L'électeur, 27 mai 1893, samedi 27 mai 1893
Edition quotidienne PBIX DE L'ABDMüEMSSr Québec, Samedi, 27 Mai 1893 13e annee, No 213 tDHION QUOTIDISNIOB H ultmoU * " ’ • •' • • • •’.*.*.*.*.*.* * j j^jl! othê lue dtt I^r'cmcnt o:w _• I niâl O ois mous.« Quatre mois.«.- ~~ L'abonnement cat strictement payable d'avance.EDITION HEBDOMADAIRE Vu an, au comptant, d’avance.3 1 00 EBNEST PAOAUD.Editeur-propriétoivta 00 TARIF DE3 ANNONCES Première insert! on (par ligne) 9 0 10 Autre» insertion», si publiées tous les jonr.4 .0 05 Trois fois par hüm nine*.—.0 Itî Deux fois par satnnina.- 0 07 A ri» do naissances, mariages jr décès 0 25 Tontes lettres, etc., devront être adressées à Ernest Paoacu, L'Elcctêur,; tu COte Lamontagne, Québec.BUREAUX £2 Côte Lamontag^ Easso-Ville^ Quebec ULRI0 BARTHJE, réiactew mmm «eu I AiftWAA , «iMl » rAiSM«> +•« L’ELECTEUR Comté de Portneuf M.Arthur Déliai©, M.P.» a convoqué pour dimanche, & 3 heures p.m., à* S te-Jeanne do Neuville, une assemblée des électeurs libéraux du comté de Portneuf.Il s’agira d abord de choisir los cinq délégués qui devront représenter los libéraux du comté & la grando convention libéral© qui aura Uou a Ottawa sous les auspices do l'honorable WilfWd Laurior, puis un certain nombre d’orateurs adresseront la paroio A l’assemblée» entre autres MM-A.Delislo, M.P- Jules Tessior, M.PP., l’honorable François Lan go lier, M.P.,J.I.Tarto, M.P., G.M.Déchène, M.PP-, F- X.Lemieux, Nazaire Olivier, Rodolphe Roy, A.Rochette, etc.QUEBEC, 27 MAI 1893 EDITION DU MIDI PORTEFEUILLES Au cours d’un article dont chaque mot a été soigneusement pesé, la Minerve dit quo ceux-là sont dans l’erreur qui croient que air A.P.Caron est à la recherche d'une sinécure ; Que la charge de lieutenant-gouverneur lui a été offert* déjà et qu’il a refusé de l’accepter ; Que son portefeuille a toujours été à la disposition du premier ministre, mais que, s’il y renonçait, ce serait pour garder son mandat de député ; Que M.Clmpleau, après avoir, lui aussi, décliné les honneurs de Spencer-Wood, les a plus bvrd souhaités et obtenus.J’ai quoique souvenance quo le portefeuille de sir A.P.Caron fut offert avant les élections do 1891, par sir John A.MacDonald, à un homme retiré do la politique, qui le refusa.Je sais que sir A.1*.Caron manifesta alors au premier-ministre son intention de rester dans la vio active, et que sir John lui jura ses grands dieux que jamais il n’avait songé à ac priver de ses lumières I J'admets que le maître général dos Postes ne demande et no désire point la position do lieutenant-gouverneur.Aussi, n’est-ce point cela quo j’ai écrit.Jv suis trop au courant de ce qui se passe pour commettre une pareille erreur.Voici la vérité : Sir John Thompson, d'accord avos ses collègues, croit que “ l'utilité do sir A.P.Caron a cessé ”, et il est résolu à le faire remplacer par M.Chaplcau, si celui-ci se décido à so rejeter dans la mêlée.Sir Adolphe fait déclarer par la Minerve qu’il résistera et que, si l’on se dispense de lui, il prendra place parmi les députés.Ferait-il ce qu’il dit, le cas échéant ?Ce serait piquant.Quoiqu'il en puisse être de l’avenir, !o présent n’est point dépourvu d'intérêt.Les amis do M.Ouimet se plaignent que sir Adolphe fait au ministre des Travaux Publics une guerre sourde et persévérante, ot leurs plaintes paraissent avoir quelque fondement.Comme l’affirme la Minerve, sir Adolphe est un “ homme d’action ”.Seulement, il y a action et action 1 Lee 41 actions ” de nos ministres, particulièrement cclloe de Sir Adolphe Caron consistent à se maintenir en favour ot au pouvoir parla flagornerie,*les concessions, et remploi de moyens illégitimes.Le représentant français do cette Province dans le cabinet fédéral, qui n’a point souci des intérêts dont il a la gar-do, peut rester prosqu’indéfiniment on sella.C’est l’homme qu'il faut à la majorité I Jusqu’à ce que, bien ontendu, Il ait perdu tout prestige et toute considération auprès de l’Opinion et quo le Premier-Ministre so croie obligé do se renforcir par un autre choix.U ne me plait point de juger, aujour-d hui, do la sagesse des motifs qui font agir sir John Thompson.Je me oontentc do constater.Lo premier ministre veut •voir M.Clmpleau, ot offrir la chargo de lieutenant-gouverneur à mr A.P.Caron; la confiance dans la personnalité et la valeur do l’homme auquel il & fait faux bond dans uno circonstance décisive, lui •st revenue, en face dos périls qui «^ttnit- cent l'existence du cabinet dont il est lo chef.J’ai la conviction que M.Clmpleau est impuissant à arrêter la débftclo, et je suis bien sùr que, ministre ou simple député, sir Adolphe Caron sera battu à lUmouski.J.Israël Tarte.Actualités Encor© uno bcllo journée aujourd’hui.La Cour d’appel a rendu des jugements hier, à Mou l roui.L’évÔque Bond,de Montréal, est mourant.Deux jotirur.li&lcu d’Ontario, C.H.Clark© do YOixingt Stnliml% et C.1).Coroy du Ptdford Times, viennent do mourir.Crée© aux nouveaux arrangements pris par M.Van Horne, h* voyage de Québec ù Vancouver, sur le C.1\ 6., sera raccourci de 24 heures.Tous les comté» du Nouveau-Brunswick sont maintenant convoqués pour faire lo choix do leurs délégués à la convention du 20 juin.La farine eu stock à Montréal, au 15 du mois courant, était de G4,002 barils, contre 01,307 baril» ù la même date de l'année dernière.Un inventeur Japonais a pria un brevet pour une innovation d’n prêt» laquelle chaque député donnerait son vote en chambre suns quitter sa place, en appuyant sur un bouton électrique fixé A chaque pupitre.Un jugement qui vient d'ûtro rendu en Cour Supérieure à Winnipeg, déclare illé-gdi^ tout privilège de monopole accordé par une munieipulité à une compagnie d’expîoi-tatiou quelconque.On télégraphie de Rome, 25 mai.—Le pape, au cours d’une audience accordée aujourd’hui au vicomte île Vogué, a affirmé, dan» un langage plus net que jamais.synqHtthie* pour la République fruuoaist les institutions démocr.que».!h*Electeur est nubLo à 0 png j t d’hui.'¦ Si nous n’avions pas ajout/ *to feuillo supplémentaire, nous n’a n m pu donner que fl colonne** ÿe tui*ti y à lire, les annonces occupant les 22 autres colonnes.On sait que les RU.PI*.Trappistes d’Oka fabriquent du vin et du cidre avec le produit ue leurs pommier© et Je leurs vignes.L'nn dernier ils ont, dit-011, labriqué île 12 A 15,l u s uui de la terre ! Ab ! 11 nous vouions !.Une dépêche dTahpoming (Michigan) annonce qu’une forte tempête de neige ©©vit daiiH cette ville, ce qui est fort rare, sinon Ban» précédent, a pareille époquo de l’année.Ün affirme qu’il e*t tombé une quantité considérable de neige sur ntt rayon de plus do deux cents mille».1/3» rues de Red Jacket sont couvertes d’une couche do neige do plusieurs pouce» d’épaisseur.La tempête a été particulièrement violente U Marquette, oit il c»t toml>é quatre pouces de neige pondant la journée et il continuait à neiger aux dernier» avis.Dans los forêt» de la légion la neige de l hiver n’était pas encore complètement fondue, loi«qu’o»t arrivée cette nouvelle et tardive bourrasque.D’autre part on télégraphie do Saint-Louis (Missouri) : 41 Toute» lus communia cations avec la villo de Molwrly ont été soudainement interrompues.Le bruit court qu'un effroyable cyclone s’eat idmuu sur la ville et l’a complètement détruite.” C’est après-demain le 29 quo M.Arthur Butes donne «a conférence à l’Académie de M unique.Ou peut s’attendre à un régal littéraire.Le sujet, par son actualité et «on ampleur, b© prête bien au talent et h la verve de M.Buics.Avec l’inlarissablé vocabulaire qu'il a ii «a disposition, va-t-il nous en broiler des flours de style et de rhéloriquo I On «lit M.Buies devenu bien sérieux depuis que lo nouveau régime l’a remercié do ses services.Cu|HM)dani, sou annonce, qu’on lira uilleurs et oà il est, vaguement question de rafraîchissements du Père Murphy et du Dr Mackay, donne à espérer qu’il y aura le mot pour rire.Dans tous le» cas, 1» curiosité est vivement piquée, et nous sommes certains que tout Québec sera à l'Académie do Musique lundi soit* pour entendre l’original causeur.D’un journal parisien, cotte galante boutade : “ C’est fi présent qu’il faut jouer la 14 Valse d » Roses,” la “ Danse de» Fleurs” et la “Danse «les Sylphes.’4 Ce moi» de mai, qui n’est que soleil le jour et flamme© le aoir, offre à la jeunesse tous les étonnement» et tous lu» épanouissements.Puris est un grand magicien qui s'applique à '•banner le» enchanteresses.Aussi vieil-••;nt-ellea «le tous les pays, ce» hirondelles c la civilisation, quami elles sont belle», runes et riches.