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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
mercredi 27 septembre 1893
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1893-09-27, Collections de BAnQ.

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Edition quotidienne Québec, Mercredi, 27 Septembre 1893 14e année, No 63 PBIXDSL’AlJXNSttSNf v fxUTl ON QOTTIDIXNjni Un an.33 00 Huit moia.2 00 Six mois.160 Quatre mois.• • .1 0£ L'abonnonsrt cat strict eir.tn»» payable d'avance.Edition hebdomadaire Un au, ao co«apt*nt, «l'avancç.9 1 00 L’ELECTEUR ••nt TARIF DES ANNONCES Première intertion(parligna).f 0 10 Autres imorbitms, si publiées tous b's jours.s 05 Trois fois par aomninos.0 06 Deux fois par soiimiiiü.0 07 Arisdoimissancos.mariage1! Ji*«lécè» 0 25 Toutes lettres, otc.» dorront être mlrossécs à Krnest Paoaud, L'Electeur, Dit Côte Ijanumtugno, Québec.ERNEST PACA-^D, Editeur-propriétairo C o •«* BUREAUX : 92 Côte Lamontagne, Basse-Ville, Québec ULRIC BABTHE, Rédacteur O £ L’ELEC ÎUR Car ¦D “*C> Cr QUEBEC, 27 SES" IBRE 1893 $ L’ "Electeur ’* à Chicago Sorel, 24 septembre.C'est pour ainsi dito la première fois de* puis mon départ de Québec que j’ai le plaisir de lire les journaux du Cunada et particulièrement Y Electeur.Là-bas, au Pavillon Cunudieu, J’avais bien par-ci par-là la chance de jeter un coup d’oeil à la volée sur un numéro isolé, mais u'était tout.Je viens do dévorer d’un trait tous vos numéros de la semaine dernière.Jamais mots cher Electeur no m’a paru aussi pimpant, aussi alerte.J’y retrouve avec plaisir le môme esprit prime-sautur, la même li-b« r é d’allure, la même indépendance de langage que j’aimais tant à trouver daus la lectuie quotidicmio do mes journaux favoris de Chicago, le Herald et le lieconl.Aussi, puis-jo vous assurer que, partout où j’ai rencontré de nos lecteurs dans mon long voyage, Y Electeur est hautement apprécie : ce qui ne m’encourage pas médiocrement A reprendre lo harnais avec toute l’ardeur d’une nouvelle jeunesse, retrempé par le souvenir des grandes choses dont je viens d'être témoin.Je u’éprouve qu’au regret i celui de •n'avoir pu tacheter entièrement ma promesse d’une lettre quotidienne, ce qui était du reste la plus téméraire des promesses, et surtout de n’avoir pu y mettre tout le soin voulu, au milieu du vertigineux tourbillon auquel je viens d’échapper.A\aul de reprendre lo lil de mes réminiscence», corrigeons toujours quelques-unes des coquilles inséparables de lettres de voyage griffonnée» la plupart du temps sur le genou, en train de chemin de fer, on dans un coin plus ou moins isolé de l’Expo-tition.Ainsi, dans une lettre du 14 sur les abattoir», je parlais d’un passage exclusivement réservé aux visiteurs, et non excessivement, do même que d’écuries de deux cents chevaux, el non do deux chevaux.Dana la même, je parlais de comparaisons piquantes, et non fréquentes, échangées entre voyageurs, et il falluit lire qu'à Chicago les malades ne vont pas sous le toit privé de leur médeciu ; ou a imprimé : les malades ne sont pas, etc.Dans ma lettre du 12,il fallait lire :M après le teuton, du scandinavo ” ; et non deux Scandinaves.Le lecteur a pu au reste de lui-inêino corriger ces menues négligences de style, sur lesquelles je n’insisterai pas davantage.Retenu ici par les brumes d’automno qui causent d’invraisemblables retards dans io sorvice des bateaux, j’cmploio an moins mes loisirs à vous faire de la 14 copie.” La dernière fois que je vous ai écrit, nous nous sommes laissés au seuil de l’immense Palais des Beaux-Arts.Le seuil est une manière do parler, car il y ou a plusieurs.Un monde, un labyrinthe que ce majestueux tempîo grec, d’une imposante simplicité à l’extérieur, et dont l’intérieur est un salon comme il ne s’eu est jamais vu au mondo.Au centre, un énorme corps de logis quodrangulaire ayant quadruple façade, donunnt.au Nord sur la graude lagune, et relié par de longues annexes de forme irrégulière, k l’Est ci.