L'électeur, 13 mars 1895, mercredi 13 mars 1895
w Edition quotidienne Québec, Mercredi, 13 Mars 1896 15e année, No 1J2 ^filXDÜ I/ABSSTSTJ! ÆïXS édition quotidien CCH .ç 3 00 S*1!?1- * IJ.* 2 oo Huit mol*.••.• ^ 50 Six mois, .j.i 00 ^r/abonnomênt*’®»» strictement i*^'1 d’avance., «s.~,OITION nEEDOtlABAmi ün\'\ comptant, .% **_______.__________ - X EST pacatjd, % ._______________ TARIF DES ANNONCES ni ecteur O \ QUEBEC.13 MARS 1836 a u I i -A- l’U W ! ,ü i L ilOi).H .till il il ) l Le futur premier ministre du Canada Acclamé par 25,000 personnes PROCESSION MONSTRE LA JEUNESSE BSOQRTE LS CHEF LIBERAL ix do Joie par toute 1» ville Jamais, croyons-nous, notre ville n’a 4té témoin d’une démonstration politique comme celle dont Thon.M.Laurier a été l’ob-jot hior Eoiit Toute la ville était sur pied, on était accouru de toutes les paroisses environnante» pour acolumcr le futur premier ministre du Cnada .Dés sept boures, une foule *éuorme oonvergoaiî vers le Château Frontenac et des milliers do personnes se pressaient aux portes de la salle Jacques-Cartier pour être sûres d’y trouver place.La vaste cour d’honneur du Château s’emplit en un clin d’œil, tandis que les équipages encombraient toute la place comprise ontro le CliAtcau, lo Valais de Justice ot le Palais des Postes.La jounesse universitaire se groupa prés du péristyle et chanta en chœur nos refrains populaires en utteuilaut l’heure du départ.Au signal, un coup de canon tiré do la Terrasse, l’honorublo M.Laurier partit, açoompogué de Son Honneur lo inairo Pap l'honorable M.Joly do Lotbiuièro , Gaspard Rochette, féunerro do bravos enthousiastes poussés par ces milliers do robustes poitrines, le salua.LA PROCESSION En nn clin d’œil, la procession était orgn-nisée sous la direction du commissaire-ordonnatour, M.J.H.R Plamondon, et •o mettait on marche dans l’ordre que nous avons déjà annoncé.La musiquo do l’Union Lambillotte précédait la procession en faisant entendre ses joyeuses fanfares.Un nombroux détachemeut de h.police municipale, sous les ordre?du chof Vohl lui-même, frayait un ohomin parmi la foule qui encombrait le parcours.L’honorable M.Laurier occupait., avec Son Honneur lo maire Parent, l’honorable M.Joly do Lotbiuièro, et M.Gaspard Roohotto, lo grand manufacturier do QuébocExb, an somptueux équipage tiré par quatre chovaux et coudait par M.Budds maître-cocher do St Roch.Les clubs do raquette, l’aucun Canadien, président M.J.Lortic, Le Canadien, président M.Ed.Brunet, et Le Montagnais, président M.Kîz.Dulluire, étaient à leur poste, au grand complet.Chaque membre portait un flambeau et était muni d’une ample provision do pièce* pyrotechnique*.Ou remarquait encore duns lo cortège la jeunesse universitaire lançant aux échos bcs plus Joyeux rof&ains.I>a fan fut o des Hussards Canadiens fermait l’immense procession.A toutes les encoignuros, de:» équipages et des centaines «le piétons vouaient grossir les rang*.J.o défilé ne prenait pas moins d’une demi-heure, on pont «ans exagération porter le nombre dos équipages à 150.Sur tout LE PARCOURS il n’y avait pas un pouce de terrain disponible ; dos personne* n’étaient juchées sur les clôtures, sur les toit « pour mieux voir.Lo rempart tie ia rue Siirt-Réaî, au-dessus de L Côte d1 Abraham,était noir do monde.Au départ, un f«*u d’artifice dont les lueurs fulgurantes donnèrent le signal par toute la ville, fut tiré du Château.Instantanément, sur plusieurs points, des pièces s’élancèrent dans les nirs, la ville s’illumina comme par enchantement.Ou comprendra qu’il nous est imp< -iblu de donner les noir,* de tous te» vit».put contribué à eu feu d'artifice g .