L'électeur, 25 octobre 1892, mardi 25 octobre 1892
UîtiOü quotidienne Québec, Mardi, 25 Octobre 1892 13e année, No.8^ pi ,c jj visîiïïmm ÉDITION QUOTIDIZNNX „ .Z 3 00 0n »n- "; • * • .2 00 jluit .j go pixmois.*.2 00 ^I/aUmneniêût est strictement payablo d'avance- f PlTlON HEBDOMADAIRE * rr Dibliotheque duParlomont m m, «u comptant dWnco.$ 1 00 Li ELECTEUR TT V TARIF DES ANNONCES Première insertion (par ligne).$ 0 10 Autre* injuriions, si publiées tou* los jours.0 05 Trois fols p.ir se nui nos.0 00 Deux fois p.vv noumino.0 07 Avisdonun.moos,marlines u*décès 0 25 Toute* lettres, etc., devront être adressées u E*;\Ksr l’vmi), L'Electeur, 111 et 113, Côte La ni mtagno, Québec.ERNEST PAOAUD, Editeur-propriétaire BUREAUX: 34.1, Côte Lamontagne.Basse-Ville, Québec ULRIC EARTHE, rédacteur (.’ELECTEUR QUEBEC.25 OCTOBRE 1892 EDITION DU MIDI Indigne exploitation de préjugés £n j^pitdes menaces do condamna-ü(.n sommaire proférées par les juges de k Cour d'a*«iscfl contre Y Electeur, la ^ conservatrice n'en continue pas roams à souffler dans l’oreille du jury fautes sortes d’insinuations venimeuses, t„,poisonn Vs dans le.but do l indispo-irr contre i Imnorablo M.Mercier, au moment oi celui-ci va passer en jugement devant lui.C'est ainsi que le Courrier du Canada rappelait i autre jour, dans les tenues la plus perfides, les procès que le gou-fernement Mercier fit faire, à son arri-,éc au pouvoir, aux malheureux qui avaient fraudé le département de la foJtofeation et qui, au moyen de faux rôle» do piie, avaient détourné de leurs fcnsdes deniers destinés à la colonisa- tion.failli au ^to dans sa preuve, puisque, privilèges, et les formos do la jus-^ ne furent point suspendues à leur “étnmcnt.Dlk x™' ^Uan^ Prcuvo fut com- °i‘ï.Mercier fut le premier à récla- cr indulgence de la justice pour les upa )les.Ceux qui voulurent se ivpcii- _ C.n *urent quittes pour quelques liuu-prison.' wli nvec quoi on cherche aujourd’hui Le Courrier a le cynisme de dire à M.Mercier qu’il n'a plus lo droit aujourd'hui d’attendre autre chose que de la Tcngcanee du peuple qu’il a traité de cette façon.On ho saurait imaginer de plus méchant appel aux préjugés, de plus vile tentative de populuccric, si ce n’était en même temps un coup d’épéo dans l’eau.En effet, loin d’être de nature *i tourner l'opinion populaire contre M.Mercier, b réminiscences du Courrier sont plutôt propres à lui attirer la sympathie des fifties et des petits, puisque c’est de ceux-ci qu’il a pris la part dans l’acte en question, comme du resto dans tout le cours de son administration.Qui ne se rappelle des faits ?Los $100,000 et 8150,000 que les gouvernements conservateurs faisaient voteravant 1887 pour {aire des chemins de colonisation étaient devenus un fond livré à, une orgnnis ition de fraude qui se rauii-liaJt dans toute l’étendue de la Province.C’était un systèmes général, et lo vol ifiit cette fois un cachet tout particulier d'inhumanité.Ce n’était pas lcgouvor-neaicnt qui était volé ; pour celui-ci, loyer h Pierre où ù Jacques, cela lui était indifférent, l'argent étant Vot a pour Ore débourse.Mais c’était les |iauvvA< colons qu’on qeliîiit ; chaque piastre -otéo pour eux et qui uc lour parvenait pas était du pain qu’on leur prenait sur leur table.Cet argent était voté pour leur permettre d’ouvrir des chemins à travers la forêt pour les tirer de h; solitude, pour raccourcir les longues distances qu’ils avaient à parcourir, portant leurs provisions «ur leur dos.Une somme do cent ou deux cents piistres, employée de cette façon, c’était pour eux une petite fortuno tombée du ciel, car ils pouvaient en gagner une partie en travaillant à l’ouvert uro des routes.Kh faisant tomber ecs secours si ardemment désirés dans la poche do quelques spéculateurs, maires et autres personnages importants des vieilles paroisses, assez influents pour se faire nommer conducteurs de prétendus travaux do colonisation, on în'Vj dt bien des pauvres malheureux une uuné plus de misère, d isolement et du privations, ou les laissait un hiver de plus sans communications avec l’extérieur, sans pouvoir •for vendre leurs produits et procurer h leurs femmes et k leurs enfanta les cho-vêtements et aliments, do premièro .nécessité.ht, parco quo M.Mercier a coupé court à ce honteux systèmo, on appelle h 'engeance du peuple sur sa tête.Mata cost tout le contraire qu’il faut dire ; ce Mill les bénédictions du véritable peuple, de celui qui peine au rude travail de « colonisation, qu’il a méritées dans cette circonstance.D’ailleurs, qui peut lui reprocher d avoir fait prouve d'inhumanité alors ?hes coupables étaient légion ; il s'est cependant contenté do faire trois Ocntplos, l’un au ccntro, les deux autres aux extrémités do la Province, juste assez pour jeter la ter-*cur parmi les coupables et leur mon-kçr le sort qui les attendait s’ils persistent h forger des rôles de paie et E sou-Ifrcr de l’argent du trésor.M.Mercier—disons que c’est lui, puia-y cm \ui met tout sur lo dos—n'a pas as (^eux *** fiur trois, les accusés ont* •nufessé leur faute, l'un avouant un dé- ,nicnic™ do 8512, un autre do $500, •Vmt plaidé coupables.