L'électeur, 27 février 1895, mercredi 27 février 1895
Edition quotidienne Québec, Mercredi, 27 Février 1895 D3 LA.3J X J J I 3 TÜ EDITION QUOTIDIEN tfŒ „ .8 3 00 En!»n-:.2 00 HuitmoM».*.Six mow.j oq Quatre mois.1 L’nbonncmont est strictemout payai»® ^ d’avanco* O < _2 2 %- P-A cil r"i EDITION HEBDOMADAHUE t comnUP.t, .$> • NRST FACAUD, BUREAUX : 92-93 Côte Lamontagne, Basse-Ville, Quàboo L C 5* r* - o "K»13 -«=> i 3 ^ Or, c’eet là-dessus quo vous voudriez 8 I îbni \JS '^Tk I faire reposer, durant la campagne élec- torale, les droits des catholiques, le sort N»« QUEBEC, 27 FEVRIER 18!,0 .» xjw» fw-o Gare au piège Notro correspondant, à la capitale, nous télégraphiait, hier après-midi, que le gouvernement federal allait eu lin en venir à une décision, dans l'alla iro des écoles catholiques do Manitoba ; et cola, dès le lendemain do la plaidoirie.Puis cctto décision, si patiemment attendue, devait ôtro rendue publique samedi prochain.L’espérance renaissait sur bien des figures de conservateurs, qui su passent lo mot dWdro : le gouvernement Howell va faire quelque chose.Mais le télégraphe n’avait pas fini do nous apprendre ce qui so passait là-bas, au conseil dos ministres fédéraux, quo déjà un point noir se montrait à l’horizon.Les plans sont un peu changés, vu l’ajournement do cette mémo plaidoirie à lundi prochain.Lo public no connaîtra donc quo 11 semaine prochaine la nature do la reparation o lier te.Nousavonsété, cependant, un pou plus heureux que le public, et grâcu à quelques renseignements particuliers qui et «lire un peu ce qui va se jouer, ces jours-ci, sur la scène d’Ottawa.Voici le plan qui a été combiné par b s meneurs du parti bien-tory.Vous êtes priés de ne pas vous étonner si c’est un peu machiavélique, f Tl s’agirait maintenant d’un ordre en conseil comportant une mesure réparatrice quelconque ! 1 Un trompe-l'œil, un paravent, un cm-plàiro d’onguent mil inv-mit aine, conirno dirait la Presse, pour adoucir et cacher surtout la plaie la plus vivo du gouvernement ; quelque chose enfin pour en imposer à l’électorat.Les centres do population catholique seraient inondés de copies de cet arrêté ou conseil.On prêchera la croisade do l’ordre en conseil, commo on prêcha naguère celle de l’honnêteté politiquo.Et les catholiques, par toute la puissance du Canada to aient instamment priés de soutenir Te gouvernement Dowell, afin do lui por-mottro d’achever son œuvre réparatrice, si bien commencée, lui permettre do faire sanctionner cette loi ; sinon les catholiques seraient menacés do tout perdre.Voilà ce que nous somme en mesuro d’annoncer.* Et la majorité protestante du pays, nous direz-vous, qu’en fora-t-on ?Ce qu’on en fera?On s’en servira aussi, parbleu ! Noua l’avons déjà dit plusieurs fois, lft grande majorité du parti conservateur anglais so recrute dans les sociétés secrètes.Or, ccs gens-là suivent de près leurs intérêts de sectaires, vous n’en doutez pas.^Ensuite, ils sont accoutumés au mot do passe secret.Il suffira do leur donner le mot d’ordre que les ministres se sont mis sur les lèvres et dans l’oreille pour passer l’nrrôtd en conseil ; il suffira de leur dire, à ces gens, que cct arrêté n'est qu’un Attrape-nigauds, inventé pour faire coop rer les catholiques au soutien do l’orungismo à Ottawa.Et ce ne sera pus plus difficile que oela.Encore une fois, voilà le plan bien et dûment concerté.Nous ne serions pas surpris que la première scène de cotto comédie ait été jouée dimanche, à St Isidore, avec l'honorable Secrétaire-provincial Pelletier comme ingénu et premier rôle.Tout cela sont si bien la préparation et la mise en scèno.Après s’êtro laissé flotter au gré de son indécision si souvont calculée, voilà queco chef de faction catholiquo lance à tous les échos de Dorchester l’étonnante déclaration qu’il ne se contentera que d’un ordre en Conseil.Et les ministres d’Ottawa qui no rêvent actuellement qu’ordro on Conseil.Voyez donc.