L'électeur, 24 octobre 1892, lundi 24 octobre 1892
Québec, Lundi,' 24 Octobre 1892 13e année, No.8§ .?*3YT TARIF DES ANNONCES xlèmont SEDITION QUOTIDIENNE Bibliothèque $ 3 00 Ti jraiêre insertion (par ligno).$ 0 10 Autres insertions, si s tous ) *îo:i jours.Tron fols par .«unnait un.Doux foi.j par neumino.Aviationlis&mcos, nnriigtw n’»l($cè3 0 23 Toutes lettres, eto., devront Être adressée* à Krntsst Pacavd, Ulïltct*urt ill et 113, Côte Lamontagne, Québec.flUmo».v.1W [Quatro mois.I W B-l/abonnement est strictement payable d’avance.ÉDITION hebdomadaire f lJn an, au comptant, d’avance.§ 1 00 O 05 ERNEST PACATJD, Editeur-propriétaire BUREAUX: 111, Côte Lamontagne, Basse-Ville, Québec ULRIO RARTHE, rédacteur L’ELECTEUR On instruira les procès en c d'élections dans Ontario aux dates qui suivent : Comté Endroit • Welland.Welland.^ ork-Kst.Markham.Fimcoe-Eet.Orillia.Monck.Cayuga.l’rince-Edouard-Pictou.Lennox.Nupanee.,.Huatiugs-Est.Belle ville.Victoria-Nord.Lindsay .Ontario-Sud.Whitby.Huron-Ouest.Goderich.ntïssc c’est lo monde qui ne marche pas A rebours ; il vaut bien mieux marcher avec elle et uuoai vite qu'elle pour no pas Mro ]>OU8sé plus tard à côté du chcmiu et être abandonné en route.II faut plus d'instruction pratique A nos garçons, et puisqu’il est de votre mission de diriger leur éducation, fuicjs-lo do façon qu'ils soient des homines capables d’entreprendre vaillamment les comb.its de la vie dan» toutes les branches do l'iudustrio humaine ; sinon désistez-vous do votte prétention, et laissoz-noua faire, nous, pères de famille.QUEBEC,124 OCTOBRE 1892 20 oct 7 nov, lOnov.12 nov.14 nov.14 nov.15 nov.J 8 nov.19 nov.12 déc.DE TOUUES SORTES EST EDITION DU MIDI les Élections du Nouveau Brunswick AD PALAIS La taie et les marchand» CASQUES, MAACIIONS, PELLEMES, BOAS, CAPOTS, Etc LE GOUVERNEMENT BLAIR MAINTENU MAJORITÉ LIBÉRALE PORTÉE DE ' 6 à 14 ASSISES CRIfflELLES St-Octavc de Métis, 12 octobre 1892.Monsieur le rédacteur, Ne voilà-t-il pas que le percepteur du Revenu nous menace de poursuite si nous no payons nas la taxe au gouvernement De Boucherville.Vous m'obligeriez en mo disant co qu’il yak faire sous les circonstances.• Votre serviteur, H.Tardif, Marchand.Réponse.—Notre conseil, c'eut d'attendre.Cost co que font la plupart des marchands 11 Québec et ix Montréal, depuis surtout que les journaux conservateurs oux-tnômes ont blâmé ces impôts et annoncé des changements pour la prochaine session.Nous no voyons pas pourquoi l’on forcerait les petits à payer pour les gros.Ras î^uo nous voulons s’on défaire lo plus tôtpossiblo ot pour cola nous v ^r0 vouiuns a on uoxairo 10 plus totpossiuio ot pour cola nous y avons lait subir une réduction proportionnée atn d'etre certain de vendre à tous ceux qui so préaon-toront.* Wous devons attirer tout spécialement votre attention qu’ayant fait une GRANDE REVUE DU STOCK, nouî pouvons assurer que tous les départements sont encore au complot, surtout dans les différentes lignes propices pour cotte saison, telles que T,weeds pour.»ats, pantalons, etc., Grand choix en draps pesants dans tons les prix, Elolles a " ‘aux, Etoiles a Robes, Lainages et Flanelles, Trocs et Caleçons, etc.et dfl^SDira^?oSwr/Hductio?considérable qu il y a sur tout lo stock, lo public do la villo citons Cftmpa£ru tlouver.i do grands avantages on nous favorisant do sa visite quo nous aolll- L'AFFAIRE IOBISSETTE Lca élections générales ont eu lieu Earnedi au Nouveau-Brunswick.Lo gouvernement de M.Blair, qui u’était présenté aux urnes électorales avec une majorité de G, a obtenu samedi une majorité de 14.Noua donnerons plus de détails en dernière édition.Ces élections offraient un intérêt tout particulier, vu que l’honorable M.Blair était à peu près dans la môme position quo M.Mercier avant la consommation du coup d’Etat.Le chef do l’opposition avait présenté au ‘lieutenant-gouverneur un mémoire ligné par tous ses collègues do la gaucho, mettant l’honorable M.Blair en accusation pour avoir prélevé certaines souscriptions électorales.Lo lieutenant gouverneur, au lieu de renvoyer M.Blair, lui enjoignit do retourner devant lo peuple, bien quo les élections eussent ou lieu moins do deux ans auparavant.M.Blair se soumit et revient aujourd’hui avoc l'approbation do la Province, soutenu par une majorité plus que double de celle qu’il avait auparavant.Si lo lieutenant gouverneur du Nou-Vtau-Brunswick, avait fait comme M.Angers et renvoyé M.Blair, il est possible quo l’opposition conservatrico, ayant possession du mécanisme gouvernomon-tal, eût réussi ù vaincro son adversaire; Sir Leonard Tilley a cru cependant qu’il n'était pas justiûablo d’en agir ainsi.Il a cru que c’était au pouple à donner le pouvoir, ot non pas ù.un représentant du gouvernement fédéral.Une cause comme on en voit peu [levant les tribunaux DEPOSITIONS DU PLUS VIF INTERET ffno femme qui no croirait pas son mari sous serment RÉVÉLATIONS RENVERSANTES ARTICLE A SENSATION Quel est railleur du faux (Du Moniteur da Commerce.) AU CONSEIL DE L’INSTRUC TION PUBLIQUE.Eliias Mailloux serait on co momont dais l’Améripo du S .tl LES PROJETS DE FORTUNE DE MAILIO X X*„ O X33, LDMBU V] Gérant.et de la Couronne, St-Roeh Il s’est passé dernièrement, au Conseil do lTflBtructioii Publique, un incident dont la gravité ne saurait échapper A quiconque observe le mouvement d’émancipation intellectuelle des Canadiens-Français.Lu civrgé de toutes les dénominations qui contrôle et qui prétend avoir le droit île contrôler, ou plutôt, pour être plus clair, de diriger absolument l'instruction chez nous, s'est effarouché de certaines déclarations nou déguisées, faites par des personnages haut placés et capables de porter un jugement sain sur les causes qui retiennent notre race en arrière «lu progrès matériel, et assez honnêtement indépendants ponr indiquer ouvertement le remède à un état de choses devenu vraiment insupportable.Nous allons résumer la situation d'une manière aussi claire quo possible.Depuis un siècle, noua avons îles collèges