** accusés eurent toute la latitudo J*1*80 ddfendro, toute la plénitudo do à ameuter le peuple contre M.Mercier, à exciter contre lui les jurés venant do la campagne.Mais si ceux-ci veulent réfléchir un instant, ils repousseront comme une odieuse moquerie cet appel ail préjugé, puisqu’il retombo précisément du côté qui le lancé.Actualités Le» officiers dos navires français VAré-(hux* o».1« Hxtsxn.nl, août l’objet île fêtos brillantes A New-York depuis une quinzaine.Lo procès Morissoite se continuera probablement encore toute la journée.Le procès de M.Mercier ne pourra donc pas commencer avant demain.Magnifique journée d’automne, aujourd'hui U Québec.Il fait très chaud à New-York.Il n’y a plus de choléra dans aucun pays en dehors de l’Allemagne.L’épidémie continue scs ravages sur toute la partie orientale de l’Allemagne.Il est tombé six pouces de ueige en Ecosse hier.Les honorable MM.Beaubien et Taillon sont aujourd’hui à Saiut-Michel, comté do Napicrvillc.L’hon M.Nanlol est à Montréal.L’honorable M.llall est arrivé h Québec, ce matin.Les autres ministres sont l\ Québec.C’est jeudi la nomination des candidats à Mutauc et A Trois-Rivières.Parmi les demandes en divorot dont lo parlement fédéral sera saisi A la prochaine session, on lit : RolærL Young Hcbdon, agent do la banque de Montréal, A New-York va Edith Montagu Hebden, née Pat te mon, pour adultère et désertion : Frederick Doran, commis, de Lachinc, P.Q.vu Marie.Augusta Wood, autrefois de Winnipeg et aujourd’hui de Paris, adultère et désertion du toit conjugal ; Anncttn Marion Goft’, do Montréal, va Edward Robert Taché Ko- wand, de Winnipeg, pour adultère et cru- Ho auté ; Kdnutud Holyooke Howard, gérant de la banque des Marchands.A St-Jean, P.Q.vs Mûrie-Louise Elves, maintenant do Chicago, pour "adultère.Il y a également quatre autres demandes reçues du Haut-Canada.De retour A Ottawa, M.Chapleau refuse de recevoir les reporters qui veulent d’autres renseignements sur ses déclarations do vendredi.Madame Harrison, la femme du président des Etats-Unis est morte, hier.M.Eugène Rouillard, notre ex-confrèro du Matin, était en effet sur la liste nou- velle des petits jurés, mais hier il a demandé et obtenu d’être exempté du service, en qualité d’employé civil.I*c dernier discours de M.Chapleau, dans lequel il a annoncé sa retraite prochaine, a surpris bien du nfonde.il n’y a que quelques jours en effet, il avait dit que le prochain ministère serait un ministère Thompson-Chaplenu.Mais uno autre partie de son discours expliquerait cotte contradiction apparente : celle où il déclare que, si ics catholiques du Manitoba n’ont lias justice, il ne restera plus d’autre ressource que de rompre la Confédération et de recommencer A discu- ter lo pacte canadien comme avant 181)7.’!^ .Chai M.Chapleau s’aperçoit peut-être de l’inu tilité d’espérer justice pour ses Coreligion nr.ircs de ses collègues actuels, et an donne-t-il la partie ?Nous lisons dans le Progrès du Saguenay du 20 Ocl î “ Madame Routhicr, épouse de l'honorable juge Routhicr, est A Chicoutimi, en rapport avec le projet do construction d’une chapelle au bassin ; elle se propose d'organiser un bazar pour l’été prochain, bazar auquel elle prendrait clle-mèmo une large part.Au moment où nous allons mettre sous presse, il y a, au vioux séminaire, réunion île quelques dames de la ville A co sujet.” Le temps est aux morts subites.Il y a lelqucs jours nous en nnnonçions trois A >rooke, hier nous en avons annoncé une A Bc&uport, et atijourd’hui nous apprenons que aeux respectables citoyens do Saint-Sauveur, MM.David Létourneau et Jos.Plants, sont morts subitement hier soir.LA NOUVELLE CHAMBRE DU nOUVEAU-BRUNSWICK Scrutin du 22 octobre Nombre des député* A élire: 41.Ministériel Opposition s • Albert.Lm mors on 44 .Lewis ••••••••Mf•••••••••• Carlo ton.Council.41 .Dibblco.Charlotte.Mitchell.•• .nui.•• .Russell.* .O’Brien.Gloucester (scrutin lundi 21) Kent.».«,Phlnney .G oguen Kings.White.ScoviL.“ .Flewolling.Madawaska.•Thériault N orthumborland.T woodlo.¦,0 Brien.*• .Burchill.** .Robinson.Queens.Ferris.î.“ .nethcriugtou.IUatlgoucbe.LabilloU.” *,,.,,.Mott.St-Jcan Cité (4).Al ward P Btockton ** Smith 44 *m .Slmw St-Jcan, cité et comté.Dunn.Al c Keown Sunbury .Harrison.4 •, • •.' .•.Perlejr Victoria.Baird (ind.).•«.«.W estmoreland.Richard.•• .KUlam.•* .Smith.•« PowcU York.ITowc AII011 .Plndor .m09 .m • #.•••• .I^lttS St-Jcau, N.-l>., 24 octobre.—Les surprises de l’élection ont été Li défaite du premier ministre à York avec tout son ticket sous une coalition formidable des omngistes et des proMhitiounistos ; et par compensation la victoire du ticket ministériel A Westmoreland, où l’opposition ne retient qu’un siege sur les trois qu’elle avait dans ta dernière chambre.M.Blair est le seul ministre défait.Un siège est disputé A Carleton, Dibbloe (mk^) 11 ayant quo 1 voix de majorité sur le Dr Atkinson (opp).(’•fonce L'élection de Gloucester ne se fait qu’au-jourd’htii, mais tous les candidats sont ministériels.St-lean, N.-B., 21 octobre.—A Carleton, les rapports complets donnent une majorité de 2 voix au Dr.Atkinson sur le candidat ministériel.— Le scrutin a eu lieu hier à Gloucester.Les deux élus «ont MM.Livcwright et Blanchard.Le bulletin d’hier 11c sc trouve donc modifié que pour Carleton, où le gouvernement perd un siège.Los partis restent donc dans cette proportion : Gouvernement.Oppo.it ion.27 14 Majorité.13 Sainte-Anne de Beaupré APRES L’INCENDIE COUP D’ŒIL sur: LES RUINES LE MONTANT DES PERTES La nouvelle de l'incendie qui vient de dé- vaster le ioli et coquet village de Sainte- e Be Aune de Beaupré a causé une pénible im- pression en ville.Co village, en diet, est familier ù tout Canadien, et surtout à tout Qilébecquois.Les catholiques de notre ville sont habitués à aller au moins une fois l’an, s'agenouiller dans son temple, oii l’on y vénère colle que Pou a surnommée la thaumaturge du Canada, on reconnaissance des nombreux miriteles, et au premier moment ils craignaient que ce temple, A l'embellissement duquel ils ont contribué de leurs deniers, ne fut devenu la proie des flammes, aussi ont-ils été heureux de constater en lisant Y Electeur que l'élément dévastateur l’avait resiiccté.Hier après-midi, M.G.