Ça s’adonne comme ça ! M.le secrétaire Pelletier ignorc-t-il qu un ordre ou Conseil ne lie personne / Nous pensions qu’il on savait quelque chose, lui, membre du gouvernement Tuillon qui a répudié, avec un malin plaisir, parce que c’était son droit, di-iait-il, tous les engagements contractés par des ordres on conseil du gouvernement Morcier ! Nous pensions qu’il en savait déjà quoique chose, lui, membre du gouvernement Taillon qui en est à déshonorer 'sa propre parole donnée dans ’un ordre en Conseil.Car vous savez tous qu’il a fait voter, sur un ordre en Conseil $100,000, pour M.Boomer, croyant que lo public ne s’en apercevrait j as ; mais qu’une fois découvert, il a fait diro j>ar lo Cburrier du Ca-nada que cette somme no sentit pas payée.Et voilà co que vaut un ordre en Con-•eil dans les Affaires de simple administration.d’uno nice.Mais il y a plus.Non-seulement l’ordre en Conseil n’est jsas une arme bien terrible pour forcer un gouvernement à remplir son devoir, à honorer ses promesses, mais dans le cas actuel, il su thru it à ccs ministres retors d’Ottawa, après s’être fendus d’un ordre en Conseil, de mottro tout simplement do côté leur premier ministre qui contracte cet engagement, d’en prendre un autre qui s’en lavera les mains, apres avoir pris conseil du grand tribun do St Isidoro, sur lo cas qu'il faut faire des ordres en Conseil passés par un autre gouvernement du temps passé.Enfin, si l'on veut bien relire les indiscrétions de la Presse que nous reproduisions l’autre jour, nous verrons quo tout cela a été prévu et admis par les membres cl u fameux caucus des quarante, tenu dernièrement à Montréal, sous la présidence de M.Ouimet.J1 n’y a pas moyeu do régler la question des écoles avant les élections, disait M.Ouimet au caucus, parce quo tous nos candidats seraient battus dans les provinces anglaises.11 vaut bien mieux attendre après les élections, quand les nouveaux élus en auront pour cinq ans avant do reparaître devant les électeurs.Nous appelons cela une comédie.Nost-co pas plutôt l/i plus hontouso des duperies et des exploitations ?Faut-il s’étonner, maintenant, si l'é- mus sont venus, co matin, noua allons ., ., , .ii;-* n> .pwcopat a oto unanuno r mépriser cette pouvoir devancer la nouvello otticiello, 1 1 * .1 .__ ____ _____ solution i La parole est maintenant aux journaux conservateurs, aux journaux à bons principes qui, il y a quinze jours, nous tenaient à peu près ce langage énergique t Nous avons droit à deux sessions en-coro ; qu'on nous en donne une au moins pour régler la question des écoles avant d’aller au peuple.Co ne sont plus des promesses, ni des arrêtés en conseil qui no valent guère plus que des promesses quo nous voulons.Co que nous exigeons du gouvernement, c’est lo règlement do la question.Si M.Bowell no veut pas la régler, qu’il s’en aille et fasse place à M.Laurier, et si M.Laurier no la règle pas à son tour, nous changerons encore jusqu’à ce que nous ayons trouvé un homme d’assez d'énergie ot de caractère