“ Les Atm-ricaincH tiennent le premier rang dans les phalanges féminin©».Nos ancêtres ont conquis le Nouveau-Monde ©toile» font li conquête do l’ancien par esprit do retour.I-a plupart «le» jeune» priuccasei on duchesses d’Italie sont américaines.Un est tout étonné et tout charmé de voir les vieilles couronne» romaines sur les têtes blondes et roses des fille» «le la libre Amérique.Le drapeau semé «l’étoile» leur a porté bonheur.Ellen sont toutes étoiles elles-mêmes.” M.le juge Lynch vient do rendre une décision importante qui intéresse d'une manière particulière Ica municipalité» de lu province de Québec.En 18S5 Edward Slack fut nommé secrétaire-trésorier de la municipalité du canton de Sbeffor«l et donna comme «e» cautions Thomas Slack qui hypothéqua scs propriété» pour deux mille piastre» à cette fin.En 1809, le secrétaire-trésorier,' duns les comptes duquel l’on trouva un déficit du cinq mille piastre», fut démis dose?fonctions et logé en prison, et son frère fut par la suite poursuivi pai la coiporntion do îShef-ford comme caution.Il »c défendit ©l plaida défaut «le surveillance cl négligence de lu part du conseil municipal vis-à-vis son secrétaire et la cour lui a «lonné raison en délxxitunt l'action contre lui.11 a prouvé que l’audition «le.» comptes «lu trésorier était négligemment faite chaque année pnr des auditeurs 11011 Assermentés qui ne prenaient pas la peine île vérifier si lu balance en mains était véritablement en la possession du tréiMjricr, quo de plu» de fortes sommes qui auraient «lit «‘itre placées à intérêt quelque part étaient laissées entre les main» du trésorier euus contrôle aucun.La demiere réunion du Cou SBil de l’Instruction Publique UN DEBAT INTERESSANT Le comité nommé par las lil>éraux de Montréal pour prendre las mesures préliminaires en vue du choix des délégués à la convention libérale du 20 juin présenteront, ce soir, leur rapport au Club Lil>éml, à une assemblée qui aura lieu à ]&salle de la Société d'IIistoire Naturelle, 82, rue Université.On profitent de cette réuuion pour fixer 1a date de» assemblées publiques qui devront avoir lieu dans les circonscriptions anglaises de la ville, pour choisir les délégués et leur donner leurs lettres de créance.Deux de no» confrères conservateurs échangent en oe moment des horions h propos «l’insignifiance».(Jet incident met à nu une fois do plus le déplorable manque d’esprit pratique de notre génération- Bandant qu’on sc chu- Détails intimes Les séances du Conseil do l'Instruction publiqueiiesoxitpaspubliqacs,on lésait.Lo bruit circulait ccndant depuis quelque» jours que les «lernières délibérations avaient été particulièrement, intéressantes.L’honorable M.Horace Archambault vient de satisfaire un peu la curiosité générale en faisant qnelqucs confidences à notre confrère «l© la Prèsèe.«« Il ne faut pas, dit-il, que 1© public reste sous l'impression que non» nous sommes querellé».A notre avant-dernière réuuion, certaines parole» énergique» avaient été prononcées, mai» les 1 apport» des journaux étaient exagérés et inexacts.Afin r^u'il n'y ait pas de malentendu cetto foin-ci, voici en peu de mots 06 qui s'est pas»*4 ru comité catholique.“ L’honorable M.Masson, cx-licnlenant-gouverneur do la province, u proposé, appuyé par l'honorable F.Langelier, un» motion établissant le principe que ton» lea instituteur» enseignant dan» le» écoles académique», modèles ou élémentaire» subventionnée» par l’Etat, devraient être muni» de certificats do capacité correspoo«luut à l’enseignement à donner.Comme vou» le voyez, il ne s’agissait quo du principe, pourtant très admissible, que le» instituteur» doivent «Hre à la hauteur de leur mission.Il n'était nullement question du bureau d’examinateurs ii nommer.44 Ce bureau pourrait être aussi bien composé d’évêques que do luVqiie».Mai» pour le moment, nous voulons faire reconnaître qu’il est nécessaire que toutes les personne»— ecclésiastiques, religieuses et laïques—chargée» d'instruire nos enfant» possèdent le» aptitude*» voulue» pour cet-te importante mik»ioii.•4 Lck plaintes contre lo système actuel sont assez, nombreuses pourtuut pour autoriser cette réforme.Eu voilà assez pour vous montrer le terrain sur lequel le débat s'est ontoigô.- 44M.Eugène Crépeau, d'Arthabarkavillc,' appuyé par l'honorable Thon.Chapais, proposa un amcndemitnt à la motion de MM, Masson et Langelier, comportant que la loi «cîuslls «st suffisante st doit rester tells qu'elle est.Uiu* ce » ul partie Je c»t amendement attribuait toutes sorte» de motif» aux partisans do L« proposition de rex-lieutenant-gonv«roeur de la prÜfhiee;' ©Ue donnait ù la nKtiouprincip.de une perlée «qu’elle n’a va it $>a*.Aiusi, ou alignait qu’elle enlevait aux cotnmuuuuU-» religieuses lut» privilège» oui leur oui toujours été reconnut*, qu’cllo décrétait que nos maison» d’éducation n’oul pas «lonné juaqu’ici satisfaction et quo ce reproche n * st pas mérité; iiu'clle onlèvo aux évêques iu departement rliirnr^iriil de «S* Met eu» &toouu LoiulrcH Colon Absorbant, ou paquet do 1 1b, chacun *111 cfs e.• e « « A 4 M 1 oz « I 0% cts Coton AlonbroMt (sublimé Lister) en paquet do 1 1b, [chacun 9^*04.Coton liorie, (Force «r>0 par 100) en paquet de 1 lb, chacun lîî^o i •• w • 41 t« Il «4 «t M U • « 1 02, ' oton lociolorm.10 “ Colon Salitylie.4 “ “ “ e« U g t4 1 lb u 4 4 " Oü “ &1.ÜO “ «Hc CkaiicaBX ! Chapeaux ! f t______ I: ooj-— - NOTRE - Assortiment — r>E- Chapeaux ' oie Feutra Pour le printemps est maintenant complot Chapeaux de feutre Christy homines .c 1.50, fc-.U(), SJ.*J5, $9.50 moch or at'JH — Chi\j***aux Cariiugton, SL75, 82.00, SJ J5.VJ.50 44 Woodrow, 82.25, -V-f O.- COULEURS - Ma son îi louer ou u vendre A S T DAVID, LEVIS -——DO') - — UNE ftRANDK M \V30X.EN THK8 BON ordre, bien rnnubD©, **ltu©o Uao* undos p:u« In nux tic- «tu iàt-Unrld, pour re»U «i -ne-rt*«-t •>.fnlnunt inrohUr lo fictive, évuudro ou » louer a bon matvh .S’adrc«‘cr Aco bureau ou é FEItlX LEMIEUX i mal—Ira St-David, L'vD.¦ “ T « .-us i sr?wvW«' >i«n4r.’»i'*»iii I I AflïSCE iilWEËlE -H." H»- 107 RUS ST-PJ:RRE Si i.J v 1.M’ES DE — Produits ira fixais et anglais I»».4‘ '>*• Epiceries, Pnriumcrios, Spécialito pharmaooutlquo.j Pour le rerce — A MKS SAI.I.KS — 03 rue de lu Couronne LUNDI Noir, Brun, Krul*lumtl>l© *i © tienne dette contractée sun» son ordre.A.st.Paincjiaub, 22 mai—24 et 2C JCx-tOHLunentuire.HOTEL A LOUER OU A VENDUE A Hto-Flovl© 8 tali ou.—Uno grando nmf>oii en très bon ordre, actuollomom oc iQpiVqi »r .Mm© Kato .* mlth, rniumo " ho cl ”, aitufîo dan» un d«»s i»lu^ beaux postes j* ur un h6tol, a vomir© ou à louera boa umio »«'*.ti'udrciMr^ Miuc KATE8MIT2L 25 inal-0/ ter d'une rnanièro ou autre notre dada n«itr© province ou nui peuventaffeo de l’a étut social.Comme vous le voyoz, Monsieur lo Curé, cette association n uniquement pour but do foire du bien à nos coinpu- (Suite d la deuxième page/ S m Lundi,29l8mai 1893 CONFERENCE ILLUSTREE • UOKNKR l’.Ml — M.ARTHUR BUÎES Sujet : QUEBEC EN 1900 EXPOSITION — I>K — 38 VUES à, laLAHTBRHE MAGIQUE Sur une toile d* J0 pieMi ds longueur Démon-tratton, «ur carlo géograpbiqu© «1© i©.* m« «Um©n.'i«.n, «)*• gjaütU nro i*i uu vo*o (Tcxèculiou rourliv vllk- il o t^u.-buo./ PARTERRE 35 ;e, convaincus l’an dernier du umurtre de deux filles du nom de Kasten et du Klage.En Allemagne, on eu est encore nu vieux supplice (loin décapitation.C'a#t Rein-dier, le InmiTcau oltioiol, qui a tranché la tête des deux coupables avec U môme épéu.Lo crime que lo sinistro couple a aimai terriblement expié avait un cachet tout particulier d’atrocité.I>a femme a contesté avoir entraîné le» deux victimes dans uu bois, où Erbe les a étranglées, puis leur a coupé le oou.Le mobile du doublo crime était le vol.MARITIMES Arrivées des steamers océaniques Date Si earner8 Arrivée d Venant de 20 mai—Derwent Holme Québec Burrow •• —Paris New-York Southampton « —Zaandaul “ Rotterdam •• ¦Fuest Biamarck 14 Hambourg Tableau des maréos Hautk a Québec Mai Matin Soir Lundi Of» 11.10 11.48 Mardi.«• .23 — 0.22 Mercredi.24 o.r»7 1.34 Jeudi .25 2.11 2.44 Vendredi .20 3.10 3.45 8utncdi 4.13 4.3,3 Dimanche.23 5.01 5.20 N.B.-—Le courant continue U monter fondant 45 niinutrs après la marée haute Phases DK LA LUFR.— Pleine lune mardi, M) mai, à 10 h.23 a.m.Servico des signaux Québec, 2G mai 1893./Islet.—Nnngcux ; vent variable.De#-riant h 2 p.ui.v remorqueur Florence.Uvière du Loup.—* Vent oord-oucet, •tirant h 1 p.ro.un steamer.’ointe an Père.—Fort veut nord.Mon-l à 1 s.m., str Canopui ; à 3 p.m., str iu vista.lêttflL—Brise de vont ouest.Descendant r p.m.» remorqueur Réfitff.a ji Ont te.—Fort vent otic#L Montant y- uu, Htr Activ., .jv.'rre à la Marthe.— Plnvî#nx ; fort t o*3est.Montant à 8 a.nu, uno bar- ip Ma Vent no ni-ouest.Mon- s 10 a.m., str Mereddia tune Point.