ÎS.Cressman, lo populaire gérant du Quéhcc-Montmo-rcncy-Charlcvoix, a mis un convoi spécial A la disjiosition des journalistes, des agents d'assurance et des personnes qui désiraient visiter le lieu du sinistrn.Une couple do cents personnes ont pris passage sur ce train.' Nous avons remarqué entre autres : M.Torn.ChaseCasgraiu et M.A.Turcotte, députés «lu comté, M.l’échovin S.N.Parent, député de 8t’Sauveur, M.L.J.Demers, M.Lawrcnoo Stafford, M.Frank Pennée, inspecteur d'(insurance, M.F.Simard, marchand, M.Bertrand, architecte, M.C handlers du Chronicle.pro-maire «lo Québec, M.Achille Fiché, M.Arthur Gmgras, M.F.X.Drouin, avocat, M.Odilon Drouin, M.Alarie do PA’-véncmeiU% etc.Mgr Gagnon et Mgr Têtu étaient aussi sur le train.Le gérant diiQuébcc-Mtmtmoroncy-Cliar-levoix accompagnait les visiteurs.A deux heures précises, le train part et file A toute vapeur sans arrêt vers Sainte-Anne.E11 débarquant, la première personne «jiic nous apercevons est lo révérend Père rJ ié-len, le digne curé do la paroisse.Bien qu'ils aient passe la nuit débout, prêts A porter secours aux personnes qui uvaient besoin de leur saint ministère, les révérends Pères RéMlcmntoristes sont encore sur lo terrain, prodiguant des paroles de consolation aux malheureuses victimes «le l’iucondio.Le spectacle qui 8'offre A nos regards est vraiment désolant.De la purtio la mieux Imtie du village, il ne reste plus quo des murs calcinés, A moitié démolis et des cheminées indiquant l'endroit où s’élevaient les splendides muisons do pension qui s’échelonnaient des deux c«jtés de la route, au nord do l'église.Ici et IA, quehiucshom-mes, dont la figure noircie et les habits en lambeaux dénotent l’ardu travail auquel ils se sont livré, fouillent avec ardour les ruines encore fumantes dans l'espérance de trouver quelque chose que lo feu aurait oublié.Mais A quoi bon essayer de décrire cch scènes navrantes ?Les Qilébecquois les ont encore présentes A la mémoire.Il y a A peine deux mois, tout Québeè suivait des yeux les ravages d’une conflagration uui en le vil- quelques heures réduisait en cendre lago d'Hcdleyville,jiie laissant debout que 1« quelques maisons.Trop fréquentes sont les conflagrations A Québec, pour que nous en oubliions le spectacle.On s'explique difficilement comment le feu a commencé.M.Evariste Drouin, dans l’hangur duquel il a originé, nous dit que sa femme s'est aperçue la première du leu et l’a réveillé aussitôt, mais l’hangar était déjà tout eu feu.-11 n’a ou quo lo tcmjiH de jeter quelques habits sur lui et de sauver quelques meubles et la maison qu'il habite était clic aussi envahie par l’élément dévastateur.44 Je n'ai, nous a-t-il dit, qu’une bien petite assurunpe, A peine $300, A la mutuelle do Montmagny, et mes portes s'élèvent sûrement A $500.” Comme toujours en cos circonstances, il circule toutes sortes do rumeurs sur l'origine :1e l’incendie.Des personnes trouvent étrange que le feu se soit ainsi déclaré dans un hangar inhabité—en partie rempli do foin—et prétendent qu’elles ont vu un homtno en sortir précipitamment peu d’instants avant que l’inccndio éclatât.Mais il ne faut pas trop attacher d'importance A cette rumeur, qui n’est peut-être que le fait de quelque écervelé, A l’imagination enfiévrée.Comme nous l’avons dit hier toutes les maisons entre lo quai et la Basilique, des deux côtés de la rue,—excepté l’hôtel Ré- gi no, qui a été préservé par les arbres qui l’entourent, et la station du Q.M.& C.— ont été la proiè des flammes.La coûteuse et élégante Basilique elle- t:A ' même n’a dû sa préservation qu:A la largeur du chemin qui la séparait du foyer et au caractère de sa construction.Un moment les révérends Pt’rcs eux- mêmes ont craint pour leur temple, et pour le préserver ont a [«pendu l'image de la Sainte-Face au-dessus de la porte princi- pale.Fait singulier, dans lo parterre en face do l’église, au beau milieu de l'inccndic, une statue de Sainto-Anno tenant par la main ln Sainte-Vierge a été complètement préservée, le piédestal en bois n'a pas même été ccdcrn:.-iagé.Tout autour ic iron a tout ravagé, le trottoir, la clôture et jusqu’aux arbustes du jardin, la statue do âainte-Anne seule est restée «lebout au milieu de l’inccndic.*% üü Il est difficile de préciser, mémo approximativement, lo montant de» pertes, 'i ouïes les maisons incendiées étaient pourvues d’une literie considérable pour loger les pèlerins» ; *V raSkr£&f SÎîvftB&t«î Chez M.Kpiphnnc Lachance, par exemple, il y avait, nous dit-on, près do cent l.U.Mme Veuve Lemard eu avait trenie-deux, et «le cet ameublement énorme, presque rien n'a été sauvé.Les propriétés incendiées, «le spacieuses \ .1___/.____ ii.• s.» ./ maison» A «leux étages, bien finies A l’cvté-nom et à l'intérieur, valalei .aient au bas mot SCO,000 et n‘étaient assurées que pour une minime proportion «le leur valeur.N’iivuiont pas un «.»« d’assurance : M.Epiphaue L c'ianceylont les ir«>ii« maisons valaient $10,000 ; -M.Jean Gariépy, dont la propriété était évaluée à $C,000 ; M.Bruno Moro b $5,000 ; Mme .Sylvain, $5,000 ; M.Siftoid Morel, $5,000 ; M.Edouard Béduid, $2,000.M.Théodore Paré a une assuroiu c «le $4 (MKI sur sa propriété et de $2,000 sur son ménago, Seapeitcs s’élèvent A plus «ie $12,000.La résidence privée «le M.Numiro Simard, sis«?juste mi\ face de st»n splendide hôtel, a été détruite «le fond en conihlo.Cette pi'ttpnélé valait au moins $4,(MK) sur laquelfe M.Simard n'avait qu'une assurance «ta $2,000 A la Lancashire.M.Simard avait aussi $700 d’assurance sur son ménage A la même compagnie.M.Edouard Barrette—propriété évaluée A $8,000—avait $1,000 d'assurance A la Manchester et $900 à la Western.Mme veuve Lessard avait $2,000 «l’assu- rance sur sa spacieuse propriété, connue sous lo nom d’Ainericon Hôtel.Mme Lessard, satisfaite de la petite fortune qu'elle A ami séo, sc proposait «le so retirer d’affaires.Elle était même en marc hé «le vendra sa propriété, tous les arrangements étaient conclus, le prix fixé, $4,500, le contrat «levait être signé le jour même quelle a été incendiée.11 ne reste plus à M1110 Lessard qu’une petite maison située A mi-côte, comme su pe ulrc au does >us des ruines %«ln son hotel.Mme Lessard avait promis une messe, qui a été dite ce niutùi A 7 heures ù la Basilique, pour la préservation de cttto maison, son dernier refuge.Mme l^cssaid, bien que déjà rendue