4June ” î IL Oui.Q.Oetto lettre-là a-t-eîlo été can-collée Y Si oui, veuillez dire quand ?IL Cctto lettre-là a été cancellée le lendemain tel quo convenu î j’ai cancellé ma signature le lendemain, lorsque j’ai donné l’autre lettre ; J’ai effacé ina signature et j’AÎ écrit sur cotte lettre-ci : 44 This letter cancelled and replaced by others.” Q.Cette lettre a-t-elle été remise par Monsieur Thom ou si ello est restée dans lo département Y IL Joerois que Monsieur Thom Ta cuo à peu près vingt-quatre heures dans lo département.Q.Cette lettro avait été écrite par Monsieur Thom, jo crois Y R.C'étàit écrit par Monsieur Thom.Q, Voulez-vous dire sous quelles circonstances cette lettre a été écrite ?si vous vous rappelez les circonstances.R.L’autre jour on trouvait extraordinaire qu'il y ait ou un Japs de temps entre le vingt-trois et le vingt-huit, date de l’émission des autres lettres.Les autres lettres soni datées du vingt-lwut et celle-ci est datée du vingt-sept.Il est-dit dans cette lettre-ci que c’était à cause do l’absence de Tassistant-trésorier qui n’y était pas dans ce momont-là.C’est Iiourquoi il s’est écoulé un délai.Lo endeuiain Tassistant-trésurior étant là tout a été complété et cctto lettre a été remise.Q.Monsieur Thom avait-il été admis au conseil pour discuter la transaction Y IL Monsieur Thom a été admis deux ou trois fois dans la salle du conseil pour conférer avec les ministres.Q.En votre presence î R.En ma présence.Q.Et c'est à la suite de Tune do ces confércnces-là qu’il a préparé cette let* trc-là Y R.Je crois que ç’a été écrit dans ce nioment-là même, parce que c’est sur du papier du Conseil Exécutif.C’a été écrit dans le moment.Cette lettre est produite comme exhibit numéro 24.Questionné par M.Casgrain.Q.Monsieur Gameau, qui vous a remis celte lettre depuis la dernière séance Y IL C'est Monsieur Moreau.Q.«Je vois qu’elle jxjrte un numéro ; ce doit être lo numéro de file Y IL Oui.Q.Que veulent dire les lettres 44 I.IL ” Y R.C’est le régistr# ou le livre, jo pense, le livre de lettres, quelque chose comme cela, le registre.Q.Quel régistru Y K.Jo no peux pas dire.Monsieur Moreau ]>ourra expliquer cela.Q.Maintenant, à quelle occasion avez-vous donné ectto lettre a Monsieur Thom Y R.C’est quand ç’a été convertti et jwirce que l’autre lettro ne pouvait pan être donnée ce jour-là.Q.Combien de temps Monsieur Machin a-t-il été absent dans ce temps-là Y IL Jo ne me rappelle précise-meut.Q.A-t-il été absent longtemps.R.«Je ne crois pas qu’il ait été «absent longtemps.Q.A-t-il été absent deux mois Y IL Je ne peux pas dire.Je suis qu’à cette époque-là Monsieur Machin a eu h s’absenter pour aller à .Sherbrooke, mais je ne peux pas dirëexactement le» jouis qu’il a été absent.Q.Etait-il absent le vingt-quatre Y R.Je ne m’en rappelle pxs non plus, je ne Bais pas.Q.Etait-il absent le vingt-cinq Y IL «Te ne peux pas le due du tout.Je sais qu’il était absent ce jour-la.Q.Etes-vous certain qu'il était absent le vingt-sept Y IL Oui, je pense qu’il était Absent ce jour-lK.Il était absent au moment ou cette affaire*là «st arrivée.Q.Les lettres de crédit ou les promesses de payer ou les urtgagemenU aux banques étaient