L'électeur, 31 mai 1892, mardi 31 mai 1892
Edition quotidienne ** PRIX DE L’ABONNEMENT ÉDITION QUOTIDIENNE TJn an.$ 3 00 Huit mois.2 00 Six mois.1 00 Quatre mois.I f'O 1/abonnement est strictement payable d’avance.» ÉDITION HEBDOMADAIRE Un an, au comptant, d’avance.0 75 Québec, Mardi, 31 Mai 1892 12e année, Ho.279 rmrnM 7 TARIF DES ANNONCES *¦**?-• Bi«mièro iniortion (par liguo).‘.77.SOI’ Autres insertions, si publiées tous les jours.0 05 Trois fois pu- semaines.0 0(5 Deux fois par semaine.0 07 A vis de naissances, mariages ou décos 0 25 Tonies lettres,' etc., devront être adressées à Kknkst I’ac.ui», L'/fadeur, 111 et 113, Coin Lamontagne, Québec.ERNEST P AC AUD, Editeur-], ropriétaire BUREAUX: 111, Côte Lamontagne, Basse-Ville, Québec ULRIC BARTIIE, rédacteur L’ELECTEUK QUÉBEC, 31 MAI 1802.m,^ri»'^jnwmw.>w i ^ ïi un Les poursuites contre M.Mercier FS&SG9 KOfêüfilEftTAl BU GOüVcKKEWSENT L’œuvra du Ftifc rano dciruite Ilicr malin, à l’ouverture de la cour, les avocats du gouvernement ont déclaré quo l'enquête sur l’accusation relative aux 828,510.00 allait marcher rondement et qu'ils finiraient leur preuve dans le cours do la journée.Ces messieurs se croyaient encore devant les p’tits bancs de M.De Boucherville, ou l’on procédait à la bonne franquette, sans observer les règles les plus élémentaires do la preuve et de la justice.On choisissait les témoins qui pouvaient prouver des choses compromettantes il première vue, et l’on s'empressait de renvoyer ceux qui auraient pu rétablir les faits et mettre Tafiuirc sous son vrai jour.il n’en a pas été de mémo devant M.le juge Chauveau.Les avocats de la Couronne,—il est convenu d’appeler do ce nom ceux qui jouent la farco odieuse aqucllc nous assistons,—ont trouvé dans îMM.Lemieux et Grcenshicîds de sérieux contradicteurs qui ont bien compromis la réputation du P*lit Banc.L’information du procureur général comportait deux chefs : lo M.Mercier avait fait mettre à son crédit personnel une somme de $28,540.00 ; 2o II s’était 6Ci vi d’une partie de cette somme pour payer scs dettes personnelles.Beaucoup de gens durant les dernières éîcct ions ont cru cela d’n près les révélations faites par les P’tits Bancs qui n’ont pas encore jugé h propos do faire leur rapport.* lo M.Mercier a-t-il fait un acte criminel en faisant déposer en son nom cctto somme do $28,540.00 ?M.Machin, l’assistant trésorier do la province,avait été assigné comme témoin de la part du gouvernement.Il jura que ce qui avait été fait par M.Mercier était irrégulier et n’avait été fait quo dans des cas bien spéciaux.11 s'est fait prendre d’une jolie manière par M.Grcenshicîds qui a fait ajourner sa déposition pour lui permettre d’aller chercher les mandats d’urgent qui avaient ainsi été acquittés et touchés par des ministres conservateurs.A l'ouvorturo do La séance à 2 h.p.m., il est arrivé avec une liasse do ces mandats.Pas n’est besoin de dire quo les avocats de la Couronne se sont énergiquement opposés à leur production qui devait établir quo c’était la pratiqua constante qui avait été suivie par MM.Chaplcau, Flynn, ole., etc.M.le juge Chauveau permit la production do ces mandats acquittés par des ministres qui sont semblables h celui dont on fait un crime à M.Mercier do l’avoir ainsi acquitté.M.Machin en produisit do suite un au montant do $28,000 qui avait ainsi été déposé au nom do l’honorablo M.Chaplcau alors qu’il était premier-ministre.Grand émoi parmi les avocats du gouvernement qui demandent l'ajournement de Tcnquêlo au 9 juin prochain.Mais ce no sont pas les souls.En parcourant les comptes publics depuis 1881 à 1880, l'on constate que tous les ans la même chose a été pratiquée par les ministres qui étaient alors au pouvoir.Citons quelques exemples.A la jwvgo 107 des comptes publics pour 1881, l'on voit quo l'honorable M.Chaplcau a fait déposer à son crédit $2,200,328.30 ! Én 1882, M.S.Lesage, un simple député ministre, a eu.déposés ii son crédit, quatre montants formant la somme do $920,000.00 l Et dans la même année l’honorablo M.Chaplcau faisait encore déposer à, son crédit $837,301.73 (comptes publics page 109).L’un des ministres actuels de IM.Do Boucherville,—M.Flynn, en 1884, faisait également déposer h son crédit personnel (p.130 comptes publics) doux montants, l’un de $1,782.80 et l’autre de $0,700.00* Dans l’année 1885 (p.120 comptes publias) lo morue M.Flynn faisait mettre à son crédit $182,778.01, puis $20.519.95.La preuve qu’il ne s’était pas corrigé, c’est que l’année suivante, 1880, les comptes publics, aux pages 128 et 129, constatent qu’il fit placer à son