à l’Ouest, à des pavillons de dix-huit, vastes pièces chacun.En tout, cent huit salons de peinture, sans compter les reposoirs circulaires pleins tic statues qui font le centre de chacun des deux pa villous extremes, sans compter non plus les quatre grandes cours du betimeut central, dont les nefs sent entièrement consacrées à la sculpture, et les galerie» supérieures à l'arc hi tec turc universelle.Conseil au visite! r i faites votre entrée uar lo pavillon do l’Est, procurez-vous un catalogue, et prenez u gauche.C'est la seul moyen de vous retrouver et de no pas tourner incessamment dans le mémo cercle.Ici vous assistez au triomphe incontestable de K France.Le grand cachet de l’Exposition en général, c’est la lutto gigantesque quo sont venues s’y livrer la France et l’Alic-mague.Ces deux puissantes nations reprennent ici la vieille bataille : fosse le ciel qu’elle ne soi to pas de ce terrain pacifique.Partout ailleurs, on u« eait irop à laquelle donner la palme ; mais ici, le doute n’est plus poss.bln : la France a vaincu ! Et cependant, ils sont superbes nos cousins de France ;ll faut le» entendre exprimer dédaigneusement le regret de ne voir ici qu'une (motion, et Bon la meilleure,des «ouvrit artistiques de lour pays.A eux seuls, ils occupent pourtant plus du tiers de l’immense Falsi*.lA section des Etats-Unis est elle-mémo en partie composée de chefs-d’eru v n ¦ français, prêtés par leurs riches possesseurs.Je ns sais ai je réussis bien à voile donner une idée juste de la colossale beauté dss lieux, fc'ongex qu’il y a ici 10,000 morceaux d’art : figures et groupes en marbre ou bronze, lms-reliefs marbre ou bronze, bronzes d'après cire perdue, peintures à l'huilo, aquarelles, peintures su?ivoire, émaux, métal, porcelaine, fresques, gravures et croquis, pastels, estompes, ciselures antiques et inodcruee, camée*, intaglios, modèles d'architecture,etc.Lee Américains, étant oh es eux, ont naturellement la plus forte collection, environ 3,000 morceaux, mais courue jo l’ai déjà dit, il y a là-dessus beaucoup d'emprunts à l’Europe, surtout à la France.Celle-ci vient ensuite aroc près do 1300 pièces, qui comptent double, put ce qu’elles appartiennent aux catégories les plus élevées de l’art.L'Angleterre a eu-voyé 1100 morceaux, l’Allemagne 830, YItel .o 300, U Hollande ©* le Japon 400 •hscus, la llolgique 300, le Canada une couple do cents ; le reste wlei*7 d'Autriche, du Brésil, du Danemark, du Mexique, du Actualités Tenpscombro et variable aujourd’hui.fiou Honneur le Houtenant • gouverneur Chapleau, accompagné du major Sheppard, A.u.O.» est parti hier soir pour Montréal afin d’assister au benquet dola Clumbro de Commeroe qui a lion aujourd’hui.L'honorable M.Taillon est aussi parti hier soir pour lo banquet.M.l'abbé Paul Larocque, curé de Salnt-Hyrvointhc, a été nommé évêque do Sherbrooke, en remplacement de Mgr Antoino Racine.Le futur évêque de ce diocèse set âgé de 47 ans.H a été crdonué prêtre à Mônuéal en 1809.Depuis 1834, il oécupe la euro do bt-Hyacinthc et cet chanoine de la cathé- ! Nonvègc et Suède, de Russie, d’Espagne, de la société tics artistes polonais ; il y a même un mode»te envoi do la Nouvelle (•’ailes du Sud.Des chiffres, c’est encore trop laconique, trop peu.Le lecteur n'est qu’étonné ; il faudrait 1© stupéfier pour le mettre au diapason.Je désire soulemtant lui faire remarquer que dans une seule des quatre court du corps-dc-logis cent ral, il y a des cathédrales, de» châteaux, de» cloîtres et des uhbayes ; on n’y compte pas moins de quarante facsimiles do portails d'églises, de grandes salle» do châteaux moyen-âge.Il faudrait au moins trois grandes journées pour faire le tour de ces cent cinquante chambres de merveilles et s’y attarder quelque peu devant ce qu’il y a tie plus remarquable.Pour assister lo visiteur dans cette téméraire entreprise, je veux .nu moins lui désigner du doigt quelques-unes des chose» qui m’ont paru être des centres d'attraction.Daim une des premières galeries de l’Est, on reste on contemplation devant La fin d'un roman de Luminais, un moine émacié penché sur le cadavre d’un jeune seigneur tout soyeux baignant dans son sang, et Ton -partage involontairement le» impressions diverses qui oe lisent sur les traits