pour pouvoir réparer uno injustice qui cric vengeance.La parole est aux journaux bleus sur ce ton là.Ecoutons I Lettre de Eome (De notre correspondant lomain)* Rome, le 12 février.M.le directeur de Y Electeur, • Léon XIII est satisfait do l’accuil fait à son encyclique : Longinqua Oceani sjwtia par lo clergé et les catholiques américains.Mgr Sntolli regrette seulement quelques querelles un peu trop.réalistes entre curés et évêques, entre curés et paroissiens.Son Excellence, le délégué, trouve quo les catholiques américains, po’onais, allemands, canadiens mémo passent quelquefois un peu trop brusquement du profond respect, do l’amour hautement témoigné, à la discussion acrimonieuse.Cette noto peu charitablo et par conséquent point du tout catholiquo l’afflige.Lo délégué attribue ces manières d’agir à l'habitude do vivre avec les dissidents épiscopaliens, presbytériens, etc, qui discutent tout, approuvent ou désapprouvent tout ; censurent vertement et contestent fiéleuse-ment.Son Excellence déclare qu’il faudra force ot prudence pour faire tomber et succomber cet esprit difficile dans la jeune Amérique.Au cardinal Persico, préfet do la S.Congrégation do la Propagande, Mgr Satolli déclare privéuiont que lo plus grand bonheur industriel et commercial du Canada serait son annexion aux Etats-Unis et que la plus grande faveur spirituelle que Dieu puisse faire aux Etats-Unis serait do réunir à la grande République les populations croyantes, sobres et énergiques qui vivent en ce moment en deçà des lignes.+ Le rév.père Calondoli, dominicain, a inventé une machine typographique destinée à révolutionner tout l'ancien système d’impression et do composition.Depuis quelque temps, on a mis en usage certaines machines à composer.Mais les inconvénients en sont nombreux et leur célérité est assez limitée ; elles no fournissent quo 4,000 lettres à l’heure, c’est-à-dire le travail do trois onvriors de moyenne force, durant le mémo laps do tonips: Lo pèro Calondoli a reconnu que lo défaut capital de ces machines se trouve dans lo système do la composition successive (lottro par lettre) adoptéo jusqu’à co jour par les iventeurs, ot quo la solution du problème consiste dans la solution simultanée, c’est-à-dire que dos paroles entières peuvont ot doivent êtro composées avec un mouvement synchronique 8‘nv.iltané dos doigts dos deux mains.C'eut selon ce systèino que le dominicain a construit sa machine.Figurez-vous uno espèce do harpe dojt les cordes sont remplacées par des tubes métalliques soudée les uns aux autres, ou quatre séries séparées.Les premières ont 131 tubes, les deux autres 33.Chaque tube contient 150 lettres et so trouve en communication avec une espèce d’échiquier divisé en 21 petits carrés pleins de boutons ^électriques ; 3 pour les majuscules, 15 pour les minuscules, les trois autres pour les chiffres et les lettres accentuées.La ponctuation, les espaces forment une ligne sur la longueur do l’échiquier et peuvent so mettre en mouvement ail moyeu d’uno pédale.Chaque lettre est imprimée sur un petit bouton (touche) et pour éviter tout mouvement inutile des bras, les carrés sont répétés trois par trois.Sur cea carrés les consonnes no sont point répétées, mais les voyelles le sont trois fois, environnant les consonne* d’une manière ingénieuse qui permet do composer simultanément la plus grande partie do la syllabe avec un seul doigt, touchant deu x touches voisines avec un mouvement unique, par exemple ; ba, bé, bi, bo, bu.etc.Imaginez-vous maintenant l’emploi simultané îles dix doigts d’un ouvrier habile, qui les emploierait comme un pianiste pour obtenir l’accord des notes sur un clavier, ot vous comprendrez qu’il eBt facile d’obtenir quatre ou cinq paroles à la seconde ot 90,000 lettres h l’heure.Un courant électrique bo produit à l’instant même où le compositeur lève lo doigt abandonnant le bouton, ot par un échappement instantané, les lettres tombent régulièrement sur un petit plan incliné et glissent à grand o vitesse à la place qu’elles doivent occuper.Il est facile de prévoir le succès quo cette machine obtiendra danb le monde typographique, précisément à cause des immenses avantages qu’elle présente ; rapidité de composition qui peut suivre, accompagner, même précéder la parole ; l’économie do personnel et de matériel ; suppression des clichés pour rotatives, la composition pouvant se faire aussi bien sur des formes cylindriques qu’horizontales ; enfin le même compositeur, avec une seule machine, avec doux ou trois réservoirs do caractères peut répéter simultanément deux et même trois fois la même composition ; en somme deux ou trois formes identiques peuvent apparaître en mémo temps.Tout se réduit à apprendre aux ouvriers à jouer comme un pianiste, oxor-cico que déjà exécutent les employés de télégraphe, (système Hugues).Une autre invention complétera nécessairement l’adoption do l’intéressante machine.Lo clavier peut se tenir à une grande distance de la machine, dès que l’une et l’autre sont reliés par des fils électriques.11 viendra donc un jour où les journalistes composeront eux-mêmes, de la salle do rédaction, les articles à publier.Le clavier sera vissé sur la table, et la machino sera au sous-sol.De plus, on pout exécuter toute espèce de correction.Ces explications ont été donnés à Léon XIII par lo père Calen-doli lui-même, et bien que fort compréhensible, je crois,pour quiconque a quelques notions typographiques, il faudrait des illustrations pour mettre lo système en parfaite évidence.Tl est bon de savoir quo lo Figaro de Paris s’est empressé do proposer et d’effectuer un contrat avec le savant dominicain.Je suis, avec respect, Monsieur, Votre serviteur, S.Croix.Les résultats de la politipe coimatrice Un petit tableau a méditer et a conserver Si la population du Canada avait augmenté durant la décade protectionniste dans la mémo proportion *quo durant la décade du tarif do revenu, elle eut été, eu 1891, do 5,103,275 au lieu cio 4,833,239.Cependant-, c'est durant la décade do 1891 que l’argent a été répandu commo do l'eau par le gouvernement do la politique nationale dans le but do développer et do peupler le pays par l’immigration.Sir John A.Macdonald promettait quo, commo résultat de la protection, la population de Manitoba et colle des Territoires du Nord-Ouest serait do 1,000,000 en 1891.Elle no fut que de 251*473.Sir Charles Tuppcr promettait que lo Nord-Ouest canadien, en 1890, produirait 610.000.000 de minots de blé.Mais on 1894, 11 a produit à peu près 18.000.000 minots.Sir Leonard Tilley disait que la vente des terres dans le Nord-Ouest canadien réduirait la dotle publique de $100,000,000 pour 1800 ou 1801.Or la dette publique du Canada, do $142,000,000 qu’elle était en 1878 se trouvait élevée jusqu’à $241,681,03J en *893, soit de 100.000,000, accusant un déficit de $200,000,000 sur les espérances do sir Leonard Tilley dans les effets financiers de la protect iou.Le Canada doit en revenir à la base solide d’un tarif de revenu.Car la protection n’a été pour lui qu’un fiasco.AUTRE PETIT TABLEAU A CONSERVER 1878 1894 Impôts douaniers.