L'électeur, 8 février 1895, vendredi 8 février 1895
Edition quotidienne Québec, Vendredi, S Février 1895 15 e année, No 164 PRIX DS I/ABOSMaSSC EDITION QUOTIDIENNE _ .$ 3 00 Unan.2 00 Hait moi».j 5Q Six mois.1 qq ^ Ij'ftbonuomont * * est strictement payable d’avance.” • EDITION HïBDOMABAIM X>XJ SOI] Un an, au comptant, d ar»nc«-.• • TARIF DES ANNONCES Premioro Insertion (par ligue).9 0 1 Autres insertions, si publiées tout las jours.0 05 Trois fois p\r sHmalno.0 06 Doux fois n ir so tuai no ., «.0 07 Avido naissance*, mariago» w ùéoès * 0 *25 Toute* lettre i, communications, obo., a y uni rapport aux affaire* d’udmiui'Gr-v-tion, durrum être a Ira** Soi: V SieoUar, Québec ; et toute \ comiiuiniaatiotii cj.njr liant la rédaction devront être alreitiji WtiNK.sr PaOauu o:t Umuo UvtvtiiH.ERNEST PACAUD, Editeur-propriétaire L’ELE EU B QUEBEC, 8 FE -g 2R 18C5 - -_____,-• : i Le discours d u*ilLi Laurier à Toronto Suivant notre promesse, nous traduisons aujourd’hui d'un journal do Toronto la partie du discours prononcé mardi à Toronto, où 1*lion.W.Laurier a carrément abordé la question dos écoles.Avec quelle persistance) etFrontéo une certaine presse 11’a-fc-ello pas mis M.Lauriur au dull do traiter cotto question devant lo peuple 1 Or, notre chef s eu va à Toronto, au centre môme do la grande province protestante, ot lh.il fait les déclarations les plus catégoriques quo possible.Il dit que pour sa part il n’aurait pas cherché h so retrancher derrière les tribunaux ni ii inventor des doutes d’interprétation : c’eût été pour lui une simple question de fait, susceptible d une prompte solution.Tout partisan des droits provinciaux qu’il soit, il n’aurait pas toléré que cos droits servissent il couvrir un outrage aux droits do la conscience, dès (pie cet outrage lui aurait été démontré.M.Laurier a aussi profité do l’occasion pour démasquer l’hypocrisie do ceux qui lui reprochent de ne pas assez parler quand les ministres nu di&ont rien, qui traitent de lûcheté chez lui ce qu’ils conseillent eux-mômesà leurs chefs comme un acte de haute sagesse.Voici au reste comment il s’est exprimé à Toronto : ** Il est uuo a 11 ire question sur laquelle on me demande do dire quelques mot*.Soit; je ne me proposais pas de tialter cette question à présent, parce que lo temps n’est pas venu ue le faire, mais je serais Indigne do lu position que j’occupe si Je reculais devant ce que me demandent mes concitoyens.Cotte question, prématurée il est vrai dans ma bouche poor le moment, et qui menace d’agiter tout le pays : c’est celle des écoles du Manitoba.On ino demande de diro ce que J’cn pense.Laissez-moi vous dire, tout d’abord, que je n’eutends, ni ici ni Ailleurs, en faire du capital politique.Quand mémo jo pourrais m’en servir comme tnurchepicd pour arriver au pouvoir, je n’en ferais rien.C’est une question qui fait uppel à un sentiment d’humauité comme à nous tous.Uno partie de mes concitoyens, mes corcl igionnaii es, se prétendent lésés et demandent réparation.IjC gouvernement est saisi do lu question, c’est ù lui de répondit».Ce n’est pas on ce moment mon désir do rien dlro ni rien faire pour lui rendre lo.position plus difficile, qu'elle n’est.Car c’est uno question difficile.Nous savons, par l’expérience du passé, non souda lemeut dans not repays, mais duus celui de mes propre» ancêtres, en Franco, que les plus dangereuse* passions sont lo* passions MÎei religieuses, qu elles sont éminemment in flammable* pour l’esprit populuùc.Voici où en sont les choses pour lo moment.Des lois ont été passées dans la province du Manitoba, dépouillant la minorité catholique de sos écoles particulières.Celle-ci n porté appel au gouvernement.Pour ma part, je vous dirai franchement quo poor inoi tout ac résume à une question «lo fait.Je n’y ai jamais vu de question de droit ni d’interprétation constitutionnelle.Je n’y vois qu’une quostiou «le fait, pas autre choso.De quoi so plaignent mes compatriotes et les catholiques du M uni toba H Do co quo la législature du Manitoba, eu établissant un système d’écoles noutres de nom, leur u en réalité imposé un système d’écoles protestantes, ot c’est oc dont ils demandent {d'être relevés.Et bien, je vous dis ccci : je suis ferme parti-sau «le l’égalité des droits, ferme partisan de l’uutonomio des provinces ; mais, cormno je l’ai dit plus d’uno fois à la Chambre des Communes et ailleurs, si ccs plaintes sont fondées, s’il cat vrai que les enfants calho- i tré< liques sont forcés de fréquenter des écoles protestantes, il y a là un outrage à la conscience quo pus une société, même pio-testante, ne saurait tolérer.