classiques ou soi-disant classiques, oil dos centaines d’eu fan ta ont fait des cours d'études plus ou moins tronqués qui uo comprennent en somme que la comiq«***'*~ ^ivim.iviiu au iittbi, j„ 0 «y et do quelques auteurs français trite sur le volet, plus un peu do science physique, un tout petit peu de chimie, fort peu «le mathématiques et presque point d’histoire ; cours durant lesquels la connaissance de lu langue anglaise, si nécessaire sur co continent, est absolument dédaignée et où l’on s’étudie A prouver aux élèves par A plus B, que le monde où les trois quarts vont s’engouffrer n’est que l'antichambre de l’enfer, uu monde odieux au milieu duquel il faut vivre en so refusant toutes les jouissances honnêtes, fermer les yeux A tout progrès matériels pareequo lo matérialisme y domine.Vivre de pain d'orge et d’eau, faire imprimer ses blancs de reçus et de comptes, et faire confectionner scs chemises dans un établissement de religieux pour rester honnête citoyen.Aussi, grand Dieu î quelles réactions pénibles ne voyons-nous pas tous les jours ! Les pauvres jeunes gens élevés, huit années durant, dans un atmosphère qui sent le moisi des XVIIe et XVIIle siècles sont-ils tons désorientés, tous hébétés, en plongeant, au sortir du collège, en pleine fin de Coin des rues St-Joseph maK‘asin so formo tous loa Jours A six; heures, excepté lo samodi Il avait des blancs de chèques officiels en sa possession ET IMITAIT HABILEMENT LES SIGNATURES DE MM.VERRET ET MACHIN ACADEMIE DE MUSIQUE W.JS.RUSSELI L aôalro Dion rappelée sous lo Jour lo plus odieux Uiücant SAMEDI, 29 OCTOBRE 1802 Mcublicrs et Entrepreneurs de Pompes Funèbres BRILLANTE SOIREE -DONNÉE PAR- Ljmnnmrable Violoniste Hongrois 178COTED NOUS AVONS LE PLAISIR d’informer nus ami# ot lo public quo noua foison h un co inomont une Mil lïÆ RR o.JWC!M!Aqï:M WK.les invitons de profiter de cette occasion, car il no peut h en présenter «le plus favorables pour acheter do beaux et bon* meubles ù aussi bon marché.m 4 Nous faisons aussi une réduction spéciale sur notre grand assortiment, do EDOUARD Une nouvelle scène à la Cour On a été témoin de bien des choses extraordinaires ù la Cour d'Assises depuis quelques jours ; mais co qui s’y est passé samedi matin éclipse tout ; on n’en trouverait pas la pareille dans touto l'histoire du jury.On sait combien la forme est sacrée, surtout aux assises criminelles, où l’honneur, la liberté et la vie des citoyens sont en jeu.L’une des formalités ri- f'ourousemonb suivies jusqu’ici, c’est ’appel des petits jurés ù.l'ouverture do )a Cour chaque matin.Si leur présence n’est pas requise, on les congédio on-Buite pour la journée ; mais avant de les renvoyer, il faut s’assurer s’ils sont présents.Une autro pratique également consacrée par l’usage, cost qu’avant dorepron-dro les procédures lo juge doit demander aux avocats s’ils ont quelques motions ù présenter.Samedi matin, nous ne savons comment cela s’est fait, les formes ordinaires do la justice ont été suspendues.A l’ouverture do l'nudiënco, lo premier témoin do la journée dans l’affaire Mo-rissotto était déjà installé dans la boîto.et l’huissier-audioncier informait précipitamment les petits jurés qu'ils étaient congédiés jusqu'à.lundi matin.A la vive surprise de tout lo barreau1 présent, l'appel des noms dos petits jurés était supprimé.Jamais mla no s’était vu depuis que la justico ost administrée ù Québec, même aux pires époques.Cet écart de la règle invariable avait-il été concerté à l'avance entre 11 Couronne et les officiers de la justice île criour obéissait-il à dos instructions secrètes ?Les rôles avaient-ils été distribués ù l’avance 1 Nous n’en savons rien : co quo nous savons, c’est quo lo président du tribunal et les avocats do la Couronne ont été d’accord ù.permettre cette déviation do la procédure réguliôro, ot que l'offot do cetto mesure, qui sent lo révolutionnaire, a été do spolier l’honorable H.Mercier d’un privilègo qui n'est jamais refusé même aux piros criminels, aux assassins : celui de connaitro au moins un jour h l’avance la llsto sur bqucllo seront recruté# leurs juges.Dans les cas de délit, l’accusé a le pri-^go do récuser purement et simple-.ment huit petits jurés ; il peut ensuite en récuser un plus grand nombro on motivant la récusation.Gomment peut-il récusor quoiqu’un pour causo sans connaître son nom J Comment la Cour ollo-mèmo pouvait-cl]° congédier les petits jurés sans s'as-®nrcr au préalable do leur présence ?Samedi, les petits jurés étaient des figures nouvelles ; lo jxinncl avait été renouvelé au complet.! * he but do la Couronne on supprimant 1 appel dos noms est facile ù deviner.La liste qu’elle tient cachée, ollo l’a par do- CH ROMOS AVEC T.K CONCOURS I)K8 AUTISTES SUIVANTS Mademoiselle M.D.M&TII0T Ni «m *i et nous nous chargoom de l'encadrement U dos prix défiant toute compétition.**?®*^®* FUNÈBRES, garnit lire» do milon;.do première cIohao ot dé-f0,1 *** Nous avons en magasin lo oorouel lo plus rlcho Jusqu'au alun commun ImbiW *V i:;:!* ,MIllïï:i,,rll7,.w"vV,,p; ?r*£ï* «."«% oto* Gaillards1 tjo pioinlC^e! à • n Mu public, ot nous A.croim tuujmii < piôts pour rciihovoliHHCinunt 2©h morin.Résidence privée : O.Portugais, 14(> rue Colomb*, N.Remay, 3 Côte de la Négresse Mademoiselle FLORENCE SAGE Monsieur J.W.MAP.SHBAKK 30 yept—I ni ffilègOfl réservés.,.fl.00 ADMISSIONî« Parquet.76 l Galerie.ù) Plan do la sallo et billots déposés chez l’édi- teur A.Lavitfne, 65 rue do la Fabrlquo, ainsi quo levi programmos* \m piano ut iliHù par Réinényi do la célèbre m a n u faut, uro do " Manon 6c Iiamlln ”, olioi-i chez A.Davlguo.I*orlo:i ouvertes a "è heures.—Soirée ù 8 heures.GEO.W.HORNE.Agent.APPAREIL BREVETE Actualités POUR LA FABRICATION DE VINS CANADIENS Un fou considérable ravage depuis 2 heures ce matin le beau villago de Ste-Anne de Beaupré.Nous donnerons lca détails dans notre dernière édition.AVEC TOUTES SÜftTES DE RAISINS SYSTÈME P.BIARNÈS M.P.BIARNÈS.SI.rno St-Louis, Qa4boo, nprft» (lo iioinbrouHO.t'1 tilde, ot oxpA- lienees sur - a fabrication don vins o.iniulic*nM, est parvenu a combiner un syntèmo d appareil réunlssunt d«w avantages inconnus jusqu’A co Jour ot quo l’on pout cortltlor élit) le tloruior mot.do la Hcioncn.Quantité ol degré ____ __ _ __ - ¦ ¦ — -— ¦ — — —- — — — - Magnifique édition des discours de 21L lAurior aupuifl 1371.