$12,782,824 $19,198,114 Taxos do toutes sortes.17,841,038 27,579,203 Dépense.23,503,158 37,585,025 Dette nette.140,392,069 249,407,462 Amusante naïveté M.Ouimet s’est mis u parler, disent les bleus.Il a déclaré à St-TIyacinthe qu’il sortirait du gouvernement ëi l’on no rendait pas justice aux catholiques.Pourquoi M.Laurier u’en dit-il pas autant ?Vraiment cctto naïveté nous amuse.Et d’abord, M.Ouimet no dit pas qu’il démissionnera si le gouvernement dont il fait ptrtio ne règle pas la question des écoles avant les élections.C’esl apres tes élections quo M, Ouimet sortira si la question n’est pas réglée.Or M.Ouimet no sera pas alors à la peine do démissionner.Le peuple so sera churgé do les sortir, lui et ses collègues.11 ne risque donc rien.Et puis, quo valent les déclarations do M.Ouimet ?Elles no lient pas le gouvernement.Tandis que les déclarations do M.Laurier lieraient le gouvernement quo lo peuple sc donnera au mois de mai.M.Laurier n’aura pas l'alternative do résigner s’il n'est pas satisfait do sou chef, car ce sera lui qui sera lo chef du cabiuet et aura le pouvoir de décider.NOUS JOUONS DE MALHEUR L’arbitrage de lu mer Behring tenu À Paria l’an dernier et qui nous a coûté plus de $50.000 est à l’cuu.Hier la chambre des députés siégeant à Washington a rejeté par un vote do 143 contre 112 une proposition de payer nu Canada l'indomuité convenue de $125,000.Actualités Lo carême déhuto par l’une des plus belles journées de la saison, l’us un nuage au firmament, soleil radieux, thermomètre 25 e au-dessus du 0 F.Lo général Horbort et Mme Herbert ont quitté Ottawa hier pour retourne r ou Angleterre.Le fait que lord et lady Aberdeen les ont accompagnés à la gare pour leur faire leurs adieux confirmo l’impression générale, c’est que lo général ne reviendra pas.Le général est catholiquo et son expulsion est, parait-il, une concession faite aux orangistes en vue des élections.Ce sont MM.Ilaggart, ministre des oho-mi us do fer et Bunting, propriétaire du Mail, qui ont posié lo chapeau parmi Ica manufacturier:» do Montréal la semaine dernière.Il parait que la recette a été pauvre.Tout le monde a perdu confiance.La protection vous a-t-ollc enrichi ! M.C.II.Varin, un canadien français, vient d’être nommé shérif do Nipissing par le gouvernement Mowat.Lady Aberdeen est allée à Washington ou sièàe lo Conseil National des Femmes.Il a paru l’autre jour une circulaire demandant miséricorde pour Hooper au gouvernement et au peuple.Uno femme d’Ottawa,qui a lu cette lettre écrit au Free Près-, qu’au lion do parler do clémence pour l’ex-commis des postes, ou devrait le fuire fouetter tous les jours.Toutes les églises étaient encombrées 20 matin de fidèles allant recevoir les cendres.De 7 à 9 heures les rues étaient désortes.Aujourd’hui, mercredi dos cendres, les bauques et les bureaux publics sont fount s.La propriété foncière à Toronto est évaluée à $116,330,684.C’est $4,428,000 de moins que l’année dernière.Une dépêche de Moutrénl au Chronicle dit que lo banquet donné à l’hon.John Cos-tigan à été un grand succès.Le Chronicle, croit quo les élections générales auront lieu lo 15 mai.Les journaux de Montréal nous apprennent co matin quo M.Taillou a passé l’avant-midi en conférence avec M.Cha-pîeau, au Windsor Hall.