crédit $5,300.00 et $9,090.57.M.Mercier, lui, est traîné en cour do police pour avoir fait placer à son crédit seulement $28,540,00.C’est là la justice telle qu’elle est pratiquée ii Québec, en l’an de grilco 1892, par lo ministère des honm'Uÿ yens.2o M.Mercier a-t-il gardé une partie do ces $28,54G,00 1 Non, pas un denier.Cela a été prouvé par M.Joseph Boivin, témoin do la Couronne, qui gérait alors les uü’aires do INT.Mercier dont il était lo secrétaire particulier.11 a juré quo M.Mercier avait payé les 028,510,00 ainsi déposées h son crédit jusqu’au dernier sou.MM.J.C.Langolicr et S.LoSago avaient déjà juré la mémo chose devant la Commission royale présidée par M.Jctté.Battus sur toute la ligne,les avocats du gouvernement voulurent sc refaire avec M.Dumoulin, de la Banque du Peuple, où les $28,540,00 avaient été déposées.Ils tentèrent d’établir que M.Mercier avait payé ses comptes privés avec cet argent.Un autre malheur les attendait : M.Dumoulin déclara que, pendant la période do temps durant laquelle ces $2S,54G avaient ainsi été déposées au créait de M.Mercier, ce dernier avait fait en différents temps des dépôts pour un montant d’au-delà de $05,000 ! Pour le coup, les avocats du gouvernement ont dételé et so sont avoués vaincus.Ils ont demandé l'ajournement de l'enquête au 9 juin prochain pour aviser aux moyens de se tirer du pétrin dans lequel M.Casgruin les a fourrés.Le plus beau do cette comédie, c’est que le gouvernement,par le ministèro de scs trois avocats, est en train de démolir l'œuvre des p'tits bancs qui ont coûté au-delà do $25,000 à la province.Devant ceux-ci, il était bien compris que la seule preuve qui pouvait être produite était celle qui pouvait faire passer M.Mercier et scs collègues pour des voleurs.Personne n’était là pour les défendre et les bons juges partisans qui présidaient la cour,—c’est peut-être profaner ce mot «pic de l’appliquer à ce tribunal d'inquisition,—mijotaient l'a flaire en famille avec MM.Bcllcau et Stuart, les avocats du gouvernement.Aujourd’hui toutes les infamies des p’tits bancs sont mises à nu et 1 on voit jusqu’à quel point l'opinion publique a été odieusement trompée.Bien n’a fait plus do mal à M.Mercier et à son pati que coïto affaire des $28,540.00.Un grand nombre d électeurs ont cru qu’il en avait réellement gardé une partie.Or, il est en prouve maintenant que tout cela n’était qu’une infâme cdonmio, un mensongo monumental.Avec tout cela, M.Angers a réussi a escamoter le pouvoir aux libéraux au profit de ses amis les bleus.L’histoire devra être bien sévère à son endroit lorsqu’elle racontera son criminel attentat à notre constitution, l’empiètement audacieux qu’il a commis sur les libertés populaires.tard donné un autre reçu pour $500.09 marqué “ Ivunourasku ?” Et de deux.N est-il pas vrai quo le 10 février 1887, vous avez retiré un autre $1,000.00 et vous avez donné le reçu suivant : 44 Reçu do l’honorable M.McGrccvy, “ mille piastres pour l’élection de Kaniou-“ raska.“ Tiis Chapais.44 Québec, 10 février 1SS7.” - .va Et de trois.N’csfc-il pas vrai que le 15 février 1887, dans une lettre datée de St-Denis, vous avez prié M.McGrccvy d* envoyer à voire* cousin Charles Dionne $1,500 dans vue huile Lien jicclcc et (pie Dionne les a obtenues et en a donné un reçu 1 ~-.Et de quatre.Récapitulons,maître Thomas la ficelle, et voyons si nos comptes sont corrects : Dépôt de contestation.$1,000.00 Pur reçu.500.00 Par 2nd reçu.1,000.00 Par C.Dionnc.1,500.00 Thomas la “ ficelle ” Le nouvel interne de l’hôpital des 44 vieillards malfaisants, ” Thomas la ficelle, s’est pris d’une grande colère contre nous.Il est furieux parce quo nous avons démasqué son hypocrisie, parce que nous avons exposé scs tripotages avec les argents volés du liâvre.Nous avons sorti de sa niche ce faux saint qui depuis des mois et des mois n’a cessé d’injurier les principaux libéraux ; nous l’avons exhibé au public tel qu’il ost, avec scs airs pharisaïques.Il va sans dire que de suite son petit piédestal de sainte nitoucho s’est brisé en poussière et que, vu do près, l’on s'est aperçu qu’il n’était pas plus vertueux (pic les autres et que scs mains étaient encore toutes salies par les milliers de piastres qu’il avait prises dans la fange de la souille du Havre.Ah ! M.Chapais, vous trouviez cela.un jeu plaisant, une occupation sainte que de jeter à pleines mains de la bouc ù la face des chefs libéraux.Vous, un dévot bien connu, vous répandiez à flots la calomnie dans les colonnes do votre Courrier.C’était pour vous un passc-tcir.ps agréable que do flétrir les caractères, que