• • que, nouà ne pou\iuc« 6tre partout a la lots.Les rues étaient littéralement en feu.Non (.ou.emont les vues du parcours,mais dos centaines et do* milliers do résidences, le por te des pompier» de la rue D SON HONNEUR LE MAIRE TARENT Notre maire M.Parent ouvrit Passcm.bléc par an joli discours aussi délicat quo bien pensé.M.Purent a terminé en rappelant quo les Anglais avalent qualifié M.Laurior ï le silver tony nid.n Si lo lan-gago de M.Laurior ost d’argent, mon silence sera d’or dans la circonstance.’’ Puis il présenta à M, Laurier l’adresso suivanto : A Vhonorable Wilfrid Laurier, député de Quibec-Kd aux Communes, et chef du parti libéral du Canada, Monsieur, Notre ville, qnl est si justement fière do vous avoir pour l’un de scs représentante aux Communes du Canada, est particulièrement beurcuss de vous souhaiter la bienvenue, alors quo vous venez nous voir au début, d’une lutte électorale dont lo résultat doit être, nous en avons la ferme espérance, do vous confier le gouvernement de ce paya Il y aura biontôb dix-sept ans que le arti conservateur est au pouvoir.Il a eu e temps ot le moyen de felro beaucoup de bien.uol a été le résultat de c©e dix-sept années do gouvernement T La population du pays n’a pis augmenté au chiffre de ton acciomemont naturel, malgré les 800,000 immigrants amenés ici h force d'argent.Les produits du sol ne se vendent pas, la propriété foncière, en beaucoup (Peudroit* a perdu cinquante par crut do sa vab.ur ; Emigration aux Ffote-Uuis nous enlève la fleur do notre pnpr Vtion.Tint lo moud*, à l'exception dos mono-poîoms favorisés par le tarif, est plus p»n-vr© qu’on I»78.Tout coque nous avons commo résultat «lu ; épi me économique auquel !c pays a été soumis sous in nom tic poutiqco nation"h*, o'e»fc une dcmi-dou-wi'iii opuluLion firotesUnte, ot pour prononcer on sou nom a proscription des minorités.Voilà la position dims laquollo vos adversaires ont mis lo nays.Ce comprend omn-ment il so fait qiruu mouvement aussi irré-sistiblo Pc fasso en votro faveur.Car on no so denundo pas si vous allez revenir victorieux de» élections qui doivent bientôt avoir lieu ; on no discuta qus le chiffre do la majorité ouo vous aurez ; U y a longtemps que lo mane thecil phares do vos adversaires est écrit sur le mur.Dans quoique» mois, vous s«*rc7.nppolé h gonvorntr le pays.Pour la première foi-! dépuis 18U7, nous aurons ou un premier-ministre Cam»* dieu-Français.C’est un en jet bien légllimo d’orgueil pour nous.Mais votre arrivée au pouvoir produira chez nous un sentiment dn plaisir d'un autre genre : cllo montrera uuo lo parti libéral n’est pas seulement libéral do nom, mai* qu'il l’est en réalité, ot que, pour lui, la piqpiièïô place doit étro donnée à un homme, non pus t\ cause de eu nationalité, ni de ses croyances religieuses, mais à raison do ce qu’il la inénto par ses talents et par son caractère.Lorsqu o co parti choisit pour son chef un homme appartenant h