—On trouvera enooro à o# bureau quelques exemplaire1! relié# en culs, ïSmalto.!.employé j Uniment Minard est par les médecins .¦ • ., .¦1 wn!*f MU •x'" V.y?'ws .: : •: ' ¦" 7885 19 14 I VTCLFCTFTTR dirait : .f 44 Je ne fais rien." C'est font.C’eut la seule nouvelle nue j'ai reçue de lui depuis qu’il »’c$t enfui un pays.—-D'oi; avez* vous reçu ce télégramme ?—De Buenos Ayres.—Quand avez-vou* parlé do la chose pour la première fois et à qui ?—J’ai parlé de cela pour la première fois J» M.Na/airc Olivier, un dos avocats de Morissette.J’ai dit ; 44 de connais quelqne chose au sujet des chèques forgés.Si cela peut vous étro utile vous pouvez m’appeler nomme témoin ”, C'était,ccluj dans lo coure ».% .t* .* 4IM 60U u *ns Mac.amure t*t a fuit boire les t.iiuojn».l\«r la suite, ces demurs se sont vantée qu’il* avaient sauvé lo coupable.—Ayez-vous quelque intérêt dans cette affaire, lui demande-t-on ?—Non, monsieur.— Ktes vous parente avec Mnrim^U ?1 Non.Je po dis que la vérité.Le témoin ajoute (pic sou niait no so par* itiro.rait pas «le liu-mC-im juo wrein.—Parce que je ci*.; W19 * L cirivût quelque chose.' ,.**!; Lendoux.—- A qurllo heure Germain ivt-il cio a Votre bureau ï :* —tY en 1 heure.Mailioux est doserndn aussi h votre liureau ce jour-lit ?i * •—Oui, vers 4 heure».11 m’a dit : “ Ne elites donc rien k co sujet, je vais y voir.” Dans co temps-là, Mailloux était employé du département des Travaux public» et je l’avais informé de ce qui se poîisait.Il n’avait pns lair trop excité.Il était venu échanger un chèque de $20 exactement semblable à celui de $IB,4U0, excepté le montant.Kn réponse à M.Languedoc.—Huit jours avant que le chèouo de $18,*100 ait été.présenté chez nous, Mailloux est venu me trouver a ;ec un chèque de $3,000 ex ictcmcnt dans la même forme* que nous avons échangé et t rapporté à la Ixuiqne.Le chèque était parfaitement correct.Il no «fais arrive pas souvent d’échanger des chèques ofîlcicls an montant de $9,000.Les chèques it la fin do chaotic moi» varient de S-“>0 a $400.Si Nul médicament n'a encore été^ RHUME DE CERVEAU, découvert pour attendre TelFota CATARRHE NASAL do la CATAltUHtNA dans lû j ASTHMESIMPLE, traitement do toutes ces mala-1 .1 dies.La promptitude do la gué-| r'lîG^A.lNE, rison est surprenante et surpasse y MAUX D l’attente des malades.LA VERITABLE CATARRHINA porto sur la boite la signât Garneau, M.D.mais que t»‘e *• main peut lui faire faire tout ce qu’il veut.L’honorable KniNçois Lasoki.itk, appelé comme témoin, dit qu’il a été trésorier «lu cetto province.La veille, il a jeté un coup d’aol sur le clièquo de i?.),700, et »i ce chèque lui eût été présenté il m» serait trompé sur les signatures do MM.Ver rot et Machin, et le» aurait acceptée» comme authentiques.Il a été surpris do voir que ocs chèques étaient |>ayés ; et il aurait certainement été trompé.Même après le scr-mont de M M.Verrot et Machin, il serait encore porté ii croire que ce sont leur» signatures qui sont sur les chèques en question.M.MalunvàXT, sténographe officiel, dit que lo chèque de $9,700 qu’on lui montre eut semblable k quntro ou cinq autres blanc» de chèque qu’il a vu.entre le» mains d’JCllios Mailloux, aujourd’hui disparu du pays.C’est dans l'automne 1S1H) ou au printemps 1891—lo témoin nose rappelle nas bien—quo Mailloux lui a montré ces bluncs de chèques, qui portaient des numéros comme le» faux produits au tribunal.Le témoin commit bien le» signatures do MM.Verret et Machin.La première foi» qu’il a vu les blanc» de chèques en question, aucun d’eux ne portait de signature, Par la suite, Mailloux lui montra un de ce» blanc» signé et lui doinanda do le remplir et de lo changer.“ Lû-doàaus, dit le témoin, j’ai observé : “ Mai», mon cher ami, tu veux me faire faire un faux ?Où as-tu pris cela ?—N’iinporte, jo le» ai ! repris Mailloux.Rcmplta-Us et pa*«e-lea moi !—Kat-co toi qui a» fait cela ?—Supposons quo ce soit moi.—Puisque je l’ai, ai-je repris, jo vais 10 déchirer.Co que j’ai fait.“ Non» étions do bous amis dopai» l’enfance, Mailloux et moi.“ Au lendemain de cet incident, j’ai été au bureau de Mailloux, au Parlement, Mailloux m’a dit : 44 Tu semble» douter du chèque que j*ai voulu to donner hier.Eh bien, voici î Là-dessus, il a pris uno plume, 11 a imité un des doux noms forgés^»ur le faux, et avec une autre plumo, il a contrefait l'autre signature.Jo ne Bui» jwis un expert en écriture, mais cc[>endaut j'aurais pu m’y tromper, tant les fausses signatures faites par Mailloux étaient ressemblant os.—Que vous a dit Mailloux, après celu, demande M.Lemieux?Objection do la part des avocat» de la Couroune, qui piétemlcnb que la cour no ncut acceptor le» déclaration» d'un tiers en faveur du prisonnier parce que ce serait lin principe dangereux.La défense répond qu’elle veut fonder sa preuve là-dessus et qu’cllo cherche non pas aucunement à faire accepter l«» déclarations do Mailloux, mai» seulement à prouver le tait qu’il a lui même forgé le» chèques dan» le but de frauder lo Trésor.M.Gicenshields accuse la Couronne do ne pas avoir pris le» moyens do faire arrêter Mailloux.Le pré idcnl du tribunal décide que les paroles de Mailloux ne dénotent que son intention, qui peut avoir changé lo lendemain.Kn outre, Mailloux n'esl pas du tout en cause ici, de sorte epic eo qu'il neut avoir dit n’est, pis absolument uéccs- fiurean du Tr&opiVr de la Citd Québec, Cl octobre 1 9 PAVEZ VOS TAXES GOR AVIS est par le présont donné quo si les taxe- do l’a nuée courante no «ont paréo* ran» d«lai.lo» compte» écroui remis a la Cour ilu llownler pou» eire collro A-».Tou* rompttiiii pour trottoir» ou pour dniiiuffo i-iornnt épf Moment remis k la Cîour du Uccordur s’il» no *»out pa-* payé* tout do suite.O.J.L.LA F R ANC K.Trésorier (te la Cité.Eli vente cliez tous ici prlmipaux dropistis di Qjéb 8’- Moatréal Hiiuimmimifiimmiiiiiiiiiuimmiiimiiimimimmiiiiiimiiiiimiui,,^ 'yàùiacu/^z/ewûgœ/iC'j COGNAC.LES DEUXIEMES PLUS GRANDS EXPORTATEURS DE BRANDY.CITc DS QUEBEC BUREAU DE L’AQUEDUC Hotel DK-V ïlijc, AVIS PUBLIC est pirlo prônent donné que «Ici souiniHHtous cachetées et cwlo r* séo» 44 Souuitasion pour prlnturngc " ot ndreei»iiurrr le pont tir l’aqueduc snr la ri-vièro St-C.’