de ruiner los réputations.Soudain, voici que l’on vous prend la main dans le sac rempli des argents volés grâce à la complicité criminelle do votro beau-père sir Hector.Impossible do vous cacher : les écus de la corruption sortent partout à travers vos doigts crochus.A notre tour, nous vous dénonçons comme un coupable, comme un hypocrite ; nous vous convainquons d’avoir fait cent fo:s pis que ceux que vous avez accablés do vos mépris, de vos dénonciations,et vous trouvez lo jeu dur.Nous vous avons attaché sur le chevalet des forçif-s politiques et nous vous avons flagellé suis pitié avec les verges dont vous vous êtes servi contre les autres.C'était simplo justice : c’était en un mot lo jour do la rétribution qui avait sonné.Venilsumma dits, venii indu'IabCc tcmptii ! Tout ce (pic nous avons dit sur votro compte, pieux héros de la 44 ficelle ”, est vrai du tout nu tout.Nous avons sous les yeux vos reçus, il no manque, comino pièce do conviction, que la ficelle qui attachait la b vitc ccnlcnmt les $1,500 que vous faisiez adresser par M.McGrccvy ;\ votre cousin Charles Dionnc.Pour qu'il n’y ait point (Verrour, nous allons remettre sous vos yeux los difié-ronts montants que vous avez reçus.Ce sera lo plus sûr moyen do rafraîchir votre mémoire,quo l’atmosphèro du Conseil législatif semble avoir singulièrement obscurcie.Voyons, comptons ensemble : N'est-il pas vrai que lo 22 novembro 18SG vous avez obtenu du Fonds des Reptiles $1,000.00 pour contester l’élection do Kumouraskn, celle do l'honorn-ülo M.Gagnon, et quo plus tard ce dépôt a été retiré pour servir à l'élection do M.Blondeau en 1SS7 ?Et d’un.N'est-il pas vrai quo vous avez plus -• $4,000.00 Est-ce assez clair, voyons ?Nous avons aussi affirmé que l’immaculé Thomas avait aussi obtenu à même les fonds volés du luivre $3,000 pour acquérir le Courrier.La chose a été déclarée sous serment l'an dernier par M.O.E.Murphy devant le comité des privilèges et élections.M.Chapais avait annoncé à son de trompe qu’il se rendait ii Ottawa pour contredire cela.En effet, le voilà qui vole vers la capitule, mais chose bien étrange, à poino a-t-il touché le parquet de la chambre, q\o le voilà qui revoie à Québec sans s’ôtro montré nu comité.Ceci nous met en mémoire une anecdote du temps de la guerre franco-prussienne.Te ! disait un Marseillais, si le sud se soulève, les Prussiens vont en prendre une bousculade.—Mais répliqua quelqu’un, le sud se soulèvera-t-il '(—Ah, mais non, il ne se soulèvera pas, s'em-prossa d’ajouter lo brave méridional.C est absolument analogue à la conduite de M.Chapais.Il devait contredire sous serment l'affirmation do M.Murphy, mais il ne l’a pas fait.11 reste donc acquis que notre Thomas la ficelle, en doux tours de uuins, a touché $7,000.00 provenant des fonds du IJàvre.Après cela, allez vous laver les mains, espèce de Ponce-Pilate I ECHOS D’OTTAWA CS Qü’GH BjT^ A OTTAWA LES VRAIS ALLIÉS DES FANATIQUES Détails sur les derniers débats (De notre correspondant régulier) Ottawa, 29 mai.—Le Matin, dans son éditorial du 27, attaquo les députés d# la province de Québec, A propos d’une phrase échappée à M.Mulock, pendant lo débat 8UZ le fameux item de $10,000 pour construction d’un bureau de poste à Laprairie.Voici les propres mots : 44.M.Mulock, député de York, Ontario, crut faire un coup de théâtre en accusant le ministre des travaux publics d’accnparcr le patronage de son département au profit de la province do Québec ! Ces quelques paroles, véritable cri du cœur, montrent, dans toute leur nudité, les sentiments qui animent nos bons grits d’Ontario, etc., etc ”.Et il attaque i ce sujet les députés du district de Québec pour leur «llianco avec des gens aussi fanatiques et aussi ennemis des canadicns-français.M.Mulock a certainement ou tort do prononcer lce paroles citées par le Matin.Il ne faut pas condamner la construction d’un édilico public, utile d'ailleurs, quelle que soit la province o.