la minorité ; lorsqu’il lui montre le dévouement et l’affco* tion qu’il vous a moût ré» dans ces tournées triomphale» quo vous avez fuites d'abord (Uns le Nouveau-Brurewick, la Nouvelle-Ecosse et nie du Prince-Edouard, puis duns Ontario, Manitoba, los territoires du Nord-Ouest et de 1a Colombie, on no peut s’empêcher do dire : voilà lo parti des grandes idées ot do la largeur do vues, voilà bien lo parti avec lequel seul les diverses Rationalités et les diverses croyance* t eligicuecs de co pays ont chance do former ensemble une grande nation.Et, monsieur, permettez-nona de vous lo dire sans flatterie : le parti libéral no pouvait avoir do meilleur représentant que vous do ses larges idées ot do ses aspirations généreuses.Tout lo moude sait que, bien quo Canadien français et catholique, vous appréciez at admirez les qualité» qui distinguent nos compatriote.* d’autre» origines, et il u'y a pas un homme qui ne soit convaincu que si vous anivez au pouvoir, toutes los taccs et toutes les croyances religieuses sont sûres d’obtenir égale justice* Aussi, nous sommes heureux do vous le dire: ce no sont pas seulement ceux qui dire tous ceux Caimdifm-français, Anglfis, Ecossais, Irlandais, j.roU turns ou catholiques qui, dans la politique, n’ont d'autio objet en vue quo la paix, la concorde, la prospérité ot le bonheur do leur pays.Québec, 12 mars 1895.Lorsqu o M.Laurier s’avança pour adresser la parole,il fut accueilli pur des applaudissements frénétiques qui, pendant cinq minutes au inoin-, IVmpî-jhèranl do parler.“ Il n’y h, «lit-il, qu'un Québec et il n’y a qu’un bt-*itvch et un fe’t Ôauvcur pour fane de» dérr mstrstioris comme celles-ci.J’en ai peut-être vu de plu* nombreuses, mat» jxiiuie do plus belle» cl de plus imposâmes.i lu» nonibieuhes, ui-Jo «lit ?Je mo trompe, car m co ti’éUdcnl le» quatre murs qui nous < ntoi rmt, vn:s verriez l’immcusc vague humaine qui so presse au dehors venir grossir cotte immense assemblée.“ C est toujours un plaioir nouveau pour moi nuo «lo me trouver uu milieu de celte population qui m’a donné des témoignages éclatants do ea confiai.co et do roh c»tiine.Au lendemain de ln «léfaitc que je subissais en 1877, vous m’uve-z accueilli et vous m’avez élu.Depuis, voua m'avez souvent renouvelé votre confiance ; nous avons planté lo'drar-ean libéral sur ia citadelle do Québec et coi to fois-ci encore nous allons après los élections lo promener victorieux ù travers vos rues lustor:quis.il Oui, d'un bout à l’autro du Canada, il n’y a plus qu’un eentimont, il n’y a plus qu’une voix pour dire que lo parti libéral va sortir victorieux dans la prochaine lutte.Ce vianc thectl fart.-} dont vous parlez dans votro adresse,les ministres ne îo voient peut-être pas dans I-.Halle ne leur» délibérations, mais i! cct écrit depuis les plages «le 1 Océan Atlantique jusqu’au grands puis de la Colombie Britannique.Les ministres savent lo Fort qui les atteint ot voilà pourquoi il» hésitent h dis/oudre !ch Chambre» ot à se présenter devant l'électorat.Mais oc Jour no saurait retarder maintenant a *c lever et il éclairera la plus grande déroute qu’ait jamais subie le parti conservateur.11 Pourquoi n’en serait-il pas ainsi ! Ces hommes ont fait une foule do promesses qu’ils n’ont jamais remplies.Est ce que la protection no devait pas vous rendre tous ont toujours appsi tenu au parti libéral qui souhaitent de vous voir devenir premier nu niât ru du Canada ; tout ce qu'il y n do meilleur dan» Je parti epoaervateur est avtc nous sur ce p dot.Nous n’avçps aucun doute que lorsque.