L'électeur, 8 avril 1893, samedi 8 avril 1893
Québec, Samedi, 8 Avril 1893 13e année, No TARIF DES ANNONCES j tftîK DS L'ABONNEMENT EDITION QUOTIDIENNE $3 00 »nt étro aclreiwé Tontes K'ttros, et.h Kknest Haomju Cote Lainjptaguu, 111 ot 113, EÜREADX 111, Ccte Lamontagne, Tasse-Ville, Québec ERNEST PACAUD, Edileur-propnH»\AN8 LA — Fr o *!' o ûd L’Ango Gardien • :* ' Hi: MUXTMOIIKNUY .ceo ÜNH ir« ! «?" « i humic terre en Ixm ordre, •IlUé.* « .u ul.'Je en u «Je r«u.#•••« Six mois,.Quatre moi».1 0 L’abonnemcuc est btrictcmcnt payable d’avauco.ÉDITION HEBDOMADAIRE Un an, au comptant, d’avance.$ 1 00 QUEBEC, 8 AVRIL 1803 La situation en blanc et en noir t Hou» publions aujourd’hui une gra-vuro qdi peint exactement lu situation politique.Nous la prenons «lu Grip, dont le té-ni lignage est absuremout acceptable, puisque c’est aiijçnird hui une jjublication tory, d’où l’on r» expulsé, il y a un an, l'artiste Bengôugli don! les croquis étaient parfois trop libéraux pour le goût des propriétaires du Grip.« Aujtrard’hui, il y u si peu à dissimuler le péril'suprême qui menace la barque ministérielle que lo Grip, le &f«tr,le iVcios do Toronto et d'autres journaux amis du régime conservateur, ne peuvent s’empêcher de le proclamer, tant par leurs articles qu’nu moyen de la gravure, cette {photographie instantanée des événements.A ceux «jui sciaient parfois tentés de jpous reprocher quelque exagération dans lo» appréciations, «le jeter un coup-d’œil eur.in planche qui orne cette page, et de &pniilîlectcur a jamais entretenu une cpitiidn plu» pessimiste que celle-là, qui couçudint est de source conservatrice.Notre article d'hier, où nous parlions de in dégringolade é\ idento du régime tory,1 en disnit moins que ce croquis ro-prétentept la barque ministérielle brisée «ur le récif du Reform Tariff.Gif on sait que cette Réforme du Tarif, sur .laquelle va s’effondrer le parti conservateur, est précisément l’article principal pregranune de M.laurier, en même temps que le vœu unanime do toute la population du pays en ce moment^ a l’exception des monopoleurs et des politicians dont l’existence dépend du liiâintien du régime actuel.• D’un autre coté, l’existence du gou- L’ASILS DE BEAÜPORT VENDU iüX SŒURS PRIX : $425,000 Enfin, après de long» pourparlers, le entrât de vente do l'Asilo do Bcauport 4hx Révérendes Soeurs de la Cliarité, a été signé à 11 heures hier soir.Lo prix est de $425,000.Los Sœurs se chargent de payer l’hypothèque dont l’immeuble est grevé,uno somme do $98,000.Fuis elles paieront la balance par G0 versements à même les argent» qu’elles recevront «lu gouvernement pour lo soin des aliènes.Elle» prendront possession de l’asile à midi aujourd'hui.Co sont là tous les détails que nous avons pu obtenir sur ce marché importent Si noua nous réjouissons de voir lo» bonnes Sœurs «le la Charité prondro soin des malheureux patieàh* de Bcauport, nous rogrettons profondément qu'il no leur ait.pas été permis de se mettre en position de donner leurs soins do la fa* $on la plu» cfficaco qu’il soit possible.Pour soixante «ms à venir, nos aliéné.» dovront être internés dans les constructions qui existent actuellement.Or, ces eonstructioiL» sont condamnées par les aliénistes les plus éminent» du jour.Toutes les grandes nations do l'Europe ni renoncé à ce gunro do construction Première insertion (par ligne).$ 0 10 mbli'* Autre» in»ôrtiüu», si publiées tous _ les jours.^ ^ ^ Trois fois par semaine».^ Deux fois p ir semaine.0 07 Arh do naissances, mariagg 1 jrJécès 0 23 ULRI0 BATITHF, r5 licteur Salle Jawines-Cavticr THEATRE ROYAL A.FI8KT Sc Cue.IVopriélaltç» et grants Semaim commoiiçant Ig 3 avril L«\ célèbre compagnie «lo IV3.VAUGHT supportant l'actucc «lîstigm’o Mlle Lilian Tucker diftu un iTi|iért«iire ehol»i.4‘ Police Alarm ” ’ Prix populaires : 15, 25 et 35 cts M VTINÉKS I MA KOI, JKriU BT SAM St)l î Réservez v«v?Rh'gc» k l'avauc» «’hox MAf.Gorvats& ihuit»!», man h.;1.! ¦ «u muxiquo.nit gt Joseph, st-Rocn, (élophono o-.i i>.»r tél^-fliono m;> A la éâlle Jac«iii«» •t’.ut,«r.Chapeaux ! Chapeaux ! - NOTRE — Assortiment — DE — Chapeaux de Feutre Pour le printemps est maintenant complet Chapeaux «le feutre Christy pour homme» $1.50, $2.00, $2.25, r— m«h s oif i*rus — Chapeaux Carrington, $1.75, fr!.00.$-2.25, $2.50 Woodrow, $2.‘25, $2,50.?COULEURS — Noir, Brun.c Erable, on Koux» FEUTRES POUR GAR&O^S 7G CTS et SL.OO No» clients ont l’a vantage du choisir leurs chapeaux »ur le plu» grand u»Hor« liment «le la ville.G.ft.Renfrew & Co.35 ET 37 RUE BUADE 30 !iiurs~-2m Fabriqua de vins de raisins Vins canadiens—Vins français l OOO- Alexandre L’Hôte Petite Rivière St-Charles, Qudbea Vins blancs, Vins rouges Depuis 10 oonts la bouteille (G bouteille» «aviron uu gallon) Adresser lo» commando» A ATox LTIéto ou A -on rcfin'-eiitnuf.M* F.Gohlot.ÜO, ruo Ma«»uo, .StvSnuvour.• I.oh houi«*llle« coinmaiidéc» feront livrées do Kuite à domicile.30 marti—lni L.G.DUMAS Le marchand-tailleur bien connu menL un assortiment «le» marchanéiio* les plu» nouvelle» pour confections : Tweeds anglais et écossais, Tweeds à pantalons on tous gonres, Patrons de vestos, foncés et couleurs, Sorges bleues ot noires, Choviots, Serges flanelles.Etoffes à paletots.se* M.DUMAS importe directement set marchandises.18 mar* CEAPEAUX IMPORTES JEUDI, lo 30 courant et le» jour» suivants le» soussignés feront la fil ns grande ou verturo de CHAPEAUX importes Modes de Paris qu'il so soit encore fait k Québec.INVITATION SPECIALE T ES DAMES qu’il» achètent ou non *o réspeetususemont priées de leur fairs uno visite.AU DELA DE ARA CHAPEAUX richomcnl «Mil garnis seront oxposra.Vu qw c«*s chapeaux ont été u«:hclé* avoc dos cois, dirions spéciale», il» le» vendront toutes «ans exception au vrai prix du gros.N'oubliez pns Jeudi, 30 MARS L’ELECTEUR nourriture bien nil rogéneuso ou azotée ei l'on trouve beaucoup d’avantages, comme Ta dit M.Convoy, à s’eu servir comme fourrage sec.Ils ac fanent ci so Jcivèknt assez facilement et sont bons h couper entre 3c temps des foins et des récoltes de grains, ce qui est très commode ; si la saison est inotiillcuse, votre grain est en retard ; vous pouvez alors attendre sans en souffrir et vous aveu*, de quoi vous oecu[>cr en oru> pant et recueillant votre récolte d’uYoino cl de pois.Sur la côte nord du lac ( Supérieur ) dans lu partie Est de cct étal, ( co qui est bien dans le nord ) on cultive beau* coup les pois et on est.encore à entendre dire que ceux qui le font no les regardant point comme l'une des incilleu.va graines qu’ils puissent cultiver.Je crois que M.Selfe peut nous dire quelque chose là-dcssus.Dites-uou* combien vous en récoltez à l’acre.M.Selle.