d’un tout jeune moine «h prière, dont l’ccil distrait se promèno avec uno expression étiange sur le poignard et les riches vêtements du mort.Comme effet de lumière, je remarque au passage un Soir de fête en Provence, deux jeunes filles sur la figure desquelles se reflètent à la fois les lueurs grisâtres de la tin du jour et la réverbération rose des lanternes chinoises quViles allument.La nature, dans ses éclats et ses jeux de lumière, n'est plus à l’épreuve du pinceau de l’artiste.Dans le même genre, on admire Le Laminoir de Bordes, une grando toile peuplée de rudes ouvriers éclairés de face par les fauve» lueurs de leuibfeux de forge.Il y a de ce» toiles saisissantes tant par leurs proportion* que par l'idée louchante qui les a inspirées ; je cite Btali qui in Domino moriuntur, un parterre mystique de tètes sereines et de fleurs étranges ; Léon XIII de Chartrnn, Le cardinal La-vigerie par Bon luit : Don Juan aux Enfers, une figure sur laquelle est écrite d'un seul trait puissant toute la vie humaine ; Les aveugles de Jéricho, de Leroy : Le roi de la forêt, par Kora Bonheur ; un lUtour d'animaux de Marais, où uuc vache s’en vient grand train sur vous si vous uo vous rangez de ©ôté, pour admirer Vaux jeunes filles de Roll, ilcux têtes si vivantes que vous leur souriez malgré vous et qu’un instant vous oubliez quo vous êtes dans le monde des rêves.Dans lu gulcrie des Etats-Unis, tout le ‘monde s’arrête devant uno toile immense, Les tiagclluntx de Cari Marr, épisode de folio religieuse du moyen âge ; dans la pote larmoyante, je vous recommande Les Emigrants et FLvit super il lam.Dans la galerie allemande, une grande peinture héroïque, l’apothéose de l’Empereur Guillaume remplit l’atmosphère d’un fluido ardent qui réchauffe îc chauvinisme allemand.Citons encore au fil du crayon dans la partie des sculptures : une statue colossale de Washington, de Bail (école de Florence) ; Chasse au buffle de Bush Brown ; Diane et le lion, de Elwell de New-York ; Evening, un inarbre délicieux de Rucks tu lil de New-York, Love kuotes no caste, First fish, autres marbres d'artistes américains ; des groupes suédois délicieux, Suzanne devant les vieillards, Mère captive (femme enchaînée allaitant son enfant) ; une foule de statues française», Premières funérailles de Barras, Washington et i.a- ' fayeu© (le bronze colossal de Bartholdi dont j'ai déjà parlé) ; Charmeuse d« Be-guine ; /retour du printemps de Cumhos ; A bel de Caries ; Jeunes filles de Cazin ; •/canne (T Arc deChapu ; Caresse (Durand) ; Homme de Vdgt\dc pie rre et Chien blessé de Frémi et ; Immortalité (Hugues) ; Première faute ( Lami) ; Age defer (Lauson) ; Judith (Larroux) ; Sirène et Etoile (Putsch) ; Perversité et Parisienne (Riugci) ; Hero et Liandre (Rougelet) ; Citoyen de Calais (Rodin) ; L'aveugle et le paralytique (Tur-can) ; Xympht et coquille (du Parterre de Latoue.) Ia simple mention de ce» noms évoque dans ma mémoire tout un monde de visions attendrissante»ou passionnantes : variation infinie sur le thème de l’éternelle beauté, représentée «ans voiles, attendez vous-y.Le nu dam* l’art fait beaucoup parler de lui de ce temps-ci.Ici, laissez vos scrupule* à la porte, ou n’entrez pas.J’aurai* de* volume* à écrire *1 je mo laissai* aller à me» souvenirs.11 n’est pas de jouissauce comparable à cette reproduction du piuccau par la plume, ai imparfaite qu’elle «oit, parce qu'elle renouvelle le* plu» douce» émotions dont l’être humain eoit capable.Mais il faut m’arrêter, si je veux laisser quelque place à la politique, décidément de plu* en plu* intéressante.Ulrio Baktds drale do ce diocèse.Nos felicitation* au nouveau prélat.L’honorable M.Laurier, fatigué de sa campagne A Ontario, avait songé à décliner l’invitation de la Chambre Je Commet ce do Montréal.Celle-ci a cependant fait de telles instances auprès du chef libéral que M.Laurier a finalement accepté, dit le Star, et il parlera ce soir au banquet.L’hon.M.Nantel va prendre ses quartiers en permanence à Québec, à l’iiùtcl Florence, à partir du 2 octobre.L’honorable commissaire des Travaux Publics est le bienvenu dans nos murs.On télégraphie de Kotnc, 25 sept.