ù il oc fait ; mais dans le cas actuel,M.Mulock avait doublement tort parce qu’il n’est pas vrai du tout que la province do Qnéboc ait eu plus que sa part : c’est le contraire qui est la vérité.Co sont les petites provinces, qui ont absorbé les deniers publics, sous les gouvernements paternels de sir John et de sir J.J.C.Abbott.Cependant il faut avoir une bonne dose de perfidie pour attaquer tout un parti, sur line seule phrase comme celle-là, échappée dans la chaleur du délvit ; mais la mauvaise foi du Matin dévient patente lorsqu’il passe sous silence lo fait que M.O'Brien, l'un des fidèles alliés des bleus, s’est- aussi opposé au même item et quo M.Dupont lui a administré une semonce en disant que son ami ne protestait que parce que le montant était dépensé dans la province do Québec.Hi lo AJ aim vent sc donner la peine de relever toutes les phrases lancées dans la ChumLic dus Commimçs contrôles canadiens français ou contre la province do Québec, il aura droit à la reconnaissance du parti libéral.La publication de ces attaques fanatiques établira clairement ce que nous avons toujours prétendu ; que les fanatiques sent les tory s, alliés des bleus, et non les libéraux des provinces anglaises.L’occasion est bonne pour donner des explications sur cct édifice public, devenu fameux.La paroisse de Laprairie a une population totale, village inclus, de 2,700 aines environ ; c’est une paroisse oïdiimirc.Les revenus du bureau de poste sont de $433.00 par année.Le village est joli, mais sans in.portance particulière au point de vue des affaires.Bief, il n’y a nucuno raison quelconque à donner pour justifier la dépense énoimc de $10,000 imposée au pays, si ce n’est que le gouvernement remplit uno promesse d’élection par cctto construction in-senséo.Le coût d’entretien de cct édifice, les intérêts sur le capital investi et le salairo du maître de poste ne peinent coûter moins de $2,500 par année.Le déficit net sera par conséquent d’au delà de $2,(XX).Il faut avoir du toupet pour soulever une question de nationalité à propos d'un acte infâme comme celui-là et pour justifier cct acte de corruption au point de vue des in-féivts généraux de la province do Québec.Quel bénéfice la province (le Québec ro-tirc-tello de cctto extravagance ridicule.Quel bénéfice les élcctcms ne Laprairie en retirent-ils eux-mêmes ?Je voudrais bien savoir s’il ne leur serait pas aussi commode et avantageux d'aller chercher leurs lettres ot leurs journaux chez un marchand quel- conque, maître de poste, ou dans n’importe quelle maison au centre du village, comme la chose sc fait partout ailleurs.11 me paraît évident quo cette entreprise no peut profiter à qui que ce cuit, sauf peut être aux contract curs et aux pourvoyeurs du fonds des reptiles.—La motion de sir John Thompson,proposant comme commissaires royaux les honorables juges Tait et Routhicr, a été lo sujet d’un débat très animé, qui ne s’est terminé qu’à une heure avancée ao la nuit.Nous n’aurons qu'un simulacre d’enquête: Les accusations, telles que modifiées, ne peuvent être complètement prouvées, et, fussent-elles prouvées, ne pourraient incriminer sir A.1\ Cart'ii.Le paragraphe 5o des accusations portées par M.Edgar se lit comme suit : “ Que durant la dite période (do 82 à 91) et pendant que le (lit chemin de fer se construisait eu partie au moyen des dites subventions, le dit sir A.P.Caron a reçu frauduleusement de fortes sommes d'argent provenant des dites subventions, de» deniers prélevés sur leur crédit, et de personnes en retirant des bénéfices." Ce paragraphe est retranché en entier sous prétexte qu'il est trop va/pie.Une partie du paragraphe 4 ° est aussi retranché : “ Que le dit sir A.P.Caron a été durant la totalité ou la majeure partie de la dite période, l’un des membres de la compagnie de construction de chemin de fer du Lac St-Jean.” Enfin le lOièmc paragraphe établissant l’emploi et la distribution des $100,000 dans vingt-deux comtés de la province de Québec, a lui aussi été impitoyable rayé de l’accusation et remplacé par la phrase suivante : 44 Que le dit sir A.P.Caron a raison de ce fait a frauduleusement conspiré avec les dites compagnies ou avec un ou plusieurs d'icelles.” On retranche tout bonnement de l’accusation les trois parties les plus importantes et on y ajoute une accusation de conspiration de la part de sir A.P.Caron avec la compagnie du chemin de fer du Lac »St-Jcan ou son syndical de construction.Sir Adolphe n’a pas conspiré avec aucune de ces deux compagnies.M.Edgar n’a jamais prétendu cela.Le gouvernement substitue ccttc accusation à d'autres portées par M.Edgar parce qu’il sait quoi le ne peut être prouvée.Il retranche les trois premières parce qu’il sait qu’elles auraient pour effet , si elles étaient prouvées, do faire traduire devant les assises criminelles le ministre des postes du Canada.Ce serait une erreur que do croire que sir A.P.Caron va s’en tirer à aussi bon marché que ses amis paraissent le supposer dans le moment.C'est une ail.lire dont ou entendra parler encore d’ici a quelque temps.