—L’anucc dernière, j'ai eu de la semence des vieux pays, «j’ai semé deux minot# de pois et j'ui récolté soixante-six minois sur environ un acre et quart ; je les ni vendus $1.03 le minot.Alors j’ai acheté du blé-d’inde à 10 cents le minot ; ainsi j'ai pu avoir deux minois et demi do blé-dinde pour mi minot de pois.Hi les pois étaient au meme prix quo le blé-d inde, je préférerais les pni».M.Bender.—J’ai cultivé les pois.Te les Ht mis en terre avec le semoir, et une ho-maiue plus tard j’ai semé do l’avoine par-dessu».L'été dernier (1891) a été sec, mais j’ai réussi à obtenir cent miuoU de pois de sept minois de acmcueo sur trois acres, et je pente que si la saison avait été favorable j’aurai* eu au moins cent cinquante rninots.Je les ai mêlés avec du blé-d’inde et fait moudre, et j’y ai ajouté encore autant de son de blé.J’ai trouvé que cela faisait une excellente nourriture pour le.*» vaches à lait ; fcissi vais-je certainement semer une plus grande quantité de pois celte année qu’au* pai avant.Le président.—Cette discussion vous démontre qu’il faut semer les pois ii une bonne profondeur ; qu’on ne doit pxs les «emer k la volée h la sut face et les enterrer avec la hem ordinaire k dents.M.Belle.—Pour moi, je pulvérise complètement la surface du terrain, je sème, hcisc et roule mes pois pesamment plusieurs fois.M.Bender.—C’est un grand point.On doit être très particulier sur la préparation du champ de pois.Quand vous aurez donné une profondeur uniforme k votre semence de poi», que vous l’aurez bien hersée et bien roulée, vous obtiendrez une belle levée uniforme.Môme dans les saisons très sèches, j’ui réussi parfaitement k avoir uiusi le» pois égaux partout.Je penne que si vous êtes pour vous servir de la herse pour votre avoine vous en mettrez beaucoup par ce moyeu dans les rangs qu’aura faits le semoir ; cette avoine aidera beaucoup les pois k se tenir debout, mieux que ai les pois avaient été enterrés k la herse ordinaire à dents.Un membre.—Est-ce qu’on peut faire de bon ensilage avec des pois ?Le président.—Le sénateur Palmer, du Michigan, l’an dernier, a ensilé le produit île dix h quinze acres de pois, d’avoine et d’orge et cet ensilage était aussi bon que tout autre que j’aie jamais vu.Il avait eu le soin do les couper.Les pois et l’avoine étaient alors en pâte, c’eal-k«dire pas mûrs.Son homme, M.Van Orman, dit qu’il n’a jamais vu un meilleur fourrAge.M.Bender.—U y a une chose à considérer k propos de cette culture de pois : si vous en avez une graud«* quantité, comment pouvez-vous les mettre parfaitement eu mules ?Le président.— Couvre/ la mule avec du $ros foin de marais et mettez par-dessus nue sonverture de toile.Uu membre.—Je voudrais demander quelle espèce de terrain convient aux pois ; de plus, si un terrain de fonds drainé est convenable, et, si c’est le cas, avec quel fçrtiîiaaut on doit engraisser le terrain, ai c’est néucwau e î Le président.—Il y a une chose qu’on doit éviter : si ou met des pois dans uu terrain trop riche on aura une récolte effrayante de pesas et peu de fruits.Un aol ordinaire est ce qui convient le mieux aux pois ; il» viennent sur tous les terrains, mais ils rapportent [dus de grains sur une terre qui n’est pas trop riche.On réussit très bien sur les terres riches et noires de Grand Forks, Dakota Nord.Les pois pousseront partout où ils trouveront de l humidité.M.Bender.—Je sème mes poi» en rangs à quatre pieds do profondeur, puis je sème pur-destus environ uu miuot d'avoine et deux k deux minot» et demi do petits pois canadiens U l’acre.Je les coupe avec U faucheuse tous ensemble.Il y a des endroits où l’avoine ne peut soutenir les pois, cependant je crois fermement qu’on en vient mieux U bout avec 1s fauuhcuso qu’avec la moiuomicu.se.Je les mets en petits tas et les laisse sécher.Je les engrange ensuite et les bats ait moulin.' Un membre.—Combien produisent-ils ! M.Bender.—J’ai eu uu peu plus de 100 minois sur trois acres et la saison était très sèche.Je les ai fait moudre et les ai mélangés avec du »ou pour les faire manger.Le président.—La moulée de pois, messieurs, vaut presque autant que de l’huile do lin.M.Bouder.—Je dois dire quo jusque-lA j'avais nourri mes vaches avec du blé d’irnle ensilé, environ quarante livres,—mélangé avec du son, «nais jamais mes vaches ne m’ont donné autant de profit et de satisfaction que cette année avec de la nourriture de pois.Jo crois que je donnais auparavant uu peu trop d'cusilnge de blé d’inde U mes vaches.Nous n’avons jamais cil autant de beurre que est hivsr.M.Favill.—Vous n’avez pas essayé de ftourrir vos vaches avec des pois non but- lu ?M.Bender.—Non, monsieur.M.Favill.—J’ai rencontré quelques personnes qui Vont fait.Elles ont coupé lenr avoine quand les grains étaieut.encore en pâte, avant qu'elle fût mûre ; elles l’ont traitée k la manière du foin, l’ont donnée à leurs animaux comme du foin et ont pu en avoir du grain qui les a encore payés.Un membre.—Ne serait-il pas préférable de ]>u»ser ce fourrago au balic-paillo ?M.Fàvttl.—Oui, si vous avez un hache-paille.Mais les mer sieurs dont on parle l’ont-fait consommer eu entier comme du foin et leurs animaux Tout trouvé excellent eu mangeant le grain cl la paille en même temps.M.Bouder.— F< use/ vous que les vaches aiment I m auger Ici» j»oi« road* ?,5 M.Favill.—On», cju H!é» ont de bonnes dont#.Un membre.—3J.Bender, avez-vous eu une augmentation de lait et de beurre ?M.Bender.—Il roo serait difficile do faire une comparaison comme ccllc-lk avec Tannée précédente, mai* jo dirai que la quantité de lait a été plus soutenue, Iàx vache* étaient en meilleure condition et le montant de livres de beurro a été augmenté par cette nourriture plus que jamais auparavant.Un membre.— J’ai fauché la plus grande partie de mes poi» uvco la moissonneuse-lieuse vu qu’il y avait beaucoup d’orge et d’avoine.J’avais semé un minot do pois contre un minot d’avoine et d’orge à l’acre.Je laboure d'abord le terrain.Je sème l’orge cl je l'enterre k la lier»©.Ensuite je sème les pois et l’avoine ensemble et les enterre parfaitement.L« président.— Jo voudrai» savoir de monsieur, pour quelle raison il emploie de l’orge et pourquoi il ne ec contente pas de l'avoine avec les pois ?Un membre.—Je crois que cela fait plus de fouriago.Dans tous les cas c’est cc que jo fais.J’ui d'abord agi de cette manière il y a environ huit an» jKiur faire du fourrage vert ; puis, ayant renoncé U cc fourrage vert , j'ui trouvé qu'il était très avantageux de faire moudre cc» grain», et depuis cinq an* je les cultive à cette fin ; quand j’en ai assez je ne^uends pas la peine d’acheter du hou ou d’autre moulée.Je crois que l’orge eat excellente pour les vaches à lait.Le président.