A un âge assez avancé, se propose de îetouslrnire incessamment et continuera comme jmr lo pansé A tenir niai non «lo pension.M.Adolphe Duré—propriété de|$fi,r“a, St-Roch P.S.Lo magasin so l’ormo tous los jours A six heures, oxceptô lo samedi- i w tCADEMIE DE MUSIQUE PARTI Iff A1.9 -V.E.RUSSELL.Gkhant I UH B UUilBU LEMAY SAMEDI, 23 OCTOBRE 1832 BRILLANTE SOIRÉE -DONNÉE PAU- L’in oraparablo Violouisto Hongrois EDOUARD X AVEC LE CONCOURS PR8 AIITIHTKA 8UIVANTH î Mademoiselle M.D.M1ETH0T, Mademoiselle FLORENCE SAGE, — ET — Monsieur J.w.MARSHBANK, Meublicrs et Entrepreneurs de Pompes Funèbres I NOUS AVONS LE PLAISIR d’in-formor no» amis et la public quo août* faifKiuH en co moment uno nnn vsi; reimkhov sur tous n«»H mouilles «lo méniHp), ot nous les invitons de profitai* do cotte occasion, car il no peut s on présenter do plus favorables pour acheter do beaux et bons meubta.s à aussi bon marché.% OTus faisons aussi une réduction spéciale sur notre grand assortiment do CHROMOS ot nous nous chargeons do l’oncadrcmonb - A des prix défiant toute compétition.nr/ ARTICLES©*: POMPES FUNEBRES, g.unituros «lo Nnloits do premiéro oU-«se rt «lé-«w Vcr KO,,,• Noî,«^ nvv,lH on magasin lo e«nvi,.*H |,* plus rlcho jusqu’au plus connu mi.habit- liniTn mP««»Pn,,R0.Vrt1lr' cn ,M>* oto ,£m*ùillar«ls do painléro « las-e! toujours a la illipo- sition «lu publie, ot nous Mirons toujours prêts pour lensovclUrtcnioiit «I«ïs inorti Résidence privée : O.Portugais, ] 4(» rue Colomb; N.Lemay, 3 Côte de la Négresse 50 «oni ira ° a mr ruut/txT (?}**udit l’etranger.Sur ces paroles, Mo* ri&soltc mis un paquet dan» la main de son compagnon, pais tous deux se séparèrent.—Aviez-vmu* déjà vu cet étranger auparavant- ?—•Oui, je l’avais vu Jtlcux jours avant avec Klha» Mailloux.Tous deux marchèrent quelque temps ensemble.—Comment était mis < et inconnu ?Pouvez-vous cm donner nnc description ?-C’était un liommo bien mis, habillé en tweed, je crois, et portant un c!ia[>eau de feutre noir.-••lit c’est bien col homme que vous avez vu ensuite avec Morissctte ?—Oui» j’en suis bien certain.—•Quelle langue parlait-il quand vous l'ave/ vu comme cela ?- Tous les deux parlaient en français.M.N à uc iss h Picuca jure piril connaît bien Hustache Germain, le témoin qui uété eut « mlu dans une audience antérieure, et qu’il le considère comine croyable souc serment.Hyacinthe: htsis, l’individu dont la femme, qui a comparu comme témoin, a «lit qu’il n’était pas croyable sons serment, est appelé [Kir la Couronne*.M.Languedoc.—Croiriez-vous Kustuclic Germain sous serment, M.Béni» ?—Oui, monsieur.Je ne commis rien contre lui, moi.M.Lemieux.—Vous avez été interdit, vouh, nost-«e jus, pour ivrognerie d’habitude ?.Le témoiu hésita, bredouille : —Bien.je ne sais pas.c’a été fait hors ma connaissance.(Hires).— Vous avez été interdit après un conseil do fiiinil'tc où l'un a trouvé que vous no in»c de » il.Dunbar— Etc#-vous certain quo vous ôtiez chez vous le mercredi soir ?.—Oui.' ., ., —Qui était dans la maison cc soir U .j —Ma mère cl les enfants 7 —Pu» d’autres 7 —Non.t> t —Connaissez-vous Damaae Hoy x n—Non.» j * —Vous rapiéciez-vous que Germain n a nas été chez vents dons co temps là ._ —Oui, le dimanche précédeut, mais pas le mercredi soir., , .jL —M.Büuork Coth, employé do la Lwu* inc Nationale, connaît Kl lias Mailloux.M.Grecnshiclds—Vous rappelez-vous -jue Mailloux a fait à votre Rauque un dépôt do billet» de la Banque Union T —Oui.^ .Objection de la part do la Couronne.1-e président du tribunal prend la question eu noie, l'objection ext maintenue.M.F.X.Blouin, commerçant «lo celte ville, connaît bien Kustache Germain «le-puis trois ou quatre ans.—X>’uprès cc que voua connaissez en général de son caractère, le croiriez-vous suus serment ?—Moi, personnellement, non.— D’après ce «pie le inonde «lit «le lui.—D'après ce que «les gens «1 affaires ont dit lit?lui.il n’est ikui croyable sous sur- paye qui Québec, 24 octobre, lolls.Chp Cbçflto—'Ploie ; vent Bi Montant, h midi, htr Louisburg.Rivière h la Marte-Pluie ; vent E.DesCendant, à fi a m, sir Mongolian.Fame l’oint—Plaie ; vent N«*0.Montant, ù midi, sir Hnroua ; k 2 p ni, str G*• cou an Pointe Sud, Anticosti—Montant, à 11 a m, sir Concordia.Low Point—Fort vent O.Montant, strs Eton et Trafalgar.mimm Nul médicament n’a encore été! RHUME DE ci découvert pour atteindre TelletH CATARRHEN de la GATA RR H [NTA dans leg ASTHMB~T1vri traitement do toutes ces tnala-i -ÏI dies.La promptitude de la guo-B MIGRAINE, risou est surprenante et surpasse! MAUX DU gd: l’attente des malades.LA VERITABLE CATARRHINA porte aur la uoitc 1 Garnoau, M.D.Bureau du Trésorier de là CÙJ Québec, 21 octobre X 01 PAYEZ VOS TAXES • En dtsl ination de Mont rod Grecian (s), LcGallais, Glasgow.21 oct loua (»),-, Middlcaborough, 21 oct Kydal ilolmo (p), Brown, Mary port, 23 oct AVIS off pir lo présent donné quo cl !«»» t wo^ «le l'année courante ne sont payées vnu délai.i«»4 comptes seront remis à la Cour dti ICe« otsJer pour A» n?onllco'6».l’om compte» du» pour trottoirs ou pour drainage seront également remis a la (Tour «lu Recorder s’ils uo «ont pa» payé» te»! «le stiffo.C.J.L.LA FRANCK.Trésorier do la Cil6.En vente chez tous los prlanipaux drognistîs de Qié'j Arrivés tU Montréal Cynthiana (s), Constablo, Avonmouth, oct Fremona (s),-, Lcith, 23 oct Grintm (s), Scfnvancr, Aberdeen, 23 oct Storm King (s), Crosby, Lmdrcs, 22 oct CITE PE QUEBEC BUREAU DE L'AQUEDUC COGNAC.LES DEUXIEMES PLUS GRANDS EXPORTATEURS DE BRANDY.LEURS BRANDYS SONT SANS RIVAUX D’ÂGE ET DE QUALITÉ Demnndcz*lcs a voire Fournisseur.Arrivéh du Canada Gustav Adolph, Olsen, Newry, 21 oct Hotel dk-Ville.AVT3 PUBLIC est par lo présent donné v, employé public, et JsOtFià Yj.Cütoux, notairo ù Québec, donnent ehaètm leur témoiguagu dons le nu m -j son».