— Vent nord-on est.Montant u.iru, Htr Garnet.oiule de# Moula.—Montant, une bor- *pi Ile#.—Montant, goÛBttû Ja«L Les horreurs de la loi de lynch MIRACLE DU COMTE DE WELLINGTON Remarquable guérison d'une jeune femme, après de longues souffrances Attoint do la danso do Saint Guy ot for* céo d’abandonner son études.-Après uno longuo malndlo, olle rooouvro la santé ot la foroo.—Lc# fait# tolsquc raconté# par la femme ot sa môro.—Un cas qal a créa beaucoup d'excitation Do Templar, de Hamilton, Onta- rio Si la peine do mort est abolie au Michigan, la loi do Lyuch y est fréquemment appliqué# et quelquefois avec une cruauté presque sauvage.C’est co qui vient encore d’arriver à O.Huma, comté do Shi.wossee.Huit hommes, on proio h lu plus vivo surexcitation et criant oormne de» forns ont cerné vers dix heure* (lu soir la prison du comté dans laquelle était enfermé un garçon do fonno nommé William Sullivan, ai rété pour avoir assassiné, dans des circonstance* particulièrement odieuse*, M.I^ayton Lee t li, le fermier chez lequel il était employé ot d’avoir essayé do tuer ot grièvement blessé Mme Looth.En quelques instants, les portos de la prison ont été abattues à coups du marteaux de forgeron.Pendant ce temps, Sullivan, dovinant que o'étAll lui que l’ou venait chorclier pour le lyncher, a essayé d# se tuer avec un cou-tcan qu’il avait réussi à dérober aux recherche* dt# gardiens, lorsqu'il avait été éoroué.Mal# le# vigilants, ayant déjà abattu U porte de sa cellule, ne lui ont pas laissé le temps do se faire justice lui-mémo.Une corde, munie d'un moud coulaut, a été passée au cou do Sullivan ot co miserable a été traîné i travers los couloirs do la prison, jusqu'à un terrain marécageux du voisinage, an milieu duquel s’élève un gro# chêne.11 est probable que l'assassin do M.Lcctch était déjà mort.Néanmoins la corde a été jetée sur une branuho du chf-no ot alors n commencé un véritable spectacle do HHUVrtgcria l^es homme# qui procédaient à celte exécution sommairo se sont litt4-ra-lenient battus pour tirtr la corde.Enfin Sullivan a éu> pondu, et ceux qui n’nvaicnt pu arriver à tirer la corde ont oorti alors leur» couteaux de lours poches et se sont mis à déchiqueter lo# vêtements et le corps du supplicié.Mais co n’est pas tout.Le# vigilants, dout la furie n’etait pu# encore aiumivie par là mort do Sullivan, l'ayant dépendu ot roulé dans la fange du marais, sont allé# tralnor lo corps, umsi tout couvert de boue à travers le* principales rues de la ville, et finalement Tout abandonné sur la place du tribunal Ce lynch, il est à peino boaoin do lo dire, a causé uno vive émotion non-aoulo-metifc à Corunna, mais aussi dona tout 1# comté.Personne cependant n’a manifesté la moindre sympathie pour Sullivan ; mai# lus habitant# le# mieux éclairés de U région dont d'avis qu’il faudrait mieux rétablir 1a peina de mort dann l'Etat quo tolérer le# executions sommaires de ce genre.COUTURIÈRES DEMANDEES.- Uno inodHte a ImmédUtctm-nt besoin d# doux bonoat couturière*, badiQaScr A AO## liu/ke.1U3 ruo Bt-J#aa.3J mol- li n’y avait pas de chemins do' colonisation, lorsquo lo hardi pionnier du comté de Wellington est venu s’établir dans los bois.Les colons qui, en I860, sont venus s’établir dans le nord ouest du comté, au Canton, Minto, endroit connu sous le nom do Queens Bush, avait un difficile accès à leur résidence.Il y avait bien quelque bout de bon chemin, mais en général, dans lu partie nord du comté, ce n’était rien que dos marais.Quand des gens do to itos nationalités refusaient d'y planter leur tent‘d les Ecossais s’emparait do oos marais, et par leur ténacité et leur énergie les rendait cultivables et aujourd’hui de belles fermes sont le résultat de leur travail, A cinq milles do la nouvelle ville do Harrison, les marais quo l'on croit sans fin s'élèvent en uno bonne terre, que les colons ont bientôt découvert.Les lots furent bientôt occupés et les maisons en billots firent présager bientôt un village.Parmi les premiers colons furent Wm Cardwell, Win Bunt in, Robert Arthurs, Thomas Hart, Luke G rice, John Small et autres» En quelques années, on construisit un bureau de poste et Wm Cardwell fut nommé maître de poste, postion qu’il a occupée jusqu u aujourd’hui.Lo bureau du poste fut nommé Drew, d’après le juge Drew, du comté do Wellington.Il y a une quinzaine d'années, la maison de Buntin fut achetée par Peter Donaldson, qui résidait autrefois dans la province de Québec.Donaldson avait une famille de sept enfants et quelque temps après qu’il Be fut établit en cet endroit, une petite fille vint au monde ù la grande joie des parents et des frères et sœurs.v tiand cette dernière eut sept ans, sa santé affaiblit et ce ne fut qu’après un long traitement du médecin de la famille, que les couleurs roses revinrent sur ses joue*3 et qu’elle put continuer ses études.Il y a doux ans elle tomba de nouveau malade et on reconnut bientôt quo «était la danso de Saint-Guy.La maladie, connue dans les cercles médicaux comme la chorée, attaque lo système nerveux, et cause aux muscles un mouvement irrégulier continuel.La maladie faisait des progrès en dépit de tous les efforts que l’on faisait pour la combattre, jusqu'à co que le remède merveilleux du dix* neuvième siècle, les Pilules Roses du Dr Williams furent essayées.Ce fut dans les colonnes du Templar que les parents prirent connaissance do co remède.* M.Donalson est abonné au Templar depuis sa fondation et a confiance dans la véracité do ses rapports.Lorsqu’il vit dans scs colonnes le rapport d’une cure merveilleuse opérée par les Pilules Roses du Dr.Williams, il crut à la choso et se procura immédiatement ces pliulea pour sa fille.Uno amélioration sensible ne tarda pas à so fairo sentir, et en quelques semaines sa santé devenait meilleure.La guérison complète de Chariot et Donaldson causa uno grande joie à ses pare ut-s ot à toute la famille et fut cause do commentaires flatteurs dans lo Voisinage.Lo Templar apprit bieutôt la nouvelle.Un des rédacteurs fut envoyé pour obtenir les détails afin de les donner au public et fairo bénéficier des milliers de personnes affligées.Lo homestead de Donaldson est situé au lot No.21 du rang No.17 nu Township de Minto.Une splendide et confortable maison en briquo ot une immense grange bien construite) attestent l’aisanco de lafarnülo.Le représentant du Tetnplar et son ami furent reçus très cordinlcmont par Mmo Donaldson qui oxpliquaquo son mari était absent ot qu'il était parti eu voituro lo matin do bonno heure pour se rendro à la villo voisine do Clifford, après quoi elle les précéda au gentil salon de la maison.Apres un bout de conversation d’en-trécon matière, le reporter annonça à Mme Donalson l’objet do sa visite.Elle témoigna do 6a satisfaction et son désir do donner tous les détails ot la prouve do ses assortions.Elle appela sa fille ot l'aimable ot robuste jouno fillo au visage resplendissant do santé qui répondit à l’appel do sa mère, paraissait comme ai jamais elle n’eut fait connaissance avec la maladie.En quelques mots ollo raconta son histoire :4‘Vous savez quo mon nom est Charlotte Donaldson et que j’ai quatorze ans.J’ai été malade, très malade, m a-t-on dit, mais aujourd'hui jo crois que c’oat un rôve, tellement jo mo Rem en bonne santé.D’abord, j’ai été atteinte do fièvre rhumatismale ot quand jo retournai u l’école, j'essayai avec beaucoup do peine do pa&sor los derniers examens d’entrée, mois jo ne pus étudier ;jo ne pouvais roster assise tranqu i Bornent l’école.Jo tfo pouvais tenir ni mes mains ni ma tète en repos.Je uo retournai plus » l'école ot restai à la maison pour tenter d'aider ma mère aux soins du ménage, mais jo n’y arrivai point.Jo no pouvais m'habiller moi-môme ni môme lacer mes chaussure*.J'ai trouvent essayé d’aider i\ laver la vaisselle, mais les plats et les tasses glissaient do mos mains tremblantes ot so brisaient sur lo sol.L’été dernier ma mèro rao donna les Pilulos Roses du Dr Williams et bientôt jo sontis ma santé s’améliorer et je pua mo soigner moi-même.Depuis j’ai tou jours fuit usage des pilules et je uo saurai# trop dire en quelle estime je tiens le remède qui m’a guéri.” Mmo Donaldson confirma les paroles et les assertions do sa fillo : “ Oui, il va y avoir deux ans quo Charlotte souffrit d’utio maladie nor* veuse que j’attribue ft la fièvre rlm* matUhmle.Bientôt «a nervosité s’accrut.Elle ne pouvait roster dans aucune position ; elle no pouvait rien faire, môme pour elle-même.Son bras droitétait moins atlbqté, mais son brag et son côté gauches étaient continuellement tiraillés par des douleurs lancinantes.Par moments los douleurs affectaient lo corps entior.La maladie mémo eut une prise sur la