—L’éditeur du journal le Diritto poursuit devant le?tribunaux lo cardinal Parocchi et demande 30,000 francs de dommages et intérêt», Sa plainte porte sur les torts pécuniaires qu’aurait faits le cardinal au journal, en donnant ordre A tous les prêt]e i italiens d'empêcher leurs paroissiens d’en faire l'achat.Sous le titre ; 44 La barrière *' la Patrie disait hier soir : 44 Le» jeunes conservateurs de Montréal «ont en révolte ouverte et le passage à Montréal de l’honoiahlc T.Chase Casgrain n’a fait qu’accentuer le mécontentement.11 paraît qu'un certain nombre de promotion» et d’angmentatio.is de salaire devaient se faire au Balai» do Justice, mais que tout a été dérangé par le toll keeper du }»arti tory-conservateur qui n’avait pas eu a natte suffisamment graissée.Toujours est-il qu’il a si bien embrouillé les cartes que le procureur général est parti sans avoir rien fait.Inde ira.” Montréal est en fête aujourd’hui.La métropole n préparé une brillante réception à lord Aberdeen.La réception officielle tffira lieu A on/e heures co matin à l’hôtel île ville, où une adresse lui sera présentée par le maire.Cet uprèa-midi à deux heures, il y aura un afternoon tea dan» la salle principale do l’édifice du Board of Trade, ainsi que l’inauguration delà bâtisse.Le gouverneur, les ministre?présents, les représentant?des chambres de commerce de Toronto et autres villes du Canada y adresseront la fiarolc.Co soir, aura lieu le grAitd banquet uu Windsor.Demain, à onze heures du matin, le» sociétés irlandaises iront présenter leurs hommages a Son Excellence cl à lady Aberdeen.On nous écrit : 44 La troupe franco-Canadienne do Haverhill vient de former un cercle dramatique littéraire et musical qui sera maintenant connu sous le nom de 44 Cercle d'Iberville.’* Le Cercle d'Iberville a devant lui un brillant avenir.Nos félicitations à ses fondateurs.Lo Cercle occupera la salle No 2 dans le nouvel édifice do l’Union St-Jean-Bnptisto.L’élection de» officiers n donné le résultat suivant : Président, Camille Marion ; Vice-président, Orner Bibeault ; Secrétaire, Mme Maria Fccteau ; Trésorier, Sabin Feet eau ; Directeur, Philip Bon lay ; Assistant-directeur Mlle E.BelîcfeuiJlc; Gérant, Charles CornoilHcr ; Assistant-Gérant, Thomas Trottier.Dernières Dépêches Nouvel .ajournement d’une cause cOlèhro Ottawa, 26 septembre.—La cause de la Reine v».N, K.Connolly çt lion.Thomas McGrcevy, a été appelée co matin en cour d'assise», présidée par l’non.juge Rose.I-c procureur-général d'Ontario était représenté par M.Kerr, C.R., le gouvernement fédéral par MM.O’Connor et Hogg, et les défendeurs par Thon.8.H.Riake et M.Geinir.ill.A l’Appel de la cause, M.Kerr a fait remarquer l'absence de l’iiou.Thomas McGrcevy.M.Geinmill u iuforme la cour que M.McGrcevy souffrait d’nn mauvais rhume mais qu’il était convenu qu’il comparaîtrait au besoin.Martin P.Connolly et R.H.McGrcevy, ayant ensuite répondu à leurs noms, furent tnis en arrestation par le shérif sur bench icarrant.Les avocats du gouvernement se sont alors retirés pour so consulter.Leur absence dura une vingtaine de minutes.A leur retour, M.Kcrr fit remarquer quo W, H.Clnney, un témoin essentiel, était absent.M.Blake dit qu’il avait télégraphié et qu’il soruit ici demain» M.Kcrr parla alors de la rumeur do la mort de O.E.-Murphy.Dans un cas ou dans l’autre, il entendait présenter sa preuve, et demandait ~cn conséquence de fixer une dato ultérieure pour le procès.Le jugo Rose ayant dit ou il n’aurait qu’un jour de disponible, le 14 novembre, cotte date fut choisie, et la cause fut ajournée au 14 novembre.La mission de l'honorable Edvard Blake 11 recueillera les avis des ehefs irlandais d’Amérique sur le Home rule New-York, 20 sept.