- A U «jutstion «le M.Lemieux s’il a prêté «le l’argent à Germain, M.Giroux répond que non, mais «pic cependa it il lui a fait cn^lit j our un ivote notarié.Il eu été payé depuis.M.Ih'OVBV a Pensionné chez Mme Hyacinthe Denis.Il counaii.Ccrm&iu depuis quinze an» envirou.il le croirait sous serment.11 Si rappelle le procès «le Dion, uc-cuv* d’avoir tiré un coup «le fusil dans une fenèiiv au Ront-Rouge, et sait que Ger-uiaiii s’ost beaucoup intéressé, cotte affaire.M.Languedoc—Savez-vous si Germain a fait quelque chose dan» le but de surborner le» témoins daus cett«i affaire-IA 7 —Je n’ai pas eu connaissance do cela.—Vous ne i avez vu faire boire les témoin» pour les suborner 7 —Non, j«* n'ai rien vu «le t«rl.Le* témoins dans cotte affaire croyaient que Dion n’était pis coupable cl ont essayé «le le faire acquitter.Dion a été acquitté par 10 Caisses de Marchait PERLES DELA SANTE DU VIEUX DOCTEUR GORDON Cc» i«crl«.*'» mcrvelllcuHiïf» ont le» effots magl-«luti* «l'a^rambr ot do remplir toutes 1ar les maisons d’éducation du Canada, dgr Bégin, coadjuteur «lu cardinal, dans une lettre qui vient d’être publiée, exprime l’espoir que les évêques prêteront leur concours zélé au commissaire.—Les membres du Conseil de ville et les journalistes qui les accompagnaient sont revenus de Chicago ce matin.—Samedi, l'honorable juge Toschorcatt s’est rendu ù Stc Scholastiquc pour préside» ia Cour Supérieure.Au début de l’audience, un des avocats présents s’est levé et a attiré l’ut tout ion «lit tribunal sur une correspondance publiée thins la Minerve de sa-meili et signé«î “ Un avocat ”.Dans cette lettro anonyme, le juge Taschereau est accusé injustement de négligence dans l’exercice de ses fonctions.Au nom du Barreau du district do Terre-bonue, les avocats présents en cour samedi ont protesté contre ces attaques et sc sont engagés spontam'incntà les contredire sous leurs signât lires dans les journaux.—Hier soir, ver» 7 heures, un cultivateur de la côte St-Luc s’en revenait de la chasso, quand, en traversant le bois situé entre la côte St-Luc et le rang Notre-Dame de Liesse, il aperçut à sa grande surprise le catlavrc d’un homme dans un état de décomposition avancée.Par ordre du coroner, le cadavre a été transporté à la morgue.D’après l'examen fait, la mort de l’individu remonte à six ou huit mois; et lo cadavre est tout à fait méconnaissable.Le défunt porte un pea-jacket bleu-noir, une veste noire, un pantalon rayé, une chemise en cachemire, chaussures locées, un col en soie noire tricotée, et tut chapeau en feutre noir.Dans ses poches, on a trouvé un canif, une clef de montre et* une pièce de cinq contins.Bon chapeau a été trouvé h dix pieds du cadavre.Est-ce un meurtre on un suicide ?Rien no peut s’expliquer pour le moment.—On annonce )a mort du Dr A*îolphe Bruncûu, un vieux citoyen de Sorcl ; il s’est éteint hier matin chez son gendre le Dr Sylvestre.ECHOS D’OTTAWA (De notre correspondant régulier) VIVE AGITATION DANS LA CAPITALE ULTIMATUM DE SIE JOHN THOMPSON ET DE E CHAPLEAU 3 Angers.—On a fait beaucoup de bruit dans les journaux conservateurs français, lors do la promotion do M.Trudeau au poste d’ingénieur en chef des Travaux Publics.On s’aperçoit aujourd’hui quo ce n’était que pour lo mettre à la retraite peu après sa promotion, pour le( remplacer par ttu Anglais, M.Schreiber.J —La suspension dn député adjudant général Yillicrs de Winnipeg n eu peur dont attise le plus trivial des incidents.Ce vieil officier s'est marié récemment, et a fait un petit voyage do noces.Un reporter a annoncé son départ pour Montréal, et cotte aliscncc sans permission a été rapportée au général Herbert, qui sans perdre un instant a suspendu le colonel Villiore.Or, celui-ci n’était allé qu’à Pori) Arthur et n'avait pas uiCté les limites do son district.Mais il tait trop tard ; et pour couvrir l’irré l flexion du général, on a cherché qnel«|Uo antro grief.Finalement, lo col.Villiors vient d’être réinstallé* avec réprimande.réprimande.Voilà co qui se raconte dans los cercles militaires.(Plus rdc*nt) Ottawa, 25.—On raconte aujourd'hui des choses qui mettent en l’air tout le monde politique.Ainsi, en apprenant que M.Ch api eau, dans scs discours do Hocnclaga, avait laissé prévoir son prochain transfert à Spencer-Wood, M.DoBonchcrvillc a télégraphié à sir John Thompson pour lui demander si le fait était vrai, ajoutent qu’en co cas, il donnerait immédiatement sa démission de premier ministre do la Province do Québec.Bi'uits de crise ministérielle à, Québec Ottawa, 25.—On rcmarqne beaucoup ici uc M.C/haplcau, en parlant du manteau de Cartier, a dit «ju’il retomberait de scs épaules sur celles ue M.Ouimet, et non do - • a* .Quelle a été la réponse de sir John ?On n’en fait pas un secret‘dans son entourage.Elle «c résumerait poliment h ceci* loi c’est une règle établie que chacun se mêle de ce qui le regarde ; ne vous occupez pas de oe que nous faisons.C’est l'impression générale dans les cercles politiques que la nomination do M.Chapeau à Speirier-Wood va déterminer uno crise ministérielle à Québec.—Une putro nouvelle extrêmement importante circule aujourd’hui.C’est que sir Jolm Thompson a définitivement posé «on ultimatum au sujet des écoles du Manitoba, * de disant que, lorsqu’il a engagé la parole la Couronne, il lavait fait avec l'autorisa- tion de tout le gouvernement et qu'il fallait que cette parole.' fût respectée ; sinon, il m r»/»i« »«/*rv»/ittlnn t J (J qu'il se retirerait du gouvernement briserait.* Cette determination énergique porte l'excitation à «on comble dan» lo monde politique.On si* croirait sur un volcan.On voit partout dca groupes animés discutant ia situation.Dan» les bureaux publicq, c’est une vraie panique.TERRIBLES INONDAtlONS Toute une province submergée PLUSIEURS CENTAINES DE PERTES DE VIE Dommages incalculables Cagliari, 24 octobre.