langue ot ello ne pouvait parler qu’avec difficulté.Sas veux mémos eurent à souffrir.Jai passé bien tristement l’été dernier ; nous avions beaucoup de serviteurs mais il était impossible de se procurer uno ser-vanto.Charlotte ne pouvait rien pour m’aider, ello avait besoin do fairo bien attention à ollo-même.A la demande: u Comment en êtes-vous venue à faire usa-^e des Pilules Roses du Dr William» ?” Mme Donaldson répondit que lo cas merveilleux de John Marshall, te! que rapporté dans le Templar, avait été le sujet do beaucoup do commentaires dans sa propre famille aussi bien quo dans le voisinage.Ici on a fait la remarque que les Pilules Roses étaient excellentes pour les maladies nerveuses et immédiatement il fut décidé qu’on en ferait l’essai, et au mois do septembre dernier, la première boîte fut achetée.L'amélioration dans la santé de Charlotte so tit bientôt re marquer ot dans l'espace d'un mois è pou près elle était décidément mieux.Maintenant ello est complètement guérie ot ollo est de nouveau retournée u l'école et sans aucun doute olle subira avec succès ses examens d'entrée.Los pilules avaient aussi été employées par un autre membre de la famiJlo.Stephen, lo plus jeune garçon, avait souffert depuis quelque teinp3, d’un ubcè3 à la jambe, un peu uu-dessous du genou.Les médecins ftV dent plusieurs fois cicatrisé la plaie, mais toujours elle s’ouvruit de nouveau.Lorsque Stephen s’aperçut quo au sœur prenait du mieux, grâce aux pilules, il se mit à on prendre lui-même et maintenant k plaie est complètement fermée.La famille n’a pas donné les informations seulement attec plaisir, mais elle a même invité le reporter et son compagnon à un lunch au nouveau sirop d’érable, accompagné du fameux biscuit de farine d'avoine écossais.Lo sirop était un véritable fiirôp d’érablo et non un mélange de 6irop ot d’eau que l’on vend fréquemment pour le véritable article.Le reporter n’a pas eu besoin dû plus do témoignage pour lo convaincre do la vérité de cotte guérison, cependant il se rendit chez les voisins et ontro autres chez lo vieux maître de poste, M.W ni.Cardwell, ot tous ont témoigné de la vérité des faits ci-des sus désignés-.Il vit aussi Ica pharmaciens d’Har-riston ot tous dirent quo les Pilules Roses se vendaient très bien.Ils ajoutèrent môme qu’elles so vendaient mieux que n’importe quelle médecine qu’ils avaient dans leurs magasins.Les Pilules Roses du Dr Williams pour les Personnes Pâles «ont préparées pur la Dr Williams Medecino Co., de Brock ville, Ont., et de She-nectady, N.Y., une maison de réputation établie.Los Pilules Roses no sont pas regardées comme un médicament breveté mais comme uno préparation officinale.Une analyse démontre quo cos pilules sont un spécifique infuQli-blo contre les maladies née# de l'appauvrissement du sang ou les nerfs ébranlés, telles que pertes d’appétit, dépression nerveuse, anémie, chlorose, débilité musculaire, éblouissements, portes de mémoire, palpitations du cœur, migraine, ataxie locomotrice, paralysie, sciatique,rhumatisme,danse do Saint-Guy, les suites de la grippe, les maladies résultant des impuretés dans le sang, telles que scrofulose, érésypèle ch tonique, etc.Elles so it encore un spécifique contre !os maladies propres aux femmes, telies qu’irrégularités, «oppressions mensuelles et faiblesses féminines do toute sorte reconstituant le 6ang et rendant l’éclat do la aanté aux joues pèles et anémiées.Chez les hommes, elles opèront une guérison radicale dans tous les cas de fatigue mentale, excès do travail ou excès d’aucun genre.Ces pilules no sont pns un purgatif.Elles ne contiennent que ces Rubstnncos donnant nouvelle vie et no pouvant causer de mal A la personne la plus délicate.Ello agissent sûrement sur lo RAng, lui donnant vitalité, ett lui facilitant l’absorption do l’oxygène, co principe vitaliseur do la vie organique.Par 1 è, los Pilulos Rosct du Dr Williams reconstituent le wmg, lui fournissent los éléments qui lui manquent, le rendent riche ot rouge, capable do nourir les divers organes humains en los stimulant dans leurs fonctions et les débarrassent de tous mauvais élémvnts.Les Pilules Roses ne sont vendues qu’en Iroîte, portant l’étiquette sur l'enveloppe de 1a maison, en encre rouge.S'oubliez pas que les Pilules Roses du Dr Williams ne sont jamais vendues m quantité\ â la douzaine ou au cent.Le marchand qui Vous offre des contrefaçons essaie de vous tromper et doft être évité.On met le public en garde contre ces soi-diiant toniques du tumg et oes reconstituants nerveux, préparés sous la môme forme, pour tromper les gons.Co sont des imitations dont, les préparateurs essaient do tirer un bénéfice péouniairo en exploitant la merveilleuse réputation des Pilules Roses du Dr Williams.Demandez à votre marchand les Pilules Roses du Dr Williams pour les Personnes Pâles et refusez toutes Ica contrefaçons et imitations.Les Pilules Roses du Dr Williams s’achètent dan# toutes les pharmacies ou directement par la malle aux deux adresses de la Dr Williams Médecine Co., à 50 cents la boite ou six boîtes pour 92.50.Le prix auquel ces pilules sont vendues rond lo coût du traitement peu dispendieux, si on le compare avec lus autres remèdes ou traitements médicaux.Meilleure Pâtisserie A Meilleur Marché.Noua parlons d’une graisse à frire qui ne peut pas donuer d’indigestiou.Ceux nui connaissent les moindres cléments de la cuisine, (Marion Harland parmi beaucoup d’autres,) servent de C6TT6LENE an lieu de saindoux.La COT-Tor.KN*?n’est composée que des irgrédieuts les plus sains et les plus purs.Le saindoux n'est pas sain et u’est pns toujours pur.Ceux qui se servent de la Cottolkne seront plus riches eu santé et en argent : en santé, parce que leur pain sera mieux cuit, en argent parce qu’ils verront diminuer les notes île leur épicier ; car, la CoTTOLÜKE ne coûte pas plus cher que le saindoux et fait deux lois autant d'usage,—de sorte qu’elle coûte moitié moins.Xre# Dynpepsiqttes la Mangent av#c Plaisir I X.C8 Médcclna la Recommandent! I«ea Chefs en Font V41o&et tes Cuisiniers la Prônent! 3>a Ménagères l'accncillent avec Jol#t Tons les Épiciers en Vendent I Préparée seulement par N.K.Fairbank et Cie.Rues Wellington et Anne, MONTREAL.I - -CÎT5 05 QUEBEC PROCLAM VTION Hotel dk-Ville BUREAU DU MAIRE Québec, 1er mai IS93.IL EST DU DEVOIR DK TOUS LK9 Ot-lovons, a quelque époque do tannée que co so.t.de «urvcii’.cr sfrJcrcmont chez eux lu mise en force des rCg'.omeiUs concernant la santé publique.Cependant lo Maire de la Cité de Québec ; flans un temps où la Cité ot le pays sont ni nnoôs do nimirtion du choléra, croît qu on d ¦'P' a*S2fe> ¦¦ «V*4-» - avr ^rÉtSÎ , ‘ .iitiiv » r‘ ,• ,.¦'.• Feuilleton de L'ELECTEUR 58 LE CRIME Ces demoiselles ne demandaient pas miex que do jacasser, car cllos n’avaient pins faim, et les conversations sur lo crime de l’Opéra ne les amusaient pas du tout.Noiutel, qui eu était venu à ses fins avec la mère, se mit A l’œuvre pour récréer les lilies, et il s’y prit si bit n que lo souper s’acheva le plus gaiement du monde.Darcy lui-même ne fit pas trop mauvaise figure A cette fête forcée.Depuis l’incident du bouton de manchette, il était partagé entre la crainte et l’espérance .mais il avait foi en son ami et il se reprochait do ne pas l’avoir assez secondé.La famille Majoré mit à sec deux bouteilles do Rœderer, catte blanche, et un flacon do crème de cacao de Mme Am-phoux.Mais A trois heures, l’ouvreuse déclara qu’elle voulait partir pour ne pas s’exposer aux reproches de son époux, et le capitaine n’insista pas trop pour la retenir.Le jeune premier du théâtre Montmartre et sa jolie société avaient quitté le restaurant, et aucune figure connue des deux amis ne s’y était montrée.À trois heures un quart, après les politesses d’usage, Mme Majo ô montait en fiacre avec ses filles.Noiutel lui proposa de la reconduire, mais elle refusa, sous prétexte qu’elle pourrait rencontrer a la porte de son domicile, M.Majoré, rentrant au logis après l’agape fraternelle.—Maintenant, mon cher, dit le capitaine à Darcy, quand ils se retrouvèrent seuls sur le boulevard, nous allons nous séparer.Tu dois avoir envie d'aller te coucher, et je n'ai plus besoin de toi.—Où vas-tu donc ?demande Gaston un pou étonné.—Au cercle et peut-être ailleurs.Je vais à la recherche de l’autre bouton de manchettes.Il me faut la paire.Bonsoir.Tu me gôuerais.Je serai chez toi domain avant midi.