—Le World do cette rillo publie le câolcgramine suivant do Ix)ndrc3 : 44 L’honorsblo Edward Blake visitera prochainement les principales ville* des Etats-Unis pour rencontrer les chefs locaux du mouvement irlandais et les consulter sur les mesures touchant lo Homo rule.M.Blake est l’un des membres du comité du parti irlandais.On dit quo sa mission est d’un caractère général, ayant principalement pour but de recueillir les opinions des chefs irlandais en Amériqne sur la meilleure méthode à suivre pour promouvoir les intérêts irlandais et presser la mise en vigueur du bill du Home rule." Gold Cure ” Cure à Tor Toute personne désireuse do discontinuer l'usage des liqueurs, de la morphine et du tabac doit suivre lo traitement du Dr E.O.Cloutier, de Fnuerville, P.Q.Satisfaction garantie, euro sûre et permanente.22 août—2m.Nouvelles de l'étranger Morte de frayeur Chicago, 26 septembre—Un drame poignant B est déroulé pendant la soirée dans lus circonstances le» plu» aitiguliqreN à Adrian (Michigan).Nelson Kuncy, un jeune homme de vingt-deux ans, se promenait en voiture avec »a fiancée, mis» Maud Broiuerd, lorsqu’il a essayé de la tuer à coup» do revolver, on ne sait à quel propos.Le revolver ayant raté, la jeune fille affolée a sauté à ha» de la voiture au risque de se tuer.Kuncy a sauté après elle, et allait faire une nouvelle tentative pour la tuer, lorsqu’un passant est intervenu.A la vue du passant, Kuncy s’est brûlé la cervelle.Miss Broiuerd a été ; lH,oiuluite chez elle plus morte que vive.'Ile était en proie à une telle agitation, qu’elle a été obligée do sc coucher sans pouvoir mémo expliquer quel était 1e motif pour lequel son fiancé avait voulu la tuer.Pendant la nuit, la pauvre fille a eu un- sommeil des plus agité», et finalement, vers le lever du jour, clic est morte de la frayeur qu’ello avait éprouvée.Arrivée des marins français à New-York New-York, 26 sept—Plusieurs salves d’artillerie ont retenti Hier matin dans la rade de New-York.C’étaient le fort Wadsworth et les batteries de Governor’s Island qui échangeaient le» salut» d'usage avec le» train navires français do la division volante d© l’Atlantique, venant de Boston : lu Xaiade, croiseur à batterie portant pavillon du contre-amiral Sallamlrouze de la Mornaix ; le Xielly, croiseur A barbette de Ire classe, et le Jligault de Gcnouitly, cioi-scur à barbette do 2e classe.Les trois navires, ù bord desquels se trouvent de nombreux apprentis marins, ont remonté la rivière du Nord et sont allés mouiller à la hauteur de la 23o rue.On «lit qu’ils resteront quinze jours ou trois semaines à New-York, do manière à permettre aux apprentis marins d’aller visiter l’exposition universelle de Chicago.La guerre aux détrousseurs de trains Chicago, 26 septembre.—La compagnie du Kansas City, Saint-Joseph and Council Bluffs Railroad, viout «le jour un bien joli tour A une band© «U; détrousseurs «lo trains dout tous ont été tués ou capturés.11 putuil que la police spéciale de la compagnie avait appris que le tnt in de voyageurs, parti dimanche soir de Kansas City, devait être arrêté et pillé à quelques mille» au-delà «le Saint-Joseph.Il y avait juste* ment $40,000 en espèces dans le wagon dos messageries.Or, lorsque le train est arrivé A .Saint-Joseph vers minuit et demi, il a été garé sur une voie d'évitement, et l’on a fait partir A sa p’acc un train exactement semblable, se composant d’un wagon de» messageries, «l’un wagon de bagages, d’un wagon ordinaire de vovugeurs et de deux wagons «le luxe, dans lesquels avaient pris place le shérif de Saint-Joseph, M.Oaraon, quatre de s«'s agents, et quinze policemen do la ville, soun le» ordres du chef de police M.Broder, tous bien armés.Lorsiptc lo faux train est at rivé à quelque distance de Saint-Joseph, le mécanicien a aperçu un homme agitant une lanterne rouge sur la voie, lo signal régulier en cas de danger.Le mécanicien a arrêté la locomotive, et le train n été cerné aussitôt par six bandits masqués et armés de revolvers de gros calibre.Deux des bandit» ont sauté sur la locomotive pour garder lo mécanicien et le chauffeur et un troisième «’est dirigé ver» le» wagons de voya^rurs pour éviter toute intervention «le ce côté, tandis que les trois autre» allaient frapper A coups redoublés A la porte tlu wagon des messageries, et sommaient l’agent d'ouvrir.Comme on pavait que les bandits étaient munies de deux grosses cartouelies de dynamite, le prétendu agent, qui n’était