—Les communication» télégraphiques avec le village de San Sim'i-aU' si ir>rril)lompnt.An mil v/» mr Ins operate, «si terriblement éprouvé par les inondations, ont été en partie rétablies.Mai» ou ne «aurait encore avoir le détail complet «les désastres.Un Botts-offieier do gendarmerie, moitié par terre, moitié par eau, a pu atteindre hier le village.Il a annoncé qu’on avait déjà pu retirer et*reeon-naître hier soir les cadavres de 03 victimes.La mairie et trois cents maisons environ ont ét«t détruites.Cc mutin des troupes ont été envoyées pour aider aux secours et enterrer les noyés, Londres, 21 octobre.—Les dernières nouvelles reçues de Cagliari donnent un récit très émouvant de ia terrible tourmente et des inondations qui ont dévasté lu Sardaigne durant les journées «lo jeudi et de vendredi dernier ; désastre Bans précédent dans lequel des centaines d’existences et «les centaines «le milliers de dollar» ont été perdus.La grande plaine de Campiiîano, qui s’étend de Cagliari à OrcBtano, sur uno distance de 51) milles, et qui est couverte de vignes et d’oliviers, a été particulièrement éprouvée.C’est dans l’après-midi do jeudi qu’apparurent lia signes précurseurs de l'ouragan.Il régna ce jour-là une chaleur tellement jabli accablante que Its troupeaux et toutes bê tes, ne pouvant rester en place, cherchaient partout un abri coutre l'atmosphère embrasée oi» ils paraissaient étoull'er.Tout à coup,, de lourds nuages noirs teintés de rouge obscurcirent le ciel.Les paysans qui travaillaient aux champs furent terrifiés éfugii et »e hâtèrent d’aller se réfugier dans leurs habitations.A la tombée de lu nuit,le cyclone s’abattit sur la plaine avec une violence inouïe, accompagne d’éclairs, de roulements iccoinpaffi «le tonnerre et des mugissements du vent auxquels répondaient de longues rumeurs souterraines.Kn moins de quelques inimité», la tempête avait accompli son «ouvre dévastatrice.Epouvantable collision Philadelphie, Pa., 25.—Un terriblo accident de chemin «le fer est arrivé dans l’un des faubourgs de la ville.Deux trains de passagers sont venus en collision dans un tunnel, et pour comble do malheur, les chars ont pris feu.11 personnes ont été tuées sur le coup et 25 blessées.LES VICTIMES DE LA GUERRE Allemands marchands d’esclaves Paris, 24 octobre.—Le colonel Dodds, le cominandunt des forces françaises nu Dahomey, estime à 1500 le nombre de Dahoméens qui ont été tués jusqu’à présent.L’armée du roi Bchanziu, croit-il, a été* à moitié détruite et ce qui, reste est complètement démoralisé.Un chef de factorle au Dahomey allirmo qu'une société allemande a fourni au roi Behanzin 4,000 fusils à répétition et trois pièces de campagne en échange «l’es-claves.11 ajoute que le chargement de ces esclaves s’est fait sous la surveillance même du consul allemand.AU PALAIS ASSISES CRIMINELLES L’AFFAIRE MOEJSSETTE FIN DE L'INTERROGATOIRE DES TÉMOINS Les plaidoiries Audience de ce matin.La preuve do la Couronne dans l’affaire Morissette s’est terminée ce matin.Toujours salle comble.Beaucoup de dames dans la galerie.Mme Morissette, épouse de l’accusé dont le procès s'instruit- actuellement, occupe un siège sur lo parquet avec son fils, près do la barre, où son mari se tient debout.- Après la formalité habituelle de l’appel des petits jurés qui sont congédiés jusqu’à deux heures cet après-midi, la cour procèdo dans l’affaire Morissette.M.Jui.es Tessier, député de Portncuf à l’Assemblée législative, commit Eus tache Germain depuis une dizaine d’années, et considère qu’il est croyable sons serinent.M.Lemieux.—Avez-vous raison de croiro qu’il n’ait pas dit la vérité dans son témoignage en cette cause-ci, au sujet de la conversation qu’il a eue avec vous le samedi 5 juin dernier ?Object ion do la part de la Couronne.M.Languedoc dit que c’est demander l’opinion du témoin, cc qui no peut être ac- cepté dans la preuve.Tessier réclamé son privilège d’avocat de ue pas répondre à la quostion.La Cour y consent.M.Lemieux.—Vous ave?, eu une conversation avec Germain, après so.i ai restation ?—Oui.^ AI.Arthur Dklihiæ, député do Port-neuf au Parlement du Canada, connaît Germain et le croirait sous sonnent.—Germain a été mêlé dans tons les pro-el's qui ont eu lieu dans le comté de Port-neuf, n’cst-ce pas ?—Pas en tous, mais dans bien des procès politiques.* Ce témoignage clôt la preuve de la défense.Il se fait alors un grand silence dans la salle.Los plaidoiries vont commencer.Pendant l'interrogatoire des témoins, la foule n continué d'affluer dans la cour, qui est tellement bondée qu’on no peut y circuler qu’avec grand’pcino.* M.Lemieux se lèvo lo premier pour adresser le jury et parle eu français.Son plaidoyer, qui a duré deux heures, e«t un des plus forts, des plus habiles qu’il ait jamais laits devant les tribunaux crimi- nels.11 s’est surtout attaché à prouver, en se basant sur la preuve faite par la défense, quo la déposition du principal témoin do ia Coiironno était fausse et do mauvaise foi ; qu’EUias Mailloux, qui a fui le pays, est le vrai coupable dans toute cette malheureuse affaire et qu’il s’est servi d’Eustaclie Germain comme d’un instrument ; que Germain n’a pas été chez Morisselte le mercredi .edi soir, 3 juin dcrnier.comme il l’a juré ; ,e par conséquent le chèque do 818,400, n’est pas l’accusé h la barre qui lo lui a que ce n’est pas l’accusé à la barre qui remis entre les mains pour lo faire changer citez MM.Dion, courtiers, mais bien Mailloux ltii-nièrnc ; quo le chèque de 80,700, Morissette l’a changé de bonno foi, sans savoir qu’il fut faux et en a remis l'argent à l’étranger dont il a été plusieurs fois question dans co procès.A 1 heure, les procédures ont été suspendues jusqu'à deux heures cet après-midi.Encore le Grand Jury Graves révélations de deux d’entre eux MM.Bagnon et Morel deux ricùes cultivateurs, parlent Ste-Anno de Beaupré, 24 oct.1892.Monsieur le Rédacteur, Durant le terme do la Cour Criminelle qui sc tient maintenant à Québec, nous avons agi comine grands juréa et nous désirons enregistrer notre protêt contre certaines choses qui sc sont