.arlcs, deux coaches, pointuro métallique.a tant la verge carrée.Chaque «oumis-tion renfermera le reçu du Trésorier do la cltéou un chèque iv.cepuj pour une somme de vingt piastres.et cette nomma »ora eonlls(|uéo à qui refuserait de signer lo contrat ot retenue contre le contractour jus-qu'.x co quo l’ouvrage soit tint.Chaque sonmirtsiou «en faite sur un blano quo ron m procurera.à oo bureau, a qui uor-tora lo» signature» do doux person ne» *oiYa-blcs voulant ivssurnr l’exécution du contrat.La corporation no-'engage pas A acceptor la plu» bo.maasa ——aawa—¦¦aa—iai«awM*«»iw——i —aàaa—a——mm —b—a—» 15 oct—j n O AVIS DS FAILLITE CAISSE BAS LAME J.A L ANGLAIS 1 ectouv» ot «lu curateur.Lo stock ot l'inventaire «Vicolui pourront étrq exam tue» tous las jours au muKadn du failli, et la lL*,to «le» créance* au bureau «lu soussigné.J.o soussigné no R*ei>^affO pas h acceptor la plus haute ni aucune «les soumis-dou».Pour plus amples informations, s'adresser au so us.» igné.D.ARCAND, ^ Curateur, Québec, 1S oct.1392 71 rue St-Piorro.— au 27 oet.A 20 Cts ARRIVAGES PIANOS, UAMOMIM Orgues d’dglise et Les soussigné» ont rhonneur d'informer l* cunsouunateurs do 1AA BLOUSES AVEC 1 v ^collerettes pour je unes filles valant $7.50 UK!M ITCS A 83.50 Caisses d'étoffes llobes assorties MaeMnes à coudre , « a pré.» voit*, «noua soi meut?Non, monsieur, qu’lit viennent de recevoir lo fameux charbui Le plus grand choix à Qqébeo do Pianos4 Hurmouiiuns degliso et de boJou provenant - DES FABRIQUES — Plymouth Red Ash Canadiennes et américaines «lo toute» groamur» qu’il» peuvent vendt» un plu» bas prix du marché.Envoyez vos commande» do unite, vu '§ hausse qui doit ko faire encoro lo premiof septembre prochain.HARTMAN & Co, New-York D.Morris & Co, Boston.R.S-William s & Son,Toronto Berlin Piano Co, Berlin, Kilgour Piano Co, Hamilton, Harmoniums Berlin, Berlin, “ Thomas,Woodstock.— aussi - De superbes pianos d’occasion depuis fÇlft.00) quarante piastres en montant.Cornu itvin ùû paiement facile».Vieux instruments pris en échange.tar Satisfaction gamulie.T>ea accord» ot réparation» de piano» ot harmoniums soront prompLcincut exécutés.Téléphone 891.Lavigueur & Hutchison EDITEURS DE MUSIQUE No 141 rue Saint-Jean, H.-V.QUEBEC.22 iept—1 an 2 Caisses de fianellettes «liwi ETOFFE FOUR aiiDdiCostüme valant 60 ceots Ri'dnite a 33e.la verie 2 Caisses de Coupons de Coutil GOLD 107, RUE ST-PIERRE TIE ILiEIE3!! 01ST E 259 25 aoOt 1892.LACK SEG Dentz & &9ld0Pmanu’3 PORTIA & Xo:o;o^ POELE ETOILE Est lo moUleur Champa-gno sur lo marché anglais C’est le favori do Son Altosso Itoyalo lo Prince do Galles, do la Cour, du Club do l’Arméo ofc do la Marine, etc.On en fait imgo à presque tous les banquets itn portants.— Non Put ce quo j’éUis sous l'impression «|ii il blaguait tout le tenqn».La ho-condo foi» qiril m'a fait ces pnqK'sitiou*.il m'a montré un chèquo signé que j’ui du-chiré.Celle fois, u’étaii oucuic sur la Ter- r«mi*.J'ai eu une autre outievue avec Mailloux nu coûts de I.«quelle, avec deux phrut*» différentes, il » imité les signatures de MM, Vend et Machin.Je n’allais j vit A ta au i’atlcinvnt sjxns aller fairo visile & Mailloux.‘4 Apièi» ce» incidrnD, Maillrux no m’a initiai* f*ir-]?o«6 de fnirodv rmgeni avec lui.H m’a crj»vndanV dit qu’tl avull trouvé un lioniiiic, un cuaugei, quite chargeait, de changer les chèques pmu loi.— Connaisse* vont Moflf*eUc, M.Mal-cnf.uit T —Oui.Mailloux le oo n nu taxait bien aussi.~ Mailloux ne vous a-t il jamais dit qu’il parlerait do l’affairo A Mortasette?—Il no m’a j.imata «lu cvIa.—Vum travel jamais pensé qu’il était do Votre devoir de signaler ce* Uiu U U ju**-tieoT ' —Non, patcc que je croyais dans lo temps que c’était une farce, -Une singulière fat ce, que celte do déchirer un livre de chèque* 1 —«Pétai» sou» l’imDrwion quo tout employé pouvait avoir do cos blanc» do chèque».Plus tard j’ai conseillé il Mailloux do déchirer lu» blancs qu'il m’avait montrés.—Ktier-vous k Québec en juin dernier ?—Oui, et j’ai vu par les journaux que Morlssetto était arrêté, mois jo n’ai pas jugé a propos do parlor^jrionr sacrifier mou ami Mailloux, pour Morusclto qui u’éuiii pas mon ami.—Avez-vousr*vu Mâüioux depuis sou départ?—Non.^v —A VCT.-VOUS eu do se» nouvel Ses ! —Oui, Un télégramme dan3 lequel il me 105-111 rue St-Joseph (Sous la forme cle Tortue) Soct—t au Co poêle est sans contredit superior à tout autre.Peu dispendieux, il économise 25 pour Cent sur lo combustible.Vendu à moitié prix des poêles importés d’Europe et avec garanti, BEDARD & PÂPILLO! 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mais pourquoi ave/.-vous sollicité le commandement du Pétrel ( —Cette excursion me tentait.J’avais déjà visité cos parages et je ih sirais les revoir.— Voilé tout ?—N’est-co pas su (lisant ?— Pour les autres, oui, mais pas pour moi.Monsieur Dolorn vous ne ma dites pas tout.—Que vous dirais-je d’autre 1 —Mais.vous me diriez, par exemple, que v*.us ôtes amoureux ïou do Mlle Darcy ; que vous avez saisi cotte aecasion do vous rapprocher d’elle,de la voir tous les jours, que cela ne me surprendrait nullement.—Qui a pu vous faire evoire ?.—lîoii.\; vous êtes tous les mêmes.Il me sembla entendre [Sir Henry Drummond, il y a vingt ans, me dire : “ tloorgiana comment avez-vous deviné que j’étais amoureux de vous ?” Mais je le savais.avant lui.Où vous mènera cet amour ?—.le l'ignoro.Ou ne se demande pas cela., on aime.—Mlle Darcy est riche.—Je le sais.—Vous êtes pauvre ?Deloru ne répondit rien.