autro que l’un des policemen caché» dans lo wagon, a ouvert la porte.Los trois bandits, ayant sauté alors dans le w îgén, se sont trouvés en présenco de» policemen, «pii les ont sommé» «le «o rendre.Quoiqu’ils eussent compris aussitôt qu'ils étaient joués, les bandits ont ouvert le feu avec leurs revolvers sur le» policemen.Ceux-ci ont riposté et plus de vingt* ci mi coup» de feu ont été échangés de part et d'autre.Aucun policomun n’a été blessé, mais deux des bandits, Frederick Kohler et Hugo Engel, ont été tuér.Los quatre autres bandits ont essayé* alors do s’enfuir; mais les policemen se sont élancés à leur poursuite, et en ont capturé trois, Charles Frederick, N.A.Hunt et William Corvcr.Le sixième, Henry Glcitzc, u’a été pris que quelques heures plu» tard.Le faux train est retourné à St-Josenh Avec les corps de doux bandits tués, et le.» trois prisonniers.Le train régulier a repris ensuite marche, et lu capture «les bandits avait duré si peu du temps, cjuc les voyageurs, dont la plupart Tailleur» dormaient, no ko sont pas aperçus de la longueur de l’arrêt, A 8t-Joseph, et n’on ont connu la cuuse que plu» tard.(Suite à la deuxième page) ECOLE VETERINAIRE DE QUEBEC Soos le patronage «h Ceaseild'Agriculture.{Ecole officielle française.) L’ouverture «les cour» del'Kcole Vétérinaire do Québec aura Heu MARDI, le 3 OCTOültti prochain, A 5 heures p.m.1,©» cours commenceront régulièrement lo 4 octobre.A 8 hr* a.ra.1x5 gouvernement inet à la disposition do» moyens sont limité».fAUINZ» BOURSES qui donnent aux titulaire» lo droit do suivre tous lo» cour» gratuitement.oxcepté la dUsectloa.On puut obtenir ces bourses on » adressant au soussigné.Outre los élève» Inscrits régulièrement et qui solvent tou» le» cour* d su-Je but d’obtenir lo diplômo, l'fCoolo en admettra un certain nombre qui désireraient no suivre qu'un ou quoique» cour^.Pour toute autre Information, s'adresser à J.À.COUTURE, D.M.V., • DIRECTEUR.49 ruo Des Jardins, 13Juil—3nx Tous les miracles n’arrivent pas à Hamilton Toute la ville de Glatiiet, Ont, a vn la guérison par l’application du Liniment Mi-nard, d’un bras complètement paralysé, ce qui égale tout ce qui a pu se passer à Hamilton.R.W.Harrison.LES BANQUEROUTIERS TROIS STOCKS DE MARCHANDISES SECHES Un stock de CHAUSSURES des plus nouvelles formes et de première qualité, seront vendues à 50 cta dans la piastre.— AUSSI - 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lui apprendre que Mme de Baruucos était arrivée à Sandouviilc dans la journée, qu’elle y avait passé quelques heures, employées -principalement par elle à s’informer des suites de l’enquôto ouverte sur îa mort accidentelle d'un de ses rabatteurs, et qu’ello venait de partir, toujours en poste, cour une destination inconnue IjO majordome ajouta que Mme la marquise avait annoncé à ses gens son projet de quitter la Prance.et qu’il était chargé, lui, personnellement, d'administrer ses propriétés en attendant sou retour, dont l'époque paraissait devoir être fort éloi-guéo.• Nointol comprit qu’il serait inutile d’insister pour en savoir davantage, et il roprifc tristement le chemin de Bonnières.Il aurait pu rentrer à Paris par un train du soir ou de la nuit, mais il se doutait que les Darcy, oncle et neveu, devaient le chercher, et il aimait tout autant ne les revoir que le lendemain.Il so décida donc à coucher dans nue auberge de la ville où il ne dormir guère.La marquise ne lui sortait pas de l’esprit.Il ne pouvait pas se dissimuler qu’elle était partie subitement et presque clandestinement, pour éviter une scène d’adieux qu’ello redoutait sans doute et qu’il no la reverrait peut-être jamais.Cette pensée l’affligeait d’autant pins quo son amour n’avait fait que grandir et qu’il n’espérait pas que l’absence le guérit.Aussi était-il de fort mauvaise humeur quand il arriva rue d’Anjou, le lendemain de grand matin.Son groom lui apprit quo M.Darcy était venu trois lois dans la soirée, et lui remit deux lettres reçues pendant son absence.L’une était de Gaston qui lui disait : “ Mon oncle t’a attendu toute la journée au Palais.Il est f.iricux contie