passées là.En premier lieu nous «levons dire que nous no noua expliquons pas pour«|iioi un anglais a été choisi comme notre foreman, quand M.Furniss, un autre anglais, remplissait cette position au terme précédent.Tous les procédés de notre corps ont été conduits par les anglais, qui ont’rcfuaé de tenir compte de nos observations.Des actes d’accusation contre MM.Mercier, Langelier et Pocaud nous ont été soumis, ils ont été lus devant nous.Bref noua en avons été saisis régulièrement.Vendredi le 14 courant nos délibérations ont été ajournées jusqu’au lundi suivant, sur ces .Or, lundi, à notre £ ment, nous avons été informés que la Cou- affaires undi, à notre grand étoniic- ronno avait jugé à propos de retirer ceauctcs d’accusations que nous étions anxieux d’examiner afin de ne pas laisser plus longtemps des citoyens importants de notre pays sous tclJ les coups «1e telles accusations.La chose nous a été refusée.Nous avons demandé, avec plusieurs autres grands jurés, d’aller devant la cour pour obtenir des information* que nous croyions nécessaires pour nous diriger.Cette demande fut soumise au vote et il fut décidé par la majorité «l’accepter la décision des avocats de la Couronne ; l’on nous refusa de nous permettre d'aller devant la Cour pour exposer nos raisons.Nous sommes «l’opinion que justice n’a pas été rendue à qui do droit et nous désirons dégager publiquement notre responsabilité .Nous pouvons ajouter que plusieurs mitres grands jurés pensent comme noua.Onézime Gaonon Edouard Morel.Renseignement pour les taxés A PROPOS D’UNE PETITE EXACTION On nous écrit d’ime paroisse de ce district ; Monsieur, vous lo prouveront les lettres ci-jointes, lillc Quebec, 19tli October, 1882 Dear air, le percepteur n’a pas ce droit.Monsieur le Ministre POUR LES DAMES Notes sur la modo Paris, 20 octobre.I Le genre empire est très discuté.Beau* «le i « -.N’oublloz pas Qne c’est jeudi soir quo la Compagnio Théâtrale jouera à la sallo Jacques-Cartier, le fameux drame politico-comique ; Félix Poulré1 A TRAVERS LA VILLE En certains endroits, les percepteurs du revenu, exigent une piastre d'honoraire en sus du prix de la licence imposée par notre bon gouvernement.Cîcst un vol comme Veuillez donc les publier, dans l’iutérêt des marchands de la campagne surtout.XXX, The Attorney General has given me com-mnnication of your letter with refercnco to the Collector at Roberval charging one dollar extra for licenses under the now law.We have written the Collector that ho bad no authority to do so and that ho should not have done sounder the new îuw and to remit you the one dollar.Yours truly, John S.Hall, Provincial Treasurer.CABINET DU PROCUREUR (VÉNÉRAI.Province de Québec Québec, 20 octobre 1892.Cher Monsieur, En réponse à vos deux lettres adressées à l’honorable Monsieur le Procureur-Général au sujet de la question do savoir si le percepteur du revenu a le droit d’exiger un honoraire de une piastre à part les droits imposés par le statut de la dernière session (55*50 V.) je suis chargé do vous diro quo me prie aussi de vous informer qu’il a transmis le dossier de cette nfinire à l'honorable Trésorier qui a immédiatement écrit au percepteur du revenu lui donnant les instructions nécessaires.Votre tout dévoué, Elzéar Z.Fiset, Secrétaire.Il est presque fastidieux do répéter qu’il n’y a rien ou à peu près rien de nouveau encoro dans le domaine (les modes, et que la saison d'automne, commencée depuis quelques jours, n’est qu’une saison a’été prolongée.Sauf pour lo soir, où les vêtements et pardessus un peu chauds sont nécessaires, on est habillé encore comme au mois de juin.Cc sont les mêmes légers tissus do aine, les mêmes chapeaux garnis do plumes ou de nœuds de velours très enlevés.coup «le grande» maisons se refusent à Ta dopter.Il semble probable que la modo do demain sera un compromis entre la taille très courte et la taille très longue, c’est-à-diro que nous aurons uno sage moyenne.Ce qui est certain, c’est que la robe courte, non biaisée derrière, et froncée tout autour de la taille, sera adoptée.On verra aussi beaucoup de corsages, froncés au cou, aux épaules, comme les portaient nos grand'mères, avec décolletage simulé disposé en fronces à la vierge.Los épaulettes beaucoup moins hautes et la maticho à gigot toujours amplo du haut et serrée au coudo., Les étoffes les plus adoptées seront Ica lainages et les soieries souples, précisément à cause do cette manche, qui ne peut former do plis gracieux qu’à cotte ccndition.Cependant, pour lo soir, les grosses soieries do Lyon, fortes et épaisses, seront en faveur.En remettant à la modo les robes froncées à la taille, il faut nécessairement lour donner du soutien, sans quoi le costu-mo perdrait tout son caractère.Les tulles, les gazes, lea mousselines do soie se prêtent moins bien h cetto combinaison quo les failles, les satins et lea brocarts.On assure quo les toilettes vont être, cet hivor, d’une simplicité exquise.A peine si on ose y croiro.EN VILLE M.Huckctt, député de Stanstead à l’Assemblée législative, est en ville, au Saint-Louis.L’honorable M.Cormier, conseiller législatif, est en villo.M.W.W.Baby est de retour d’Europe.M.Win.Chaussegios dcLéry,do Beauce, est à Québec.MORTS SUBITES Vers six heures hier soir, un des citoyens les plus respectables et les plu» estimés de Saint-Sauveur, M.David Létotirneau, huissier, et chantre à l’église de cetto purolssc depuis au-delà de trente ans, est mort subitement.Hier matin encore, M.Létourneau faisait entendre cette voix de baryton qui semblait plus grave que jamais ; l’on aurait dit que ce brave citoyen, sentant sa fin «1er-nière approcher, voulait faire un éternel a lieu à scs concitoyens.* M.Létourneau était âgé de 71 ans, et appartenait h Ju congrégation de Saint-Sauveur, à 1 Union St-Joseph de Saint-Sauveur et au Tiers-Ordres.Nos condoléances à la famille éplorée.L’çilqiiête a lieu cet après-midi.