—Nous devons tous considérer que dans l’économie d’une ferme où l’on a en vue la production du lait, il faut aller avec co que nous avons.Ainsi nous payons des milliers de piastres à Minneapolis pour lo you que nous y achetons quand nous déviions garder cet argent' dans nos poche», au moins noua devrions en sauver les deux-ticife, et c'est ce que nous pouvons faire si nous avons assez de bons sons et d'intelligence pour cultiver les pois.Le pois est une plante à racine longue ; il du-mande à être piaulé et recouvert profondément.On les sème généralement à la surface et, quand vient un orage, leurs o-w-ments couvrent le terrain.On ne doit pas pUuter les pois à moins de quatre pouces de profondeur.(J’ai appris de mon père k semer le» pois sous la labour, ù la volée.Le traducteur.) Maintenant, je veux voua faire part d'un petit calcul.Vous achetez ordinairement aujourd'hui lo son i\ $15 la tonne.Bien : deux livre» do pois moulu», autant (pie je puis en juger par moi-même et par l’expérience des autres, sont égales h six livres do son ordinaire pour la production du beurre et comme nourriture.Si cela est vrai, vous pouvez produire, aisément sur une terre ordinaire 25 minot* de pois h l'acre.M.Bender en a récolté 33 miuot».25 minois vous donneront 1,500 livres de moulée.Suivant lu proportion (le 2 k 6, la valeur do la fariuo de pois, serait égale k 4,500 livre» de soit.Cc qui forait $«'13.75 de l’acre pour vos [>oi*# et vous sauveriez cela, vous l'auriez dans votre poche, si vous cultiviez les pois.Vous vous ôtes par lk exemptés de payer un sou et je vous dis, me* amis, que quand ou eu viendra k cette culture de pois on trouvera qu’elle aura fait, de grandes chose» dan» cet Etat du Wisconsin, si on veut seulement l'étudier un peu plus qu’on ne l’a fait jusqu’ici.J.E.V.Une superbe construction Descilptiondela nouvelle maison de l’honorable A.B.Angers à Ottawa Le Fi et Press d’Ottawa nous donne la description suivante du somptueux palais dont M.Angers a fait récemment l’acquisition h.Ottawa : “La «uuerbb résidence située aux coins dos rues O’Connor ot McLaren quo l’hon.M*.Angers, ministre do l'Agriculture et ci-devant lieutenant-gouverneur k Québec, a récemment achetée pour en faire sa demeure k Ottawa, est probablement la plus complète, la plus élégante et 1a plus moderne des maisons de la Capitale.“ La bâtisse elle-même est construite eu brique pressée, k trois étages,avec une tourelle et des clochetons, et iui toit français à lucarnes.Sou style est maçonnique et uni.La façade située sur la rue Mcl*aren a un air imposant : le tout forme un ensemble très beau et très riche.L'édifice a GG pied a sur 40.EntrIf.rtuxcirALB “ L’entrée principale est sur la rue O'Connor et.on y arrive par un perron large et d'une ascension facile, k travers un vaste Sortique carré en bois "découpé sur le mo-èlc de VAlambra.l«cs portes extérieure* sont eu chêne et garnies do vilrcaux coloriés.Elle» conduisent k une antichaïubie dont le fmrquct e*t en luilos ornée», et qui est éclairée par une lampe électrique eu forme de poire." Le* portes intérieures sont aussi en chêne et sont garnies de vitres en cristal do roche.Le visiteur qui les a franchies se trouve dan* un corridor spacieux et imposant.A main gauche sc trouvo uu grand escalier très Urge et k main droite le salon.Vis-kvis ao trouve lo corridor intérieur 3ni va jusqu'il la salle k manger.A gauche o celle-ci il y a une cheminée monumentale en ferra cotta.Sous l'escalier, il y a un garde-robe auquel on arrive jsvr une Sorte richement ciselée.Tout le parquet es corridors est eu mosaïques de tuiles.Le bas des mura est recouvert en acajou ; les escaliers sont recouverts par de» tuiles artistiques représentant des sujets classiques.Le bras de l’escalier est eu bois de coton (cotton wood).Au lion de sc terminer par un poteau, l’escalier finit par une magnifique colonne égyptienne de laquelle |>artcnt deux arches splendides en chêne ot en bois de coton découpé.“ Le corridor intérieur comme le corridor extérieur sont éclairé» par six lampes électrique» en forme de gUnds.Le* deux corridors peuvent être séparé* nu moyen de portes qui, comme le recouvrement du bas* des murs sont eu chaîne ot en Loi» de ooton.Lr.SALON “ Le salou principal, à droite de l'entré# est une magnifique pièce de 40 pieds sur 16 allant de l'est k l'ouest.Il est boisé en acajou et a dee portes conduisant dans lee deux corridors.Ces portes comme toutes les autres du rez-dé-cliaussée sont arrangées de manière à pouvoir s’enlever av besoin, ce qui permet de faire une enfilade de salons.A l’est, k l'angto et du côté nord il y a de grandes fenêtre», dont la partie supérieure est garnie de vitres en cristal de roche.Le manteau de cheminée et lo cadre de la glace qni lo aurmonte sont eu acajou.Au lieu d’une grille k la cheminée [mur faire le feu il y a un nmgnifiquo berceau mobile en bronze.Cct te pièce, de même que la bibliothèque, renferme dts lampes électriques k cinq lumières d’un dessein extrêmement boau.Dans le milieu se trouve une pièce superbe de découpage sur bois de coton çt.bois de chêne.Hisi.ioritkqir* Vit-k via du salon ae tiolive la bibliothèque, pièce de 30 pieds sur JG, éclairée par ae» bay-window.Cftte pièce ausal boisée en acajou, est ornée d'un magnifique manteau de cheminée en chêne surmonté d’une immense glace.Le parquet de cette chambre et celui du salon sont en pin blanc poli k glace.À , Salle a Manger «V* La wile à manger va du nord au sud et a 40 pieds sûr 1(1.A l’extrémité sud ho trouvo l’olGco fpantry) du sommelier qui communique directement avec la cuisine laquelle a 20 pieds but 20.la salle k manger est boisée de panneaux d’acajou et on estime que 00 personnes peuvent commodément »‘y asseoir h tablo.Lo plancher est eu bois dur poli k glace.44 Toutes les feuélres de la maDon^sont garnies do «tores (blinds) du type Willard qui ont été fuite.» ou Canada.