^ L’appariemont de Nointel était élégant et commode, mais celui do Darcy le distançait de plusieurs longueurs.Darcy avait autant d’expérience et beaucoup plus d’argent que ie capitaine.Aussi étaitril merver-leusement installé dans son rez-de-chaussée de la rue Montaigne.il y avait de l’air, de l’espace, et chaque pièce était parfaitement appropriée à sa destination.Pas un solécisme d’ameublemeut, par Une nuance qui détonnât, pas de faux luxe, rien de criard dans cet intérieur confortable.Il y avait assez d’objets d’art et il n’y en avait pas trop.Darcy n’était pas tombé dans ce ridicule qui consiste à foire de son logis un musée ou une boutiqtæ de marchand d’antiquités.Peu de livres et p *u de tableaux, mais ce peu était très bien choisi.Plus de curiosités rapportées par lui-même de ses voyages que de “ bibelots ” acquis a l’hôtel des ventes, au hasard des enchères.Pas de mièvreries, non plus.Il y a des appartements de garçon qui ont l’air d’avoir été arrangés pour héberger une femme galante, et on pourrait presque dire que les ' mobiliers ont un sexe.Le mobilier de Darcy était viril.était personnellement désintéressé dans la question.Le lundi matin, Gaston l’attendait déjà avec impatience cet entreprenant capitaine, quoiqu’il fût à peine dix heures.Il l’attendait pa-cieux, haut de plafond et tout plein d’ingénieux agencements.De grandes glaces y recouvraient do grands placards qui avaient chacun leur usage.11 y avait l'armoire aux habits do soirée, l’armoire aux costumes du matin, l’armoire aux vêtements do choral, une réserve pour les chaussures et une pour les objets de toilette qui, par leur dimension, ne pouvaient pas trouver place sur les tablettes de marbre blanc de l’immense lavabo à l’anglaise.A première vue, ou devenait que cette création, car c’en était une, était lo résultat d’uue entente parfaite de la vie élégante, et, à la réflexion, on admirait l’ordre qui régnait dans ce lieu où s’habillait deux ou trois fois par jour lo moins ordonné des viveurs.Darcy venait de se chausser et, à demi-couche sur un divan en maroquin havane, il fumait distrait*ment un cigare lorsque Nointel entra, lo chapeau sur la tète et le sourire aux lèvres.—Mon cher, dit-il en so frottant les mains, je n’ai pas encore trouvé le grand peut-être, mais je n’ai pas tout A fait perdu mon temps depuis que je t’ai quiitô à la porte de ce restaurant où ou appfeud tant de choses, et où on en voit de si drôles.Cette Majoré est grande comme le monde.Et le cabotin de Montmartre! Et les " rasta-couères ” qui arrivent du Brésil avec des gilets a boutons de diamant.Darcy ne riait pus du tout nu souvenir de ces tableaux réjouissants, et Noiutel eut pitié doses anxiétés.—Je comprends, reprit-il, tu ne tiens pas à se que je te rappelle les incidents d’une fête qui t'a médiocrement amusé.Tu a- soif de découvertes.Eh! bien, je t en apporte au moins une .Croirais-tu que cette ouvreuse avait deviné juste et que l’iniitalo du prénom de L »lif se trouve être précisément un B?Darcy fit un mouvement de surprise et sa figure exprima on même temps uno satisfaction très vive.—Oui, mon cher, et tu n’imagines pas quel est ce joli prénom.Lo brillant Lolif s’appelle Baptiste.Il s’en cacho, et dans lo demi-monde il se fait passer pour un Ernest, un Arthur, un Emile.tout excepté Bap- tiste.Mais j’ai fini par lui arracher deux aveux.Je parierais qu’il s’est dit que je saurais la vérité en la demandant à tou Oncle Jqui a reçu sa déposition hier.Ça ne se passe pas chez le juge d’instruction comme chez I voir de toi une récompense hon- Julia, et lorsque je lui ai dit que je l’avais trouvé sur le boulevard, il aurait deviné tout de suite que je lui tendais un piège.Il se serait troublé, et il ne m’aurait pas engage à porter ma trouvaille à la préfecture do police.Du reste, je m’embarque In dans des raisonnements superflus.Tu n’as jamais pu croire sérieusement que Lolif a tué Mme d’Orcivai.C’est uno idée qui s’ost logée dans la cervelle de la Majoré.11 faut l’y laisser et ne pas perdre notre temps à suivre des pistes fausses.—Soit ! mais où est la vraie ?'—Le bouton nous aidera à la trouver.Nous le tenons, ce précieux objet.La mère dTsmerio a bien voulu me le confier.Tu as pu constater que je sais manier les ouvreuses.—Pourvu que ses lilies n’aillent pas raconter l’histoire au foyer de la danse ! —Ce serait très fâcheux, car les abonnés le sauraient et il s’en trouverait bien un pour lo reporter à ton oncle qui pourrait trouver mauvais que j’empiète sur ses attributions de magistrat, mnis nous n avons pas cela à craindra Mme Majoré non plus n’a pas envie d’etre compromise et elle recommandera à ses demoiselles de se taire.Et puis, je leur ai promis à chacune un médaillon.Je les tnédaillerai dès ce soir au théâtre, je leur dirai qu’une indiscrétion de leur part ferait beaucoup do tort à leur respectable maman, et je te réponds qu’elles so tairont, .l’irai, s’il le taut, jusqu à leur promettre des boucles d’oreille pour récompenser leur silence.Et pour ce qui est du bouton je te déclare que, si je no réussis pas à découvrir à qui il appartient, je u • serai qiTunJsot.—Comment t’y prendras- tu ?—Il y a plus d’uue façon de procéder.La plus simple serait de la montrer aux bi joutiers et de leur demander s’ils le reconnaissent pour l’avoir vendu ; mais elle a quelques inconvénients.Le premier de tous, c’est qu’il y a beaucoup do bijoutiers â Paris tt que l’enquête prolongée à laquelle je serais obligé de me livrer arriverait forcément à la connaissance de la police.M.Huger Darcy rno ferait appeler, m’inviterait à m'abstenir, et me reprend ait ma pièce A conviction.D’ailleurs, l’objet a peut-être été acheté A l’étranger.Je ne puis pas faire le tour du monde en exhibant un bouton de manchettes.Je conclus qu’il faut renoncer à ce genre de recherches.Le hasard seul pourrait les faire aboutir A un résultat et ce serait lblie que do compter sur le hasard.Je suis décidé A employer d'autres moyens, et je viens te les soumettre.Mais d’abord, une question.A quelle heure attends*tu la femme de chambre de Julia ?—Elle m’a promis qu’elle viendrait ce matin.elle n’a pas précisé l’heure.—Mais elle viendra certainement, car elle s’attend A rece- —Oh depuis plusieurs années.1 «- : al toujours vue chez Julio.—Alors, il efct probable que Mme d’Orcival n’avait pas de secret pour elle.—Mariette sait beaucoup de choses.Cependant, elle n’etait pas avec sa maîtresse sur un pied de familiarité.Les cocottes raconteut leurs utfaires A leurs bonnes et leur demandent conseil.Mais Julio n’était pas une cocotte, c’était une non, ce Et Darcy se plaisait fort dans ce milieu harmonieux.Il possédait le süub artistique, cl une faute de goût le choquait comme une faute de langage choque un puriste.Aussi, après des excursions forcées A travers des mondes où on sacrifie tout A l’effet, se réfugiait-il avec bonheur dans le nid vaste et charmant qu’il e’ètait arrangé.Sa liaison avec Mme d’Orcival l’en avait un peu éloigné ; son amour pour Mlle Lestérel, un fcmour malheureux, l’y ramenait.Avec quel empressemet* il y était rentré, après œ souper si ^roitemenfc offert à la respectable ouvreuse, ce souper dont il rapportait des lueurs d’espé-îanCe et de poignantes inquiétudes ! 11 savait gré à Nointel do ne pas avoir exigé qu’il con-tiuuât à le suivre dans ses caravanes nocturnes, car en vérité, il ne se sentait pas en état de le seconder efficacement, non qu’il eut moins d’ardeùf ou moins d’intelligence que sou ami, mais son bonheur, son va Air dépendaient du résuma, de cette chasse aux renseigne-moûts, taudis que le capitaine ces dames.Ou ne lui douuu pas un prénom de fantaisie.—Alors, il est très possible que le bouton lui appartienne.“ —Malheureusement, n’est pas possible.—Pourquoi ?—D’abord parce que le tempérament do Lolif ne le porte pas aux actions violentes ; ensuite parce qu’il n’ava.t aucune raison pour assassiner Julia, et enfin parce que j’ai Fait sur lui une expérience décisive.décisive, A —Décisive ton avis.—Tu vas être de cet avis, si tu veux bien m’écouter.Jo l’avais attiré dans un coin pour lo faire causer.Personne ne nous voyait.Ils étaient tous A un baccarat où, entre parenthèses, cet animal de Prébord s’est enfilé, m’a-t-on dit, dans les grands prix.C’est bien fait.Ça lui apprendra A calomnier les innocentes, après les avoir persécutées.Ne t’impatiente pas, je reviens à notre sujet.J’étais seul avec mon Lolif, je n’avais pas A craindre qu’un indiscret vint se fomrer en tiers dans notre conversation.J’ai donc, eu fouillant dans ma poche pour y chercher ma boite à cigarettes, ramené, comrao par hasard, la pièce A conviction, et je la lui ai montrée, eu lui racontant que jo venais do la trouver sur le trottoir du boulevard.—Eh bien ?^ —Mon cher, non-seulement il n’a pus donné la plus petite marque d’emotion, mais il s’est mis à m’expliquer longuement ce qu’il fallait faire pour déposer l’objet à la préfecture de po-lioe.