\ny* reviendrez dos élection?, vou» aurez derrière vous la plus bel J* majorité qui ait jamais suivi un phef politique, une tu.ijoiiyé grande, nçn seulement par lu nombre, mais surtout par les élément» lioui olio so comjioscra^ c’est-à.rickos ?Ne dovait-rllo i as faire stiigir partout de* tnauufacturos qui donneraient du travail aux ouvriers T Or, ou'a von* nous vu ?Des fabrique» qui cxistalont Cutrofoio sont disparues.Nous avons bioh encore dans l’industrie des cuire,mon vieil ami M.Gaspard UoclioUe, inui» où sont les Germain, les Lemieux’, les Richard et les Pla-mopdon 7 Vous a' jcz do l’autre côté de la rivière la cordcrie do M, Brown : qu’ost-clic devenue ?Les monopoleurs l’ont achetée pour la former.M.Brown a fait une petits fortune, tambs^qse les pauvres ou-vilens qui y gagnaient Jour pain ont été jeté» sur lo pavé.Voilà co que 1© régi ni o protecteur a fait pour Québec, qui poszèJo le plu» b.viii port du monde, un port égal à celui de Naples."Les chefs conservateurs nous avaient promis que, grftco à leur politique fiscale, nous allions v«)ic notre population augmenter avec vno rapidité extraordinaire.Qu’cst-ii advenu do cct to promesse?Commo les autre» elle est rentée un leurre immenso.Pendant quo les patriote», de» hommes ai-niant lour pay», cherchaient à ooloniser lo Nord, pendant quo M.Mercier, qui a tant ttlmé son pays (appl.) socondé par Mgr la:-belle,cherchait à développer la Oolonlsation, la protectioa dépeup’aft Ich vieilles parois-60s, les oliotflait aux États-Unis.Nos minUtre» sont incapables d’aucune décision.Prenez par exompie la question dos écoles.Qa’onldl* fait à co suj-17 Au lieu d'aborder carrément ln responsabilité nui lour iDcombr.it, il» ont référé la question aux tribunaux.Le Cou»eil Privé n décidé qu'ils devaient Intervenir et rétablir l’état de choses qui existait avant 1\ loi passée par la législature do Manitoba, •* Aujourd'hui, les journaux à bons principes, comme !e Courrier du Canada, tw s'a-d: estent pas à lours amis pohr sa vêlé co qu i!» vont faire, tuais c’est à mol.Je suis prêt à répondre aux questions du Courrier.A'r.nt longtemps je serai Premier-ministre du Canada (appl.) et alors jo ne reculerai pas devant ica responsabilités qu'il mo faudra assumer.C«;s plouses feuillc^.poursclvûnt la violllo tactique ded conservateurs, m’accusent do n’Atrv pat un bôu oatl.OÜque.Eh bien ! je no ptéténds pas être plus catholique que mo* coreligionnaires.Comme le puhlîcJn, quand j’entfn à l’église Jo lo fais modeste-mopt et si Je lève les ycnx, quo vois-jc aur les balustrcs t Sir A.P.Caron, MM, Angers et Ouimet se frappant la poitrine ot remerciant lo ciel o’étro meilleur» «pie ce rougo do Laurier «pii est en urnère dans l'église (Appl.) Ah ! ces hommes qui ont scandalisé.!c pays par lo eynismo «le leurs honteux bcotlfayei veulent ho faire passer pour pins catlioliqiu** que I**» évêque».Mais, ils ne sont ainsi dévot» qu'à la veille «le» élection».Ce» mauvais libéiuux qu’ils dénoncent, cc sont eux qui ont établi les écoles séparée».C’est l’hon.M.Mackenzie qui, en 18(15, donnait aux catholiques d’Ontario des ecolos «épurée».Et, aujourd liui encore quel e»i le parti qui maintient les école» séparées à Ontario 7 C’est encore !c parti libéral nyaut à sa tête le vénérable M.Mowat rt ie sénateur .Scott, lo chef «le» libéraux dans le sénat.