(Applaud.) - Je connais le cœur de nies concitoyens d’origine anglaiio.Jo suis moi-même d’origine françutic, mais j’ai assez longtemps vécu parmi «les gens de langue anglaise, j’ai assez lu leur histoire, pour savoir que, s’il est un terrain commun sur lcquol nous pouvons nous réunir, c’est lorsqu’on fait appel au sons do justice qu’on est toujours certain de trouver ilans le cœur de tout Anglais.• Le gouvernement n’a pas prit* «le position.Il u lanterné, éludé la question.Par deux fois, il l’a référée aux tribunaux, et maintenant il l’a devant lui.C’est une simple question de fuit, je n’ai rien «le pins à «lire tant que le gouvernement n’aure jwvs fait connaître sa pensée.Voilà la position quo j’ai prise.J'ai déjà dit qüo, si les faits sont vrais, o’est un outrage à la conscience.Je maintiens cet to prétention.Si lo gouvernement a mieux «pie cola, jo suis prêt à lui aider à résoudre lo problèmo.Je ne veux on rien faire uvec cela du capital politique, * mais, comma vous lo savez, le sentiment populaire à Québec est bien di.Turent de celui d’Ontario.Il existe des prisions populaires à Québec comme il y en a à Ontario ; la population là-bas est catholique comme celle d’ici est protej-lante, et bien que je sois peu de ohose, hicn que dans ma province je sois simple citoyen du Canada, bien que jo ne s ois responsable do tien, les journaux bleus mo supplient tous les jours do parier de la question des écoles «lu Manitoba et «le la régler pour le gouvernement.Eli bien, je n’y ai pas d’objection.(Hires et applaudissement s.) Voici par exemple ce qno dit un de cos journaux bleus, U Minerve : M Ou est tenu do se conformer à la loi ot aussi de (’appliquer, qu’elles qu’on paissent être ponr nous les conséquences.Quant à nous, qui avons r lit fait notre cause do cello «les catholiques «lu Manitoba, nous 110 nous nnitérons pas à nous demander si la décision du Conseil Privé va avoir pour «diet de faire sortir M.Laurier de sa lâche réserve.La cause des catholiques a fait un grand pas vers le succès* c’est 00 qui nous frappe lo plus dans le* circonstances.” Si c’éluit, aux yeux de ce journaliste ministériel, uno lAohe réserve de ma part d'avoir pris la position que j’ai adoptée, do quoi nom %*• bon journal ministériel 110 caraclérissm-L-il pas la c où «lui to au go^yaraem* '•j«SS >• question de jour en jour, d’un tribunal à 1 autre î Fermettes-moi do voua uiter l’opi- nion exprimée par la Minerve «leux jours après.Après avoir constaté que le Cornell venait de juger que lo gouvernement du CansdA a lo droit d’intervenir, U Minerve continua : “ Los choses étant ainsi, il faut commencer par vérifier lu valeur légale dos droits de nos coreligionnaires.Là-95.Je donne par Ica présentes avis publ c qu< l’élection d’uu conseiller pour ta qmutitf St Jean pour remplir la vacance créée pa* la résignation do Octave Poitras,écr,conun« ocaîcinor pour le dit quarticr.aur » lioutpofl la mise en nomination dos candidats à J® dite ohurge de conseiller» dans ta but eau “U greffier «b* la Cité, lundi, lo diic-hiiiiiêwj four do févrjer courant cntrejtnldiôl qiudf* heures de l’aprèa midi du «lit jour, et dau» ta cas où il y aurait plus d’un cMujb dat A la dite charge, la votation p*>Mr 4 lection d’un conseiller pour ta dit qU-114* aura lieu dans lo dit quartier, luudi 1« -v jour do février courant, entre uouf ‘‘"lîr, du matin et cinq heures «lo l’aprc« i"‘,J* oouformément à Ja loi., S.N.PARENT.’ Maire de Quého* Par ordre H.J.J.B.CU0UINARD, U CÀtA v 4749 14
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