—La nomination de M.Kirkpatrick comme lieutenant-gouverneur d'Ontario, est généralement bien vue.La seule objection qu’on y apporte c'est que le titulaire est un des directeurs de la compagnie du Pacifique.On appréhende que sa nomination soit dû au désir de la compagnie d'obtenir de l’influence sur le gouvernement d Ontario.Les conservateurs ont banqueté M.Kirkpatrick hier soir au Parlement.— Les chefs tory annoncent qu’ils sont bien déterminés à étouffer le voie canadicn-frunçais dans Ontario en annexant les cantons français de Russell uu comté de Pres-co» t.L’opposition se propose de lutter énergiquement en parlement contre cette iniquité tory.—Le Citizen d’Ottawa, journal arclii-t-ory, dit que la nouvelle taxe que le gouvernement de Boucherville a 1 intention d’imposer au peuple de la province de Québec n’iudique pas une perspective bien riante pour cette province.—Un petit fonctionnaire du département de la marine, nommé Lampsey, a été destitué pour avoir fait do fausses entrées sur la feuille d'assiduité.Visite pastorale de 18Ô2 ITINÉRAIRE Mgr Bégin est parti aujourd’hui pour commencer sa tournée pastorale dans le diocèse.Il est accompagné du révérend Père Laporte, O.M.I., de Saint-Sauvoit, de M.l’abbé Lessard, vicaire de Saint-Jeun-Baptiste, (le M.l'abbé C.Arsenault, secrétaire de l'archevêché.Voici l’itinéraire que suivra Mgr le coadjuteur : juin St-Hcnri.Mardi 31, 1 St-Anselme.], ‘2 Ste-Hénédine.Jeudi 2, .3 Stc-Maric.«3, 4, 5 St-Frédéric.Dim.5, G St-Victor.0, 7 St-Enhrcm.7, 8 # St-Méthode.8, 9 St-Evaristc.Jeudi 9, 10 St-Vital.10, Il St-Samuel.Il, 12 St-Sébasticn.Dim.12, 13 St-Honoré et St-Benoit.14, 15 St-Cîcorge.Mere.15, IG, 17 St-Martin.17, 18 St-C6mc et St-Théophilc.18, 19 St-Zncharic.Dim.19, 20 St-Prosper.20, 21 St-Krançois.Merer.22, 23, 24 St-Joscph.24, 25, 2G SS.Anges.Dim.20, 27 Stc-Marguerite.27, 28 St-Edouarddc Frainp- ton.28, 29 St-Odilon.29, 30 juillet Ste-Justine et St-Pau gloire ni de N .Jeudi 30, I D- • • 1, 2 .Dim.3, 4 • 4, 5 • • 5, G • 0, 7 .Jeudi 7, 8 • 8, 9 • 9, 10 .Dim.10, Il • II, 12 c- • 12, 13, H .Jeudi 14, 15 • 15, 10, 17 .Dim.17, 18 • 18, 19, 20 St-Charles.Merer.20, 21 LES DESTITUTIONS SUR ^INTERCOLONIAL Lévis, 27 mai 1S9Q.Monsieur le rédacteur, L’injustice des destitutions faites sur rintcroolonial est tellement révoltante qu'elle a soulevé un toile général dans la presse du district de Qué1>O0.Parmi les destitutions faites à Lévis, et dont je démontrais l’absurdité dans ma correspondance de vendredi dernier, il en cat mie qui a échappé à l'attention des journaux, que j’ai moi-même oubliée hier, et qui prouve indubitablement lo maqqiie absolu de discer- nement des grands économistes d’Ottawa : c'eut- celle de 1 assistant préposé au bagage.A l’avenir, le préposé au bagage sera obligé de fermer la salle pendant qu’il ira faire le f ransfert du bagage de l’intcrcoloniul au G rand-Tronc, et tice versa.En conséquence la .«allô au bagage sera fermée la plupart du temps, car ce transfert prend un temps considérable.11 arrive une vingtaine de trains par jour ; à une couple de cents colis par train, cela fait « peu près 4,000 colis à transporter, tout en prumut note du numéro et de leur destination.Mais cc n'est nas tout : au commencement de juin, le bateau de Montréal arrêtera à Lévis pour y débarquer les touristes ; c’est encore une couple de cents colis à débarquer et ù enregistrer.11 faut de plus donner un reçu au Grand-Tronc et à la compaguic du Richelieu pour le bagage livré.Vraiment, >1.lo rédacteur, il est du dernier ridicule de croire qu’un homme seul vu (aire tout cct ouvrage, quand ils pouvaient à peine suffire à deux auparavant.Depuis longtemps, on demandeaux autorités d'augmenter le nombre des porteurs qui ne peuvent suffire à la besogne ; nom-réponse, on en renvoie quatre.C’est de la bêtise.A part la raison d’économie, on allègue encore pour justifier ce renvoi d'ctnplcyét que quelques trains réguliers vont être retranchés, mais on sc garde bien d’ajouter quo de réguliers, ils vont devenir spéciaux î je ne sais trop où sera lu diminution d’ouvrage.Continuez, messieurs, continuez ! vous n’en dessillerez que plus tôt les yeux de ceux qui ne voient pas encore clair, qui se sont laissé leurrer par vos fausses promesses et tromper par vos airs de Sainte-Ni touche Un Lkyisikn Assemblée législative Huitième parlement.