«l’appailiens à l’école libérale, mais non pas au parti libéral «îo Fronce «pii veut chasser Dieu des écoles.Les principes libéraux quo je nrofebfcc co août ceux quo pro* fessent les liberaux «le la vieille Angleterre qui n tant fait pour la ci\ ilisatiou.Pour vous montrer avec quels soins jaloux Ion chefs libéraux d’Ontario veillent a ce que les enfants «les cutholiouea uo soient exposés à lire des livres propres à fro!«*ci leur* croyances, M.Ross, lo collègue «lo M.Mowatt a fait préparer un livre qui a été approuvé par lo clergé eu-thubijua d’Ontaiio ot qu’on a appelé The Hmh Jhble.C’est co livre nue l'on distribue dan» le» é'tobs.Par qui M.Mowat élait-U dénoncé à cause do cola ?Par M.Meredith nui à venir jusqu’à tout dornièremi'nt était le chef de» consorvateui» d’Ontario.J’ai été à Toronto, à Winnipeg, en fae«î des urnlstrox d«» M.Grrenway, et là j’ai «1 • f.quo si )«•?•> faits Hig^alés «lan» son uni-inoiro jmr Mtr Pnohé et nient vi ai», c'était une i ni «pu té, une mjuniico qu’il faudrait faire ili-pnrailro.Voilà co que j’ai déclaré et 02 qu© jo déclare encore.£i le» conservateurs no sont pas satief *its «le ce»» déclarations, qu’ils aillent demander a leur» chefs d'en faire de plus complètes ou do plu» snt isfuisAiite».Dcrnièrcmcut, à St Hy icintlni, M.Ouimet a déclaré qu’il sortirait du cabinet m justice n’était pas rendue aux catholique».Avant lui, M.Angers avait déclaré à Vau-dreuil qu’il se ferait couper la main si les cathoüfpics n’obtcuuicnt pas justice.Or, lu» catholique» n'ont pas obtenu la restauration de leurs droit» et M.Ouimet n’u pan résigne et M.Angers a’eat pua encore manchot ! (appl.) lutcri.ellé l’autro jour par M.McCarthy devant lo conseil «le» ministres sur le lan- fage qu’on lui prêtait avoir tenu à Ht-Fyacinthc, 11 a répondu qu’il avait voulu dire rendre justice suivant la constitution.Supposons que les iô es soient : en versés, et qu’anjourd’hui j’uurais été libéral et quo je n’u tirai » pas terni compte «lo la requête de évêques, vous verriez toutes le» saintes fouilles commo !c Courrier répandre sur moi leurs anathème-.All ! je hui» un libéral et je «ni» fier «lo le dire ; j'uppu:tiens à co parti qui nécr.ué cctto Kîotc étroite, haineuse qu’on appelle la l*.1’.A.Hi j’ai rive au pouvoir, commo la chose c;.t coimiin*, jo n’hésite pas à l«s dire, jo verrai à oo quo les drolls des cailio-liquos do Manitoba leur soient loslitués couformétni nt à ia décision rendue par lu plu» haut tribunal «le l’Empire.Je suis fiançais et fier do mo proclamer tel, mais je veux justice «'galo pour tout Io mond’».HJ une minorité anglaise ou pro-t cp tan to éLiit opprimée, jo viendruis au milieu de vous et je vous dirai», aidez moi a faiie rendre justico à cctto minorité, et vous m’Aidericz.