—Qüe prouve cela ?qu’il se possède très bien et qu’il sait se tirer d’un mauvais pâS.Tu conviendras que si le bouton lui appartenait, il ne serait pas assez sot pour te le dire, car il doit savoir où il l’a perdu.—-En effet, si le bouton était à lui, il parfaitement qu’il l’a perdu dans la loge do uôte pour le service qu’elle t a rendu et pour ceux qu’elle to rendra encore.Je la verrai donc, et c’est tout ce que je demande.Mon cher, je compte beaucoup sur cette fille pour débrouiller la situation, qui est celle-ci : nous tenons un objet dont la propriétaire a tué Julia ; c’est hors de doute.Je dis “ la ,f propriétaire, parce que j’écarte absolument l'hypothèse d’un meurtre commis parun homme Excepté ce mouton de Lolif, il n’est entré que des femmes dans la loge.—.Ou des hommes déguisés eu femmes.—Tiens ! cette suppositiou-la no m’était pas encore venue.On peut s’y arrêter un instant, mais elle ne résiste pas A un examen sérieux.Un domino masculin se trahit toujours por la taille, par la démarche, par la tournure.Mme Majoré ne j s’p serait pas trompée.Jo persiste a partir de cette idée que le coup a été commis par uno main féminine.Il s’agit de savoir quelles femmes connaissaient Ju lia, et parmi ces femmes quelles sont celles dont le nom commence par un B.le nom ou le prénom.car on porte in- différemment sur un bijou l’i nitiale du nom de famille ou l’autre.je crois môme que les femmes portent plus volontiers l’autre.surtout les femmes mariées.lo nom de baptême leur rappelle généralement des souvenirs agréables, tandis que le nom du mari.* mais je me perds dans les détails.Dersouue n’est mieux en mesure que la femme de chambre de Mme d’Orcival de nous renseigner sur les amies de sa maîtresse.Nous allons les passer en revue avec elle, et quand nous aurons trié sur lo volet toutes celles qui sont marquées au B, je me livrerai à tm petit travail d’investigation sur chacune de ces personnes.Depuis combien de temps la camériste est-elle au service de Jaiia ?lèraïue ga-lauto dans l’acception la plus élevée du mot.Elle avait eu, dès son entrée dans lo monde où elle vivait, nce situation exceptionnelle, et elle tenait ses domestiques A distance.«—Oh ! Je pense bien qu’elle ne jouait pas au loto avec eux mais chez Julia, comme chez toutes ses pareilles, après quelques semestres de bons et loyaux services* une femme de chambre adroite avait du être promue nu gracie de confidente.11 y a le train-train des amants ; le manège des entrées et des sorties, la correspondance intime A remettre et A recevoir.L’iuterveution de la soubrette est forcée.C’est pourquoi je parierais bien mille francs contre cinq louis que Mariette a été au courant de tous les incidents qui ont marqué la liaison de Mme d’Orcival avec Gol y mine.—C’est probable, mais cela ne vous importe guère, dit.tristement Darcy.—Cela nous importe beaucoup.car, A mon sens, c’est IA quVst le nœud do l'affaire, répliqua Nointel.En causant avec cette fille, je pousserai do vigoureuses reconnaissances du côte de la Bologne.Mais avant tout je lui demanderai la liste de toutes les amies et connais-sauces de Julia.Eu attendant nous avons deux femmes au «è i> >» jj .—Lesquelles Y —Mais d’abord.il y a Mlle Lestérel qui s’appelle Berthe.No te hérisse pas,je t’en prie.Je n’ai pas l’intention de t’ailliger, tu .m sais bien, et je suis obligé d’examiner froidement toutes les possibilités, mêles plus iuvraisemblables.Or, puisque le prénom de Mlle Les-térel est Berthe, il est possible que !o bouton appartienne a Mlle Lestérel.To n oncle ne raisonnerait pas autrement, et c’est de peur de lui fournir uu indice de plus que j'ai empêché la Majoré d'aller lui remettre l’ob- j et.—Mlle Lestérel n’a pas de bijoux.Elle est trop pauvre pour en acheter.—D’accord, mais sa pauvreté ne prouverait rien.Ou a pu lui faire un cadeau.Son bcau-frèro lui en a bien fait un,et il a ou IA une malencontreuse idée.Mais je me hâte d’ajouter que, selon moi, elle n’a jamais porto m posséder ce bouton en or massif, .le l’ai examiné avec soin, et je suis sur qu’il est de fabrication ancienne.C’est un bijou de famille et do famille riche.11 a du être tramais par hôritage.Or, si je ne me trompe, le père de Mlle Lestérel était pauvre et n’a rien laissé A ses filles.—Absolument rien.C’est un argumont à fairo valoir.—Je n’y manquerai pas, «i après avoir parachevé notre enquête, nous nous décidons A déposer entre le.* mains de qui de droit, la pièce ù conviction, que nous conservons provisoirement Mais ne penses-tu pas comme moi qu’il y a de par le monde uno femme que a fort bien pu attacher ses mauchottes avec ce bouton.une femme dont le nom commence aussi par un II.—Mmo de Baranco* ! s’écria Darcy.Ce ne peut être qu’elle* —Je ne suis pas si affirmatif que toi.11 me reste des doutes.Je me demande, par exemple, pourquoi lo bijou n’est pas timbré d’une couronne de marquiez Elles les fourre partout ses couronnes, cette noble Havanaise.Ce soir, elle en portait une eu guise d’agrafe, diamants en rubis, une vraie constellation.Mais, enfin, elle a bien pu, une fois pur hasard, se contenter d’une initiale.(A Luirrt) Liminont Minar d est le me il leur.Aui familles qui fliirent passer l’âtâ à la.campagne -ooo QOMKUSKT, nitnfr our lo Grand-Tronc, U CO O mille* #1* Québec, oat certainttniorit l'uu de* villages Ich plu*, joli».U» pin* ftalubrt* CL le* plu* cal» que l'on tjnI**b trouver.Ui vio y en peu dihpemlltfu***.je* magcMlnanant tien «u-Mortiit, rL i'oa p*ut y trouver le confort rien vllli.*»«rcc]'alr Aalubro de* campmm**.Uno Jolie pelito rlviôro tmverso le v ilia roc tu quelque* jv\k nonl de belle* place* do plo-idc*.Quatre trains de polaire™ vont dan» chuquo direction par • que» bon»I louer, mou «tnt 4 ¦ar Jour.J1 vu dan» le moment quel-lojrrmenta do Ubrtv, quo Ton pourra blé* ou non mettbtat» eu »'adreo- 5 mal—lm X.C.CORMIEfc.IdasMevillo do Koawroet, , Québea Liniment OUnard peur Rha matisme.* .Est maintenant LATI ‘y/.'iw L'ELECTEUR EDITION DU SOI» ANNONCES NOUVELLES Aqx médecin* et chirurgiens—Maison Li-Ttrnois.Toujours 1* meilleur remède—Dr Ed.Morin.Avis—Théophile Bélaud.Endommagé par l’eau—H.k O.Gagnon.Chemin do fer du Lao St-Jeun.Dernières nouveauté*»—Jo*.Hamel & Cie.Restaurant Colombien—J.Barry.L* miracle du cointé de Wellington—Dr Williams Médecine Co.De plus beau et le plus grand choix de Toitures—Latimer k Legaré.Annonce de F.Simard.Spiritisme, mesmérisme et seconde vue.—Charles et Eva Taylor.Oh trouver notre homme ?—J.Emile Caron.Un ami de famille—Pain Killer Perrv Davis.SAMEDI, 27 MAI 1803 La situation politique Le monde politique est singulièrement agité par le temps qui court.Les bruits d'élections générales à brève échéanco, la révolte générale contre le tarif, la campagne de M.Dalton McCarthy contre le gouvernement, la convention libérale du 20 juin, la prochaine arrivéo du nouveau gouverneur général, les explosions répétées de nouveaux scandales ; tout cela est bien de nature à rnottre en l'air tous les cercles politiques.On vient justement do uiettro au jour nu autre vol gigantesque de trois quarts de million 6iir le plan do ceux du Havre do Québec, datant do la înôine époque, et dont le théâtre a été le département des chemina do fer et canaux alors dirigé par Sir Charles Tupper.En 1891, au moment mOmo où l’on mettait Sir Hector en accusation, un député tory anglais avait dans les mains la preuve manifesto de co vol gigantesque, main M.McKenzie Bowell lui fermait la lxwche : il ne fallait pas compromettre dec hommes sir Charles Tupper ! C'est la confirmation de ce que nous avons toujours dit : les scandales portés à la charge de Sir Hector n’étaient quo des échantillons du système général du gouvernement que nous avons depuis 1879.Le» divulgations tardives auxquelles nous assistons en co moment ne sont pas étrangères non plus aux efforts surhumains que font les ministres fédéraux pour prélever des fonds d'élection, et confirment avec une force singulière la rumeur d'une dissolution prochaine des chambres.Voyant le gouvernement le* ^ttro le couteau sur la gorge, ses fournisseurs attitrés, qui de jour on jour perdent confiance en l'étoile conservatrice, se font tirer l'oreille, cherchent h échapper en rappelant la célèbre session des scandales do 1891, répondent aux instances, aux obsessions ministérielles par des menaces, livrent a la presse ça et là des bribes do correspcmdanco qui mettent l'opinion sur la trnfco de découvertes Kandnlcuscs.C’est ainsi qu’est venu au jour ce qu’on «ait des tripotages du Pont Curran et do cet autre vol do sept CENT CINQUANTE MILLE PIASTRES HUr le cheval des Rapides Galop, près de Prescott, dont nous entretient aujourd'hui mémo lo télégraphe.Aussi