—Un jeune enfant do M.G.Sirois, tailleur de pierre, rue Arthur, St-Koch, a élé trouvé mort dans son berceau.L’enquête a eu lieu ce matin.Verdict ï mort de congestion de poumons.—Un M.Plante, demeurant à Saint-Sauveur, rue Kirouack, âgé d’une cinquantaine d’anuées, est aussi mort subitement hier soir.Enquête demain.Samedi prochain Progrès marqué voie ferrée change la face des choses.On construit «les quais, des entrepôts, de Montréal, novembre 1891.—Je souffrais beaucoup depuis trois mois d’une toux opiniâtre, accompagnée de picotements dans la gorgo, do transpirations la nuit ot d'un Gaminerie Un grand nombre do jeunes gens s'assemblent vers 7 heures du soir au coin des rues Saint-Eustache et Artillerie, pour ga-miner à la lumière électrique.Leurs cris ot leurs précoces jurons sont uno causo d’ennuis pour les voisins ainsi que pour les passants.* Il serait à désirer que la police mit un frein à ce tapage en faisant nue visite dans ce quartier.** Croseito ot multiplieamini * On épouse beaucoup à St-Roch de oc tcmps-ci.Pas moins de vingt publications de mariage dimanche à l’église paroissiale.Bulletin «an!taire Un nouveau cas do diphtérie ë’est déclaré au faubourg St-Jean.Le malade a été transporté à l’hôpital civique.Réunion du Conseil central d’IIvgiènc cet du Palais après-midi dans uno des salles Législatif.— Xneondio do dimanche Voici le montant complet des assurances sur la bâtisse de la Y.M.C.A.et le stock des différents occupants : Sur ia bâtisse î—Queen, $7,500 ; Royale, $7,500 *, Phoenix, $2,500 ; Québec, $2^500.Sur le mobilier :—Scotish Union, $1,000.M.D.Watters, British America, $1,000.M.T.J.Moore, Western, $2,000 ; Guardian, $1,000.M.Rinfret, W astern, $5,000.M.Norton, Manchester, $800.Association «lo tempérance, Western, $200.A cet incendie le matériel do nos pointers a été fort endommagé, surtout l’échol-o, par les tuiles qui sont tombés du toit.Ü2On est il faire sécher les boyaux: une F, longueur respectable de 1800 pieds a été ;iüi ‘ utilisée en cette circonstance.Mauvais réveil Hier soir un bateau venant du Saut Montmorency chargé de bois do construction a amarré à l'extrémité ouest du bassin, à côté do la bâtisse du gaz.Le batelier, fatigué, so coucha aussitôt qu’arrivé.Mais, soit qu’il eut amarré trop do court, soit que les madriers sc soient accrochés sur le rebord do la jetée, toujours est-il que notre homme s'est réveillé, do l’eau'jusqu’à la bouche.Mais ne prenant pas lo temps de constater ce qui lui arrivait, il s’est élancé au dehors et a grimpé sur lo quai.Il était temps, lo bateau somorait.Revenu do sa première stupeur, co bate- péa> lier malchancoux s’est occupé avec ouelqucs amis à ompêcher sa cargaison de s «m aller à l’oau.A midi une douzaine d'hommes étaient employés à décharger la cargaison ot à renflouer le bateau.Porsonnol Lo révérend Père C.Jean, de la communauté des religieux du Très-Saint Sacrement, avec cinq autres Pères, était ici co matin, (le passage à bord «lo 1 'Oregon, on route pour Montréal où sc trouve une maison de leur ordre.La traversée a eu lieu fort heureusement.Le Père Jean a fait profession à Bruxelles en juillet dernier, après avoir passé deux années en Europo.Les billets d'admission et do galerie pour la soirée donnée samedi prochain, le 29 courant, à T Académie de Musique, par lo " Èét virtuose enchanteur “ Edouard Rémthyi ”, ont été déposés hier chez l’éditeur de musique A.Lavigne, 55 rue de la Fabrique, où ils sont à la disposition du public, à raison de 50 cts et 75 cents.Lo nombre en est nécessairement limité afin d’éviter tout encombrement excessif et procurer aux auditeurs tout le confort désirable.Elections d'officiers A la dernière assemblée do l’Union des tanneurs etcorroyeurs de Québec, les messieurs dont les noms suivent ont été élus officiers pour l’année courante : Ed.Lnliberté, président ; Léger Ontin, vice-président ; O.Falardcau, sec.-archiviste ; Jos Laliberté, trésorier ; T.Lcbel, assist.-trésorier ; Delphis Trudel, comin.-ordonnateur.Membres adjoints au comité de régie : MM.Bissonnette, P.riante, Jos.Dion, Jac.Benoit, F.X.Pagé.Il fut ensuite voté des remerciements aux officiers sortant de charge.La rue Dalhousie a bien changé d’aspect depuis quelque temps et promet encore mieux pour l’avenir.Là comme ailleurs, la construction d’uno _ pu nouveaux bureaux, etc.On se bâte do terminer l’entrepôt Garneau, l’addition au magasin de M.Turner ; on commence la nouvelle gare du Québec-Central et on nnnonco que la compagnie du Richelieu commencera tout prochainement la construction d’un nouvel et splendide édifice pour ses bureaux, etc, juste en face du quai maintenant en construction.affaiblissement général qui me faisait craindre la consomption de la gorge.Je suis maintenant parfaitement bien et je dois ma guérison au Sirop de Térébenthine du Dr Lainolette.Je u’en ai pris que quatre gotits flacons de 25 cents chaque.Félix auvaokau, entrepreneur-menuisier, No 1793 rue Saint-Antoine.IMPORTATIONS FRANÇAISES DES MÉILLÈÜfeaHat,sur.’ serves tt'ilmouU'res, etc.Grande variété de fromage* à la crème franeais et oanjuiu!.!.^ SEUL ^.GKEISTT .A.TT OA&ADA.nAdkn|- .___— Cognac Flno Cnantpaffno de lu maison Guiu.ume Mal if and Cornac ixr V iu do Bordeaux » $1,0(1 la douzaine, t-a at TfcvatjpA — yros xv et ao ia sa?cr ia a.isr—telephone aie.oct.1 Bulletin* do la QuarantMno Rapporfi) adressé «le la Grosse-Ile à Son Honneur le maire Frémont via Ottawa.Ottawa, 24 octobre.-—Inch m le bulletin (lu Dr Montizambojft, 23 octobre : Steamship Pélicia, d’Anvers, arrivé à 5 11.ce matin.Aucun passager, équipage tout bien ; cale et oergnisoù fumigées aujourd'hui.24 octobre.—La fumigation du steamer Pélicia étant finie, il a été acquitté de la Quarantaine co mutin.Il y a 16 jours qu’il a quitté Anvers cl tout vu bien.—J.Lowo, M.1>.I Au recorder Deux garçonnet» quelque peu tapageurs qui ont voulu s
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