toi et j’ai ou toutes les peines du monde à le calmer.Je le conseille de l’aller voir le plus tôt possible et j’es-péro que tu* as renoncé à ton extravagante idée de ne pas lui remettre la lettre de cette misé-ruble lèmitie qui a tué Julia.Si tu dot uteais cettrq lettre, tu te mettrais dans un très mauvais « as et tu me f rais beaucoup do pein -, car jo ne suis pas de tou avis et je souhaite ardemment que la coupable soit punie.” —Pardonnez-lui, Seigneur, car il ne sait ce qu’il dit, mur-mvra Noiutel.S’il sedontaft que la coupable, c’est Mme Carabry, il chanterait une autre gamme, lit quand à son oncle, il fera ce (jU’il voudra, mais dût-il m’envoyer en police correctionnelle, il n'aura pas le billet à Goly-mine.Les idées (lu capitaine étaient fort arrêtées, mais ollea prirent bientôt un autre cours, car la seconde lettre qu’il ouvrit, sans regarger l’écriture de l’adresse, était de Mme de Barancos.Elle ne contenait qu’une ligne : “ Je vous aime, je souffre lo martyre et je pars.” Elle disait : jo pars, sans dire ou elle allait, mais elle ne défendait pas au capitaine* de chercher à découvrir le pays où elle se retirait, elle no lui défendait pas de Ty rejoindre.Et il sc promettait déjà do ne pas s’en tenir à ce dénouement écourté.Il n’eut pas, ce matin-là, lo loiair d’y songer longtemps.Son groom entra comme il finissait de lire la lettre de Mme de Barancos et lui annonça qu'une femme en deuil demandait à lui parler do la- part de Mme Cambry.Très supria et encore plus intrigué, il donna l’ordre de la faire entrer, et dès qu’elle parut, il reeounut dame Ja-cintho.Elle était vêtue de noir et elle marchait lentement comme la statue du Commandeur.Sans prononcer une parole et sans attendre que Noiutel l’intorro-elle lui remit un pli cacheté.Nointol, un pou troublé par ces façons solennelles, l’ouvrit précipitamment et lut ces mots tracés cVuuc main ferme par Mme (Jambry : —41 Vous m’avez dit hier : On revient de l’exil, on sort du cloître.Je vous ai répondu : Km MALADIES DES YEUX OCULISTS SB, RUK ST-LOUIS, QUEBEC.De i'uxUverattt et de* hôpitaux do Pari* et Ne h-York H(tunics DS BURttAU : 9 heure* t 1 h.jum.Il n'y a que les morts qui ne reviennent pas.Jo vais mourir.Pardonnez-moi com- me je vous pardonne et sauvez ma mémoire.Brûlez la lettre.” —Morte ! s'écria lo capitaine.Elle s’est tuoo ! —Cotte uûit.à trois heures, dit dame Jacinthe d’iuio voix sourde.—«Comment ?—Elle a pris du poison .un poison foudroyant et qui no laisse pas de trace.Si vous vous taisez, nul ne saura qu’elle s’est tuée.-—Mais.M.Darcy ?—M.Darcy apprendra dans quelques instants que ma maîtresse est morte do la rupture d’un anévrisme II dépend do vous qu’il la pleure ou qu’il la maudisse.—J’ai promis, je tiendrai ma promesse.—Toncz-la donc.Qu’attendez-vous ?Dame Jacinthe eu parlant ainsi regardait Nointol en face et ses yeux cives brillaient d’un feu sombre.La lettre était à la place où il l’avait mise la veille, sur sa poitrine.11 la prit, la tendit à Jacinthe et lui dit : —La reconnaissez-vous ?—Oui.Une bougie brûlait sur la cheminée.Nointol approcha lo papier de la flamme et le tint entre ses doigts jusqu’à ce que la dernière parcelle fût consumée.—Merci, dit simplement Jacinthe.Et l’autre ?L’autre, c’était le billot que sa maîtresse avait écrit avaut do mourir.Le capitaine comprit et le livra aussi au feu do la bougie.—C’est bien, reprit Jacinthe.Ma mission est teiminée.Adieu, monsieur.—Et elle sortit sans que Noiutel cherchât à la retenir.—Pauvre femme ! murmura-t-il.Elle s’est fait justice, mais (die méritait un meilleur sort.Julia est trop vengée.et si j’avais pu prévoir que le drame finirait ainsi, j’aurais rendu la lettre hier.Le juge ne saura ja mais à quel danger il a échappé et il est homme à me reprocher encore ma conduite en cette affaire.il faut que je m’expli- que avec lui sans perdre une minute.à cette heure, il doit être informé de 1 événement.c’est le moment do me présenter.Il sera trop ému pour mo chercher noise.Le capitaine ne prit pas le temps de changer de toilette, il envoya son groom lui chercher ùu tiacre et il se lit mener rue Rougemont.11 y arriva juste pour reucon-contrer dans la cour de l’hôtel l'oncle et le neveu.M.Roger Darcy était pâle et Gasion avait la figure bouleversée.