l'inquiétude et la malaise «outils plus que visibles dans los rang» ministériels.Le parti conservateur, sans chef, bous unité do direction, s'en va à la dérive, au naufrage.Sir John Thompson est rappelé à grands cris de Paria.Nos adversaires sont engagés dans la pénible opération d'avaler tous leurs dithyrambes do dix ans passés en faveur do la Protection lia ne savent plus que dine, où donner de la tête.Partout où vont les ministres, ils ont beau se boucher les oreilles, ils n’en-tondent qu'un cri : Tariff Reform ! La presse consenratrico avoue qu’à Québec, pas plus tard qu’ovant-hier, toute» los délégations qai se sont présentées devant le ministre de» Finances, les plus conservateurs mômes, ont été unanimes à lui demander l’abolition des droits spécifiques, c'est-à-dire de ce qu’il y a do plus inique dans la Protection, Avons-nous besoin d’engager nos ami» à se tenir plus que jamais en éveil, prêts à la lutte au premier moment ?L'étoile libérale mont© à l’horizon, grandit de jour en jour.C’est visible partout.Dans les réunions do comtés pour choisir des délégués à la convention du 20 juin, on constata) partout un empressement, un bon vouloir vraiment Inespérés.Cette fois, la confiance y est î Mais aussi quelle grande idée quo cette convention du 20 juin l C’est à elle seule la plus bello organisation qu’ixit jamais M# lo parti libéral.Le soul fait d'obliger le parti à former des organisations locales régulières dans les 215 conUés du Dominion est tout de suite plu# que jamais on n'a pu faire dans le brouhaha des luttes électorales.Et que dire donc des fruits qui vont résulter do l’envoi des meilleurs hommes du parti à Ottawa pour s'y concerter et en rapporter dans leurs comtés la véritable doctrine du parti libéral » C’est lo plus imposant mouvement d'ensemble qui se soit encore fait en co pays.Inutile d'ajouter que, dans la lutte gigantesque qui se prépare, on trouvent l'Electeur à son poste, plus vigoureux, plus dévoué que jamais.Nos amis do la ville qui veulent aller à l'assemblée de Sainte-Jeanne de Neuville devront prendro lo train du Pacifique à la gare du Palais, demain, dimanche, à une heure ot dix minutos p.m.Pour le retour, on prend lo train à 9 heures p.ra.Le prix uller et retour est do 55 cts.A quand l'enquête sur lo scaudale du Pont Curran ?A quand l’enquête sur les $750,000 jetée* dan* Je St-Laurent à Prescott ! Le* funérailles du regretté M.Jacques Lailumuie, de Lyater, père de notre jeune ami M.N.K.Liiüamme, avocat k Artha-baska, ont eu lieu hier.Le cortègre nombreux qui a suivi la dépouille mortelle témoigne hautement do J'estime dont jouit cette famille.Jamais duns cette localité on avait vu uue telle atiluence.l’ai mi les f>erKouueu venues du dehors nous remarquions le révérend M.Lambert, curé «le ût-François, Mgr C.O.Gagnon, du palais, archiépiscopal, le révérend Fr* Pelletier du séminaire de Québec, le révérend Louis Dion, vicaire à 8te-Julie, les révérends A.Simard et .1.B.K.Labbé, MM.J.Lavcrgiio, M.P., Henri Laurier, représentant ton frère l'honorable W.Laurier, M.Geo.Turcot, cx-M.P., Charles Kiug, C.N.McNaugiiton, J.C.Noèl, avocat à Inverness, etc.M.l'abbé Lambert a chanté lo service et Mgr Gagnon a fait l'absoute.Nous renouvelions h la famille l’expression de nos plus sincères condoléances.On so rappelle lo dénaatro qu’un cyclone a produit l'année dernière dans le comté do Bagot, ou il a détruit «les centaines do bâtiments et coûté la vio à plusieurs personnes.I>u tempête de mardi dernier a encore dévasté cette région.Dans Ste*Rosalie, SSt-Liboire, St-Dominique et Acton, une centaine de maisons et de granges ont été on grande partie démolies.Ou ne signale cotte fois aucune porte de vie.Les hon.MM.Taillon et N an tel sont, partis pour Montréal hier.Le* libéraux «lu comté d'Ottawa viennent de choisir leur» délégués k lu convention du 20 juin.Ont été nommé* délégués,: MM.C.B Major,et L N.Champagne, Hull : Dr Davis de Chelsea, Ju*.O’Hagan de la Pointe à Gatineau, et Hcrménéaildc Roy, marchand «le Maniwaki.lït »ou»-«léléguéa : MM.il.Chnrlebois, marchand «le chaussures, C.J.Brooke, avocat.Job.Cousineau, huissier de la Pointe k Gatineau, le Dr 8tcphioübeu et le Dr St-I’aul.Un nouveau journal, l'Avenir, vient do paraître k Québec.Son format est celui de VElecteur, à *on début.11 eat Imprimé sur un excellent fmpier et l'apparence typographique ne ais*e rien à désirer.M.J.C.Langelier ouest le réducteur, et M.Joseph Dussault l'administrateur.Le nom de M.Chrysostàme Langelier est, un sûr garant quo ce nouveau journal livrera un eoiubut vigoureux aux chefs tory*.Tous nos souhaits de succès à ce nouveau compugnon d’armes.Le lecteur trouvera dans notre édition «le ce jour une variété exceptionnelle de Bttjcts : articles politiques, revue commerciale, conseils au x agriculteur», petito revue do la mode, nouvelles «lo l'étranger et du pays, romans, faits divers, joyeuse lés.Dernières Dépêches Nouvelles de Montréal La poursuite contre Mgr Moreau Les instituteurs en conférence ïïn pétard est la cause de l'incendie de Boucherville L’ACTRICE BLESSÉE DANS SA PRISON set.»» —Lo Carolina, de la Cio du Richelieu est Attendu ici ce matin.XI commencera .son service entro ce port et le Saguenay vers le 20 juin.Le Canada fera le mémo service, alternativement avec lo Carolina, Los jours de départ seront les dimanche, lundi, mercredi et jeudi.Ces vapeurs n'arrêteront pas on rouUi avant d’arriver à Québec ; ils feront enaui-suite escale A la Malbaio, ù Tadousac et Chicoutimi.—M.Clarke Wallace, controleur des douanes est ici.—MM.Walker, Douglass, du ministère «les chemins de fer et canaux, et M.Corbeil, wharfinger du canal Lachioe, ont conféré hier nveo le juge Desnoyers, au sujet du scandale du pont Wellington.—La 97me conférence annuelle des instituteurs a eu lieu hier k l’Ecole Normale, rue Sherbrooke, goqs la présidence de M.Tétrault.Un grand nombre d’instituteurs étaient pit-* eu U.— Le maire Desjardins eat allé faire visite au priuce Roland Bonajiorte, hier au W indsor.Le prince, accompagné par lu ministre de l'agi iculturo, l'honorable Ls Beaubien, et le maire ont fait le tour «le la montagne — Jlur matin, la cour d’uppel a rendu jugement sur l'appel des paroissiens do Piko Hiver, dan* leur procès avec Mgr Moreau.11 ne s’agit ici que «l’une simple question de procédure.Lot» paroissiens demandeurs ont intenté devant la cour siqiérieure du district do Bedford une action dcnmmlantraunulatioii d'une ordonnance «le Mgr Moreau, évêque «le Ht*Hyacinthe, par laquelle une déserte était fotidéo «lans cette localité.I.e défendeur s’«34»t défendu par une exception déclinatoire «lisant que l'action aurait dû étio intentée dans le district «le 8t-Hyacinthc.cour supérieure s'est prononcée dan* ce dernier sens.Les demandeurs en ont appelé tîo ce jugement, disant que le droit d’action avait originé dans leur propre «liatrict, puisque l’ordonnance y avait été publiée et qu’eux, les parties lésées, demeuraient la.lai cour d’appel, «lont la décision a été prononcée par sir A.Lacoste, a décidé co matin que le droit d action des paroissiens avait originé k Ht-Iiyacinthc, où a été faite e) signée l’ordonnance «lont on se plaint.L’uclion contre Mgr Moreau devra être intentée «levant la cour do St-Hyacinthc.Ce n’est pas sans raison que la vente et l’ueage des pétards sont interdits à Montrial et dans la plus part «les villes importantes.Ils devraient l’être partout.L'incendie cio Boucherville, qui a détruit 8 maisons et coûté lu vio h une femme a été ullumé par un petit garçon, avec un pétard.Le pétard enflammé a été lancé en l’air et il est tombé sur lo toit du magasin de M.Napoléou Sicotte.11 y avait «lo la mousse sur le toit ; elle a pris feu au contact du pétard ; le grand vent n’a pu* tardé ù développer ce commencement d’incendie, qui est devenu pen après une conflagration.—Les libéraux du comté de» Deux Montague* ne resteront pas en arrière.Le premier dimanche de juiu, le 4, une réunion des libéraux et des amis de la reforme du tarif aura lieu pourfouder io une association de reforme ; 2o choisir et nommer des délégués pour Ottawa.M.J.1).Leduc s’occupe spécialement do la convocation avec L* «toux ex-candidats libéraux, MM.J;’.X.Mathieu, avocat, et Dr L A.Fortin.Tous n«>s amis ont déjà reçu avis de la réunion, et tous paraissent enthousiaste*.Encore un énorme vol Trois parts de million j etûs à l’eau Révélations piquantes on perspective Lo acandalo du pont Curran sera-t-il soumis h la cour do police ?On s'organise pour la convention du 20 juin (De notre correspondant régulier) ¦r Montréal, 27 mai.—Les libéraux de Montréal choisiront leurs délégués ce soir.