(Oui \ Oui.Appl.) Kh bien, ce quo je léela.no aujourd’hui pour 1«’S cutliofiqiics je Io réclamerais «io-main pour les protestants fci uuo semblable lo justico était c -iso envers eux, si un pareil ntt ont; t a.a.l été fait à leur» conviction r« ligicus Je respecte toute» les cr« tés tantes majorités.” L’hon.M.Laurier termina sa brillante harangue par l’une des plus chaudes péroraisons que nous nylon* ou tend lies.Quand il a repris son «iège, la salle «i failli crouler sou» Ica applaudissement*.La foulo appela l’Iion.M.Joly do Lotbi-nière à grand» ci is.»v«iuii r« ugicus is.io respecte toutos les royano n c« je buis d avis quo les minori-é-9, qu elle* soient catholiques o : protos-antes doivent êtro protégées a l’égal des % i f t ¥ L’HON.M.JOLY DE TXJTBINIERE M.JOLY : " Jo sui* fier de combattre sous uu chef aussi honorable que M.Laurier." ’ iwbotm re* L’an clen premier miuistrc déclara qu’i était fier de combattre sou» un chef aussi honorable quo M.Laurier.Le» courtcrva tours me refusent !c droit do ma porter candidat «îans un comté catholique.Est-oe parce quo j'ai fait appel h tou.» les protesta À ts en faveur de la minorité catholique ?Je rentre Avec plaisir dan?la vie politiqno militante et jo ferai tous mes efforts pour assurer le succè9 du la cause libérale aï »i bien personnifiée par M.Laurier.Cost M.Choquette qui lui succéda.Lo député do Montmagny est, on lu sait, l’un do nos meilleurs orateur» politiques.Sa parole ardente n’a p,\s manqué «îo soulever «lo vifs applaudissements.Pendant les quelque» minutes «ju’il a parlé il a fait un résumé accablant de3 désastres accumulé» par la polit» pi : néfaste du parti conservateur.M.Choquette, abordant la question «les fuite à la deuxième paye Editeur-propriétaire fr*i3 RB Sérum Anti-Diphtherique Tubes de 25 C.G.$3.50 Reçus toutes los semaines de l’Institut Pasteur (la New-York J- JE3.lUUMA* JL.UP^.T.^-^UMI Bepecnez-vous! 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L'Oregon est signalé.Plus de 200 délégué» du cointé de Dor-cheater réunis lu mil A St-Ausolrne aous la p:ési lenrc du Dr Morlssclte ont choisi M.le i*r V.'illamourt, le député actuel,comme icur candidat.On d lomaïqtié à la convention plusieurs conservateur* marquant» qui fie l'allient-A la caa«e libérale dans la présente lutte.Lu grc flier on chancellerie a notifié lu gouvernement que toutes les littc3 électo-tales seraient imprimées et prèles A être distribuées le .'U mars.U colonel Wilson et le capitaine Rutherford furent cxtrCmomout houreux dau» leurs remarques.De fait iLs s’exprimèrent, avec l’entrain et le charme de vieux parlementaire» et non de froids militaires.Le colonol Moût Lambert ot lu Dr Stewart dirent quelque» mots ot Ion ac hé para on chantant lo " Auld Làtig Sync.” Une surprise pour lo comté de MÉgantic, Plessisville, le théâtre d’un fait étonnant On comptable de banque en danger Mcrveillîux résultats I.e joli vi lage de Plessisville vient d’Otro le théâtre d’un fait qui a étonné bien du monde, et les commentaires vont leur train concernant Ica merveilleux cff**ts produits par lo Vin à la Créant* d€ If être, «lu I)r Kd.Morin, dans lu cas mortel de M.K.Dubois, comptable A la Banque Jacques* Cartier.Il y avait déjà longtemps quo co mon-, sieur souffrait d'uno bronchi te chronique, quand l’automne dernier sa maladlo changea de phase et devint très compliquée et daugeroiuie.IJ avait tous 1rs soins que nécessitait son état, il faisait usage des meilleurs remèdes prescrits pour «on cas, sans cependant