“ Lu seconde course d’csealier part d’un corridor venant lui-même «le l'entrée principale et donnant accès au sous-sol.C’est un huporbe escalier eu chêne et on bois do coton.Ci jam i;r:K> a COUCHER Au premier étage, il y a cinq chambre* et un cabinet de toilette.Doux de ces chambres k coucher ont de» manteaux do ohemiuée en chêne, et des grilles en bronze, et toutes sont munies do gardes-rolxr» et de luvabos en marble blanc inuuis de robinets en argent pour l’eau chaude et l’eau froide.CuAttnnu de marc “ La cliambre de bain est do toute beauté.La baignoire elle-même consiste en uuu espèce d'auge argenté supporté «ur des [»ied* dorés et garni «l’un cadre en acajou.Au-dessus du pied du bain il y a un magnifique robinet renvoyant l’eau dans un bassin en urgent qui projette au-dessus du bain.l«u water-closet est entièrement détachée do la maison et se trouve au dehors de celle-ci.Second ktac.k 44 Sur eut étage, il y a six chambres à coucher et un cabinet.' Sous SOL Le sous-sol contient une buanderie, une chambre de bain pour les domestiques, une cave à vin», une cave k provision».Il renferme aussi la fournaises 44 Le toit de la tourelle du coin est recouvert en tuile» ornées ; le reste du toit est recouvert en ardoise.Tout, autour de la tourelle et du toit court une balustrade maguiüquc en fer doré qui reflète lc&rayou* du soleil.Les deux grandes croisées du côté du sud sont garnie» de vitreaux coloriés du genre do ceux qu’on voit dans les vieille» cathédrale* de l'Europe.i» UN MIRACLE A ST-JEAN Huit cent vingt- cinq piastres dépensées en vaines tentatives pour recouvrer la santé Deulourouaa existent** et merveilleux rétabli «sèment d’un ingénieux mécanicien.Les hôpitaux et lee médecins no peuvent le guérir n trouve la ear té au moyen d’un remède qu’on lo force presque * prendre.Une histoire qui vaut la peine d'être lue attentivement qui du The News, St-Je&n, I\ Q.Il y a maintenant quatorze mois depuis quo le News a commencé do publier le récit de» merveilleuses guérisons obtenues par les Pilules Hoses du Dr Williams et tout le monde admettra que les guérisons opérées ne semblent autre chose [que des miracles.Le nom de ces panacées universelles qui prétendent aujourd'hui guérir tous les maux auxquels notre commune nature est en proie, est légion.Mais quels que soient les mérites et les démérites, de ces préparations, personne ne met en douto lo grand nom ue se sont faites les Pilules Poses Dr Williams pour les Personnes Pâles.Quelques personnes rient sans doute de ces annonces et croient qu'elles no sont que des moyens de faire croire ces histoires par des personnes crédules.Nous avons imprimé et publié 44 The News ” depuis à peu près un demi-sieele ; ce journal jouit do la réputatien d’etre de bon ton et d’avoir une grande circulation hebdomadaire ; nous faisons naturellement affaires avec les hommes d’affaires du jour et d'apres la réputation dont jouit lu Dr William’s Médecine Company, nous M'avons aucune raison de douter de la véracité des guérisons qu'opère ce remède ; mais co n'est que maintenant que nous sommes placés dans la position do certifier personnellement des merveilleux pouvoirs curatifs des Pilules Koses.L’histoire que nous allons raconter, bien qu'elle ne soit pas moins remarquable que les autres, relativement à ce même remède, fait plus d’impression sur nous et sur ceux qui sont dans notre voisinage parce * qu'elle nous concorno de plus près et que nous sommes capables do porter un jugement personnel sur l'exactitude des déclarations.Le monsieur qui, il y a si peu de temps, était si grandement affecté est maintenant aussi bien qu'il n'a jamais été ot a raconté son histoire au représentant du u News ” afin que ceux qui la liront puissent en retirer quelque bien.M.Camille Dubuque est un homme de cinquante trois ans et est ingénieur-machiniste depuis vingt-cinq ans, travaillant sur le steamer “Rein, deer ” qui fait le service sur le lac Champlain et do temps à autre sur la rivière Richelieu.14 II y a quatre ans, dit M.Dubuque, pondant que notre steamer avait à sou bord un parti d'excursionnistes, j'étais un peu fatigué après ma journée d'ouvrage et je mo rondi* sur lo pont pour fumer une pipe avant do me retirer pour la nuit.A cette époque je me sentais plein de santé, mais en me rendant à ma chambre,«je sentis des frissons et no pus me réel Avtffcr, Bien que j'aie |>ou dormi durant cette nuit, je nie sentis comparativement bien, le jour suivant.Environ une quinzaine plus tard, je ressentis de terribles douleurs dans le dos, près de l'épine dorsale et dans le côté.—Jo me rendis à l'hôpital à Burlington, Vt., et y fus soigné pendant t-rois semaines.Ne me sentant pas ensuite beaucoup mieux, je me rendis à mon domicile, dans le comté d'Iberville, â cinq milles et demi de St-Jean.Je fus alors soigné par un médecin d'Iberville.Son traiteiuent ne mo procura pas grand soulagement et je résolus de mo rendre k Montréal et tne mettre sous les soins (Vun autre médecin.Ceci eut lieu en mars, il y n trois uns, c'était un médecin distingué qui m’a soigné depuis mars jusqu’à juillet et qui a fuit tout en son pouvoir pour'mo guérir.Je no restais pas à Montréal tout le temps, mais j’allais et venais pour le voir.En juillet, jo commençai à être fatigué do ces courses, et découragé, je fis mander un médecin de JIcnryvillo, village situé à quelques milles d’où je demeure, et il me donna remèdes sur remèdes, mais vers cette époque, je pouvais a peine me remuer, et personne ne connaît les douleurs dont je souffrais.Pendant sept mois j’étais assis dans une chaise avec les pieds appuyés sur un sofa.Jo no pouvais me coucher ni le jour ni la nuit et j’ai souvent pensé que la mort serait pour moi un bion-fait.Le printemps dernier, ma femme lut le récit d'un miracle à Saratoga dans le 44 News ” et clic résolut de se procurer pour moi une boite de Pilules Rose».Je lui fi* remarquer qu’il était inutilo do dépenser plus d’argent, mais elle a persisté et a écrit ù Wight et Co, pharmaciens h St-Jean, ot eu a fait venir une boîte par la poste.J’en pris, afin de lui faire plaisir, ne pensant pas qu’elles me seraient d’aucune utilité mais à ma grande surprise, après en avoir pris une boîte, jo me sentis un peu soulagé.Nous en avons alors acheté une autre boîte, et quand les pilules ont été épuisées, j’ai trouvé qu’ello* m’avaient fait grand bien.J e pouvais alors me coucîier, ce que je n’a vais pu faire pendant les sept mois précédents.Ainsi, je continuai à prendre le3 Pilules Roses et en suis maintenant rondu k ma der-nièro boite.Aujourd'hui, je suis un tout autre homme.L’hiver dernier, j’ai eu une attaque de grippe, j'ai pris des Pilules ltoses et elles m’ont guéri.Nous avons compté l’argent que j’ai dépensé pour essayor de me guérir avant de m’être servi des Pilules Roses du Dr Williams et nous avons constaté que co montant s’élevait à $625.Je vous raconte volontiers mon histoire et inn femme corrobore tout ce que je dis, dans l'espoir que tous ceux qui seront «aussi malheureux quo je Fai été, seront guéris en se servant dos mêmes remèdes.Publiez-la dans le 44 News ”, quelques-uns de mes compatriotes verrontjee récit et le remède pourra les guérir comme moi.Quand le représentant du 14 News ” s’est rendu a la jolie résidence de campagne de M.Dubuque, il a vu ce monsieur qui bûchait du bois et qui avait Fair d’un homme fort et robuste.Il y a un an, ses voisins pensaient que c’était un homme qui n’en avait pas pour longtemps à vivre ; aujourd’hui, ils considèrent sa guérison presque miraculeuse.Messieurs Wight 1 et Co, anciens pharmaciens de cette ville, eu qui on doit avoir confiance, nous assurent que les Pilules Roses du Dr Williams se vendent énormément, ce qui est une preuve démontrant qu’elles sont véritablement ce que le manufacturier réclament en leur faveur.Les Pilules Roses du Dr Williams sont uu vccomtituant sanguin et un tonique parfait des nerfs, guérissant les maladies, tels que lo rhumatisme, la névralgie, 11 paralysie partielle, l'ataxie locomotrice, la dau3c do St-Guy, la prostration nerveuse et le sentiment de fatigue qui en résulte, les suites do la grippe, les maladies provenant des impuretés dans le sang, tels que scrofules, érysipèle chio-nique, etc.Les Pilules Roses donnent l’éclat rosé do la santé aux personnes ( au teint plile, anémié ; elles sont un spécifique contre les maladies des femmes.Chez les hommes, elles guérissent radicalement toute affection provenant de fatigues mentales, d'excès de travail et d’excès de toutes sortes.Ces Pilules sont manufacturées par la Dr Williams Médecine Company, Brockville, Ont., and Schenectady, N.