—Prcmléro session La séance la pins importante de la session Débat sur la question des asiles d'aliénés Les 3,000 copies de l’affaire Langlais distribuées par le gouvernement avant les élections du 8 mars Lo premier voto do non confiance MAJORITÉS DU GOUVERNEEENT 23 Séance de lundi le 39 mai.La séance d’hier à l’Assemblée législative a été la plus importante et la plus longue de lu session.Elle a été d’autant plus importante pour les adversaires du gouvernement, qu'ils ont proprement démasqué sa mauvaise foi sur les questions (les 8,000 copies de l’affaire Langlais distribuées parmi les électeurs aux dépens de la province durant la dernière campagne électorale et sur la question des asiles des aliénés, mises bit le tapis par M.Jules TcsBier, député de Bortneuf, qui a prononcé un remarquable discours à cette occasion.Nous regrettons que le défaut (l’espace nous oblige de rapporter succinctement cette séance, et d’omettre bien des détails qui édifieraient bien los électeurs sur le gouvernement des pseudo sauveurs du peuple.Après les affaires de routine plusieurs bills privés passent en troisième lecture et sont adoptés.Entre autres : Loi constituant en corporation l'TTôtcl-Dicu du Sacré-Cœur de Jésus.—L’honorablo M.Flynn.—Tel que modifié par le comité des bills privés.Loi concernant lu succession de feu Joseph Aimé Massue.—L’honorable M.Tail-lon.—'Tel que modifié par le comité des bills privés.• Loi amendant la loi 40 Victoria, chapitro 03, constituant en corporation la société des artisans Canadiens-Français de la cité de Montréal.—M.Augé.Loi abrogeant lu loi qui constitue en corporation le Syndicat financier de l’Université Laval, à Montréal, et constituant en corporation les administrateurs de T Université-Lu val, à Montréal.—L’honorable M Tuillon.Loi constituant en corporation la ville (le Scottstown.—I/honorable M.McIntosh.—Tel que modifié par le comité des bills privés.Les bills suivants subissent lems seconde lecture et sont renvoyés devant lo comité des bills privés : l^oi modifiant la charte do la cité do Montréal.—L’honorable M.Hall.Bill No.34 :I/oi constituant en corporation l'Association de bienfaisance et de retraite de la Police de Montréal.—M.Augé.Uno grande partie de la séance hier après-midi s'est passée à discuter la motion de M.Tessier, de Portneuf, demandant copia des correspondances relatives à l’asile de Bcanport et à l’entretien (les aliénés.M.TESSIER a appuyé sa motion des remarques judicieuse» dont nous donnerons la substance en dernière édition.Le député (le l’ortncuf est suivi do M.Stephens qui approuve en tou» points scs observations.C’est avec plaisir, dit-il, qu’il a appris que dos religieuse» étaient prêtes à accepter le contrat, et il espère que lo gouvernement prendra leur ofirc en considération avant de renouveler le présent contrat des asiles.Il n’a pas de confianc e dans le système d'affermage, et à l’appui du système qu’il préconise, il cite l’asile de Verdun, essentiellement fondé dans un but de bienfaisance, où 52 pour cent des patients internés ont été guéris.Il croit les sœurs parfaitement désintéressée» et qu'elles auront toute la compétence désirable, et que h ur ofTrc est le plus uvun-tageux, pourvu qu’cSlcs sc soumettent uu contrôle médical du gouvernement.I/honorable M.PELLETIER répond d’une façon très évasive.Il sc dit très heureux de voir quo M.Stephens approuve lo mode d’ttfiennagc en approuvant lo modo suivi pour le maintien de l’asile protestant do Verdun, mais a bien le soin de ne pas engager le gouvernement en quoi que ce soit sur cette question, sans donner du raison valable.M.STEPHENS critique vigoureusement le budget, aux applaudissements de la gauche.L’honorablo M.MARCHAND fait oh-server toute l’extrême importance de la discussion, attendu que la Chanibro a besoin do tous le** renseignements avant do passer un contrat qui sera probablement pour douze ans.Ce qui ressort de cott e discussion, c’est qu'il y a eu réellement (les offres de faites au gouvernement nour l'entretien des aliénés à Québec, à des conditions beaucoup plus favorables que celle» de l’asile do Bcanport, et qu’une lettre a été adressée au premier ministre du gouvernement ù ce sujet par une institution religieuse.I.honorable secrétaire provincial, quoiqu'il en (lise,est tropgentilhomme pour nier cela nous s.i^patole d'honneur.Le commDôaiic des terres on lépondant à M.Stephens a fait de» ilhnci talion» sut Tcnlrctien des aln-nés qui sont complètement hors do la question.11 ne s'agit pas de cela dan* le moment.11 s'agit do savuii s'il y a eu de» offres do faites uu goti.omu-me.it.On a voulu comparer l'asile de Verdun à celui de Bcauport l'appui du mode d’affermage.(JVsl une erreur.A Yoidun l'.J-fermage cat basé sur la bienfaisance, la philantropie, tandis que Tallet litige de r.u-do de Ucuiport est une nfiairu de spéculai Un».L’honorable M.PELLETIER r/admet pas que des offres ont été laites au gwnvor-iienisiit.Seulement il se content e de dire que le gouvernement n’a pu» le temps de mener ta que.