—Ce n’est pas un crime et vous pouvez l’avouer.Ecoutez-moi, monsieur Deloru, je m'intéresse à vous et aussi à 11 Mène.»Sir Henry a des capitaux eousi-dèrubles dans une maison de Londres qui fait un grand commerce avec l’Inde et possède de nombreux navires.Vous êtes bon marin.Je puis lui demander de vous J aire avoir le commandement d’un de cos navires.Lco appointements ot l'intérêt dans le chargement s’élèvent à près do mille livres par au.Sir Henry Drummond vous a pris eu amitié, ot déclarez-vous u Mllo Dard y.— Lady Drum moud., je nt sais comment vous remercier., mais.—Vous refusez ?.Je m’en doutais.«—Mlle Darcv uo ACHETEZ TOUJOURS LES MEILLEURES f feuilleton de L’ELfCTEin MARCHANDISES «g s wa Allumettes Cuvettes, Planches à laver, Papier manillabrun et de couleur -,- „ Exigez de votre épicier les allumettes eddï et n’en prenez pas d'antres COMPAGNIE DE NAVIGATION Richelieu & Ontario HISTOIRE D'HIER Lrc’ rvprta lundi.10 octobro 1892, le* train* partiront du Torminu*, rue 8alnt.ni.20 xnlnutoa pour prendre lo lunch au Lao ^L'JCrpr’es* local, nord et sud, 'fora me-«ordi'inont A la Rivière A Pierre avec lo chemin «lo fer des liasses Lauren* tide-.pour Sal ut-Tito, Grandes Piles, Trols-ItivlèrCH.On peut ko procurer des bih uc passage chcx R.M.Stocking, vis-A- via lhétcl St-LoulF,ct au No liîl ruo St-Joseph.Ixî fret pour M-Rayniontl et le-i stations Intermédiaire* uo sera reçu A Quebec après 3 ju p.m-.et pour les niai ions au-dolfl de Sl-iuymoml.apres 5 h.p.ni.I.R chemin de fer transportera les nouveaux colon* et leurs familles,et une quantité limite* Tin 8TEA31KU DK CETTE COMPAGNIE , f* laissera Quatre pour M.mtiral cou* les jouru (excepté le dimanche) Ai Heures p m.arrêtant a IkUlscan.Trois-Km ères et SoreL LIGNE DU SAGUENAY I.e steamer Saguenay.cap.Karans latooY r-\ le quai St André.A 7 h.ot lo oiial XapoMtn A 7.:bl a.ni.tou* 1m mardis et vendredis pour la Iluic St l*aul.Rboulcmciit», Malbaio.IJ-vl*ro-u-Loup, Tartou sue, h’Atiso Sl-Jean, Ila;o des liai lia î et Chicoutimi.Il la voyait souvent, toujours en compagnie de sa mère ou do lady Drummond.Jusqu’ici douce ut simple avec lui, elle do venait irritable, le plus souvent froide et un peu hautaine ; idle a fleet ait do l'écouter a peine, d ignorer sa présence.Parfois aussi, mais rarement, elle semblait regretter ses dédains, solliciter un muet pardon, et Deloru on soutirait presque autant, quo de sa froideur.11 attribuait cos revirements à un sentiment do gratitude dont il eut voulu effacer toute trace.Il aimak 116-lèno avec toute l'ardeur contenue dans son cœur pour lequel l’amour vrai est une révélation intense et profonde.Très clairvoyant d'ordinaire, habile à deviner les ruses à l’aide desquelles les femmes excellent à dissimuler leurs sentiments, il cessait de l’être dès qu’il s’agissait d’ello.Hélène lo tenait-elle à distance, il on conclu lit quo sa présence lui était désagréable ; semblait-elle ne pa.s le voir,il se disait qu’il n'existait pas pour elle et que l'humilité apparente de ea situation provoquait le dédain do la jeune lillo ; était-elle simple et naturelle, il attribuait sa manière d’être à lu boulé de son père ot i\ sa courtoisie.L’amour vrai, sincère, est comme la charité : il excuse tous, il croit tout, il supporte tout.Deloru pouvait modilier cotte situation d’un mot ; mais ce mot, il s’était, juré à lui-même do ne lo prononcer que le jour où il croirait avoir conquis cœur de celle qu’il aimait.Il ne voulait devoir cet amour qu’a lui-même.Un révélant qui il était il sentait bien qu'il aplanissait les principaux obstacles qui la séparait d’elle, qu’il so relevait tout au moins au niveau de M.do Yilliers, dont il devinait les prétentions; mais de là au cœur d’Hélène, il y avait encore pour lui un abîme.Dans ces crrcuis passées il lui était resté une certaine défiance, non d’éprouver, mais d’inspirer l’amour, ot sou amour même augmentait cotte défiance.L’amour sincère u’est jamais présomptueux ; Vhomme qui aime so diminue volontairement de toute la hauteur à laquelle il place la femme aimée.11 sc sent petit devant ce piédestal sur lequel il s’élève, humide devant la supériorité morale qu’il lui attribue, timide a l’idée du bonheur qu’il attend d’elle seule.Deloru n’admettait pas un instant qu’flélènc pût être capricieuse ot fautasque.D»' ia nature féminine’ il no lui reconnaissait quo les attributs les plus charmants.Il souffrait parce qu’il aimait.Hélène, de son coté, se contait embarrassée.Elle sc reprochait de n’avoir pas dit ù ses parents que Deloru était l’inconnu de Binard.Co secret lui pesait comme un remords et la charmait comme un plaisir défendu ; cette dette de reconnaissance la gênait et elle eût souffert do la voir acquittée par d’antres.La présence de Deloru la troublait, l'irritant ot l’attirant tous à tour.Elle s’agôniait à l’oublier et s’étonnait de pe.n-esr à lui.Sans cm ‘ " sût pourquoi, les attentions doM.de Villiers lui devenaient chaque jour plus désagréables.Elle redoutait l’heure où il s’expliquerait, où il lui faudrait répondre à sa demande.Cette heuro approchait, elle sentait et elle eût voulu la différer, mais comment ?La courtoisie parfaite do son hole ne lui en laissait guère le moyen Elle savait.bien que ni sou père ni sa mère ne chercherait à l’in-iluenoer, à lui faire accepter un mari contre son gré ; mais elle prévoyait des questions difficiles, une sorte d’examen de conscience devant lequel, inconsciemment, cl lo reculait.Lady Drummond était trop femme et trop fine pour n’avoir pas deviné une partie do la vérité ; mais on sa qualité de femme, elle sympathisait davantage avec les souffrances de Deloru qu’avec les hésitations d’Hélène Lady Drummond avait été heureuse ; il lui en était ref»*6 un fond d’idées romanesques que tristesses et les désillusions d • la vio enlèvent seules à son sexe L'amour de Delorn pour Hélène n’avait pas échappé à ses yeux clairvoyant s,et lad#Drummond se di-ait que si Dolorn aimait Hélène, c'est que la distance sociale ou moral » qui le séparait de la jeune fille n’était pas aussi grande que les apparences le faisaient croire.Ses entretiens avec Delorn la confirmaient dans cette impression.Si habile qu’il so crût, il n’avait pu don- COMPAGNIE Les bille lu rt cabines pour Montréal so '«indent aux bureaux de In compagnie, qtinl Napoléon, ol pour la ligne «la Saguenav, »nr lo «lUat St-André, et aussi A laRoucodo M.K.M.Slocking, eu face do L llt-tul dt-Louis.JULIEN CHABOT.Gerant G.ueraL, L.TT.MYRAXD.Agent.HUITRES ! 