-Y., et sont vendues seulement en boîtes portant sur l’enveloppe la mar-quo do commerce de la compagnie, a 50 cts la boîte, ou G boîtes pour $2.50.Rappelez-vous que les Pilules Roses du Dr Williams ne sont jamais vendues en gros, ou à la douzuine ou au cent, et aucun commerçant qui offre des substituts essaie (le vous frauder et doit être évité.Le public doit aussi se défier de tous nul res remèdes appelés restaurateurs du sang ou toniques nerveux, quel que soit le nom qu’on leur donne.Ce sont toutes des imitations dont les fabricants veulent retirer un avantage pécuniaire do la réputation merveilleuse dont jouissent les Pilules Roses du Dr Williams.Demandez au marchand qui vous approvisionne les Pilules Roses du Dr Williams pour les personnes pâles et refusez toutes les imitations et substituts.On peut sc procurer les Pilules Roses du Dr WlHiam» do tous les pharmaciens ou directement par la malle de la Dr Williams Médecine Company, il l’une ou à l'autre adresse.Le prix auquel ces pilules sont vendues rend lo coût du traitement peu dispendieux, si on le compare avec les autres remèdes ou traitements médicaux.»2JPr C.C.Richard A Co.Messieurs.—Ma fille était apparemment sur lo point do mourir do cetto terrible maladie, la diphtérie.Tous les remèdes avaient failli , mais le Liniment Minard l'a guérie,et le je recommande insturaraont à tous ceux qui pourraient avoir besoin d’uno bonne médecine do famille.John D.Üoutilijkr.French Village.RHwcctv Wilkinson, do Brownavallèy, Tml., «lit : “ J'ai souffert pondant Lois *u» de névralgie, faiblesse do l'estomac, dyspepsie et indisgeBtioti jusqu’à l’épuisaenient «le ma B&uté.J'ai acheté mus bouteille do South American Serviitt qui m’a fuit plus «le bien que toute* le» foi» de ma vie où j’avais dépensé |50 ponr le docteur.Je conseillerai* k toute personne faible de »o servir «le 1« OÜO- nagasln de ctasm, DES ARTISANS Grande variété -r DANS MCS -OOO- A vendre ou à louer ÜNK SUPERBE RESIDENCE, SITUER «lan» îo village do Sre-Marle do la Boaucü, ci-devant occupée par feu Richard .1 arque*, écr., pré* do la rivière Chaudière, 4 cinq minute* do marche de la «talion du chemin de fer Qnébcu-Centrnl.contenant cent dl* pied» de front *ur deux cent* pieds de profondeur, mesure française, connue scu* le No «SI du cadailredo Sto-Marle delà Beauoe.Arec un# mnfcon spacieue# 4 deux étoffe», contenant treize appanoiucnla, chambre d# bain*, appareil de chaufVUff# A #&u chaude, et#.jtUgmflqu# glacière eu arrière de la maison.Titrr* Incontestable».Conditions (rè* facile*.* S’adresFor k LAmitmra o bhanou, Notaire#.13 mars -jno »ô »ùo lluuda.H.-V4, JE FAIS CONNAITRE AU PUBLIC QUE mon magasin sera ouvert demain.Jo profile ae cette circonstance pour remercier me* anciens clients qui m’ont toujours favorisé dan» le passé, elle* Invite de nouveau ain»t que le public eu général à venir faire nne visite à mon établlssement-Ayanfc fait me» achat» dans do bonne» mal *0 u b de commerce.Jo pourrai vendre do bonne* ehaumure* et k bon marche.J'aurai constamment eu mains uu assortiment de ohauesuros clos plus variés.Chaussure# Importée# pour mesaieurs.dam## ot enfant#.Te porterai une attention loutô spéciale pour chaussures faite» «ur com man «le.et me chargerai de fairo les reparation*.tr Une visit o ##t eoUlcitée.E.D.PLANTE CORDONNIER 258 rue sa::: r-Joseph 7 arril — Union St-Josepli à St-Rocli x m Toute personne désirant louer une ou ite* asiles «Uns la bâtisse que possède cette tociété kitr la rue St-Joseph, devra*’adr#«-ter k ntt des trois messieurs dont le* noms suivent, savoir : MM.«î.Si Martineau, Joseph Gauthier et Kdrnond Mart incite, qui seuls sont autorisés par la dite société k transiger le* affaii es concernant la bàli»»e, par motion pâmé# à srna #éano# régulière tenue le 3 mars 1893.Far ordre» ¦ il.B> DROlJ\ N, fi avril—3f Sec.Amli.IJ.8.J.S.R.Uaimwat Min» A «st l'nni bûcherons, DERNIERES MODES J.B.LaiiMe 145 RUEJT-JOSEPH Confection n réparation Dès manteaux et capots imperméables ainsi que des chapeaux en soie et on feutre sur commande 24 mars—lm AVIS 1ST FAR LK PRISSENT DONNÉ QU K J.a FRttKK’CCR *lc St-Roch de Qaébeo m*a fait lo IGc jour de mai 1892 une cession volontaire de ses bien*, livres de compte ob de créances y mentionnées, et que copie «i# cette cession a été dépose*# an bureau du urotonolairo k Québec.Toute personne endettée envers cett# succession est requise fio régler avec le .iu a stiff ué sou* JO jours du prirent avis# après quoi le* comptes seront remis k so* ,ivocal pour être collectés.PU.DAIXAÏRE, jr.Ckss.Svnpio, IM ot lôfi RUE ST-FAOI* feuilleton de SELECTEUR CRIME DE — X*’ ____;(”e$t singulier, il me semble maintenant que fai déjà entendu prononcer ce nom-là.Que pont avoir à me dire ce général péruvien ?Est-ce un prêtante qu’il prend pour s'éviter rembarras de sc faire présenter à moi?• Et, comme Mme cVOrcival, en disant cela, regardait Mariette d’une certaine façon, la fine camériste répondit aussitôt .• .—Je ni* cdis pas.Il gesticule et il ne tient pas en place.Et puis, s’il vouait dant l'intention de faire la cour à Madame, il aurait agi autrement.Madame connaît comme moi les étrangers.Ce u’est pas leur système.Ils sont plus positifs.Je supposerais plutôt que ce monsieur a une communication à faire à Madame, au sujet de.l’évéue-menf.* • —Oui, ce doit être cela.Et je pourrais peut-être regretter de ne l’avoir pas reçu.Fais-le entrer au salon.Je vais y aller.Si M.Darcy vient, lu le prieras do m’attendre dans la galerie.KHe s’était rappelé tout à coup que le malheureux Goly-mine avait rendu l ame dans cCttê galerie, et que ce lieu serait mal choisi pour jouer avec Da-cy la comédie de la réconciliation.