écrits j*ar vous Y IL Je les ai fait écrire, je les ai vérifies et c’est mm qui les ai signés.Q.Pourquoi aviez-vous besoin do Monsieur Machin Y R.Lorsqu'il s’agit des affaires du Trésor on a toujours besoin de l'asuittnt-trévorier.Q.Vous étiez trésorier duns teir.j » ] R.Je no connaissais jai Jç»s détails du fonctionnement île ce déjurlcrrMu, là ; de sorte que j'avais toujours beteia do Tossisinnt-trésornrr.Q.Alois, ç’a pris du vingt-trois au Tingt-sept avant d* dérider q«« vers deviez donner des lettres de » redit ?R.Ceci est date du dans tous les vas.Q.Oui, mais si vous voulez répondre à la question.R.Ci parait avoir pris ec temps là, puisque la lettre o:t datée du vir.gr wq t.Q.Vous rappelez-voua si, oui « u non, ç’a pris du viug;-tiria au ViUgt stpL * IL Oui.Q.Ç’a pris ce temps lit Y R.f’uiequ eu IMPORTATIONS D’AUTOME uipque ça le dit.Q.Pendant tout ce temps-là i! y a ru hésitation do votre p u t à émettre les lettres do credit Y R.11 y u.eu des négociations, puisque jo dis que je crois que Monsieur Thorn était présent dans la, Raiîc du conseil à ce moment-là.Q.Je ne vous demande pas »'il y a eu des négociations, je vous demand o si du vingt-trois au \ n t-sept il y a eu hésitation de votre part à émettre des lettres do crédit ?IL .Je ne mo rappelle pas d’autres détails.Q.Vous ne vous en rappelez pas Y IL Je ne me rappelle pas d’autres détail» ; mais, nécessairement, les lettre» n’ont pas été émises avant lo vingt-sept ou le vingt-huit.’ Q.A propos de cette affairo de la Baie des Chaleurs, y a-t-il eu d’autres lettres semblables à celles que vous avez écrites à la Banque Union «t à la Banque Nationale, ce qu’on appelle ordinairement des lettres de crédit ou des engagements Y Le témoin.—i^st-co que voulez dire pour le môme montant Y L’avocat.—Pas pour lo même montant, mais pour un mitre montant.IL Je lie crois pas.Q.Etes-vous certain ?R.Je crois que oui ; jo pui» dire que je suis certain.Q.Il n’y en a pas en d’autres d’éini- ses Y R.Te ne crois pas, je no pense pas.Q.En rapport avec le hubsido do la Baio des Chaleurs, c’est-à-dire le subsido de ($280,000) deux cent quatre-vingt mille piastres, ou celui de ($200,000) deux cent mille piastres ?M.Béiquo à M.Casgrain.—En faveur do qui ?M.Casgrain.—En faveur de la compagnie ou de quelque personne intéressée.Le témoin — Non, jo ne penso jms.Q.Etes-vous certain Y IL Je crois que je puis dire quo je suis certain.Q.C’est une choso assez importante ; jo vous demande de voua rappeler positivement.IL Bien, je ne crois pas qu’il y en ait d’autres d émises.Q.Vous ne jxmvez pas être plus certain que cela ?R.S’il y en a ce sera dans le record et nous pourrons produire les copies.Je ne crois pas qu’il y en ait.M.Casgrain.—Je vous demande do faire» des recherches.OCULISTE Dr Wlfrld Brauprc, orntlsfe, M me fU-1/onu, Quebec* F.lève hôpitaux «le Purh «t Xev Yo.*V.ff'ève de rUiiIrcrslM do Elfcve des cltnfmie» i)r*s lire de Worker el Ahe-tto de l*ari*.et des Dre Kuupps et Noyes de New-York, K*;-clinicini à HJ.ni vcnltS Yioïorle, 4 ! Ilôt-lUieu et a a Dljpon&nre Ntxareth de Montrai, Qi~F.J.J no.