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Mercier, qui avait donné $110,000 A l’université Laval pour lui permettre do garder sa position davunt-gardo do l'enseignement supérieur en ce pays et $10,000 à Son Eminonco le cardinal-archevêque do Québec pour l’aider dans l'accomplis-sèment de son œuvro do fortification des institutions catholiques I Mercier, qui avait accordé généreuse-mont uno somme do $2,000 pour aider A la confit ruction d’uno école des frères A St-Roch ! Mercier, qui avait donné $50,000 pour établir les écoles du soir dans l’intérêt des classes ouvrières 1 Mercier, qui avait donné aux ouvriers do St-Roch une bibliothèquo pour leur usage exclusif ! Mercier, qui souscrivait largement chaque année pour romottro le turf on honneur ot attirer ici des afiluences d'é trangors ! Mercier,qui a accordé des sommes considérables pour les institutions protestantes do Québec 1 Moroiër, qui a dégrevé la cité de Québec do l'impôt occasionné par la construction du Palais do .1 uslico et en a réparti les frais sur les contribuables do toute la province 1 Mercier, qui a fait voter par la Législature plus do $100,000 pour construire uno non voile Ecolo Normale sur les Plaines d’Abraham I Mercier, qui n’a pas hésité h donner $5,000 pour assurer la construction du Patinoir près de la porto St-Louis I Mercier qui, au parlement, K la tri-bnne publique, n’avait cessé de réclamer que la ligne courte passât par Québec ! Morcior, qui a accordé $300,000 A la 41 Quoboc and Boston Air Lino ” pour établir entre Boston et Québec uno ligno directe et raccourcie 1 Mercier, qui a fait voter l'argent pour bâtir lo magnifique pont tournant do la rivière St-Charlcs et pour construire lo chemin do fer Montmorency ot Charlo-voix 1 Mercier, qui a fait voter l'argent pour prolonger lo chomin do for du lac St-Joan jusqu'à Chicoutimi, quand lo gouvernement fédéral refusait do contribuer à cette entreprise 1 Mercior, qui a donné pour un prix nominal le y terrain des Jésuites h la cité pour lui permettre do bâtir un hôtol-do-ville ! Et c’est cont.ro cet ami du district do Québec, contre ce citoyen dévoué A la Tioille cité de Champlain, quo lo banquet do samedi soir aurait été dirigé I On aurait bu, non seulement au triom- phe do ses adversaires politiques, mais h son déshonneur, b en condamnation â la prison ! Allons ! il suffit do réfléchir un instant pour comprendre quo lo Chronicle i\ tout simplement fait injure aux sentiments do scs concitoyens.La sensation du jour est le discours prononcé par l’hon M.Chaplcau A la nomination des candidats â llochclaga.M.Chaplcau part pou/ l'Europe ; il reviendra en décembre peur remplacer M.Angers A Spencer- Wood.M.Ch iplcau sera remplacé pur M.Ouimet comme chef conservateur de la Proviucc.Un correspondant québécois écrit A la Minerve : “ Ce que je vous écrivais l’autre jour au sujet des intentions de M.Hall est exact en toits points.Je tiens de «a bouche mémo qu’il n’cht nas en état de préparer ses estimés et de donner la moindre idée du résultat îles nouvelles taxes sans qu’il ne soit écoulé au moins six mois entre la date de leur imposition et la réuuion des chambres.” A ce compte, la session serait retardée Au mois de mars ou d'avril.L’hon.M.Chaplcau a fait A la nomination dos candidat* A ifochclaga l'importante déclaration que voici : 8i ou refuse fie rendre justice aux catholiques du Manibobn, il faudra “ discuter de nouveau les termes do l’Union qui ne peut faire une graudo nation des éléments hétérogènes de nos provinces qu’A lu condition do donner aux minorités la garantie des droits, privilègesct immunités sans losquelsjces minorités n’auraient jamais accepté lo pacte qui constitue la Confédération.” Louis Cyr s’est fait peser A Joliettc ces jours-ci.Le Samson canadien peso trois ccuts livres.h'Cm pire i iS ; ï f * Nouvollo fnnla.ro Les officiers du 8èmo Carabiniers Royaux se sont assuré les services du professeur Hutchison, autrefois dca Gardes A cheval de Londres, Ang.11 est A lYeuvro po«r doter le Sème d’un nouveau corps do muai- quo.mtmm Dernières Dépêches Nouvelles de Montréal ' Montréal, 24 octobre.—L’honorable M.‘Paterson, secrétaire d’Ktat en ce moment A Montréal, confirme la nouvelle de la retraite de M.Chaplcau du cabinet et de sa nomination A Spencer-wood.—Tousles journaux anglais et français de Ja ville ne parlent que du dernier discours de M.Chaplcau.—Hier soir, vers 7 heures, un cultivateur de Boucherville, du nom de Jodoin, atteu: dait lo traversicr au quai du 14 Longueuil,” A Hochelaga, quand, Boit pur mégardc ou autrement, il tomba dans le fleuve.Le Constable Authieiyiui se trouvait non loin do là, ôta sa tifuiquo.ct se jeta A l’eau, au secours de l'individu.Eu sc jetant, il passa A travers une chaloupe qui é;ait amarréo au quai et qu'il «’avait pas vue.Néanmoins, il réusait A saisir son homme et lo ramena A la surface de l’eau.Il était temps, car Jodoin avait déjà avalé une grande quantité d’eau.Les spectateurs do cotte scène émouvante, tendirent des cordes au constable et on parvint A tirer les hommes do cetto critique position.Une foiasur le quai, uno voiture'fut appelée, et lo constable et l’individu furent conduite A la caserne No.11.On prodigua des soinB aux doux hommes.—Fred Bertrand, le notoire escroc améri- cain, qui vient d’être condamné A cinq ans de péniteucicr A Saint-Vincent do Paul, mardi dernier, par le juge Desnoyers, pour avoir apporté ici des marchandises volées aux Etats-Unis, cat un ancien malfaiteur canadien qui a déjà été en prison ici plusieurs fois et qui u été condamné au pénitencier de St-Vincent de Paul pour 5 aus autrefois.II n déjà réussi A s’échapper du pénitencier de .St-Albans eu tirant sur un des gardions.