• Mariette disparut.Après avoir imposé cinq minutes d’attente au visiteur, Mme d’Orcival passa au salon et répondit par tûie inclination assez légère au salut du général, * —À quoi dois-je, monsieur, l’honneur de vous voir ?(lit-elle froidement.La physionomie de M.Sjmancas lui avait déplu tout d'àt>ord, et elle se demandait si dp guerrier de l’Amérique du Sud n’était pas un agent de police déguisé.Jjt général avait très bonne mine» piais il avait des yeux inquiétants.—Madame, commença -1 - il d’uu air dégagé, jo no suis ni xyi créancier, ni un mendiant, fijiûttyolôur, et,* pour que je tJtSijrô’vous expliquer le btrf de Çervfiite, voue voudrez bien, je Vespère, vous asseoir et me pâSnettre d’en faire autant.Sitnancas, en le prenant sfjKoe ton, pensait intimider * ?, ot y vavait ses raisons pour ir ài&gi.Mais il^ s’aperçut «Jtrtî ftdajit fausse; route.• — Mon si Sûr, riposta la dame, j_e n’ai pas de créanciers, je f$is faire aux mendiants l’aumône par mon valet de pied, et je ne crains pas les vo-leu/e.Vous auriez pu vous dispenser de ce préambule déplacé, et je vous invite Saurai n ! re très vite ce qui vous car j’ai fort peu de temps JVotht dominer.Le Péruvien, voyant qu’il t a flaire à forte partie, litige a de note et d’attitude.—«te u’ai pas eu l’intention vous offenser, madame, ÎM1, sans plus faire mine de tablir dans un fauteuil.Vous croirez certainement quand i«9'Saurez que j’ai été le com-d’armes et l’ami de ce pauvre Wenoelas.—Je no comprends pas, dit Mme d'Orcival, qui comprenait fort bien.—De ce pauvre "Wenceslna Golvmine qui est mort d’nu façon si tragique.—(lue m’importe que vous ayez été ou non son ami.?—Il vous importe beaucoup.Je connais tous les secrets de Golyraine.—Ses secrets n’étaient pas les miens.—Iras tous, mais il y en a Lieu quelques-uns qu’il ne vous a pas cachés.—Pardon, monsieur, vous n’étffifpa$ venu, je suppose, pour m’entretenir de ‘vos relations avec le comte Golymiue, que j’ai connu autrefois mais que j’ai cessé depuis longtemps de recevoir.Où voulez-vous en venir ?—A vous demander si Wen-ccalas ne vous aurait pas confié des lettres à lui écrites par des personnes que ces lettres compromettent gravement.'—Et ce sout ces personnes qui vous ont chargé "de la mission dont vous vous acquittées si bien ?—^’Peut-être.Mais, quqi qu’il en soif, je vous serais très recoil' naissant de me xexnettre ces correspouidancea, et cela dans l’intérêt de la mémoire du comte.«—Est-ce tout ce que vous avez à me dire ?—Non.Oolyniiue portait toujours sur Tu i, je lésais, certaines pièces écrites qu’il conviendrait do détruire.Je vou- drais savoir si vous les avez trouvées après sa mort, et dans le cas où elle seraient eu votre possession, je serait disposé à payer pour avoir le prix que vous eu demanderiez.Je puis bien vous apprendre de quoi il s’agit.J’ai quitté mon pays parceciu’uuc conspiration dont j’étais le chel n’a pas réussi.Golymiue, qui a séjourné au Pérou, conspirait avec moi.Nous songions tous les deux à retourner à Lima pour y tenter une révolution.Ces papiers contiennent le plan de notre entreprise, la liste des conjurés., et s’ils tombaient entre les mains de la police française.—Cette fois, c’est bien tout, je pense 1 —11 me reste à ajouter que je suis riche et que rien ne me coûtera pour.—Assez, monsieur, dit vivement Julia.Je vous ai laissé parler parce que je voulais savoir jusqu'où vous pousseriez l’audace.Comment avez-vous pu supposer que le comte Goly-raiue déposerait chez moi ses lettres.Et comment osez-vous me demander si j’ai pris les papiers qu’il portait sur lui ?Vous croyez donc que j’ai fouillé son cadavre ?Et, pour me donner le change, vous inventez je ne sais quelle ridicule histoire do conspiration péruvienne ?Il faut, en vérité, qu’on vous ait bien mal renseigné sur moi.Je ne sais pas qui vous êtes, quoique je me souvienne vaguement d’avoir entendu le comte parler de vous.Mais je vais voua parler un langage très uct.11 se peut que M.Golyraino ait gardé des lettres ; il se peut même qu’il les ait gardées pour en faire un mauvais usage.Mais il ne m’a pas choisie pour confidente.Et, quant aux prétendues listes de coujurés qui vous préoccupent tant, s’il les portait sur lui, c’est à la rrétecture de police qu’il vous faut aller pour les réclamer.—Alors, madame, les vêtements que portait Golymine quand il est mort.—No sont pas restés chez moi ; non, monsieur.Et, à mon tour, il me reste à ajouter que jo vous prie de vous retirer.Ce fut dit d’uu tel air qu’un visiteur ordinaire aurait pris incontinent le chcmiu do la porte, mais M.Si man cas ne se déconcertait pas pour si peu.Il resta planté devant Mme d’Orcival, ot il se mit à la regarder comme on regarde un chef-d'œuvre dans un musée.—.Excusez-moh madame, dit-il avec une politesse humble.J o m’étais trompé sur vous, ou plutôt on m’avait trompé.Nous autres étrangers, nous sommes sujets à commettre ces bévues, faute de bien connaître le monde parisien.Les Français ont le tort impardonnable de mal parler des femmes, et nous avons le tort, plus impardonnable oucore, de nous en rapporter à leurs appréciations.De sorte qu’en me présentant chez vous, jo croyais.-—Prenez garde, monsieur, vous allez nie dire une impertinence.—A Dieu ne plaise, madame.Je veux, au contraire, vous supplier de me pardonner.Et vous me pardonnerez, si vous voulez bien réfléchir à la situation que nous fait, à moi et à quelques-uns de mes compatriotes, la mort de ce pauvre comte.—Vous tenez donc ù cette histoire de conspiration ?demanda ironiquement Mme d’Orcival.• —Hélas ! madame, elle n’eàt que trop vrie.Et je puis bien vous avouer maintenant que le veritable but de ma visite était de savoir si notre malheureux ami n’avait pas déposé chez vous des pa piers politiques.[.Quant aux lettres de femmes que Golymine peut avoir conservées, je m’en soucie fort peu, et si je me suis servi de ce prétexte, c’est que .je n’osais pas (out d’abord me fier s vous.Le secret du complot que nous avons formé pour rendre l'indépendance à notre patrie n’est pas à moi seul.Je vois que je m’alarmais à tort et que j’aurais mieux fait de vous dire tout de suite la vérité.—Oui, car vous auriez su plus tôt à quoi vous en tenir.Je* vous répète que le comte ne m’a jamais dit un mot des affaires auxquelles il a p\i se trouver mêlé.Et je vous prie encore une fois, monsieur, de mettre fin à une entrevue qui n’a plus otuctro but.1Ont ce que je vais faire, madame, en vous priant de nouveau d’agréer mes excuses.Per-mettez-moi seulement, avant de prendre congé de vous, de vous adresser une question, qui vous paraîtra peut-être étrange: Oserai-je vous demander., comment le cotnfto était habillé, quand il est venu chez vous hier soir ?Vi,«fin» ?