éprouver lo moindre soulagement.Au contraire, la bronchite s'aggravait rapidement et il était devenu dans tin état d'extrême faible wo.Il n'usb pas besoin du dire qu'il n’avalt plus d’appétit, qu'il avait beaucoup maigri ot quo scs souffrances étalent intolérables.Ses amis désespéraient de jamais lo revoir en santé tant ils étaient convaincus qu'ils u*cn avait pas pour longtemps A vivre.Mais comme il ne faut jamais désespérer, même dans les cas les plus graves, on essaya, en dernier lieu, lo Vin A lu Créosote do Hêtre du Dr Kd.Morin.Quoique co remède fut employé quand il n'y avait presque plus possibilité de.guérir, il donna du soulagement dès la promit» o bouteille.S’en trouvant bien vl constatant une amélioration che* lui, M.Dubois continua le traitement si bien commencé.Après uno l/l.n; SENATEUR PELLETIER de L«*cs|K)iidAUt d’Ottawa nous télé* graphie A i'hislant que les éleotioni no seront pas aiuioucéca avant «jno b» gouvor* m utent ail été informé du ré-ultat de la conférence des évêqucH A St-Boniface.Dm nui l’unnéo 1891, 170,121 pèlerine oui visité Hlo Anne «lo Beaupré.En jau* vl r, 740 ; février, r>20 ; mai.2,283 ; juin, 111,001 ; juillet, 42,521 ; août, 20,505 ; »cpU,;nbrt% 1,440 ; décembre.1,350.Il y a eu en tout 140 pèlerinages, 122,300 communions et 5,202 mes»en.tjuatre vingt «lix béquille» ont été lais* ié*?* dans le u¬ualro.Une dépêche au Chronicle confirme ce matin la rumeur quo l’hon.solliciteur* général Curran va être fait juge.Lo budget provincial soumis, hier, a la législature de la Nouvelle-Ecosse montre un surplus «l’un peu plus de $1,000.L'hon.M.Laurier va parlor A Lurette cet Hprèe-midi, Voici la liste des archevêques et évêque» qui «MÛbUront au sacre do Mgr Ltngevin A bt*Bt-*'îfûiî lundi prochain : Mgr Bégin, «lo Québec ; l'archevêque Fabre, «le Montréal ; l'archevéquo Duna* mol, d'Ottawa ; Mgr Laflèche, do Trois* KivHrnM ; l’évéour F Europe cè ils eout appelés jki: lo» autorités militaires.En l’absence du président du club, Thon, juge Irvine, retenu clic* lui jwr la maladie, lo fauteuil était occupé par M.Ulric Tessier, vico-ptvsidcnt.Il avait A *a droite lo liout-col.Wilson et A na gauche le cftpt.Rutherford, Remarqués parmi les convives : MM.A.H.Cook, U.Turner, lieut.J.Bony on, col.Moutirwubort, Law.Lynch, J.C.Frémont, J.D.Gilmour, F.X.Gosselin, C.P.Angers, W.M c Limon t, C.Du-quot, C.Fitzpatrick, E.Fitch, V.Boswell, P.Huot, Lfc S.Odell, H.M.Price, Dr Geo.Stewart, Ernest l'&caud, major Farley, major Sheppard, lion, juge Davidson, E.T.D.Chambers, M.J.Macaro.La salle du banquet était magnifiquement déooréc, et la table chargée «le fleure.O’est la fanfare de lu Batterie qui était chargée de la partie musicale.Elle exécuta avoc entrain lo program:no suivant t Ouverture—-L PurlUnl.Bousquet Valse—Dolores.Waldteuful Selection—ManoU.Leoocq Gavotte—Impériale.Faust Valse—Autograph.Strauss Selection—The Gondoliers.Sullivan Au dessert, M.Tossisr proposa aveo beaucoup de Uot •* L* Heine " et •• nos hôtos.” quinzaine, il était beaucoup mieux et ses forces lui revenaient graduellement ; il toussait beaucoup moins et il pouvait cracher sans ressentir tiop do fatigue.Plus do douleurs «Uns l'estomac, plus «lo pointa dans le» côtés, plus do maux de tète, l’appétit revenu, une digestion parfaite, furent le» heureux