* Cela tiendrait è confirmer notro dépêche d’hier au sujet de la nomination de M.Morris comme trésorier.Il nous fait peine d’apprendre la mort do M.W.IL Meredith, courtier de Montréal et l’un des directeurs du la Banque do Montréal.M.Meredith était le fils du regretté sir Win Colis Mcrcdieh et lo frère de M.E.J.Meredith, notaire de cette ville.Uue dépêche de Trois-Rivières au Star mande que hir Hector Lnugoxinn notifié l'association contorvuirleo do cotte ville qu’il se présenterait, contre n’importo qui dans tou ancienne d.vision.il y a donc, en ce moment, tiois candidats : Désaulnicr (conservateur choisi par la convention.) Sir Hector Laugcvin, conservateur indépendant.Dr Fisel, libéral.Il est à pou près certain que î’hon.M.Joly do Lotbinièrc acceptera la candidature qui lui est offerte par les deux parti* à l’or t neuf.Lo Monde .lit que les deux partis h l’Assomption réclament à grands cris M.Laurier comme lour représentant.On h ait que M.laurier est né h St Lin, comté do l'Assomption et u «ail ses études au collège do l’Assomption.Bi le catholique Laurier arrive au pouvoir, disent les bleus, nous aurons îles éc des Uthél’H.Bi l’orufigiâte Bowell est maintenu nous aurons des école.-» catholiques.Conçoit-on rien de plus fou 1 $150,000 do dében tu res do la ville «lo (Juébro ont été vendues à prime : soit 100 et 3 huitièmes.Ce.sont «les 4 et demi pour cent.Lu Caisse d’économie les u achetées.$30,000 île debentures ont aussi été vendues h pou près aux mêmes conditions à des courtiers do Montréal.Nouvelles électorales (liiNou-veau-Brunswiclf (Dépêche spéciale A L’ELKurKUit) St Jean, N.B., 20 fév.Deux vieux champions «lo la omise libéral MM.J.V.Ellis et E W.Weldon, viennent «l’être choisis comme candidats pour la villo.lÉiii, > >•' .a* /’ y# M.J.V.ELLIS Lo journaliste emprisonné.— Candidat libéral Tous deux représentaient St Jcau dans lo parlement précédent.M.Ellis est le journaliste emprisonné pour avoir dénoncé la fourborlo et la partialité des jugea de notre province et à qui la population a fait une ovation sans précèdent dam» les provinces maritimes, M.Woldon est un avocat éminent, Conseil de la Reine et représentant la Cio du Pacifique duns nos provinces.Vous avez dû aussi apprendre quo M.Huddow, ancien député, était choisi comme candid it libéral ?i Ilesligoucho.Avec l’appui de Moffat, son ancien adversaire, c'est un comté gagné d’avance.L’appel des catholiques AJOURNE A LUNDI (De notro correspondant régulier) Ottawa, 27 fév.A 3 houros, lorsque le Conseil s’est «le nouveau réuni, l’appel deu catholiques a été remis à lundi h la demande «le M.McCarthy.Comté de Champlain Bl-SUtuisIos, 25 février 1895.Mon cher Pacaud, L'Flcclcur fait erreur en annonçant ma candidature pour Champlain ; bien qu'elle in’ait été offerte à l'unanimité do 110s délégués lors du passage de M.Laurier aux Trois-Rivières, j’ai cru devoir décliner pour do graves raisons.Nous choisirons notre candidat prochainement.* Veuille donc rectifier.Bien h toi, Ferdinand Tkudel.Comté d’Yamaska Lo Dr Mignault, le populaire député de ce comté, se rendant aux vœux unanimes do scs amis, accepte la candidature.Bi les adversaires lui font la lutte, co sera pour la forme seulement, car ils sa veut qu’ils seront battus à plate couture.Nos amis dans lo comté sont unis comme un seul homme, et notro majorité, déjà bien assurée, sera augmentée d’une foufe de conservateurs qui sont en faveur d’une polit quo honnête, et sincèremont patriotiques avant d'être partisans.Beaucoup ont déjà assuré le Dr Mignault do leur appui ; ils préfèrent servir loilr religion, leur patrie, une politique équitable et lo bon ordec dans le pays, en mettant nu pouvoir M.Laurier, que faire l’oeuvro des fana- évite U ta deuxième page 15 j année, No 12Ô .TARIF DES ANNONCES Première insortion(pariiguo)., $ 0 l Autros msortious, ai publiées tous les jours.0 05 Trois foi» pu* so mit no.