/.p—' BUREAU DE L’AQUEDUC Mou mission* annuelles lOISSMTMt KH IlQTKlrt'IÎ-V It.T.K Québec, *29 nmr* |xa«.VIS PVIUilO Wi parle prêtant donné quo .dor soiiniUsion© r.nd.ub-t*-*.endos-rér© et nditfc'MKv* au «ou ©©igné, .o*ir itnpre**io!»K " ndieW^es et dépïrwéestto Burvan du Greffier de la Cité od l’on ponrrH obtenir U * rcnM’igiurmeciU néciîs-»o!rcs ci v dr la spécification «le© articlca rmlroitn.TRAIN DU DIMANCHE LAISSE i ARRIVANT a Montréal A««0 QUEBEC I p.ni.connectant nu’u lo« A 1.10 P.M.| Ira lin* pour Toronto, «'hb*a-» ko ©t lei ©ndroit* U© l'Ouwu Uxltnlnlüncnt Montréal a H.H» a.ni., 1U30 p.m.I.,*-* iraliu» du dtiuanchi* UU-*cnti MiintnVii :t.30 p, m., arrivant *\ Québec à U.AJ [ï.(II.Pour billots, chars parloir «*t dortoir cb anti U.-4 iiiforuintioiiN, a’odiv-uior aux ÜurouuK cio Billet do Québec : UOTEL ST-LOUIS e* STATION DU PALAIS.8oct-l an réputation X:o:ii:x ACHETEZ TOUJOURS LES MARCHANDISES lyiEILLEURES K OOO -J- Allumettes, Seaux, Cuvettes, Planches à laver, Papier manilla brun et de couleur lendemain do leur réception ©t fourniront defix copie* do leur journal “ gin tri ’ au bureau du Undlicr de lu Cité, lia devront auisi publier (toute* le* foi* qu'Us en se-root requi*} le» procès-verbaux «le* nfanent de* comité», le» rapport* et Ira résolution* du coiiHcil et «le» comité*,etc., kuii* charger d’extra.Le* soumissionnaire* fourniront aimsi au Greffier cinquante copie» françaisca et vingt-cinq copie* anglaises, mise* en page mi» papier foolscap, dn procès-verbal ch* toutes les séances du conseil ainsi que «le tout règlement publié dans leur* colounc».sans charge extra.IU devront aussi (boules lof foie qu'ils eu seront requis)fournil le même nombre de copies anglaises et françaises «le tons procès-verbaux de séaucos de comités, rapports et résolutions du conseil et de* comités publics dans leurs journaux, saus pouvoir réclamer «l’extra.Les soumission* endossées “ Soumission pour annonças ” seront ndjrsséo» et dépose* au bureau du Greffier de la Cité, de qui toute information iequi.se pourra êtro obtenue de 10 heure* ».tn.ù i heures p.m.to©h le* jour*.Le sceau do la cité devra être luis eu tête «le chaque annonce.La corporation ne s’engage pa» * accepter la plus basse ni aucune dentioumiaeiona.Le coftt dn contrat et de «leux copies pour la cité sera à lu charge du l\mli cpre-uetir.IL J.J.lî.CHOUINARD, Greffier de lu cité.Bureau de ! Ingénieur de la Cité IIOTRL-PK-VT IJUi Québec, 4 avril ^lVI8 RUBLlf* eèt par le présent donné que, comme d’habitudt U pareille époque tons les ans, Ton recevra n ce bureau, a’HUI à MU KG REDL fo 12 AVRIL courant, h 4 heures p.m., «le* soumissions pour lcsdrverses fourniture» d«u>f peut avoir besoin la corporation pour Tanuée fiscoJe prochaine on «fu 1er tuai prochain an fiO avril 18fiL Le* soutniiision» seront ctclvetée» et porteront ft I cniioM les mots ** Soumissions pour iTiarfriei*s bois de seing©.” Chaque sottiuismoii sera uitesur un blanc qnfon se procurera à ce bureau et portera lèa signatures de deux personne» solvables voulant ansnrer lVxécuhon du contrat.Chaque soumission renfermera Isr reçn du trésorier de la cité pour une somme «le (3100,00) cent dollar», (‘©tu* somme sera confisquéli ft qui refuserait de signer le contrat, rcniiao aux nim-contract&nUrct retenu© au* contractant» >nnqua échéance du contrat et inie retenne de 10 pour cent sur le contrat juaqu'a éehéauco du dit contrat.loi corporation ne s'engager point, ft accepter la plus ba*»c ni mémo aucune dos nr.i-mbiiofn.i a* corporation soréaervol© droit de n’ac-cordrr h clnupio »oun»i*si«Hiuair© que lea item» sur lesijn©!» il» *©nM»f le» plu» i*ts ou ler.rs prix les plu» avantageux dans le* intérêts de la ville.Chaque contfactebr pftiern au notaire le coftt de rédiger le contrat et en fournira une copie not»i iée ft b* rurporation.W.D.BAILLAIRGÉ, | Aast.-iusp.de U cité.Exigez do votre epicier les allumettes edpy et n'eu prenez pas d’autres COMPAGNIE Québec, ma ISO J.—tan HULL, P.Q.CITE DEJtfEBEC /Inreait de t'Aipieilnc llorKi.-n»: Vifj.K Quebec.3 avril 15DJ.VIS Pt/HUO «*N \ l/K J tmlr «lu la iiirra candidat» ft r©xan»©»i p’-o^oiNiouiu*) «m lalicenc© doivent r©mvttro toir© tour* * *» tlfi-caM (calm do l’ixlmUnion ft l’étude coftipri*) ahiKî l'honorftlre «1© U llcrnco, $2i».©nlra le© main© «i© l’un d©© nocrutalroH *0tl9»ffçné».au moln» dix jour* d’avance.\a comité «t«m créancra »’aaa©nihlora mardi.1© 9 mal prochain, ft in heur*-» a.ni.b * an-«lût ut» ft la licence dol vont al or» êtr» nréarnt < avec Ivur» dipffonm ©r.to oucAC d© M.Cjr.noonftt, WJnutler.Ko provinloTr du déménagement, iioiih v«*n-drou- tout notre foudft «1» uornmnrco aarin ré-aorvo ft une grand© et véritablo rédaction, afin d© «tUpocor do la balance «te no© lmtrumonta «la m unique, machin«» k coudre, etc., cto., avant 1© 1er mai.Piano» neuf», droit», de 7 1/fi oct., monté© sur 3 corde», charpente m fer.garantis pour B an», réduit» ft $ l'tt.tt.Piano» nouift, ’* Cabinet grttné " 7 ont.et tier©.3 cordon, nommior efit-étrô teinte avant d'être filée.On signale la présence dans les eaux do la Virgin lé, à environ 50 milles de la côte, du croiseur anglais B/ale, portant pavillon du vice amiral Hopkins, commandant on chef de la division navale de l'Atlantique îïord.11 y a déjà quelques jours, parait-il, que le Blake croise dans les eaux de lu Virginie, *ans doute pour attendre les autres navires anglais qui doivent figurer à la revue navale : la jfa/jtcitnm, le Tartar et le Partridge, venant des Bermudes, et VA uttrulia.venant de la Méditerranée.On suppose que l'amiral Hopkins a voulu s’y prendre h l'avance pour que soil escadre Boit la première des escadres étrangères h arriver k ~~ ~ * .La grande revue navale colombienne, A laquelle prendront part trente navires de guerre étrangers et M cuirassés américains, est fixée au 28 de ce mois.Dernières Dépêches Nouvelles de Montréal DES CAPITALISTES DEMANDENT LA RÉFORME Dü TARIF La gare Windsor du Pacifique Le Sénat du Parlement Modèle Un roman passionnel devant la justice ’ SUITES D’UNE RIXE NOCTURNE (De notre correspondant régulier) / Montréal, 8—L'Association minière, A sa dernière réunion ici, u unanimement voté une résolution demandant oti gouverno-meut l'admission en fruirchise de» machines destinées aux mines.—Une étrange rumeur court la ville de» puis linéiques jours.11 parait (pic la compagnie du C.B.K.veut diriger tous ses tponvoîn do passagers A la gare Windsor (pour convertir la gare Dulliousie en entrepôt pour le fret.11 n’y aurait conséquemment que les trains chargés de colis qui viendraient dans l'Kst de la ville.Bi l’on veut empocher pareille chose, il faut faire de l'agitation, car déjà il a été ‘décidé que les trains d'Ottawa et de Québec abandonneront la route du débarcadère Dalhousie par aller régulièrement A celui du Windsor.