résultats que donnèrent le Vin ii la Créosote de II être du Dr Kd.Morin.Aujourd'hui, M.R Dubois es*, bien comme avant sa maladie, ot il n'a plus peur «Pêtro inalado des maladies pulmonaires, car il r.toujours chez lui, une bouteille «le vin A la Créosote de Hôtro du Dr K«L Morin pour employer si le besoin s’en faisait sentir.12—2fs Soumissions Ciedu Haras de Québec Dos soumissions cachetées ot adressée'» " Soumissions pour clôture ” «ciont reçues jucqu’A vendredi soir lo 15, A 7 h.p.ni.in-cluMivonient chez M.lo Dr G.Wil.Joli* cunir, 790 rue St*Vallier, pour la construction d’une cléturo sur lom nouveau terrain près du pont Scott.Tou tus les informations nécessaire! seront reçues de M.John I.Lnr*Khe, pharmacien, secretaire do la Cio «lu Haras epwt j0 Queboo (travorsa) LI) Départ do Lûvls \ X00p.m.A«T0 ^ JoooOoa Ua.H.v,Uk Arrive a rttiorhrooko \ 7.5)^.a.Arrive A Boston % 8.i2a,at.^ _ Arrives New-YorkA ll.U x.-n.Chars aoriolr* ot parloir* do Uuébea % Hatton et.ttpnnrtoio, MIXTK—Départ doQuéboo (traversa) .IJ.K ^Depart do LévU x l.IOp.rn Arrivoi 3t-b’raa;oit *3.3)).g, .v ALLANT AU NORD JLbb^Depsride N’«'w*York\ t p.n.Depart «le Boston * 7.3JD.OK.Départ do Sherbrooke * 193 v.na.Amvo* l^rt» A l 55 tua.Arrive à Québo" (Traversé V.Char* dprtofî» oî» porlolri «le Boaton MlXTAC~~l>épart do ^t-l* ranqql» '1.00* m.Départ de Jonction BoauooLOo m.Airivo A i#évt* 10 «/) a.tn.Arrive A Guébeo (Travorso) ILli v.ai.i *7Les iraiiM «lu paengor» circulent, tou» Iom fo»jrc dimanche exoen «.t"e»lla Koulo Ug-io ayant des o*mv.Ma .U* rect*outre Qnébeo et ton ! •) on Jrji:-.do U nouvelle Anglerartv raOoardant.aveu ls Boeion ot Malno es In M tino Cen*r\t.Kacoordoinent fait a lAyis ot ‘X la donation (VArlakaavoo les trains «lo flm.orolonltU.BegagesoxpédiA* dlroctomon: vora tous lj» point* de la Nouv.illo Autlet *«ro.Poursuirei Informations, » «v l rt- -eor \ i II s-icau Général de» Billets, rls-A-v:* lh >tol St>-Ixjul*.Qléooo, et x la*titlon -î i enenilu «la UnebéoCenirôt, qaai do 1* Vraféreei Al*«s> Villa Uuébofc fkankuuundï; Burlaicudixabé >4*caL JA W AL 11^ Oérontr*sérob fret sbi nupfi* «^rsiVîi -*i Püü?» LS3 FETJS DE NOEL ET DJ JüiL DS L’AN X o—o X l^imnDon J.A.f^angmi-: k Fils offre à ses nombreuses pratiques un grand choix d'articb»- «le librairie, aibcim», jouets, jeux do salon, chapelets, v —l un, mmmmammmnm \ •mn'mnmmBmamammmmmmmmKmmmmmm Liniment Minard guérit la Grippa.SERVICE DE MARS L'expresn No 3 quittera Lévis à 11 h 35 a.m., tous lea jours, arrivant k Montréal à 0 h.50 p.m., où sera fait r.v.v«»rdonu*nl direct pour Toronto, Chicago et autres endroits de l'Ouest.L'express No 1 quittera Lôvt» k 7 h.fti p.m.Arrivant k Montréal U 0 h.o.m., et k Ottawa k 12 h.35 tous les jours, dimanches cEcejM.A» Pour billets, horaires, char» dortoirs ot tous renseignements s'adresser aux bureaux des bil.'eU do la Compagnie, vis-à-vio Tiiô-toi Saint Louis, et 17 rue Sotu-le Fort.1er tuais 1S95.Ï125IXS VliSSUi i 1 1 ! LKS AFKEtn’ION’S do# Reins, Rognous •t V«'*•*]*•, ieM,unlie» sont considérées psx tonLf» ia Facu.la «lo Mèiiicius Ciunau Jsuge-tni-uM oi cmt’iui «au*, fatalement à U uqJ subite, fcont l’olij.-t il uu truilemcnt spécial, • 'u»«e .uiij^ue ex|nrieuoe, par le di J.E.Bergeron 'iuv*ut
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