^ Ctt Doux fois ou* somaino .0 Avldle naiaa.inoos, mariages n»J6oèi 0-e Toutes lottro î, communication**, ûtJ.» ayant rapport aux a fiai roi d’iulnii nutrition,devront être a Irassée : 1 L* /Sïsolcur, Québec ; ot toutes commun! lationi o >:tMf mint H rédaction devront ê.o ftlrjujjs à E'.tsusr P au au 1».___________ Editeur-propriétaire m* 1 .u-».» Anchor Weakness Core Le Grand Remède Contre la Faiblesse _A-GKEnsrrjr * J£3- Prix spécial aux marchands.iÆ3nau.iitwuanm .¦MMWBRnxw-saeKSttx.'*.-'' Si VOUS 80UFFRGX D3ÎS MALADIES - DES ALLEZ CONSULTER OU ECRIVEZ AU DOCTEUR J.L RERGEHOM Guérit h»* mahiilioi» doa rognons ot touto* leu malnilloK qui on provionuonL tel ch quo : io : Mil do KolnO, la ÏMorro.la Gra\ollo, IMlILult^H a Urtnor, IJrinn Trou b.0, M.»l «I 1 11 «•»• VouGÎ tro.qvèn «ouvont- lu «lyopnphlo ont cniiHèo par la Maiudmdos Hognonti 11 on «mt *.o m^niAi t.• > .» St- Motor de Tring \ .2.Ijinière • •• St-Martin • •• S.S.Ange» .St-KvariHietloKorsythl.»* 2.St- Pierre «le Broughton.NuTé-LVcnr do Jésus 1.•• »* o.>t Vila! do Lambton !.1 44 0 St i.lzénr • • Sr I V'dén.1.•i r* T* *.elt field »;t Spudding.*>t-*Sév« rin .St».l OMI ph 1.• • • ?• « • • • ** 3.St*»Ion«>ré de Sl»i*nU*yl.• s • • «I Ut • St -Samuel doGuyhurat .8t>SaKnst ion cl’Aylmer .W h burn ••• St- Lphmfldc Tring !.St -I **or*tc A«bt«».k O 4tf • 1.O 3 l(>2 *•«» i •» U1 72 62 12 37 «7 81 55 45 35 21 21 59 .32 121 08 37 »>.» »•* 4 •» 4»; 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sa mère qui le guettait fui dit avoir basse, l’air iu-qniet, —Tu devrais faire tes deAoirü Tu sais quo tou tieqt f Il esquissa une moue ; est-ce qu’oa travaille, pendant les vacances?Mai» il n osa résister, et mû vit sa mère dans la chambre où elle s'appliquait à dos broderies au tambour, très corri-pli'juéos, qu’elle vendait sous main, parl’intvnnédiaire d'une 9.A A Ulil V ICE A MONTH KA L A 8 0i; P.M.QJM A.Itl * l"'"* h* * jour*.Ihdiaueho oxe-p'é Pour billots ebfeni içvrtol» o; dortoir o* ont»viM (ofOUUaUvms s'sdr^nsir * ‘lKO!;(;K i *UNCA\, Agent* »lo Fis» \;i -.» • r Bureau dc3 billuii à Qu jbo: Nouveau B'.ucaU, 4 ruo vin .a l-'abu pie, *«n luov d* la !»v ttilsquo et b'Ulioo do Paiai* Téléphone 01.WW» • *-.-• * ¦t.utu.vo.vnk ( UK.UN UK KKIl Le flacon dos familles AI.k'jM,' .j' L 4 O 11 .t[ li L i) Ij i “ V L .1 i tiA h Alcooliitiirc ü Armcii lci - ^ ?AA.AL U.» OA.AL 6.16 P.VL 7,-tfi P- AL Départ du H to-Aiiqs A ; 1 ivéo «Québio kiaA.Ai.fl.WA.M Jl.liA M.nxoop^Vio < i-noll IA671*.Jl.l/.'.ul'.AI.«Amolli «'» iio nm»L l.fi P.J LE utnüA.«cas Dépari do QnèüuJ Ai 1 i vio Ht»* A 1 1 *> 7»V» A.*L l‘.0U A il.U.U P.Vf.* MP.X.é.80 P.vf.P.AL Dérnri(to4l.)*An 11 Airtvéo* qi vui 6.1.A.Vf CM)^ SL v,ma.\L ru:?, vç 4 Kl P.AL é.b.V.\L Pour rvntro.1 InTjr n Uijnc u'adr.iMOC** 11-rlnieudaiit.Vv« Lw.sviitiaulL Muiutcnda.it.H.J- Boomer Président ’¦*.uZAt*-e~ ~è -, “.'.V.uf+'-e .- VJ 1101 ii1 ü Des prix modérés seront laits aux personnes qui pensionneront en permanence le reste de la saison .CHAMBRES CE , AINS tt HMol im::: nüül'.île.5 fév.— Im.Sirop do Tiréboiuliin J *iu Ur La Violette, I5o ,oDéz Livorncua.