ür, il y a dix anB, il s’est également évadé du pénitencier de St-Vincent de Paul par le même moyen.On no le reconnaissait pas d’aliord on arrivant A cette institution, cette dernière fols, mais les gardes remarquant avec quelle aisance il revêtait l’habit des forçats et combien il semblait connaître les règlements, le suivirent de près.Nous Usons dans la Sentinelle: M L'émigration aux Etats-Unis continue d'une manière alarmante ; de toutes les paroisses (lu comté do nombreuses familles nous laissent pour traverser la frontière ; mardi dernier M.Théophile Nicole, secrétaire do la paroisse de St-Puul, un lion conservateur, déplorait avec nous ce triste état de choses et nous disait que dans ce mois seul cinquante A soixante personnes do sa paroisse étaient parties pour les Etats-Unis; que vos amis politiques noua donnent la réciprocité, lui disions-nous, et cetto malheureuse émigration cessera.” U dédicace des Palais de l’Exposition colombienne a eu lieu avec une pompe inouïe, sans précédent aux Etats-Unis.Quelques chiffres donneront une idée do ces fêtes : 100,000 proccsaionnistes ; toute la troupe do l’état sur pied, 15,000 hommes ; rhymne dédicatoire chanté par un chœur de fi,-">00 voix*; 75 cquipagoa peur porter les personnages officiels seulement.Il y a cependant eu une ombre au tableau : on accuse la police d’avoir, dans son excès de zèle pour contenir la foule, commis des actes do brutalité et joué du bàtou A tort et A travers.Samedi soir, le colonel Montizambert, commandant do la Garnison, adonné A la Citadelle uno conférence d’un haut intérêt pour lo* militaires, sur lo servico des munitions en campagne.Lo major-général Herbert était présent, et a ajouté quelques mots A la conférence ; puis il est allé prendre le train de nuit pour retourner A Ottawa.Autre mort subite A Sherbrooke.M.Andrew Baton, de la manufacture do ce nom,est mort au sortir du bain hier matin.Notre distingué ami le Dr S.Grondin jvartira demain pour New-York,oA il prendra pas mge A bord do la Touraine A aesti-nation de Paris.Le Dr Grondin s’est imposé d’aller en Europe au moins tons les trois ans, histoire de se rafraîchir, dans l’intérêt de sa clientèle.11 sera do retour vers le 8 janvier.Nous pouvons ajouter ns assuré.M.F.Kinfret, pharmacien, a deux assurances de $5,000 eu tout.M.Walters, épicier, a uno assurance de $1,000 A la Britisii America sur un stock do $1800 A $2000.M.Moore est assuré pour $2000 A la West-torn et $1000 A la Guardian.Ncuch torli do-< rn oc* * u i unie*, in fpirrmmo a*M>rumcni.uo l'orto.hhorry.CUretet antre Yi .uo du< **nlrilucux et li«iu«ura «lemttrqvo* rhoi-dev.Pur clarct do BonloAnx ii rj.no h 1 k!n*f ¦Tontes ccs mirclumllscs en grew et en détail ; nouvellement import tes par le «tr l)ru- 3STQ3 17 EU?IB DR XJ JD SO?- JEA3ST .-TELEPHONE C4C.'^Un ta) E personne qui ica rapportera A son proprié-»il A sa résmeuco, No 193 rueArago ou au No 26 marché Finlay, Bassc-Villo.taire, soit Fou de cheminée Une alarme a été sonnée hior pour feu de cheminée au coin do la ruo Notre-Dame des Anges, A St-Roch.Commencement d'incondio La nuit dernière, lo constablo Patry en passant devant la demeuro de M.Isaac Gagnon sur lo chemin de Boauport, a’est aperçu quo la galerie prenait fou.Il a donné l’alarme aux occupant* do la maison qui ont éteint les flammes sur lo champ.Rupture do tnyan Samedi après-midi, l’eau a tout A coup manqué dans lo quartier Saint-Sauveur ; comme co n’étnit quo deux tuyaux qui s’étaient disjoints, on a pu y rémédicr promptomont.Plaintes Les fruitiers et vendeurs sur marché ne plaignent uinèrcmcnt do cc que les cultiva-teuix vendent A domicile.lis disent ne pouvoir soutenir la concurrence avec ceux-ci, A cause «les taxe* do toutes sortes et du loyer qu'ils sont obligés do payer et demandent aux Autorités de faire observer rigoureusement les règlement*.Uno bonne idée Comme on lo «ait, M.Arthur Toussaint, marchand de vin* de cette ville, iiossède A la Rivière au chien, Chatcuu-ticher, une ferme magnifique.Au printemps dernier, voyant les patates sc donner A un prix ridicule, il eu conclut quo les cultivateurs en semèrent beaucoup moins et quo conséquemment elles se vendraient infiniment plus cher cette automne.Dan* cctté perspective,il a semé en grand, plus do 700 minois de patates, nous «lit-on : il va en récolter niuslëur* milliers do minota et profiter de la hausse.Au recorder Trois charretier* sont venus se dégriser en Cour du recorder cc matin.Deux ont été condamnés à $2 ou 8 jours de clou ; mais pour lo troisième, plus accoutumé A la besogne, $4 d’amende ou 15, jours.Un journalier du nom «lo Beaubien qui cuvait son vin sur la rue, $2 et les frais.Mort subito Un charretier du nom de Joseph Bédard, âgé de 68 ans, est mort subitement A Beau-port, samedi soir vers 5 h.15 p.m.Une enquête a eu lieu ce matin ut le verdict a été : mort d’une maladie de cœur.C ost samedi, lo 22, quo commence la vento à 20 p.c.d’os-compte chez Blagdon & Paradis 17 sept—3 m PRECIEUX EN TOUT TEMPS Il est difficile, dans une maison, de se passer aujourd'hui du Baume Bhumal qui cat le remède souverain dans toutes les affections de la gorge et des poumons.Rhumes, toux, grippe, bronchites, cèdent infailliblement A l’emploi persévérant de ce précieux remède français.Tout le inonde en fait l’éloge : Montréal, 4 oct., 1892.M.Bar i don, 1703 rue Sainte-Catherine, Montréal, Cher Monsieur,—Je suis heureux do certifier qu’après avoir pris une seule dose de votre Baume Bhumal, j’ai été entièremen guéri d’uu rhume qui me fatiguait depuis quelques jours.Ovide Romllaup, Avocat.Flalntoo oontro l’Intcrcolonial On lit dans la Sentinelle de Montmagny : “ L’horaire do* train* de lTntercoVmial est changé : cc changement est fait d’uno manière absurde ; les deux trains allant à Québec partent A seulement onzo minutes do différence lo