> - - Brique argile.1 septttntrt—K, J.ami 2® SUSSES Ven;, t -i être reçues Brunet Laurent & Oie .O ENSEIGNE — DE LA — •o:« Nouveautés en étoffes à Robes et costumes Drap à manteaux Chapeaux et articles de modes TW98(1 Flanelles Couvertes AUSSI Une gr;:8sde quantité d-nu-tre» iiKarehandiscM couve* natale* pour la saison.Robes et Iffaiitcaux Tait .sur commandes.Ouvrage garantie* BRUNET LAURENT ŒTOVER.FRY & OIE » l Agent pour les célébrés patrons de D.McCall de New-York.GIE m?PHONE 281 Di‘l>a?Tcmcut Fashionable POUR MESSIEURS CH AfSB O N Toujours en mains Lfs meilleures qualitécs de charbon Anthracite américain.t:ant ; Montréal.27 mari !M Après avoir pris connaissance d© la com no* àinou d© PKIixIr U.'tinnu PcMeral, Je croîs de mou devoir doit recommander comme un excellent remèrit contrôles effa.©lions des poumons eu général.^ ' N.FarAn©, M.D, i Pro/eMieur itc chimie à l'UnivtrêiU Ea v?fs!c partout—25 Mutina la boatiilk L.HOBITAILLE, Proprietaù© Jol/ette, P.Q., Canada 1VTP Q cri o ri T* a De U provins* et d© U lfj.e£>:3iuuis vile le Qtubeü, -ont bi7*A4« à tenir vo*-r notre au ilimvut cou;|4 t «lins Dvn*lrAj/i ladiior.»Mu p^ur iaid>«rjft,hst}illcin«nt el Comprenant a\mi le ttouvo.'.u drap lluillc«pu»ll E'IMII.Nap cl VI*-1 ?ou pour p-.r.i?i w.Tivccd Itco^nnlt à.janlalom et tnWtlement*.Valour spé.-iale ru tweed Kavevils ]>our ;iauta- Ions à $5.C0 lu taire.kUntruiix irupcim la'dcî nouveau cer.ra.Vêwcnunt iU d«8>ou( en Lûtie naturelle Ecoteaiie et Canad euoe «l*«i»io ruhur eui*ériem©.Deimèits Nonvcautve a?iyUiire rn fuh do coüct et l'oiguets, Crjvatcs et 0 alter j en drap depuis Par.leviUH j hur garçons et tweed peur hahlPe-meut, bubiili'iiieiit e.t uj ooiupkrt.Tout oiures pocial pour latdllement et chemise» eu exécuté avis soin «t promptitude et Ji.hftlv plus nouveau ponre.GLOVER, FRY & Cic.Musique et Chant Mil K LÏNITI.l'nOFE^CIR DK (If AN T.l-iartu et onrUM bien connue, antieiotv ü?.vc.u l'honneur «Vii.former 'e public qu elle e t ae.Iiul.emer.t A Virr.cc et donnera «Us leçons de ct.ar.t.pmno et ùrxtie, a son domicile.No.9 rno M'CrtsIfi U ) état:© supérieur de lu maison d» Al.lltir.xr«l.n.rtu haml de umsKpie, et cela X ilev pris îr.« Mn:c Lynch .irrive de« Ktats-Unis ou ‘clic n ci ttijne là ir.u/i jue et lo Huutaveo urand succès, et pc*e-* h* 1rs jueilleurs cerrill;*tts.alir.e Lypcti est une excellents cantatrice.Kile enseigne d après Ju uiêlhoJe du Cou»ervatp:’rc «ie l.r r.l.er meilleures r.’L'renrc* fournieenseignemant de piein:èrv (la •« garantL person «qui veulent f.\ire Um prog tljrti l art musical el «lu chaut.Quebec, f.oct.—B.J.el ( fI»NCT Aux plus bas prix du marché Archer & Cn:M Rue St-André.OCTOBRE .-:o:- f1*F.ST UAINTKNANrUl’IL IHPORIK l»E > tudr» des :: ar.h«nd;(«» ton n.arcr.é.C e^S rll c;«a pour 1» rt»*«r Cwt pourquoi, ue n 4«cn> «n que l'iutcréi d< ) O'.vr.er, qui n; prît pis tou* {vers »cli-*vr «n Ole ce q*J il aura «i«uv mois P or laid; nous venom -dam le W>a ec.sx»ut.«t t ?Q*etpéroc> que le public saura ccmproadxî ton itiéitu lii»tcz-\03(, nous eoQimençoiM iuimMiatxnwüt Jobs dans les tweeds Prang, ?*r:ts, àinanl^iHJC, Llifln à robe4», a Haaelleedxns Sons lei /coro^, L«io3 \ triciUr, et C.Ivyyvv, «!s., otc., «e C3UVERTFS! 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