^00231 L’ELECTEUR Academie de ilnsipe TELt.HHONE 1083 PROOKA MM K DK LA sKMAIXE Mercredi des cendre»—l’a» reprisent*- tion.Jeudi, soirée (le gala—IjO CCCUT Ot lo» main, musique de Lecocq.Vendredi — Le SOUrd.Samedi, matiuéo h 2 h.—Los pantins do Violett9, opéra comique, musique d'Adam.Prix des places : admission générale «lana la galerie à Ions les spectacle», 25«-.Parti uct et orchestre, soirées du gu h, 75c et £l 00.soirées ordinaires, 50c et 75c, matinées 50c.Des hillets de saison par série de dix sont en veine actuellement à raison «le $7 00 pour les et uutre chef d’œuvre d’Adam “ l,« S uird on vendra jusqu’à samedi *oir, lur la menuiserie ; Alexis Barbeau, pour la toiture ; N.Auclair, pour la peinture ; Vamlry & Malte, pour l'appareil de chauffage à eau chaude.Architecte : A.J.Pageau, «le Québec.M.F.X.Berlinguct est à préparer les plans pour la chapelle «lu Patronage et deintt’Htora bientôt «le» soumissions.Il est aussi occupé à élaigir lo magasin de N.Lemieux & Fils, en plaçant les bureaux au deuxième étage.Le *' Victoria ”, Côte du Palais, ost sur le point «le subir toute une riche toilette dans les $00,000.L’Hôtel ocra considérablement agrandi et refait presque à neuf.On a commencé la démolition de la partie incendiée pour la refaire sur de» plans nouveaux qui vont en modifier la physionomie.25 hommes sont «léjà occupés à ces travaux.La restauration «lu Claremlon, pr«V» du nouvel Hôtcî-tlc-Ville, avxuco rapidement sous la surveillance «le l’architecte Pageau.Elles coûteront $0000 au propriétaire M.Lizottc, du Bout «le i’Ilo.Contrat vient d'être donné à Pouliot & Gervais pour peinture à l’extérieur et tapissage.Vamlry & Mat!o ont lo contrat pour la plombcno et le chauffage à l’eau chaude.M.Lapointe fait refaire à neuf la devanture d’un magasin rue St Jean, près de la rue St Augustin.Coût probable : $7(K).Entrepreneur, Louis Boiviu.Architecte, A.J.Pageau.Concert de vendredi, le 1er mars Nos lecteurs voudront bien se iappeler lo concert de charité donné sons le patronage de M.V.Château vert, M.PP., et Mmo Château vert, â la salle St Jean Baptiste (mieux connue sallo l'Union Mu&icale.) Lo programma que nous connaissons maintenant contient une lecture sur la musique par M.l'abbé Taschereau, deux magnifique» chœur» à voix «l’hommes, Mlle Robilaille, notre dim ; M.Geo.Wyse, violoniste ; et connue chanteurs MM.P.Laurent, Jos.Fccteau, A.Roy et Mlle A.M.Dolislc, jeune pianiste.Nous mentionnons particulièrement “ La chasse,” admirable déclamation par M.Henri Lcmay.• Le nombre des sièges est limité.Il no reste que quelque» billot» à vendre cher.M.Béland, marchand de journaux, rue St Jean.Prix : 15 et 25 cts.Porte ouverte â 7 11 30 p.m.Soyez polis Nous avons déjà appelé l’attention sur la manière d’agir do certains cochers qui se tiennent à la Traverse.Nous sommes obligés do revenir sur le sujet.On continue comme do plus belle h héler les voyageurs, on va mémo jusqu’à s’emparer de leur êotchcl pour les forcer â prendre un© voiture.C’est uno disgrâce.Cotte conduite n'ost pas do nature à donner aux voyageurs une bien haute idée du savoir-vivre de notre population.Personnel Nous regrettons d’appreudre que M.l’abbé Bouohar«i, curé du Solre-Djyne de la Gatde, est dangereusement m or petite f mwm» Facilités spéciale:, pour le* fabriquer ot le# communauté» religieuse* NollGRDE SbPÏÏRAB.Qüô.190 Téléphone ^97.7 a—l an q «fc U
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