—Muudo Cameron, 1 actrice blessée à coups do pistolet sur la Côte du Beaver-Hall, par son mari, Courtlan Bridgeman, eat sortie ce matin de l’Hôpital Général.Sur domaude do lu Couronne, le grand connétable Biaaonnctto a reçu Mme Bridgo-m An et l'a remise aux mains du gouverneur de la prison qui, à son tour, l’a confiée à la matrone de Hxinte-Darie.L actrice sera détonuo à la prison de» femmes en attendant les assises, où son mari passera en jugement.Le prochain tonnecriminol«ouvrira le 1er du mois prochain.Mme Bridgeman est rétablie de sa maladie et causo joyeusement.“ Comment êtes-vous V lui a demandé lo reporter du Momie, __Très-bien ; seulement les blessure* que j’ai reçues à la tête ot à l'épaule sont encore douloureuse*, bien quo parfaitement fermée».—Que ferez-vous une fois remue en liberté ?__Je n'ai pas oncore pris de résolution A ce sujet.Au cours du procè», je pourrai vous le dire, car j’y vais songer en prison.Vous pouvez dire que je me tuerai avant de retourner avec mon mari, qu’on le condamne ou nou.Voilà dix an» que cet homme-là me fait souffrir.“ Len est as- REVüLATIOMS TARDIVES PAR DES C0NS£RVAT£UiïS Ottawa.27 mai—M.Reid, M.P., 2.A Dr E«l.Morin k Cie, Pharmaciens.Messieurs, * Mes enfants, qui sont très faibles, étaient sujets à «le» rhume» violents, durant un certain temps, à tou» le» automnes ; mais leur ayant tait prendre votre Pm « fa Crio• Hottdc II être au moi» «le uovembic dernier, leur toux a disparu «le suite et depuis co temps il» sont parfaitement bien ; je Ica considère guéris pour toujours.Votre dévoué, Ciiàri.ks Côté, 110 rue bt-JeaiL Où trouver notre homme ! ! ! Vous désirez que votre nouveau complet soit taillé ou confectionné par Eugène Drolet ; allez chez J.Emile Caron, No 117 rue bl-Jeau.Avis Lundi, le 23 «lu courant, Fera offert en vente chez M.Théophile Béland, 172 rue bt-Jcan, un job «le 1)00 chemise* en fl&ncl-lotte (pour homme» et garçon») à37$ cents.P.b.—La vente commencera à 9 h.a.m.THEOPHILE BflLAND, 172 rue bt-Jean.Oième “ Voltigeurs de Québec Le 9ièmo bataillon ira entendre la messe demain à l’église paroissiale do St-Roch, à 11.30 précise».Le public est invité.—Hier «oir a eu lieu l’assemblée Annuelle de l’Association de Tir «lu Oième pour la réception «les rapports et l’élection «le» oflicier* pour l’nunée courante.Ont été élu» : Président, le cnpt.Jo» A.W.Lebel; secrétaire, lo »gt.-major Trmlel ; membre* du comité, le» capitaines Routhler, Tru-delle, Ouellet, le lieutenant Ferlaud, les sergents Germain, Miller, Edouard Bilodeau et 1«j soldat DeVaronnes.Le «îoneours annuel aura lieu ver» la mi-uoût et le* exercioe» hebdomadaires «lu dimanche commenceront le 4 juin prochain.Maison Livernois L’annonce de la maison Livernois que nous publions cet to semaine eat particulièrement intéressante pour m«n>Bieurs les Chirurgiens et Médecins.Endommagé par l’eau 100 pièce* do clmlis endommagées par l’eau, valant 20 cts «ff .*rt en vente pour 10c.IL k O.G AO 5o.S 183 Rue bt-Joseph 27 m.E.3 fs.Nouveau détective Le constable Patry, de la police provin-«•iule, vient d’être nommé déte« tiv«\ C’eut un excellent choix et nou» en félicitons les autorités.En réception Non» constatons avec beaucoup do plaisir quo lit maison N.Rlotix et Cie., qui est l'une de» plu* import au te» dans le commerce général «l’épicerie», a accru son commerce «le vin* et liqueurs dan» des proportion» considérable», et peut même être considérée la plus en vogue dan* cette ligne.Elle offre au clergé ne» vins dk messe tel» quo spécifié* ci-après et au commerce eu général um) quantité d’autres vin» et liqueurs justement reçu* pur bS “Eecalona” et SS.“ Avions ” ; les vin» rouges «le Lcis Quek à Reus, Tarràoonf.ayant rcmj>orté une médaille de 1ère classe à l’exposition d’AeaüON, 1880,et mé«laille d’or à l’exposition de Barcelone 1S83.Vin r«mgo portant 3 grappes do la maison Consom» et M uller, Tarragone ; vin* rougé» «VO-portü de Taylor, Fladgate & Y batman, lie Cockbürn, b.MiTHES & Co, et de Clode k Baker.—Vins claret3 do St-Boknet k Bellemer, Bordeaux, et de la maison Barton k G ceôtier.—Vins «herry de McKenzie k Co et do Gonzalez, Byaas k Co a Jep.fz do U Frontera.—Vin9 i : ^> ;• a .ec certificats attesté*) «le Ikuuaài & Whitakers à Marsola en Sicile, de Morgan k Co, Cadix, et de Crooke Hermanos k Co, Malaga.Brandies—J ule» Robin k Co.do Marcelin & fils, do jas.Heuncssy k Co.«lo Bisouit, Du bouché k co.do J.et F.Martel!.uiiiona épuise et affaiblit peuvent «e guérir flan* délai par l’uft&se «ht fi a urne R humai qui se vehd 2ô cents dans toutes les pharmacies.Quel malade n'achèterait une bouteille à ce prix quaud il u la certitude do trouver soulagement d’abord et ensuite ?MM.Laroche k Cie, le Dr Ed.Morin et MM.Brunet k ®io, do Québec sont le» dépositaires «lu Baume Rhumal à Québec, et sont prêt* à remplir le» ordres du commerce «le détail.—20 et 27 mai.Gales sur le corps humain et sur les aui-maux guérie» en 30 minutes par la lotion Wool ford'h Sanitary.Ne manque jamais sou effet.A vendre par W.Brunet k Cie.26 oct.'92—1 au.sain MM.C.C.Richard k Cie.Messieurs, J’étais chauve depuis phnienrs aunées.Je ino sus* servi du LI LIMENT DE MI-NARD, et maiuttnant, la croisa an ce de me* cheveux est aussibonue quelle l’a jamais été.Mme Albert McKay.Whcatly River, P.E.1.Je me suis servi du LIL1MENT DR MI-NARD et maintenant je in«; vois croître une abondante chevelure après avoir été chauve pendant «les année*.C'est le seul remède que j’aie connu pour rendre leur vigueur aux cheveux.Mme C.A n a erson Stanley Bridge P.K.I.Kv/jlwh S} tarin Lin une ni fait disparaître tonte» tumeur» duras, molle.* on calleuses, reliquat» «l’accident» chez le» chevaux, vesbigoiiB, jardons, muo>, entorse» «le l’épaule, lormes, roideur», entorse» en général, gonflement de la gorge, toux, etc.bau-vcz .'ÿôU par l’emploi «l’iiue bouteille.A vendre par W.Brunet k Cio.2U oct.’92—Ion FATHER MURPHY’S GOLD CtJIYE L’lxitcmxioranco guérie en 21 Jours Effet* du traitement trûn et permanents Toute personne souffrant «le» effets de* liqueur* cuivrantes, de la morphine, do l’opium ou «lu tabac, et «iésiruut être guérie, pourra s'adresser au Dr Mac Kay, à Belmont Retreat, chemin bte-Foye j téléphone No 277, ou au bureau do ville, No 8 rue du Palais, juo Fortin k Michaud offrent «1e magnifiques blouses de printemps en bas «lu prix coû-anU SERVICE ANNIVERSAIRE Mardi prochain, lo 20 «'ourant, aura lieu à St-Knmuald, à 7 h.30 u.tn., lo service anniversaire do feue Damo Marie Louise Antoinette Rov, épouse du Dr P.M.Guay, M.P.* ’ 2fs DÉCjSS > Goüin.—A St-Germain de Grantham, le 20 mai est décédoo Dame L.A.Brien, notaire, née Georgiuua Gouin, ù i’ûge de 31 au*.* Son service et sa sépulture ont eu lieu à St-Gorumin le 23 courant uu milieu d’un grand concours de parents et d’amis.No* condoléances ü sa famille.VallkraND.—Lo 27 au matin, à luge «le 82 ans et 8 moi», Dame Angèle Chain ber* lund, veuve do feu Olivier Vallerand, en son vivaut sergent d’armes au Conseil législatif.Lo convoi funèbre laissera sa demeure No 17, rue Ferland à Ü h.30 mardi pour la Basilique et de là au cimetière St-Charles.27—2f*.AVT.NDRK.-A bonne* conditions, un lo d'ôlâgantK grillages on fer ot on broc h pour vitrine» et Dorics de magasin».Adre» »cz : Botte 362, Bureau «le Poste.16 mal—________________________ ECIJ1UE DE LOI’AGE Voitures do promoixado et pension de chevaux GRANDE KCURIK DE LOUAGE et pon-Hiou do chevaux.Voiture* de toute* porte» pour la promenodo à la disposition «lu public, tel» quo buggy*, phaetons, dog-carts uludPtonc.wagon» «le futaille, exprès» pour plc-nlcs.Toute» oes voiture» sont neuves et e la dernière modts 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spécial II.WALLACE HOPPER SON IXCtLlElirt COMPAGAlc ( Après une sait on de succès au Tara Hall) ch soin L'étincellante comédie LI TTLE DUCHESS -OOO- VENDS DJ S35R Lo «Itutopilaut TOM CCBS Prix populaires : 15, 25 ot 35 cts NMMMMBUI Matinées : maudi, jedd» et samedi ACAMIlIEUblHl^QUË 31 MAI ëtler JUIN Tour d’Amérique des Cliarles-TAYLO —Eva (Cousin* de fait, jumeaux par nature) béances do lecture de pensées, double vucf hypnotisme, mesmérisme, etc.Expérience* qui ont déconcerté le monde entier, confirmées par le* journaux dirigeant* d’Angleterre et d'Amérique.Engagement spécial «lo cinq Bemaincs à rExposition Goloinbiennc «le Chicago, ouverture lu 2 août Hypnotisme, spiritisme, lecture de pensées Apportez vos livre», carte», photographies, exhumez vos vieille reliques ci nous déchiffrerons tou* les mystères PRIX : 75, 50, 25 cts Siège» maintenant en vente au Contrôle (box-office).PELERINAGE LE PELERINAGE DU CERCLE DELA Salle à Ste-Anne do Beaupré aura lieu dimanche prochn'n, 1
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