—^Vous voilà, monsieur, s’écria le ^magistrat.Connaissez-vous i‘affreuse nouvelle Y -r—Je viens de rapprendre, répondit le capitaine, bien décidé à ne pas dire par qu’elio voie il l’avait apprise.—Vous m’excuserez alors de ne pas vous recevoir.Je suis allé trois fois chez vous, hier, et fai eu le regret et la surprise de ne pas vous y reucoutrer.Vous m’apportez saus doute cette lettre.—Non, monsieur.Je ne l'ai plus.Elle m’a ôté volée.Le juge fit un haut-le-corps, mais ce fut tout.—Ces étrangers que jo vous ai signalés avaient intérêt à supprimer les preuves do leur complicité avec Golymine, reprit Noiutel qui jugea utile de colorer sou mensonge.On s’est introduit chez moi, en mon absence, et les papiers que j’avais trouvés dans la pelisse ont disparu.M.Darcy regarda lo capitaine comme s’il eut cherché à lire au fond de sa pensée, et comme le capitaine ne bronchait pas, il le salua d'une inclination de tète et il passa.—Ah ! mon ami, quelle épouvantable catastrophe, dit Gaston qui s’arrêta pour serrer la main de Noiutel.—Epouvantable, en cflet, et bien imprévue.—Ou eût dit pourtant que Mme Cambry ia prévoyait car elle avait fait son testament.Elle mo laisse toute sa fortune.— L’accepteras-tu ?demanda vivement le capitaine.—Oui, pour la transmettre aux pauvres on son nom.—Tu foras bien.(A suivre) TOUT NOUVEAU I L'AVEZ-VOUS VU?ft.8 PAIN-KILLER GRANDE BOUTEILLE DOUBLE LA QUANTITE DE L’ANCIENNE GRANDEUR CHEMIN DE FER DU GRAND - TRONC ir LlA COMPAGNIE DE NAVIGATION ooo- EXCURSIONS SPECIALES HEEDOMADAIRES Tous les vondrodis et samedis jusqu'au 28 octobro Via le grand tunnel Ste-Ctaire A- L’ancien Prb: Por-nlaîre 25c.Quinine " Howards” 39c par tmoe clioz Livernois.» IK et aprf* LUNDI.lo 12JUIN 1893, ! pour la Mnnd House, A la (Jr&ndo* Décharge, y arrivant alla.ni.(ft 3JjO p.m.lo dimanche/.Au retour, partira do la Grand©-Décharge A 4 p.m.et arrivera A Itobcrvnl A C p.Ml.I.o bfttOAU a vapeur J* F RI HO y O A ira a la rivb.ro l’Crib on va deux fois pat tuuuuinoou plus souvent, pour les besoins de la sclerio et de ia colnnixniion.Ias fret sic sera pas reçu A Québec après 5 h.p.m.Billots de retour «le première clnvo nu < prix d’un simple billot, «le Ousboo A toutes le* Malions, émis lus samedh, bous pour revenir jusqu'au mardi suivant.Ia'.chemin do fer transportera les nouveaux colonsot leurs familles ctnnoqn.intité limitée «lo leurs oflets «le ménage UUATlri , On peut retenir U«s sièges et des lits ot sa procurer des billets «!«» passaxfo cho* lî.M.STOCKlNfî.vU-.Vvts l’hôlcl St boni-».ALEX.IIAKBY.AkciiI kcii.fret ot pass.J.O.SCOTT.Secrétaire ol gcinut.Québec.31 aofit 1333.t(UMC ’JOt».3a3C*l PAS BE Pa'OLOMEMËNTS IH UTILES , fA Qiuiuton est malade ) ?*•' et que l'on fait UMtfe des renvblc.i sAUvagini du J.K.r.KAClOOr.*J • 4 qui ne :*oiii composés qno d'horbo-» cl «le racines on peut NTKEAL Isn vapêvr^ Qiiéhrr ot Catuuia feront lo service tous lus Jours, Dimanche excepté, lais* ftAnt Québtsî k S h.p.tu.MONTREAL A TORONTO lTn Htcanior quittera Montréal tous le* J ou m 1© 1er Octobre a lo h.a.o».I nchinc «préi* l'ivr-riviSs du 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R.10 a.m.Départ «In Trois lRvièP-s Arrive** a Jonction -T ’l'ito Il 2 « Ulo.T KL EPI (UN K 1057.'^1r-SJWT.mT: ZDTT THE • *5743 ;”l«* dX .7 CAFE -JrL C_>» X^XJE JDTJ‘ 7*CDJXTTx 1 «O -• Venez essayer notre célèbre THE DE EAQHLLE, NOIR, VER JAPON, à 25 ets.ia livre avec II présenta à chaque livre.M»-SI CAFE l'UK MOULU TOUS LES JOUES, Vaisselle, Verreries, Ferblanteries, Jouets, oto.e pTcTTrîe s F AH INKS, (.ill Ai-VS, PROVISIONS, KTt\ VIN M DsrATEL vieux de h\\ hub.VIN HOl?(!K (AN ADI KN u 70 cU., KO vt*., 91) et»., 81.20, 81.10 1*0 Rri’ iiuporté à $1.00 ni 51.20, oto, VIN 8 li K K II Y, nec.SPECIALITE : \ IN DKCoui les u»alad.*s.VIN SUC lt K, v«*ndu uu détail k* prix du gnw.O* vins |>rovi»*mu*nt d’un fond* do h;uiqiu*routo ftchoté ù 50 rts.dims lu piastre.' 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