—La commission do régie interne du lenient -Modèle vient do décider de former une chambre Haute.On a alors fait le choix de quatre-vingt-quitro sénateurs qui deviout se saigner do icimj dollar© pour avoir le droit da porter «* titre et de siéger.1 Banni ces sénateurs, on remarque : MM.C.A.Gcoffrion, O.M.Augé, Honoré Mer-©’•% (X Beausoleil, R, Bréfontainc, K.N.Et-J can, H.Dandurand, L.Gouiti et autres.—Une jeune fille des premières familles fie St-Bolycarpe a institué informa pnujie-ris, une action en paternité contre un jeune homme de sa paroisse.Kilo veut lui faire soutenir son enfant.Le résumé do l’histoire est la vieille, vieille histoire : Promesse cie mariage nou exécutée, chiite, déshonneur, abandon.Fendant quelque temps, lo séducteur a payé pension A sa victime et A son enfant, mai: depuis un mois et demi il a oublié ce devoir.D'où Faction de la plaignante et sa demande au juge Mathieu.La jeune fille réclame deux mille piastres.La cour a accordé la requête.M.H usiner Lanctôt occupe pour la demanderesse.¦ O procès promet des surprises.) —Hier le recorder a condamné deux jeunes gens, Hormidas Lefebvre et Joseph A-ortie, A une amendo de $20 ou 4 mois de prison chacun, A la suite d’une bagaire ~~nglante de la veille.Deux jeunes gens assez bien mis, accoin* .gués de jeunes tilles, descendaient la rue te-Elizabeth, vers dix heures.Us se racontaient Joyeusement Ica plaisirs d’une poiréc passée dans un salon do la rue Sainte-Catherine.Au coin do la rue Laganclio* tjère, Bopt ou huit vilains garnements les ont assaillis brutalement.Le© jeune© filles •’éloignaient en poussant- des cris perçants, pendant que leurs compagnons, renversés sur le trottoir et rouées rie coups, nj pelaient le secours de la police.Le?constables Garni ry et Richard, attiré» par les cris “Au,meurtre ! au meurtre!'* •c sont rendus en quoique© instants sur le théâtre du drame, feh.voyant la police, une partie do la bande «’est dispersée et les deux victime© soid entrées dans l’épicerie do M.L.B.F» * rosi, coin de la rào Lagan-clietièro, suivis do trois des assaillants, qui continuaient A les frapper A coups de cannes aur la tête.A co moment, les cousUbles Gaudry et Richard ont empoigni les trois agresseurs ; mais eu sortant de l’épicerie, 1(Treste de la bande «’est ruée sur les hommes de police en blasphémant et a réussi A leur faire échapper {es prisonniers.Cependant, vois onze heure», les constables qui les avaient jusque IA suivis de IVeil oui pu les arrêter de nouveau, comme il» paya aient en voiture au coin do la rue Dorchester.Il» en ont conduit deux au poste.m:*is le troisième a réussi A piendre lu clef des champ».Les doux prisonniers sont Horinidas Lefebvre, jeune homme do ‘22 ans, domicilié au No 15 de l’avenue de Ver-chère», ut Joseph Lorlte, 20 an», rue St* Laurent.Leurs victimes avaient le visage couvert de sang et léurs habita étaient en lambeaux.Ils ont de sérieuses blessures A 1a ti te et au visage.ENCORE UN BIENFAIT DE LA PROTECTION Manufacture fermée Hi r Trois-Rivières, 8 avril.—La ville de Trois- Ica taxes imposée» par le gouvernemeut en proportion do leur nombre.Nous devons conséquemment nous attendre A être appelé» l’année prochaine A payer notre quote-joirt des deux cent mille dollar© votés pour encourager l’émigration d'aubaine poiir coloniser le Nord-Ouest,— une j m r tir.du Dominion qui nous est iiinin-tenant hermétiquement d-n/irr ainsi qil’A tous ceux qui croient dans les libertés religieuses,—on d’autres mot» pour pousser l’nscen-dftiit protestant.Nous palerons aussi notre miote part de l’intérêt sur le© millions qu’il nous en a coûté pour ouvrir le Nord-Ouest A la colonisation, pour supprimer la rebellion de 1885, pour subventionner le Pacifique Canadien, cto.En retour, on proscrit notre religion, on ferme nos écoles et on abolit l’usage de notre langue.Daniel Webster avait bien raison de dire que la liberté es/ le prix de la vigilance étemelle.Continuerons-nous toujours A paj-cr sans mot dire ?ne secourons-nous jamais l’apathie qui nous a été si préjudiciable dans lo passé T La position des catholiques Canadiens-français est probablement pire aujourd'hui que celle de leurs coreligionnaires d’Irlande.L’histoire se répétera-t-elle ! Alors Facte do la Confédération pourrait être regardé comme le iKuidaut do l’Acte d’Union do l’Irlande en 1800.8i les droit» de lu minorité catholique ne sont pu© respectés, si notre langue est al>o]ie, xi nas écoles sont formées, notre position no sera gnèro meilleure que celle do 110s coreligionnaires de l’Irlande d’autrefois, alors qu’il leur suffisait de se dire Irlandais cl cntholiqr.es pour être banni», dirigés sur Well ou Cummught.On dirait qu’il ne prépare ici une réj»éti-tion de ce qui s’est passé U-bus.Nous n aurons bientôt plus qu’à substituer Canadien A Irlandais et Québec A Can-naught.Le* malheur© de l’Irlande ont engendré O’Connell et 1a Réforme.A l'aurore des jours nombres qui nous menacent, un vaillant- champion prend aussi courageusement notre cause ï Wii.fkid Lackiku 11 promet do fournir une brillante carrière ; mais tou© les Canadien*, français lui donneront-ils l'appui loyal qu'il mérite si justement?L'avenir le dira.ivivres est plongée dans la consternation ir suite de la fermeture de la fabçiquo do chaubMiicH de M.Richard Btnardou.C ftiiufacturo était eu opération depuis cinq an» cl employait environ trois çents personnes.Loi» de son établissement elle avait reçu un bonus de Ç.'jfyOOO et divers privilège».M.Smaruon a dû faire cession de scs biens, niais on ne commit pas encore le montant «lu bilan.Crû* r A Pmfnim* Hyst' ino " adopté par le gouvcrnenieut, le pays traverse do lérU inuiivai» jours.LA POTENCE EN PENNSYLVANIE Philadelphie, 7—Deux exécutions capitales mit eu lieu pendant la journée on Bennsy 1 vanie : l’une A Philadelphie et l’antre A Pittsburg.William Moon, un nègre âgé de vingt-doux aux, condamné A mort pour avoir tué A roups de revolver, eu septembre dernier, un nulro nègre du nom de Charles Madder, qui l'avait supplanté dan» l'affection d'une jeune négre*$o nommée Anielia Johnson, a été pendu A dix heure© du matin dan» la cour de la prison de Mhyaincusing, A Philadelphie.Pour la première fois, une espèce d’écran avait été disposé autour de l’échafaud, afin (pic 1rs personnes autorisée.» A assiste r A i exécution ne passent voir le condamné nue lorsqu'il serait arrivé sur la plate-fonno de la potence.Moon était résigné A son sort, et a marché A la potence sans manifester aucune émotion.Une minute et démit* n suffi pour lui attacher les bras et le© jambes, lui passer le nœud coulant cl lui cacher le visage A l'aide du bonnet noir traditionnel.A
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