«lion à bonne tin à es- sieu, mais qu’il fera en sorte do donner mi-tihfuelion h ions.Li mol ion est adoptée et plusieurs autres de moindre importance.Une discussion nfi^cz vive s’élève atu-si ouc la motion de M.Décliéne demandant un état des comptes, n om, rromnaisttai»-ces, etc., produit» cl fourni» nu gouvernement depuis lo IG décembre 1891, pai L.J.Demers, Léger Bxousscau et J.K.M» i-ciel*, imprimeur».1/honorable M.PELLETIER dit qu’il nu crmj rend pas bien celte motion cl demande des explications.M.DEl'Il EN K réplique qu'il vent surtout savoir co (pic le gouvernement a payé pour les 8,000 copies de Put faire Langlais qu’il a fait distribuer parmi se» amis d.*ns lu dernière campagne électorale aux dépens de la province.Le secrétaire provincial ne répond pas du tout ù la question, qii’il semble vouloir éviter coûte que coûte.Il dit qu’il a «-lé pavé tant cl tant à MM.Mercier et Dussault, imprimants, pour ecilaines imp!cssioii3, mais rien au sujet du pamphlet de 1 alluiro Langlais.M.Déchênc a beau insister cl due: Mais ce n’est pas ce (pic je von» demande ; je veux savoir quel» arrangements ont élé laits pour rimpiwuion do ce pamphlet et co qu'il coûte à la province ; .M.Telloiler s’échappe encore par lu tangent o 11 n’y a pas cl’ui rangement spécial, dit-il, le compte n’a pas etc encore payé,cl quand il soi a approuvé, le gouvernement nu payera jus plus (pie le taux de 24 et».La discussion kc prolonge ainsi assez longtemps, et M.'Pelletier finit par cnn.o*n-tir à la motion, en la faisant cependant amende» pour qu'elle ne poru* (pie sur les S,0110 copies de l'affaire I-anglai».La séance est alors suspendue jusqu'à 8 hemes.A la reprise de la séance, plusieurs affaires du routine sont expédiée» l'honorable M.HALL propose (pie la Chambre su forme en comité des subsides.I/honorable M.MA RCA AND fait remarquer que le gouvernement devrait tenir à scs engagements et discuter la loi électorale ainsi qu'il avait été convenu à la dernière séance.Le chef de l’opposition attire aussi Tut-tcntion de la chambre sur le fait qua Thorn rablc trésorier provincial a complètement oublié lu point essentiel dans son discours sur le budget.Il a oublié de dire quelle sont les voie» et moyens que va prendre le gouvernement pour combler le déficit d'un million dont il a parlé.Les règles parlementaires ex iront qu'un trésorier indique ces moyens et ne sc contente pas seulement de faire un tableau plus ou moins exact des revenus et des dépenses probables ; mais l'honorable M.Hall semble avoir complètement oublié cela.Il c’est contenté de dire : Voici le revenu ; voici la dépense, arrangez-vous.Et rien do plus.La Chambre, le pays a droit de savoir ec que lo gouvernement entend faire pour équilibrer un budget qu’on a présenté sou» de» couleurs aussi sombres.La Chambre ne peut pas voter les subsides d’une manière intelligente, si elle ne sait où l’on va prendre de» ressources pour les payer.En conséquence il croit devoir soumettre l'amendement suivant : “ Que d’après les usages parlementaires, le discours sur le budget doit contenir m» état comparé de» dépenses probables et des revenus do provenance ordinaire pour l’année financière A laquelle il s’applique, et de plus dans le cas du Tinsnfiisanco du revenu pour faire face à la dépense ainsi constatée, un exposé du» moyens que le gouvernement se propose d'adopter pour augmenter cc revenu au montant requis pour combler le déficit prévu.Que dans son discours sur îc budget de l’année 1892-93 prononcé le 20 mai courant, Thonorable Trésorier de la province a révélé à cette chambre un déficit considérable pour la dite année 1892-93 sans lui faire connaître les mesures qu’il projette pour y faire face: Que cctto chambre est prête à accorder des subsides à Sa Majesté, mais que, pour les voter en connaissance de cause, elle a le droit d'être' renseignée sur la manière dont le gouvernement à l’intention d’augmenter le revenu public jusqu’au niveau de la dépense, et qu’elkc espère qu’il se fera un devoir de ne plus retarder à lui exposer sa politique financière.” L’honorable M.BEAUBIEN prétend ([lie le discours budgétaire de Thonorable M.Hall contient tout ce qu’il devait dire, et qu’il n’est pas nécessaire de dire sur quoi porteront le» taxes que le gouvernement imposera ! M.DrtCnÉNE donne la réplique au commissaire des Travaux public», oi, dans un des mcilUmis discours qui ont été prononcés dans co début, démasque la mauvaise foi évidente de la conduite du gouvernement (Uns une question aussi Importante que celle de l'équilibre de nos finances.On ent-asse