matin et il n’y en a pas l’après-midi ou le soir.Ce* heu res’peuvent accommoder les blue-now des Provinces Maritimes, mai* sont grandement préjudiciables aux intérêts de cette partie du pa3*s.n Magnifique harmonium MM.Lavigucur et Hutchison exposent dans le moment dans leurs vitrines un magnifique harmonium-orgue fabriqué A Berlin et qui a été choisi pour l’égliso de St-Michcl do Bellcchossc.Solréo dr&matlquo ot mu&ioalo C’est jeudi soir A huit heure* qu’aura ; lieu lu soirée donnée sous les auspices «le la conférence St-Gabricl de la société St-Vinccnt de Paul, où sera jouée lu magnifique pièco : Félix Poutré, pièce canadienne donnée par la Compagnie Théâtrale, sous la direction de M.Pierre Portugais.Avec la bienveillante permission do M.le Président de l’Union Musicale, cetto fanfaro jouera A l’entréo des actes et entr’actes.Hâtez-vous d’acheter vos cartes, qui sont en vente chez M.Morin, pharmacien, rue St-Joseph, St-Roch ; M.Béland, tobaco* niflto, rue St-Jean ; et M.Vincent, libraire, rue St-Jean.Le plan do la salle est visible chez M.Morin, pharmacien, rue St-Josoph, St-Roch, et M.Bélaud, tobaconistc, ruo St-J can.Perdu • Samedi soir, depuis la Hallo Finlay jusqu'à St-Sauveur, 2 livres de comptes appartenant a M.Edmond Sylvain, commerçant.Une généreuse récompense est offerte A la l chauds de chnrl Montréal, 24 Déccmbro 1890.— J.C.Lavioi.ette, Ecr, M.D.— Cher Monsieur.—Votre Sirop do Térébenthine nous A guéris, mon fils ot moi, d’un rhume que nous avions depuis plusieurs semaines.Deux bouteille* ont suffi.Jo me fafa un devoir de le recommander au public.Votre obéissant serviteur, H.A.Brault, man-chonnicr de la maison C.Desjardins ik Cio, 1537 rue Stc-Catherine.Nouvollo rolifflcuso Par ordre de Son Eminence lo cardinal Taschereau, on a discontinué de chanter lo Miserere pour conjurer l’épidémie cholériforme, a la fiii de la grand’mcsso dans les églises catholiques du «liocèsc.[fier un Te JDtum a été chanté en Action* de grâce pour remercier Dieu d’avoir préserver le Canada de la terrible épidémie.Dangereux: soldats On voit parader chaque jour dans les mes nn gran«l nombre do jeunes enfants qui font la chasse aux moineaux avec des fusils A air.Il est très-imprudent de laisser de jeunes enfanta sc servir d'armes aussi dangereuses, la police devrait y voir.Uno suggestion Un homme compatissant suggère,dans le Chronicle d'hier matin, un plan qui semble très praticable pour diminuer les souffrances dos pauvre* chevaux que l’on force quelquefois A grimper la côte Lamontagno avec de* charges trop lourdes pour leur capacité.Il pronoao de construire un élévateur de grande «Hinension, capable do transporter au haut de la cote cheval et voiture, et do passer une loi fixant le maximum de la charge d’un cheval au-dcsmis duquel on devra passer par cet élévateur en payant un droit do péago.Qu’on construise un élévateur ou qu’on assc un règlement limitant la chargo ; il aut,(lans tousles cas, trouversan*tarifer un moyen do faire cesser ce* abus révoltants que l’on voit tous les jours.Plusieurs foi* déjà Y Electeur a attiré l'attention de la société protectrice des animaux sur lo fait qu’on fait chnrroyer- lo charbon par des chevaux incapablcsd’un travail aussi pénible,ot que plusieurs déjà «ont toml>éfl dans la côte Lamontagno sous lo finids de leur charge.Nous profitons do ’occasion pour diro que nous ne voulions pas par IA désigner les chevaux de no* mar-rbon, oui sont généralement des bêtes bien découplées,d’uno force excep- tionnelle et tout a fait aptes A ce travail.Mais nous voulions parler do ccs chevaux do charretiers, maigres, poussifs, qui tiennent A peine debout et que l’on engage pour charroyer lo charbon dans les temps do presse.Samodl prochain Après dix années de pérégrinations constantes A travers lo monde civilisé, le virtuose Edouard Btményi nous revient pour la dernière fois ae fairo entendre do nouveau A l’Académie do Musique samedi prochain, le 29 courant.Quels que soinnt Ica droits légitimes des autres grands artistes A une position supérieure dans le mondedes arts, il oat un fait indiscutable, c’est qu’à Réménvi seul semble appartenir lo génio musical exceptionnel de Paganini.Los ap- Sréciations des critiques les plus autorisés ’Europe, la faveur constante du public éclairé, l’enthousiasme dés masses, tout concourt A placer le merveilleux artiste hongrois sur un piédestal d’où il domine scs concurrents.Lo violon do Réményi, s’écrie un critique,co n’est plus un violon, o’eat un être animé d’uno puissanco extraordinaire qui vous subjugue ot vous enchante.N'oubliez pas la vente à 20 p.c.d oscompte chez Blagdon A Paradis 17 scpt—3 m STATUTS DS QUEBEC 55-56 Victoria 1892 Sl-OO, PAR LA MALLE *** Demandez notre catalogue gratuit FiLTEAD 4 Frire,' Kod-i.ni rue Buid».Province do Québoc I Pnmi n, k qukbkc i bonr do Circuit CANADA, rince do DlriTHICT DF.' No 3370 Le dix-mmvfème tour de septembro mtt tau cent quatro-vlngt-aouzo.11 Précwnt: L’honorable K.-H.Andrew* J C S.Jcan-lUptUte Beaulieu.charouUor confiseur de Québoo, 1 rv Dcm indour, Télesphorc Bégin, c-:-devant dcQuébaa et maintenant d’Kdoioiwton, duui lo Nouveau-liruimwtck., Défendeur 1ORDONNE an dAfnndour ou cottu , oauifc Télesphore Ikg.u.do oompArtdtîî dans les deux mois.1 Québec, 13 octobre 1832.Vrai k coi-ir TEü.DBS8AINT.», .« Ï)0P‘ °* °- °- 22 oct—2 in DEMAND DEMANDE.—On demande un homme poor travailler le bote pour voilure» (ltnsQn* boutique de charron.Dons gaKea ^uiviinfc capacité.S'adresser A 17 oct—8 f LUDGKR 1.KC1.ER0, bl-Kusilc -.müo'% DEMANDÉ.—Uno situation «fans le cou».raerco d’épiceries et li«|ii«*ur» en ktob t| detail.Pourra fournir de bonnes recomuu» dation*.Adresse : M.Il ?Bureau do YEtedeun 17 octobre.SERVANTE DEMANDÉE.-Horn Q*Uk| faire ; devra savoir faire la cuisine.s>'odro5sor au No 161, Grande-Ailée.(Jag* élevés.Demande d'emploi.- un icum homme, possédant, do bons ccrtitlcstaei sachant la tenue des livres Viüo| permanente.Plants américains
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