les chiffres pour fabriquer un déficit, dit-il, et on ne nous souille pas un traître mot que le gouvernement entend faire pour combler le gouilrc .de ce .déficit.Il cite la /Vcj«se du 2-1 courant, où on laisse entrevoir la taxe directe aux élue-tcuis, et en retourne habilement les arguments contre la conduite injustifiable du gouvernement.l'ailaut do l’exposé budgétaire, c’est un bien triste trésorier, dit-il, ‘pie celui qui n’a que des’déficlis à nous donner sans êtio capable de fai ro connaître les ressources auxquelles on aura recours pour équilibrer nos finances.I/O» ministres actuels ont voulu faire croire à la province qu’ils étaient le» sauveur» du peuple.Qu'ils le prouvent doue en faisant connaître les moyens qu'ils vont prendre pour le sauver ! Un uutro remarquable discours a été celui de M.G lad u qui a démontré tout le bien que le gouvernement du M.Morcior a fait, en donnant une liste des diDéroutes mesures qu’il a passées,et a ensuite suggéré au gouvernement actuel le» sources du revenu qu’il pourrait se oréer avant d'imposer la taxe directe.On passe ensuite au vote : Venir.—MM.Dochêne, G Indu, Marchand, Turgoon, Lalibcrté^ Tarent, Stephens, Testier (Bortnenf), Tessier (Riinouski), Girard (Rouville), Girouard, Gosselin, Morin.—13.Contro.—MM.Flynn* Duplessis,Marion, Carbray, Macdonald, Normand, Desjardins, Pelletier, M cl ntosh,G renier, Tétrcau, Magnan, ChûtcauNcrt, Tuilier, Beaubien, Nnnlcl, Beauchamp, Baker, bte-Marie, A liai d, r?.n lier, (-hofi-l te, Chicoyne,l)oyon« (braid (Le StJ(Mii), Gtoigh, Mull, lUc L o 11, La cou! mo.Mai t mean, Rmux, Petit, Villeneuve, Km'laml, Poirier, Spencer.—3(i.La (')• uni ïc so hume ensuite un comité des cul - : ; t v.o et s'ajouinu vcj» 1 heuio.rARIlffiTFEDËiiAL Septième parlement-Ecuxlômc session Ottawa, 30 mai.Api es les affaires (le routine, M.KRÉ-MoN T demande si le gouvni neutral serait dl.q osé à vendu* l’iuti ivo'ouial à iiiid compagnie qui s’engagerait à const iitiio un itou t de ( hrmin de Ici devant Québec et la ligue coutte et»lio ICduioiidston et Moncton.M.Il ABU ART évite de répondre directement A fa quest ion ul répond «rame mu* inèt o évasive que h gnuvctiit-uiculn'ueU-coie reçu aucune telle proposition.• l/hom.rallc M l’A l f’ICRSON veut foira finite que sou élu* Mon «Val faite uvun de» ptièrcH, mal» M.I.ISTER fui lame lu beu en lai disant qu’il le .-ait trop liai.île pour avoir pratiqué U conuplion Ini-mè-me, mais d'.mt u» l’ont lait pour lui ; et la corruption n'a pas été pratiquée seulement dans son comté, mats elle 1 a aussi élé, i.-l sur uno grande échelle, dans Huron-Oucsf, Nor-thuiiihi-i Kiiut.Monck et i'iincc-Edward.On la pintnquail ouvertement, sans fausso honte, du liant des hustings mémo.A Huron Ouest, [»:»t exemple, un nommé Montague a dit eu pleine assemblée que si co comté envoyait un conservateur en chambre, de» travaux considérable» do dragngs dans le b:\vrc et d’autres travaux publics seraient laits dans le comté.M.faiterAon bredouille quelques mots, et dit (in'il a les mains nettes.M.MACDONALD (Union) demande un état, de la quant lié de pétrole Kerosene importé au Canada du 1er Juillet 18‘J1 au let mal 1892.Il protesta contre les droits de douane da 100 par cent imposés sur le pétrole américain.Ces droits donnent un véritable monopole aux producteurs de pétrole canadien et leur permettent de realiacr des miliums dont on leur fait souscrire une partie pour la bonne cause.Un discute jusqu'à six heures une motion de M.Armstrong proposant que pouvoir soit, donné à l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, de traiter toutes ii;.un’-re» relatives A l'éducation et A l'usago de» deux langues.MM.MuUaithy, McMullen, et.McDonald, «lu Huron, s0AUX et bmmuU du moiiHfaoliuo.LAYETTE COMPLÈTE POUR BÉBÉS.Manteaux et roi jus do baptérno, chemlHcs ot rolled «lu nutt.clnUos, flanoiloa.coi 11 as.bnnnct», bivve-.ll.CK.corbeilles garnies ou non, Ixiltes do l>ondie, honpnos ft poudrer, brumes, peignes, voit urea pourbébéa, cto.Le tout sera vendu a moitié du prix rétulior.P.S.—Un lot do voitures pour bébés, dernière perfection, est aussi en vente ft moitié prix, Québec, 0 mai—Cm* u mx ?3F»jK,S!A'ïrEia3 X.J3 v_) :ivj_ :llj.u i v xic-t A T K Le meilleur remède et le plus sûr pour le soulagement do touteg les douleurs internes et externes ŒD1ST "VSITSTTII3 PARTOUT Envoyez par la malle, sur récoptioa do 25 cts cn timbre, adresaez au Dépôt Général m 25; IRUt ST"J0SEP?ü, ST-R0CI3, QU38EG «v I IMPERMÉABLES POUR DAINES, DERNIERES NOUVEAUTÉS SATIN ES Fit A N Q ATS.J N D1 V! 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